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Accueil du site > Actualités > Société > Les bannis de la République

Les bannis de la République

On finira par croire qu’étymologiquement, les banlieues sont des lieux mis au ban de la République, et pourtant l’origine du mot banlieue est très différente.

En effet « Banlieue » vient du mot Ban, qui est tout simplement le « territoire soumis à la juridiction du seigneur ».

Le mot « banal » a d’ailleurs la même racine : il vient du four à pain collectif, celui qui dépendait du ban, et comme il était utilisé par tous, c’était un four banal. lien

Quant aux forbans, c’étaient ceux qui étaient chassés du ban, bannis, indignes de la bannière (le drapeau du ban).

Ce qui est moins banal, c’est la situation de la Banlieue parisienne.

Elle est devenue une banlieue bannie, chassée du ban, et remplie de forbans.

Pourtant, ces banlieues n’ont pas toutes le même destin si l’on compare celui de Clichy sous Bois à celui de Neuilly sur Seine.

Dans cette ville, la loi SRU n’est pas respectée, puisque les logements sociaux ne sont que 3,2 %, bien loin des 20% réclamés par la loi. lien

Le maire de Neuilly a beau se défendre évoquant le manque de terrain pour arriver au quota des 20%, il trouve toujours du terrain pour d’autres constructions.

Mais est-ce une bonne idée de regrouper dans les mêmes lieux des gens de la même classe sociale, portée par l’idée qu’une solidarité de classe s’y fasse ?

Aujourd’hui, on constate que ceux qui se sortent de la galère, prennent comme première décision de quitter la banlieue, et les places sont prises par d’autres encore plus pauvres qu’eux.

Nos urbanistes, architectes, et décideurs ont donc choisi la mauvaise option.

Il serait manifestement plus intelligent d’éparpiller la misère, plutôt que de la rassembler dans une même zone.

Selon l’O.N.Z.U.S, (observatoire national des zones urbaines sensibles) un tiers des habitants y vivent sous le seuil de pauvreté.

Des records de chômage y sont battus avec 42% pour les hommes de moins de 25 ans.

Dans les années 80, la gauche, alors au pouvoir, avait mis en place ce qui s’appelait la « politique des grands frères »

Cette politique, abandonnée par la droite sarkozyste, critiquée par Rachida Dati, avait pourtant de nombreux avantages. lien

Thierry Mandon, maire PS de Ris Orangis la définissait ainsi :

« ça consistait à choisir des jeunes adultes, disons à la vingtaine d’année dont on pensait qu’ils auraient plus d’influence sur les gamins de douze/seize ans pour qu’ils ne fassent pas de bêtises, ils avaient l’autorité que les pères de familles n’avaient plus. »

Aujourd’hui, pour Luc Bronner, journaliste d’investigation, et prix Albert Londres, la situation est perdue.

Il explique dans son dernier livre (« la loi du ghetto » chez Calman Levy).pourquoi ce qui se passe aujourd’hui dans nos banlieues relève d’un processus que désormais rien n’arrêtera. lien

Il était sur France Culture ce mercredi 31 mars.

Il a évoqué la paupérisation, l’enclavement, les quartiers difficiles, et la dure réalité des zones de non droit créées par la volonté de regrouper les plus pauvres des français. lien

Il est convaincu que nous avons une responsabilité collective, et que notre indignation légitime, et bien pensante n’est qu’hypocrisie.

Aujourd’hui, ceux qui gagnent leur vie, même modestement, ne souhaitent plus vivre auprès de la « pauvreté dangereuse ».

Il affirme que nous acceptons l’existence de ces ghettos tant qu’ils ne viennent pas bousculer notre vie de tous les jours.

Le français préfèrerait donc qu’il y ait des « territoires sacrifiés ».

Il fallait en conséquence doter ce territoire d’une police de proximité, ce qu’avait fait la gauche en 81.

A De Villepin alors premier ministre, qui plaidait pour une « police de la tranquillité publique », Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, répondait « si la seule chose qu’on nous propose, c’est de recommencer ce qui a fait faillite (police de proximité) les mêmes causes produiront les mêmes effets. »

La suite logique, nous la connaissons.

Des qu’il a été au pouvoir, Sarkozy a supprimé cette police, mise en place par la gauche dans les années 80, plongeant des zones entières de banlieue dans le « non-droit » et le trafic de stupéfiants. lien

Ces ghettos de la misère sont en effet ceux ou la drogue circule en toute impunité, ou presque.

Le marché du cannabis représente à lui seul 800 000 millions d’euros en France, ce qui relativise l’opération de police récente à Tremblay qui a permis la saisie de près d’un million d’euros, de cocaïne et d’héroïne. lien

mais un million sur 800 millions c’est peu.

Ce que l’on oublie toujours c’est que la légalisation du cannabis ferait chuter les cours, et enlèverait à ces trafiquants de banlieues une importante source de revenus.

Mais le gouvernement actuel préfère fermer la plupart des temps les yeux sur ce trafic, sachant très bien que s’il arrive à arrêter quelques trafiquants, d’autres prennent le relais automatiquement.

D’ici que de « mauvaises langues » aillent imaginer que le but présidentiel est de provoquer une insurrection en banlieue pour la réprimer, et se remettre ainsi en odeur de sainteté dans le cœur des français, il n’y a qu’un pas.

Mais le plus grave n’est-il pas que l’abstention se soit développée en banlieue d’une façon considérable ?

Pour Luc Bronner, l’abstention est plus grave que les émeutes. lien

78% des 18/ 34 ans se sont abstenus en banlieue.

A Clichy sous Bois, il n’y a eu au second tour que 31,3% de votants.

Ils affirment ne pas être de mauvais citoyens, puisqu’ils s’intéressent à la politique extérieure, mais ils disent que voter ne leur enlèverait pas Sarkozy, et ne voient donc pas l’intérêt de voter.

lien

De plus, lors de campagnes électorales, ces quartiers sont considérés comme « non rentables » par la gauche comme par la droite, ce qui les plonge encore plus dans la ghettoïsation. Vidéo.

Ce ghetto de la misère, a provoqué la création d’un autre ghetto, celui de la richesse.

Aujourd’hui, il y a un peu partout dans notre pays des zones de non droit, avec une police privée, et le français lambda ne peut pas y pénétrer, même s’il n’est pas animé de « mauvaises pensées » à moins d’y être invité.

Radars, police privée, caméras : tout est prévu pour assurer la sécurité des habitants.

Çà existe en France comme à Cuincy, dans le Nord, où le maire a fait ériger une grille entre sa commune et le quartier HLM de Douai. lien

Çà existe aussi à Toulouse, à Tours, à Avignon, à Nantes, à Montpellier, à Lyon, à Marseille, à Bordeaux…etc.

C’est une étrange France qui est en train de naître sous nos yeux, et on ne voit pas bien de quelle façon nous pourrions en sortir ?

Car comme disait mon vieil ami africain :

« Ne te lamente pas de ce qui t’arrive, tu ne connais pas le futur ».


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193 réactions à cet article    


  • Jean TITOUPLIN Jean TITOUPLIN 3 avril 2010 06:27

    Pour lutter contre l’absentéisme qui touche tout particulièrement les banlieues, certains ont inventé un nouveau concept « la racaille de proximité »

    Pour même pas quelques centaines de milliers d’euros, les caïds se chargent de sensibiliser les habitants à la beauté civique d’un bureau de vote smiley 

    http://www.laprovence.com/article/regionales/subventions-de-la-region-demande-de-levee-dimmunite-pour-sylvie-andrieux






    • olivier cabanel olivier cabanel 3 avril 2010 08:10

      Jean Titouplin,
      merci de commentaire au deuxième degré de l’humour,
      mais je crois savoir qu’il n’est pas possible d’obliger quelqu’un à voter, même avec une éventuelle armada de gros bras payés pour l’occasion pour rameuter le citoyen direction l’isoloir,

      l’humour est toujours le bienvenu, mais plus sérieusement, comment ne pas comprendre la désespérance de gens comme vous et moi, (78% des 18/34 ans qui se sont abstenus, c’est énorme !) dont 42% sont au chomage, pour des raisons non avouées de racisme.
      les habitants d’origine noire, arabe, asiatique sont dénommés hypocritement minorité visible, (mais ils sont une majorité) et n’ont pas de boulot,
      la délinquance est la seule activité rémunérée que nombreux d’entre eux se sont trouvé,
      du coup, les commerces sont partis (çà peut se comprendre !) les policiers y arrivent déguisés en robocop, provoquant des bavures à répétition,
      et c’est l’enchainement de la violence,
      tout est mis en place pour que ces zones soient des zones de non droit, de violence, de trafic.

      je serais heureux si vous acceptiez d’entamer une vrai réflexion.
       smiley


    • olivier cabanel olivier cabanel 3 avril 2010 18:48

      Cassino,
      tout à fait d’accord avec vous,
      j’avais fait un petit chapitre la dessus, que j’ai « gommé » pour rester à l’essentiel,
      le voila avec les liens
      "le vote blanc comptabilisé serait une belle manière de faire revivre la démocratie, et une association propose l’annulation du scrutin s’il y a plus de 30% de votes blancs.
      http://www.vote-blanc.org/
      et récemment, le 24 mars un député ump (jacques Remiller) à déposé une proposition de loi en ce sens.
      http://www.vote-blanc.org/articles.php?lng=fr&pg=3257
      mais sans faire de mauvais esprit, j’ai quelques doutes à ce que sarkozy y trouve quelque intéret !
       smiley


    • olivier cabanel olivier cabanel 3 avril 2010 11:00

      Big Pink Pig
      vos deux premières mesures proposées me semble du bon sens,
      on oublie souvent qu’aux temps de la prohibition de l’alcool, çà n’empechait pas le trafic, bien au contraire, et çà enrichissait les maffias, la pègre, vu les prix pratiqués,
      de plus, ces alcool frelatés étaient dangereux pour la santé,
      je crois qu’on peut faire un parallèle,
      en légalisant le cannabis, on coupe le robinet financier des trafiquants (ils trouveront surement autre chose, mais bon...)

      mais pour moi, la chose essentielle est d’arreter la concentration des personnes suivant leur statuts sociaux, de punir la discrimination à l’embauche, d’autant qu’elle est fonction de la couleur de la peau.
      les lois existent, mais elles ne sont pas appliquées,

      par contre, sur la déchéance nationale, je ne suis pas d"’accord, car ce serait les punir deux fois,
      la première parce qu’ils souffrent déjà d’une exclusion volontaire de la part de notre société, et la deuxième parce qu’ils seraient exclus injustement d’un territoire national.

      il faut beaucoup de sagesse, d’ouverture, et de recul pour définir qui sont les vrais coupables de la situation actuelle.
      je suis prèt à en discuter.


    • foufouille foufouille 3 avril 2010 11:44

      ce sont les negriers qui importe les esclaves car ils peuvent les payer moins cher


    • Bigre Bigre 3 avril 2010 12:09

      M. Foufouille,, les esclaves viennent tout seul, comme des papillons attirées par la lumière.
      Faut aller voir comme il fait sombre chez eux ... 

      Et deviner qui y gère réellement la lumière ....


    • olivier cabanel olivier cabanel 3 avril 2010 17:50

      Big Pink Pig,
      à condition que l’apprentissage soit digne de ce nom, et non pas de faire faire au « grouillot », les sales boulots, sans lui donner la possibilité d’apprendre le B.A BA du métier,
      ce qui est malheureusement parfois le cas.


    • olivier cabanel olivier cabanel 4 avril 2010 10:36

      foufouille,
      le mot négrier est fort,
      mais il n’est pas si éloigné de la réalité,
      quant on voit comment sont payés ces travailleurs de la misère,
      comment ils sont logés,
      une honte pour notre pays, soi-disant pays des droits de l’homme.
       smiley


    • olivier cabanel olivier cabanel 3 avril 2010 13:09

      Big Pink Pig
      les spécialistes qui se sont penchés sur la question affirment qu’il ne faudrait pas dépasser 17 élèves par classe, pour ne perdre personne en route,
      il y a surement des cas particuliers, ou ce « quota » puisse être dépassé, mais globalement c’est une des conditions de la réussite scolaire,
      or, ces élèves sont les élites de demain,
      ne pas prendre cette phase au sérieux, c’est se tirer une balle dans le pieds,
      aujourd’hui le choix sarkozyste, c’est au contraire la suppression de postes dans l’éducation nationale,
      par contre, des cadeaux sont faits à l’école privée,
      celle ci n’est pas privée de subventions (c’est nous qui payons) et elle est destinée aux classes les plus riches,
      c’est toujours la même histoire.
      et elle ne peut que mal finir.
       smiley


    • olivier cabanel olivier cabanel 3 avril 2010 16:30

      Big Pink Pig,
      il arrive bien sur à des spécialistes de se tromper,
      mais lorsqu’ils sont unanimes à dire la même chose, on peut légitimement commencer à les croire,
      il ne s’agit pas d’en faire des « Enstein », mais seulement de leur donner les bonnes bases pour démarrer dans la société,
      de parler convenablement le français, sans faire les horribles fautes que l’on voit partout,
      de parler au moins une langue ou deux, le mieux possible,
      de leur avoir inculqué l’histoire de notre pays, et du monde,
      et de leur avoir donné envie d’apprendre tel ou tel métier,
      il s’agit de ne laisser personne au bord de la route,
      rien de plus.
       smiley


    • L'enfoiré L’enfoiré 3 avril 2010 10:59

      Salut Olivier,
       Un très vieil article sur le sujet. Je ne connaissais pas encore Agoravox.
       Une réédition en vue dans les banlieues ?
      Bonnes cloches... de Pâques, évidemment smiley


      • olivier cabanel olivier cabanel 3 avril 2010 11:06

        Guy,
        je vois que nos deux textes ont pas mal de points communs,
        seule différence, je conteste la volonté des urbanistes et autres bâtisseurs qui concentrent les appartements « sociaux » dans de vastes secteurs, au lieu de faire fusionner les habitats « de luxe », et ceux qui le sont moins,
        çà crée fatalement des ghettos, et des conditions de vie difficile,
        la société actuelle à poser les bases des violences que l’on voit aujourd’hui.
        en privant les classes les plus jeunes et défavorisées de travail, en les reléguant dans l’oubli et l’ennui, on ne pouvait récolter autre chose que ce que nous vivons aujourd’hui,
        et j’ai peur que le pire soit à venir.
        merci de ton commentaire.
         smiley


      • L'enfoiré L’enfoiré 3 avril 2010 11:18

        Olivier,
        « pas mal de points communs, »
        Exact. Intéressant de voir ce qu’on en disait à chaud et le retrouver bien longtemps après. Avantage des blogs, cela laisse des traces d’une époque.

        "... la volonté des urbanistes et autres bâtisseurs qui concentrent les appartements « sociaux » dans de vastes secteurs, au lieu de faire fusionner les habitats « de luxe », et ceux qui le sont moins, çà crée fatalement des ghettos, et des conditions de vie difficile,« 

        Je ne connais pas vraiment la situation française avec les HLM, les cités dortoirs autour de Paris. Quoique, en cherchant bien...
        En fait, avec un regard scrutateur de par chez nous, ils ne sont pas les seuls responsables. Tout évolue, tout change. Un quartier construit parfaitement sans idées de l’associer à une classe de société n’ayant pas les fonds très élevés, passe parfois d’un extrême à l’autre.
        Je peux t’en citer des exemples dans les deux sens à Bruxelles. Rien ne reste comme son concepteur l’aurait imaginé. Si tu veux je reviens avec des exemples... Bruxelles est souvent fait de sables mouvants.

         »et j’ai peur que le pire soit à venir."
        Très possible....surtout quand les classes moyennes descendent d’une marche.
         smiley


      • olivier cabanel olivier cabanel 3 avril 2010 11:22

        Guy,
        je crois même avoir raconté dans mon article cette situation dans la banlieu parisienne, ou un maire indélicat a fait monter une barrière avec une grille entre les quartiers chics et les quartiers pauvres,
        comment peut on accepter pareil geste ?!
        totalement scandaleux,
        et je m’interroge beaucoup aussi de voir fleurir ici ou la de plus en plus de « ghettos riches » avec vigiles, caméras, radars etc...
         smiley


      • olivier cabanel olivier cabanel 3 avril 2010 12:54

        Guy,
        bien sur, on arrive à çà,
        mais est-ce une vie de vivre sans cesse dans la peur,
        celle d’être agressé,
        de s’entourer de gardes du corps,
        de caméras, de barbelés ?
        ne crois-tu pas que si les richesses étaient mieux partagées, la situation deviendrait plus vivable ?
        nos peurs font naitre notre insécurité.
        à+


      • L'enfoiré L’enfoiré 3 avril 2010 13:47

        Olivier,
         
        Si tu as lu jusqu’au bout, je termine par :
        "Dans l’habitude de regarder vers son nombril pour le protéger, ce sera, demain, à qui sera le tour ?

        Ah, maudit pognon, maudit pouvoir, tu en auras fait des victimes sur ton passage !

        Je ne peux être plus clair. smiley


      • olivier cabanel olivier cabanel 3 avril 2010 16:31

        Guy,
        oui, j’avais lu jusqu’au bout, et je partage cette conclusion,
        bien sur.
         smiley


      • olivier cabanel olivier cabanel 3 avril 2010 11:09

        Big Pink Pig,
        tout en annonçant une rigueur budgétaire du gouvernement, celui ci fait exactement le contraire,
        on a eu il y a peu les repas du sommet de la méditérrannée a 5050 euros le repas, par personne, la douche installée pour l’occasion à 240 000 euros, et récemment les voyages en jet privé pour 116 000 euros,
        avec un budget de communication qui crève les plafonds,
        il a une certaine provocation de l’état d’évoquer sans sourire la rigueur.
        de qui se moque-t-on ?


      • olivier cabanel olivier cabanel 3 avril 2010 12:57

        Big Pink Pig,
        courir pour oublier ?
        nos politiques ne sont pas ailleurs, ils savent parfaitement ce qu’ils font,
        ils ont décidé de s’en mettre plein les poches et de durer le plus longtemps possible,
        pour l’instant c’est tout bonus.
        je leur souhaite d’avoir bien assuré « leurs arrières », parce que le réveil va être difficile.
         smiley


      • jef88 jef88 3 avril 2010 12:22

        Je me souviens....
        Je me souviens de l’époque bénie du plein emploi ou certaines entreprises organisaient des charters d’immigrés pour amener des travailleurs (réguliers) en France...
        Ils étaient admis et s’ils bossaient bien, intégrés en 6 mois ou un an...
        Alors plutôt que d’inventer des trucs et des machins qui ne fonctionnent jamais, CREONS DES EMPLOIS  !
        Je sais ce n’est pas gagné : il faudrait réduire le poids de la grande distribution et casser l’OMC.
        Mais on peut réver...


        • olivier cabanel olivier cabanel 3 avril 2010 13:01

          Jeff88,
          ce n’est pas si simple,
          nous avons des capacités de consommation,
          et elles ont donc des limites.
          quant aux capacités de production, pour améliorer les marges, les entreprises préfèrent faire travailler la Chine, ou les Indes...
          un sou, c’est un sou.
          sauf que le consommateur privé d’emploi ne peut plus consommer, et que la belle machine s’est grippée.

          faire concurrence à la grande distribution est une bonne idée, mais elle passe par la vente directe, celle des produits de qualité, des nouvelles coopératives.
          en supprimant les intermédiaires, et en réduisant les marges pour être conccurentiels.
          et il faut avoir le temps de se déplacer, alors qu’il est si simple de remplir son caddy,
          même avec des cochonneries très chères, et pas bonnes.
           smiley


        • Le chien qui danse 3 avril 2010 13:20

          Je me souviens de l’époque bénie du plein emploi ou certaines entreprises organisaient des charters d’immigrés pour amener des travailleurs (réguliers) en France...
          Ils étaient admis et s’ils bossaient bien, intégrés en 6 mois ou un an...

          Euh...vous avez pas vu un film qui s’appelle Dupont la joie, téléchargez le si c’est le cas.

          Aujourd’hui c’est pas bien, mais avant c’était pas mieux faut voir à émanciper un peu les perspectives et objectifs.


        • jef88 jef88 4 avril 2010 12:17

          @ lechien qui danse
          Je ne fabule pas c’était la vérité , je l’ai vécue et formé des immigrés


        • olivier cabanel olivier cabanel 3 avril 2010 16:33

          agoraintox,
          bien sur, les truands trouveront d’autres moyens de s’enrichir illégalement, mais leur couper l’herbe sous les pieds (c’est le cas de le dire) ne peut etre que positif,
          il faut aussi arrêter de considérer les drogués comme des délinquants, mais seulement des malades,
          mais c’est un autre débat...


        • COVADONGA722 COVADONGA722 3 avril 2010 13:58


          bis repetita placent...

          le probleme c est la cohérence de la societé

          je connais les prénoms des quelques batards qui pourrissent mon immeuble dans ma zus , pour les jeunes sages vus que eux je les voit pas j ai demandé a ma progeniture
          l incoherence a mes yeux la voici, vont avoir droit a un voyage tout frais payé par l assoc locale « des grands freres » plus des activités gratos , djamel , miloud , rafa et kevin tout une equipe de racaille qui connait le commissariat comme sa poche , par contre vont rester cloitrés houria , djamel et marco des gosses qui se tiennent peinards ont les memes problemes que les precités n ont jamais eu affaire au keuf mais subissent la vindicte qui englobe les djeuns de la tour H ou je veux en venir avec mon lauius , c est que l on ne recompense pas les bons la mairies par asso interposée n eduque pas elle achete une paix temporaire , personnellement j enverrais les 4 branleurs dans une ferme sur le larzac loin de tout loisir pendant un an mais faut dire que je suis un gros con de réac !


          • Le chien qui danse 3 avril 2010 15:07

            Non la rupture d’avec le millieu n’est pas une position de vieux con de réac, mais peut-être salutaire pour un certain nombre de jeunes. Bon après ça si c’est pour les envoyer mettre des boulons dans des sachets en plastique dans une usine payé au smic, risque d’y avoir rechute....


          • olivier cabanel olivier cabanel 3 avril 2010 16:36

            Covadonga,
            évidemment, vous avez des solutions radicales,
            ceci dit, l’idée de décentraliser la misère, l’idée de permettre à ces jeunes d’avoir d’autres rêves, d’avoir un métier, et de les sortir de ce milieu deséspérant n’est pas une mauvaise idée.


          • olivier cabanel olivier cabanel 3 avril 2010 17:48

            le chien qui danse,
            je partage votre avis,
            le travail proposé doit être passionnant, et en tout cas répondre aux préférences du futur travailleur,
            il est certain que de remplir des boites de petits pois n’est pas très valorisant,
            mais pour çà, il faut mener une politique d’enseignement ouverte sur tous les métiers.
            perso, je n’ai rien contre l’apprentissage s’il est mené dans les règles de l’art, et non pour donner des sales boulot au jeune qui démarre.


          • mcjb 3 avril 2010 15:01

            la situation des banlieues est certes catastrophique, trop de tours, trop de pauvres, trop de poubelles, trop d’incivilite, etc etc ce qui ne peut deboucher a que trop de debacle
            pour avoir fait une etude historique de la situation actuelle du monde par rapport aux connaissances, au savoir, je dirais que notre epoque paie, le trop grand nombres de guerres du passe et que le savoir du 18e siècle n’a pu emerger car trop de guillotine rappelons nous Danton Robespierre 17500 tetes coupes en cette epoque,
            Pourquoi en sommes nous en cette situation, tres simple cher monsieur, trop d’ignorance, trop de laisser aller,
            l’eglise chretienne a beau sensibiliser les gens sur les temps futurs, la fin des temps qui est prevue dans les ecrits aussi bien la thora, la bible, que le coran , personne n’en a rien a battre et d’ailleurs c’est prevu l’antechrist regnera sur des populations deboussoles ?
            http://www.jesusreviendra.com/signs/signs_index.html

            cette page me semble tres interessante pour illustrer mon propos,
            disons que savoir il y a ,mais n’est pas correctement interprete et diffusé, et vous aurez ainsi la raison au moins d’un dysfonctionnement, pour le reste bien entendu il faut mettre en cause les trafics de tous autres qui nuisent aux plus faibles bien surs les plus durement touches,

            l’histoire est simple, le savoir date de Pythagorre, bien entendu d’autres avant lui les tables de multiplication 13*12 = 156 soit 13 lunaisons pour 12 mois etales sur 9 ans pour tenir compte des annes bixectiles, le savoir des maias Georges Iftah histoire universelle des chiffre ;

            et votre article tombe t’a propos, levez vous cette nuit et regarder la lune elle se trouve tres exactement en milieu de cycle qui va du 21 mars au 6 avril, or il se trouve que demain c’est paques, qui se situe apres la première lune de printemps, n’est ce pas magique , en 10 mn chrono je viens de resumer 10 ans de recherche, joyeuses paques


            • mcjb 3 avril 2010 15:09

              alleez vous l’avez fait expres, vous m’avez tendu la perche, et peut etre pas mais Dieu si on y fait bien attention s’occupe de tout


              • mcjb 3 avril 2010 15:52

                personne n’est loblige de comprendre le message ce serait du proselithisme, et je n’en fait pas, suis habitee naturellement par dieu a cause de la bi polarite, qui peut etre induite par la drogue, ou autre, alors quand je vois que voustentez le diable en voulant liberaliser la vente de stupefiants, je suis outres, cher monisuer et c’est mon droit, d’honnete cytouenne victime non pas de la drogue mais du stress, les effets etend identiques, probablement que vous n’avez pas assez reflechit a la question, je vous conseille de prendre l’avis de speciamlistes en la matière, Mr le professeur ESquinol sous wikipedia, pourra vous renseigner


              • mcjb 3 avril 2010 16:07

                le docteur esquirol traite de ceci


              • mcjb 3 avril 2010 16:15
                ÉROTOMANIE

                ÉROTOMANIE, s. f., erotomania ; d’eros, amour, mania, délire ; amor insanus de Sennert ; délire érotique ; mélancolie amoureuse.

                L’érotomanie consiste dans un amour excessif, tantôt pour un objet réel, tantôt pour un objet imaginaire ; dans cette maladie, l’imagination seule est lésée : il y a erreur de l’entendement. C’est une affection mentale, dans laquelle les idées amoureuses sont fixes et dominantes comme les idées religieuses sont fixes et dominantes dans la théomanie ou mélancolie religieuse.

                L’érotomanie diffère essentiellement de la nymphomanie et du satyriasis. Dans celles-ci, le mal vient des organes reproducteurs, dont l’irritation réagit sur le cerveau. Dans l’érotomanie, l’amour est dans la tète. La nymphomane et le satyriaque sont victimes d’un désordre physique ; les érotomaniaques sont le jouet de leur imagination. L’érotomanie est à la nymphomanie et au satyriasis ce que les affections vives, mais honnêtes du coeur sont au libertinage effréné. Tandis que les propos les plus sales, les actions les plus honteuses, les plus humiliantes caractérisent la nymphomanie et le satyriasis, l’érotomaniaque ne désire, ne songe pas même aux faveurs qu’il pourrait espérer de l’objet de sa folle tendresse. Quelquefois même l’amour a pour objets des êtres qui ne sauraient le satisfaire. Alkidias, rhodien, est pris de délire érotique pour une statue de Cupidon de Praxitèle. Variola dit la même chose d’un habitant d’Arles qui vivait de sou temps.

                Dans l’érotomanie, les yeux sont vifs, animés, le regard passionné, les propos tendres, les actions expansives, mais ceux qui en sont affectés ne sortent jamais des bornes de la décence ; ils s’oublient eu quelque sorte eux-mêmes ; ils vouent à leur divinité un culte pur, souvent secret ; ils se rendent esclaves ; ils exécutent les ordres de leur déité avec une fidélité souvent puérile ; ils obéissent même aux caprices qu’ils lui prêtent ; ils sont en extase, contemplant ses perfections souvent imaginaires ; désespérés par l’absence, leur regard est alors abattu ; ils sont pâles, les traits s’altèrent ; ils perdent le sommeil et l’appétit ; ils sont inquiets, rêveurs, colères, etc. Le retour les rends ivres de joie, le bonheur dont ils jouissent se montre dans toute leur personne et se répand sur tout ce qui les entoure ; leur activité musculaire augmente, mais elle est convulsive ; ils parlent beaucoup, et toujours de leur amour ; pendant le sommeil, ils ont des rêves, ils sont sujets à des illusions de sensations, qui ont enfanté les succubes et les incubes. Voyez ces deux mots.

                Comme tous les monomaniaques ou mélancoliques, les érotomaniaques sont, nuit et jour, poursuivis par les mêmes idées, par les mêmes affections, qui sont d’autant plus cruelles, qu’elles s’irritent de toutes les passions conjurées : la crainte, l’espoir, la jalousie, la joie, la fureur, etc., semblent concourir toutes à la fois ou tour à tour, pour faire le tourment de ces infortunés ; ils négligent, ils abandonnent, puis ils fuient leurs parents, leurs amis ; ils méprisent la fortune, les convenances sociales ; ils sont capables des choses les plus extraordinaires, les plus difficiles, les plus pénibles, les plus bizarres.

                L’érotomanie ne se présente pas toujours avec les mêmes caractères que nous venons d’indiquer ; quelquefois, elle se masque sous des dehors trompeurs, alors elle est plus funeste ; les malades ne déraisonnent pas, mais ils sont tristes, mélancoliques, sombres, taciturnes ; ils tombes dans la fièvre que Lorry appelle fièvre érotique, et qui a une marche plus ou moins aiguë, une terminaison plus ou moins fâcheuse. Cet état peut être facilement confondu avec la chlorose ; mais on reviendra facilement de la méprise, si, après avoir pris tous les éclaircissements possibles, le médecin attentif a soin d’observer le malade : le visage prend un ton animé ; le pouls devient fréquent, plus fort, convulsif à la vue de l’objet aimé, ou seulement en entendant prononcer son nom ou parler de lui.

                Une jeune personne sans maladie physique apparente, sans cause connue, devient triste, rêveuse ; son visage prend une teinte pâle, les yeux se cavent, les larmes coulent ; elle éprouve des lassitudes spontanées ; elle gémit, pousse des soupirs ; rien ne la distrait, rien ne l’occupe, tout l’ennuie ; elle évite ses parents, ses amis ; elle mange par caprice ; elle ne dort point ; si elle dort, son sommeil est troublé ; elle maigrit. Ses parents croient, par le mariage, la retirer de cet état qui les inquiète ; elle accepte d’abord avec indifférence les partis qu’on lui propose ; bientôt elle les refuse avec obstination : le mal va croissant, la fièvre se déclare, le pouls est inégal, déréglé, quelquefois lent ; on peut observer quelques mouvements convulsifs, quelques idées disparates, surtout quelques actions bizarres ; peu à peu la jeune personne tombe dans le marasme et meurt. La mort a dévoré son secret ; la honte, une religion mal éclairée, la crainte de déplaire à ses parents l’ont déterminé à cacher les désordres de son cœur et la vraie cause de sa maladie. Jonabad ne se laisse pas tromper à la tristesse, à la langueur, au dépérissement d’Amnon, second fils de David, devenu amoureux de sa sœur Thamar. Plutarque nous a conservé les divers moyens employés par Hippocrate pour découvrir l’amour de Perdicax pour Phyla, concubine de son père ; ce qui l’avait fait tomber dans une fièvre étique. À l’état du pouls, à la rougeur de la face, Erasistrate reconnut la cause de la maladie d’Antiochus, se mourant d’amour pour Stratonice, sa belle-mère. Galien porta un jugement aussi certain sur Justus, amoureuse de l’histrion Pilade. Ferdinand, dans son Traité d’amour, imprimé en 1615, nous dit qu’il reconnut la maladie d’un jeune homme par la coloration de la face, par l’accélération du pouls à la vue d’une jeune fille qui portait un flambeau dans sa chambre.

                Cette vérité est très-fréquente ; il est peu de médecin qui n’aient eu l’occasion de l’observer, et d’en proposer le remède, qui arrive quelquefois trop tard lorsque la maladie a une marche très-aiguë.

                Le délire érotique cause la chlorose, souvent l’onanisme, l’hystérie, le satyriasis, la nymphomanie ; car, dit Lorry, la fièvre érotique s’accompagne d’une sorte d’éréthisme des organes de la génération.

                La mélancolie amoureuse se complique avec la manie : l’observation suivante m’en a fourni un exemple remarquable. Un jeune homme âgé de vingt-trois ans, amoureux d’une jeune personne, concentre sa passion pendant plus d’un an : un jour, après avoir dansé avec son amie, il est pris de convulsions qui se renouvellent pendant trois jours ; les intervalles de rémission laissent entrevoir du délire. Après que les convulsions eurent cessé, il devint maniaque, violent, agité, colère, etc., voulant toujours s’échapper. Après deux mois il est confié à mes soins. Quoique son délire fût général, quoiqu’il fût très-agité, il traçait sur la sable, sur le pavé, sur les murs le nom de son amante ; il courait, marchait dans l’espoir de la trouver. Au sixième mois de la maladie, il eut une fièvre angioténique qui jugea sa manie érotique. Une demoiselle âgée de trente-deux ans, accablée de la perte d’une fortune très-considérable, par conséquent devenue triste, assiste à une leçon d’un professeur célèbre de la capitale : dès ce moment, elle ne cesse de parler de ce professeur, bientôt elle se croit enceinte de lui ; les menstrues se suppriment, ce qui la confirme dans son idée de grossesse ; les coliques que la suppression cause, sont de nouvelles preuves de la présence de l’enfant ; elle maigrit beaucoup, elle a mille illusions de l’ouïe, elle entend ce professeur qui lui parle, qui lui donne des conseils ; souvent elle refuse toute nourriture, et ce n’est qu’en lui répétant que c’est par son ordre qu’elle se décide à prendre des aliments ; alors, elle mange beaucoup. Pendant dix-huit mois, elle fut occupée à faire des layettes pour l’enfant, à lui préparer de petits vêtements pour le temps où il sera sevré ; souvent elle marche nu-pieds sur le pavé afin de provoquer les douleurs de l’enfantement, douleurs qu’on lui a dit être nécessaires pour que l’enfant vienne à bien. Fréquemment elle s’agite, elle appelle à hauts cris le père de l’enfant qu’elle porte dans son sein ; elle a de longs intervalles de raison, mais le plus souvent elle déraisonne sur toutes sortes d’objets, quelquefois elle devient furieuse, parce qu’on l’empêche de voir ou d’aller trouver son amant qui l’appelle. Il est remarquable que cette demoiselle n’a jamais parlé à ce professeur, qu’elle ne l’a vu qu’une fois, et qu’elle a toujours eu la conduite la plus régulière.

                Cette complication ne doit pas être confondue avec la manie hystérique. Dans la manie hystérique, les idées amoureuses s’étendent à tous les objets propres à les exciter, tandis que dans la manie érotique ces idées portent le caractère de la monomanie, c’est-à-dire qu’elles sont fixes et déterminées sur un seul objet.

                L’érotomanie a été signalée chez tous le peuples ; les anciens, qui avaient déifié l’amour, la regardèrent comme une des vengeances les plus ordinaires de Cupidon et de sa mère. Galien accuse l’amour d’être la cause des plus grands désordres physiques et moraux. Les philosophes, les poètes ont décrit ses désordres ; les médecins de tous les âges l’ont signalée. Elle n’épargne personne, ni les sages ni les fous. Aristote brûle de l’encens pour sa femme. Lucrèce, rendu amoureux par un philtre, se tue. Le Tasse soupire son amour et son désespoir pendant quatorze ans. Cervantes, dans son Dom Quichotte, a donné la description la plus vraie de cette maladie presque épidémique de son temps, en lui conservant les traits des moeurs chevaleresques du quinzième siècle. Chez Heloïse et Abailard, elle s’associe aux idées religieuses dominantes alors ; tandis que dans Nina on l’a peinte avec des couleurs affaiblies et conformes au relâchement des moeurs moderne.

                Les causes de l’érotomanie sont les mêmes que celles de la monomanie ou mélancolie (Voyez ce mot). Quoiqu’elle éclate dans un âge même avancé, cependant les jeunes gens, surtout les jeunes personnes, ceux, qui ont un tempérament nerveux, une imagination vive, ardente, dominée par l’amour-propre, l’attrait des plaisirs, l’inoccupation, la lecture des romans, une éducation vicieuse, sont plus exposées à cette maladie. La masturbation, en communiquant au système nerveux une susceptibilité plus grande, quoique factice ; la continence, en lui imprimant une activité très-énergique, prédisposent également au délire érotique.

                Quel est le siège de l’érotomanie ? Nous l’avons déjà dit au commencement ; ii est dans la tête. Le cerveau ou cervelet sont-il affectés ? nous avouons notre ignorance, nous n’en savons rien : il nous suffit d’avoir fait sentir que cette maladie est une véritable altération de la faculté pensante, pour qu’on en conclue que les fonctions de l’organe de la pensée sont lésées. Nous ne saurions rien voir au-delà.

                L’érotomanie, étant une maladie essentiellement nerveuse, doit être traitée comme les autres monomanies nerveuses. Lorsque Les idées amoureuses se portent sur un objet connu, nul doute que le mariage ne soit presque le seul remède efficace. Il en est ici comme de la nostalgie, il n’y a que l’accomplissement des voeu du malade qui puisse le guérir. Lorsque la fièvre érotique se déclare, lorsque la tristesse est extrême, lorsque la cause du dépérissement est cachée, il faut user de ruse pour la découvrir, et avoir l’habitude de l’observation, car le mal un fois découvert, on a déjà fait un grand pas vers la guérison. S’il reste quelque voie ouverte jusqu’au coeur du malade, on placera auprès de lui une personne dont les qualités, les soins affaiblissent les impressions faites par l’objet aimé, une nouvelle affection peut détruire la première. Lorsque l’objet de la passion est imaginaire, lorsque le mariage est impossible, l’on doit recourir au traitement humide. Les bains tiède prolongés, les boissons délayantes, le petit-lait nitré, le lait d’aînesse, les chicoracées, un régime végétal, des laxatifs, tels sont les moyens préférables aux antispasmodiques, qui attisent le mal plutôt qu’ils e l’étreignent. L’isolement, les distractions, les voyages, un travail manuel, doivent concourir au succès du traitement. Des secousses morales, comme le prouvent les bons effets du saut de Leucade, doivent produire un ébranlement général qui peut être utile dans l’érotomanie ainsi que dans les autres espèces de mélancolies. Voyez MÉLANCOLIE, MONOMANIE. (ESQUIROL).



              • mcjb 3 avril 2010 16:30

                avouez quand meme que c’est curieux moi qui ne cherche pas (donc qui ne consomme pas de drogue) je trouve, et ceux qui consomme de la drogue dans le meme but ne trouvent pas,le nirvana sans doute ne peut etre atteint que si on a une bonne raison de le chercher, enfin je ne m’etendrais pas sur la question car je n’ai pas de réponse,


                bien a vous, disons que nous ne sommes pas de trop pour essayer de reduire les inegalites, c’est aussi quelque chose que j’appelle de mes voeux de meme et surtout la fractur entre femmes et hommes dans certains pays


              • olivier cabanel olivier cabanel 3 avril 2010 16:53

                mcjb,
                peut etre parce que vous limitez l’appelation drogue à celle évoquées dans l’article,
                mais celui qui s’envoie une trentaine de « jaunes » ou autres alcools en sortant du boulot n’est rien de moins qu’un drogué,
                sauf que cette drogue là est en vente libre.


              • olivier cabanel olivier cabanel 3 avril 2010 16:55

                mcjb,
                non que je dénie le choix de croire en Dieu, surtout à l’approche pascale, mais je crois que cette évocation est assez éloignée du thème de l’article...
                 smiley


              • mcjb 3 avril 2010 17:56

                je ne pense pas du tout que ce soit eloigne de l’article en lui meme, tout n’etant en definitive que causes consequences,


                causes : ignorance et surtout volonte delibere de certains d’induire en erreur volontairement, la il s’agit de criminels en totale liberte puisque ne relevant pas du droit francais
                consquences celles que vous connaissez

                la drogue etant une affaire de medecine publique




              • mcjb 3 avril 2010 18:10

                je peux vous donner un exemple concret, les evangiles ne sont plus enseignes dans le coran par certains imams, ca implique une falsification de la parole du prophete Mohammed, et d’autre part vous dites que l’enseignement divin n’est pas dans votre article, mais si je suis desole, la drogue mène au divin, bon je sens que je vous ennuie avec ca venez sur yahoo questions responses on parle tres librement 


              • mcjb 3 avril 2010 18:12

                cette nuit regardez la lune elle est a mi chemin entre le 21 mars et le 18 avril, bye bye

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