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Les acquis sociaux

Lorsque l’on parle d’acquis sociaux, tout le monde sait de quoi il s’agit et chacun a à l’esprit quelque exemple qui le concerne personnellement ou qui concerne au contraire un autre. En général, d’ailleurs, si les acquis concernent les autres on a souvent tendance à les trouver indus ou exagérés. Néanmoins, on ne fait en général guère de distinction entre les différents acquis sociaux. Ne devrait-on pas ? Et si tel est le cas, sur quelle base cela devrait-il se faire ? Voyons un peu.

Nos jeunes l’ont, semble-t-il, quelque peu oublié, mais les acquis sociaux ne sont pas arrivés en claquant dans les doigts. Ils sont le résultat de luttes acharnées et les syndicats en sont à l’origine pour l’essentiel d’entre eux. En conséquence, la jeunesse qui s’éloigne du syndicalisme actuellement, est une jeunesse qui sera, de mon point de vue et au final, perdante à l’avenir.

Passons maintenant à une vision que je considère comme honnête même si sûrement certains commentateurs ne manqueront pas de me critiquer sur ce point bien précis. Il y a, bien évidemment, des acquis sociaux qui sont indus. J’en prends un exemple emblématique qui concerne certaines primes dues à des conditions de travail particulièrement pénibles à un moment lesquelles primes sont restées alors que les conditions se sont substantiellement améliorées. Clairement, ce genre d’avantages acquis, et non d’acquis sociaux, devraient être supprimés.

Mais il y a de vrais acquis sociaux. La semaine de 35 heures, les 5 semaines de congés payés, la couverture santé et décès, les conditions de travail, la santé au travail, la négociation collective, les instances du personnel, etc. La liste est longue et importante. Hélas, chaque jour qui passe voit reculer un certain nombre d’acquis sociaux. Le déremboursement de certains frais médicaux par exemple. Prenons un cas un peu particulier pour bien faire toucher au lecteur la subtile différence entre acquis sociaux qu’il faut conserver voire améliorer et avantages sociaux sur lesquels on pourrait revenir. Prenons le cas des retraites. Dans l’esprit de ses fondateurs, la retraite était une assurance de fin de vie pour que les parents ne soient pas individuellement à la charge de leurs enfants. L’espérance de vie étant passée, en quelques décennies, de 68 ans à 80 ans, il est donc logique de reculer l’âge de départ en retraite car partir à 55 ou 60 ans, c’est très loin, fort heureusement, de partir en fin de vie. De même, il est logique de rallonger proportionnellement la durée de cotisation. Par contre, entre temps, on est passé, pour le calcul de la pension, dans le privé, des 10 meilleures années aux 25 meilleures années. Là, clairement, c’est un acquis social qui a été rogné.

Il y a cependant des cas qui sont plus subtils et moins visibles mais dont personne ne parle en général. Prenons l’exemple des soins dentaires. Clairement, on ne soigne plus aujourd’hui les dents comme on les soignait il y a 40 ans. Or, toute une série de nouveaux soins existent qui ne sont pas reconnus par sécurité sociale, comme les implants par exemple, mais il y en a bien d’autres. Ainsi, le « pouvoir d’achat » de la sécurité sociale en termes de confort offert aux assurés par rapport aux possibilités techniques du moment a-t-il objectivement baissé. C’est donc un acquis social qui s’est érodé là encore. Et on pourrait dresser une liste assez longue.

Or, en termes d’acquis sociaux, et encore une fois pas en termes d’avantages sociaux, la conservation devrait être la règle, à une condition toutefois : celle d’une conservation, au minimum, de la richesse globale. Il est bien évident que si cette dernière vient à baisser, elle contraint inéluctablement à une baisse des acquis à environnement constant par ailleurs. Or, si nous nous en référons aux statistiques gouvernementales, la France n’a cessé de faire de la croissance depuis des décennies et on devrait plutôt voir une augmentation des acquis sociaux que leur réduction. Force est de constater pourtant la baisse. Le gouvernement français aurait-il joué la même partition que le gouvernement grec sur ses statistiques ? Nous aurait-il dit que nous sommes plus riches alors qu’en réalité nous serions plus pauvres ? Car, chacun le sait, on ne cesse de nous répéter que nous n’avons plus les moyens de maintenir les acquis d’hier. Alors, quelle est la vérité ? Qui osera la dire ? D’où vient le fait que nous nous sommes appauvris alors que les indicateurs montrent tous le contraire ?

J’attends avec impatience les avis des uns et des autres.


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24 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 12 juin 2010 10:05

    "Prenons le cas des retraites. Dans l’esprit de ses fondateurs, la retraite était une assurance de fin de vie pour que les parents ne soient pas individuellement à la charge de leurs enfants. L’espérance de vie étant passée, en quelques décennies, de 68 ans à 80 ans, il est donc logique de reculer l’âge de départ en retraite car partir à 55 ou 60 ans, c’est très loin, fort heureusement, de partir en fin de vie. De même, il est logique de rallonger proportionnellement la durée de cotisation« .

    Il convient de cesser de considérer le temps de travail, l’âge de départ en retraite à 60 ans ainsi que le concept de  »retraite par répartition" comme des horizons indépassables et de remplacer ces concepts par celui de l’instauration d’une Allocation Universelle transitoire suivie de la génération d’un Dividende Universel permanent et évolutif, « fonds de pension national » solidairement et collectivement géré par une structure spécifique, indépendante de l’État et représentative des citoyens-électeurs-contribuables, qui transformera l’actuel capitalisme en un Capitalisme Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.
    (cf.
    Mémoires présidentiels : 2012 - 2022)

    Bis repetita placent...
    La liberté d’expression permet aux « anti-capitalistes » et aux « anti fonds de pension », et cætera, de répéter inlassablement leurs mêmes antiennes rétrogrades, affirmations indémontrées et non étayées par des observations tangibles.
    Donc, n’en déplaise à beaucoup, la même liberté d’expression m’autorise également à répéter tout aussi inlassablement mes propres propositions progressistes.

    Un nanti capitaliste.


    • patdu49 patdu49 12 juin 2010 10:49

      il n’y a pas d’acquis sociaux, il y a des conquêtes sociales

      ... qui peuvent être détruites .. parfois avec un coté ou la morale et la justice ou l’équité, sont respectées, au cas ou elles n’auraient plus lieu d’exister ...

      et parfois certaines conquêtes sont détruites, au nom d’une idéologie nauséabonde et individualiste, par exemple pour satisfaire des minorités, pour augmenter leurs profits en detruisant la qualité de vie du plus grand nombre.

      parfois on essaye de nous faire passer des mesures anti-sociales, pour des avantages sociaux, un exemple parfait de ce que je dis, est la mise en place de RSA revenu de solidarité active.

      derrière ce mot « solidarité » ce cache pourtant une épouvantable idéologie, de la généralisation des travailleurs pauvres, d’un véritable FLICAGE des pauvres, travail précaire forcé sous menaces de coupures de l’aumone de survie qui est pourtant 2 FOIS sous le seuil de pauvreté, etc, etc 

      et tout est fait, médiatiquement pour faire passer cette mesure comme une avancée sociale, et ça fonctionne, si on intérroge les foules, beaucoup se seront laissés manipuler, l’état à même été jusqu’à financer des campagnes publicitaires, pour faire passer leur propagande, ou se cache tout un tas de mensonge par omission etc ...

      ou repondront que c’est une excellente invention, ... mais pour les autres .. car en réalité, ils n’en voudraient surtout pas pour eux mêmes, ou pour leurs enfants de ces emplois au rabais avec du RSA au bout etc ...

      par contre certaines conquêtes sociales, effectivement n’ont pas tellement de sens, ou sont profondemment injustes ...

      exemple :

      une famille qui gagne 11 600€ par mois, avec 5 enfants, vivant dans un magifique hotel particulier, avec piscine privée, percevra + de 8000€ par an, d’allocations familiales.

      une maman seule, travaillant sous le seuil de pauvreté, avec un adolescent de 15 ans, aura droit à ZERO € par an d’allocation familliale.

      cette maman en fait est domestique, chez la famille qui gagne 10 000€ par mois, l’etat va rembourser à la famille qui gagne 10000€ par mois, 50% du salaire de la domestique, en crédit d’impot.

      la maman est aussi locataire, de ses patrons, il lui reprennent donc 30% de son salaire (apl détuite), pour son logement insalubre sous les toits, et l’état via les APL donc va aussi participer à assurer la rente de cette riche famille, en prennant donc une partie du loyer en charge.

      la riche famille, ne va pas payer d’impots du tout sur le revenu, grace aux niches fiscales, aux parts fiscales, et du fait qu’une partie de leurs revenus, n’est tout simplement pas imposable... en effet, monsieur est député, sur ces 11 600€ de revenus, 5 800€ ne sont pas imposables du tout.

      tout ça pour dire, que certaines mesures sociales ne profitent vraiment au bout du bout, qu’aux riches.


      • PhilVite PhilVite 12 juin 2010 11:06

        Bon exemple.
        Si c’était un jeu de société, personne ne voudrait jouer tellement les règles sont connes.
        Le problème, c’est que ce n’est pas un jeu.


      • Verdi Verdi 12 juin 2010 15:16

        Tout à fait d’accord avec toi Patdu49, ce ne sont pas des acquis mais des conquêtes sociales, d’autant plus menacées en ce moment, qu’elles incarnent ce qu’exècrent depuis toujours les tenants du capital.


      • Geneste 12 juin 2010 15:40

        Une fois la conquête établie, n’a-t-on pas affaire à un acquis ? Et ce qui compte, au final, n’est-ce pas l’acquis ?


      • patdu49 patdu49 12 juin 2010 16:18

        acquis ça a une connotation, « à vie » c’est acquis, c’est acquis quoi .. alors que non, ...

        on perd des droits sociaux, qu’il faudra sans doute reconquêrir ...

        certains sont supprimés, d’autres sont contournés ou vidés de leur sens, par les coups que les formatés inhumains de droites de cessent de porter.

        par contre, eux, ne s’oublient pas, pour se faire des régimes spéciaux, en veux tu en voilà, ils vont jusqu’à rendre légale au regard de la loi, des abus de biens sociaux etc .. quand ça les concerne ... eux ou leurs potes, les castes de privilégiers qui vivent dans leur monde, ou le pognon coule à flôt ..

        ils détruisent même autant qu’ils peuvent la liberté et l’indépendance de la justice etc ... quand ça pourrait les concerner un jour...

        et pendant ce temps ils démantèlent le code du travail etc .. durcissent le flicage des petites gens, etc.

        bref en un mot ils sont tout simplement abjectes, dangereux pour la democratie, et la paix, la paix sociale, et la paix tout court.

        ils ne respectent même pas les droits de l’homme.


      • patdu49 patdu49 12 juin 2010 11:24

        dans ma démo, la famille rîche, on va dire par exemple que c’est une famille style, François FILLON, fils de notaire, quand les enfants étaient encore au manoir.

        - ne payera pas d’impot
        - cadeau : + de 8000€ pour garnir le sapin de noêl
        - cadeau : domestique non seulement entièrement gratuite, mais qui va même rapporter de l’argent, en comptant remboursement de son salaire à 50%, + APL + partie du loyer a sa charge, va rester même en bonus, 100€ sur son dos.

        elle est pas belle la vie ? la des gens qui se disent pourtant « classes moyennes » ... quand on discute avec eux...

        en encore j’ai pas poussé bien loin la démo ...

        je pourrais même installer des panneaux photovoltaiques chez ces riches, crédit d’impot encore, + des aides pourquoi pas des collectivités locales + donc une rente assurée annuelle de 1500€ pendant 20 ans...
        histoire de se faire un petit plaisir suplémentaire ... la vie est si dure ..


        • Gavroche Gavroche 12 juin 2010 14:54

          Bonjour patdu49

          Plus je lis vos interventions, plus je vous apprécie. Toujours ancré dans la réalité et assoiffé de justice. C’est un pur plaisir.
           


        • Iren-Nao 12 juin 2010 15:48

          Pat du 49

          Ce que vous dites n’est pas completement sans interet, mais ce genre de discours a vraiment sa limite quand vous commencez a attaquer un Ministre de chez nous, meme premier et d’ailleurs quel qu’il soit et de quelque bord qu’il soit.

          11.000 Euro par mois, voire 15 ou 16.000 pour faire un boulot pareil, mais c’est quasi du benevolat, j’ai connu des patrons de Super U (des epiciers quoi, pas des traders) qui faisaient 5 ou 6 fois ca par mois.

          Remarque c’est quand meme des mecs qui se levent le matin et qui infarctent souvent, mais a cote de premier ministre ce sont des gaches de faineant.

          Des dirlos pas tres hauts de grosses boites ou de banques et de tas de truc se font plus largement plus que ca.
          Pour ne pas parler de cretins foutbaleux.

          Ce qui est sur c’est que personne ne fait ministre ou president pour ce salaire miteux.
          Tu vas dire ya des avantages en plus, bien sur, mais encore bien plus dans les gros postes de boites prives, ou des gros cabinets de profession liberales..

          Je ne suis pas amoureux de Fillon, mais franchement ce n’est pas la bonne cible. En plus c’est des jobs a siege ejectable.
          Nos tres grands Ministres, les Colbert, Richeulieu, Sully et autres Mazarin se sont gaves gigantesques, mais ils faisaient bien leur boulot eux.

          La Mere machin est crucifiee parce que elle prend un cacheton pour une etude, la meme etude dans le prive couterait sans doute beaucoup plus, il faut en general avoir idee des couts d’engineering, ou d’etudes legales, c’est autre chose mon gars.

          on pourrait aussi gromeler de certaines primes dans des boulots a la con et qui ne correspondent a rien.

          Que faire ?

          Je ne sais pas trop, mais toi qui a l’air astucieux, tu proposes quoi ?

          Bonne Nuit

          Iren-Nao


        • patdu49 patdu49 12 juin 2010 16:57

          salut

          merci dejà pour vos interventions

          ce que je propose :

          Je propose de supprimer les allocations familiales des riches, et d’en donner + à ceux qui sont sous le seuil de pauvreté, qui sautent des repas, ou se privent de chauffage etc

          et de donner au minimum, le RSA aux jeunes sans emploi de moins de 25 ans, qui pour certains sont à la rue, sans droit à un centime d’euro, et comme seule réponse on droit à la garde à vue, et la prison, quand ils font du trafic pour pas crever.

          Je propose d’interdire tout simplement la multi-propriété privée, quitte a doubler les APL pour les primo accedant les + modestes.
          ça fera des économies ENORMES pour la collectivité sur la durée, et à terme, redonnera enormement de pouvoir d’achat à 50% environs de la population qui aujourd’hui paye à fond perdu un loyer.

          et enfin, je propose de rétablir un impot sur les revenus, juste et équitable, je parle bien sur le REVENU, pas sur le salaire, pour eviter les combines comme aujourd’hui.

          tant qu’il restera une dette publique, tant qu’il y aura un seul SDF, tant qu’il y aura un seul précaire, alors l’impot sur les revenus, s’arrangera pour respecter un rapport entre 1 et 5 entre le salaire net minimum plein temps, et donc le revenu maximum net d’impot.

          le SMIC passera de toute urgence à 1500€ NET
          ce qui donnera un revenu maximum net d’impot pour un célibataire 1500 x 5 = 7500€ net d’impot.
          de quoi vîvre déjà comme un pacha, comme un coq en pâte ..

          au delà c’est indécent, tant une fois de + qu’il y aura de la dette etc .. et pas un logement salubre pour chaque foyer fiscal etc .. tant qu’on aura pas éradiqué la pauvreté.

          de toutes façons PERSONNE aucun être humain, n’est 5 FOIS + fatigué ou méritant qu’un autre, ou ne travaille 5 FOIS + de temps, tout ça est mathématiquement impossible, et serait moralement pas acceptable, de nier de telles évidances.
          seuls des malades pervers narcissiques pourraient soutenir le contraire ou auraient le toupet de se plaindre, avec 7500€ net célibataire de plafond net d’impot.

          bien entendu s’il s’avérait que cela n’est pas suffisant, comme « effort », il faudrait alors sérrer un peu + les boulons.

          et pour terminer, augmenter les salaires NET, de ceux qui gagnent le moins aujourd’hui, n’augmentera pas dans la même proportion automatiquement le SALAIRE BRUT...
          il est evidant qu’il est ridicule de faire porter les cotisations sociales, qu’uniquement sur les salaires,... surtout dans un monde ou les technologies remplacent le travail de plusieurs hommes et femmes ...

          il faudra donc mettre d’autres sources de revenus à contribution, et le faire équitablement, ne pas taxer par exemple un patron alors qu’il a pas eu le temps de faire de marges, et ensuite taxer les bénéfices de façon intelligente, proportionnelle, équitablement donc, tout comme l’impot sur les revenus.

          sauf si les bénéfices sont evidemment utilisés, dépensés, afin d’améliorer les salaires des travailleurs, afin d’améliorer les conditions de travail, s’ils sont investis pour créer des emplois, pour faire de la recherche, lutter contre la polution etc ... puiqu’alors l’argent servira à jouer son rôle social, qui est qu’on vivent tous mieux ensemble.

          Je propose evidemment d’interdir tout les emplois qui ne servent à rien de rien ... les emplois d’escrocs patentés qui existent aujourd’hui ... qui ne produisent rien, qui vendent de la merde, qui entubent les gens, les abrutissent, les emplois faineants qui font de l’argent avec de l’argent etc ...

          donc des secteurs d’activité, retomberont dans le domaine public, avec un droit de regard de la population sur la gestion des comptes public, transparence ...
          je pense au secteur bancaire, ou au secteur des assurances, ça n’a rien a faire à enrichir des intérêts privés ... idem pour l’energie, ça fait parti des besoins fondamentaux d’existance.

          bon j’arrête là, de toutes façons j’ai pas les moyens de présenter mon idée programme au peuple, au sens large ... inutile que j’aille plus loins ..


        • pallas 12 juin 2010 11:38

          Les acquis sociaux ? la Génération Mai 68, c’est assit sur «  »«  »La révolution Française 1789«  »«  »« , elle a fait un Hold Up sur l’avenir de ses enfants pour jouir du consumérisme et du plaisir a tout plaisir.

          Slogan et mot d’ordre de la génération Mai 68 : »«  »« Interdit d’interdire »«  »«  ».

          En effet ils ne ce sont pas interdit d’avoir détruit l’avenir de leurs enfants en les vendant au veau d’or en leurs refourgant une Dette (leurs dette), pour payer leurs plaisirs immédiat.

          Corruption, argent roi, multiculturalisme, destruction de l’école, destruction de l’environnement, esclavage de la jeunesse, mondialisation, paupérisation, ont ne «  »«  »s’interdit rien«  »«  »«  ».

          Les acquis sociaux ???, lesquels pour la jeune génération, les esclaves de la jeune génération ?.

          Ouah, magnifique, bravo Génération Mai 68.

          Interdit d’interdire, jusqu’au bout.


          • Geneste 12 juin 2010 12:01

            Il ne faut pas exagérer et ne pas être trop pessimiste non plus. En effet, ce que les uns ont changé, en mal dites-vous, les jeunes peuvent le changer à nouveau et donc en bien. La dette est, certes, un réel problème. Mais la France a déjà fait, dans son histoire, faillite, ce qui veut dire qu’à un moment, elle n’a pas remboursé. Tout cela est affaire de politique. Or, de mon point de vue, les jeunes actuels sont bien plus esclaves des jeux vidéos, des médias, du foot, etc..., que du reste et ils se désintéressent complètement de leur avenir en ne s’investissant ni dans la politique ni dans le syndicalisme. Le retour de bâton n’en sera que plus sévère.


          • pallas 12 juin 2010 12:09

            Mais oui, la génération Mai 68 est victime, un grand méchant lui a donner l’ordre de détruire la jeunesse, de faire dans l’anti France, de mettre en esclavage ses propres enfants.

            Génération Mai 68 «  »« Interdit d’interdire »«  »« , votre slogan.

            Le jour ou vous avez pris »«  »«  »«  »«  »«  »le pouvoir«  »«  »«  »«  »«  »« , vous avez détruit la France, c’est vous et nul personne au monde.

            Génération Mai 68 est une génération de »«  »«  »«  »« Parasite »«  »«  »«  », qui a tout détruit, qui ne laisse que Cendre et du Non Avenir, dans un pays au proie a la guerre civil multi ethnique, qui devient le Tiers monde, totalement Polluer et ravager par l’ultra urbanisation.

            Tu n’a aucune excuse !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!.


          • Gavroche Gavroche 12 juin 2010 14:58

            Pallas et sa névrose obsessionnelle de 68.

            Pas un commentaire sans qu’il vienne y vomir sa haine.

            Cool

            Peace and Love (je sais ça énerve, ...........mais c’est légal)


          • Verdi Verdi 12 juin 2010 14:51

            « Dans l’esprit de ses fondateurs, la retraite était une assurance de fin de vie pour que les parents ne soient pas individuellement à la charge de leurs enfants. L’espérance de vie étant passée, en quelques décennies, de 68 ans à 80 ans, il est donc logique de reculer l’âge de départ en retraite car partir à 55 ou 60 ans, c’est très loin, fort heureusement, de partir en fin de vie. »

            Que de contrevérités dans ces affirmations. D’abord, la retraite n’a pas été créée dans cet esprit. Ce que vous prétendez relève de la bienpensance catholique (très commode pour les patrons) éloignée des considérations réelles qui, après des luttes syndicales acharnées, ont fait prendre conscience au monde salarié de la précarité de son existence, et de la nécessité de se ménager un temps de repos pour vivre le mieux possible sa fin de vie. Mais combien, y compris aujourd’hui, ne parviennent même pas à l’âge de la retraite...
            L’espérance de vie ! Le grand argument des chantres de la retraite à 100 ans...
            De quelle espérance de vie parle-t-on ? De celle des cadres de la CFTC ? La manipulation outrancière des statistiques vise à gommer les disparités importantes. Pas seulement en fonction de la pénibilité du travail, mais aussi parce que les êtres humains ont une force très inégale face à la maladie et aux aléas de la vie. Le stress, par exemple, est un tueur silencieux sur la durée, même si le travail n’est pas considéré pénible. 
            Un proverbe dit : « celui qui veut tuer son chien, l’accuse de la rage ».
            En réalité, pour fragiliser le salarié, les fascistes sarkoziens veulent massacrer l’emblème du progrès social et humain qu’est la retraite à 60 ans. Pour y parvenir, tous les arguments, surtout les plus fallacieux, sont bons... Raison de plus pour refuser tout compromis. 


            • Gavroche Gavroche 12 juin 2010 15:11

              Bonjour Verdi

              Bien d’accord avec vous.

              Et j’ajouterai que cette retraite est en grande partie NOTRE retraite puisque que ceux qui partent ont cotisé pendant 40ans. On oublie souvent de le dire.

              Quelqu’un qui part à 60 ans a financé à peu près 10 ans de sa retraite.

              C’est seulement passé 70 ans qu’il bénéficie de la solidarité............ ou de ceux qui n’ont pas profité de cette retraite.

              Et puis, pour rester dans le 2 poids 2 mesures, je viens d’apprendre à l’émission Public Sénat que la caisse des retraites des parlementaires est au moins aussi endettée que la nôtre : A t’il été question une seule fois de baisser leur retraite ?

              Un salarié accumule des points pour avoir une retraite à la différence de nos parlementaires qui peuvent CUMULER plusieurs retraites (parlementaire, député, etc.....)


            • Geneste 12 juin 2010 15:27

              Je crains d’être en désaccord total avec vous. Ce n’est pas la bienpensance catholique qui a créé la retraite, mais le pragmatisme. Avant la retraite, les vieux n’avaient rien et étaient à la charge de leurs enfants, ce qui causait des problèmes importants. Et ce problème ne concerne et ne concernait pas que les salariés.
              Par ailleurs, l’espérance de vie est une donnée, sauf falsification « à la grecque », indiscutable. Vous pouvez toujours vous plaindre que certains vivront moins que d’autres, etc. Le fait est que l’espérance de vie actuelle est de 80 ans et donc qu’en moyenne, on vit jusqu’à 80 ans. Qu’il y ait des disparités c’est vrai, mais, par exemple pour les hommes, les causes essentielles des disparités ne sont pas le travail mais bien les consommations d’alcool, de stupéfiants, l’alimentation, la cigarette et la voiture.
              Par ailleurs, je vous laisse la responsabilité de vos propos sur les fascistes sarkosiens. Manifestement, vous avez peu de connaissances sur ce qu’est vraimement le fascisme et je vous renvoie donc aux ouvrages spécialisés sur le sujet.
              Enfin, vous vous concentrez sur la retraite. Mon article traite avant tout des acquis sociaux, la retraite n’en étant qu’un exemple. Votre dernière phrase qui refuse tout compromis, n’est pas bonne du tout. Le propre d’une négociation, avec un syndicat en particulier, c’est de trouver un compromis, sinon cela mène à la guerre. A moins que vous ne préfériez cette dernière... Et puis, si l’adversaire a des arguments, ce n’est pas parce qu’il est l’adversaire que ses arguments ne valent rien.


            • JJ il muratore JJ il muratore 12 juin 2010 15:46

              Verdi, avez vous entendu ce que vous venez de dire ? « les fascistes sarkoziens »
              ou c’est moi qui est mal entendu ?
              A moins que vous ne fassiez parti de ces taupes qui ont pour but de déconsidérer les luttes pour le maintien de la retraite à 60 ans ?
              Auquel cas vous êtes démasqué !
              Si non et bien bon courage sommes pas sortis de l’auberge avec vous !


            • JL JL 12 juin 2010 16:00

              Depuis 1981, l’esprérance de vie à 60 ans a augmenté de 3 ans et demi. Si l’on repousse l’âge de départ de 5 ans, c’est un recul de 1 an et demi ! Pendant le même laps de temps, les gains de productivité ont plus que doublé ! Et la part du PIB revenant au travail a reculé de 10 point en faveur du Capital dont la part est passée de 30 à 40 % !

              Autrement dit, non seulement le Capital s’octroie la part du lion des gains de productivité, mais en plus, il réduit la part qui revient à ceux qui permettent ces gains par leurs inventions, leur travail, leur génie.

              Il est vrai qu’en Chine, la part revenant aux salaires n’est que de 35 % ! La mondialisation va probablement leur permettre de gagner 10 points mais en fera perdre 20 à nos classes laborieuses !


            • Verdi Verdi 12 juin 2010 16:12

              Effectivement, « fascistes sarkoziens » est un pléonasme...


            • Iren-Nao 12 juin 2010 15:57

              Mr Geneste,

              Merci pour ce bon Nartic.

              On peut en effet regretter le manque de syndicalisme en Gaule,Lequel a souvent permis de belles avancees avec des gens capables de defendre un argument de facon intelligente.

              Meme si ce ne fut pas systematiquement le cas.

              Sans des syndicats forts et representatifs, c’est la guerre civile 3 fois par an.

              D’ailleurs maintenant c’est bien pire, c’est RIEN. !!

              Salut et merci

              Iren-Nao


              • Iren-Nao 12 juin 2010 16:05

                @ Pallas

                J’aurais je dois le dire tendance a penser comme vous (j’avais 20 ans en 68). Je suis donc accredite a dire : Generation d’encules (apres une generation de Collabos)

                Mais tout de meme Cher Ami, vous devriez consulter.

                Il y a des medicaments.

                Le Yoga et le vin rouge en quantite (mais peut etre y etes vous deja ?)

                Peace and Love Brover...

                Iren-Nao


                • VivreDifferent VivreDifferent 12 juin 2010 20:17

                  La richesse d’une nation est un concept flou et difficile à appréhender. Le PIB, par exemple, représente l’importance des flux d’argent créés dans le pays lors d’échanges de biens et de services. Cela ne correspond pas forcément à l’idée qu’on se fait de la richesse ; quand toute une activité se crée autour de la finance, on crée de la croissance, mais de la richesse ? Quand des accidents, des catastrophes arrivent, et qu’il faut que plein de monde travaille derrière pour réparer, on crée de la croissance, mais de la richesse ?

                  Des acquis sociaux, il ne reste de toute façon plus grand chose pour beaucoup . En 4 ans de travail continu, j’ai pu prendre 5 à 10 jours de congés par an maximum, j’ai fait de nombreuses heures sup non payées, des déplacements professionnels sur mes jours de repos, des journées de 12h, ...en théorie c’est illégal, mais bon, que faire ? Les syndicats ? Je n’appartiens pas à l’entreprise pour laquelle je travaille, comme ça se fait de plus en plus je travaille par boîte de presta interposée, dans mon service 80 à 90% des employés sont extérieurs à l’entreprise, et quasiment aucun n’appartient à la même boîte. Dans ces conditions comment envisager une action collective ? On peut de toute façon se faire virer du jour au lendemain. J’ai eu l’occasion de voir un peu comment on s’arrange avec le droit du travail pour licencier à moindre frais et déguiser des licenciements économiques, c’est pas si compliqué. Si ça intéresse des patrons qui passent par ici, je peux vous donner des conseils (humour noir bien sûr)

                  Je me demande si les syndicats ne sont pas de toute façon une forme dépassée de lutte sociale, dans une société où les rapports employé-employeur sont de toute façon individualisés, les employés forcés à une mobilité incessante. Sans point d’attache, sans lien social, la lutte est terminée avant même d’avoir commencé. Mais quelle alternative ?

                  Il n’y a qu’une chose dont je suis heureux dans ce monde, c’est de ne pas avoir d’enfant. (et pourtant dans l’absolu, je rêverais d’en avoir un.)

                  Peut-être que la seule chose sensée à faire, c’est de prendre les armes et de se battre une dernière fois pour notre dignité, en étant sûr de se faire massacrer, mais au moins en ayant pu se dire qu’on a vécu quelques instants en homme libre.

                  J’ai perdu tout espoir en l’humanité ce soir. Excusez-moi pour ces sombres pensées. Mais je n’ai pas encore perdu ma révolte. Tant qu’elle sera là, aussi vaine et inutile soit elle, je continuerai à vivre et à penser et à pester contre ce monde dont chaque jour me dévoile un peu plus son absurdité. A défaut de pouvoir changer le monde, il reste toujours à l’homme cette triste liberté de recherche de la vérité qui est en soi déjà une raison de vivre.


                  • Geneste 12 juin 2010 20:29

                    J’aimerais vous remonter un peu le moral. Vous avez raison quand vous dites que le monde s’est individualisé. Toutefois, les générations peuvent changer et qui sait si demain, une certaine convivialité ne reviendra pas ? De toute façon, seule la lutte collective peut donner la force suffisante pour éviter que certains, mal intentionnés ou particulièrement égoïstes ne fassent leur loi. Courage donc, le temps d’une société moins atomisée reviendra, car c’est une nécessité.

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