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Accueil du site > Actualités > Société > Les armes à feu

Les armes à feu


Autant le dire d’entrée de jeu, je préférerais de loin un monde sans armes à feu avec des humains assez évolués qui ont appris à vivre ensemble en paix. Mais il semble que l’humanité ne soit pas encore parvenue à ce niveau de conscience et à cette réalité. Nous pourrions faire en sorte d’éliminer toutes les armes à feu du monde, mais vous comprendrez que cela relève plus de l’utopie que de la réalité. Par contre, il serait beaucoup plus facile d’armer la population en général.

Ceci étant dit, j’aimerais soulever la question des armes à feu, de leur accessibilité, de leur contrôle, voir même leur interdiction, par le gouvernement. Il se trouve que j’ai longtemps pensé que les armes à feu étaient principalement utilisées dans les conflits armés et les guerres, pour la chasse et le tir, ainsi que pour l’autodéfense. L’image négative des armes est probablement causé par les images qui nous parviennent des guerres, mais plus certainement aussi des meurtres, crimes et tueries perpétrés à l’aide d’armes à feu, et avec raison. Pourtant, la plus grande cause de mort non naturelle du 20e siècle est les gouvernements. Ceci est malheureusement un fait historique.

Chaque fois que nous sommes témoins d’une tuerie dans une école ou ailleurs, commise par un dérangé armé d’un fusil, on se demande tout de suite pourquoi les armes à feu ne sont pas tout simplement bannies, interdites pour tous. Ce débat est particulièrement sensible aux États-Unis, alors que le droit à la possession et au port d’armes à feu arrive tout juste second en priorité, après la reconnaissance des droits et libertés qui constituent le premier Amendement de la Constitution des États-Unis d’Amérique.

C’est que depuis un certain temps, dans ce pays, on discute de retirer et interdire certaines ou toutes armes à feu. Certains états imposent déjà cette interdiction et proclament des « zone sans armes à feu ». Et depuis l’arrivée au pouvoir de Barack Obama, on parle davantage de bannir certaines armes à feu et les interdire à certains segments de la population, en pleine continuité de l’administration Bush. On discute aussi d’imposer de nouvelles mesures demandant de graver un numéro de série sur chaque balle produite aux États-Unis. Cela augmentera le prix des munitions et imposera un contrôle fédéral des armes à feu de façon indirecte, c’est-à-dire qu’au lieu de bannir directement les armes à feu, on va contrôler les munitions et restreindre leur accessibilité.

Ceci est un débat sensible pour les Américains qui eux, continuent de réagir en achetant des niveaux records d’armes à feu et de munitions depuis plus d’un an. Cela serait dû à la crainte que l’administration Obama commence à exiger l’enregistrement des armes à feu pour ensuite éventuellement les interdire et les retirer de la population ; en plus d’être reliée à la dégradation de l’économie et de la condition générale de la population qui s’appauvrit rapidement. Des troubles civils sont à prévoir dans ce pays, ou du moins, plusieurs les appréhendent.

D’une part, on peut se demander si une prohibition ou l’enregistrement des armes à feu est souhaitable. Il faudrait voir historiquement ce qui s’est passé dans les pays qui ont pratiqué ou pratique encore une telle approche. Est-ce que le crime a diminué lorsqu’on a interdit les armes à feu ? Il serait peut-être nécessaire de faire une réflexion sur la valeur d’une telle approche. Prenons par exemple un meurtre commis à l’aide d’un couteau ou d’un bat de baseball. Penserions-nous à bannir tous les couteaux et les bats de baseball dans la population ? La voiture tue des dizaines de milliers de personnes à chaque année. Allons-nous interdire l’utilisation de la voiture ? Si une arme à feu est utilisée pour commettre un crime, devons tous les interdire à la population ?

Pour répondre à ces questions, rien de mieux que d’aller consulter quelques faits historiques, des études et des statistiques gouvernementales.

Or, il se trouve que le Second Amendement de la Constitution des États-Unis n’est pas relié à la chasse ou au tir sportif. La phrase « Security of a free state » indique clairement ce que les pères fondateurs avaient en tête. Les armes dont il est question dans la Constitution sont de nature militaire et il est question de la nécessité qu’elles soient d’égale puissance et efficacité que celles qui pourraient éventuellement être utilisées par un envahisseur ; que ce dernier soit une nation étrangère ou un gouvernement central abusif. Il était excessivement clair pour les fondateurs des États-Unis que le besoin de se défendre ne provenait pas tant de son voisin que d’un gouvernement tyrannique :

The strongest reason for the people to retain the right to keep and bear arms is, as a last resort, to protect themselves against tyranny in government. (Thomas Jefferson Papers p. 334, 1950)

While the people have property, arms in their hands, and only a spark of noble spirit, the most corrupt Congress must be mad to form any project of tyranny. — Rev. Nicholas Collin, Fayetteville Gazette (N.C.), October 12, 1789

[I]f circumstances should at any time oblige the government to form an army of any magnitude, that army can never be formidable to the liberties of the people while there is a large body of citizens, little if at all inferior to them in discipline and the use of arms, who stand ready to defend their rights and those of their fellow citizens. — The Federalist, No. 29 — Alexander Hamilton

When governments fear the people, there is liberty. When the people fear the government, there is tyranny. The strongest reason for the people to retain the right to keep and bear arms is, as a last resort, to protect themselves against tyranny in government. — Thomas Jefferson

George Washington nommait sa collection d’armes privées « les dents de la liberté du peuple ».

James Madison a déclaré : « Pour préserver la liberté, il est essentiel que toute la population entière possède des armes en tout temps ».

Thomas Jefferson disait « qu’aucun homme libre ne devrait être désarmé », que « les lois qui interdisent le port d’arme…désarment seulement ceux qui ne sont pas enclins ni déterminés à commettre des crimes… De telles lois rendent les choses pires pour ceux qui sont assaillis et meilleurs pour les assaillants ; elles servent plutôt à encourager les homicides que de les prévenir, parce qu’un homme désarmé peut être attaqué avec une plus grande certitude qu’un homme armé ».

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Là où les gens ont des armes à feu, les taux de criminalité sont bas. Là où ils sont interdits, le crime est endémique.

La Grande-Bretagne a adopté une interdiction totale des armes à feu au nom de la sécurité publique. La criminalité a augmentée, incluant les invasions de domiciles et les attaques sur les personnes âgées. Chaque année aux États-Unis, les propriétaires d’armes à feu préviennent des millions de crimes. La police ne prévient aucun crime. Ils arrivent toujours après que le crime soit commis, ont l’air officiel, nettoient les dégâts, encaissent leurs chèques de paye et retournent à la maison. Avec un policier par environ 2000 habitants, difficile de leur en vouloir. Il est simplement impossible d’arriver à prévenir autant de crimes potentiels.

En Australie, il y a plus d’un an que les autorités ont forcé les Australiens propriétaires d’armes à feu à s’en départir à l’aide d’une nouvelle loi. 640 381 armes à feu personnelles ont été ainsi détruites par leur gouvernement, un programme qui a couté plus de $500 millions de dollars aux Australiens. Les premiers résultats sont disponibles :

Sur tout le territoire australien, les homicides sont à la hausse de 3,2%, les assauts ont augmenté de 8,6% et les vols à main armée ont explosé d’un spectaculaire 44%. Dans l’état de Victoria seulement les homicides avec armes à feu ont augmenté de 300%. Il est à noter que les citoyens qui respectent la loi ont dû abandonner leurs armes, alors que les criminels les possèdent toujours. Ceci est exactement le problème avec ces types de loi. Le peuple se retrouve désarmé alors que les criminels conservent leurs armes, tout comme les autorités. Alors que les statistiques australiennes montraient une baisse continue depuis 25 ans des vols à main armée, cela a drastiquement changé à la hausse depuis les douze derniers mois, puisque les criminels savent maintenant avec garantie que leur proie est désarmée.

Nous savons que le programme d’enregistrement des armes à feu du Canada a été une véritable catastrophe qui a coûté une fortune.

Jetons un coup d’œil à l’Histoire du contrôle des armes à feu :

  • En 1929, l’Union Soviétique a établie un contrôle des armes à feu. De 1929 à 1953, environ 20 millions de dissidents, incapables de se défendre par eux-mêmes, ont été mis en état d’arrestation et exterminés.
  • En 1911, la Turquie met en place sa loi pour contrôler les armes à feu. De 1915 à 1917, c’est 1,5 million d’Arméniens, incapables de se défendre, qui seront interceptés et exterminés.
  • L’Allemagne imposera un contrôle des armes à feu en 1938 de 1939 à 1945, des millions, incapables de se défendre seront enlevés et exterminés.
  • La Chine en fera autant en 1935 et de 1948 à 1952, 20 millions de dissidents politiques incapables de se défendre seront arrêtés et exterminés.
  • Le Guatemala a établi un contrôle des armes à feu en 1964. De 1964 à 1981, 100 000 indiens subiront le même sort.
  • En Ouganda, établira une politique identique en 1970. De 1971 à 1079, 300 000 chrétiens, incapables de se défendre, seront enlevés et exterminés.
  • Au Cambodge, un contrôle des armes à feu fut imposé dès 1956. De 1975 à 1977, un million de personnes « éduquées » incapables de se défendre, seront exterminées. Le tiers de la population cambodgienne.

Le nombre de personnes qui furent interceptées et exterminées durant le 20e siècle à cause des lois sur le contrôle des armes à feu s’élève à environ 56 millions. (Source)

Ce fut la même chose avec des tyrans comme Staline, Hitler et Mao qui ont tous cherché à désarmer leurs citoyens pour mieux les contrôler et assurer leur propre pouvoir. Plusieurs victimes de génocides n’ont pas pu se défendre adéquatement avec les moyens nécessaires pour se défendre eux-mêmes.

Heinrich Himmler ; Reichsfuhrer-SS, a déclaré un jour que : « les Allemands qui souhaitent utiliser des armes à feu devraient joindre les SS ou les SA – les citoyens ordinaires n’ont pas besoin de fusils, puisque leur possession de ceux-ci ne sert pas l’État ».

D’un autre côté, il y a la Suisse où les hommes de 20 à 42 ans sont requis par la loi de posséder une arme à feu. Les Suisses n’ont quasiment pas de meurtres et un taux très bas de criminalité.

Selon une étude de l’Académie nationale des sciences et du Département de la Justice américaine, le contrôle des armes à feu de réduit pas le crime, ni la violence et ne trouve aucun bénéfice à en restreindre la possession.

On craignait au Michigan que les choses se dégradent après avoir rendu plus facile d’obtenir une licence de port d’armes il y a six ans. Les habitants de cet état américain ont augmenté le nombre de licences octroyées de six fois, mais les sombres prédictions d’augmentation de la violence et d’effusion de sang ne se sont jamais vraiment matérialisées, selon les forces policières et les statistiques des crimes. Ces incidents sont plutôt à la baisse depuis ce temps.

Une facette de cela que les médias vont toujours ignorer est la pratique d’autodéfense. Par exemple, la plupart du monde ignore que les citoyens américains utilisent une arme à feu, sans nécessairement tirer un projectile, plus de 2,4 millions de fois par année, soit environ 6 500 fois par jour. Cela signifie que chaque année, les armes à feu sont utilisées soixante fois plus souvent pour se protéger de la part d’honnêtes citoyens que pour enlever la vie à quelqu’un. De ce chiffre, 192 000 sont des femmes qui se défendent d’un assaut sexuel. Seulement que 8% des 2,4 millions d’utilisations d’armes à feu résultent en un coup tiré, alors que dans 92% des cas, la seule présence d’une arme à feu suffit à arrêter le crime et repousser les assaillants.

Un autre fait ignoré par les médias est le lien entre les tueries et les zones sans armes à feu, comme dans le cas du massacre en Virginie, ainsi que la fréquence avec laquelle ont retrouve ces dangereux tueurs sur des médicaments comme des antidépresseurs. (Source : 1, 2, 3)

Il n’est pas difficile de démoniser les fusils, ils sont dangereux et peuvent causer de graves dommages. Il serait mieux de vivre dans un monde où ils n’existent pas. Mais ce n’est pas le cas. La Constitution des États-Unis donne donc aux Américains le droit de porter des armes pour que n’importe qui aurait l’idée d’imposer une tyrannie ferait mieux d’y penser deux fois.

Le peuple américain est le plus armé de l’Histoire et il y a une bien réelle peur dans les cercles de contre intelligence US, incluant le FBI et le DHS que les misères causées par la situation économique dégénèrent en résistance publique massive. C’est pourquoi le projet de loi H.R. 2159, the Denying Firearms and Explosives to Dangerous Terrorists Act of 2009 est né.

Obama a déjà sorti sa liste d’armes à interdire. Rahm Emanuel a déclaré que si quelqu’un était sur la « no-fly list », la liste d’interdiction de vol, sur laquelle on peut atterrir seulement pour être « soupçonné » d’être un potentiel terroriste ou d’y être relié d’une façon ou d’une autre par le gouvernement, il ne sera pas permis de posséder des armes à feu :

“If you are on that no-fly list, your acces to the right to bear arm is canceled, because you’re not part of the American family. You don’t deserve that right, there is no right for you if you are on that terrorist list.” - Rahm Emanuel (Source)

Le problème est que plus d’un million de personnes se retrouvent sur cette liste ! N’importe qui se retrouvent sur cette liste, même des enfants. Nous savons tous que la majorité des gens qui se retrouvent sur ces listes le sont par erreur, et avec la définition du terrorisme qui ne cesse de s’élargir pour inclure jusqu’à des dissidents politiques, à peu près n’importe qui peut s’y retrouver sans avoir fait quoi que ce soit d’illégal. (Source)

Encore une fois, il faut revoir les chartes qui montrent la relation entre le contrôle des armes à feu et les génocides. Tous les génocides du 20e et 21e siècle ont commencé avec une interdiction des armes à feu pour la population ciblée.

Lors du dernier siècle, les gouvernements ont tué quatre fois plus de civils que ce qui fut tué dans tous les conflits internationaux et nationaux combinés. Les gouvernements ont tué plus de gens que les criminels communs ont pu le faire. Comment cela est-il possible ? Les gouvernements avaient le pouvoir, et le peuple, les victimes, n’étaient pas en mesure de résister. Les victimes étaient désarmées. La formule est la suivante : la haine, combinée à un gouvernement hors de contrôle et des civils désarmés = génocide. Une population désarmée est une population esclave. Lorsque le peuple a peur du gouvernement, il y a tyrannie ; lorsque le gouvernement a peur du peuple, il y a liberté.

Il semble donc qu’on puisse dire que lorsque la population laisse au gouvernement le soin et pouvoir de contrôler les armes à feu, elle se tire une balle dans le pied…

François Marginean

Les 7 du Québec

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50 réactions à cet article    


  • Firedog Firedog 16 juin 2010 11:10

    Argumentation intéressante.
    Par contre, dire : « Une population désarmée est une population esclave » est complètement faux.
    Quelle est la différence entre la population US et la population française dans leur rapport à l’Etat et au système actuel ? Aucune.


    • zelectron zelectron 16 juin 2010 18:52


      tout est dit : SI VIS PACEM, PARA BELLUM


    • werther_original werther_original 16 juin 2010 12:40

      Un article courageux.

      Avec des vrais morceaux d’argumentation dedans.

      A partir du moment ou , sciemment , seul une minorité peut détenir un moyen de coercition sur une majorité , alors le droit (légitime pas légaliste bien-entendu) FONDAMENTAL , et je pèse mes mots , est bafoué.

      Pourquoi est-il bafoué.

      Puisque , de tradition française , on imagine le droit en tant que système de loi. Loi , qui sont décidés , non pas par souci de légitimité , mais par souci d’« efficience » . Or si quelque fois , efficience et légitimité se confondent , il est des cas ou les deux sont antagonistes.

      Un exemple concret : Les résistants. Legalement , il avait statut de terroriste. Pourtant , qui remettrait en cause la légitimité de leur action ?

      Il faut , Il est nécessaire , impérieux même , qu’une population ne soit pas déchu de son droit à se défendre avec les mêmes armes que leur agresseur. L’ecart de potentialité de violence et de réussite du forfait entre un homme désarmé et un homme armé d’un couteau , et un homme armé et un homme armé n’est pas tout à fait le même.

      Dans le cas de l’homme désarmé , il est à peu près sur de réussir son forfait. Pas grand chose (un couteau) contre rien (désarmé) , voit toujours la victoire du pas grand-chose.
      Alors que dans le cas d’un homme armé , il faudra réfléchir à deux fois avant d’agresser (est-il armé ? osera-t-il tirer ? puis-je perdre la vie dans mon forfait ?)

      Ce cas de figure est encore plus probant dans les relations Population-Gouvernement.
      Le fait de savoir que sa population est armé , donc potentiellement dangereuse , doit inspirer au gouvernement une politique moins agressive en général , moins fasciste ( n’ayons pas peur des mots).
      Combien d’exactions commises par les forces policières , de mépris total de la loi , juste par le fait de savoir que ceux qui en font les frais n’y peuvent rien. Que la potentialité d’une action en retour ne se traduira que par une vague suspicion de procès dans quelques années , et encore , si la victime ose et plus encore , si elle gagne.

      Non vraiment , même les faits divers de meurtre par un fou sont regrettables , d’une tristesse infinie , mais ne peuvent en aucun cas , par leur caractère exceptionnel , empièter sur cette règle globale.

      La seule loi juste , mais malheureusement impossible , serait la destruction totale de toutes les armes.


      • Gaëtan Pelletier Gaëtan Pelletier 17 juin 2010 07:33

        Comme dans le film... Fait en 1951 et repris il y a quelques années, mais mal fait.
        Un contrôle des armes et de la guerre par un système robotique...
        Une machine à « raisonner l’Homme »... smiley
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Jour_o%C3%B9_la_Terre_s%27arr%C3%AAta

        « Son robot, Gort, le ramènera à la vie. »Klaatu délivrera alors son message de paix aux habitants de la Terre, qu’il met en garde contre l’utilisation de la puissance atomique, parce que le développement de cet armement menace l’équilibre universel.

        Avant son départ, il lancera un dernier avertissement : "Les habitants des autres planètes n’ont pas l’intention d’intervenir dans vos affaires. J’étais venu en messager de paix. Vous ne m’avez pas entendu. Je retourne vers mon peuple. Mais si vous deviez, par de nouvelles expériences atomiques, représenter un danger pour l’univers, nous n’hésiterons pas à vous détruire."


      • Massaliote 16 juin 2010 13:04

        Oh, il ne va pas plaire cet excellent article. Tous les bonobos vont moinsser. On leur a tellement dit que les armes c’est pas beau. Et pourtant, dans une société où la racaille n’a jamais été aussi bien armée et n’hésite pas à tirer il faut être un optimiste forcené et un inconscient pour rester désarmé. Une victime CONSENTANTE.


        • jymb 16 juin 2010 13:30

          La première réaction d’une autorité qui a peur est toujours de chercher à désarmer les citoyens. Durant l’occupation le premier acte militant a été de cacher les fusils de chasse au lieu d’obéir et de s’en défaire. Aujourdhui on tue pour quelques euros, pour un regard. Tout acte de défense conduit inévitablement la victime sur le banc des accusés puis en prison.

          Mon grand père dans ses mémoires décrit des vols répétés de piquet de vigne. Il décide de faire le guet la nuit, le fusil chargé de petit plomb. Lorsque son voleur revient il lui truffe le derrière et le ligote. Résultat : félicitations de la gendarmerie.
          Je n’ose pas imaginer les conséquences aujourdhui. Cour d’assise, émeutes, déménagement forcé ?


          • foufouille foufouille 16 juin 2010 15:51

            déménagement forcé
            et morale du gendarme


          • COVADONGA722 COVADONGA722 16 juin 2010 14:00

            bravo , le seul citoyen libre c est le citoyen armé !


            • Hermes Hermes 16 juin 2010 15:05

              L’article original de François M est sur le site des 7 du Québec et les commentaires déjà postés sont intéressants (car dans un contexte socio-culturel différent du notre) :

              http://les7duquebec.wordpress.com/2010/06/15/les-armes-a-feu-2/#comments


              • François M. 16 juin 2010 15:32

                Bonjour à tous !

                J’avoue que je me demandais comment serait perçu cet article chez nos chers cousins de l’Europe, avec votre contexte particulier. Jusqu’à maintenant, je suis agréablement surpris. Les gens ne parlent pas nécessairement ouvertement à propos de ce sujet complexe et qui a tendance à soulever certaines tensions. Je constate que plusieurs pensent la même chose tout bas.

                Oui, les armes à feu sont le grand « égalisateur ». Soudainement, une petite femme de 100lbs peut se défendre devant un molosse de 250lbs d’égal à égal.

                Seulement que la présence d’une arme à feu, ou de présenter une arme sans tirer à un cambrioleur, évite des dizaines de milliers de vols, de meurtres, de violence, de viols, etc, aux États-Unis. On ne parle jamais de cela, mais ces chiffres dépassent de loin la violence faite à l’aide des fusils.

                Mais le problème de taille est lorsqu’un peuple a à faire à un État tyrannique.

                C’est le but principal du 2e Amendement des États-Unis : protéger le peuple contre un gouvernement tyrannique devenu hors de contrôle.

                Retirez les armes à feu des mains du peuple et il ne demeurera que les autorités et les criminels qui seront armés, alors que le peuple devient une cible facile (soft target).

                Les tueries dont nous avons trop souvent été témoins aux USA ces dernières années ont toutes eux lieu dans des zones où les armes à feu avaient été bannies. Les tueurs savent où aller pour ne pas rencontrer de résistance. Il est arrivé à quelques reprises qu’un tueur fou se présente à un endroit où le port d’arme est permis et je peux vous dire qu’il n’a jamais eu le temps de tuer beaucoup de monde avant de se faire tirer lui-même par des gens ordinaires sur place qui transportaient une arme ! Mais on n’en parle pas dans les médias. L’agenda de désarmer le peuple, surtout les Américains, doit se poursuivre…


                • foufouille foufouille 16 juin 2010 15:52

                  @ auteur
                  la meute de bobos est occupe ailleurs


                • sleeping-zombie 17 juin 2010 10:39

                  Seulement que la présence d’une arme à feu, ou de présenter une arme sans tirer à un cambrioleur, évite des dizaines de milliers de vols, de meurtres, de violence, de viols, etc, aux États-Unis.

                  comptons les homicides (j’ai trouvé des chiffres de 2005) :
                  USA : 16 910 pour 296,4 millions d’habitants soit 5,7 sur 100 000
                  France : 1 113 pour 62 millions d’habitants soit 1,8 sur 100 000

                  Donc là t’es en train de nous vendre l’idée que, malgré les dizaines de milliers de crimes évités grâce aux armes à feu disséminés dans votre pays, le minuscule reliquat nous laisse un taux trois fois supérieur à l’insécurité permanente subie par mes pauvres concitoyens désarmés.
                  Mais alors d’où vient la différence ? vous avez les mêmes lois, la même police, la même justice, les mêmes fonctionnaires (forcément incapables)... De là a conclure que les Américains sont le chaînons manquant...

                  Tiens, prenons le contrepied de ton argumentation.
                  Les forces de l’ordre, pour peu qu’elles existent, se doivent toujours d’être mieux armées que la population qu’elles sont censées contrôler (y a toujours des énergumènes qui ne reconnaissent ni l’autorité, ni la politesse). Dans un pays où la population n’est pas armée, une simple matraque suffit. Mais si le moindre quidam fin soul beuglant dans la rue est potentiellement armé d’un fusil d’assaut, il ne reste plus aux forces de l’ordre que 2 possibilités :
                  -ne rien faire, démissionner, et le pays sombre dans le chaos.
                  -passer à l’étape supérieure et incapaciter le gars à coup de taser pour qu’il se retrouve les 2 bras immobilisés, la gueule au sol et une ranger sur la tête, entouré de 5-6 types super nerveux, le tout avant même d’avoir compris ce qui se passe. Sympa le contrôle d’identité non ?
                  (Tout ça parce qu’un de leur collègue s’est fait flinguer la semaine dernière)

                  Question : lequel de ces scénarios est souhaitable ?

                  A titre personnel, sur ces 5 dernières années, la seule fois où j’ai été menacé physiquement, mon « agresseur » avait un uniforme. Et je suis bien content qu’il n’avait qu’une matraque.

                  Peut-être un peu longue comme mise au point, mais en tant que bonobo je ne réagis pas sur les articles dont l’orientation diffère trop de mon point de vue. Pour argumenter sur nos désaccords, il faut déjà avoir un socle commun.


                • François M. 17 juin 2010 11:12


                  @Sleeping zombie :

                  La cause première de cette différence des chiffres en France et aux États-Unis tiennent au climat socio-économique. Ça fait très longtemps qu’il est bien établi que la violence et les crimes augmentent lorsque l’écart entre les riches et les plus pauvres s’accroit. C’est la pauvreté, les tensions ethniques, et la misère qui sont responsables en grande partie. L’autre facteur important : les Américains ont une culture de guerre et son plus violent de nature, semble-t-il. Ce n’est pas le fusil qui tue, mais celui qui le tient. Là est le problème. Bannirez-vous les bâtons de baseball parce que certains s’en servent pour tuer ? Les couteaux ?

                  Allez, sortez de votre paradigme de bien pensant et secouez-vous un peu, vous êtes frilleux et peu convainquant !


                • sleeping-zombie 17 juin 2010 13:21

                  Je ne crois pas en la « nature » humaine. Ca m’étonnerait beaucoup qu’il y ait un gène de la violence exclusif aux américains.
                  Quand à la culture guerrière... non, la france n’est pas un pays de pacifistes. On est en guerre permanente en Afrique, au moyen-orient.. en fait, la france participe aux mêmes guerre que les US. Pas plus de « culture de la violence ». D’ailleurs, quitte a continuer de comparer les stats de criminalités, si on retire les meurtres, on se retrouve avec les mêmes taux d’agressions, de cambriolages etc...

                  Et non, ça ne me vient pas a l’idée d’interdire les battes de baseball parce que quelqu’un a déjà tué avec, mais, curieusement, je n’ai jamais lu « un forcené tue 30 personnes avec une batte de baseball ». Va savoir pourquoi.

                  Quand a l’argument « les armes protègent de la tyrannie »... tu vas quand même pas me faire croire que quand un citizen US s’arme, c’est pour se protéger de la CIA...


                • François M. 17 juin 2010 15:08

                  Ça n’a rien à voir avec un gêne exclusif américain, c’est plutôt de nature colonialiste et impériale. Vous avez passé votre phase en France, mais les États-Unis jouent toujours aux gendarmes mondialement et se pense le maitre du monde. La culture est axée sur la violence : les films, les guerres, l’histoire, etc.

                  Et non, ça ne me vient pas a l’idée d’interdire les battes de baseball parce que quelqu’un a déjà tué avec, mais, curieusement, je n’ai jamais lu « un forcené tue 30 personnes avec une batte de baseball ». Va savoir pourquoi.

                  Un cas de trente morts ou trente cas d’un mort, ça revient au même.

                  Quand a l’argument « les armes protègent de la tyrannie »... tu vas quand même pas me faire croire que quand un citizen US s’arme, c’est pour se protéger de la CIA...

                  Lisez le 2e Amendement des États-Unis, faites un petit retour historique sur sa raison d’exister et ce que les Pères fondateurs avaient en tête et vous comprendrez un peu mieux. En attendant, vous réagissez émotivement et vous perdez de vue la réalité. Je peux vous assurer qu’il y a des millions d’Américains qui s’arment pour se protéger autant d’un ennemi extérieur qu’intérieur des États-Unis. Pas de la CIA principalement, mais du gouvernement. C’est pas moi qui ai parlé de la CIA !


                • sleeping-zombie 17 juin 2010 15:45

                  Les pères fondateurs ? ils s’accommodaient très bien de l’esclavage... En référer à un contexte obsolète depuis plus de 150 ans est complètement hors de propos.


                • Manggiofagioli 16 juin 2010 15:46

                  "Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Là où les gens ont des armes à feu, les taux de criminalité sont bas. Là où ils sont interdits, le crime est endémique."

                  Effectivement, le taux de criminalité est plus faible en Afrique du sud, aux états unis et au Kosovo qu’en Norvège, au Japon ou en Irlande....
                  Vous voulez faire croire ça à qui ?


                  • werther_original werther_original 16 juin 2010 17:41

                    non mais en fait , il faut comparer ce qui est comparable.

                    Cela s’apelle l’esprit scientifique , on fait varier un parametre à la fois. Et vous d’un coup , vous changez de pays , de culture , de systeme politique , de zone de paix ou de guerre.

                    Comparez des zones armées en afrique du sud et des zones non armeés en afrique du sud. Mais ne comparez pas l’afrique du sud avec l’europe en croyant seulement que c’est la variation d’armement des gens qui changent la criminalité d’un pays à l’autre.

                    Cela n’a aucun sens de comparer des pays différents.


                  • Gaëtan Pelletier Gaëtan Pelletier 17 juin 2010 07:17

                    Il faut comprendre le contexte « ricain » ou Nord-américain.
                    La machette en Afrique, ça fait des dégâts...


                  • foufouille foufouille 16 juin 2010 15:58

                    une arbalete est legale et aussi mortel


                    • Gaëtan Pelletier Gaëtan Pelletier 17 juin 2010 07:19

                      Exact !
                      C’est la perception qu’on a d’une « arme à feu » comme instrument à tuer.
                      Une batte de baseball peut aussi faire l’affaire...


                    • jaja jaja 16 juin 2010 18:57

                      On ne fait pas la Révolution avec des confettis...


                      • COVADONGA722 COVADONGA722 16 juin 2010 19:16

                        on ne se defend pas de la tyrannie avec des confettis , seule les forces de l ordre et la racaille sont armées les force de l ordre ont été prolétarisées et tournent au mercenariat il ne defendent que les quartiers nantis le peuples est sans armes face a la terreur economique et l envahissement de son territoire .

                        l ’ennemi est chez moi
                        on me dit resigne toi
                        mais je ne peux pas
                        je reprendrais donc mon arme


                        • asterix asterix 16 juin 2010 19:38

                          Personnellement, je ne porterai jamais une arme. Mais je conçois bien que, si ce n’était pas interdit, il m’arrange que ceux qui projettent de m’attaquer pensent que je pourrais bien en avoir une. J’ai bien dit une, pas un arsenal. 
                           


                          • armand armand 16 juin 2010 23:29

                            En France, presque cent ans que le particulier est privé du droit de porter une arme - 1911. A la même époque, en Angleterre, les Bobbies, qui n’avaient pas d’armes à feu, empruntaient régulièrement un flingue à un gentleman serviable lorsqu’ils avaient (très rarement) affaire à un criminel armé.

                            Chez nous, en ce moment, on accumule toutes les tares - plus de police de proximité (s’entend, les plantons et les îlotiers qui maintenaient une présence permanente et étaient vraiment dissuasives) - le particulier, désarmé, est censé n’opposer aucune résistance (gare à lui s’il arrache un flingue à son agresseur et s’en sert contre lui...) et à attendre une hypothétique opération commando de la police.

                            Le sabre japonais c’est pas mal - j’en ai fait depuis près de trente ans, et lors des contrôles de police si tu as une carte de club en règle non seulement on te laisse tranquille, mais t’as droit au sourire.


                            • Kriss 17 juin 2010 03:07

                              Pour arrêter les comparaisons foireuses, un pistolet contrairement à un couteau n’a qu’une seule fonction.

                              Toute personne demandant expressément de se servir d’engin meurtrier devrait être emprisonné pour protéger les gens saint d’esprit.

                              Il n’y a pas besoin d’armes pour se revolter, juste de courage.

                              Pour une réponse plus longue, ce qui ressort des commentaires c’est un individualisme forcené.

                              Je souhaite me défendre des hordes sauvages qui vont surement m’agresser.

                              Je souhaite me défendre de l’état qui de toute façon se transformera surement en dictature.

                              Et si ce jour arrive, combien de temps allez-vous tenir dans votre maison qui se transformera en bunker ?
                              A vous écouter la société sera sauvée par les armes et l’égocentrisme.

                              En fait votre survie passe avant tout, comme un animal. Le monde est remplit de personne oeuvrant dans cette optique et je ne peux que me sentir affligé devant le résultat.

                              Quelle idée se cache derrière tout ceci, la peur d’un décès prématuré peut être. Pourtant, nous y passerons tous un jour ou l’autre et mourir une arme à la main ne me fait pas plus bander que ça.

                              Vous parlez au début de votre texte d’utopie, oui nous vivons en plein dedans, croire aux vertus de la république reste un acte de foi, mais je préfère me battre pour celle-ci en espérant qu’un jour l’être humain stoppera cet égoïsme qui le pousse à s’autodétruire.

                              Je peux voir que nous sommes loin du compte.


                              • Gaëtan Pelletier Gaëtan Pelletier 17 juin 2010 07:20

                                Une fonction décidée par celui ou celle qui l’utilise...
                                Prenez la clef de votre voiture et enfoncez-la dans l’oeil de votre agresseur...
                                Envoyez-moi les résultats...


                              • Kriss 17 juin 2010 08:13

                                La fonction d’une arme est scellée dès sa fabrication, elle sert à tuer, elle n’a aucune autre utilité.

                                Finalement, je préfère qu’un malade essaie de m’attaquer avec une clé de voiture, au lieu d’avoir une loi lui donnant la permission de posséder un flingue.


                              • François M. 17 juin 2010 09:03

                                Ça prend du courage, certes, mais si vous regardez la révolution Américaine contre la tyrannie de l’Angleterre, la Révolution française, la libération de Paris lors de la 2e guerre mondiale, et tous les autres exemple de libération du peuple face à la tyrannie, ce n’est pas qu’avec des slingshots et des cures-dents qu’on y arrive, malheureusement. Je déteste la violence, mais lorsque une révolution pacifique est impossible, une révolution violente est inévitable. C’est l’histoire, je n’invente pas ça !


                              • Kriss 17 juin 2010 12:09

                                Vous partez sur le constat d’une fatalité désarmante :)

                                Bon prenons un cas pratique :

                                Vous êtes attaqué par cinq jeunes. Vous êtes désarmés et donc allez surement être tabassé sauf dans le cas où vous seriez un champion de boxe voir, on peut toujours rêver, que d’autres personnes vous portent assistance.

                                Vos chances de survit dans notre société sont assez mauvaises, j’en conviens.

                                Maintenant, imaginons la même scène avec une loi qui autorise le port d’arme pour tous.

                                Vos chances de survit sont de zéro, parce que même si l’on vient vous aider, vous auriez, à coup sûr, déjà reçu plusieurs balles.
                                Evidemment, on va me rétorquer que personne n’oserait attaquer un homme armé, mais si, les cons cela ose tout, encore plus les cons armés.

                                Deuxième cas pratique :

                                Une dictature se met en place, votre quartier se prépare à recevoir comme il se doit tout malotru qui oserait venir souiller vos jolies pelouses.

                                Victoire, vous avez réussi a décimer tout un bataillon de soldat. Alors que vous fêtez l’issue de cette bataille dans la joie et l’allégresse un bruit sourd vous fais lever la tête au ciel, il sera suivi de sifflements et de quelques explosions.

                                Miraculeusement la moitié d’entre vous sortiront indemne de ce bombardement et c’est à ce moment-là que vous apercevez sur la route, la colonne de chars qui vient finir le boulot.


                                Vous trouvez mes exemples débiles, mais au moins, vous savez ce que je ressens quand je vois quelqu’un qui se croit en sureté, caché derrière la crosse en acier de son pistolet.

                                Ce qui pousse les gens à se soulever, ce n’est pas de se sentir fort parce que surarmé, mais plutôt de devoir choisir entre mourir de faim ou d’une balle dans la tête, que notre propre vie compte moins que nos convictions.

                                Et si on en arrive là, je crois que même nos clés de voiture serviront.

                                Au lieu de faire des efforts pour s’entraider pour vivre ensemble et empêcher cette fatalité allons plutôt nous acheter des armes, au cas où.

                                Cela me rappelle une vidéo :

                                http://www.youtube.com/watch?v=T1h9l6lPjbM&feature=player_embedded


                              • François M. 17 juin 2010 14:34

                                Alors vous faites quoi ? Vous vous rendez et devenez des esclaves ? C’est ça votre plan de match ? Moi je dis mieux vaut mourir debout de de vivre à genoux !


                              • Kriss 18 juin 2010 01:12

                                Je ne comprends absolument pas votre rhétorique, surement parce que je ne suis pas assez clair.

                                Si vous n’avez absolument aucune confiance dans vos concitoyens ou votre gouvernement, vous ne défendez aucun idéal, seulement votre vie, votre égo devrais-je dire.

                                Vous avez tellement peur dans cette société que vous préférez donner à vos « ennemis », le droit de porter une arme et donc d’avoir beaucoup plus de chance de vous abattre.

                                Au lieu d’essayer de pousser les gens à être moins con, de forcer ce gouvernement à vous écouter, vous décidez que vous êtes seul contre tous, mais de croire qu’une arme arrivera à vous sauver, c’est juste pathétique.

                                Quand un jeune fais un carton dans école, quand un salarié dégomme ses collègues, cela devrait vous faire comprendre que les « fous » se sont vos amis, vos voisins et que dans ce cas, je ne vois pas comment on pourrait résoudre le problème en donnant plus d’arme à de potentiels criminels.

                                Vous ne cherchez pas à comprendre pourquoi certains en arrivent à de telles extrémités et donc vous ne résoudrez rien, vous allez simplement empirer la situation.

                                Mais peut importe, hein. Au moins, vous aurez survécu, dans un monde de dégénérés peut être, mais vivant n’est-ce pas.


                              • amipb amipb 17 juin 2010 06:58

                                Si vous possédez une arme lors d’un cambriolage à votre domicile, vous avez statistiquement bien plus de risques de vous faire tuer (geste de survie de l’agresseur, panique, vol de votre arme, etc.) que si vous n’en aviez pas.

                                Par ailleurs, face à la police ou à l’armée, vous auriez évidemment bien plus de chances d’être criblé de balles à la vue de votre armement.

                                Les armes n’apportent que des problèmes, la solution à notre démocratie vacillante ne pourra venir que d’un retour à la morale, à des lois égalitaires fortes, à une reprise en main des parents et de l’éducation. Cela peut sembler rigide mais la vie en société ne peut fonctionner sans.


                                • Gaëtan Pelletier Gaëtan Pelletier 17 juin 2010 07:24

                                  Je ne pense pas que l’arme soit un instrument de démocratie.
                                  Vous venez de dire vous même qu’il s’agit d’une question d’éducation.
                                  L’arme est un problème dans un monde ou on crée des problèmes au point de se demander s’il ne faut pas une arme pour se défendre contre les « fous » qui ne peuvent plus vivre dans un monde idéal.
                                  J’ai l’impression que le mot « arme » est confondu avec celui de « guerre »...


                                • François M. 17 juin 2010 08:58

                                  Bullshit ! C’est exactement le contraire !


                                • François M. 17 juin 2010 08:59

                                  En parlant de ça : "Si vous possédez une arme lors d’un cambriolage à votre domicile, vous avez statistiquement bien plus de risques de vous faire tuer (geste de survie de l’agresseur, panique, vol de votre arme, etc.) que si vous n’en aviez pas." BULLSHIT !


                                • armand armand 17 juin 2010 20:47

                                  Mais si, Gaëtan, l’arme peut être un outil de démocratie - puisque Dieu a créé les hommes et Sam Colt les a rendus égaux !


                                • colza 17 juin 2010 09:32

                                  Acquérir une arme à feu, c’est accepter l’idée qu’un jour, on tuera peut-être un être humain avec.

                                  Un jour, vous aurez cette arme à la main, une autre arme face à vous et vous n’aurez alors d’autre choix que tuer ou être tué.
                                  Très peu pour moi, merci bien...

                                  • François M. 17 juin 2010 10:21

                                    Ne pas avoir d’arme quelconque, ou ne pas savoir se défendre, est accepter qu’un jour, on vous tuera peut-être sans riposte, facilement, ou un être cher. Un jour, une personne sera devant vous avec une arme et vous ne pourrez rien faire pour vous défendre et vous n’aurez pas le choix d’être tué.

                                    Très peu pour moi, merci...


                                  • armand armand 17 juin 2010 10:36

                                    Bon, sur le fond de l’affaire...

                                    La Constitution U.S. a été écrite à l’époque où une formation de civils, rangés en colonnes et armés de fusils à silex avaient une chance de tenir le coup face à une armée régulière dotée des mêmes armes avec quelques canons en plus. Et si les civils étaient à l’abri de murailles, c’était même plus facile - voyez Fort Alamo.

                                    De nos jours, même avec des fusils automatiques et des lance-roquettes, une milice des collines du Montana pourrait-elle vraiment tenir en échec une armée moderne ? Peu probable.

                                    Mais il faut savoir que nos Etats, surtout la France, pratiquent à l’intérieur une politique de la moindre violence, où les groupes qui possèdent une forte capacité de nuisance sont laissées tranquilles, tandis qu’on enverra des CRS caparaçonnés en robocops contre des manifestants nettement moins dangereux que ceux qu’affrontaient nos braves gardes mobiles d’antan, protégés d’un pauvre casque. D’où ces zones de non-droit où il faudrait carrément une semaine de couvre-feu et plusieurs régiments pour assainir la situation, où même l’extrême mansuétude devant les débordements de la rue Myrha ou les facéties bruyantes de supporters algériens.

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François M.


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