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Accueil du site > Actualités > Société > Les enfants, entre exploitation et manipulation

Les enfants, entre exploitation et manipulation

Pourquoi et comment les enfants sont les premières victimes du système...

« N’y aurait-il pas d’enfants dans les pays du tiers-monde, mais seulement des individus subissant la pauvreté et l’exploitation sans égard particulier pour leur âge ? [...] Enfants rois dans les sociétés d’abondance, enfants travailleurs dans les pays pauvres... Le rapprochement est asymétrique et choque mais il permet de souligner l’urgence d’une question : l’enfance serait-elle en voie de disparition ? »

La question posée par le magazine Philosophie est loin d’être anodine si l’on considère que, dans le monde, 210 millions d’enfants de 5 à 14 ans sont, en ce XXIe siècle, toujours forcés de travailler. C’est bien triste ? Oui mais rappelons aussi que notre responsabilité est engagée : plus de 10 millions d’enfants sont exploités dans des secteurs d’exportation contrôlés par des multinationales occidentales ! On retrouve ainsi souvent des adolescents de moins de 16 ans chez les sous-traitants chinois qui produisent des accessoires pour nos grandes marques de l’informatique.

Au prix que nous payons certains produits, nous devons bien imaginer en effet que les fabricants étrangers ne sont pas soumis à nos minima sociaux. Les sociétés occidentales (notamment les hypermarchés) sont les premières à pressurer leurs fournisseurs étrangers pour obtenir des prix de revient toujours plus bas, souvent au mépris des normes locales, déjà assez limitées... Selon un syndicaliste, une grande enseigne serait ainsi « bien moins vigilante que ne le prétend la direction sur le travail des enfants chez ses fournisseurs au Bangladesh.  »

« Aucun fabricant ne respecte la réglementation chinoise ni même son propre code. Alors que les heures supplémentaires sont limitées en théorie à 36 mais, par dérogation officielle, à 66 en haute saison, l’usine de jouets d’une « grande » marque en impose 214, sans même les payer au tarif légal. Pis, les employés n’ont droit à aucun jour de repos durant les mois de pointe. [...] Impossible, pourtant, de démissionner puisque l’usine conserve alors la paie du dernier mois. » dénonçait le magazine Que Choisir en décembre 2004. « Si une ouvrière veut quitter une usine et emporter ses affaires, elle doit montrer un document de sortie aux gardes, à la porte de l’usine. Comme par hasard, ce papier n’est jamais délivré.  » complète le magazine J’achète mieux.

A priori, il ne s’agit pas ici d’enfants mais d’autres sociétés sont moins scrupuleuses : le magazine Marianne révélait dernièrement que, dans un article paru dans Courrier International, il était fait mention que les 400 travailleurs qui produisent les jeux destinés aux menus enfants d’un leader du fast food en France étaient chinois et... enfants eux-mêmes, puisque âgés de moins de 14 ans !

Le contraste, du coup, est saisissant : d’un côté, la joie de nos enfants lorsqu’ils reçoivent leurs cadeaux (ils risquent de pleurer plus tard lorsque le jouet cassera par défaut de qualité ou de tomber malade à force de respirer les phtalates de ces mêmes jouets : « Ils utilisent sciemment des substances chimiques dangereuses alors qu’ils savent pertinemment que les enfants sont les plus vulnérables à leurs effets », dénonce-t-on chez Greenpeace.) et, de l’autre côté, à des milliers de kilomètres, la peine et le labeur des enfants du tiers-monde qui fabriquent ces mêmes jouets...

Heureusement qu’il y a la télé pour rétablir un peu l’équilibre ! Il ne s’agit évidemment plus d’exploitation mais les manipulations dont sont victimes les enfants occidentaux n’en sont pas moins scandaleuses. Chaque année, plus de 50 000 spots de pub sont diffusés sur les chaînes françaises durant les émissions destinées aux jeunes. Que Choisir a aussi révélé que sur 217 spots alimentaires ciblant les enfants, 89 % concernaient des produits gras ou très sucrés. En Grande-Bretagne ou en Suède, la publicité alimentaire vient d’être proscrite des programmes télé destinés aux enfants. En France, comme le rappelle avec humour le magazine Vivre Autrement, nous en sommes juste à l’interdiction des distributeurs de confiseries et de boissons sucrées dans les écoles...

D’un côté de la planète, des enfants produisent. De l’autre, ils consomment. Les multinationales, décidément, ont tout prévu ! Que l’abus de télévision nuise aux neurones, bride l’imagination des enfants, les empêche de se concentrer, perturbe leur sommeil, les rende violents et transforme leur vision du monde n’est qu’un dommage collatéral. Qu’un bon pourcentage devienne obèse est même une excellente nouvelle : les complexes ont toujours été excellents pour le business !

Malheureusement, il arrive aussi que des enfants pauvres soient victimes de manipulations. C’est ainsi que, selon l’Unicef, un million et demi d’enfants meurent tous les ans (un enfant toutes les trente secondes !) parce que l’on a fait croire à leur maman que le lait en poudre des industriels était préférable au lait maternel... et qu’on leur a distribué des échantillons pour stopper leur production naturelle de lait (il est très difficile de reprendre un allaitement interrompu)...

Mis à part la qualité de l’eau - souvent impropre à la consommation dans ces pays - cette hécatombe provient également du problème de stockage et d’une dilution excessive de la poudre (cela coûte cher !) entraînant une malnutrition massive. « Le cycle de la diarrhée et de la malnutrition est baptisée commerciogenic malnutrition (terme du Dr Jelliffe), une malnutrition provoquée par la recherche du profit », précise Dominique Predali dans son livre sur les dessous de l’agroalimentaire.

Que l’on se rassure : nos enfants échapperont à ces histoires d’horreur. Pour expliquer les atouts de la mondialisation aux enfants, la ministre déléguée au Commerce extérieur a en effet eu l’idée d’une brochure mettant en scène une jeune héroïne afin de « mettre en valeur les aspects les plus positifs de la mondialisation » ! Inutile, n’est-ce pas, de faire peur à des jeunes (8-10 ans) consommateurs qui estiment à 53 % que, sans la publicité, la télévision serait « nulle »...

Et s’ils se révoltent et deviennent turbulents ? En Russie, on les abandonne : 40 000 enfants vivraient dans les rues à Moscou (voir le scandale système de cette semaine)... En Occident, on est plus humain : on les placera sous psychotropes en attendant, comme aux Etats-Unis, que des camps semi-militaires fassent leur apparition... Les Etats-Unis sont en effet à la pointe de l’asservissement au business. Etape 1 : Abreuver les enfants de snacks et de boissons sucrées afin de les rendre hyperactifs. Etape 2 : Les saouler à coups de cocktail d’antipsychotiques et de calmants afin de les rendre moins hyperactifs. Etape 3 : Interner tous ceux (Plus de 10 % des Américains de 18 ans seraient touchés par une maladie mentale) qui ne résistent pas à ce traitement schizophrène...

Evidemment, ce traitement de cheval sera bien plus facilement accepté si l’on fait croire que la « méchanceté » ou la délinquance des jeunes sont des facteurs génétiques innés (des maladies donc, qu’il convient de soigner) qui n’ont rien à voir avec l’environnement familial et médiatique, rien à voir avec la qualité nutritionnelle des aliments et surtout rien à voir avec la violence du système néolibéral...

Et maintenant, que faire ?

Du côté de l’exploitation, il suffit de prendre nos responsabilités au travers de notre pouvoir d’achat et donc de choix. Du côté des manipulations, il suffit de s’informer et de restreindre l’accès de nos enfants aux messages publicitaires. Leur « temps de cerveau disponible » mérite mieux !

Le Mendiant
Le pire n’est pas une fatalité. Parlez-en autour de vous...

Le site du Mendiant : http://www.lemendiant.fr/ Le conte à rebours du système...
Le blog du Mendiant : http://lemendiant.over-blog.com/ Un scandale par jour !

Source :
Le labeur ou la fin de l’innocence, Philosophie magazine n°6, Février 2007, Michael Smadja, p. 22
Les jouets de la honte, Que Choisir, Elisabeth Chesnais et Marie-France Corre, Décembre 2004
Payées cinquante centimes de l’heure, J’achète mieux n°350, Mars 2007, Chantal Peyer, p. 20
Des esclaves derrière le disque dur, Que Choisir n°448, Mai 2007, Michel Ebran avec Cédric Morin, p. 16
Grande distribution : une vertu en trompe-l’œil, Que Choisir n°445, Février 2007, Michel Ebran avec Cédric Morin, p.55
McDo : ce qui s’est amélioré... ce qui s’est aggravé, Marianne n°514, 24 février 2007, Anne Goudet, p. 80
Sous le sapin des toxiques, Quelle santé n°11, Décembre 2006, Amel Bouvyer, p.4
Obésité infantile : Le Royaume-Uni mobilisé, Vivre autrement N°1, Février 2007, p.10
Trop de télé nuit gravement aux enfants !, Psychologies magazine, Janvier 2007, Sylvain Michelet, p.50
Petit consommateur deviendra grand, Marianne n°500, 18 novembre 2006, Anne-Sophie Michat, p. 86
Dominique Predali, Les dessous de l’agroalimentaire.
Le meilleur du monde, L’Express n°2894-2895, 21 décembre 2006, Eric Chol, p. 42
La ville des enfants rats, Le Nouvel observateur n°2228, 7 juin 2007, Hubert Prolongeau, p. 102
Rééducation militaire, Téléobs n°2211, 22 mars 2007, Colette Mainguy, p. 50


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13 réactions à cet article    


  • La Taverne des Poètes 26 juin 2007 13:14

    Très intéressant et alarmant.


    • Aladin Aladin 26 juin 2007 14:16

      je suis souvent effaré de voir le contenu des émissions de télé pour les ados... c est une vraie préparation à la vie d adulte sauvage et détraqué (pour le + grand bonheur des vendeurs) ; regardez un peu ces émissions avant de juger mes propos ! tout en douceur pour glisser vers le porno, vers la haine et le repli sur les produits de consommation, j’ai du mal à l exprimer mais si vous regardiez un peu comment la télé perverti les jeunes, vous en seriez étonné ! le monde a changé, de plus en plus gore et manipulateur, la télé pour les jeunes aussi !


      • Roger Robert 26 juin 2007 14:19

        Très intéressant et ... flippant. Si tout cela est vrai, l’homme n’est vraiment qu’une merde à laquelle on ne peut que souhaiter une disparition rapide.


        • pywye 26 juin 2007 15:11

          Très intéressant. Vous oubliez par contre une face encore plus abjecte de l’humanité, lorsque les enfants se prostituent et se droguent dans les rues, comme à Manille...

          http://www.vodeo.tv/4-32-3194-les-enfants-perdus-de-manille.html

          Après, il y a des ONG qui essaient d’aider : http://virlanie.org/?lang=fr


          • NPM 26 juin 2007 16:07

            Les enfants travaillent ? Et ? Ils travaillaient bien en France il y a encore 50 ans, faut pas en faire tout une histoire. En plus, ca vaut mieux pour eux que de rester paysans ou de faire le trotoir. Et puis mieux vaut pour un enfant s’habituer des le départ à sa futur vie, plutôt que de l’abreuver de jolie comptes pour enfants, qui lui feront plus tard detester le monde entier..

            Quand aux problémes sanitaires de ces pays, bein c’est à eux de se bouger les doits du cul. C’est pas les togolais qu’on intaller en France les sanitaires ! Le vrai est qu’ils devraient avorter beaucoup plus.


            • Nartnog 26 juin 2007 17:36

              @ NPM

              1/ « Les enfants travaillent ? ... En plus, ca vaut mieux pour eux que de rester paysans ... » Vous avez raison : les paysans ne travaillent pas, les fainéants !

              2/ « Et puis mieux vaut pour un enfant s’habituer des le départ à sa futur vie, plutôt que de l’abreuver de jolie comptes pour enfants, qui lui feront plus tard détester le monde entier... » On a du vous en raconter beaucoup des comptes pour enfants !

              3/ « Le vrai est qu’ils devraient avorter beaucoup plus. » Vous regrettez ?

              Bref, votre commentaire est vraiment pitoyable !


            • ARCADAM MANUGEO 26 juin 2007 17:44

              @NPM

              J’espère que tout cet abject vomi de haine et d’égoïsme n’est que de la provoc’ et ne reflète pas réellement tes pensées. smiley

              Tu as de la chance d’être né du bon côté ! Ton discours serait-il le même si ton fils ou ton petit frère de 8 ans bossait douze heures par jours dans les pires conditions pour gagner 1 dollar, pendant que ta soeur de 10 ans tapine pour bouffer et payer la drogue qui lui fera oublier qu’elle se prostitue, et si ta femme empoisonnait le bébé avec du lait pourri ?

              Essaye d’être un peu humain, essaye d’admettre que chaque vie est aussi importante que la tienne.

              Tant qu’il y aura des pensées comme celle que tu exprimes, il y aura un monde avec de gros porcs qui s’engraissent en piétinant les plus faibles.

              Refléchis un peu cousin, et cherche ta place parmi les hommes. smiley


            • Michel Maugis Michel Maugis 26 juin 2007 23:29

              Michel Maugis @ NPM

              Je comprends maintenant pourquoi vous haissez CUBA et le Venezuela. Question d’éthique.

              Cuba surtout, ou aucun enfant travaille, dort dans la rue et meurt de faim.

              Et aux autres qui s’appitoient sur l’exploitation des enfants pour se donner bonne conscience, leur intelligence et surtout égoïsme ne leur permettent pas de comprendre qu’en premier lieu ce sont les parents qui sont exploités par le capitalisme qu’ils défendent.

              Ils sont bien incapables de donner une autre explication.


            • marcel 26 juin 2007 17:15

              On distinguera ici 3 responsables majeurs du phénomène d’exploitation/esclavage d’enfants du tiers-monde : a).Leurs parents dont la natalité est élevé et pour qui chaque rejeton est source de revenus familiaux et cela peu importe les souffrances physiques ou morales que l’enfant pourrait endurer.(bel exemple d’amour parental) Les parents entretiennent ainsi le marché aux esclaves. b).Les esclavagistes ( commerçants /industriels locaux ou étrangers) puisant joyeusement dans le réservoir aux esclaves et se servant sans vergogne c).les gouvernements de ces pays qui ne lancent pas de politique antinataliste .


              • ARCADAM MANUGEO 26 juin 2007 17:53

                @Marcel

                C’est toujours la faute des autres ? smiley

                Les premiers responsables, ça serait pas nous, des fois. Nous qui nous obstinons à acheter des Nike, nous qui cherchons en permanence le prix le plus bas sans nous soucier des conditions de production, nous qui préfèrons rejeter la faute sur « la bite des noirs » (car c’est de ça que vous parlez), nous qui renvoyons chez eux toutes les familles en grande détresse qui demandent notre aide, nous qui baffrons comme des gorets à nous péter le ventre et qui donnons des leçons à ceux qui crèvent la dalle, nous qui mettons des clotures et des alarmes à nos petits pavillons pour être sûrs que personne ne viendra respirer notre air...

                Des moments, j’aurais presque envie de croire en Dieu pour espérer que tout ça nous mènera en enfer !


              • Michel Maugis Michel Maugis 27 juin 2007 00:18

                Michel Maugis @ Marcel.

                « On distinguera ici 3 responsables majeurs du phénomène d’exploitation/esclavage d’enfants du tiers-monde : »

                Il en ressortira que pour vous l’exploitation des parents par le mode de production capitaliste est forcément innocent. Cela serait trop difficile à votre égoïsme de devoir l’envisager. On risquerait sans doute de vous traiter de communiste. Quant à vos explications, cela relève du discours de cours d’école ( primaire).

                « a).Leurs parents dont la natalité est élevé et pour qui chaque rejeton est source de revenus familiaux et cela peu importe les souffrances physiques ou morales que l’enfant pourrait endurer.(bel exemple d’amour parental) »

                Que voulez vous, il y a des parents qui en ont jamais assez, pour pouvoir se payer une voiture, une télé HD, des vacances aux sports d’hiver etc.. Ils font travailler leurs enfants au lieu de les envoyer dans les écoles que l’élite oligarchique au pouvoir construise pour eux avec les bon prêts du FMI et de la BM. Ces parents devraient se contenter de mourir dès l’âge de la vieillesse, c’est à dire 45 ans, pour avoir travailler dans les mines au Pérou ( par exemple) depuis l’âge de 12 ans.

                Ils ne sont pas comme vous, qui faisiez juste le nombre d’enfants qu’il faut, car vous êtes un bon père de famille assurément. Vous aussi vous pourriez envoyer vos enfants au travail pour gagner plus, mais non, vous avez un amour parental extraordinaire. Vous vous retenez. On sent un altruisme familial qui frise le racisme.

                « Les parents entretiennent ainsi le marché aux esclaves. »

                C’est donc la faute aux esclaves et non aux esclavagistes. Quelle intelligence !!! Seriez vous contre le marché ? Seriez vous communiste ?

                « b).Les esclavagistes ( commerçants /industriels locaux ou étrangers) puisant joyeusement dans le réservoir aux esclaves et se servant sans vergogne »

                L’oligarchie au pourvoir n’est en rien coupable. C’est la faute aux commerçants et aux petites entreprises. Le but d’une entreprise est de faire du profit !! Mettre un but contraire c’est du ccommmmmuuuniiismmmme.

                « c).les gouvernements de ces pays qui ne lancent pas de politique antinataliste » .

                Mais l’Oligarchie de ces pays, et qui nomment les gouvernements, ne se plaignent pas de cette situation, entretenue par le FMI et la BM et les Empires (dont le français)

                L’important pour vous est de disculper le capitalisme. CUBA est le seul pays d’Amérique Latine ou tous les enfants vont à l’école et ne travaillent pas, tout en ayant une politique nataliste.

                Chavez en très peu de temps a fait la même chose au Venezuela.


              • marcel 26 juin 2007 18:13

                @manugeo:je n’éprouve aucune sympathie pour nike ou toute firme de cet acabit mais ne pensez-vous pas que des industriels locaux ne se servent pas eux aussi allègrement dans ce vivier de miséreux et cela avec encore moins de scrupules que des firmes multinationales ? Pour ce qui est de la« bite des noirs »,j’étendrais le concept à la bite du « tiers monde ».


                • Annie 27 juin 2007 12:26

                  Il est facile avec de grands sentiments de solver les problèmes du monde. Les enfants qui travaillent sont souvent les seuls soutiens de famille. Bien sûr qu’ils sont exploités, et leurs parents avant eux avant de mourir du sida, ou de pauvreté. Quant à nos enfants à nous, je ne crois pas que la télévision, la publicité en soi leur soient vraiment néfastes. Uniquement les valeurs qu’elles véhiculent, et ces valeurs, ce sont les nôtres : l’appât du gain, la surconsommation, la satisfaction immédiate des désirs. Elever un enfant aujourd’hui, ne consiste plus à lui inculquer des valeurs, mais à lutter contre toutes celles qu’il reçoit passivement.

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