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Les chaises musicales

En direct de nos collèges ...

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L'engrenage fatal

Le premier trimestre passé, les enseignants ont usé des trésors de patience, de mansuétude et de compréhension. Ils se sont cassés les dents sur des agissements qui dépassent l'entendement. Ils ont fait des rapports, obtenu enfin que la direction réagisse et sanctionne ces incurables qui détruisent une classe plus sûrement qu'une mauvaise réforme. Les parents ont été convoqués, ils ne sont pas toujours venus et un jour, de guerre lasse, ils se sont retrouvés à témoigner leur impuissance devant un conseil de discipline.

C'est le début de la fin, le fatal engrenage qui va se mettre en branle pour ceux dont personne ne veut, ceux qui refusent l'école et qui la mettent en échec avec d'autant plus de force que rien, vraiment, ne peut leur fournir une réponse à la hauteur de leur désarroi. Ceux qui finissent par être exclus vont s'échanger les places laissées vacantes du fait de l'exclusion d'un de leurs semblables.

C'est une nouvelle chance nous dit-on. C'est un nouveau désastre à venir dans la majeure partie des cas. Le plus souvent, rien ne change fondamentalement et le nouvel élément vient prendre le relais de celui qui est parti. Le temps de prendre ses marques, de trouver les failles de l'endroit, de se faire quelques complices à malice et le cirque recommence de plus belle.

Les enseignants découvrent alors avec stupeur qu'ils ont réalisé un marché de dupe. Ils pensaient souffler un peu, retrouver le calme dans la classe. Ils découvrent un nouveau cas désespérant, un de ces mômes sur lesquels plus rien n'a de prise. Ils avaient avec son prédécesseur trouvé quelques parades, des astuces qui cette fois ne fonctionnent plus. C'est pire encore et ils s'en mordent les doigts.

Combien d'élèves irréductibles s'échangent ainsi les fauteuils d'orchestre dans nos classes ? Plus de deux cents conseils de discipline chaque année dans notre agglomération. Les mêmes vedettes qui d'année en année vont saborder la vie d'un nouveau groupe. Passé un temps d'adaptation, le calme avant la tempête ou bien l'œil du cyclone, c'est pire encore car ils ont compris depuis longtemps que nous sommes totalement impuissants.

Nous subissons ainsi la tyrannie impunie de petits monstres impitoyables qui nous rendent la vie impossible. Aucune réponse institutionnelle, bien au contraire, car les consignes sont formelles, il faut taire la vérité sordide, dissimuler l'échec d'un système rongé par ceux qui le réfutent. Les enseignants serrent les dents, avalent leur fierté, ferment la porte et subissent sans rien dire. Réagir, réclamer des actions tangibles c'est admettre leur échec, il vaut mieux n'en rien dire et punir par la-même tous les autres élèves qui auraient souhaité travailler.

Il y a dans nos classes des gamins qui font ce qu'ils veulent chez eux et à l'école, qui n'ont plus peur de rien, qui détestent l'école, méprisent leurs camarades, usent leurs professeurs. Ils sont une infime minorité et pourtant, les professeurs ne parlent, ne pensent, ne s'occupent que de ces incurables. Quelle énergie perdue ! Quelle désespérance ! Quel massacre !

Ne peut-on pas ouvrir les yeux, penser enfin des solutions adaptées pour ceux qui veulent travailler, se tiennent comme des élèves ordinaires, désirent ne pas avoir peur en classe ? Ne va-t-on pas un jour, enfin, ouvrir les yeux de nos dirigeants, pour mettre en place des moyens et des structures d'exception. Continuer ainsi est pure folie. L'école sombre, l'échec est de plus en plus patent, par la faute à quelques ingérables dont on ne veut pas admettre l'existence.

Je n'ai pas de réponse appropriée. Je ne suis pas ministre, la démagogie et le mensonge ne sont pas mes compagnons. La vérité est celle que je vous décris. Ne croyez pas les vendeurs de rêve, les enjoliveurs du réel, les marchands d'illusion. Le monde des bisounours implose et ce ne sont pas de réformettes dont nous avons besoin. C'est un immense chantier qui s'impose et personne n'en a le courage. Sans paix scolaire, sans discipline, rien n'est possible ! Le collège unique est devenu une hérésie à laquelle bien des enseignants s'accrochent désespérément alors que c'est le boulet qui provoque leur perte. 

Disciplinairement leur

Vidéo pour la défense 


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47 réactions à cet article    


  • frugeky 22 février 2013 09:34

    Salut

    je comprends bien votre désarroi mais de là à créer des « structures d’exception » je reste un peu pantois. Et pour la justice, des tribunaux d’exception aussi ?


    • C'est Nabum C’est Nabum 22 février 2013 12:23

       frugeky


      Je sais les risques derrière cette idée et je pense qu’il faudrait envisager parfois une sortie prématurée du qystème scolaire avec un passage par le professionnel.
      Puis, retour possible si le jeune en exprime la demande.

    • frugeky 22 février 2013 14:23

      Je préfère ce genre d’argumentaire...et c’est d’ailleurs ce qui se fait dans d’autres pays (Suisse il me semble) mais sans attendre que l’élève soit en difficulté.


    • clercobscur clercobscur 22 février 2013 09:50

      Constituer des structures d’exception est devenue une absolue nécessité, mais cela demande un certain courage politique car ça ne sera pas simple à mettre en place...


      • C'est Nabum C’est Nabum 22 février 2013 12:25

        clercobscur


        Parlons de structure dérogatoire avec la sortie du système scolaire et une immersion pprovisoire dans le professionnel sous encadrement spécifique.

        Tout retour étant possible avec contrat comportemental

      • clercobscur clercobscur 22 février 2013 12:54

        Ce n’est pas la façon de faire que je privilégierais. Je préfèrerais les voir rester en milieu scolaire, j’ai toujours été favorable à un encadrement militaire pour ces cas dits désespérés, non pour les martyrisés bien entendu, mais je suis convaincu qu’il n’y pas de milieu plus adéquat pour apprendre la discipline, notion totalement étrangère à certains et indipensable pour s’intégrer au sein de l’école de la république.
        Après il serait peut-être plus profitable à certains de goûter aux joies des métiers professionnels « réservés » aux non-diplômés, c’est possible, mais à utiliser en dernier recours. Laissons-leur une chance, fusse-t-elle mince !


      • C'est Nabum C’est Nabum 22 février 2013 13:44

        clercobscur


        Je doute qu’avec les lois en vigueur les militaires parviennent à quoi que ce soit avec eux ...

        Il faut un minimum d’adhésion pour obtenir un changement.
        L’idée est facile à formuler, plus délicate à mettre en œuvre.

      • clercobscur clercobscur 22 février 2013 14:51

        Non ce n’est pas simple, une petite réformette qui remplacerait un enseignant par un autre enseignant en uniforme ne servirait évidément à rien. C’est bien pour cela que je parlais précédement de courage politique.

        Sinon petite question hors sujet (quoique...), ni voyez pas là un quelconque piège, juste de la curiosité de ma part. Que pensez-vous de notre proposition, symbolique, consistant à renommer le ministère de « l’éducation nationale » par ministère de « l’instruction nationale » ?


      • L'enfoiré L’enfoiré 22 février 2013 10:27
        « La discipline en soi n’est pas un concept empoisonné, seule l’est la discipline imposée au lieu d’être choisie. », disait Jack Vance
        C’est dire s’il faut remonter aux sources de l’indiscipline.
        Savoir pourquoi elle n’est pas choisie.
        En fait, il ne faut être plus catho que le Pape à croire que les générations se suivent et se ressemblent.
        Grosse erreur de l’enseignement.
        Nous n’étions pas des saints, mais on savait quelque chose de plus.
        Que demain, il y aurait à faire autre chose que jouer aux billes.
        Wikipedia dit : "Le mot de discipline renvoie à trois grandes notions, celle d’« ensemble de règles à suivre », celle de « branche de la connaissance » et celle de « champ d’activités » ; c’est également un objet de torture servant traditionnellement à l’auto-flagellation (sorte de petit fouet à lanières multiples).

        • L'enfoiré L’enfoiré 22 février 2013 10:31

          Par ici, c’est devenu la foire.

          Les parents cherchent des écoles où comme vous dites, l’air de donner des cours, la réputation, est meilleur.
          On ne se pose même plus la question du pourquoi, certaines écoles sont mieux cotées que d’autres.
          Alors, on s’inscrit le « gosse » dans le secondaire, un an à l’avance.
          La loterie suit quand il n’y a plus de place.
          Est-ce cela que vous désirez ?
          Ou donner la même chance à tous ?

        • L'enfoiré L’enfoiré 22 février 2013 10:35

          J’aime bien cette citation de Pierre Dac "

          « La discipline est la force de ceux qui ne savent pas se faire obéir sans commander. »

        • C'est Nabum C’est Nabum 22 février 2013 12:27

          L’enfoiré


          Il est important de penser l’accueil, de préciser le but de l’école. Il ne faut plus persuader ces adolescents que c’est obligatoire et qu’ils trouveront toujours une place.

          Quand les limites sont dépassées, il faut sortir du cadre

        • C'est Nabum C’est Nabum 22 février 2013 12:28

          L’enfoiré


          C’est mon maître 62

        • L'enfoiré L’enfoiré 22 février 2013 13:16

          Désolé de le dire, je trouve que ce sont des réponses comme un enseignant, par un enseignant, pour un enseignant.

          Un enseignant qui s’en foutrait de l’après. 
          La ségrégation entre les bons et les mauvais, cela ne rappelle rien ?
          Quels sont ceux qui ont le mieux réussi avec le moins d’efforts (apparemment) ?
          Des autodidactes, pas ceux qui ont fait des Bac +n 
          L’éducation limitée à 20 ans est une connerie.
          Apprendre des choses qui ne serviront jamais pour augmenter la culture générale ?
          Je sais, la culture générale est ce qui reste quand on a tout oublié.
          Le malheur c’est qu’il y a une inadéquation entre les programmes scolaires et la vie active.
          Quel est l’enseignant qui cherche la différence chez un étudiant, cherche à comprendre pourquoi il est différent ?


        • C'est Nabum C’est Nabum 22 février 2013 13:47

          L’enfoiré


          Déformation professionnelle
          Je ne peux y échapper

          Heureusement vous êtes là pour me remettre dans le droit chemin

          Parfois je ne sais que penser et mes billets sont des appels à la réflexion. Je profite des idées des autres pour me sortir d’une situation qui me dépasse

        • L'enfoiré L’enfoiré 22 février 2013 14:21

          « Parfois je ne sais que penser et mes billets sont des appels à la réflexion. Je profite des idées des autres pour me sortir d’une situation qui me dépasse »


          C’est ainsi que je le prends. Ne vous en faites pas. Nous sommes ici pour en discuter.
          C’est ça la vraie valeur d’un forum et pas de coter nerveusement comme un juge de pacotille.
          Comme vous avez pu le lire dans mon dernier billet, je pointe et puis je tire.
          Ensuite je ramasse les boules pour la partie suivante.
          Présumé innocent et pas uniquement devant un juge.
          Se mettre à la place de l’autre est difficile mais c’est une obligation avant d’exprimer une pensée personnelle trop hardie.

        • Inquiet 22 février 2013 14:01

          Comment ça, les conseils de disciplines inefficaces ?


          Bien sûr que si, ils ont réussit à virer mon fils autiste (syndrome d’asperger) alors que pour des motifs médicaux il était important qu’il soit immergé en structure pédagogique « normale ».

          Les faits :
          - mon fils est particulièrement mis en difficulté pendant les moments de récréation, or (fautes de moyens bien évidemment) personne ne « l’observe »
          - un autre jeune lui cherche des noises, et mon fils se défend
          - les 2 jeunes se retrouvent convoqués vers la CPE
          - à la fin de la sonnerie de l’interclasse, mon fils veut rejoindre sa classe, mais le surveillant (là il y avait quelqu’un) le retient par le bras pour s’expliquer avec la CPE
          - sans faire exprès, et aussi parce qu’un autiste est extrêmement sensible (affolé serait un terme plus approprié) à la contrainte physique, en voulant se « libérer », mon fils assène un coup de bras sur le visage du surveillant.

          Alléluia pour le staff « pédago-répressif », on a une occasion en or pour évincer mon fils du système scolaire.

          Toutes tentatives pour réhabiliter mon fils resterons vaine, l’éducation nationale n’ayant pas pour mission d’être des suppléants médicaux.

          Même, si je le répète il y a eu un protocole de signé entre l’école et l’hôpital pour suivre mon fils.

          A coté de cela évidemment, les « petites frappes », les vraies, sont très peu inquiétées, puisque à ce que j’ai compris, quasiment rien ne peut être entrepris tant qu’un adulte n’a pas été frappé.
          Que les enfants s’esquintent la tronche, ça n’a guère d’importances, moi qui croyait que les enfants passaient d’abord, j’ai été très naïf.


          • C'est Nabum C’est Nabum 22 février 2013 14:05

            Inquiet


            J’en suis désolé pour lui et pour vous

            Vous devrirez savoir que comme tout bon système judiciaire, seuls les lampistes prennent. Votre fils en est le parfait excemple.

            Les voyous, les bandits de nos classes restent impunis. Ils pourrisent la vie d’une classe, ils détruisent quelques enseignants mais eux, il ne faut surtout pas les ennuyer. Ça ne sert à rien

          • viva 22 février 2013 14:31

            Je doute que les procédures aient été respecté, le renvoi d’un élève est bien plus compliqué qu’un simple conseil de discipline. Il y a obligation de trouver un nouvel établissement à proximité pour que cela soit possible. Ou alors il s’agit d’une exclusion lié a des problèmes médicaux ce qui n’est pas simple non plus, il faut un avis médical et ce n’est l’établissement qui peut le donner. Un enfant autiste scolarisé à droit a un assistant de vie scolaire ce qui aurait évité ce problème. Souvent dans le cas des enfants ayant des problèmes médicaux, la difficulté vient de ce que la demande d’assistant de vie scolaire doit être faite par la famille. Malheureusement ce n’est pas toujours fait malgrès les demandes pressantes de l’école. Dans ces cas l’enfant ne peut être maintenu dans le cycle normal. Ces enfants bénéficient normalement d’une équipe éducative, sont conviés les personnels médicaux et sociaux qui suivent l’enfant, l’infirmière et le médecin scolaire ainsi des enseignants, CPE etc.... L’équipe éducative émet forcément un avis en concertation.


          • Inquiet 22 février 2013 15:26

            Viva :

            mais que vous êtes perspicace, vous m’avez dévoilé

            A défaut d’être honnête, de dire la vérité, je suis incompétent et mauvais parent qui n’est pas allé au bout de démarches.

            Il est vrai, que dans notre société, toutes les procédures, les lois sont faites pour et sont respectées sans opacité.

            Il est vrai, que ce qui est important par la suite, n’est pas tant de vouloir rebondir avec son enfant autiste, mais de vouloir laver son honneur en allant de procès en appel ou plus s’il le faut, 
            tant il est convenu que de bons parents sauront et mettrons l’énergie pour y parvenir.

            On ne vous l’a fait pas à vous 

            Merci pour votre message d’encouragement smiley


          • L'enfoiré L’enfoiré 22 février 2013 17:17

            Inquiet,

             Ne vous inquiétez pas. La soi-diante maladie d’Asperger n’en est pas vraiment une.
             Notre Prince en serait atteinte d’après certains médecins qui le détectent, font des déductions plus que partielles. Mais cela fait tourner la planche à billet ;

          • C'est Nabum C’est Nabum 22 février 2013 17:37

            viva


            Détrompez vous ! Pour certains, un geste déplacé et c’est la cour martiale, pour d’autres ils peuvent en faire des tonnes, rien ne se passe.

            Il faut simplement éviter les personnels d’autorité (Principal - adjoint ou CPE ) c’est la peine de mort certaine
            Humilier, insulter, pourrir la classe d’un prof un peu débordé, il ne se passe rien ...

            Le choix de la cible est fondamental dans ce domaine

          • viva 22 février 2013 18:47

            Je vous ai donné la procédure. J’espère ne pas vous avoir froissé. Personnellement, je suis favorable à l’intégration des autistes dans le cycle normal autant que cela est possible. J’ai évoqué le cas de parents qui ne font pas les démarches pour bénéficier d’un assistant de vie scolaire parce que j’ai vu cela. 


            Si les choses se sont passé telle que vous le décrivez je crains que les procédures n’aient pas été respecté je veux dire dans l’intérêt de l’enfant. 

            Les enfants ayant un handicape ont des droits qu’il convient de faire appliquer c’est une certitude.

          • Pelletier Jean Pelletier Jean 22 février 2013 14:45

            @L’auteur,

            je ne voudrais pas vous accabler, mais on a peine à vous imaginer en contact avec la réalité scolaire, tant vos propos sont les poncifs classiques d’une droite qui ne cherche qu’une chose : ruiner l’école publique et républicaine.

            Certes tout ne va pas bien, mais« vos solutions » sont en dehors des clous... au pire des propos incantatoires, plus proche de la prière que de la réalité et surtout absents de toute humanité : le fondement même de l’école.

            http://jmpelletier52.over-blog.com/


            • C'est Nabum C’est Nabum 22 février 2013 17:38

              Pelletier Jean


              Quand on en appelle aux poncifs, je perds la foi !

              Je n’ai rien à vous répondre puisque votre opinion est faite

            • viva 22 février 2013 15:40

              non ce texte est très réaliste ; à force de démagogie tout le monde à menti sur la situation de l’école. il est largement temps que ce qui se passe soit dit. Les enseignants subissent des pressions de toutes parts, si il faut lever le voile il y a largement de quoi raconter. L’auteur parle de deux ou trois enfants en déphasage complet par classe, ont est loin du compte, les deux ou trois sont ceux qui empêche que les autres puissent travailler dans de bonnes conditions,il y encore ceux qui rencontrent des problèmes de santé, psychologique ou psychiatrique.Vous ne savez pas tout, heureusement il y a Avez vous une idée du cout de ses enfants non pas le coût direct mais en terme de monopolisation de personnel. Je peux vous dire que c’est environ 50% du temps du personnel d’éducation, pour les enseignants ont est dans des chiffres moindre mais qui reste conséquents. Qu’ont le veuille ou non c’est du temps et de l’énergie qui ne peut être utilisé pour lutter contre l’échec scolaire ou pour hausser le niveau. Ce n’est pas une question d’humanisme, c’est simplement faire un constat. Faut il créer des classes ou des établissements spécificques ? il en existel ont y met le plus souvent les enfants dont les parents sont dérangés et sont nuisible pour leurs enfants, restent les élèves problématiques qui sabotent des classes complètes sans que personne ne puisse rien faire.


              • C'est Nabum C’est Nabum 22 février 2013 17:40

                Viva


                C’est sans doute un membre de la hierarchie !

                Il faut se taire pour ne pas dévoiler la souffrance réelle dans nos établissements.

                Laissez-le dire, j’ai fréquenté des endroits et des structures ou ce personnage respectable ne mettra jamais les pieds ... Son mépris m’indiffère !

              • Ruut Ruut 22 février 2013 16:41

                Lorsque la théorie ne suffi plus, la pratique est toujours bénéfique.

                Que répondre a un enfant qui dit que quoi qu’il fasse il finira chômeur ou SDF.

                Car c’est le futur qu’offre notre société a nos enfants.


                • C'est Nabum C’est Nabum 22 février 2013 17:43

                  Ruut


                  C’est donc que vous considérez que l’école doit être rentable, qu’elle est là simplement pour donner un métier.

                  Je crois que même pour un futur chômeur, aimer la littérature et les arts, réfléchir, apprécier l’écriture, comprendre le monde est un bien tout aussi précieux qu’un job sous payé et misèrable

                • ecolittoral ecolittoral 22 février 2013 17:51

                  Le problème, c’est l’âge... ! 

                  On range les gamins comme des boîtes de conserve, en fonction de leurs âges.
                  On est vite « trop vieux » ou « en échec »...à 8 ans, 12 ans, 15 ans !!!!!
                  Pourtant, comment expliquer que ces gamins soient « sérieux » dans d’autres circonstances ?

                  Pourquoi un gamin devrait apprendre toute la journée, avant « de faire » ?
                  Combien d’entre nous resteraient assis toute la journée, tous les jours, presque toute l’année 
                  à écouter sans broncher et, à un moment, sans comprendre ?

                  ...Et le temps !
                  Pourquoi une journée, une semaine « à faire » serait une perte de temps ?
                  Des apprentissages pour comprendre que, sans les maths, sans le Français... c’est galère ?

                  Il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Quand j’étais gamin puis jeune, c’était déjà comme ça.
                  Seule différence, quand on allait trop loin, on en prenait une.

                  Faire pour comprendre.
                   Avoir le droit de vivre son âge, de « prendre son temps ». Comprendre pour aimer apprendre.

                  • C'est Nabum C’est Nabum 22 février 2013 17:57

                    ecolittoral


                    Et si vous saviez combien les chantres du collège unique ont racornis la port du technique dans nos établissement spécialisés. Les élèves n’ont plus le droit de toucher une machine, ils n’ont qu’à faire semblant dans les ateliers jusqu’à leur 16 ans

                    Ils ne font pas semblant de fiche le basard dans ces endroits qui jadis leur redonnaient confiance. C’est le grand n’importe quoi 

                  • L'enfoiré L’enfoiré 22 février 2013 18:00

                    Absolument. Tout est exact.

                    Rien à ajouter.
                    L’éducation c’est toute la vie, avec l’expérience et non pas du bourrage crâne pendant à peine 1/5 de vie future.


                  • L'enfoiré L’enfoiré 22 février 2013 18:01

                    mais, j’ajoute, pour cela, il faut un prof qui ajoute quelque chose de plus que le programme.


                  • L'enfoiré L’enfoiré 22 février 2013 18:03

                    Et des parents qui jouent un peu moins avec Facebook smiley


                  • C'est Nabum C’est Nabum 22 février 2013 18:58

                    L’Enfoiré


                    Pour avoir des profs qui ajoutent des plus, il faut repenser leur sélection
                    Trop de premiers de classe dans ces collègues sans parcours chaotiques et au CV lisse à en pleurer.

                    Ce n’est pas un métier ordinaire, il faut des gens extraordnaires.

                    Les parents sont sensibles aux gens qui sortent de la norme, ils aiment ceux qui ne se couchent pas devant le programme, la direction ou les injonctions stupides du ministère.

                    Il faut du carractère et de l’ambition

                  • L'enfoiré L’enfoiré 22 février 2013 19:05

                    Nabum,

                     Je suis à 100% d’accord.
                     Je n’ai pas enseigné, mais j’ai donné quelques leçons.
                     La première chose, que je disais, si vous ne comprenez pas, interrompez-moi immédiatement.
                     Il n’y a pas de questions idiotes, uniquement des réponses qui peuvent l’être.
                     Mais je répète ce n’était pas mon métier.
                     Je ne sais si on reçoit des cours de psychologie enfantine suffisante avant de commencer à enseigner.
                     En scrutant l’antenne, je suis tombé sur cet autre article.
                     Je suis occupé à voir la vidéo qui l’accompagne.


                  • C'est Nabum C’est Nabum 23 février 2013 09:21

                    L’ENFOIRÉ


                    L’école a effacé l’erreur et les élèves usent à loisir du blanco ou de l’effaceur

                    À partir de ce fait pourtant banal, l’erreur n’a plus sa place. Il vaut mieux ne rien dire ou ne rien faire que se tromper.

                    C’est idiot

                  • L'enfoiré L’enfoiré 23 février 2013 09:59
                    En Australie, savez-vous que vu l’éloignement, il y a bien longtemps que les écoliers et les étudiants apprennent à distance et à leur rythme sans jamais voir leur prof ?

                  • viva 22 février 2013 19:59

                    Attention c’est un terrain glissant, il ne faut non plus s’imaginer que l’ont peut faire n’importe quoi et qu’il suffit de vouloir pour pouvoir. C’est un métier, il faut des années de pratique et d’interrogations pour parvenir à avoir des résultats et effectivement savoir prendre des distances par rapports au programme et aux exigences pédagogiques. J’ai vu des personnes qui on imaginé être meilleurs en sortant trop des sentiers battus, ça dérape facilement et les résultats se révèlent très souvent catastrophique. Un des drames de l’éducation c’est aussi que les parents veulent du conformisme, vous aurez beau appliquer les meilleurs techniques de travail et oui ils en existent, vous êtes certain que l’on va vous tomber dessus. Pour la simple raison que les parents comparent avec ce qu’ils ont connu en tant qu’élève et dans une large part veulent que cela reste ainsi.


                    • L'enfoiré L’enfoiré 22 février 2013 21:10

                      «  les parents veulent du conformisme »


                      Est-ce que l’étudiant a-t-il intérêt à se limiter au conformisme ?
                      Pour devenir un fils à papa ?
                      Le monde change, bien plus vite que les parents l’ont vu changer.
                      Déraper en ayant des idées originales, c’est cela que l’on recherche aujourd’hui.
                      Bien sûr que toutes les formules, et elles sont nombreuses, ne seront pas à adopter, mais ne pas les essayer, ne pas les tester, c’est recréer ce que l’on sait être des voies sans issues.
                      Qu’une large part veulent que cela reste ainsi, n’est absolument pas important.

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