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Les barbares aux portes de Paris

Point de vue d’un psychiatre britannique sur la situation française dans les banlieues. Le modèle anglo-saxon, après avoir prôné l’ouverture des frontières s’interroge sur le bien fondé d’une solidarité nationale.

Voici un article, traduit par mes soins, issu d’un blog qui sort vraiment du commun. Sur la base de la situation du monde actuel, quelle sera le monde de demain ? Le journal des évènements 2020-2080 se propose de répondre à la question en apportant une analyse particulièrement intéressante et assez poussée. La description de l’avenir est plutôt réaliste, tristement réaliste même (et spécialement pour la France).

Cet article est instructif d’une part puisque qu’il s’agit d’un point de vue étranger sur la situation de la France des banlieues (l’auteur est britannique) et d’autre part parce qu’il propose une solution en accord avec la vision néolibérale anglo-saxon. Je me suis permit quelques commentaires durant le texte et je corrige, en conclusion, les insuffisances que j’ai remarqué dans l’analyse.

Quelques mots à propos de l’auteur : écrivain britannique de père communiste et de mère juive, docteur et psychiatre il travaillait dans les prisons jusqu’à sa retraite en 2005. Consultant pour le Sunday Telegraph.

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Les barbares aux portes de Paris

décembre 21, 2009
Theodore Dalrymple

Tout le monde connait la douce France : la France de la gastronomie et du vin avec ses beaux paysages, ses splendides châteaux et ses cathédrales. Plus de touristes (60 millions par an) visitent la France que n’importe quel pays dans le monde, et de loin. En effet, les Allemands ont un dicton, pas tout à fait rassurant pour les Français : « vivre comme Dieu en France ». Un demi-million de Britanniques y ont acheté des résidences secondaires.

Mais il y a une autre culture montante, beaucoup moins rassurante, et parallèle à cette France. Je vais à Paris environ quatre fois par an et j’ai acquis ainsi une idée de l’évolution des préoccupations de la classe moyenne française. Il y a quelques années il s’agissait des écoles : le système éducatif français tant vanté s’écroulait, l’analphabétisme était en hausse, les enfants quittaient l’école aussi ignorants qu’en y entrant, et avec un comportement bien plus dépravé. Ces dernières années ont vu se développer l’insécurité, les incivilités et les violences urbaines. Tout le monde a une histoire à raconter, et il n’y a pas un dîner sans une histoire horrible. On sent que chaque crime signifie un vote pour Le Pen ou celui qui le remplace.

J’ai d’abord vu l’insécurité par moi-même il y a huit mois. C’était juste à côté du boulevard Saint-Germain, dans un quartier où un appartement assez spacieux coûterait 1 million de dollars. Trois jeunes Roumains tentaient en plein jour de percer dans un parcmètre avec un gros tournevis afin d’en voler des pièces. Il était quatre heures de l’après-midi, les trottoirs étaient bondés et les cafés à proximité, étaient pleins. Les jeunes se comportaient comme s’il s’agissait d’un comportement normal et n’ayant rien à craindre.

Finalement, deux femmes dans la soixantaine leur ont dit d’arrêter. Les jeunes, jusque là hilares, se retournèrent avec une colère meurtrière pour insulter les femmes, en brandissant leurs tournevis. Celle-ci se retirèrent et les jeunes reprirent leur « travail ».

Puis un homme d’environ 70 ans leur dit d’arrêter. Ils se montrent avec lui encore plus menaçant, l’un d’eux tenant un tournevis comme pour lui administrer un coup de poignard dans l’estomac. Je me suis avancé pour aider l’homme, mais les jeunes, toujours vociférant des insultes et véritablement indignés d’être interrompu dans la poursuite de leurs moyens d’existence, décidèrent de s’enfuir. Mais tout cela aurait pu se terminer de façon très différente.

Plusieurs choses m’ont frappé lors de l’incident : le sentiment d’invulnérabilité qu’avait ces jeunes et ce en plein jour, l’indifférence à leur comportement d’un grand nombre de personnes qui n’auraient jamais l’idée de se comporter de la même manière, et enfin que seules les personnes âgées, pourtant les mois aptes physiquement, essayèrent de faire quelque chose pour changer la situation. Etaient-ils les seuls à avoir une vue suffisamment clair du bien et du mal pour vouloir intervenir ? Toute les autres plus jeunes pensaient-elles qu’ils s’agissait de « réfugiés. . . que la vie dure. . . qu’ils sont si pauvres. . . qu’ils sont trop jeunes pour différencier le bien du mal et que de toute façon jamais personne ne leur a enseigné. . . qu’ils n’ont pas d’autre choix. . . » ? Une punition serait-elle donc cruelle et inutile ? Les véritables criminels, en effet, les conducteurs dont les pièces de monnaie remplissent les parcomètres. Ne polluent-ils pas le monde avec leurs voitures ?

Un autre motif de leur inaction est qu’à supposer que les jeunes gens fussent arrêtés, rien ne leur serait arrivé. Ils auraient été de remis dans la rue dans l’heure. Qui prendrait le risque d’un coup de tournevis dans le foie pour sauvegarder pour heure les parcomètres de Paris ?

Le laxisme du système de justice pénale français est désormais notoire. Les juges font souvent des remarques indiquant leur sympathie pour les criminels qu’ils essaient (sur la base habituelle que c’est la société et pas le criminel qui est à blâmer). La veille, j’avais été témoin sur le boulevard Saint-Germain de la manifestation des 8.000 policiers qui avaient défilé pour protester contre la mise en liberté, sous caution, d’un homme à l’infâme carrière de vols à main armée, présumé meurtrier avant son procès pour un autre vol musclé, au cours duquel il tira dans la tête de quelqu’un. Libéré sous caution avant ce procès, il en profita pour cambrioler une maison. Surpris par la police, lui et ses complices ouvrirent le feu et faisant deux morts et un blessé grave. Il a également été fortement soupçonné d’avoir commis un quadruple assassinat quelques jours auparavant, dans laquelle un couple qui possédait un restaurant, et deux de leurs employés, furent abattus en face de la fille du propriétaire de neuf ans.

Le journal Libération, de gauche, l’un des deux quotidiens de l’intelligentsia française, rejeta les marcheurs avec un sarcasme dédaigneux faisant référence à la « Fièvre flicardiaire ». Le document aurait sans doute considéré l’assassinat d’un seul journaliste, c’est-à-dire d’un être humain à part entière, différemment, sans parler de l’assassinat de plusieurs d’entre eux. Bien sûr personne ne fit mention dans le journal qu’une force de police est aussi vitale pour la garantie de la liberté personnelle que pour celle d’une presse libre, et que la mince ligne qui sépare l’homme de la bête est parfois mince. Ce n’est en effet pas une chose convenable à dire pour un intellectuel, quelque vérité que cela puisse receler.

Pourtant chacun se plaint en privé que la police est devenue impuissante à réprimer et à détecter les infractions. Les histoires d’horreur abondent. Un ami parisien m’a raconté comment, un soir récent, il avait vu deux criminels attaquer une voiture dans laquelle une femme attendait son mari. Ils lui ont fracassé la fenêtre latérale et tentèrent de récupérer son sac à main mais elle résista. Mon ami est allé à son secours et a réussi à coincer l’un des assaillants, l’autre s’enfuyant. Heureusement, la police passait par là, mais à la consternation de ma connaissance laissa partir l’agresseur en lui donnant un simple avertissement.

Mon ami déclara à la police qu’elle porterait plainte. Celle-ci lui a déconseillé de perdre son temps. A cette heure de la nuit, nul ne serait là au commissariat local pour recevoir sa plainte. Il devra y aller le lendemain, attendre trois heures, revenir plusieurs fois, avec chaque fois une longue attente. Et au final rien ne serait fait.

Quant à la police, ajouta mon ami, s’ils n’ont pas voulu procéder à une arrestation pour une affaire de ce genre c’est parce qu’il y aurait trop de paperasserie. De toute façon, même si l’affaire en arrivait à la justice, les juges ne donnent pas la peine appropriée. En outre, une telle arrestation ne ferait que retarder leur carrière. Les chefs de la police locale sont payés au résultat, c’est-à-dire en fonction du taux de criminalité dans leurs domaines de compétence. La dernière chose qu’ils veulent, ce sont des policiers prêts à aller chercher, trouver et enregistrer la criminalité.

Peu de temps après, j’ai entendu parler d’une affaire dans laquelle la police a tout simplement refusée d’enregistrer la perpétuation d’un cambriolage, et encore moins d’essayer d’attraper les coupables.

Dès aujourd’hui, le crime et le désordre général, font des percées dans des endroits où, il n’y a pas longtemps encore ils étaient inconnus. Dans un village paisible et prospère où je me suis rendu, près de Fontainebleau, la maison de retraite de hauts fonctionnaires et d’un ancien ministre fit sa première expérience de la criminalité deux semaines plus tôt. Il y eut un cambriolage et un rodéo, « une course improvisée de jeunes en voitures volées autour de la place du village, dont la clôture avait été renversée. »

Un villageois a appelé la police, qui lui a répondu qu’ils ne pouvaient pas venir à l’heure actuelle, mais qui poliment rappela une demi-heure plus tard pour savoir comment les choses évoluaient. Deux heures plus tard la police arriva finalement, mais le rodéo avait disparu laissant les restes d’une voiture incendiée. Les traces noircies sur la route étaient encore visibles lors de ma visite.

Les chiffres officiels de cette recrudescence, trafiquée comme ils sont sans aucun doute, sont suffisamment alarmants. Les crimes déclarés en France ont augmentés de 600.000 par an en 1959 à 4 millions aujourd’hui, tandis que la population a augmenté de moins de 20 pour cent (beaucoup pensent que les valeurs réelles de la criminalité sont aujourd’hui sous-estimées d’au moins la moitié). En 2000, un crime pour six habitants a été enregistré à Paris, et le taux a augmenté d’au moins 10% par an pendant les cinq dernières années. Les cas signalés d’incendies criminels en France ont augmenté de 2.500% en sept ans, de 1.168 en 1993 à 29.192 en 2000 ; les vols avec violence ont augmentés de 15,8% entre 1999 et 2000, et de 44,5% depuis 1996 (année qui fut d’ailleurs loin d’être une référence en matière de sécurité).

D’où l’augmentation de la criminalité vient-elle ? La réponse est géographique : des projets de logements sociaux entourent et assiègent de plus en plus chaque ville française de toute taille et en particulier Paris. Dans ces projets d’habitation vit une population de plusieurs millions d’immigrés principalement issus d’Afrique du Nord et d’Afrique de l’Ouest avec leur descendance née en France ainsi que les plus désargentés de la classe ouvrière française. Evidemment, l’excellence du système de transport public français veille à ce que les arrondissements les plus branchés soient à portée de main du voleur et du vandale le plus invétéré.

Architecturalement, les projets de logements sont né de l’idée de Le Corbusier, architecte suisse totalitaire - et toujours héros intouchable de la formation des architectes en France - qui a cru que la maison était une machine à habiter et que les zones en ville devait être entièrement séparée les unes des autres par leur fonction, et que la ligne droite et l’angle droit détenait la clé de la sagesse, de la vertu, de la beauté et de l’efficacité. L’opposition acharnée qu’il a rencontré pour son projet d’abattre l’ensemble du centre de Paris afin de le reconstruire en fonction de ses idées "rationnelles" et "avancées" le laissa pantois et frustré.

L’inhumain, sans fioritures, la géométrie dure et tranchante de ces projets de logement dans leur vaste places surnaturelles porta l’esprit des paroles glaciales et tyranniques de Le Corbusier : « Le despote n’est pas un homme. Il est le plan correct, réaliste et précis qui fournira votre solution une fois le problème posé clairement. Ce plan a été élaboré à l’écart des cris de l’électorat ou des plaintes des victimes de la société. Il a été élaboré par l’esprit serein et lucide. »

Mais quel est le problème auquel ces projets d’habitation conçus par des esprits sereins et lucides, tels que Le Corbusier - qui portent le nom de la cité - sont la solution ? Il s’agissait de alors de fournir une habitation à loyer modérer - ou HLM - pour les travailleurs, en majorité des immigrés, qui répondaient aux besoins des usines françaises au cours de la grande expansion industrielle des années 1950-70, lorsque le taux de chômage était de 2% et que la main d’œuvre bon marché était très demandée. À la fin des années quatre-vingt, cependant, la demande avait disparue contrairement à ceux qui avaient préalablement occupé ces emplois. Avec leurs descendants auquel s’ajouta un flux jamais tari de nouveaux arrivants plein d’espoirs, ils occupèrent les logements à bas prix mis à disposition et plus que jamais nécessaires.

Ces appartements de propriété publique sont également connus sous le nom de « logements sociaux […] ils donnent l’impression que, en cas de graves difficultés, ils pourraient être coupés du reste du monde et qu’il suffirait pour cela d’arrêter les trains en les bloquant avec un réservoir ou deux, ainsi que les routes en provenance du reste de la France qui y passent (habituellement avec un mur de béton de chaque côté). Je me rappelle les paroles d’un Afrikaner en Afrique du Sud qui m’a expliqué le principe selon lequel seule une voie unique connectait les cités noires des villes blanches : une fois bouclée par une voiture blindée, "les noirs ne peuvent plus saccager que leur propre nid."

Le touriste moyen ne consacre pas une seconde de réflexion à ces Cités de ténèbres, se dépêchant de rejoindre la Ville de Lumière depuis l’aéroport. Et pourtant, leur existence a un impact énorme, et ce qu’il y trouverait, s’il se donnait la peine d’y aller, le terrifierait.

Une sorte d’anti-société s’est développée au sein d’une population dont le sens de l’existence se résume à la haine portée à l’autre, cette société "officielle", la société française. Cette aliénation, ce gouffre de défiance, plus grande que toutes celles que j’ai rencontrées nulle part ailleurs dans le monde - y compris dans les townships noirs d’Afrique du Sud pendant les années d’apartheid – s’inscrit sur les visages des jeunes hommes, la plupart d’entre eux de façon permanente au chômage, qui traînent dans les espaces criblés de nids de poule situés entre leurs logements sociaux. Lorsque vous vous approchez pour leur parler, leurs visages immobiles ne trahissent pas une once de reconnaissance de votre humanité partagée, ils ne font aucun geste pour adoucir les relations sociales. Si vous n’êtes pas l’un d’eux, vous êtes contre eux.

Leur haine de la France officielle se manifeste à bien des égards et se retrouve partout autour d’eux. Ces jeunes hommes prennent des risques insensés pour orner les surfaces les plus inaccessibles de leurs graffitis, Baise la police, étant le thème de prédilection. L’iconographie de la cité est celui de la haine intransigeante et de l’agression. La communauté en décomposition, que l’on trouve au sein du projet Les Tarterets, c’est par exemple un humanoïde, digne de science-fiction, qui, le poing serré comme s’il était prêt à frapper la première personne qui le regarde, avec à sa droite l’effigie d’un énorme pit-bull bave aux lèvres, chien qui par tempérament et bien dressé est capable d’arracher la gorge d’un homme - la seule race de chien que j’ai vu dans les cités – défile avec une morgue menaçante.

Il suffit de regarder autour de soit : On trouve partout des carcasses éviscérées de voitures brulées. Le feu est maintenant à la mode dans les cités : aux Tarterets, les résidents ont incendié et pillé tous les magasins, à l’exception d’un supermarché subventionné par le gouvernement et d’une pharmacie. Le parking souterrain, calciné et noirci par la fumée comme une voûte dans un enfer urbain, est définitivement fermé.

Lorsque des agents officiels français viennent dans la cité, les résidents les attaquent. La police est haïe. Un jeune malien, qui pour se réconforter croyait qu’il était sans emploi en France à cause de la couleur de sa peau, me décrivit comment la police arrive invariablement comme pour un safari, matraque au poing et prêt à frapper tous ceux qui leur tombent sous la main, innocents ou coupables de quoi que se soit, avant de se replier dans la sécurité de leur commissariat. Le comportement de la police, m’a t-il dit, explique pourquoi les habitants leur lancent des cocktails Molotov depuis leurs fenêtres. Qui pourrait accepter d’être traité ainsi par la police fasciste ?

Les cocktails Molotov ont également salué le Président de la République, Jacques Chirac, et son ministre de l’Intérieur lors de leur visite à deux cités, les Tarterets et Les Musiciens. Les deux dignitaires ont dû faire rapide et ignominieuse retraite, tels des suzerains étrangers qui visitent une zone hostile et à peine contrôlée : ils sont venus, ils ont vu, ils ont filé la queue entre les jambes.

L’antagonisme avec la police peut sembler compréhensible, mais la conduite de ces jeunes habitants des cités pour les pompiers qui viennent les secourir des incendies qu’ils ont eux-mêmes provoqués donne un aperçu consternant de la profondeur de leur haine pour la société. Ils accueillent ces admirables pompiers (dont la devise est sauver ou périr) à coups de pierres et de cocktails Molotov quand ceux-ci arrivent pour réaliser leur mission de sauvetage à tel point que des véhicules blindés sont souvent appelés en renfort pour les protéger.

La bienveillance enflamme la colère des jeunes hommes des cités autant que la répression, car leur colère et leur être ne font qu’un. Les ambulanciers qui enlèvent un jeune homme blessé dans un incident se retrouvent régulièrement entourés de ses « amis » qui se bousculent, se moquent, menacent : un comportement qui, selon un médecin que j’ai rencontré, continu jusque dans l’hôpital, où les « amis » de la victime demandent à ce qu’il soit traité prioritairement avant les autres.

Bien sûr, ils attendent également qu’il soit traité aussi bien que tout autre, et cette attente révèle la mauvaise foi, ou du moins l’ambivalence, de leur comportement vis-à-vis de la société qui les entoure. Ils ne sont surement pas pauvres, du moins en comparaison des standards de vie de toute société connue : ils ne sont pas affamés, ils ont des téléphones portables, des voitures, ainsi que les nombreux autres accessoires de la modernité. Ils sont habillés à la mode - en fonction de leur propre mode avec chaine d’or autour du coup – et affichent un mépris constant de la bienséance bourgeoise. Ils savent qu’ils ont des droits, et ils savent qu’ils recevront un traitement médical, quelque soit leur comportent. Ils jouissent d’un niveau de vie (ou de consommation) beaucoup plus élevé que celui auquel ils auraient pu prétendre dans les pays de leurs parents ou grands-parents d’origine, et ce même s’ils y avaient travaillé 14 heures par jour au maximum de leur capacité.

Mais ce n’est pas une cause de la reconnaissance, au contraire : ils se sentent insulté ou blessé, alors même qu’ils tiennent pour acquis ce qu’ils considèrent comme leur dû. Mais comme tous les êtres humains, ils veulent le respect et l’approbation des autres, même, ou plutôt surtout, des gens qui leur jettent négligemment les miettes de la prospérité occidentale. Mordre la main qui vous nourrie ne se fait jamais de gaité de cœur or pas il n’y a pas de dépendance n’est plus absolu, plus total, que celle de la plupart des habitants des cités. Ils leur faut donc croire qu’ils sont maintenus dans les limbes par une malveillante volonté. Ils gardent volontairement vivante la foi en cette parfaite malveillance, car elle donne un sens, la seule possible, à leur vie en retard de croissance. Il vaut mieux combattre un ennemi que d’être à la dérive dans l’absurde car le simulacre d’un ennemi donne du poids à des actions dont la vacuité, autrement, seraient évidentes.

C’est une des raisons pour laquelle, lorsque je me suis approché de groupes de jeunes hommes dans la cité Les Musiciens, beaucoup d’entre eux ne furent pas seulement suspicieux (bien qu’il fut bientôt évident pour eux que je n’étais pas membre de l’ennemi), mais hostiles. Quand un jeune homme d’origine africaine a accepté de me parler, ses compagnons n’ont cessé de nous interrompre d’un air menaçant. "Ne lui parles pas" lui ordonnaient-ils. Ils me dirent de partir le regard chargé de craintes. Le jeune homme aussi était nerveux, il m’a dit qu’il avait peur d’être puni pour traitrise. Ses associés craignaient qu’un contact « normal » avec une personne qui n’était manifestement pas de l’ennemi, mais qui n’était pas pour autant l’un d’eux, pourrait contaminer les esprits et éventuellement briser leur vision du monde « eux et nous » dernier rempart d’une complète décrépitude mentale. Ils avaient besoin de se voir comme les guerriers d’une guerre civile, et non en criminels bons à rien.

L’ambivalence des habitants des cités correspondent à la politique « officielle » de la France à leur égard : recrudescence de contrôles et d’ingérences, alternant avec un abandon total. Les bureaucrates ont prévu tous les éléments de l’environnement physique, par exemple, et peu importe combien de fois les habitants saccagent leur nid (pour reprendre l’expression de l’Afrikaner), l’Etat s’emploi à la rénovation, espérant ainsi démontrer sa compassion et sa sollicitude. Pour assurer les immigrés et leur progéniture potentiellement ou déjà bien français de faire parti de la communauté nationale, les rues portent les noms de héros de la culture française : les peintres aux Tarterets (rue Gustave Courbet, par exemple) et les compositeurs pour Les Musiciens (rue Gabriel Fauré) [Cela change puisque de nombreuses rues de cités portent désormais les noms d’hommes politiques et intellectuels africains pour ne pas offusquer une population qui ne se reconnait pas d’appartenance à la nation française, ndlt.] En effet, la seule fois où je me suis surpris à sourire dans l’une des cités fut lorsque je suis passé devant deux bunkers en béton aux fenêtres de métal, l’école maternelle Charles Baudelaire et l’école maternelle Arthur Rimbaud. L’élégante virtuosité de ces deux poètes ne s’associe pas spontanément avec des jardins d’enfants, et encore moins avec des bunkers en béton.

Mais les noms des héros français pointent une autre ambivalence officielle plus profonde. L’Etat français est tiraillé entre deux approches : Courbet, Fauré, nos ancêtres les gaullois d’une part, et les slogans du multiculturalisme de l’autre. Imposé par la ministère de l’éducation, l’historiographie que les écoles scandent est celle du triomphe de l’Etat unitaire, rationnel et de la bienveillance française à travers les âges, depuis Colbert jusqu’aux jeunes filles musulmanes qui ne sont pas autorisés à porter le voile dans les écoles. Après l’obtention d’un diplôme, ceux qui s’habillent en suivant des règles « ethniques » ne trouveront pas de travail auprès de la majorité des employeurs. Pourtant, parallèlement, la France officielle rend un culte au multiculturalisme. Notamment à la « culture » de la cité. Ainsi, la musique rap française fait l’objet d’admiration dans des articles parus dans Libération et Le Monde, corroborées par une pusillanime approbation des deux derniers ministres de la culture.

Un groupe de rap, le Ministère Amer, a été officiellement distingué. Ses paroles les plus connues :

« Monique se fait culbuter,

Monique se fait sodomiser,

tout le monde dans le Quartier n’a cessé de répéter

j’ai shooté la fille du shérif,

j’ai usé toute ma boîte de préservatifs.

A 4 pattes à l’air, elle me parlait de son père,

Un gros commissaire, chef divisionnaire.

Elle avale de travers. […]

Une autre femme prend sa raclée,

cette fois-ci elle s’appelle Brigitte,

C’est la femme d’un flic, […]

Brigitte se fait éclater la teuchchch...

se prend des beutes dans la cheube. […]

Les novices du vice pissent sur la police […]

scratch sur 1e clitoris »

Ce déchet avilissant à reçu les éloges pour son authenticité supposée. Dans l’univers mental du multiculturalisme, dans lequel les sauvages sont toujours nobles, il n’existe aucun critère permettant de distinguer le grand art de l’immondice. Et si les intellectuels, très bien formés dans la tradition occidentale, sont prêts à porter aux nues une telle pornographie dégradante et brutale, il n’est guère surprenant que ceux qui ne sont pas formés arrivent à la conclusion que cette tradition occidentale ne recèle aucune valeur. Lâche, le multiculturalisme se fait donc lui-même le serviteur de l’extrémisme anti-occidental.

Que les paroles de rap soient ou non la voix authentique de la cité, elles sont certainement écoutés attentivement : on peut observer de nombreux jeunes hommes dans les cités assis dans leurs voitures à ne rien faire d’autre que d’écouter pendant des heures, si fort que la chaussée vibre à 100 mètres à la ronde. La doxa des intellectuels français et de la bureaucratie culturelle française, sans aucun doute, les encourage à croire qu’ils font là quelque chose de valable. Mais quand la vie commence à imiter l’art, tandis que de terribles viols collectifs se produisent avec une fréquence croissante, le même fonctionnaire France devient perplexe et inquiet. Que doit-il faire des 18 jeunes hommes et deux jeunes femmes en cours de jugement à Pontoise pour avoir enlevé une jeune fille de 15 ans et l’avoir violé pendant quatre mois à plusieurs reprises dans des caves, des cages d’escalier et des squats ? Par ailleurs, beaucoup de groupes ne semblent pas simplement impénitents ou sans honte, mais fiers.

Bien que la plupart des gens en France n’ont jamais mis les pieds dans une cité, ils savent vaguement que le chômage de longue durée chez les jeunes est tellement répandu qu’il est normal de l’être. En effet, le chômage des jeunes français est parmi les plus élevés en Europe et ce d’autant plus que l’on descend l’échelle sociale. La raison provient essentiellement des salaires minimums élevés, des impôts sur le revenu, et des lois de protection du travail qui font que les employeurs hésitent à embaucher ceux qu’ils ne peuvent pas facilement renvoyer et qu’ils doivent payer au-delà de la valeur de leurs compétences. [C’est justement pour mettre à bas les avancées sociales et détruire notre système de protection que l’immigration de masse fut instrumentalisée par une élite financière en recherche de profits (et donc de salaires moindres), (voir les vidéos en fin d’article). L’argument ici fourni n’est que la conclusion finale auxquelles les populations autochtones sont acculées, œuvre d’un long travail de sape orchestrée par les instances internationales. Suit ainsi, dans le présent article, un long paragraphe qui nous enjoint de mettre à bas notre système de solidarité obtenu de longue lutte et ce, au nom du libéralisme. Libéralisme qui lui-même nous enjoint à ouvrir nos frontières et à accueillir la misère du monde (officiellement au nom de la compassion et des droits de l’homme, officieusement pour la mise en concurrence déloyale des individus). La boucle est bouclée. ndlt.]

Tout le monde reconnaît que le chômage, en particulier de longue durée, est profondément destructeur, et que c’est bien le diable que des mains oisives ne trouvent pas de travail. Pourtant, plus l’on monte dans l’échelle sociale, plus solidement fixée est l’idée que les rigidités du marché du travail qui encouragent le chômage sont essentielles pour à la fois distinguer la France de la sauvagerie supposée du modèle anglo-saxon néolibérale et pour protéger les opprimés de l’exploitation. Or les rigidités du marché du travail protègent ceux qui ont le moins besoin de protection tout en condamnant les plus vulnérables à un désespoir extrême : si l’hypocrisie sexuelle est le vice des anglo-saxons, l’hypocrisie économique est le vice des français. [C’est le modèle anglo-saxon néolibérale qui orchestra en France, notamment via une intelligentsia économique de gauche, l’immigration massive pour anéantir notre système solidaire. Les français, qui avaient un modèle de vie basée sur la modération et une préoccupation plus philosophique que pécuniaire (le siècle des lumières est né en France !) et qui leur permettaient d’entretenir une solidarité équitable avec les classes les plus populaires par une revalorisation des salaires les plus faibles, (ce qui est appelée ici l’hypocrisie française) étaient en ligne de mire de ceux dont le modèle de vie est basée sur la conquête financière et le profit. ndlt]

On n’a pas besoin de beaucoup d’imagination pour comprendre que, dans ces circonstances, le poids du chômage soit porté de manière disproportionnée sur les immigrés et leurs enfants. [Le lien de cause à effet entre l’existence d’un salaire minimum et le chômage des minorités issues de l’immigration m’échappe. ndlt] Ainsi, déjà culturellement distincts de la majorité de la population, ils doivent se sentir, une seconde fois, lâchement discriminés. Après avoir été enfermés dans un ghetto physique, ils répondent en se construisant pour eux-mêmes un ghetto culturel et psychologique. Ils sont de France, mais pas français.

L’Etat, tout en se préoccupant avec force détails des logements sociaux, de l’éducation, des soins médicaux et du versement de subventions qui leur permettent de ne rien faire, abroge totalement sa responsabilité dans le seul domaine pour lequel il est pourtant inaliénable : le droit et l’ordre. Afin d’apaiser, ou du moins pour que ne s’enflamment pas ces jeunes mécontents, le ministère de l’Intérieur a ordonné à la police de traiter avec douceur (c’est-à-dire, pratiquement pas du tout, sauf par des raids occasionnels lors de l’inaction n’est plus acceptable) dans le plus de 800 zones sensibles qui entourent les villes françaises et qui sont appelées collectivement « la Zone ».

Mais la société humaine, comme la nature, a horreur du vide. Il en est de même avec l’autorité. Un nouveau régime autoritaire avec son propre ensemble de valeurs, occupe l’espace là où l’ordre et le respect de la loi ne sont plus. C’est l’autorité de la brutalité des criminels psychopathes et des trafiquants de drogue. De même, l’absence d’une véritable économie de moyens et de justice, dans la pratique, engendre une économie ainsi qu’un système juridique informel basé sur le vol et le trafic de drogue. Aux Tarterets, par exemple, j’ai observé deux dealers distribuant en plein jour leur drogue et collectant l’argent tout en tournant autour de leur BMW décapotable très tendance, clairement les monarques de leurs sujets sous surveillance. Les deux étaient d’origine nord-ouest africaine. L’un portait à l’envers une casquette de baseball rouge tandis que l’autre avait les cheveux teints en blond contrastant fortement avec son teint. Ils avaient le visage immobile de potentats recevant tributs de peuples conquis. Ils conduisaient partout en première ou en seconde à haute vitesse de sorte de faire le maximum de bruit. S’ils avaient voulu attirer l’attention, ils n’auraient pas fait mieux. Ils n’ont pas peur de la loi, non, c’est la loi qui les craint.

Je les observais agir sous le regard d’anciens immigrants d’origine algérienne et marocaine qui sont arrivés en France dans le début des années 1960 et qui vivent, eux aussi, aux Tarterets. Ces anciens ont été les témoins de la progressive descente de la cité dans cet état d’insurrection latent. Ils sont si horrifiés de leur vie quotidienne qu’ils essayent de quitter les lieux, pour échapper à leurs propres enfants et petits-enfants. Malheureusement, une fois tombé dans les griffes du système de logement social, ils sont pris au piège. Ils auraient voulu émigrer dans une autre cité, dans l’hypothèse qu’elle existe, où la nouvelle génération ne fait pas la loi. Mais ils n’avaient aucun piston le système géant de favoritisme qu’est l’Etat français. Ils devaient rester sur place, perplexes, effrayés, incrédules, et amers de ce que leurs propres enfants étaient devenus, si loin de ce qu’ils avaient espéré et attendu. Ils sont de meilleurs français que leurs enfants ou petits-enfants, ils n’auraient jamais sifflé et hué la Marseillaise comme l’on fait leur descendance durant les matchs de football opposant la France et l’Algérie. Ce qui, en passant, alerta le reste de la France du terrible cancer qui grandi en son sein.

Que la France fut sage d’avoir autorisé l’immigration massive de personnes culturellement très différentes de sa propre population pour résoudre la pénurie de travail temporaire et pour apaiser sa propre conscience libérale abstraite est discutable. Il y a maintenant 8 ou 9 millions de personnes d’origine nord et l’ouest africaine en France, soit deux fois plus qu’en 1975. Parmi ceux là il faut compter au moins 5 millions de musulmans. Les projections démographiques (bien que les projections ne sont pas des prédictions) donnent à penser que leurs descendants atteindront 35 millions avant la fin de ce siècle, c’est-à-dire plus d’un tiers de la population totale de la France.

Force est de constater que la France a géré la situation de la pire manière qui soit. A moins qu’elle assimile ces millions avec succès, son avenir sera sombre. Elle a séparé et isolé géographiquement les immigrants et leurs descendants en les plaçant dans des ghettos déshumanisés. Sa politique économique a engendré et promu le chômage et créé une dépendance, avec toutes les conséquences psychologiques inévitables. Cette politique a contribué au développement de la culture du rejet qui est par ailleurs d’une médiocrité remarquable et en même temps leur a retiré la protection que procure la loi, leur permettant de créer leur propre ordre en zone de non-droit.

Nul ne devrait sous-estimer le danger que pose cet échec, non seulement pour la France, mais aussi pour le monde. Les habitants des cités sont exceptionnellement bien armés. Lorsque les voleurs professionnels réalisent le raid d’une banque ou d’une voiture blindée de transfert de fond, ils le font avec des bazookas et des lance-roquettes et de s’habillent en uniforme paramilitaire. De temps en temps, la police découvre dans les cités des arsenaux entiers de kalachnikovs. C’est qu’il y a un intense commerce informel entre la France et les républiques post-communistes d’Europe de l’est. Dans les cités, de véritables ateliers dans les garages souterrains modifient les numéros de série des voitures de luxe volées avant de les exporter à l’Est, en échange d’armes sophistiquées.

Une population profondément aliénée est donc armé d’une puissance de feu importante, et dans des conditions de troubles sociaux violents, tels que la France a l’habitude de vivre toutes les décennies, il pourrait s’avérer que la situation devienne difficile à contrôler. Le dilemme de l’Etat français consiste à choisir entre le respect de ses engagements envers la population la plus aisée dont nombre d’entre eux tirent leur subsistance d’une administration de l’économie dirigiste, et libérer suffisamment le marché du travail afin de donner l’espoir d’une vie normale pour les habitants des cités. Très probablement, la France résoudra ce dilemme en tentant d’acheter les mécontents en leur offrant encore plus d’avantages et de droits, quitte à augmenter les taxes qui étoufferont davantage la création d’emplois qui serait plus à même d’aider les habitants des cités. Si cela échoue, comme cela ne manquera pas de se produire, une dure répression suivra.

Mais parmi le tiers de la population des cités d’origine d’Afrique du nord et musulmane, il y a une possibilité que les français, et pas seulement les français, redoutent. Imaginez vous-même étant un jeune des Tarterets des Musiciens, intellectuellement alerte mais pas très bien éduqué, croyant être méprisé à cause de vos origines par l’ensemble de la société dans laquelle vous êtes nés, condamné au chômage de façon permanente par le système qui vous méprise, vous nourrit et vous habille, entouré par une méprisable culture nihiliste du désespoir, la violence et la criminalité. Ne serait-il pas envisageable que vous soyez à la recherche d’une doctrine qui puisse vous expliquer en même temps votre situation, justifie votre colère, vous montre le chemin de la vengeance et de garantisse votre salut, spécialement si vous avez été emprisonné ? Ne souhaiteriez-vous pas trouver une solution qui en vaille la peine de canaliser votre énergie, votre haine et la violence qui bouillonne en vous ? Une solution qui vous permettent de faire le mal en proclamant faire le bien ultime ? Il suffirait d’un nombre d’esprits ainsi perturbés pour causer des ravages. Le prosélytisme islamiste se développe dans les prisons de France (où 60% des détenus sont d’origine immigrée) comme dans les prisons britanniques, et il suffit d’une poignée de Zacharias Moussaouis pour allumer un incendie.

Les Français connaissaient cette possibilité bien avant le 11 septembre : en 1994, leurs forces spéciales interceptèrent un avion détourné le firent atterrir à Marseille et tuèrent les pirates de l’air -une démarche inhabituelle pour les français qui préfèrent traditionnellement négocier avec, ou céder au terroristes. Mais ils avaient des informations suggérant qu’après le ravitaillement, les pirates de l’air prévoyaient de crasher l’avion dans la tour Eiffel. Dans ce cas, aucune négociation n’était possible.

Un gouffre terrible s’est ouvert dans la société française, fortement illustré par une histoire que m’a racontée un ami. Il conduisait le long d’une autoroute à six voies, avec des projets d’habitation sociale de part et d’autre, quand un homme a tenta de traverser la route. Mon ami le renversa à grande vitesse, le tuant instantanément.

Conformément à la loi française, les acteurs d’un accident mortel doivent rester aussi près que possible de la scène, jusqu’à ce que les fonctionnaires en aient élucidé les circonstances. La police emmena donc mon ami à une sorte d’hôtel dans le voisinage. Il n’y avait pas de personnel, et la porte devait être ouverte grâce à l’insertion d’une carte de crédit dans un terminal de facturation automatique. En arrivant dans sa chambre, il devait découvrir que tous les meubles étaient en béton, y compris le lit et le lavabo, fixés soit au sol soit aux murs.

Le lendemain matin, il demande à la police venue le chercher de quel genre d’endroit il s’agissait et pourquoi tout était en béton ?

"Mais vous ne savez pas où vous êtes, monsieur ?" Demandèrent-ils. "C’est la zone, C’est La Zone."

La Zone est un pays étranger : les choses se passent différemment là-bas.


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Contre-analyse

Malgré une bonne description de la situation, notamment sur la l’extrême radicalisation des jeunes au grand dam des anciens, je suis loin d’être convaincu (vous l’aurez compris) par le remède proposé qui consiste à supprimer la solidarité nationale pour pacifier les cités. Pour le reste, il manque un ingrédient essentiel.

La montée de l’intégrisme se résume peut être à la recherche de sens pour les jeunes des banlieues laissés pour compte, comme c’est présenté ici bien innocemment, mais pour d’autres il signifie bien plus. Il y a derrière ce phénomène une volonté destructrice qui vient de plus loin.

La France, pionnière des lumières a une longue tradition d’un amour de vivre bien particulier à travers sa gastronomie et ses vignobles, mais aussi et surtout à travers ses penseurs. La France a depuis longtemps tenté de relever le défi du sens de l’existence de manière originale. La France est ainsi surement l’un des seuls pays qui a eu le culot de proposer une alternative entre trouver son bonheur dans une recherche de pouvoir que procure l’argent (notamment par le désir insatiable de profits et de domination dont l’objectif final est, après la position de monopole) et un bonheur placé dans l’adoration d’un être divin omniscient, omnipotent qui dicte aux hommes les moindres de ses pas. Le modèle français est basé sur une idéologie qui renvoi dos à dos ces deux principes et trouve le bonheur de l’homme dans une émancipation intellectuelle, une qualité de vie appréciable mais somme toute modeste et un désir d’abstraction, d’érudition. Théophile Gautier ne disait-il pas en décrivant son enfance "Tout germait, tout bourgeonnait, tout éclatait à la fois. L’air grisait, on était fou de lyrisme et d’art". Pas étonnant que ce modèle soit aujourd’hui fortement chahuté, attaqué par les deux grands vainqueurs de l’après guerre froide : l’argent et le divin.

Aujourd’hui les anglo-saxons nous expliquent que notre système est un échec. Le leur l’est au moins largement autant. 700 prisonniers pour 100 000 habitants aux USA, contre 110 en Chine et 80 en France. Les USA ont aussi le taux de pauvreté le plus élevé du monde dit développé, etc. Cet échec patent bénéficie tout de même à une infime partie de la population : l’élite financière internationaliste. Juste un chiffre : on pouvait entendre sur BFM, au sujet de la crise Grecque et de l’équipe de Soros, qu’elle devrait leur rapporter autour de 500 millions de dollars pour la seule journée la plus noire. 500 millions de dollars ! Et toute une population vouée à se serrer la ceinture.

Alors que c’est-il passé ? Dieu était mourant, les masses s’instruisaient, la qualité de vie augmentait, les religions n’étaient plus que des reliquats poussiéreux de la fièvre moyenâgeuse. L’islam prenait conscience du fait que de son retard sur la scène internationale provenait d’une idéologie régressive et voyait enfin émerger des courant réformateurs s’inspirant du mutazilisme (n’en déplaise à la doxa islamique qui voit dans le Coran une révélation "incréée" et auto-justifie sa perfection).

La foi pouvait rester fervente dans le cœur des croyants, mais l’application des textes n’étaient plus littérale et les gens pouvaient vivre en bon voisinage dans une religion de tradition consistant en échanges conviviaux et invitations au partage. L’application littérale des textes sacrés avait été abandonnée dans l’Europe chrétienne depuis longtemps contribuant à l’envol de la science occidentale grâce à la circulation des idées. Un exemple parmi d’autres : on trouve des femmes enseignant dans les universités même dans les pays les plus attachés au christianisme alors qu’il est pourtant écrit dans le nouveau testament “Que la femme écoute l`instruction en silence, avec une entière soumission. Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre de l’autorité sur l’homme : elle doit demeurer dans le silence” 1ère Epître de Timothée /2:11-14. (Sans nul doute, un extrémiste chrétien supposerait qu’il faille couper la langue des femmes).

La voie qu’avait prise la chrétienté, l’islam la prenait grâce à l’indépendance des anciennes colonies qui promettaient l’émergence de nations éclairées. Bref, l’optimisme était de rigueur.

Or aujourd’hui, et depuis trois décennies, on observe un recul à tout point de vue. La pauvreté et l’injustice dans le monde empire et l’obscurantisme religieux comme le symptôme d’un corps malade se répand en une lèpre hideuse.

Je ne donnerai qu’un exemple parmi tant d’autres de cet obscurantisme érigé en sagesse religieuse : le viol des femmes infidèles issues du butin de guerre ou du territoire d’infidélité est tout à fait toléré dans l’islam sunnite. L’imam Malik, dont les ouvrages sont au programme officiel des universités islamiques marocaines "moralise" ses abjections dans son traité de droit "Al-Muwata" (disponible en fnac ou à l’institut du monde arabe).

"inculquez à vos enfants la haine de l’occident"

Attardons nous sur l’Égypte quelques instants pour changer de décors. Où sont donc passées les grandes productions cinématographiques égyptiennes qui faisait de ce pays l’un des phares culturel du monde arabe des années 1950/60 ? Comme le déplore Ahmed Fouad Negmun, grand poète égyptien, la nationalité égyptienne s’est diluée dans la foi à cause d’un gouvernement illégitime, un "gang". "Il n’y a plus d’égyptiens mais un peuple opprimé".

Il serait fastidieux et à vrai dire impossible de faire une liste détaillée des raisons qui nous ont amené là, en France, en Egypte, au USA et partout ailleurs. Je donnerai quelques pistes que les plus curieux pourront creuser.

- Les illuminés islamiques qui aujourd’hui passent quotidiennement à la une des médias étaient, au début du siècle dernier, rejetés habituellement comme des cas pathologiques dans toutes les sociétés de tradition musulmanes qu’ils abreuvaient de temps à autre de leurs élucubrations. Si je force un peu le trait, il a tout de même fallu attendre la révolution islamique iranienne en 1979 avec le fou criminel Khomeini (dont la prise de pouvoir reste quelque peu obscure) pour voir émerger dans le monde le premier pôle d’intégrisme islamique dont l’objectif est clairement affichée : la conquête du monde (voir son recueil de pensées philosophiques, édifiant). En dehors de cela, l’intervention de la CIA contribua grandement à sortir les premiers jihadistes de leur grottes en leur procurant armes et formations militaires dans le but de renverser l’Union Soviétique. Ben Laden, comme tout le monde le sait (j’espère) est un produit américain.

- Ce qui est bien connu aussi (du moins de ceux qui ont osé braver la chape de plomb de la version officielle, notamment ici) c’est l’implication des autorités américaines dans les attentats du 11 septembre (je ne vais pas donner ici tous les faits, ils sont éloquents et pléthores, ou peut être juste un en passant : une publication scientifique montre que l’on retrouve des traces d’explosif de qualité militaire dans la poussière récupérée sur ground zéro.) L’objectif ? Le pétrole, mais surtout instaurer un régime basé sur la peur et justifier une surveillance de masse digne d’un état policier de science fiction. Comment y parvenir ? Par la polarisation du monde entre le "bien" et le "mal". Souvenez vous du "Vous êtes avec nous ou avec les terroristes" Là encore, l’intégrisme est instrumentalisé de manière à définir facilement les choses : où sont les bons et les méchants. Pour réussir, quoi de mieux que de soutenir dans l’ombre les méchants. Quelle fut la conséquence ? La chute du régime despotique irakien consista à faire tomber le seul état laïc arabe qui luttait contre l’intégrisme religieux voisin (malgré sa conversion sur le tard utilisée comme dernière tentative de rallier à sa cause une population de plus en plus pauvre et oppressée - après 10 ans d’embargo - et donc de plus en plus religieuse). Une dictature contre un intégrisme, vous me direz, ça ce vaut. Mais la forfaiture c’est de nous avoir fait comprendre que l’invasion de l’Irak était une assurance contre le terrorisme ! (encore heureusement que la France n’y a pas participé) Évidemment, après le 11 septembre, Israël ne pouvait que jubiler de la situation : le monde occidental allait enfin pleinement partager son combat.

- Israël justement, venons en. Nous savons tous comment discréditer notre interlocuteur, en l’acculant au terrorisme (non pas en l’accusant mais en l’acculant, les fausses accusations tombent vite d’elles mêmes). Le plus doux des animaux coincé contre un mur et face à la menace, sort les crocs. Bien sûr, entre gens bien éduqués (qui ont les moyens de l’être) il y a des choses que l’on ne fait pas. En revanche, combattre le terrorisme c’est justifier de tous les moyens, même les plus barbares. Il faut donc radicaliser les populations pour justifier leur extermination. Ainsi, Charles Enderlin (journaliste français juif correspondant à Jérusalem) signait un article du Monde intitulé (repris par un site pro palestinien) : "Quand Israël favorisait le Hamas", et la première ligne de dire : "Seules quelques Cassandre isolées avaient lancé des mises en garde : la politique israélienne contribue à l’islamisation de la société palestinienne." C’est ainsi que, par exemple, un mois avant les fameuses élections qui ont portées le Hamas sur le devant de la scène politique palestinienne, Israël s’interrogeait publiquement sur l’opportunité de couper l’électricité de toute la bande de Gaza. Vous voteriez pour un gouvernement à genoux, corrompu et pas même capable de vous assurer l’électricité ? J’aurais probablement voté Hamas aussi...

- Ce qui est encore moins connu c’est la collaboration entre l’Iran et les USA pour islamiser les Balkans. Ainsi, les avions des agences militaires privées américaines ont permis de ramener d’Iran des combattants djihadistes. Une enquête a été demandé par le congrès américain sur la teneur de la collaboration du gouvernement Clinton avec le KLA. Un véto y fut opposé.

- En France, on apprend dans un article du Figaro de 2008 que "Après avoir repéré les leaders des communautés noires et musulmanes, le département d’état leur finance des séjour pour les convertir aux valeurs américaines" Convertir aux valeurs américaines... douce élision d’un enjeu moins honorable, tisser des liens avec ceux qui demain peut être seront à la tête d’enclaves indépendantes en guerre avec l’état français. Je force le ton ? L’histoire nous le dira. Pour engendrer le meilleur, il faut savoir envisager le pire. Et l’ambassadeur américain à Paris, Charles Rikvin de proclamer "Le prochain leader français est en banlieue". Lui, il le force le ton ?

Pendant ce temps, dans tout le monde développé on observe une chute de la qualité des enseignements, une abrutisation de masse et un renversement des valeurs avec l’apologie de la réussite matérielle sur la réussite personnelle, intellectuelle et spirituelle. Au nom de la liberté on rejette toute forme d’autorité et d’exigence, on met en doute les acquis intellectuels et l’on porte aux nues les mythes moyenâgeux. L’objectif est là : mettre la population mondiale en esclavage par la promotion des idées les plus régressives et imposer la concurrence brutale entre tous les êtres humains (immigration et délocalisations massives).

Détruire les références nationales, diluer les cohésions familiales, amoureuses, amicales, patriotiques (par la pornographie, la publicité, la compétition exacerbée, etc.), amoindrir les solidarités éclairées, affaiblir les peuples, faire l’apologie du métissage et mettre à la poubelle des centaines d’années de particularisme culturel pour en faire une bouillabaisse imbuvable. Au final il ne reste plus qu’a proposer la solution la plus simple qui sauve les esprits lessivés, dégoutés, craintifs et apeurés : la solution religieuse.

Tout est lié et la France doit payer pour sa culture éclairée, son art de vivre et sa solidarité instituée. Elle refuse le néolibéralisme et le fascisme religieux ? Elle aura les deux ! Pour y parvenir il faut radicaliser l’islam. Nos politiques y travaillent ardemment et avec succès. D’une part en pointant entre autre du doigt un bout de tissu qui couvre la tête (et créant inutilement une défiance chez les musulmans qui y voit la marque d’une persécution systématique), en envahissant des pays étrangers musulmans (Afghanistan, Irak), en laissant Israël conduire comme il le semble sa politique d’apartheid, et d’autre part, en recevant l’équivalent d’une ville comme Tours ou Amiens chaque année en nombre d’immigrés qui viendront tôt ou tard renforcer les rangs des révoltés quand ils se retrouveront au chômage ou discriminés ou auto-discriminés. Tout donc est fait pour scinder la population entre "diversité" et "souchiens". "Souchiens" dont l’amertume légitime vient d’un pays qu’ils ne reconnaissent plus, qui voient leur hymne sifflé et leur drapeau brulé au pas de leur porte. Comment détruire une nation ? On ne s’y prendrait pas autrement.

A qui profite le crime ? A une oligarchie financière internationale qui utilise les intégrismes comme arme de destruction, comme elle utilise l’immigration (le témoignage d’un iraquien réfugié aux USA est édifiant - et on ne peut pas le taxer de racisme - tandis qu’aujourd’hui 25% des naissances en France sont d’origine immigrée), l’ouverture des frontières, le métissisme utopique et la libre concurrence, autant d’armes pour renforcer son pouvoir de monopole déjà écrasant en annihilant toute contestation possible à son pouvoir. Et n’allez pas me dire que la religion conteste l’exploitation des individus (voir ici et )

(quelques mots clefs en vrac : Bilderberg, Dark Pool, Chambre de Compensation).

Il y a ceux qui pensent que les religions ne font pas de politique, il y a ceux qui pensent que l’économie ne fait pas de politique, et il y a ceux qui voient arriver l’orage imminent en sachant d’où il vient. Certains autres diront qu’au final il n’y aura qu’un gagnant, la religion du fric ou celle de Dieu. Pourquoi un seul gagnant ? Les deux ont été très solidaires jusque là.

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Témoignages des français vivants dans les quartiers populaires sur Europe 1 (Morandini). pour que ceux qui vivent loin des cités prennent la mesure du problème.

Témoignage de Loïc Lecouplier, responsable du syndicat policier ALLIANCE dans le 93. "Les attaques de voitures de police c’est tous les jours".

Gauche (pro-immigration) et patronat (mise en concurrence des individus) même combat : le point de vue de Bouygues.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=hVB8iqw_rWo]

Cout de l’immigration illégale au USA (en anglais) par Lou Dobbs, (le seul homme de média américain qui porta à la connaissance du grand public la création de la monnaie supranationale et non constitutionnelle améro. Il démissionna en novembre 2009 après avoir essuyé un tir d’arme à feu).

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=cY6t2ckpb5g&feature=related]

L’immigration, une chance ? Qu’en pensent les indiens d’Amérique du Nord ? (en anglais)

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=YhEl6HdfqWM&feature=fvw]


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179 réactions à cet article    


  • morice morice 29 mai 2010 09:59

    Jean-marie LePen a engagé un psychiatre anglais, c’est nouveau...


    partisan de la « décadence »

    exemple :

     I can understand that some immigrants, if they look at our culture and the decadence of it, they despise it. In a way they regard the Muslim faith as a kind of antidote to the decadence of the West. Do you agree with that analysis ?

    TD : I think that is right, though I do not accept what they are saying entirely. You see, one of the problems, in Britain anyway, is that those parts of the Western culture that they see are genuinely the least attractive side : gross promiscuity, the idea that one’s whim is law. They do not understand anything of the better aspects of our culture. If we lack the confidence to pass our culture on to our own children it is hardly surprising that we do not have the confidence to pass it on to other people. If, for example, I ask a younger patient to name a British Prime Minister other than the present British Prime Minister or Mrs Thatcher (they have all heard of Mrs Thatcher) they will answer something like “I don’t know, I wasn’t born then,” as if one could not be expected to know anything except by personal acquaintance. Even our own children do not feel any connection with the past of their own country.

    un gamin n’en a rien à foutre de Tatcher : c’est LUI qui en parle !


    des propos d’extrême droite avec encore la décadence culturelle

    http://blog.skepticaldoctor.com/

    http://www.skepticaldoctor.com/Our_Culture.html

    auteur du Syndrome de Vichy

    As taken from Saturday’s edition of PJM Political on Sirius-XM’s POTUS channel, here’s show producer Ed Driscoll’s interview with Theodore Dalymple. Dalymple is a former psychiatrist in the British prison system turned prolific journalist, much beloved by American conservatives and libertarians. He’s a scholar with the Manhattan Institute, and frequently contributes to their quarterly magazine, City Journal. He’s also the author of The New Vichy Syndrome, recently released by Encounter Books.


    «  much beloved by American conservatives and libertarians. »

    c’est bien ce qu« on dit : ce REAC plaît à la droite dure !


    un gars qui sursaute bien vite quand on lui parle de sa pensée d’extrême droite :

    http://www.stoptheaclu.com/2010/04/21/comment-on-nazism-by-theodore-dalrymple/

    Nazism was right-wing.
    Conservatism is right-wing.
    Therefore Nazism was conservative and conservatism is Nazi.

    But Nazism was not conservative ; when the Nazis called their adventrevolutionary, they were right. There was nothing conservative about their movement at all. But the “syllogism” above has insinuated deeply into the minds of our intelligentsia, which is why so many of them are afraid of the supposed taint of conservatism.

    il en veut constamment à l’intelligentsia car elle lui rappelle que ses propos flirtent avec les thèses nazies et racistes !


    il est raciste et toute ses théories tournent autour des »émeutes raciales de banlieues«  : or elles ne sont pas raciales !

    http://www.city-journal.org/html/12_2_oh_to_be.html


    voilà sa prose de vieux réac 

    http://www.amconmag.com/article/2008/dec/01/00006/


    exemple 

    A group of 8,000 Bedouin living in Galilee gleefully claimed Obama as a relative, thanks to his resemblance to a Kenyan who had worked in British-mandated Palestine in the 1930s. It is unlikely that anyone would have claimed Senator McCain, let alone President Bush, as a long-lost relative.


    des »bédouins de Galilée« = lire les Palestiniens !

    mieux encore :

    In France, the left-leaning, originally Maoist newspaper Liberation said that the fact that America had a member of a racial minority and a woman among the contenders for the highest offices in the land meant that France could learn something about democracy from America. (It meant openness, which is not quite the same as democracy and may even sometimes be its opposite.)


    Libération est »maoïste"... ah ah ah : on va devoir apprendre à Rothschild qu’il est maoïste aussi on suppose !

    dehors le clown facho déguisé !


    • appoline appoline 29 mai 2010 13:36

      @ Morice,


      Je constate une fois de plus que les donneurs de leçons n’ont strictement rien à proposer pour contrecarrer cette violence. Alors bien évidemment quand on propose de prendre les étrangers par la peau du cul et les renvoyer d’où ils viennent, ça ne plaît pas. Mais pour commencer le ménage, il faut déjà virer la saleté pour laver un grand coup de serpillères. Que vous soyiez d’accord ou non, il va falloir en passer par là. Quelle vie voulez-vous pour vos enfants, qu’ils partent à l’école avec un casque lourd et le gilet pare balles. Moi non, il y en a marre. Que sont donc devenus les CRS qui chargeaient il y a quelques années les émeutiers à grand coup de matraque. Dans les banlieues, c’est râpé, inutile de discuter, il faut frapper un grand coup, au sens propre comme au sens figuré, la peur doit changer de camps car seule la peur peut influer sur cette racaille, même s’ils se croient à l’abri de cette dernière, beaucoup ne sont pas prêts à y faire face. Pour beaucoup ils roulent des mécaniques, hurlent avec la meute mais confrontés à la peur viscérale, ils s’écrouleront, comme des merdes qu’ils sont..

    • Yohan Yohan 29 mai 2010 15:25

      Bien dit Appoline. Mais Momo s’en fout que la société française parte en quenouille, il n’a jamais produit un seul article, ni une seule proposition contructive sur les questions de société ou de politique intérieure. Vissé à son ordinateur 24h/24, Momo ne descend jamais promener le chien, ne va jamais au supermarché, ne discute jamais avec son charcutier (encore moins s’il n’est pas hallal), lui sa seule obsession c’est traquer la CIA dans tous les recoins de la toile.


    • oncle archibald 30 mai 2010 11:00

      « ne discute jamais avec son charcutier (encore moins s’il n’est pas hallal) »

      J’adore ! J’entends déjà dans les hauts parleurs du camion-charcuterie qui tourne dans le quartier : « votre charcutier Hallal est arrivé, il s’installe sur la place devant la poste, vente pendant une heure » ! Et un saucisson al’ail un !

    • boris boris 31 mai 2010 17:40

      Bravo Appoline !


    • boris boris 1er juin 2010 13:09

      Vous avez du « à l’ail »

      Dixit Jean Lefebvre .


    • Talion Talion 29 mai 2010 10:18

      Voila exactement le type de discours qui va gagner en force au fur et à mesure que la crise économique va s’aggraver...

      En période difficile, on cherche toujours une victime expiatoire contre laquelle se retourner, il parait que c’est humain.

      Nous sommes donc condamné à voir les extrêmes gagner en puissance tout en stigmatisant certaines minorités visibles et particulièrement défavorisées.

      L’avenir n’est pas beau à voir... C’est même effrayant de constater comment les choses se répètent inlassablement malgré la promesse du « plus jamais ça ».

      Il faut se faire une raison : Cette crise aura la peau de nos démocratie faute de populations suffisamment cortiquées pour se souvenir du passé.


      • Talion Talion 29 mai 2010 12:45

        C’est rigolo, mais j’ai déjà lu cet argument concernant la « bolchevisation de l’Occident »... Argument très populaire dans les années 30 en Europe de l’ouest...

        Pas la peine de m’écrire un roman, les intentions sont peut-être louables, mais c’est là la route pavée qui mène droit à l’enfer.

        Ça se révèlera juste petit à petit par glissement progressif et ceci sans même que ses partisans ne s’en rendent compte.

        Insidieusement et par étapes progressives... Vous verez.


      • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 29 mai 2010 13:17

        Talion vous dites
        « Ça se révèlera juste petit à petit par glissement progressif et ceci sans même que ses partisans ne s’en rendent compte. »

        C’est déjà révélé,suffit de regarder.L’amour de la france est pourri par la haine des autres et ça va crescendo.


      • ZEN ZEN 29 mai 2010 13:46

        Talion
        Je crains que vous n’ayez raison
        La perte de mémoire et l’incurie politique, voire l’instrumentalisation de la peur, peuvent produire le pire avec l’approfondissement de la crise
        Il est toujours rassurant de voir des ennemis à l’extérieur
        Déjà les Romains...


      • Canine Canine 29 mai 2010 14:53

        "En période difficile, on cherche toujours une victime expiatoire contre laquelle se retourner, il parait que c’est humain."

        C’est effectivement la seule explication pour la haine de la France qui grandit dans les cités.


      • Yohan Yohan 29 mai 2010 15:34

        Ah parce que selon vous les délinquants, violeurs, voleurs, dealers, assassins sont des victimes expiatoires ?. Evitez de nous reservir ce genre de platitude pour bobo confit de repentance, tenez vous en aux faits. Et les faits, c’est qu’une poignée de connards nourris aux videos de Gangsta Rap pourrit la vie de milliers d’autres. N’oubliez pas que ceux qui en souffrent le plus sont d’abord ceux qui vivent à leurs côtés dans les barres HLM, c’est à dire des travailleurs pauvres, arabes, africains en grande majorité.


      • Talion Talion 29 mai 2010 17:04

        "Ah parce que selon vous les délinquants, violeurs, voleurs, dealers, assassins sont des victimes expiatoires ?"

        Je parle des minorités que l’on désigne trop facilement comme étant le vivier de cette délinquance.

        La délinquance est avant tout un symptôme dont la mise à l’index n’a jamais été le remède durable. Les solutions (tout comme les causes) sont d’ordre économiques et sociales.

        Malheureusement la stratégie du bouc émissaire est une solution d’autant plus facile à appliquer que nous glissons actuellement inexorablement sur la pente savonneuse d’une dépression économique aux proportions bibliques.

        Cette situation constitue le terreau fertile qui permettra (et ceci quelque soit les efforts que l’on puisse envisager pour l’empêcher) la résurgence des thèses les plus extrémistes et du racisme le plus abject.

        On a beau jeu de prétendre que nous sommes désormais au dessus de cela, mais la vérité, c’est que vous, moi et tous ceux qui lisent cet article à l’exception de quelques très rares individus (un sur dix voire un sur vingt dans le meilleur des cas) allons y céder les uns après les autres aidés en cela par le pourrissement généralisé de la situation économique.

        Sans lire dans le mare de café, je peux d’avance prédire que la misère, la souffrance et la rancœur feront des merveilles et saperont progressivement notre volonté à tous.

        Nous allons rapidement avoir besoin de responsables / coupables / boucs émissaires contre lesquels nous retourner lorsque la situation va commencer à merder. N’ayons pas la faiblesse de croire que nous sommes vertueux au point de ne pas faire ce que nos congénères ont toujours fait en pareilles circonstances : nous nous retournerons contre les minorités visibles qui seront les plus facilement stigmatisables !


      • Talion Talion 29 mai 2010 17:54

        « Talion...ne confondons pas tout. Il n’est pas question de »faire payer" aux immigrés la situation économique, sociale."

        Je ne dis pas le contraire, mais soyons réaliste, c’est exactement là le discours qui va progressivement se mettre en place...

        La délinquance qui est actuellement la plus pointée du doigt est celle des populations immigrées. Ceci donnera forcément lieu à des raccourcis d’autant plus facile que la crise va nous amputer d’une partie non négligeable de notre capacité de prise de recul et de réflexion.

        Personnellement je pense qu’une solution pragmatique serait d’offrir le choix aux délinquants entre une peine de prison et un contrat (rémunéré) de trois à cinq ans au sein de l’armée (avec possibilité de rempiler par la suite). Cette solution aurait au moins le mérite de désengorger (partiellement) les prisons, d’offrir un job à certains jeunes en perte complète de repères et de leur réapprendre le patriotisme et les valeurs de la république.
        Et voire même pour certains de leur permettre d’accéder à la nationalité française plutôt que de se voir expulser.

        Sans compter qu’au sein de l’armée, toutes les couches sociales se rencontrent.

        A bien y réfléchir, je pense que la suppression du service militaire a été une vrai connerie... Ce dernier avait au moins le mérite d’offrir formation et opportunités de carrière à ceux qui le désiraient.

        Je me doute bien que tout le monde ne sera pas d’accord avec cette idée (je vois déjà le peloton d’exécution s’avancer), mais je n’ai jamais prétendu que c’était la panacée... Et encore moins tant que la France enverra ses troupes en Afghanistan.

        Par contre en période de paix, ça me semble une solution pragmatique vu que dans le fond l’armée propose des formations et des carrières intéressantes en plus d’une discipline qui serait certainement mieux venu pour certains que celle de l’univers carcéral.


      • Yohan Yohan 29 mai 2010 23:35

        La gauche estime qu’en désignant les délinquants, on aboutisse à stigmatiser leur origine. C’est tellement vrai que la presse aux bottes n’ose même plus égréner les noms des casseurs, allant jusqu’à flouter les images. C’est une erreur monumentale tout autant qu’une lâcheté impardonnable, car c’est justement en laissant faire et en poussant la poussière sous le tapis que les français vont finir par se lasser et se radicaliser.
        Pour l’heure, le peuple réclame que la force publique investisse les caves et fasse main basse sur les guns qui s’accumulent dans les caves et foutent en prison les fauteurs de trouble. 
        D’ailleurs, les premiers à demander que la République fasse son travail dans les quartiers sont les habitants des quartiers, des gens modestes, étrangers de surcroît qui ont le malheur de vivre au milieu de cette engeance. A partir d’un certain temps, le discours victimaire de la gauche confine à la complaisance sinon à la bêtise crasse.


      • Talion Talion 30 mai 2010 14:34

        Pour une illustration plus concrète de ce que j’annonçais, lire cet article :

        http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/05/30/les-prejuges-des-francais-ont-la-vie-dure_1365178_3224.html

        Ce n’est qu’un début...


      • appoline appoline 31 mai 2010 19:23

        @ Talion, 

        Mais non, le problème de nos jours est que la racaille ne prend pas ses responsabilités. Ils veulent jouer aux durs mais quand ça leur retombe sur la gueule, ils crient au racisme, à l’inégalité des droits et surtout quand ils se prennent une branlée ou une balle perdue, ils organisent des marches blanches. Ca pour du caïd c’est du caïd. Nous allons faire revenir les gars de Longwy pour leur apprendre à vivre à ses lopettes, il est toujours facile de s’en prendre aux faibles, le répondant ils n’aiment pas. Cela notre nain de jardin et ceux qui l’entourent le savent très bien, à ménager la chèvre et le chou, on finit bien souvent par se faire croquer le bout des doigts.

      • morice morice 29 mai 2010 10:26
        votre blog est celui d’un individu engagé dans une croisade : 


        La France, pionnière des lumières a une longue tradition d’un amour de vivre bien particulier à travers sa gastronomie et ses vignobles, mais aussi et surtout à travers ses penseurs. La France a depuis longtemps tenté de relever le défi du sens de l’existence de manière originale. La France est ainsi surement l’un des seuls pays qui a eu le culot de proposer une alternative entre trouver son bonheur dans une recherche de pouvoir que procure l’argent (notamment par le désir insatiable de profits et de domination dont l’objectif final est, après la position de monopole) et un bonheur placé dans l’adoration d’un être divin omniscient, omnipotent qui dicte aux hommes les moindres de ses pas. Le modèle français est basé sur une idéologie qui renvoi dos à dos ces deux principes et trouve le bonheur de l’homme dans une émancipation intellectuelle, une qualité de vie appréciable mais somme toute modeste et un désir d’abstraction, d’érudition.

        c’est un baratin qui historiquement ne repose sur rien de concret « un bonheur placé dans l’adoration d’un être divin omniscient, omnipotent qui dicte aux hommes les moindres de ses pas » depuis 1789 et la séparation de l’église et de l’Etat en 1915, c’est RIDICULE comme propos.

        Alors que c’est-il passé ? Dieu était mourant, les masses s’instruisaient, la qualité de vie augmentait, les religions n’étaient plus que des reliquats poussiéreux de la fièvre moyenâgeuse. L’islam prenait conscience du fait que de son retard sur la scène internationale provenait d’une idéologie régressive et voyait enfin émerger des courant réformateurs s’inspirant du mutazilisme (n’en déplaise à la doxa islamique qui voit dans le Coran une révélation “incréée” et auto-justifie sa perfection).

        le vieux plan de la montée de l’islamisme par baisse du christianisme : or c’est raté avec votre « analyse » du début....

        Je ne donnerai que deux exemples parmi tant d’autres de cet obscurantisme érigé en sagesse religieuse :
        - le viol des femmes infidèles issues du butin de guerre ou du territoire d’infidélité est tout à fait légale dans l’islam sunnite. L’imam Malik, dont les ouvrages sont au programme officiel des universités islamiques marocaines “moralise” ses abjections dans son traité de droit “Al-Muwata” (disponible en fnac ou à l’institut du monde arabe).
        - “inculquez à vos enfants la haine de l’occident”

        vous tombez dans le panneau du facho moyen : l’islam et ses dérives : vous confondez religion et excès...

        - Les illuminés islamiques qui aujourd’hui passent quotidiennement à la une des médias étaient, au début du siècle dernier, rejetés habituellement comme des cas pathologiques dans toutes les sociétés de tradition musulmanes qu’ils abreuvaient de temps à autre de leurs élucubrations. Si je force un peu le trait, il a tout de même fallu attendre la révolution islamique iranienne en 1979 avec le fou criminel Khomeini (dont la prise de pouvoir reste quelque peu obscure) pour voir émerger dans le monde le premier pôle d’intégrisme islamique dont l’objectif est clairement affichée : la conquête du monde (voir son recueil de pensées philosophiques, édifiant). En dehors de cela, l’intervention de la CIA contribua grandement à sortir les premiers jihadistes de leur grottes en leur procurant armes et formations militaires dans le but de renverser l’Union Soviétique. Ben Laden, comme tout le monde le sait (j’espère) est un produit américain.

        le coup de la CIA faisant la pub aux djihadistes, trop beau... encore un peu et vous allez dire qu’heureusement qu’il y avait Tora bora...

         Ce qui est encore moins connu c’est la collaboration entre l’Iran et les USA pour islamiser les Balkans. Les avions des agences militaires privées américaines ont permis de ramener d’Iran des combattants djihadistes. Une enquête a été demandé par le congrès américain sur la teneur de la collaboration du gouvernement Clinton avec le KLA. Un véto y fut opposé.

        et hop, on tombe dans le ragot invérifié : ce ne sont pas des islamistes que l’on a ramené. Mais des combattants qui sont venus, et pas nécessairement grâce à l’aide américaine : le but n’a jamais été « islamiser les balkans » : vous mélangez tout là....

        En France, on apprend dans un article du Figaro de 2008 que “Après avoir repéré les leaders des communautés noires et musulmanes, le département d’état leur finance des séjour pour les convertir aux valeurs américaines” Convertir aux valeurs américaines… douce élision d’un enjeu moins honorable, tisser des liens avec ceux qui demain peut être seront à la tête d’enclaves indépendantes en guerre avec l’état français. Je force le ton ? L’histoire nous le dira. Pour engendrer le meilleur, il faut savoir envisager le pire. Et l’ambassadeur américain à Paris, Charles Rikvin de proclamer “Le prochain leader français est en banlieue“. Lui, il le force le ton ?

        vous ne « forcez pas le ton » : vous MENTEZ.
        vous pourriez au moins préciser d’où est extrait cette phrase :

        Sarkozy en Amérique, l’ambassadeur américain en France à la Courneuve. Le Bondy Blog nous raconte cette rencontre entre Charles Rivkin et des lycéens banlieusards.
        « Nous, pour montrer toutes les compétences qui sommeillent en banlieue, on passe par l’image »présente un responsable associatif. L’ambassadeur exalte. « Oui, on sait que les banlieues sont une source de talents terribles » s’exclame-t-il. [...]
« J’aime parler avec tous les Français » dit Charles Rivkin, avant de se laisser à un mot d’espoir : « Je sais, et je suis sûr, que le prochain leader français est en banlieue ».


        en coupant le début de de texte, vous trichez... cela s« adressait à des jeunes de La Courneuve engagés dans des actions locales, pas à la délinquance : vous TRICHEZ lamentablement en assénant ce genre de phrases or propos !! vous MENTEZ et vous TROMPEZ les gens !


        Tout est lié et la France doit payer pour sa culture éclairée, son art de vivre et sa solidarité instituée. Elle refuse le néolibéralisme et le fascisme religieux ? Elle aura les deux ! Pour y parvenir il faut radicaliser l’islam. Nos politiques y travaillent ardemment et avec succès. D’une part en pointant entre autre du doigt un bout de tissu qui couvre la tête (et créant inutilement une défiance chez les musulmans qui y voit la marque d’une persécution systématique), en envahissant des pays étrangers musulmans (Afghanistan, Irak), en laissant Israël conduire comme il le semble sa politique meurtriere, et d’autre part, en recevant l’équivalent d’une ville comme Tours ou Amiens chaque année en nombre d’immigrés qui viendront tôt ou tard renforcer les rangs des révoltés quand ils se retrouveront au chômage ou discriminés ou auto-discriminés. Tout donc est fait pour scinder la population entre “diversité” et “souchiens”. “Souchiens” dont l’amertume légitime vient d’un pays qu’ils ne reconnaissent plus, qui voient leur hymne sifflé et leurdrapeau brulé au pas de leur porte. Comment détruire une nation ? On ne s’y prendrait pas autrement ».

        le terme de souchien vous rattache automatiquement à un vocabulaire d’extrême droite. Et vos accusations contre Israel mal placées ici.
        quand au coup du drapeau pour « détruire une nation », même LePen ne l’a pas encore faite.

        On vous définira donc comme IDENTITAIRE, façon Soral, à savoir cette nouvelle droite vivant sur le même fond de panier de la « décadence »... votre admiration pour votre psy fan des thèses de LePen s’explique donc sans peine...



        • Hanoho Hanoho 29 mai 2010 11:10

          « depuis 1789 et la séparation de l’église et de l’Etat en 1915, c’est RIDICULE comme propos. »
          -> Bien sur que non, c’est justement la separation de l’eglise et de l’etat qui fait de la France un pays particulier. Les discours en faveur du renouveau religieux, y compris dans la bouche de nos politiques, devrait vous alarmer.

          « vous MENTEZ et vous TROMPEZ les gens ! »
          -> C’est vous qui mentez. Peut importe le bout de phrase avant ou apres, le sens reste le meme.

          "vous confondez religion et exces’
          -> Ne saviez vous pas que les religions proselytes monotheistes ont des visees globales et qualifient leurs textes fondateurs d’universel. Vous comprenez universel ? ca veut dire pour tout le monde, meme vous morice.

          ’On vous définira donc comme IDENTITAIRE, façon Soral’
          -> Je n’aime pas Soral. Pour ma part je vous definirait comme sciant la branche sur laquelle vous etes assis. Vous avez raison, tout va bien en France, si ce n’est quelques fachos qui voient des problemes partout...


        • Yohan Yohan 29 mai 2010 12:58

          momo
          Pour un athée, je trouve que tu mets beaucoup d’ardeur à défendre les religions, l’iislam surtout


        • tourn en ron 29 mai 2010 13:02

          il est marrant le type « le pit bull la seule race de chiens que j’ai vue en banlieues » il aurais du se regarder dans un miroir il aurais vue d’autre chiens dégage rosebeff de merde 500 000 mille 

          British ces 500 000 mille de trop , non mais ces quoi ce délire la France elle est comme elle est et on l’aimera malgré tout les dénigrement des ignare anglo-saxons 

        • appoline appoline 31 mai 2010 19:28

          @ Yohan,


          Après avoir débusqué les agents de la CIA, Momo ne veut pas se mettre à dos tous les islamistes de Tourcoing. Va finir terroriste ce gars là s’il n’y prend garde, on se retrouve enrôler pour moins que ça.

        • Hanoho Hanoho 29 mai 2010 11:41

          Si je peux contribuer a une prise de conscience... :)
           
          L’esprit de l’article c’est de montrer comment la « libanisation » de la France est orchestree... Les violences de banlieues ne sont que le symptome d’une politique plus vaste de demembrement....

          Pour le reste, si vous etes en mal d’histoires a raconter, ecoutez ca
          http://www.youtube.com/watch?v=YPtcVd_555g

          J’espere en tout cas qu’il y aura des gens assez intelligents pour ne pas tomber dans le piege de la mise a l’index par l’atribution du qualificatif « F. Haine » concernant tout ce qui denonce la situation de la France.


        • pallas 29 mai 2010 10:49

          La ou le jeu devient intéressant,

          C’est que Nos Maghrébins, sont contre le multiculturalisme, de plus, ils sont pour les valeurs de la république et de plus en plus pour a défense des français.

          L’Algérie, le Maroc, la Tunisie, sont a nos portes, juste a un bras de mer, donc nos immigrés ne sont pas coupé de leurs sols.

          Le multiculturalisme ne peut pas fonctionné, si les peuples sont proches de leurs territoires.

          Le probleme des banlieues n’a rien avoir avec l’islam.

          Les banlieues, ainsi que les quartiers riche de la capitale, ont un point commun, la Drogue.

          Les trafiquants ce trouvent en Banlieues, les acheteurs se trouvent dans les quartiers riche.

          Il n’y aura pas d’autonomie du territoire, pourquoi le feraient ils ???.

          Un Algérien, prend juste le bateau, ce retrouve au bled pendant les vacances, avec sa famille, ensuite revient en France. Les Marocains, ainsi que les Tunisiens, font la meme chose.

          Il ne faut pas oublié Marseille, ville multi ethnique, depuis des milliers, un pont entre le Maghreb et l’Occident.

          La France n’est pas l’Angleterre, qui ont crée des Enclaves, les populations ne se mélangent, un enorme taux de délinquance, des fous de dieu dans la rue proclamant la charia.

          En Angleterre, il y a plus de 80 tribunaux islamique pronant la charia.

          L’Angleterre a une population trés pauvre, violente aussi, énormément de crime et délits, des hôpitaux en très mauvais état.

          Les populations étrangères, viennent du Pakistan, de l’Inde, elles sont coupé littéralement de leurs pays, sa n’est pas le cas de la France.

          Le vrai probleme en France, c’est la Pauvreté qui s’accroit, donc la Drogue, les trafics en tout genre.


          • Hanoho Hanoho 29 mai 2010 11:23

            « ils sont pour les valeurs de la république et de plus en plus pour a défense des français. »
            -> J’aimerai le croire. Je suis loin d’en etre convaincu. En tout cas un frange est clairement anti-franciase et j’ai eu deja personnelement et plusieurs fois l’occasion de le verifier.

            ’’La France n’est pas l’Angleterre, qui ont crée des Enclaves, les populations ne se mélangent, un enorme taux de délinquance, des fous de dieu dans la rue proclamant la charia.« 
            -> Mais, il me semble qu’elle s’en rapproche plus qu’elle ne s’en ecarte. C’est d’ailleurs la critique que je fais du texte que j’ai traduit. La proposition de sucrer les subventions sociales... meme si celles-ci ne sont pas une solution en soit... me parait le dernier clou apporte au cerceuil de notre systeme solidaire par le neo-liberalisme.

             »Le probleme des banlieues n’a rien avoir avec l’islam."
            -> Oui, mais l’islam est la seule doctrine qui y est, non pas en regression, mais en forte augmentation et pas franchement sous sa forme la plus moderee. Une situation a l’Anglaise encore une fois se profile a l’horizon.


          • sheeldon 29 mai 2010 11:34

            mettre de l’ordre dans la maison c’est en priorité foutre les BANQUIERS en taule !


            après on pourra réglé les problèmes du peuple !

            ces exemples des musulmans en taule valent autant que ceux sur les blacks en taule aux usa !!!

            de la merde , et ça a été étudié de nombreuses fois ! 

            le racisme primaire comme solution mène systématiquement au fascisme et celui-ci systématiquement interdit les syndicats , diminue les salaires ( allez voir sous pétain !!!! ) et propage une liberté pour ceux qui ne pensent que comme lui !

            quel bonheur une société comme celle-ci vivement !

            encore une chose ces gens sont aussi français que vous ! a moins que vous commenciez a retirer la nationalité des gens d’origine étrangères ? vous comptez combien de génération ? 

            êtes-vous sûr d’être vous-meme français dans ces conditions ??? PTDR

            ce qui est grave c’est le racisme comme seule solution a tous les problèmes de la société , vous avez voter sarko , les banlieues sont karshérisées ? la délinquance diminue ? 

            ce sont des problèmes sociaux , des taux de chômages incroyables ( regardez les derniers chiffres sur les jeunes !!!! ) , une misère totale ( et ceci va arrivé aux campagnes avec la fin des services publics !!! ) , même les maires des villes de banlieues sonnent la sonnette d’alarme ( d’ailleurs aucunes réponse a part 10 % de budget en moins pour les cités !!! ) . Alors oui vous aurez des barbares , mais tout est fait pour , et là se pose une question a qui cela profite-il ????





          • Hanoho Hanoho 29 mai 2010 11:49
            « ce sont des problèmes sociaux , des taux de chômages incroyables ( regardez les derniers chiffres sur les jeunes !!!! ) , une misère totale ( et ceci va arrivé aux campagnes avec la fin des services publics !!! ) , même les maires des villes de banlieues sonnent la sonnette d’alarme ( d’ailleurs aucunes réponse a part 10 % de budget en moins pour les cités !!! ) . Alors oui vous aurez des barbares , mais tout est fait pour , et là se pose une question a qui cela profite-il ???? »

            -> Cela profitent aux doctrines internationalistes qui cherchent a demembrer les etats nations et a faire de l’etre humain un esclave assujeti. Religion et finance se donnent la main en coulisse.

            « La mondialisation en constituants de grands ensembles régionaux entraîne partout la diminution de l’Etat-Nation. Plus la mondialisation s’accroit, plus l’Islam se propage ». Ömer Dinçer, un proche conseiller politique de Tayip Erdogan  


            • COVADONGA722 COVADONGA722 29 mai 2010 11:33

              yep , certains ici refuse de voir la réalité« Morice » il prefere se draper dans une vertueuse indignation , surement loin de ces zones de non droits evoqué par l auteur , moi j y vis en zus et a Marseille et vous seriez étonnés des origines des tenants et des reclamants d un ordre musclé , mais voisins de toutes origines qui se levent tous les matins pour bosser attendeNT comme moi la colonne blindée republicaine qui viendras raser la salle « jeunes » qui sert de qg a une racaille dont ils souhaitent « mes voisins » de voir les pire pendus aux lampadaires ou executés contre un mur .


              • sheeldon 29 mai 2010 11:48

                la réalité c’est que des neuneus continuent de voter contre leur classe pour des voyous qui ne sont que le produit d’un système et certainement pas un hasard !


                appelez la force vous l’aurez et au delà de vos espérances je pense !

                les mêmes thèmes que dans les années 30 sauf que les « parasites » aujourd’hui sont arabes et pauvres ! c’est bien cela le plus drôle avant au moins les gens s’en prenaient a ceux qu’ils estimaient responsable de leur malheur , des riches ou supposés tels !!!!! maintenant même plus !

                elle s’en prend aux plus pauvres du système . ceux qui sont encore plus bas , une société de lâche pendant haut et court le mouloud vendeur de shit et courbant l’échine devant le bankster !





              • COVADONGA722 COVADONGA722 29 mai 2010 12:01

                non monsieur , vous refusez de vous en prendre a ceux qui violent les lois et nous rendent
                la vie intenable a nous les plus pauvres « les smicards les employés et les ouvriers dont je suis » en sus de la guerre economique a laquelle vous faite reference nous avons droits a des nomansland juridique et vide de lois republicaine vottre alliance morale et intellectuelle avec la racaille que nous subissont vous fait l allié objectif des elites crapuleuses regissant ce pays , le fait de vouloir l ordre et la loi la ou nous vivons ne nous empechent pas de voir qui ces derives et leurs tolerances sert en premiers , nous les neuneuxs savont parfaitement que notre situation sert ce systeme et qu elle est par ailleur
                garante du maintien de votre statut " au milieu’’ ce qui nee vous empeche pas de nous faire la leçon.


              • Noor Noor 29 mai 2010 11:38

                titre raccoleur , article beaucoup trop long , que je n ai pas lu !
                Est ce qu on a le droit de publier des romans sur agora ?


                • chams 29 mai 2010 15:23

                  ben si t’as pas lu tait toi et passe a autre chose

                  personne ne te force a lire

                • vero87 29 mai 2010 16:11

                  eh bien quand on ne lit pas on ne se permet pas de dire quoi que ce soit !!!
                  réagir sur un titre , c’est court comme réflexion ...... mais quand on vous propose du roman réaliste , essayez quand meme de faire un effort !


                • pallas 29 mai 2010 11:46

                  Sur Agoravox,

                  Vous avez des articles, ainsi que des commentateurs qui sont d’origines maghrébines, vous avez le site Alter Info, réellement très intéressant a lire.

                  Vous avez le Forum Algérie aussi.

                  Il n’y a absolument aucuns intervenants voulant la conquête de la France.

                  Mais vous vous rendez des compte ou ont vie ou pas ?.

                  Je vie en Banlieue, je bosse en banlieue, mes collègues vivent en Banlieue, je ne me suis jamais fait agresser, jamais insulté.

                  Les Maghrébins, sont de plus en plus pro républicains, ils détestent Sarkozy, ils détestent le modèle multiculturalisme, ils ce battent pour conserver leurs cultures, et ils ont pris conscience que les Français de souche, veulent eux aussi conserver leurs cultures, leurs terroirs.

                  Ils sont très sensible a notre besoin de la défense du patrimoine.

                  La France n’est pas la Suède, n’y l’Angleterre, n’y les Pays Bas.

                  Je vais me répéter, mais nos immigrés Maghrébins, sont juste a coté de leurs pays d’origine, Maroc, Tunisie, Algérie, ils ne sont pas coupé de leurs racines, la grande majorité, retourne au pays, voir la famille, passé des vacances, travail ensuite en France, ou sinon, revivent dans leurs pays, tout simplement.

                  Il n’y a pas de probleme de communautarisme, ces les peuples immigrés sur notre sol sont a deux pas de leurs territoires d’origines.

                  L’Angleterre horrifie tout le monde, moi vous, ainsi que les individus d’origine étrangere, sa ressemble a un Zoo, ou les ethnies sont parqué, coupé de tout, coupé de leurs pays d’origines.

                  Le Pakistan est un pays extrêmement violent, prônant l’utra islamisme, c’est un pays de fou, l’Angleterre est un pays extrêmement violent, prônant l’ultra individualisme.

                  La France n’est pas en danger, sa fait des milliers d’années que la Gaulle est en contact avec le Maghreb.

                  L’histoire de la démographie ne tien pas, la population mondial baisse, il n’y a plus de renouvellement de population, sa touche l’ensemble de la planète, car l’espèce humaine devient stérile, a cause de la pollution.

                  Le probleme dans les Banlieues, c’est le trafic de drogue, et les trafiquants vendent dans les quartiers riche de la capital, ou les gamins riche ce bourrent de cocaïne, de violence.


                  • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 29 mai 2010 13:26

                    Pallas,je me suis largement mépris sur vous.très bon commentaire,j’adhère completement.


                  • Canine Canine 29 mai 2010 15:17

                    "Vous avez le Forum Algérie aussi.

                    Il n’y a absolument aucuns intervenants voulant la conquête de la France."

                    Une évidence, mais c’est parce que les algériens ne sont pas de la racaille.

                    Jamais l’Algérie ne tolérerait sur son sol le bordel qu’on accepte ici d’ailleurs. Non, ce qui pose problème ici, c’est une population qui n’est ni algérienne, ni française, ni africaine, ni rien d’ailleurs. Ils sont algériens ici (ou maliens, ou que sais-je) et français là bas. Au final, ils sont juste une population déplacée au bon gout du patronnant, et dont personne ne veut plus aujourd’hui.


                  • COVADONGA722 COVADONGA722 29 mai 2010 11:47

                    romans sur agora ?

                    bonjour madame
                    et pourquoi pas ? peut etre un auteur doué nous ferait un beau parrallele entre votre pseudo lumineux et la lumiere tres « Fordienne » de votre gift.


                    • COVADONGA722 COVADONGA722 30 mai 2010 09:38

                      vous l avez modifié ?quel domage nonobstant celui est beaucoup plus raccord, yep


                    • Le péripate Le péripate 29 mai 2010 14:57

                      Et Muray d’ajouter : Devrais-je le redire cent fois, le socialoccultisme est la croyance de l’âge de l’indifférenciation. L’ère où tout le monde est pareil, optiquement, audiovisuellement, psychologiquement, métaphysiquement et socialement. Le temps du pareil. Du pareil au même. De la progression vers le pareil.

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