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Accueil du site > Actualités > Société > Les Années Folles : les années de consommation folle

Les Années Folles : les années de consommation folle

Les analogies avec les années 30 vont bon train maintenant que la plupart des commentateurs s’accordent à penser que la crise financière actuelle n’a pas d’équivalent depuis celle du début du XXe siècle.

 

Pour ne pas être en reste et essayer d’enrichir le débat, je vous propose de remonter un peu dans le temps avec la période qui a précédé la crise de 1929, période très connue sous le nom des Années Folles.

Chacun a en mémoire les descriptions ou films évoquant cette période dorée ou belles dames et beaux messieurs profitaient pleinement de la vie après une guerre difficile ou le destin des nations avait été particulièrement ébranlé.

L’histoire étant écrite par les vainqueurs, même en période de paix, on oublie de dire que cela fut réservé à une petite élite de gens très privilégiés. Ainsi va le monde.

Ce qui est intéressant dans les années 20 par rapport à l’époque actuelle c’est cette comparaison de gens privilégiés qui font la fête et le comportement des acteurs des économies développés depuis dix ans.

 Il apparaît en effet d’importantes similitudes.

 La première est le développement d’une caste de gens très privilégiés vivant d’activités liées à leurs investissements industriels ou commerciaux, ce qui est utile et même louable. Malheureusement, la finance existait déjà, Wall Street aussi et l’appât du gain toujours aussi fort a conduit au désastre d’octobre 1929.

N’en est-il pas de même aujourd’hui avec ces privilégiés qui se sont enrichis sans aucune retenue creusant des écarts démentiels entre les revenus : comparez le revenu d’un président de société avec ses milliers d’actions gratuites et le bénéficiaire du RMI. Ou alors comparez le revenu moyen d’un Européen avec celui d’un Africain.

Savez-vous aussi que ces dernières années plus de 40 % des bénéfices du S&P500 viennent des activités financières alors qu’historiquement on en est plutôt à 10 % ?

La deuxième est cette absence de regard sur les conséquences, cette courte vue sur les impacts économiques et sociaux. Ce comportement irresponsable a laissé se créer des monstres : économique (la Grande Dépression) et politique (le nazisme).

Ce qui apparaît clairement, c’est que nous avons déjà chatouillé les orteils du premier monstre et que la crise financière est le prélude à des bouleversements économiques majeurs. Par ailleurs, quand on voit l’évolution des libertés publiques et individuelles dans nos contrées (pensez au Patriot Act, à Edvige, à Hadopi), il me semble ressentir les prémices d’une société où le besoin d’être conforme à un modèle deviendra excessivement prégnant. A vous de faire les paris sur le modèle à venir.

Mais ce qui m’apparaît le plus significatif aujourd’hui, c’est cette analogie avec cette vision du « dépenser sans compter » ou de l’argent facile que l’on ressent pendant ces Années Folles.

Quand on observe l’évolution de notre société depuis quinze ans, il est frappant de constater combien la consommation des biens, des services et même des hommes a fait des « progrès ».

Qui de vous n’a pas constaté ces publicités sans fin à la télévision ou sur les murs, cette marchandisation des fêtes (Halloween, Noël, Fête des Mères, Ramadan…), ce « besoin » de changer de téléphones portables tous les dix-mois mois.

Ou bien encore de boire de l’eau en bouteille alors que l’eau du robinet est aussi bonne, d’acheter des plats cuisinés (fort chers) plutôt que trois pommes de terre et les passer au four, avec un peu de fromage quand même.

Ou faire le pèlerinage dominical dans un centre commercial plutôt qu’une promenade en forêt pourtant bien meilleure pour la tête et le corps et, évidemment, bien moins douloureuse pour le portefeuille.

La femme ou l’homme devenu « professionnel » est un service que l’on consomme sans plus de cérémonie que le hamburger de votre fast-food favori, et que quelquefois l’on jette après usage, comme l’emballage. Et c’est encore plus visible avec le développement des métiers de consultants qui savent avant la mission qu’ils sont assis sur un siège éjectable mais avec l’avantage (!) de n’avoir pour parachute que celui de l’Assedic.

Avec cette dernière comparaison, je me dis que ces quinze dernières années sont vraiment des années folles, des années de consommation folle.

Et ainsi on recommence l’Histoire.

Avec les mêmes conséquences ?


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1 réactions à cet article    


  • médy... médy... 2 octobre 2008 18:53

     Bonjour Marc,
     je voudrais enrichir ton analyse de la crise du Monde "Développé" (que je le qualifierais plutot de factice, non-humain, ou meme pourrissant) , et aussi suggérer à tout Agoranaute de proposer des solutions pour une vie meilleure, plus saine, plus respectueuse de la Vie et par conséquent pour une résorption progressive du Système en place.

     Il est vrai qu’une Aristocratie moderne siège au sommet de la pyramide sociale actuelle. Elle est composée essentiellement de personnes ayant une haut rang politique ou militaire, de chefs de puissantes entreprises ou lobbys, de personnalités médiatiques et même de simples acteurs ou artistes. Elle possède l’essentiel du capital et des terres. Les Forces Armées sont sous Ses ordres. Autour d’Elle gravite une vaste Cour. Son Clergé est majoritairement composé de scientifiques ( les "alchimistes" traités d’hérétiques dans les précédentes sociétés d’Europe, jusqu’à Lavoisier, le pauvre).

     L’Objectif en soi de cette Aristocratie " de droit divin" libéral est Sa pérennité par dessus tout (passation de pouvoirs) et le contrôle absolu de la Mâhsse, constituée par 95% des Humains. Il ne fallait pas s’attendre à organisation égalitaire dans une société où le profit personnel constitue la doctrine de vie maîtresse.

     Les magazines et la télé nous abreuvent ou plutot nous agressent en nous parlant sans arret de leurs moindres petits faits et gestes à ces petits aristos, les glorifiant au possible pour que nous acceptions leur position de dominance, très souvent imméritée. Des services de désinformation de masse sont actuellement en cours de développement, et sont gratuits pour que le citoyen moyen ne puisse que les accepter.

     Nous sommes à leur service, car c’est de la sueur des prolétaires qu’ils s’offrent leurs caprices de petits dieux, comme regarder une explosion thermonucléaire, mener une ptite gueguerre, ou bien alors spayer une ptite virée ..... dans l’espace. En disant prolétaires, j’entends ceux qui détestent aller à leur boulot, tellement celui ci est éprouvant et même pas payé en conséquence. De toute façon, le travail trop pénible devrait etre interdit où que ce soit dans le monde (et même pour les enfants). Comme le nombre d’aristocrates grandit, et que chacun d’entre eux a plus de besoins matériels que le Roi Soleil, il faut de plus en plus de vies humaines pour les nourrir et c’est pour cela que la Croissance et la Consommation sont exigée.

     Qu’est ce qu’il a à gagner le prolétaire dans tout ça ? (c’est un lot de dupe)

     Des trucs qui s’achètent avec de la sueur et beaucoup de pollution :
     - un ptit chez soi (on choisira où doivent habiter les gens et quelles seront leurs conditions de vie en fonction de leur statut social, étrangement lié à l’origine ethnique, cf certains quartiers du Nord de Paris et le 93, en clair pas de mixité sociale dans l’Espace). Question : pourquoi une société ne loge t’elle pas tous ses citoyens gratuitement ? Comme les fonctionnaires...
     - une ptite voiture (maintenant on a accès aux 4X4 pour se sentir riche mais ils sont en toc’)
     - une ptite télé (maintenant les pauvres se sentent riches grâce à un grand écran plasma mais ça les rend juste moins imaginatifs et plus passifs grâce a son omniprésence), très bon moyen pour influencer les esprits et leur dicter un mode de vie et de pensée via les séries télévisées débiles + messages subliminaux.
     - des ptites vacances sous les tropiques tous les 10ans (si si tout est compris)
     - un look (pour bien passer, il vaut mieux s’habiller en costar ou en cher, avec tout le tralala et l’après rasage Gill.., donc en clair, on ne juge plus les gens sur leur valeur intérieure). L’appartenance de tout un chacun à une certaine catégorie de look est très fortement encouragée par les médias, en vue d’une meillleure identification des individus et d’un partage de ces derniers en "castes" n’interagissant pas entre elles(application subtile d’une politique de division généralisée dont nous avons un expert en la matière comme président : nicolas sarkozo)

     Les vrais cadeaux :
     -la Sécu, le chomâge, les bourses diverses et l’école c’est tout gratuit mais il faut aimer la paperasse. 
     L’éducation des enfants confiée à l’école est peut être un moyen conditionner massivement les esprits et une bonne source de mésinformation également ( sujet à développer). Le concept de la compétition entre les individus y est largement défendu (classement dans le livret trimestriel, concours, apprentissage de la théorie de l’évolution et de la sélection naturelle).

     Des cadeaux empoisonnés :
     - les denrées alimentaires sont diverses et variées mais très largement contaminées par les pesticides, les ajouts de produits chimiques et d’hormones, et bientôt par des ADN artificiels mélangeant ceux des plantes et des bactéries. Sans compter tout le "stress", aussi bien animal que végétal, accumulé par l’être cultivé durant toutes les jours/mois/années passés dans un environnement factice, incompréhensible, dans mains cas sans même voir le Soleil ou toucher la Terre. Seuls les riches ont accès à des denrées soit disantes plus saines. On a découvert que le "Consommateur" pouvait ingurgiter n’importe quoi en s’en délectant sous suggestion mentale, avec l’exemple des fast foods et de la mal bouffe qui connaissent un succès fou malgré les avertissements de la Médecine. Il faut lire l’agoratopic de Abolab sur le sujet de la contamination des denrées par le Po210, ou polonium, très radioactif. Nous sommes tous des cobayes...
     - cigarettes coupées à mille produits chimiques, mais indispensables quand on est fumeur dépendant.
     - drogues de tout poil circulant en "libre service". Seul le cannabis est véritablement combattu, car il peut éveiller certaines consciences en milieu favorable ( il incite à la rébellion ).
     - technologies de commodités, comme les portables ou toutes antennes générant des ondes à forte puissance, pour lesquelles aucune étude de santé publique n’a été menée en vue du profit et de la traçabilité potentielle des utilisateurs obtenus, et pourtant elles s’avèrent hautement biotoxiques. Certaines ne le sont pas (?) mais provoque irrémédiablement la perte de toute intimité (les bornes Navigo fichent sûrement les déplacements, les caméras des PCs portables et les micros sont peut être des yeux et des oreilles, et les puces sous cutanées sont à venir...) ou l’impuissance intellectuelle momentanée (Disney Chanel, consoles PS3 et autres lobotomisateurs). Il est à noter que dès le plus jeune âge, on entreprend de générer chez l’enfant une fascination pour cette Technologie Mère et Bienfaisante sans laquelle rien ne serait possible et ainsi brider l’imagination de ce dernier.

     Et enfin, le ticket bonus à gratter :
     - Moyennant une petite somme, on peut espérer pourquoi pas un jour gagner à l’euromilllion ? Et ainsi créer chaque mois un nouveau riche parasite, alors que la majorité ne donne même pas 1 centime à un mort de faim. Il faut voir le nombre de personnes qui parient au PMU pour se rendre compte de l’étendue du désespoir des Français.
     - L’espoir qu’un jour notre progéniture pourra rouler sur l’or grâce à des diplômes et/ou à un arrivisme sans nom et ainsi nous entretenir.

     Et malheureusement, la boule noire ou la carte piège :
     - En refourguant des cancers et des maladies mortelles, peu chers en prises en charge diverses, aux pauvres, on peut contrôler leur longévité, et moins de retraites il y a à payer, mieux se portent les caisses.
     - Le sacrifice de citoyens au nom de la raison d’état est d’ore et déja autorisé : Tchernobyl, les attentats du 9/11, l’empoisonnement du peuple est tû par les médias, des populations innocentes sont massacrées au nom du pétrole...

     Voila le marché de dupes conclu entre les aristocrates et les autres. En échange de ces quelques broutilles, on peut s’octroyer une masse de travailleurs crédules qui permettront aux riches de festoyer tous les jours pendant qu’eux mangent des nouilles et meurent bien plus jeunes.
     Le maigre pécule qu’ils leurs restent après le racket de l’état sur leur paye et le paiement du terme et des charges diverses, ils doivent le dépenser en choses inutiles dont le besoin est induit par la société de consommation et les médias.

     Mais ce qui est plus grave encore, c’est que la société détruit ce qui existait depuis toujours, la nature vierge, nos libertés et nos traditions. Les problèmes écologiques ne peuvent être développés ici, ce serait trop long.

     Pour exploiter et avilir plus le citoyen, la société doit le détacher du mode de vie ancestral et en créer un de synthèse. Il devient alors comme le poulet ou le porc d’élevage, qui ne voient ni le Soleil ni ne touchent la Terre. Il ne sera plus nécessaire pour lui de s’évader de cette prison à ciel ouvert autrement qu’en s’intoxiquant avec des drogues, ou en s’empiffrant devant la téloche.

     Bientôt, la verdure et l’ambiance paisible et mystérieuse d’une forêt française ne lui manqueront plus, car son corps sera fait pour un environnement purement urbain : des suites de routes à prendre en voiture, des transports en commun (véritable wagons à bestiaux à Paris sur certaines lignes et aux heures de pointe) avec leurs gares démesurées et leurs souterrains angoissants, des immeubles si haut qu’ils cachent le ciel, comme dans les métropoles, l’habitude des sentiments négatifs comme la méfiance, la haine envers tous. Comme dans les abattoirs où les bêtes s’entre-dévorent, les crimes sont légions et la non-assistance aux personnes agressées ou démunies est normale. C’est chacun pour soi et Dieu pour tous, pire que dans une jungle.

     Jamais ne sera encouragé la lecture de livres autres que les magazines people, ou l’apprentissage de quelque art ou d’un instrument de musique. Il semble même que l’on encourage la nullité artistique : la consternante Star Ac’, qui non contente d’avilir des millions de spectateurs, bastonne de pacifiques intermittents du spectacle, et reçoit l’appui des médias qui se contentent de relyncher ces derniers en est un triste exemple.

     Force est de constater que l’on incite à l’écoute de musiques modernes conditionnantes et dures qui par leur antagonisme divisent les gens. Celui qui joue de la guitare nonchalament dans une rue ou un parc étouffé par la grisaille urbaine est déclaré parasite social ou mendiant et sera controlé par la police.

     Tout ce qui a un lien avec la tradition est déclarée obsolète, hormis les fêtes commerciales. Je ne parle bien sur même pas des religions, qui sont carrément diabolisées (Islam), déclarées hors du coup (Christianisme), ou ignorées (les autres). Pourtant Dieu existe ! Mais vos seuls dieux seront l’Argent, la Technologie et la personnalité people de votre choix..Trinité Impie !

     Mais cessons de nous apesantir sur les malheurs des peuples du monde développé, qui sont moins grands que ceux de certaines populations du Tiers Monde, duquel nous tirons nos ressources. Après tout, si la majorité accepte ce mode de vie indigne barbare et cette société inhumaine qu’est la nôtre, on peut se dire, nous sommes en "démocratie" et c’est donc le peuple qui choisit, et s’il est satisfait de son sort et qu’il veut poursuivre dans cette direction, et bien poursuivons ! Et c’est pour cela que le massacre se poursuit chaque jour plus intensément, que les libertés reculent devant les obligations qui elles croissent, mais jusqu’ou cela ira t’il ?

     Je tiens à signaler que c’est l’année dernière, à vingt-deux ans, que je me suis rendu compte de l’ampleur de l’arnaque dont nous sommes victimes et de l’épée de Damoclès énorme suspendue au dessus de nos têtes. Maintenant je sais que la flamme de ma vie n’est que celle d’une bougie au milieu des tempêtes qui s’annoncent pour ce XXIeme siècle. Je tiens le genre de propos écrits plus haut avec de nombreuses personnes, mais peut semblent y prêter réellement attention. Au fil du temps, je me suis dit que c’était peu être l’ordre normal des choses qui se produisait, et qu’on ne pouvait rien y changer, car même les jeunes sont encore plus selfish que leurs aînés. Ils préfèrent d’avantage parler de voitures, de came ou de leur concours et consommer que de débattre sur les problèmes du monde ou s’adonner à des occupations intéressantes.

     Je crois depuis peu que toute cette pagaille prendra fin sous peu, qu’un évènement majeur va se produire avant que la planète ne devienne hostile à la vie, tant elle sera polluée ou radioactive et sans aucune ressource. Cet évènement mystérieux s’est déja produit plusieurs fois auparavant, mais nous n’en gardons aucune trace écrite, car le dernier a eu lieu vers 23988 av J.C., et les premières écritures cunéiformes datent de 4000 av J.C.. La fréquence du cycle de cet évènement correspond à un baktun, mesure de temps maya estimée à 26000 ans.

     Je vous invite à consulter http://tortuga.usebynet.com , page trouvée en tapant baktun maya sur google, pour de plus amples précisions. Vous pouvez regarder un documentaire sur l’évènement, décrit comme une fin du Monde mais qui n’en est pas une...c’est plutôt la naissance d’un nouveau monde, qui serait le cinquième.
     
     Il vous reste 1540 jours à lutter avant l’Evenement Majeur qui surviendra précisement le 21 décembre 2012. D’ici là maintes catastrophes peuvent se produire du fait de guerres ou d’aléas climatiques, donc, prudence et bon courage !

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