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Accueil du site > Actualités > Société > Les chercheurs français cherchent-ils ?

Les chercheurs français cherchent-ils ?

La recherche française va mal, nous dit-on. Un récent rapport ministériel prétend mettre le doigt sur les causes de ce possible dysfonctionnement. Nos responsables politiques s’en saisissent, et proposent de nouvelles « politiques », généralement à coups de promesses budgétaires, pour sortir nos scientifiques de leur misère productive. Mais concrètement, dans la journée, la semaine, l’année d’un chercheur, quels sont les facteurs qui réduisent clairement son efficacité ?

En guise de préambule, j’avoue écrire cet article sans grand travail de documentation : je l’écris dans le sens du journalisme citoyen, qui témoigne de son environnement, et peut potentiellement faire partager à d’autres ses observations et conclusions. C’est souvent comme cela que je lis AgoraVox, et si cela reste loin d’un niveau journalistique professionnel, c’est aussi moins frileux, et peut-être certains lecteurs y trouveront-ils néanmoins matière à réflexion. Si ce texte contient des idées, je les assume.

Ambiance, ambiance : la recherche française va mal. Chiffres à l’appui, le récent « Rapport d’enquête sur la valorisation de la recherche en France » espère démontrer que notre recherche est dans le rouge, et que si nous ne faisons rien, nous courons à la catastrophe. Notons que c’est tendance, de dire que tout va mal. Les chiffres utilisés pour étayer cette assertion sont entre autres basés sur des critères bibliométriques, et puis sur des quantités de brevets, ces chiffres étant les indicateurs de la qualité de notre recherche.

Pour évaluer le travail d’un chercheur, le premier outil est bibliométrique : combien le chercheur publie-t-il d’articles scientifiques par an ? De surcroît, on peut aussi noter la qualité des revues dans lesquelles il publie. Cette qualité est établie à partir du ratio de nombre de citations sur le nombre d’articles publié par la revue. Autant vous dire de suite qu’il existe bien des façons de faire varier l’indice de citation d’une revue. Que met-on dans une publication ? On y décrit en général une expérience ou bien un travail de réflexion, on y détaille les résultats et on discute de leur pertinence et de leurs perspectives. Un chercheur dont l’expérience dure quelques jours parfois (en biochimie, en génétique, en biologie cellulaire par exemple) peut potentiellement publier fréquemment. Un chercheur dont l’expérience dure vingt ans (en physique parfois, en écologie, en médecine aussi) aura moins souvent l’occasion de publier. Si nous décidons d’orienter notre recherche vers les bio et nanotechnologies, il est évident que nous améliorerons notre productivité de chercheurs. Ces filières permettent un grand nombre d’études relativement courtes et facilement publiables car très standardisées. Les brevets sont plus fréquents, car il est clair que ces recherches sont connectées à une demande économique majeure. Si nous souhaitons mieux comprendre notre univers et notre environnement, en revanche, les processus d’études sont beaucoup plus longs, et ainsi le nombre de publications et de brevets chutera, ainsi que l’effet de levier économique de la recherche. Bien entendu, vous aurez compris de vous-même qu’un pays qui engage 80 % de son effort de recherche dans la première voie aura donc dans le document ministériel des indices très différents d’un pays qui préfère orienter sa recherche dans la seconde voie. Il est donc clair que des comparaisons telles que celles réalisées dans le rapport sur la recherche sont affreusement discutables : elles sont fortement influencées par la politique, l’histoire, la géographie et la culture d’un pays.

« Quelle erreur ! », pourrions-nous nous exclamer. Ce n’en est pas une, car le message de ce rapport est clair : faites de la recherche qui rapporte de l’argent et qui augmente la croissance économique. Les effets collatéraux de la croissance ou la compréhension de phénomènes non directement liés à l’économie ne constituent donc pas des sujets de recherche assez rentables. Derrière un soi-disant problème d’efficacité de la recherche publique se cache potentiellement une idéologie qui ne dit pas son nom. D’où ma question : pourquoi ne pas avancer à visage découvert ? Nos concitoyens sont certainement capables d’entendre ces propositions et de choisir ce qu’ils veulent pour l’avenir de leur pays et de leurs enfants, ces décisions-là sont politiques, elles ne doivent pas se faire cachées derrière les épouvantails du « tout-va-mal ». Laissons ces méthodes-là d’autres.

On pourrait me taxer de paranoïa, à bien des égards. Il est pourtant un autre fait troublant dans l’évolution des structures de la recherche : les financements. On peut discuter pour savoir s’ils sont suffisants ou non, là n’est pas mon problème. Ce qu’ils ont d’ennuyeux, ces financements, c’est que leur durée dans le temps se raccourcit, et que leur mode de distribution et de sollicitation devient de plus en plus complexe. Leur gestion déborde largement les instances chargées de ces problèmes pour venir encombrer les bureaux des directeurs de laboratoires, puis les bureaux de chaque chercheur. On se pose souvent la question de savoir ce que cherche un chercheur. Je vous amène une partie de la réponse : il prend une partie croissante de son temps à chercher de l’argent pour effectuer sa recherche. A tel point que certains chercheurs se transforment en chasseurs et gestionnaires de budget. Un chercheur de nos jours doit savoir faire de la comptabilité, calculer la TVA et la TVA rémanente, il doit savoir soumettre des dossiers en plusieurs langues et dizaines de pages plusieurs fois par an (pour espérer être retenu une fois), il doit pouvoir fournir les justificatifs de chacun des éléments de son activité, il doit pouvoir justifier le nombre de jours précis qu’il a passés sur telle ou telle étude, il doit communiquer avec différentes instances et structures, il doit parfois savoir lui-même gérer les achats et la facturation de matériel et consommables. Pour ce faire, il a soit son tableur, soit des usines à gaz mises en place par nos chères administrations, d’une complexité souvent maladive, et qui apportent jusqu’au bureau du chercheur une quantité de travail administratif, auparavant assumée par... l’administration. Cela, c’est seulement une part du problème. La seconde part, c’est que ces financements sont de plus en plus courts (annuels), et qu’il faut aussi y ajouter les tracasseries de nos amis de l’administration et de la comptabilité : dates d’ouverture des budgets, dates des appels d’offres, temps croissants d’examen des réponses aux appels d’offres. Finalement, le chercheur répond à un appel d’offre en février, après avoir préparé le dossier pendant un bon mois, concernant des recherches effectuées la même année, il a la réponse en juin, les crédits sont ouverts en juillet, voire en septembre, et il doit justifier son travail avant novembre, car après, les comptes sont fermés. J’exagère à peine, et vous comprenez donc que le chercheur est bien embêté pour engager ses dépenses, et donc lancer son étude, car il ne sait pas s’il aura l’argent, quand il sait s’il est financé, il ne sait pas quand l’argent tombera, et quand il sait quand, il ne lui reste guère de temps pour travailler. Je ne parle même pas de la gestion de contrat de type CDD, thèse et autres. Bien entendu, il n’a pas de marge : on ne permet pas à un labo de faire vraiment du déficit, et surtout pas des excédents.

Maintenant, vous percevez pourquoi il est plus intéressant de faire des expériences de quinze jours ou des modèles théoriques qui n’ont aucune validation ou liaison avec la réalité, plutôt que de se lancer dans des études à long terme, qui ont toutes les chances de capoter par manque de moyen ou de financement. Avec des crédits distribués par à-coups, on est sûr d’orienter doucement la recherche dans un certain sens.

Sur son bureau, le chercheur empile de moins en moins de lectures scientifiques, mais on trouve désormais des piles de papier décrivant toutes les modalités pour répondre à quinze appels d’offres, en général complémentaires (vous n’avez qu’une partie du financement, il vous faut faire financer les autres parties par d’autres financements), le guide d’utilisation de la version 3.016 du logiciel de gestion du personnel, les formalités de comptabilité pour les commandes de matériel, etc. Mais alors, mais alors, réfléchissons un peu : il passe de moins en moins de temps à chercher, notre chercheur ? Ou plutôt, il passe de plus en plus de temps à chercher de l’argent. Mais cet argent, qui le distribue ? En grande partie les institutions publiques, les mêmes qui lui donnent son salaire. Mais alors, ces institutions, elles le payent pour faire des découvertes ou pour passer son temps à quémander de l’argent auprès de ces mêmes institutions ? Et dans ces diverses institutions, combien faut-il de personnes pour gérer toutes ces structures (subventions, marchés, ressources humaines) ?

Finissons par ce que d’aucuns considèrent comme la lie de la recherche en France : l’université. Cette université que l’on décrit comme mourante, improductive, qui forme mal nos futurs travailleurs. Ajoutez à tout ce que je viens de vous décrire les charges hors recherche de l’enseignant chercheur. A savoir un mi-temps au minimum d’enseignement, sans quasiment appui technique, des structures de recherche inexistantes, une absence de hiérarchie clairement établie... Je tenterai un autre article pour vous décrire ce qu’il s’y passe, comment on essaie d’y travailler, et comment les décisions politiques ont lentement sabordé un des piliers de la connaissance française. Retenez seulement que pour nombre d’universitaires, je crois qu’il faut une motivation hors du commun pour se dire le matin en se levant : « Je vais faire de la recherche ».

Il est merveilleux que la France compte encore des thésards et des post-docs souhaitant intégrer la recherche, quand ils savent ce qui les attend. Je suppose qu’une révision complète de la façon d’attribuer des moyens aux chercheurs, un allègement de leurs charges administratives, un audit des administrations censées appuyer la recherche, et une mise à plat des objectifs et du rôle de l’université (à savoir produire et partager de la connaissance, et non pas servir de tampon à la courbe du chômage ou former des ingénieurs en quantité invraisemblable, opinion personnelle), je suppose que tout cela est trop exiger en période électorale. Tout ceci ne demande pas plus de moyens, et n’en demande pas moins. Cela demande de la réflexion de la part de nos politiques. Cela demande d’exprimer clairement ce que veut la France pour son avenir, à savoir une recherche clairement orientée vers le seul objectif économique, ou une recherche qui se soucie des questions de conditions de vie des gens, une recherche partiellement indépendante qui fait que notre niveau de connaissance ne stagne pas indéfiniment. Mon opinion est qu’il faut que la recherche s’intéresse à tout, réponde en partie à la demande sociale et économique, mais aussi conserve sa part de liberté. Mais au lieu de discuter d’opinions, on agit par des moyens détournés, et on dérobe ainsi le contrôle que les politiques et les citoyens devraient exercer sur leur recherche. C’est un peu dommage. Le chercheur, lui, se résoudra à moins courir après les découvertes, et à chasser encore un peu plus l’argent que son patron, l’Etat en général, veut bien lui distribuer en pompon dans le grand manège des appels d’offres et des subventions.

Je termine en souhaitant ce débat au niveau politique, et en souhaitant aussi que les citoyens réalisent l’importance de ces décisions pour leur avenir à long terme. Le "Rapport sur la valorisation de la recherche en France" contient certains éléments positifs, mais il me semble qu’il passe (involontairement) à côté des plus gros points noirs. Au milieu de tout cela, le chercheur aussi a sûrement à se remettre en question, et beaucoup le font déjà.


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35 réactions à cet article    


  • (---.---.38.189) 19 février 2007 14:07

    Comme le disent d’éminents directeurs de recherche : Nous sommes payés (misérablement) pour chercher. Pas pour trouver ! Qu’on se le dise !


    • Jojo2 (---.---.158.64) 19 février 2007 15:58

      Réflexion à la con. On ne peut être payé pour trouver que lorque l’on fait de la recherche appliquée. C’est une méconnaissance complète du processus de recherche que de croire que les découvertes fondamentales sont faites de façon planifiée.


    • (---.---.38.189) 19 février 2007 19:32

      Méconnaissance du milieu à la con. Ce n’est pas en tournant les pouces que l’on invente ou que l’on innove.


    • Gnole (---.---.192.187) 19 février 2007 21:13

      Je confirme, c’est une réflexion à la con !


    • (---.---.30.109) 19 février 2007 14:49

      Salut la marmotte !

      une estimation rapide autour de moi me fait dire que c’est environ 20% de son temps qu’un chercheur passe en taches dites administratives (recherche d’argent, rapports pour les administrations centrales, réunions de labo inutiles...). Or voilà tout dépend de la discipline ! ce temps peut aussi être très variable selon les établissements (certains ont de très bons administratifs qui savent très bien gérer tout ça, pour d’autres il y a mutualisation de ce type de moyens etc...)

      ensuite je crois que pour être le plus honnête possible, ce n’est pas non plus l’usine ! les horaires sont très souvent plus que variables, beaucoup ne posent jamais leur congés et les prennent sans rien dire (sauf les administratifs), les colloques et autres congrès à l’étranger sont très souvent des endroits super sympa ou tu travailles réellement 2/3 jours et le reste du temps tu en profites pour visiter (avec parfois le(a) conjoint(e) !)

      bref ce n’est pas du tout l’ambiance des groupes privés où la rentabilité est omniprésente même si lorsque tu as un papier à finir ou une expérience en cours tu peux y passer tes nuits !

      pour moi (opinion toute personnelle) le grand problème de la recherche publique française est qu’elle veut tout faire : former des étudiants, toucher à toutes les disciplines fondamentales et appliquées, être la plus compétitive etc.. or c’est l’organisation qui pêche le plus à mon avis, pourquoi la recherche publique devrait réaliser la recherche (et développement) d’entreprises privées pour une très faible rémunération ?(les contrats ne correspondent pas vraiment aux coûts réels de la recherche), pourquoi les entreprises ne considèrent pas du tout la formation universitaire ? (alors que la sélection contrairement à une idée recue est bien plus grande que pour les écoles d’ingénieurs ! cette sélection ne se fait pas l’entrée mais sur l’échec ! moins d’un étudiant sur deux en deuxième année etc..., que cette formation est reconnue à l’étranger- combien de post-docs français expatriés)


      • RemiZ (---.---.178.10) 19 février 2007 17:38

        Idée fausse. Aujourd’hui, la sélection est bien plus facile en universitaire qu’en Ecole d’Ingé, sauf quelques rares matières attirant les passionnés (Astrophysique en tête). Les laboratoires de recherche manquent de candidat et vous souvent chercher leurs doctorants à l’étranger. Les chercheurs sont sous-payés par rapport à leur niveau d’étude, mais les horaires sont plus attractifs que dans le privé, même si ce n’est pas aussi rose que dit ci-dessus : on a de plus en plus de mal à envoyer des gens aux colloques puisque les budgets se réduisent. Or ici se fait une part du rayonnement international.

        J’ai peur que beaucoup de chercheurs aillent travailler à l’étranger. Non pour le salaire, même si il y est plus attractif, mais pour la reconnaissance. Les chercheurs en France sont souvent dénigrés. Les derniers rapports de Sauvons La Recherche sont d’ailleurs affolants. Sekata Na Gai...


      • (---.---.30.109) 19 février 2007 18:23

        non alors là c’est la meilleure !

        non ce n’est pas une idée fausse mais simplement une question de mathématiques (au fait il n’y a pas que l’X ou centrale comme école d’ingé !)

        regardes un peu ce qui se passe en biologie, sociologie, lettres etc... beaucoup de monde en première année et très peu en doctorat ! environ 1 % des effectifs de première année qui finit le cursus complet cela correspond à quoi si ce n’est sélection drastique !

        c’est vrai que certaines disciplines ne recrutent plus (en particulier quand il y a l’équivalent en école d’ingé ou de très forts débouchés) et là la sélection n’est plus la même or si tu fais une meta analyse sur l’ensemble des disciplines, tu verras qu’il y a une très forte sélection (beaucoup de monde et peu d’élus !)


      • marmotte marmotte 19 février 2007 19:47

        @ xxx.x70.30.109 ,

        A peu pres d’accord avec vous, cela dépend beacoup des secteurs, même si le 20 % me parait optimiste, mais mon point, c ’est que cela est en augmentation, et c’est ça qui est inquiétant, alors qu’on a en même temps de plus en plus d’administratifs autour de la recherche, cherchez l’erreur. Si les chercheurs passaient tous 80 % de leur temps a faire de la recherche, je crois qu’ils seraient quasiment tous parfaitement contents, et on le dirait smiley.

        Côté usine ... en ai-je parlé ? Mon raisonnement vaut pour une durée de travail normale. Je ne suis volontairement pas rentré dans cet aspect, car si les chercheurs sont en grande majorité des fonctionnaires, je doute qu’ils comptent fortement leurs heures sup. Cela dit, et la encore c’est etrange, le suivi du temps de travail s’est introduit dans nos instituts, et cela, ce n’est pas très bon pour la performance non plus, sauf si on fait l’hypothèse que le chercheur travaille (travaillait ?) en moyenne moins que ses 35 heures légales. Vous y croyez vous ? Moi je n’en suis pas sur smiley


      • (---.---.30.109) 19 février 2007 21:44

        pour le temps de travail, il y a de tout.... cependant est-ce que la pause autour du café est considérée comme du travail ? pourtant c’est là que se fait le plus de boulot (sans mauvais esprit de ma part !)

        moi je dirai plutôt que la recherche est saltatoire... il y a des moments où on fait 70h/semaine et d’autres 15h efficaces ! donc pour juger de la pertinance du temps de travail......


      • Sithi (---.---.74.201) 20 février 2007 12:11

        Les bons élèves de lycée se retrouvent en prépa puis écoles d’ingénieurs, parmi les autres quelques uns se révèlent à l’université, mais cela reste une sélection qui suit la « grande sélection ».


      • faxtronic (---.---.127.45) 19 février 2007 18:04

        Oui il cherchent et trouvent, mais souvent ailleurs. En france etre un chercheurs est tres mal considére, on nous voit comme des gauchistes faineant fonctionnaires. Enfin on nous voit, les cons a moitié analphabetes qui forment l’opinion francaise.


        • (---.---.30.109) 19 février 2007 18:32

          qu’elle belle argumentation ! les français sont des cons analphabètes car ils ne comprennent pas ce que tu fais....

          les gens ne voient qu’une partie de la réalité, mais cette partie existe bien et il ne faut pas l’ignorer ! combien de pontes qui se disent syndicalistes de gauche (voir extrème gauche) et que la précarité des plus jeunes ne touche pas, d’ailleurs ils l’organisent ! ou en profitent pour demander plus d’argent sans le redistribuer ! (et oui un labo peut contribuer à financer un étudiant sans bourse, ou un post-doc mal ou pas payé— si si ça existe !)

          combien de chercheurs qui une fois arrivés en milieu de carrière n’en foutent plus une rame et se reposent sur leurs étudiants ? — même pour donner des cours alors que ceux ci ne sont ni ater ni moniteurs !(j’en connais un certain nombre et je pense que mon milieu n’est pas si exceptionnel) ou quand il y a des collections à gérer et que celles-ci ne le sont que par la volonté de ceux qui travaillent dessus i.e. les thésards !

          je sais bien que dans d’autres disciplines cela marche différemment .... mais tout de même...


        • mcm (---.---.121.69) 19 février 2007 19:59

          @Faxtronic,

          Ainsi donc les Français qui vous payent sont trop cons pour comprendre vos travaux !

          C’est vrai qu’ils sont assez cons pour vous laisser glander, sans aucun retour sur investissement.


        • faxtronic (---.---.180.123) 19 février 2007 21:02

          J’ai fuit la recherche en france.


        • faxtronic (---.---.180.123) 19 février 2007 21:08

          Et les francais sont en effet trop cons a laisser la recherche pericliter. Mais faites, faites, insulter vos chercheurs, vous ne meritez que cela. En particulier les soi-disant entrepreneurs, qui n’ont pour eux que le bagout et l’argent La recherche est la base de nos sociétés. Heureusement pour moi, je n’ai pas a me soucier de vos divagations. Mes financement viennent uniquement des sociétés privés, et des projets europeens.


        • (---.---.30.109) 19 février 2007 21:47

          mais quel mépris.... comment veux-tu être bien considéré quand tu parles comme ça !

          et non la recherche n’est pas le principe de base de la société (de très nombreuses sociétés vivent très bien sans recherche !) un peu de culture ethnologique ne peut que te faire du bien....


        • Toins (---.---.5.93) 19 février 2007 22:22

          C’est la grande dualité de la recherche. La recherche fondamentale est effectivement mal perçue par l’industrie et souvent par l’opinion publique et pourtant elle est je crois « fondamentale » pour notre société. Rappelons que nous parlons de sciences dures et molles ! Et de l’autre côté la science appliquée est souvent dénigrée par les élites scientifiques car pas assez rigoureuse et bien argumentée. Pour autant je ne crois pas qu’il faille s’emporter à ce point !


        • Skyboy (---.---.102.51) 19 février 2007 21:09

          Mouais, je sais pas si je vais rentrer en France après mon doctorat... L’administratif et la recherche de budget, c’est vraiment pas mon truc.


          • Fred (---.---.155.75) 21 février 2007 12:20

            Lorsque je faisais de la recherche aux US, je passais la moitie de mon temps a la recherche de budget car la-bas qui dit pas de budget dit pas d’emploi, c’est pas le travail a vie comme a l’universite francaise ou au CNRS. Cela dit les salaires sont beaucoup plus importants aux US, on ne peut pas tout avoir.


          • Toins (---.---.11.133) 19 février 2007 21:14

            Salut Marmotte,

            je suis assez d’accord avec toi sur le fond du problème et sur l’absence de réfléxion de fond sur les mécanismes de financement de la recherche. Mais il y a plusieurs choses qu’il me semble il faudrait clarifier à la vue des quelques commentaires que ton article a suscités :
            - tout d’abord les problèmes sont très différents dans les laboratoires universitaires et dans les grands instituts (CNRS, INRA...). La recherche universitaire manque cruellement de moyens humains (et aujourd’hui il ne peut s’agir que de fonctionnaires...) sur le plan technique et sur le plan administratif, à tel point qu’effectivement les chercheurs et enseignants-chercheurs passent plutôt moins de 50% de leur temps à faire de la recherche (en tout cas dans mon labo...) ! Et c’est effectivement une tendance qui s’aggrave avec la multiplication des sources de financement et des appels d’offres.
            - Pour ceux qui pensent pouvoir juger le travail d’un chercheur à son temps de travail, c’est à mon avis complètement illusoire ! La recherche est un monde d’idées, et c’est plus une question d’investissement personnel (presque passionnel) qu’une question d’assiduité au travail. Jugez-vous un artiste sur sa façon de travailler ou sur son travail, c’est à mon avis le même problème ! Mais il est vrai que peu d’artistes sont fonctionnaires...
            - Un des problèmes de fond de la recherche est celui du statut de fonctionnaire. Pour vous donner un exemple concret, un chercheur peut (encore aujourd’hui) travailler sur contrats industriels pendant des années dans un laboratoire public en enchaînant les CDD. Mais malheureusement cette recherche ne peut pas se valoriser (publications...) puisqu’elle est trop appliquée et souvent confidentielle. Ce chercheur n’a donc pratiquement aucune chance d’obtenir une place de fonctionnaire et sa seule issue pour sortir de la précarité est d’obtenir un CDI. Malheureusement les universités et les instituts freinent des deux pieds face à cette nouvelle mouvance qui ferait rentrer le droit privé dans les institutions publiques...bien qu’ils soient obligés après 6 ans de CDD d’établir un CDI grâce à un nouvel arrêté européen. Tant que tout cela ne sera pas clarifié, nous allons droit dans le mur puisque si j’ai bien suivi il faut que la recherche se fasse de plus en plus en collaboration avec l’industrie mais il faut aussi diminuer le nombre de fonctionnaires...

            Voilà je ne sais pas si j’ai été très clair mais enfin je vous livre ma petite pierre.


            • marmotte marmotte 19 février 2007 21:37

              Assez d’accord avec vos ajouts smiley. Je n’ai pas voulu m’appesantir sur le cas des labos universitaires, mais comme je le disais, ils ont des problèmes autrement plus compliqués que les instituts. Sauf que bien sur, la plupart de ces labos sont en UMR (unité partagée entre un institut au moins et l université), donc ça rejaillit sur les instituts. Sur les statuts, on pourrait discuter, mais la, la toute puissance des syndicats sous représentés constitue un frein important à toute évolution. Attention, mon discours n’est pas de dire il faut privatiser ou autre, c ’est juste réfléchir au statut. Exemple : si on demande à un institut de rapporcher ses statuts du milieu universitaire, les syndicats dudit institut vont défendre leurs adhérents (et c est bien normal) mais ils le font au dépend de considérations plus générales sur le fonctionnement de la recherche.


            • Toins (---.---.5.93) 19 février 2007 22:16

              Nous sommes d’accord et je crois que lorsque le statut du fonctionnaire se sera rapproché de celui du CDI du privé (retraite, vacances, salaires, licenciement...) nous aurons fait un bon pas. Ca y est je l’ai dit ! Mais pour autant il me semble aussi que la recherche a un besoin important de moyens humains non directement attachés à des projets précis ! Car avec les modes de financement par projets qu’on nous propose il est aujourd’hui impossible de financer un comptable, un technicien ou un spécialiste des montages de projets... En clair, il faudrait redonner au labo la gestion directe de leurs recherches.


            • un_passant (---.---.217.127) 19 février 2007 22:02

              Pour avoir un ami en thèse de chimie et avoir moi-même été étudiant en université, il y a quelques petites choses de presque certaines.

              1. Problème de financement des thèses (elles durent trois ans et trop souvent sont financées par année, par moitié par un organisme d’état, CNRS en tête, par moitié soit par des bourses ministérielles, étrangères pour les étudiants bénéficiant d’un programme d’échange etc.) En bref, déjà là il y a un joli bazar dont les responsables sont bel et bien politico-administratifs.

              2. Pour les labos proprement dit : trop de labos avec peu de personnes, avec autant de dilution des moyens, sauf pour certains labos demandant de vrai programmes cadres (comme les labos du CERN, les accélérateurs de particules, mais là encore, c’est loin d’être idyllique question financement et toujours autant de paperasserie)

              3. Les querelles de clocher entre les directeurs de labos, certains ont vraiment la grosse tête (voir comment sont traité les chercheurs non politiquement corrects).

              4. La dispersion des centres de recherche et des organismes CERN CNRS CEA Inserm etc. auxquels il faut rajouter certains labos universitaires au statut bancal (voir plus haut le cas des thèses, en général, même si le directeur est rattaché... le problème n’est pas résolu pour autant) ou les labos de Grandes Ecoles (il y en a) avec leur propre statut.

              5. Incompréhension de la recherche de la part des entreprises et réciproquement (manque de relations, ne serait-ce que pour offrir des débouchés aux étudiants, sauf ceux issus d’écoles d’ingénieurs qui bénéficient des réseaux d’anciens élèves).

              Si vous rajoutez à cela les enseignants-chercheurs qui doivent donner des cours en ex-DEUG (alors qu’il vaudrait mieux, jusqu’à la Licence avoir des enseignants à temps plein et le statu mixte pour après, lorsque l’enseignement devient objectivement pointu), ce qui leur fait souvent gaspiller leur temps, je vous laisse deviner l’usine à gaz que tout cet ensemble génère.

              Sans compter qu’au final pour certains chercheurs, la conséquence est un placard où vous êtes rémunérés pour pas grand chose en attendant la retraite...

              La fait est que le problème est tellement complexe que l’on peut se demander par quel bout le prendre ; à mon sens, avant de financer plus, peut-être faudrait-il rationaliser un chouïa..


              • (---.---.39.86) 19 février 2007 22:32

                à l’auteur.

                Personnellement, je ne connais pas le monde de la recherche publique. Je connais un peu mieux celui de la recherche privée, travaillant précisément pour des chercheurs dans un groupe privé.

                Les difficultés que connaît la recherche publique sont grosso modo les mêmes que la recherche privée : budgets limités, parfois réduits en cours de route, contraintes administratives... rien de très original.

                Je suis surpris de lire « Un chercheur dont l’expérience dure vingt ans (en physique parfois, en écologie, en médecine aussi) aura moins souvent l’occasion de publier ». Ca ne correspond guère à ce que j’observe quasiment tous les jours : A moins que le chercheur n’attende pour publier d’avoir totalement terminé son étude (ce qui serait pour le moins curieux), il publie tout au long de son travail, ce qui lui permet de recueillir des critiques, des avis, des compléments... etc qui lui permettent d’avancer. Il est relativement facile même de suivre les progrès de ses études en observant la chronologie de ses publications.

                Et les chercheurs que je côtoie ont le même impératif : trouver des applications économiquement viables, et pas seulement trouver de belles inventions inutilisables. La pierre philosophale, par exemple, existe réellement : il est possible de créer de l’or... mais le coût est très largement supérieur à ce que vaudrait l’or ainsi produit.

                Mais d’après les échos que j’en ai, le problème de la recherche est surtout le faible niveau de communication entre chercheurs publics et chercheurs privés. Tout le monde le souhaite, mais c’est difficile à réaliser : ça demande du temps, de l’argent, des contacts, des réseaux... toutes choses difficiles à obtenir et entretenir.

                Et (toujours dans le privé), pour faire de la recherche, il faut aussi disposer de stagiaires, étudiants, thésards, qui travaillent sur le sujet. Ce sont encore des moyens qui coûtent (même si ces « nègres »-là sont hélas pour eux mal payés).

                Je suis aussi surpris de lire que « il est plus intéressant de faire des expériences de quinze jours ou des modèles théoriques qui n’ont aucune validation ou liaison avec la réalité, plutôt que de se lancer dans des études à long terme, qui ont toutes les chances de capoter par manque de moyen ou de financement ».

                Jouer un pareil jeu me semble le meilleur moyen pour un chercheur de se discréditer. Les études bidon, ça ne peut faire illusion bien longtemps. Exception faite peut-être de quelques mandarins que leur notoriété protège des retombées, et qui peuvent se permettre de publier des choses sans réel intérêt... et encore, j’ai du mal à croire que ça puisse fonctionner longtemps.

                Quant aux insolubles problèmes de financement de la recherche universitaire, mon opinion (toute personnelle) est que plutôt que d’attendre (espérer, plutôt) des financements venus d’en haut, il lui faudrait plutôt se rapprocher davantage de l’industrie et lui « vendre » le produit de ses recherches, sous une forme à définir. Une forme de partenariat, pour faire court.


                • marmotte marmotte 19 février 2007 22:47

                  Sur les durées des recherches : attention je ne veux pas être méprisant. Je vous cite un exemple : si je modélise un phénomène donné, souvent, cela peut prendre bien moins de temps que si je l’étudie et l’observe. La seconde voix sera sans doute moins facile à valoriser en terme quantitatif malheureusement. La publication au fil des études, pour être efficace, demande souvent un saucissonage budgetaire, thematique et logistique que je trouve peu souhaitable. Cela dit, comme vous le dites, dans le privé les choses peuvent paraitre différentes, et je ne suis pas en connaissance de cause pour en parler, merci donc de votre réponse (j’ai volontairement évité le sujet). En aucun cas je n’ai parlé d’étude « bidon ». Mais des études théoriques sans validation, ça existe, c est tres fréquent, et ça se publie bien. Pour les choses sans intérêt, je maintiens un peu : si vous « reviewez », vous avez peut etre deja vu passer des papiers pas interessants ou pas nouveau, malheureusement, ça se publie aussi beaucoup (pression sur le nombre de publi oblige, dans le public au moins, pour vous je ne sais pas).

                  Pour les financements, ça peut dépendre des secteurs. Il est nombre de secteurs où les financements du privé sont ... inexistants. Reste le mécénat, en effet. Je suis conscient de mon point de vue très partiel, la diversité des situation est peut être mal représentée dans mon propos.

                  Merci pour votre réponse.


                • (---.---.39.86) 19 février 2007 23:00

                  à l’auteur

                  le terme « bidon » n’est ici qu’uun raccourci commode pour désigner les publications d’études non validées ou peu abouties. Sans doute, il y a des publications à but « alimentaire » un peu vite rédigées.

                  Mais les publications font, je crois, partie d’un travail continu (et réciproquement leur lecture). Lorsqu’on me demande une publication d’un chercheur et que je ne la trouve pas, je propose systématiquement les autres publications de l’auteur (car ils publient toujours peu ou prou sur les mêmes sujets, bien évidemment). Il est bien rare que le demandeur n’y trouve pas des éléments intéressants


                • (---.---.249.121) 19 février 2007 22:40

                  Ies articles c’est de la (vraie) recherche ou de la compil ?


                  • Trouveur (---.---.137.209) 19 février 2007 22:41

                    Je suis chercheur ! Eh oui ! Et aussi Trouveur car par chance j’ai mis le doigt sur des aspects particuliers des lois de la physique (électronique et hyperfréquences)appliqués aux satellites et propuleurs.... Je suis aussi titulaire de plusieurs brevets internationaux....

                    Seulement il y a un hic ! Ce n’est pas en France que j’ai quittée pour une société des Etats Unis.... Pourquoi ? Parcequ’on ne voulait pas de moi dans des labos francais, car je n’étais pas assez diplomé car je n’avais pas eu un cursus universitaire classique en France. Et mes candidatures étaient systématiquement rejetées par des sortes de diplodocus improductifs qui hantent les couloirs des labos du CNRS.... Ici, ils seraient virés !!! Et très vite !

                    Ici on nous demande d’être créatifs et imaginatifs..... On aime le résultat ! Et en plus on est récompensés quand on voit un petit robot souler sur une planète lointaine...

                    Alors les chercheurs francais ? Depuis quelques années, c’est vraiment pas terrible ! Au fait ? Combien de prix Nobel ?????


                    • (---.---.7.126) 19 février 2007 22:47

                      Tu as bien fait mon gars, les meilleurs se barrent à l’étranger apporter leur savoir, la france ne te vaut pas.


                    • faxtronic (---.---.127.45) 20 février 2007 10:25

                      C’est la meme chose pour moi


                    • Dominique Larchey-Wendling 20 février 2007 08:00

                      Pour ma part je pense que la « mauvaise » image sociale de la recherche en France est largement due au système éducatif français. Au bout du compte, ce qui détermine cette image, ce sont les carrières qu’on peut y faire. Et pour un chercheur français, et encore plus pour un pur universitaire, il est très rare qu’il intègre un jour un véritable lieu de pouvoir comme la tête d’une entreprise ou alors un poste dans la haute administration. En tous les cas, si on compare le système français aux USA ou à l’Allemagne, on peut y observer que de nombreux « décideurs » étrangers sont titulaires d’un doctorat. En France c’est très rare.

                      Une grande école (ingénieur ou ENA ou ...) ne forme pas à la recherche. Seule une thèse forme à la recherche. Il faut passer quelques années concentré sur un sujet précis pour comprendre les difficultés liées à cette activité. Le système éducatif, en particulier celui des classes préparatoires, même s’il a des qualités par ailleurs, peut donner une vision complètement déformée de l’activité de recherche. Ce n’est pas parce qu’on y est le meilleur/le plus rapide à résoudre des exercices classiques qu’on a l’ouverture d’esprit et la curiosité nécessaire à la recherche et la construction de la connaissance : l’un n’exclut pas l’autre mais ce sont des capacités relativement indépendantes. Le rapport au temps et l’évaluation y sont complètement différents.

                      Le handicap de la France est que ses élites, pour la plupart d’entre elles, ne comprennent rien à la recherche pour la simple et bonne raison qu’ils n’en ont jamais fait et qu’ils en ont construit une image déformée, « idéalisée » mais fausse. Et leur formation en est largement responsable. Si peu de « décideurs » sont des chercheurs ou au moins ont une bonne connaissance de l’activité de recherche, l’image globale de la recherche ne peut qu’être dévalorisée. Et dissuader ainsi beaucoup des meilleurs étudiants des nouvelles générations de se lancer dans cette activité. Qu’elles sont les carrières qui attirent aujourd’hui ? Celles où le pouvoir se trouve, au milieu des manipulateurs de symboles que sont les politiques, les médiatiques et leurs conseillers. N’est-il pas frappant que la patronne des patrons soit PDG d’un institut de manipulation (... désolé, je voulais dire sondage).


                      • alphonse (---.---.143.12) 20 février 2007 09:41

                        Beaucoup trop de postes, trop de chercheur, du sopoudrage de budget, réduisons le nombre de postes, de labo, d’unités de recherche, et gardons l’argent économisé pour les structures restantes.

                        Beaucoup de postes en université sont occupés par des gens ayant une production nulle, tant quantitative que qualitative, mais que le statut protège.

                        La recherche en France est avant tout une énorme administration sans but, sans pilote, sans contrôle, etc.


                        • Toins (---.---.205.124) 20 février 2007 10:15

                          Comment pouvez vous dire ça alors qu’il y a un criant manque de débouchés pour les jeunes chercheurs. Je ne me souviens plus exactement de la proportion de jeunes docteurs en poste 2 ans après leur thèse mais elle est de l’ordre de 1 sur 10. Pour les postes en université, je vous rappelle que les enseignants chercheurs sont payés pour enseigner, la recherche n’étant qu’un moyen de progresser dans la carrière (comme les responsabilité administratives d’ailleurs...). Qu’on dise que c’est mal organisé, que certains sont planqués c’est vrai mais pas qu’il y a trop de postes !!!


                        • faxtronic (---.---.127.45) 20 février 2007 10:37

                          Il y a trop peu de chercheurs en France, et surtout on melange l’education nationale et la recherche. Il n’y a que peu de lien entre l’enseignement et la recherche, mais si malgres tout le deux mondes se doivent d’etre proche. Pourquoi faire des enseignants-chercheurs ? Des pedagogues comme enseignants et des creatifs comme chercheurs, et que les pedagogues et les chercheurs se cotoient. Non on melange les deux, ce qui fait que la recherche passe souvent en second plan, car parmi les chercheurs les jeunes enseignent et les vieux cherchent des credits :

                          - Des commerciaux pour les credits
                          - Des administratifs
                          - Des avocats pour les brevets et les contrats
                          - Des pedagogues pour l’université et les grandes ecoles (je viens pas de l’université mais de l’ecole Centrale)
                          - Des chercheurs (vieux et jeunes) pour le gros de la troupes
                          - Des ingenieurs-chercheurs pour la recherche appliquée et le transfert de technologie

                          Au lieu de cela on melange le tout, dans un joyeux bordel, completement inefficace. A qunad la refonte de ce mammouth !!


                        • Fred (---.---.20.123) 20 février 2007 11:57

                          Des chercheurs qui trouvent on en cherche ... Des chercheurs qui cherchent on en trouve ...

                          C’est souvent par des erreurs que se font les plus belles inventions ; même parfois en cherchant une chose on en trouve une autre... C’est en voulant échanger des informations entre scientifiques qu’internet est Né...

                          Le problème de la recherche et des brevets c’est qu’on pousse l’individualisme à l’extrème.

                          Poser un brevet sur la méthode d’obtention d’une substance végétale apprise des tribues africaines, ... Ce brevet américain interdit de fait l’utilisation par les africains de cette méthode qu’ils utilisent depuis des centaines d’années.... L’exemple le plus flagrant : Poser un brevet sur le génome humain ! ! !

                          N’est ce pas notre patrimoine à tous ? Pourquoi est-ce que ce patrimoine devrait appartenir un un seul d’entre nous ?

                          Cette guerre de la recherche se fera forcément aux dépends de la population... mais aussi aux dépends des scientifiques eux mêmes qui communiquent de - en - pour ne pas donner d’avantages aux concurrents.

                          Comment faisait-on avant ? Pourquoi sommes nous évolués ? Comment avons nous évolué ?

                          La science, c’est l’accumulation d’expériences... Ce sont des hypothèses qui naissent dans la tête d’un génie et qui se confirment par les expériences de nombreux scientifiques.

                          Si la concurence gagne ce terrain... Les expériences des uns ne seront plus constructives aux hypothèses des autres.

                          Le monde ne fonctionne pas ainsi ; seule la World Company fonctionne (ou croit fonctionner ) ainsi.

                          Beuuuuuuuuaaarkk

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