Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Société > Les 10 raisons du succès des Chinois en France

Les 10 raisons du succès des Chinois en France

Dans cet article je vais expliquer les principales raisons qui font que la communauté chinoise en France réussit mieux que les autres communautés immigrées d’une manière générale.

 

Le constat

Selon la seule étude disponible sur le sujet, publiée par l’Insee et l’Ined,

  • 27% des descendants de parents asiatiques occupent aujourd’hui un poste de cadre,
  • contre 14% en moyenne pour les Français toutes origines confondues,
  • 9% pour les fils de Maghrébins
  • 5% pour ceux d’Afrique subsaharienne.

 

48% des Français d’origine asiatique décrochent un diplôme du supérieur, contre 33% en moyenne en France. Enfin une autre statistique remarquable de l’étude : 27% des enfants d’immigrés chinois sont cadres, contre 14% en moyenne pour les Français

Cette réussite des asiatiques en France est particulièrement frappante pour la deuxième génération des 50 000 Indochinois arrivés dans les années 1950, au moment de l’indépendance, et des 250 000 « boat people » vietnamiens qui ont fui leurs pays dans les années 1970 et dont la majorité était en fait d’origine chinoise. Mais les fils de migrants venus de Chine populaire à partir des années 1980 s’en sortent plutôt bien aussi.

Comment expliquer une telle percée, alors que tant d’autres immigrés – et de Français de souche – peinent à gravir l’échelle sociale  ?

 

Les 10 facteurs clés de succès de la communauté chinoise en France :

 

  1. Le travail
  2. Une communauté soudée
  3. Un système de financement efficace
  4. Une hyperfocalisation sur la réussite scolaire des enfants
  5. L’enrichissement de la Chine
  6. La méconnaissance de la culture chinoise
  7. Une communauté peu politisée
  8. L’accent mis sur le pragmatisme dans la culture chinoise
  9. Une volonté de réussir (La « Face »)
  10. Le sens des affaires chinois

 

Le travail

C’est un peu le grand cliché : le chinois est bosseur. Un cliché qui comme tous devrait être sérieusement relativisé notamment par des français qui aiment à s’adonner à une forme d’auto critique. Mais comme tout cliché il y a peut être une part de vérité.

Aujourd’hui on compte 600 000 Français d’origine chinoise. Certes plusieurs dizaines de milliers d’entre eux travaillent encore sans papiers comme petites mains dans la confection, la maroquinerie ou le bâtiment, pour des salaires de misère. On a tous en tête le passage de la vérité si je mens dans la fabrique chinoise clandestine.

.

 .

Mais, après des années de labeur, beaucoup ont fini par s’en sortir en reprenant un commerce – restaurants, épiceries, fleuristes ou bars-tabacs. Ils en détiendraient désormais près de 35 000 ! Certains commencent même à créer des chaînes de magasins (la plus connue d’entre elles, l’enseigne Miss Coquine, compte près de 80 boutiques en France), ou encore à lancer leurs propres marques (Miss Lucy, par exemple).

 

Une communauté soudée

Contrairement à la majorité des étrangers présents en France – et en particulier aux Maghrébins, dont les différentes nationalités et ethnies ne s’apprécient guère – la plupart des chinois peuvent compter sur le soutien de leurs compatriotes.

 

aides diaspora chinoise

 

Un système de financement très efficace

 

 

Les chinois pratique un système de prêts proche de la « tontine » Africaine  : les membres de la famille et les proches mettent une partie de leurs économies dans un pot commun, dans lequel les membres de la diaspora puisent pour monter leur affaire. Il n’y a pas d’intérêt ni même durée de remboursement fixe. La tontine repose sur la confiance, confortée par la réciprocité des dons  : ceux qui reçoivent doivent eux-mêmes offrir de l’argent aux autres, notamment à l’occasion de leur mariage. Ces prêts informels, qui peuvent facilement atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros, sont une clé essentielle dans la réussite de la diaspora chinoise.

Après avoir économisé en moyenne 160 000 euros pendant une dizaine d’années, de nombreuses familles chinoises peuvent s’acheter un commerce sans passer par la case prêt bancaire ce qui ne manque pas d’alimenter le débat sur l’origine des fonds.

 

Une hyperfocalisation sur la réussite scolaire des enfants

Depuis plus de mille ans, les élites de Chine sont recrutées par un système d’examen national accessible à tous, qui permet aux plus pauvres de se hisser tout en haut de la pyramide. Résultat  : même lorsqu’ils quittent leur patrie, les adultes s’échinent au turbin et ils poussent leur progéniture à en faire autant à l’école. La focalisation sur la réussite scolaire fait partie des valeurs familiales chinoises. Ceci est vrai pour l’ensemble des asiatiques en France :

 

 

L’enrichissement de la Chine

Si la Chine n’avait pas connu un boom économique depuis la fin des années 70, les migrants ne s’en sortiraient pas de façon aussi spectaculaire. La montée en puissance de l’empire du Milieu leur a en effet ouvert des opportunités immenses notamment dans l’import-export. En fait, les Chinois de France ont procédé exactement comme des multi­nationales  : ils ont créé des comptoirs commerciaux pour vendre les produits fabriqués en Chine.

 

La méconnaissance de la culture chinoise

Pour beaucoup de français la culture chinoise reste un mystère. L’ignorance est souvent totale vis-à-vis d’un peuple qui suscite autant d’intérêt que de craintes. Et cette ignorance est un atout sur lequel les chinois peuvent jouer. Il connaissent les codes des chinois avec qui ils négocient. Certains réseaux commerciaux à la limite de la mafia profitent de cette opacité de la communauté chinoise.

 

 

Une communauté peu politisée

Il y a une communauté assez puissante de français d’origine chinoise en France mais qui est très discrète et qui réussit. Le communautarisme chinois a longtemps été un communautarisme de séparation. Les chinois pour parler de façon brutale n’ont jamais emmerdé les français, jamais fait dans le communautarisme victimaire. Ils ne reprochent pas la colonisation à la France, ils réussissent économiquement ce qui fait qu’il y a très peu de racisme anti chinois.

En fait souvent les chinois en France ne prétendent pas vraiment être assimilés mais ne posant pas de problèmes finalement on ne leur demande que l’intégration. C’est le contraire du communautarisme victimaire des autres minorités avec des institutions politiques telles que le CRAN (Conseil Représentatif des Association Noires) ou encore le CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France).

Néanmoins aujourd’hui avec la création du CRAF (Conseil Représentatif des Associations Asiatiques de France) ont peut s’interroger pour savoir si une forme de communautarisme victimaire asiatique ne va pas être mis en place.

Certains estiment à tort selon moi que le succès économique des chinois en France tire profit de leur retard dans leur reconnaissance politique. Ce serait un succès en trompe l’œil. Voici un exemple de revendications antiracistes qu’on peut entendre ces temps-ci provenant de représentant souvent auto-proclamé de la communauté asiatique :

Antiracisme chinois

 

 

L’accent mis sur le pragmatisme dans la culture chinoise

Les chinois contrairement à l’image de sagesse teinté d’exotisme de beaucoup de français sont sans doute le peuple le plus pragmatique du monde. L’accent est toujours mis sur le consensus et l’efficacité (le maximum d’effets pour un minimum de coût) ce qui facilite leur intégration. Ce pragmatisme chinois est selon moi tout entier contenu dans la phrase célèbre de Deng Xiaoping au moment du virage réformiste des années 80 : « peu importe que le chat soit gris ou noir pourvu qu’il attrape les souris ».

 

Une volonté de réussir (La « Face »)

Les chinois ont une volonté de réussir qui est d’abord assez matérialiste. Réussir c’est d’abord devenir riche. Mais cela renvoie aussi à la notion de « face  » en Asie. On peut le traduire par l’honneur, la volonté de ne pas déchoir. C’est particulièrement vrai pour les membres de la diaspora dont on attend qu’ils ramène le plus de devises étrangère possible. C’est l’oncle d’Amérique sauce chinoise…

 

Le sens des affaires chinois

Les chinois sont avant tout un peuple de commerçants. Leurs réseaux sont issus de la diaspora, forme de solidarité au fond assez proche de ce qu’a pu être la communauté juive dans la France d’avant guerre. Souvent les membres de la diaspora qui ont le mieux réussi sont approchées par de riches Chinois, désireux d’investir en France, notamment dans l’immobilier.

 

Maire d’Aubervilliers sur les investissements chinois dans l’immobilier français :


 

Alors les chinois : enfants modèles de l’intégration Républicaine à la française ? Le débat est ouvert 


Moyenne des avis sur cet article :  2.94/5   (31 votes)




Réagissez à l'article

37 réactions à cet article    


  • Gérard Luçon Gérard Luçon 7 janvier 2013 14:31

    il y aurait bien une raison de plus : nos idees preconcues !

    A force d’amalgamer chinois avec coco, avec petit livre rouge et avec liberons le Tibet, on en a oublie que les chinois sont beaucoup plus chinois que communistes.

    Ils travaillent pour eux, pour leur famille et pour leur pays (de la le nom de Tchong Guo), et ils en sont meme arrives a pratiquer avec succes un capitalisme « debride »

     


  • oncle archibald 7 janvier 2013 11:14

    Votre article me rappelle la phrase de Raymond Barre interrogé par un journaliste au sujet de la réussite insolente de l’économie japonaise il y a quelques décennies ... 

    Avec son accent lyonnais il répondit : oui, je connais le secret de la réussite des japonais : YAKABOSSÉ ! Certes, ça n’est pas toujours suffisant, en revanche c’est toujours nécessaire.

    Les asiatiques qui vivent en France font la démonstration éclatante du bien fondé de certaines devises d’un autre temps qui mettaient en avant les valeurs telles que travail, honneur, entraide familiale ... Simple et efficace mais complètement à contrecourant de la pensée dominante : nous serions heureux sans ces salauds de riches qui nous piquent tout ... A méditer.

    • hillaire45 7 janvier 2013 12:21

      J’hallucine ou j’ai pas lu une seule fois le terme Guanxi dans cet article pour le reste fort juste (mais qui s’attache aux conséquences, mais pas à la cause de tout cela !).


      • hillaire45 7 janvier 2013 13:44

        Hallucination² : on a moinssé mon commentaire ? Mais y’a vraiment des incultes sur ce site ou quoi ?


      • LayouRiver 7 janvier 2013 14:03

        Pour les mal comprenant : Guanxi =


        Guanxi renvoie aux relations inter-personnelles entre deux individus. D’une dynamique importante dans la société chinoise, ce terme peut être traduit par « réseau » en français ou « networking » en anglais. Les Guanxi favorisent l’échange mutuel entre deux protagonistes. Néanmoins, les deux parties doivent retourner la faveur faite à l’une ou à l’autre, pour le maintien d’une telle relation1.

        Et donc ne pas parler du Guanxi, c’est éliminer d’emblée 90% de la pertinence de exposé.

      • LayouRiver 7 janvier 2013 14:35

        V’lan : deux - et pas un(e) pour expliciter son vote : L-A-M-E-N-T-A-B-L-E !!!


      • Laotseu Laotseu 7 janvier 2013 15:03

        Oui il aurait pu y avoir un passage sur l’importance du Guanxi (le réseaux). C’était de toute façon implicite avec la description du système de tontine (prêts sans intérêts de la famille ou d’amis).

        Sinon tout l’article est structuré autour des 10 raisons (CAUSES) du succès de la communauté chinoise en France.


      • LayouRiver 7 janvier 2013 15:17

        Je suis en train de faire l’expérimentation dans ma vie professionnelle, en relation avec ma famille (belle soeur chinoise : rien ne se fait en dehors du Guanxi !

        C’’st donc plus que crucial pour comprendre en amont quoi que ce soit à la communauté chinoise.


        De même toutes les relations Chine-France-Chine entre chinois expatriés et famille en Chine se développent sur ce substrat.

        Ensuite tous les français travaillant avec des chinois vous diront qu’ils arrivent très rarement à dépasser le one shot dans leurs relations commerciales sauf introduction ou formation au forceps d’un équivalent de Guanxi.

        Entre chinois expatriés entre eux enfin, est ce tant différent que ça ? Non sans aucun doute.

        Dès lors rester dans l’implicite est plus que dommage, car qui d’autre que chinois savent ce qu’est ce Guanxi ?

        Et donc in fine si vous prenez l’implicite pour acquis, c’est fort dommage, car le contraire eut été des plus essentiel pour expliciter la spécificité de la réussite de la communauté chinoise en France (ou ailleurs soi dit en passant).

        Je vous laisse sinon car je vous vois déjà revenir à la charge pour vous défendre coûte que coûte.

        C’est pas bien grave en fait, car je vous le redis votre article est très bien, mais si j’aurai pu par mes digressions éveiller quelques lecteurs à ce concept, mon but aura quoi qu’il en soit été atteint. Bonne fin de journée

      • Laotseu Laotseu 7 janvier 2013 15:56

        Ok. Mais bon le Guanxi n’est pas un « CONCEPT » et encore moins selon moi un concept spécifiquement chinois à découvrir.

        Le Guanxi c’est tout simple : c’est le « réseaux », les « pistons ». Ça existe dans tous les pays.

        Bien sûr plus une société est inégalitaire, matérialiste plus mécaniquement la corruption à des degrés variés existe ainsi qu’une forme d’amoralisme. Dans ce type de société les réseaux jouent au détriment d’un ascenseur social fondé sur les qualités de chacun (concours neutres etc) qui ne se maintient facilement que dans des sociétés à la fois développées (notamment au niveau culturel) et égalitaires (exemple de la France Républicaine de l’immédiate après guerre).

        Aujourd’hui la société chinoise est très inégalitaire, très matérialiste et mondialiste. Il est donc normal que dans ce cadre la corruption et la normalisation / systématisation de l’approche « réseaux » ait lieu.

        Maintenant si certains veulent faire tout un plat du « CONCEPT » de « GUANXI » qui serait typiquement chinois ma foi... why not...


      • LayouRiver 7 janvier 2013 16:18

        Le Guanxi c’est tout simple : c’est le « réseaux », les « pistons ». Ça existe dans tous les pays.


        Que vous deviez faire OBLIGATOIREMENT affaire avec la personne que l’on vous a présenté et que la personne qui vous l’a présenté doit s’en porter GARANT, c’est dans tous les Pays ?
        A part au coeur de la Sicile, y’a pas d’équivalent !

        Vous connaissez donc la Chine comme moi je suis fils de papou oriental smiley smiley smiley

        Et sinon, concept, ça veut juste dire quelque chose à expliquer : si vous voulez passer sur le versant étymologie/philosophie, je suis également votre obligé smiley

        J’attends votre prochaine réponse, je crois que je vais pas vous lacher en fait car vous vous la pétez grave sans rien y connaître, et puis de toute façon égo oblige, vous allez monter en pression juste pour le « plaisir » et le mien par conséquent smiley smiley


      • Laotseu Laotseu 7 janvier 2013 17:53

        Bien...

        Il y a les personnes qui pensent que le Guanxi est spécifiquement chinois. Pour moi c’est avoir un désir d’exotisme que de penser cela. La forme que prend le « réseautage » diffère selon les pays mais dans le fond Guanxi, Réseaux, Piston, entre gens, Network sont différents mots pour la même chose.

        Si quelqu’un me demandait « c’est quoi le Guanxi ? » je répondrais « c’est le piston » et basta ! En Chine l’ère maoiste avait (malgré des défauts) introduit une forme d’égalitarisme républicain avant une fonction publique fonctionnant comme la haute administration française. Depuis la libéralisation il y a un « enrichissement » mais aussi une montée des inégalités. Comme dans tous les pays ayant adoptés le néolibéralisme on assiste à une monté de l’importance des réseaux car l’économique prend le pas sur le politique. Rien de nouveau à l’Ouest.

        Mais soit. Votre approche de la culture chinoise doit être plus « fine ». Ce degré de « finesse » pour quelque chose de si médiocre ne m’intéresse pas. Donc je ne polémiquerai pas plus.

        NB : votre comparaison avec la Sicile est correcte.


      • Poule Mouth 8 janvier 2013 00:01

        En réalité ce que vous nommez Guanxi  , réseau, piston, n’est qu’un caractère humain de sociabilité. Avoir conscience de la nécessité de réciprocité dans une relation pour qu’elle reste d’égal à égal, ce qu’on nomme communément le respect de l’autre...On rend service à ceux qui nous aident, est ce si condamnable ? c’est aussi la meilleure façon de remercier, rendre service..Tout le monde le fait, mais en fonction des échelles, des moyens, des codes sociaux, l’expression du remerciement sera adapté.


      • easy easy 7 janvier 2013 13:58

        Mélanger Vietnamiens et Chinois dans cette étude Hexagonale a du sens puisque ces deux communautés sont perçues comme une seule par les indigènes Hexagonaux
        Mais à se garder tout de même en tête qu’on associe alors deux groupes ayant des historiques globaux rivaux en leur terres d’origine. Ce serait comme si des Etatsuniens analysaient la situation d’un ensemble de deux sous-groupes Français + Ivoiriens ou Algériens établis en Floride sans les distinguer.
        Comme quoi des rivalités historiques valables dans des contrées originelles s’estompent lorsqu’on se réinstalle ailleurs et surtout aux yeux d’un Tiers.

        On peut d’autant indifférencier Chinois et Vietnamiens que les Chinois de 1976 venaient du Vietnam, du Laos et du Cambodge où ils étaient déjà coupés de la Chine depuis une génération. Disons que les Viets nous viennent directement du Vietnam alors que les Chinois nous viennent souvent d’autres contrées que la Chine (sauf très récemment)

        Les Chinois installés ici depuis plus de dix ans sont des gens très largement apolitiques et athées, sans autre culture que celle de diaspora d’affaires. 
        Les Viets nous viennent directement du Vietnam, ont trimballé avec eux leur culture typiquement viet (comprenant une part plus importante de religiosité théiste). Ils n’étaient pas du tout organisés autour de l’affairisme mais très fortement autour du diplomisme (très pasteurien, très ferryste). Leur préoccupation d’immigrant était d’abord de faire reconnaître leurs diplômes issus du colonialisme (papiers acquis soit en Indochine soit en France) puis de pousser leurs enfants au diplomisme. Ce sont donc les jeunes Viets qui constituent le groupuscule des asiatiques présents dans nos Grandes écoles.

        Lorsqu’on insépare les deux groupes, on attribue à l’ensemble des qualités d’affaires et des qualités diplomistes mais ces deux qualités proviennent chacune d’un groupe non des deux.

        D’un point de vue culturel profond, nos Chinois auraient tendance à nous entraîner dans le move inculturel (mot à ne pas péjorer) mondialiste sans nostalgie alors que nos Vietnamiens auraient tendance à nous renvoyer au XIXème en toute nostalgie.

        Etant à comprendre que je force les traits et qu’au fil des générations, ces distinctions s’atténuent forcément. 

        Ce qui est étonnant c’est qu’on puisse dire des généralités sur ces communautés alors que sur le terrain (parisien) elles ne se mélangent pas sinon chez l’épicier.
        Les Viets entre eux ne sont pas séparés entre eux (Ils l’auraient été nettement s’il y avait eu beaucoup de Viets du nord) et sont assez viscéralement anti communistes (Ils en sont à déplorer que la France ait perdu Dien Bien Phu, c’est dire).
        Mais les Chinois, plus apolitiques que les Viets, n’ayant rien à cirer de Dien Bien Phu et de l’Histoire à la Lavisse, se séparent entre eux. Il y a des quartiers dits chinois dans Paris mais en réalité ils sont communautaristes de langue (seulement de langue), certains ne pratiquant pas la langue des autres.
         
        S’il nous est donc possible de les considérer tous indistinctement c’est surtout parce qu’ils sont peu théistes, peu politisés et non vindicatifs, comme vous l’avez souligné. C’est aussi parce qu’ils ont une cuisine, une alimentation qui nous a été très exotique. 
         
        Il m’arrive d’imaginer ce qui se serait passé si seulement des Chinois étaient venus ou seulement des Viets et je trouve que ce qui a été heureux c’est que nous ayons eu les deux en même temps. Nous nous retrouvons avec des adoptés dont certains réclament plus de Victor Hugo et d’autres qui réclament plus d’Import-Export. Trop de Chinois aurait fait de Paris un nouvel Hong Kong, trop de Viets aurait conservé notre Hausmannisme. Le mélange des deux nous offre un point d’équilibre.

        (Le diplomisme des Viets est très pasteurien, très fondé sur la médecine avec Yersin comme parangon. On les trouve donc dans les pharmacies, la chirurgie et la biologie. Ils dénigrent les médecines que nous appelons traditionnelles et n’apparaissent pas dans les médecines dites douces en dehors de l’acupuncture. Ce n’est que plus marginalement qu’ils apparaissent dans l’informatique) 
         
        En rapport de cela, la communauté maghrébine, dont les terres d’origine sont secouées (car secouables) de spasmes politiques, me semble avoir co-cristallisé avec les Pied-Noir autour d’un dépit et ça provoque un affrontement intra hexagonal (où la religiosité est utilisée) qui dévore les énergies, nous stresse et nous paralyse.


        Nos Chinois, fondamentalement apatrides mais s’inventant constamment un patriotisme géo-chinois, n’ont pas eu à cristalliser autour d’un dépit politique particulier (D’autant que pour ceux de 1975, venus de Saïgon, ils avaient débarqué dans le XIIIème arrondissement avec un passeport mentionnant une nationalité vietnamienne).

        Nos vieux Viets, très attachés à leur pays, ont été dépités de la victoire des communistes en 1975 mais ce qui leur pose problème se situe à 10 000 kms d’ici et Paris n’y est pour rien sinon indirectement. Leur dépit couve toujours et ils vocifèrent sur le Net mais contre une clique Viet qui n’a rien à voir avec les Français. Ils n’enragent que sur la Toile et en langue viet. Un Viet peut passer une heure à agonir le gouvernement viet sur le Web puis rejoindre ses amis français pour leur parler du dernier Besson. (Situation comparable avec celle de nos Iraniens ayant refusé de vivre dans leur pays passé aux mains des ayatollahs)

        Les tensions sur le sujet des eaux territoriales Chine-Viet pourraient crisper les relations entre nos deux sous-groupes communautaires mais je pense que chacun convient déjà de l’inutilité d’importer ce conflit ici. Même si la Chine se saisissait des eaux viets, nos Viets n’iront probablement pas à brailler dans les rues de Paris et nos Chinois iront très vite à dire qu’ils n’y sont pour rien. 
         
        La sphère politique est encore importante dans le Monde mais la sphère contractuelle (gré à gré, cas par cas, guanxi) ne cesse de la talonner.



        Cela dit, votre exposé énumère des points connus déjà bien rebattus et n’apporte pas assez de nouvelles considérations ou mises en perspectives.

        Il existe par exemple dans la structure même d’une langue (dans son écriture aussi), des clefs de comportement qui deviennent alors incontournables pour quiconque la pratique. 
        En viet, le Je est absolument impliquant de soi (et donc de sa responsabilité) en même temps qu’il contient un sème de lien familial et social.
        Lorsqu’un Viet dit à un Martien « Je parle à toi » son Je l’implique totalement pendant que Je et Toi indiquent déjà une communauté tant d’essence que d’existence.

        La réification (chosification) en français est très facile à faire « C’est la bonne qui a fait la cuisine » ou « C’est un fou »
        En vietnamien on dit « C’est la personne bonne qui a fait la cuisine » ou « C’est une personne folle »

        En français, on dit couramment « T’es con » ou « T’es qu’une merde » 
        La langue viet ne permet pas de réduire une personne ou un animal à une chose de l’ordre d’un organe ou d’un caillou. 

        En Français on utilise le même article devant nuage que devant roi 
        C’est impossible en viet 


        Les mécanismes inclus dans la structure même d’une langue induisent des considérations différentes. Si différentes qu’il est détestable et très impoli, pour des Viets adorant la langue de Hugo, de se parler en français.
        Nos pronoms et articles leur sont odieux. Nos catégorisations en masculin / féminin jusque sur des cailloux leur semblent délirantes de sexisme.
        Le français permet de désigner une personne comme absolument sans rapport avec soi, de l’exclure du même Dasein que soi. Il permet de pratiquer une politique excluante et tranchante.
        Le viet ne permet pas cette exclusion radicale. Le pire des individus appartient toujours au groupe dont il fait partie par nature. On ne peut pas transformer un humain en inhumain.

        C’est donc une énorme pierre que les vieux Viets doivent mettre sur leur manière de concevoir les rapports pour consentir à converser avec des Français.
        Il va de soi que les jeunes issus de Viets, parce qu’ils ont toujours pratiqué le français, n’y voient rien à redire des réifications françaises mais ils pigent à peine pourquoi leurs parents ont si peu papoté avec les Français (en dehors du commerce) et pourquoi ils ont été si discrets.

        La langue viet a la caractéristique d’être la seule d’Asie à s’écrire régulièrement avec des caractères latins depuis 150 ans alors qu’elle est profondément non traduisible sur le plan relationnel. S’il y a quelque chose que cette communauté aura manqué de nous instruire c’est sa manière très différente de concevoir les relations.


        • Laotseu Laotseu 7 janvier 2013 14:57

          @ easy : je partage parfaitement ton analyse. Je ne pouvais pas aller dans ce genre de subtilités dans cet article. D’ailleurs je ne pense pas qu’en le faisant cela aurait été compris par le plus grand nombre.

          Ton analyse est une analyse historique et marxiste de très bonne qualité.

          "Les Chinois installés ici depuis plus de dix ans sont des gens très largement apolitiques et athées, sans autre culture que celle de diaspora d’affaires. 
          Les Viets nous viennent directement du Vietnam, ont trimballé avec eux leur culture typiquement viet (comprenant une part plus importante de religiosité théiste). Ils n’étaient pas du tout organisés autour de l’affairisme mais très fortement autour du diplomisme (très pasteurien, très ferryste). Leur préoccupation d’immigrant était d’abord de faire reconnaître leurs diplômes issus du colonialisme (papiers acquis soit en Indochine soit en France) puis de pousser leurs enfants au diplomisme. Ce sont donc les jeunes Viets qui constituent le groupuscule des asiatiques présents dans nos Grandes écoles.

          Lorsqu’on insépare les deux groupes, on attribue à l’ensemble des qualités d’affaires et des qualités diplomistes mais ces deux qualités proviennent chacune d’un groupe non des deux.

          D’un point de vue culturel profond, nos Chinois auraient tendance à nous entraîner dans le move inculturel (mot à ne pas péjorer) mondialiste sans nostalgie alors que nos Vietnamiens auraient tendance à nous renvoyer au XIXème en toute nostalgie.« 

          Analyse remarquable.

           »Cela dit, votre exposé énumère des points connus déjà bien rebattus et n’apporte pas assez de nouvelles considérations ou mises en perspectives."

          Je suis parfaitement d’accord et cela était fait à dessein.

          Je ne crois pas que ce sujet traité de façon aussi qualitative et fine que vous venez de le faire aurait eu sa place sur Agoravox.

          Le gouvernement du saint

          consiste à faire table rase

          de l’esprit du peuple,

          à remplir son ventre,

          à affaiblir son ambition,

          à fortifier ses os.

          Cordialement,

          Lao Tseu


        • foufouille foufouille 7 janvier 2013 14:07

          12000 c’est une fortune en chine


          • CorsairePR CorsairePR 7 janvier 2013 15:00
            Du grand n’importe quoi superficiel cet article !
             
            N’importe qui qui a passé un peu de temps en Chine sait que le mythe du chinois bosseur n’est qu’un... mythe.
            Mince alors.
            Formulons une hypothèse : supposons que la plupart des immigrés appartiennent à une frange unique et restreinte de la population locale, au hasard les bourgeois pourchassés par les communistes.
            Pour décrire des bourgeois, on pourrait presque reprendre votre article argument par argument, l’obéissance scolaire et civile, peu de politisation, rationnalisme dans les affaires, partenariat fort...
             
            Bref, avant d’écrire des insanités racistes, on se documente et on évite de tomber dans ce genre de clichés sinon au lieu de postuler sur AV, on va plutôt chez TF1.

            • Laotseu Laotseu 7 janvier 2013 15:12

              Bien. Il y a des lecteurs intelligents.

              J’aime ton passage : « avant d’écrire des insanités racistes ». Mais la plupart verront cette analyse de façon positive.

              Mais tu as parfaitement raison Corto Maltese ;)


            • CorsairePR CorsairePR 7 janvier 2013 19:36

              En Chine, j’ai pu m’apercevoir que tous ces clichés étaient très largement faux et dans l’autre sens, j’ai pu voir des chinois se faire une opinion des français à partir de leur observations des expatriés or les expat sont de très mauvais représentants de leur nationalité d’origine...

              C’est vrai pour les français, ça l’est également pour les chinois.


            • Alison 7 janvier 2013 15:11

              Merci a l`auteur LaoTseu smiley

              Tres bon article, tout a fait réaliste. 1970 les 1 er chinois arrivent dans le 13 eme a Paris, vous vendez ? Pas grave on reviendra plus tard.
              Ce fut dans toutes les capitales mondiales mais personne ne se doutait de ce qui allait suivre...

              Aujourd`hui ce n`est plus que la Chine qui est partir conquérir le monde mais l`Asie. Corée du sud 30 ans pour faire l`élite a base d`analphabète, la Corée du nord arrive...

              La discipline, la rigueur, l`envie de réussir va anéantir les asservis de la tv, de la console, du portable, de tout ce monde qui vit dans « le confort ».

              Bon courage pour les annees a venir.


              • lulupipistrelle 7 janvier 2013 15:13

                Une étudiante chinoise vient donner des cours à mes enfants. Ses parents lui payent ses études, elle retourne chez elle 1 mois par an. Ils se saignent pour qu’elle ait un avenir en France. Et vu comment elle bosse, en plus de ses études , c’est bien parti. 


                PS : elle s’est trouvé un fiancé italien, étudiant comme elle, dont la famille est ravie. 

                • easy easy 7 janvier 2013 16:56

                  Dans le filigrane de ce genre de papier, chacun le sait, se pose en France la question certes su travail mais aussi du QI

                  Je ne trouve pas intéressant d’en parler explicitement puisque les intéressés eux-mêmes n’en parlent pas. Ils situeraient la problématique ailleurs
                  Ce biais du QI est classificateur, raciste et surtout adynamique.

                  Comme ce papier parle de réussite, je crois nécessaire de défocaliser du cas des asiatiques ou de l’examiner selon d’autres mises en perspectives afin d’en tirer des leçons profitables.

                  Il me semble intéressant d’examiner un point de notre culture qui peut donc évoluer ou être réorienté.

                  QI ou pas QI, nez pointu ou nez rond, cheveux noirs ou blonds, sans la problématique du fayot, nous aurions déjà beaucoup plus d’élèves performants dans nos écoles. 

                  Pour diverses raisons, le concept du fayot a surgi en France en accompagnement du concept de panurgisme (que De Gaulle n’a pas arrangé en nous réduisant à des veaux).

                  Ici, depuis 1968, on péjore de plus en plus l’enfant sage, obéissant, respectueux des maîtres, travailleur
                  Ici on sait adorer les trublions, les fous du roi, les râleurs
                  Ici on sait mépriser le valet, le serviteur, le fidèle, le patriote
                  Ici, on aime celui qui se montre à tous et on déteste celui qui se montre au roi.

                  Fallait pas compter sur les Asiatiques pour inventer l’école buissonnière (née en France avec le jeu de paume), le scoutisme, les patins à roulettes, le surf, les congés payés, le bronzage sous les aisselles, le bikini, l’épicurisme débridé du « Moi parce que je le vaux bien »
                  Eux, ils sont davantage à inventer un truc qui va plaire au roi, qui va donc séduire tout le monde mais à partir du haut (comme sous Louis XIV et les deux Napoléon) 



                  A part le Japon, la Corée du Sud et Taïwan où l’on s’en approche, les autres peuples d’Asie n’ont pas été intéressés par notre formule démocratique.

                  Il y a des raisons profondes à cela qui tiennent, par exemple, au fait que dans leur forme féodale, le maître devait fournir et entretenir l’habitat de son serf (concept partagé avec les Anglais).
                  Mais en plus de cet aspect matériel, le plus important est dans le fait qu’un cerveau de gueux n’y a jamais été considéré inférieur au cerveau d’un seigneur. L’empereur faisait constamment appel à la pensée des moindres gueux.
                  Un eunuque était même, du fait qu’il ne pensait pas aux filles, un cerveau entièrement intelligent au service de l’Etat.
                  Quiconque pouvait livrer à l’empereur un bidule incroyable, devenait un personnage.
                  C’est probablement l’absence de « Dieu pensant mieux que quiconque » qui aura permis cette vision égalitariste des cerveaux.

                  N’importe qui, de n’importe quelle situation sociale, pouvait devenir un sage écouté de l’empereur. Par le bras (épée), par la poésie, par l’art, ou par l’inventivité, n’importe qui pouvait devenir important. Y compris depuis une position de fille pourtant très péjorée à la naissance.

                  D’où le fait qu’il y ait tant d’héroïnes en tous genres dans leurs légendes et films. (L’unique armée composée de femmes dans le Monde non amazoniste, a été levée au Vietnam, en l’occurrence contre les Chinois)


                  Pour les asiatiques, depuis toujours, quelle que soit sa classe, on peut, en particulier par le concours mandarinal, devenir important en influence (pas en argent). Ils ont donc toujours fantasmé d’élaborer quelque bidule dans leur masure et d’aller le présenter en rampant, à l’empereur.
                  (Un mandarin étant une sorte de super lycéen épargné du service militaire et ayant le droit de devenir instituteur, rien de plus à la base)

                  C’est cette vision égalitariste des pensées qui les a rendus égalitaristes des cultures et qui les a conduits à respecter leurs centaines d’ethnies et langues quand en France on a tout uniformisé.
                   


                   
                  Ce concept du gueux susceptible de fasciner le prince, pourtant à l’honneur chez nos Anciens Grecs, Perses et Egyptiens, (Cf Héron d’Alexandrie, Archimède) a été mis sous le boisseau par le christianisme occidental (qui interdisait les machines, les innovations, les starisations) jusqu’à la Renaissance.
                  Florence Gênes et Venise ayant remis ce concept à l’honneur à partir de Marco Polo ; la circumnavigation où énormément d’initiatives étaient laissées aux aventuriers partis au loin, l’ayant amplifié
                  Après le long Moyen-Âge, l’Indien nu à os dans le nez recommence à avoir ses chances de fasciner le prince. 
                  A partir de François 1er, un gueux recommence à avoir des chances de percer le plafond de verre. Et jusqu’à N III, très nombreux ont été les enfants de gueux qui sont devenus des personnages, y compris par la poésie. Même un caporal pouvait devenir empereur.

                  Mais le démocratisme populiste a inévitablement conduit à une confusion dans l’esprit de certains entre égalité de droit et égalité de sort, de destin, de situation.
                  Il reste des gens qui entendent bien qu’il faut forcément se démerder pour crever leur plafond mais la plus grande masse des échoués ou faillis feignent de trouver anormal que l’égalité ne soit pas carrément de fortune.

                  Avant 1870, un fils voyait son père pauvre en raison d’un castisme mais à partir de 1968, il le constate misérable parce qu’échoué de réussite personnelle, donc minable. Les parents d’aujourd’hui n’ayant pas percé le moindre plafond se sentent très humiliés ett beaucoup d’entre eux ne savent pas se justifier autrement qu’en dénigrant la compétition, les professeurs. 

                  La chasse au fayot est alors ouverte.
                  Encore un peu et les parents les plus vexés interdiraient à leurs enfants d’aller à l’école. 


                  J’ai connu une jeune Sénégalaise installée dans un de nos collèges dès sont arrivée en France.
                  Habituée à respecter l’instituteur, à prendre des coups de trique en cas de manquements, elle était une excellente élève.
                  Au fil des semaines ses notes se sont effondrées. 
                  Elle était obligée de rejoindre les cancres en se réduisant pour ne plus être insultée par eux. 


                  • Laotseu Laotseu 7 janvier 2013 18:05

                    La vache easy qu’est ce que tu es rapide à écrire des tartines ;)

                    Soit pour tes digressions personnelles. Mais que voulais tu dire au début en écrivant : « Dans le filigrane de ce genre de papier, chacun le sait, se pose en France la question certes su travail mais aussi du QI »

                    Où a t il été question de QI ? En quoi était ce implicite ? Le QI de qui par rapport à qui ? Qui est ce « chacun » qui le sait ?

                    "Je ne trouve pas intéressant d’en parler explicitement puisque les intéressés eux-mêmes n’en parlent pas. Ils situeraient la problématique ailleurs
                    Ce biais du QI est classificateur, raciste et surtout adynamique.« 

                    Tu ne disais pas que c’était implicite dans l’article un peu plus haut ?

                     »QI ou pas QI, nez pointu ou nez rond, cheveux noirs ou blonds, sans la problématique du fayot, nous aurions déjà beaucoup plus d’élèves performants dans nos écoles. « 

                    Pourquoi pas »nez crochu ou nez aryen" pendant que tu y es !

                    Sacré easy ;)


                  • easy easy 7 janvier 2013 20:00

                    LOL, vous seriez bien le premier à ignorer les discours qui s’articulent autour du QI des Asiatiques.

                    Lorsque j’ai écrit « Je ne trouve pas intéressant d’en parler explicitement ... » je voulais dire que je ne trouve pas intéressant d’en parler explicitement moi-maintenant-commençant
                    Car vous n’en avez pas du tout parlé.

                    Je sais seulement quels filigranes on peut voir dans ce genre d’étude 

                    Me provoquez-vous à l’instant pour que je QIse davantage, je n’en sais rien. 

                    Mais si j’avais une moindre autorité officielle sur ce sujet, je m’en servirais plutôt pour invalider le QIsme et l’envoyer au rayon des horreurs de l’Histoire.
                    Je trouve détestable et fixante notre manie prise au XIXème consistant à mesurer les gens jusque dans leurs pensées, surtout en ce que ça peut avoir de définitivement classificateur.
                    Ce genre de méthode ne pouvait que finir par se retouner contre nous. 

                    Je mentionne donc cette histoire de QI car je suis certain que tout le monde la connaît mais depuis l’endroit de ce sujet aposématique, j’invite à considérer plutôt des arguments circonstanciels, culturels, évolutifs, modifiables et surtout négociables, échangeables, empruntables.



                    Un autre élément a des conséquences sur les manières qu’ont les Asiatiques de voir la vie et leurs responsabilités : 

                    La nourriture

                    Les Français d’aujourd’hui, toutes générations vivantes confondues, en sont à percevoir dans le pain, les frites et autres spaghetti qu’ils mangent, des productions de machines. Ils voient les tracteurs, les moissonneuses batteuses.

                    Les Asiatiques, même les jeunes n’ayant vécu qu’en France, pour peu qu’ils mangent des aliments exotiques, dont le riz et ses mille formes élaborées, ont la perception que cette nourriture provient d’un travail manuel. Ils voient les femmes (leur pouvoir fécond les conduit à repiquer le riz), les buffles les hommes endiguant, ils ne voient aucune machine. y compris pour faire les galettes de riz. 

                    Les Français qui ont mangé le produit de leur potager ou de leur pêche, qui ont mangé un gâteau fait par leur mère, saisiront facilement ce que j’en dis.

                    Lorsqu’on se nourrit d’aliments sacrés par la vie-sang, vie-sève et vie-peine qu’ils contiennent, on les mange en tremblant de responsabilté et on passe automatiquement responsable-endetté. 
                    On ne peut se soulager de cette dette qu’en se défonçant à son tour.
                    Et si le destin nous place sur un banc d’école, on n’y calcule pas plus sa peine que s’il nous a placé au bord d’un fleuve. 

                    Lorsqu’on a au contraire l’impression de se nourrir de produits de machines, on ne ressent pas de dette envers les machines. Non seulement on ne doit rien à quiconque mais on ne voit aucune raison de se substituer aux machines. On mange sans trembler, on se bourre en regardant un spectacle à la télé.



                    Avec la nourriture, il y a la vaisselle.

                    Sur une table française, il y a des assiettes, autrefois fabriquées à la main mais depuis 1900, fabriquées par des machines. La nappe brodée à la main n’existe plus. Les couverts sont des outils qui peuvent tuer, qui sont en métal et qui sont fabriqués par des machines. 
                    Tout étant machiné, on ne doit rien aux gens.

                    Sur une table asiatique, à son occidentalisation près, tout est manuel. Il n’y a aucun outil sur la table, rien qui soit susceptible de blesser, trancher quoi que ce soit ou qui que ce soit. Des bols et cuillères de porcelaine faits main, des baguettes de bambou taillée à la main. Des légumes découpés à la main.
                    C’est la cuisinière qui a pris en charge tout le manuel 
                    On ne peut pas manger sans trembler devant le travail que la cuisinière nous a offert.
                    Il surgit de cette table une valeur sacrée que l’on se sent obligé de rendre, de produire à son tour. 
                    (En ce sens le couscous roulé à la main est très obligeant de gratitude)

                    Par ailleurs, Viets et Chinois surtout, ont vécu des famines récentes (1945 1960) qui laissent des traces terrifiantes dans la mémoire de leurs vieux.


                  • Gandalf Claude Simon 7 janvier 2013 19:17

                    Etant donné le contrôle des naissances que l’état chinois pratique et la dénatalité européenne, le risque de famine n’est pas à craindre de l’élévation du niveau de vie et donc alimentaire.


                  • Gandalf Claude Simon 7 janvier 2013 19:13

                    De par mon expérience, il me semble évident, à la vue de la violence économique de savoir perdre la face et de la retrouver, si possible.


                    • aliante 7 janvier 2013 19:16
                      • qui se tait ne se trompe jamais ,je ne vois pas ce qu’ils apportent au débat publique en France ,ils sont planqués entre eux ,font du bizness entre eux ,vivent entre eux ,
                      • c’est le jour ou ils vont solidifier les fondements du lobby chinois en France que vous allez regretter les galilées de banlieues ,après le lobby communautaire sioniste bientôt le lobby communautaire puissant chinois soutenu par la première puissance économique ,

                      • Michael 30 janvier 2013 01:43

                        Je plussoi dans ce sens. De plus, concernant les brasseries (qui est un sujet important dans la vie française et encore plus parisienne…) , qui ne sont pour eux que des commerces comme une épicerie de nuit, voir un commerce de loisirs, le français que je suis, le vois comme un lieu de détente, voir une seconde demeure (pour d’autres…)… Malheureusement, le chinois achete ce « stand » facilement, deja, n’a rien à faire la, aucune gouaille, aucun apport à sa clientele (faut etre français pour ça) , serieux je resume car il est tard… La brasserie sur la place Clichy est à eux, la plus grosse brasserie à république, les tabacs aux alentours aussi, les petits bistrots de banlieues (maisons alfort, bagneux, boulogne, asnieres…etc) … Aucun sens du contact…Juste te vendre un café… Je ne vais plus la ou ils ont pris… c’est con mais c’est culturel (aucunement raciste). C’est désolant, et possiblement que les français du 21 eme siecles sont sans couilles… Faites vos jeux. (et dormez bien sur vos lits AKEI ;))…


                      • rocla (haddock) rocla (haddock) 7 janvier 2013 19:41

                        J’ aime bien les chinois quand  ils riz .


                        • Shawford Shawford42 7 janvier 2013 19:50

                          Et toi forcément tu fais alors forcément riz : olé


                          C’est pas un capitaine, c’est un sémaphore !

                        • rocla (haddock) rocla (haddock) 7 janvier 2013 19:53

                          Le riz olé , spécialité catalane c’ est riz ible .


                          Alors que le riz homme  ça fait ombré .

                          • Shawford Shawford42 7 janvier 2013 20:03

                            Oué oué oué, sauf que t’as pas pas besoin de le faire riz sol é 


                            Sans doute que tu peux pas t’empêcher de venir écrire tes pâtés même quand c’est des riz yet, et t’étonnes pas après qu’on te fasse pas riz ette 

                          • rocla (haddock) rocla (haddock) 7 janvier 2013 20:21

                            je me fais hara qui riz .


                            • zomboid zomboid 7 janvier 2013 23:06
                              • 27% des descendants de parents asiatiques occupent aujourd’hui un poste de cadre,
                              • contre 14% en moyenne pour les Français toutes origines confondues,
                              • 9% pour les fils de Maghrébins
                              • 5% pour ceux d’Afrique subsaharienne.
                              • les % restant n’ayant aucune origine connue

                              • easy easy 7 janvier 2013 23:51


                                Misère !

                                Ils ne comprennent même plus un énoncé

                                Laotseu avait donc vu juste quand il a écrit « D’ailleurs je ne pense pas qu’en le faisant cela aurait été compris par le plus grand nombre. » 
                                Il savait déjà qu’il existe même des subsubsub

                                Agggrrrrrr !



                              • Hijack Hijack 8 janvier 2013 00:39

                                Grands bosseurs, pas cons du tout. Confiants entre eux. Pas frileux financièrement.
                                Intelligents, courageux ... quoi de mieux pour réussir.
                                .
                                Je ne dirai pas peu politisés ... mais plutôt qu’ils sont persuadés qu’ils ne pourront rien changer ... et que leur blème n’est pas là, en tant qu’asiatiques dans un pays occidental ... en Chine c’est tout de même un peu différent ... mais en général, parlent moins de politique que par ex. les français chez eux ... Et puis ... les français font de la politique mais ignorent absolument tout ... ou presque. Conclusion, les asiatiques ont fait le bon choix ... la meilleure politique c’est de vivre tranquille ...
                                Mais attention, j’en connais bcp ... ils sont vraiment humains, sympas et tout le reste.


                                • rocla (haddock) rocla (haddock) 8 janvier 2013 08:11

                                  Z’ ont pas l’ esprit riz kiki .


                                  • rocla (haddock) rocla (haddock) 8 janvier 2013 08:25

                                    La postérité de Confucius :


                                    Confucius appelé familièrement Kong Qiu par ses disciples perdit son père 
                                    à l’ âge de trois ans . Celui-ci avait  souscrit une assurance-vie à la poste 
                                    de Qufu au sud de Pékin . 

                                    Une fois le délai légal passé Kong se présenta à la préposée avec 
                                    son extrait d’ acte de naissance justifiant son identité en disant je viens à
                                    la poste hériter l’ assurance de mon père .

                                    Fleur de printemps-feuille de cerisier ( prénom de la préposée ) lui donna son 
                                    aussitôt son dû .

                                    Sur le chemin du retour Kong pensant à son défunt père se fit la 
                                    réflexion suivante :

                                    Il vaut mieux passer à la poste hériter que passer à la postérité .

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

Laotseu

Laotseu
Voir ses articles






Les thématiques de l'article


Palmarès