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Accueil du site > Actualités > Société > Les classes sociales n’existent pas

Les classes sociales n’existent pas

La définition canonique des classes sociales est celle de Karl Marx. Il me semble que c'est d'ailleurs celle que les marxistes ont généralement reprise à leur tour jusqu'à de nos jours. Marx affirme que la classe bourgeoise/la classe capitaliste est composée des individus propriétaires des moyens de production, tandis que la classe ouvrière/la classe prolétaire est composée des individus qui ne sont pas propriétaires des moyens de production. Il ajoute que les individus composant la classe prolétaire ont tout de même une chose : leur force de travail. A noter que je ne sais si Marx accorde aux prolétaires qu'ils sont propriétaires de leur force de travail ou pas (mais je suppose que oui). En outre, Marx affine sa théorie des classes sociales en y intégrant d'autres groupes sociaux, la petite-bourgeoisie et le prolétariat en haillons (le Lumpenproletariat). Au fil du temps, les marxistes adjoindront d'autres catégories sociales à cette construction comme les ouvriers spécialisés ou les techniciens. 

Toute cette habile construction intellectuelle repose sur une seule chose : la place de l'individu dans le mode de production (dans l'économie). Si l'individu est à tel endroit dans le mode de production, le voilà objectivement et de manière déterminée membre du prolétariat ou de la bourgeoisie. L'élément central repose donc dans la place que l'individu occupe par rapport aux moyens de production. 
Mais qu'est ce qu'un moyen de production en fait ? Les marxistes ne savent pas trop. Ils citent les usines, la terre, les outils de production comme des marteaux, des scies, des ordinateurs, des machines, les ressources naturelles parfois. La réponse est pourtant beaucoup plus simple. Un moyen de production est tout x qui permet à un individu de produire. Or, compte tenu de la grande variété de producteurs et de production possibles et imaginables, il faut bien convenir que n'importe quoi peut servir de moyen de production. Par conséquent, même un homme nu dans le désert, dépourvu de tout bien, pourrait ramasser trois cailloux, aller devant la tête d'un bédouin et entreprendre de jongler avec pour gagner quelques sous (ou denrées) pour subvenir à ses besoins vitaux. Les trois cailloux sont devenus des biens/moyens de production. 
Bien sûr, Marx considérait que seuls les ouvriers et les paysans étaient réellement des producteurs. Mais cette idée est absurde. Certes, les paysans produisent de la nourriture, ce qui est essentiel à notre survie. Mais si seuls les producteurs de choses assurant notre survie sont des producteurs, alors il faut considérer que les médecins sont aussi des producteurs. Ce que Marx ne fait pas, montrant ainsi le manque de cohérence de sa théorie.

De nos jours, certains marxistes particulièrement rusés redéfinissent les classes sociales différemment. Ils affirment que la classe prolétaire se fonde sur le simple partage de valeurs et de buts (la réalisation du socialisme). Malheureusement (pour eux), cela signifie simplement que des individus favorables au socialisme peuvent être appelés socialistes, et non point que ces individus seraient particulièrement davantage des prolétaires que qui que ce soit. 

Il y a des individus qui touchent un revenu grâce à un travail salarié, d'autres (beaucoup moins) qui touchent un revenu grâce à un investissement habile de leur argent. Les investisseurs ne font pas rien. Ils prennent des risques en prêtant leur argent à des gens qui promettent d'en faire un usage fructueux. Le crédit (c'est à dire l'investissement) est essentiel au bon fonctionnement de toute économie. L'activité de faire crédit n'est pas une activité oisive. Même lorsqu'un individu demande à quelqu'un de placer son argent pour lui, il prend un risque. S'il choisit bien, si les placements sont bons, si les bonnes affaires sont lancées, alors il en tirera un profit, tout comme les consommateurs (donc tout le monde) qui profiteront de la création des nouveaux biens et services permis grâce à l'investissement, et comme les individus désireux d'obtenir un travail salarié ou associé. Investir, faire crédit, vivre d'une rente issu de son capital placé, implique une compétence que tous n'ont pas. C'est d'ailleurs pourquoi de grandes fortunes héritées peuvent disparaître. L'incompréhension de tout cela est à la base de la croyance marxiste en l'existence de classes sociales. 

Il existe deux autres définitions possibles des classes sociales. 
Murray Rothbard oppose une classe de fonctionnaires vivant aux frais des producteurs par l'agression étatique (les Hommes de l’État ponctionnant de force les individus) et une classe de producteurs vivant sans toucher un sou de cette extorsion. 
Cette définition est fausse car tout le monde touche d'une manière ou d'une autre, plus ou moins directement, de l'argent ou quelque chose de l’État (il suffit de marcher sur les routes de l’État). Rien ne sert donc d'opposer par trop nécessairement ceux qui touchent plus d'argent de l’État que ceux qui en touchent moins. David Friedman a bien montré (cf.Vers une société sans État) que même les dirigeants de l’État (qu'on supposerait les plus avantagés par l'existence de l’État) ont intérêt à le voir disparaître.

L'ultime définition est celle que nombre de sociologues et d'économistes emploient. Il s'agit de parler de riches et de pauvres, et parfois de classe moyenne. Cette définition n'en est pas une. Bien sûr, il y a des gens qui ont plus ou moins d'argent, mais nul n'est capable de dire à partir de quand on est riche ou on est pauvre. Ainsi, il s'agit juste d'usages langagiers pour désigner un état matériel relatif à une époque donnée.

Je crois donc avoir montré que les classes sociales n'existent pas.


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49 réactions à cet article    


  • marauder 24 décembre 2014 12:53

    Je pourrais faire un article sur l’inexistance de la lune mais la libertee a laquelle j’adhere est d’eviter de perdre mon temps.

    C’est pas le cas d’un liber’t’à rien.

    Cela dit je risque fort d’avoir perdu mon temps, pour (liberta)rien.


    • diogène diogène 24 décembre 2014 15:55

      à propos de libertariens :


      « La liberté parfaite qu’ils recherchent est la liberté de faire des autres peuples leurs esclaves. » Abraham Lincoln 

    • dithercarmar dithercarmar 25 décembre 2014 02:32

      "Le problème : descendre du monde des idées dans le monde réel, se ramène au problème : passer du langage à la vie."
      Karl Marx,


    • rocla+ rocla+ 24 décembre 2014 13:03

      Mais qu’est ce qu’un moyen de production en fait ?



       Les marxistes ne savent pas trop. Ils citent les usines, la terre, les outils de production comme des marteaux, des scies, des ordinateurs, des machines, les ressources naturelles parfois . 

      Pour un marxiste un moyen de production sert à asservir 
      l’ exploité-larbin camarade parcourant des puis des lustre 
      République-Nation dans le cadre des dures luttes syndicales .

      Le but ultime du marxiste est de hurler à la lune qu’ il est 
      un exploité .

      Il ne lui viendrait pas à l’ idée de quitter son exploiteur et de 
      se réaliser dans la vraie vie . 

      Non , le camarade exploité continue toujours et encore 
      et inculque à ses enfants comment se faire exploiter .

      Bref un marxiste est un peu neu-neu sur les bords .

      • Jean 24 décembre 2014 13:19

        commentaire résumant bien « l’article » chacun a son destin en main sauf que non il a entre les mains les cartes que la naissance lui a données. A toi boulanger-économisto-politologuo de colmar je ne te souhaite pas de bonne fêtes, que la dernière bouchée t’étouffe.


      • marauder 24 décembre 2014 18:06

        Pour toi je crois savoir :

        Un corps capable d’ingurgiter du wisky, les « meilleurs bars » et hop, une production incroyable d’ineptie verbales.

        « Il ne lui viendrait pas à l’ idée de quitter son exploiteur et de 
        se réaliser dans la vraie vie .  »
        Comme dirait un pote a toi dans les assu-rances, « y’en a qu’on essayé, ils ont eu des problemes, cela dit, c’est tres rapide »
        La seule option qui marche dans ce cas et dans ce systeme, c’est d’exploiter a ton tour.

        Essaye d’etre gentil, tu verras que ca ne marche pas, parce qu’il y a deja plus fort et plus vicieux que toi, largement plus, du genre a ne pas se prendre le choux a écrire ici, car dans un yatch je ne sais ou ...
        Au mieux, si tu sors de ta chapelle crhétienne et bourgeoise, tu « risque » de construire pleins de trucs sympatoches, mais c’est sur que ca ne rentre dans aucun de tes critères financiers et (surtout) égotiques.
        Enfin, l’effort, ca existe et c’est necessaire. Le libertarien ne veux pas en faire, mais veut les resultats quand meme.
        Au mieux, l’ouvrier a au moins une once de clairvoyance dans le sens ou il sait que de toute facons, « il faut quelqu’un pour le faire », comme par exemple ramasser la merde.
        D’ailleurs, plus on est « riche d’argent », plus on en créé, de la merde, et moins on la ramasse.

        Finalement, le plus noble est celui qui s’occupe de sa merde, dans tout les sens du terme.
        Cela permet aussi, de faire en sorte que sa merde soit cette fois-ci réellement productive.


      • César Castique César Castique 24 décembre 2014 18:41

        « ...se réaliser dans la vraie vie. »


        Ça. c’est du charabia de philosophe smiley

        De ma vie, je n’ai jamais rencontré un ouvrier qui aspirait à se réaliser dans la vraie vie. 

        Il y en a qui voulait payer des études supérieures à leur fils, d’autres qui voulaient offrir les Seychelles à leur femme, pour leur vingt ans de mariage, d’autres encore qui ne vivaient que pour voir leur équipe gagner le championnat de football ou de rugby...

        J’ai ai même connu un qui aurait voulu être patron, parce que, disait-il, quand t’es patron, t’as pas besoin d’être à l’heure au boulot, le lendemain que tu t’es saoulé la gueule. Mais un qui voulait se réaliser dans la vraie vie, jamais, nie, mai, jamàs ! 

      • mmbbb 24 décembre 2014 19:37

        Les ouvriers ne sont pas si malheureux ils sont le ventre capitaliste . ils font des gosses qui desormais auront la plus grande difficulte a acceder a des postes interressants et iront le plus probablement rejoindre le flot des chomeurs Le nerf de la guerre et le patrimoine et l’argent qui permettent de disposer de sa vie Le plus souvent les personnes essayent simplement de vivre La philosophie c’est tres bien lorsque n’a pas le ventre vide et permet de passer le temps dans des discussions oisives


      • rocla+ rocla+ 24 décembre 2014 19:43

        Ce Marauder atteint des sommets dans la connerie humaine , il imagine 

        même pas que l’ on puisse être auto-entrepreneur sans exploiter qui que ce soit . 

        Il est trop con pour entrevoir une sortie à sa bêtise s’ exploité permanent . 

      • Gauche Normale Gauche Normale 26 décembre 2014 23:08

        « ils font des gosses qui desormais auront la plus grande difficulte a acceder a des postes intéressants et iront le plus probablement rejoindre le flot des chômeurs »


        Mais bien sûr, maintenant le chômage est de la faute à ceux qui font des enfants (voire aux enfants eux-mêmes tant qu’on y est ?) et certainement pas celle du patronat...

        Dites, mmbbb, vous seriez pas un peu décroissant sur les bords, vous ? Oui, comme certains « gauchistes » !

      • marauder 27 décembre 2014 23:49

        César Castique

        « ...se réaliser dans la vraie vie. »

        Ça. c’est du charabia de philosophe 

        C’est normal que tu ne comprennes pas.


      • Jean 24 décembre 2014 13:33

        rien que le titre on a du lucillio pur, les classes existent bel et bien, et cela va se résoudre de manière violente, comme en ce moment et ce n’est pas fini....


        • Trelawney Trelawney 24 décembre 2014 13:33

          sauf que non il a entre les mains les cartes que la naissance lui a données.

          Encore une victime des lois de la génétique


          • rocla+ rocla+ 24 décembre 2014 13:38

            il est encore un génome , il changera quand il sera grand .


            • Scual 24 décembre 2014 13:42

              Je suis rassuré...

              Je croyais que j’allais devoir démonter tout un argumentaire compliqué destiné à embrouiller, à la place un petit texte sans aucune profondeur.

              Donc n’oubliez pas les riches et les pauvres c’est presque pareil on a même du mal à savoir les différencier. Ceux qui possèdent les moyens de production ne commandent en rien ceux qui bossent pour eux, chacun est aussi libre que l’autre. Bien sur les investisseurs prennent des risques personnels et pas du tout en misant les emplois de leurs vassaux travailleurs au casino boursier, travailleurs qui ont bien entendu leur mot à dire etc etc etc.

              Les anges, les licornes et tout ça...


              • Le421 Le421 24 décembre 2014 17:34

                Tout à fait ça !!
                mdr !!


              • sleeping-zombie 24 décembre 2014 21:34

                Ca me rappelle un sketch de fernant raynaud : « quand quelqu’un vous parle, et que vous comprenez pas ce qu’il vous dit... c’est qu’il est bête ! »


              • gilbert18 gilbert18 24 décembre 2014 14:01

                Ce jeune homme n’a pas suivi les cours avec beaucoup d’assiduité et parle de textes qu’il n’a pa spris la peine de comprendre, ou même de lire....


                • mmbbb 26 décembre 2014 10:40

                  le marxisme c’est du passe et la Suisse n’est vraiment pas un pays communiste et affiche une belle sante


                • oliderid 28 décembre 2014 13:16

                  Précisez donc en quoi son argumentaire est faux ? Ce que je lis est très pertinent et documenté. tout le contraire de votre commentaire.


                • lermontov lermontov 24 décembre 2014 14:19

                  Le jeune homme est surtout un petit jongleur qui veut subjuguer la foule des bédouins parce qu’il a perdu délibérément en route le concept ’exploitation’.

                  Il « milite en faveur d’une société libre et pacifique où personne n’impose sa volonté à autrui sans son consentement. » mais tout en loucedé.


                  • César Castique César Castique 24 décembre 2014 15:55

                    « ...une société libre et pacifique où personne n’impose sa volonté à autrui sans son consentement... »



                    Ça fait irrésistiblement penser au « on le forcera d’être libre* » de Rousseau. Il suffit de remplacer « libre » par « consentant », et c’est pareillement à la base d’une tyrannie, si ce n’est de toutes les tyrannies. 


                    * « ...quiconque refusera d’obéir à la volonté générale y sera contraint par tout le corps : ce qui ne signifie autre chose sinon qu’on le forcera d’être libre... »

                  • diogène diogène 24 décembre 2014 14:35

                    Les raisonnements de M. Faure sont à peu près aussi rigoureux et pertinents que ceux de Sganarelle :


                    « (une certaine malignité)...Qui est causé par l’âcreté des humeurs engendrées dans la concavité du diaphragme, il arrive que ces vapeurs... Ossanbabdus, nequer, potarinumquipsamilus. Voilà justement ce qui fait que votre fille est muette. »

                    Molière, Le médecin malgré lui, II, 4,

                    • Pere Plexe Pere Plexe 26 décembre 2014 10:26

                      ...la même outrance mal drapée de la cabalistique scientifique .
                      Le talent et l’humour en moins.
                      Surtout le but n’est pas de nous distraire...


                    • Feilusha Feilusha 24 décembre 2014 16:58

                      Vous confondez les « marxistes vulgaires » qui brandissent le « Capital » comme une bible, et les principes fondamentaux découverts par ce brave Karl. J’entends comme « marxistes vulgaires » les léninistes et leurs avatars qui n’ont jamais compris la dialectique et se sont comportés comme des jacobins-blanquistes.

                      Certes, la notion de classes sociales n’est plus à la mode. Elles est d’ailleurs en France en voix d’extinction. La responsabilité principale en incombe en premier lieu aux partis dit « de gauche » qui ont ou abandonné le marxisme, ou continué à répéter les antiennes lénino-trotskistes, ou même sont revenus au méli-mélo socialisme utopique/républicanisme.

                      Comment dans ces conditions, résister à la propagande publicitaire du capitalisme financier, qui a remplacé le capitalisme industriel comme cadre de la nouvelle économie capitaliste, d’une part, et aux sirènes délétères de l’extrême droite ? N’ayant plus aucune colonne vertébrale idéologique, plus d’analyse solide de la situation présente, ces partis dit « de gauche », embourgeoisés jusqu’à la moelle, sont devenus incapables de maintenir une cohésion sociale de classe.

                      Les capitalistes financiers, eux, n’ont rien abandonné de la lutte des classes. Il suffit de constater l’accumulation capitalistique entre des mains de moins en moins nombreuses.

                      Une autre raison en est l’évolution technique. Il y a de moins en moins d’ouvriers en France et en Europe occidentale. La production de produits de base et de biens de consommation a été transférée en majeure partie dans des pays lointains à coût de main d’œuvre dérisoire. Là, l’exploitation est encore pire que ce qu’elle a été dans l’Europe industrialisée du XIX° siècle.


                      • César Castique César Castique 24 décembre 2014 17:22

                        « ...sont devenus incapables de maintenir une cohésion sociale de classe. »


                        Ce qui est la preuve absolue et définitive de son artificialité.

                      • foufouille foufouille 24 décembre 2014 17:25

                        tes études, ce serait pas maternelle -8 ?


                        • Le421 Le421 24 décembre 2014 17:40

                          Warren Buffet :
                          « c’est ma classe, les riches, qui a déclaré cette guerre et c’est elle qui est en train de la remporter »

                          A part ça...

                          Quand on voit le dédain dans les yeux des personnes influentes passant à la télé, vous expliquant que si vous n’êtes arrivé à rien, c’est de votre faute...
                          Généralement des gens nés « le cul dans la graisse ».


                          • César Castique César Castique 24 décembre 2014 18:24

                            « Warren Buffet :
                            « c’est ma classe, les riches, qui a déclaré cette guerre et c’est elle qui est en train de la remporter » »


                            Il aura quand même fallu attendre près de 5 heures, pour qu’on nous ressrore ce gag de Warren Buffet. Je suis déçu. La gauche entonnoir est vraiment hors de forme en cette fin d’année...

                            Et c’est un gag, parce que, tu vois, 421, si la bourgeoisie exploite honteusement le prolétaire, elle reste obligée de lui laisser assez de pognon pour acheter la camelote qu’il fabrique. 

                            C’est comme ça, c’est con, mais elle ne peut pas, la bourgeoisie, envoyer tout ce qu’elle fait produire, à la casse en bout de chaîne, uniquement pour le plaisir de continuer à exploiter le prolétaire. Même elle, elle a pas les moyens...

                            • César Castique César Castique 24 décembre 2014 18:46

                              Lire :



                              « ...pour qu’on nous ressrorte ce gag de Warren Buffet... »

                              ...au lieu de :

                              « ...pour qu’on nous ressrore ce gag de Warren Buffet... »

                            • Enabomber Enabomber 24 décembre 2014 18:56

                              Allez, encore une fois César, ça finira par sortir correctement smiley


                            • César Castique César Castique 24 décembre 2014 19:01

                              Lire :



                              « ...pour qu’on nous ressorte ce gag de Warren Buffet... »

                              au lieu de ;

                              « ...pour qu’on nous ressrorte ce gag de Warren Buffet... »

                              Merci.

                              P.S. - Parmi mes bonnes résolutions pour 2015, il y a une thérapie pour soigner mon horreur de me relire.

                            • Le421 Le421 25 décembre 2014 13:59

                              Vous croyez donc que la baisse généralisée de la consommation vient d’une sorte de boycott et non pas d’un manque de moyens ??
                              C’est votre avis. Je le respecte, sans toutefois y souscrire.
                              On a généralisé le crédit pour les gens qui n’avaient, justement, pas les moyens d’acheter.
                              De la crise des subprimes en passant par une forme de réalisme « obligé », le refus du crédit est devenu de plus en plus réel.
                              C’est le nouveau drame du système libéral.
                              Et si les gens se contentaient du nécessaire et refusaient le superflu ??
                              Si ils ne consommaient plus de façon déraisonnée ??


                            • César Castique César Castique 25 décembre 2014 18:45

                              « Vous croyez donc que la baisse généralisée de la consommation vient d’une sorte de boycott et non pas d’un manque de moyens ?? »

                              Il y a une part de manque de moyens, mais aussi une part plus importante à mon avis, d’incertitude face à l’avenir qui incite soit à épargner, soit à ne pas s’endetter.

                              « Et si les gens se contentaient du nécessaire et refusaient le superflu ??
                               »Si ils ne consommaient plus de façon déraisonnée ??"

                              Tout au long de l’histoire, l’homme n’a jamais fait la démonstration de sa raisonnabilité. D’où mon indulgence pour eux, et ma hargne contre les insensés qui professent que la chose est possible


                            • escoe 24 décembre 2014 18:46

                              Libertarien à Genève. MOUAAAAAAAAAAAAAAARF !!!!


                              • Claudec Claudec 24 décembre 2014 20:26

                                @ l’auteur

                                Il faudra continuer d’étudier, mûrir et réfléchir, avant d’être aussi péremptoire.

                                Passons sur les premiers chapitres de cet article quelque peu expéditif, qui se réfèrent à des visions doctrinaires, donc manquant d’objectivité par définition. Par contre, en ce qui concerne le dernier :

                                «  Nul n’est capable de dire à partir de quand on est riche ou on est pauvre »

                                Richesse et pauvreté se définissent l’une par l’autre et chacun d’entre nous est en conséquence le pauvre et le riche de plus riche ou de plus pauvre que soi.

                                Par ailleurs, chacun s’insère dans la société selon la condition (plus ou moins pauvre, ou plus ou moins riche) que lui impose sa naissance, et se positionne, tout au long de son existence, par rapport à une échelle de richesse, à partir de zéro pour celui qui n’a rien.

                                Une segmentation parfaitement neutre est dès lors permise, conduisant par exemple à une partition de la population en pauvres, classes moyennes et riches.

                                Voir à ce sujet (de manière approfondie) :

                                http://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com


                                • coinfinger 24 décembre 2014 20:41

                                  Faudrait déjà réaliser que la notion de classe , n’est pas une invention de K Marx , mais d’un Français de chez Français : Augustin Thierry . Pour qui et il montre comment dans une série de tomes impressionnants , auscultant la France dans son intimité , la lutte des races s’est transformée en lutte des classes . La notion de races étant devenue sulfureuse avec l’intérprétation Allemande de Gobineau , c’est passé à la trappe . Pourtant les 1% les plus riches organisant leurs mariages arrangés on a quelque chose comme une race , c’est à dire de gens qui se marrient entr’eux .
                                  Ensuite y a Marx et les Marxistes , encore un gouffre . Et y a Marx et Marx , le partisan historio-philosophique , d’un coté , de l’autre quelqu’un qui s’efforce de suivre la science dans le Capital .
                                  A l’examen çà n’a rien à voir .
                                  Toutefois , on sent bien et de plus en plus , quoiqu’on en dise qu’il existe un écart grandissant entre ceux qui nous dirigent et ce que nous estimons étre l’intéret général , et je ne crois pas que ce soit subjectif .


                                  • César Castique César Castique 25 décembre 2014 00:43

                                    « ... et ce que nous estimons étre l’intéret général... »

                                    Nous qui ? L’intérêt général devient une notion de plus en plus difficile à définir si l’on aspire à un intérêt général général. L’intérêt général selon le FN n’a que peu à voir avec l’intérêt général selon le FdG.

                                    Et, en Allemagne, qui donc représente l’intérêt général entre, d’une part, le PEGIDA qui manifeste tous les lundis contre l’immigration et l’islamisation, et, d’autre part, Ulrich Grillo, président de la Fédération (patronale) allemande de l’industrie, qui déclarait avant-hier : « En tant que pays prospère et aussi par amour chrétien de son prochain, notre pays devrait se permettre d’accueillir plus de réfugiés » ?

                                    ,


                                  • Le421 Le421 25 décembre 2014 14:01

                                    Pourtant les 1% les plus riches organisant leurs mariages arrangés on a quelque chose comme une race , c’est à dire de gens qui se marient entre eux...
                                    C’est comme cela qu’on obtient des dirigeants tarés. Comme en ce moment.


                                  • César Castique César Castique 25 décembre 2014 20:05

                                    « Pourtant les 1% les plus riches organisant leurs mariages arrangés on a quelque chose comme une race... »

                                    On observe la même chose chez les intellectuels de gauche. J’ai le souvenir d’une interview publiée par « L’Humanité » - « L’Huma », comme ils disent - dans laquelle Agnès Jaoui, acrtrice et réalisatrice, juive née en Tunisie, épouse de Jean-Pierre Bacri, acteur et scénariste, juif né en Algérie, reconnaissait appartenir à un milieu qui prêche le métissage, tout en pratiquant une assez stricte endogamie.

                                    Dans un registre un peu moins show-bizeux, on note qu’Anne Sinclair (née Shwartz) a passé d’Yvan LevaÏ à Dmonique Strauss-Kahn, et de Dominique Strauss-Kahn à Simon Nora. Ce ne saurait être le fruit d’un hasard malicieux.

                                    « C’est comme cela qu’on obtient des dirigeants tarés. »

                                    Il serait intéressant d’étudier si le schéma se reproduit chez les élites de la gauche entonnoir...

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