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Les faces du socialisme

 
Qu’est-ce que le socialisme ?
 
Ce n’est pas la société dans laquelle nous vivons, mais au-delà de ce fait, comment le caractériser, et est-il potentiellement une alternative à notre société ?
 
Peut-être une définition théorique serait de dire qu’il s’agit d’un système où le social prime sur l’économique. Mais qu’en est-il vraiment ?
 
En premier lieu, on peut dire que le parti socialiste, en tant que partie intégrante de la gestion du système capitaliste, que ce fusse en Allemagne autrefois, ou en France aujourd’hui, représente plus un capitalisme à visage social qu’un réel socialisme
 
Dans les pays dits "socialistes", leur définition de « socialiste » a consisté en l’affirmation de la propriété collective sur la propriété individuelle. Les entreprises, notamment, qu’elles soient grandes ou petites, sont propriété soit de l’état, soit des coopératives.
 
Il n’y a donc pas de propriétaire privé, ou d’actionnaire. Celui-ci est remplacé par l’état.
 
Mais dans ce cas, qu’est l’état ? Étant donné la structure non démocratique des pays soviétiques, l’état est organisé via un parti unique, sans élection, sans discussion. Il s’agissait d’une oligarchie politique, s’apparentant davantage à l’aristocratie qu’à tout autre régime, sauf que c’est une aristocratie cooptée.
 
C’est-à-dire qu’en réalité, les pays soviétiques ont créé une organisation, dite socialiste, qui n’était qu’une aristocratie de cooptation.
 
Où est le social ?
 
Il a essentiellement, et quasi uniquement, dans l’absence de chômage.
 
Mais si l’on regarde l’organisation des entreprises, hormis l’absence de licenciement, qui est un point important malgré tout, leur organisation concrète était proche, voire identique à celle des entreprises capitalistes.
 
Au niveau de l’analyse marxiste, ces entreprise créaient de la plus-value (différence entre le temps de travail et le salaire réel), pour celles qui étaient efficaces, cette plus-value allant à l’état, avec ce que nous avons vu de son fonctionnement.
 
On a donc un système qui crée de la plus-value approprié par une oligarchie. Cela rappelle quelque chose !
 
La seule différence étant l’efficience des entreprises, moindres, ce qui a moins permis le sur enrichissement de l’oligarchie, comparée à celle des pays capitalistes.
 
Le système d’exploitation était simplement moins efficace, ni plus, ni moins.
 
Par ailleurs, dans les années quatre vingt, le différentiel s’est accentué du fait de l’arrivée dans les pays capitalistes de la plus-value différée (obtenue par conception ou qualité d’information), totalement absente dans les pays socialistes, du fait que cela ne rentrait pas dans les cadres doctrinaires marxistes classiques (aujourd’hui non plus d’ailleurs).
 
Le système a essayé de se réformer, via Gorbatchev, mais l’oligarchie n’a pas supporté sa mise à l’écart et fait un putsch qui a définitivement fait basculer le système soviétique dans le capitalisme. La preuve de la porosité est justement qu’une partie de l’oligarchie soviétique est devenue oligarchie capitaliste de Russie.
 
Absence de démocratie, présence d’une oligarchie cooptée, captation de la plus-value par cette oligarchie, le système soviétique n’a jamais été à proprement parler socialiste.
 
Les pires aspects du système, sa face totalitaire, qui ne sont pas la conséquence de la propriété collective des moyens de production, avec les défauts précédents, est également une face noire dont l’analyse est nécessaire.
 
Une oligarchie, voire un despote, prend le pouvoir, suite à une révolution au départ populaire avec une face démocratique réelle. Au moment de la prise du pouvoir, il se met dans les idéaux, qu’il ne partage pas, de la révolution dans sa phase primaire. Il utilise et dévoie ces idéaux, et écarte ceux qui étaient au départ en phase avec eux, mais sincèrement. Un système de terreur s’enclenche alors dont les dégâts sont considérables.
 
Les systèmes totalitaires ont été analysés par Hannah Arendt qui en décrit les mécanismes principaux, notamment présence d’un chef et d’un parti vainqueur, une partie de la population présentée comme surnuméraire, existence de camps.
 
Si le mot socialisme, voire communisme, a été utilisé, cela n’a rien à voir ni avec l’un, ni avec l’autre, ce n’étaient que des autocraties avec militarisation extrême de la société.
 
Un point d’attention doit par ailleurs être porté sur le fait que dans ce type de régime, l’égalité est mise en avant.
 
Une égalité sans liberté. Une égalité décidée par les oligarques du régime qui s’approprient la plus-value générée par l’ensemble de la société (même si elle est faible par inefficacité). Il est clair qu’il n’y a pas plus d’égalité que de liberté, sinon l’égalité de la population à un sort de pauvreté commune et d’incertitude sur le lendemain, non à cause des licenciements, mais à cause de la prison politique toujours possible. Comme si pour vivre il fallait faire le mort.
 
Hormis le fait de son effondrement, le soviétisme ne peut pas constituer une alternative viable au capitalisme. Ni aujourd’hui, ni probablement demain.
 
Il faut revenir ici sur un point essentiel par rapport à la démocratie.
 
La théorie marxiste orthodoxe interprète l’histoire comme un développement dialectique de forces antagonistes, qui tend vers une fin de l’histoire qui fait sortir celle-ci de la dialectique, une sorte d’apothéose, représentée par le communisme. C’est une sorte de messianisme politique qui peut se comparer à une religion sans Dieu. Dans cette vision des choses, le socialisme est une étape vers cet état de perfection. Le passage du soviétisme, ou socialisme, au capitaliste, est à cet égard impossible. La démocratie n’est donc pas vue comme choix du peuple, mais choix de l’oligarchie du bon chemin à mener pour aboutir à cet état de perfection anhistorique. Il s’agit bien entendu d’un mythe, reposant sur une interprétation de la philosophie de Hegel, mais qui a fait accepter, y compris dans les pays européens de l’Ouest, par les mouvements dits populaires, des événements, des comportements, tout à fait inacceptables voire odieux.
 
Il ne peut y avoir de société sociale démocratique que si on renonce à ce mythe, si on accepte que l’histoire soit réversible, inattendue, et qu’elle ne court pas vers un a priori censé être l’avenir radieux pour tous : il n’y a pas de téléologie (mouvement a priori inconditionnel) d’une société parfaite, il n’y a qu’un développement historique dont les événements constituent des points d’imprévisibilité (voir Habermas), et des humains tentant de vivre au mieux les uns avec les autres, et étant contraints de le faire au risque de la destruction. Si mouvement dialectique il y a, il ne peut être que poursuite de lui-même, et non tendre vers son auto-abolition (voir Adorno). En quelque sorte l’acceptation de l’échec est la condition de la réussite.
 
Renoncer au mythe d’une société parfaite dans un futur improbable implique également de renoncer à certains mots. Le mot « socialisme », avec son acception ambiguë, cachant des situations très différentes et faisant implicitement référence à un développement de l’histoire prédéterminé, allant jusqu’au messianisme. Bien entendu, le mot « communisme » est de ce point de vue encore plus connoté.
 
S’il y a développement d’un type de société alternatif au capitalisme, il ne peut s’inscrire dans cette rhétorique là, au risque de reproduire à terme les erreurs d’un passé douloureux. Non pas pour des raisons de vocabulaire, mais bien de conception. Il ne s’agit pas de poursuivre un but quels que soient les moyens, mais d’arpenter un chemin, qui nous mènera là où nous n’avions pas prévu.
 
 
Il s’est développé à partir de la fin du vingtième siècle, un type nouveau d’alternative sociale, dans les pays d’Amérique Latine.
 
Une première tentative tragique a été celle d’Allende au Chili, qui a terminé l’expérience par un coup d’état, le 11 septembre 1973, mettant en place, avec l’appui de Kissinger, une dictature féroce dans un pays autrefois démocratique.
 
Il s’agissait d’un type de socialisme (on peut l’appeler ainsi) d’une part démocratique, car issue d’élections libres avec partis de toutes sortes, et plutôt orienté vers des structures à caractère régional, ou autonome. Plutôt des coopératives, mais gérées réellement de façon démocratique.
 
Les différents pays d’aujourd’hui, que ce soient le Venezuela, la Bolivie, mais également dans une moindre mesure le Brésil ou l’Argentine, essaient de constituer un système hybride entre le capitalisme, débarrassé de sa face libérale dont la pire application fut le Chili de Pinochet (ami de Thatcher, et disciple de Friedmann, ne l’oublions pas) et un type de société où l’humain prime, via des structures décentralisées et gérées démocratiquement.
 
Ces expériences sont à suivre de façon critique, notamment en cas de dérive non démocratique ou oligarchique, mais elles représentent comme un frémissement face à l’image d’échec de toute tentative d’alternative que les libéraux voudraient donner (Thatcher : « il n’y a pas d’alternative »).
 
Nous sommes en Europe, et l’Europe dérive économiquement et démocratiquement vers des jours sombres. Lorsque des mouvements mettent en cause cette dérive, expriment leur volonté d’une justice sociale, refusent de se laisser déposséder de leurs droits face à des pratiques d’entreprises barbares, est invoqué le spectre du communisme, comme le patron d’Unilever qui veut « protéger » sa marque contre ceux qui en sont à l’origine, en invoquant la Corée du Nord pour interdire la défense des salariés de Fralib qu’il veut liquider. Il ne s’agit pas de protéger la liberté, mais les privilèges d’une caste, en utilisant un repoussoir par association d’idées, en manipulant la peur et la confusion.
 
Il serait souhaitable que les populations européennes sortent de ce piège et réfléchissent sérieusement à une alternative viable au système en place, une face inattendue d’un système enfin réellement démocratique au niveau économique, prenant en compte les aspects sociaux, mettant l’humain au cœur de sa logique, et prenant en considération les contraintes actuelles, notamment par rapport à l’environnement, aux ressources, et à l’énergie (dont la sortie nécessaire du nucléaire sous sa forme actuelle).
 
Il est temps qu’une alternative apparaisse en Europe, à la fois réellement démocratique, non capitaliste, mais surtout non oligarchique, quelle que soit la forme de cette oligarchie.
 
Il serait alors possible d’avancer vers une réelle démocratie économique.Avant qu’il ne soit trop tard…

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13 réactions à cet article    


  • eric 3 septembre 2012 10:09

    Sans interet.
    Nous savons de longue date ce que peut etre le ’socialisme’. Il y a 200 ans environ que des gens s’en reclamment. Sur la duree, certains ont ete au pouvoir plus ou moins longtemps. Chaque fois que cela a dure, on nous explique que ce n’etait pas le vrai socialisme. Confere le socialisme reel des pays de l’est ou le Miterrandisme. Chaque fois que cela n’a pas dure, on nous explique que c’est la faute de quelqu’un d’autre... Bref, le socialisme n’a jamais existe. Sur la periode et vu le nombre de personnes concernees, ce serait en soi le constat que ce truc ne marche pas et ne peut pas marcher. Toutes les experiences « socialiste » sont aposteriori denoncees par les « socialistes ».

    Pourtant les socialistes contemporains revendiquent malgre tout quelques « moments ».
    Les seuls experiences « socialistes » revendiquees sont des « fetes », des carnavals au sens de
    Rene Girard, c’est a dire un vaste bordel d’indifferentiation potentiellement plusou moins violent, qui se termine par une mort plusou moins symbolique. De la terreur a mai 68 en passant par le front popu. tous les happening socialisant presentent ce meme aspect d’une fete plus ou moins exaltante apres laquelle on se reveille avec une vague nostalgie et une grosse gueule de bois.
    Cette incapcaite du « socialisme » a s’incarner dans le reel est typique d’un courant d’idee essentielement religieux et contemplatif autant que protestataire. Ces « moment » comme dans les religions paiennes, ont pour but de retremper la foi et de recreer la communion fusionelle, la chaleur du groupe, entre des gens qui sont un peu paumes.
    En face, il y la democratie liberale, sous des aspects changeant et evolutif, qui elle a toujours existe et agit. Le moindre paradoxe etant qu’elle a toujours atteint et depasse les objectifs que se fixaient les socialistes, sans heurt et sans violence.
    Aujourd’hui, apres 200 annnees qui verifient systematiquement cette analyse, la conclusion est qu’une adhesion a des visions « socialiste » du monde s’aparrente largement a une pathologie ou au moins a une forme d’obscurantisme.


    • epicure 3 septembre 2012 20:56

      toutes les tentatives d’instauration de socialisme réel, ont été soit sévèrement réprimées dans le sang, soit travesties pour les intérêts privés de certains.

      En fait de socialisme concret, en France, il y a la commune de Paris, que les bourgeois se sont empressés d’étouffer dans l’œuf, en exécutant une bonne partie des communards.

      Le programme commun de Mitterrand était d’inspiration socialiste, mais pas totalement ( mitterand n’a jamais été un socialiste, sauf si le terme désigne le fait d’avoir al carte du parti socialiste ), et a été abandonné par les pressions économiques extérieures pour le faire échouer.

      Ah oui la démocratie libérale : celle au suffrage censitaire, dont les députés bourgeois peuvent faire ce qu’ils veulent une fois élus, surtout qu’ils représentent une nation abstraite et non le peuple. Actuellement l’europe de bruxelles remplace la nation qui était devenue trop démocratique depuis plus d’un siècle.

      Sans l’influence des mouvements socialistes, égalitaires, la démocratie libérale en serait restée là, seule une minorité aurait le droit de vote, ceux qui payeraient une certaine somme d’impôts, et ne pourrait être élu que ceux qui ont un barème supérieur.

      Les deux régimes les plus démocratiques de l’histoire de france ce sont la Commune de Paris et la constitution de l’an I. Et ce n’étaient pas des libéraux purs et durs qui les ont fait, mais bien des socialistes ou approchant, puisque la constitution de l’an I limitait les pouvoirs de la propriété privée.

      L’obscurantisme c’est de faire croire que libéralisme est porteur de la vrai démocratie, puisque les libéraux à l’origine, ont défendus un système où les bourgeois avaient tous les pouvoirs économiques et politiques. Après les compromis de la guerre froide, c’est bien vers cette direction que nos bourgeois gouvernant orientent les démocratie occidentales, en faisant perdre le sens de la démocratie.

      Tiens :
      http://www.wikiberal.org/wiki/D%C3%A9mocratie_lib%C3%A9rale


    • eric 4 septembre 2012 08:42


      Je suis d’accord avec vous. Le socialisme reel est une forme inoperante historiquement. Jamais reussi, non seulement a s’imposer a ses adversaires, mais meme a ses propres partisant. Une forme d’organisation qui finit en general par etre detournee a des fins privees par ses propres animateurs connait a l’evidence un grave probleme interne. Une ideologie qui n’a jamais reussi a susiter assez d’adhesion pour etre defendue par le plus grand nombre a un grave probleme externe. Or, ce sont des faiblesses structurelles, historiques. L’absence totale d’analyse de ces deux phenomenes a gauche hors une soi disant alienation des masses, ou une formidable intelligence politique des bourgeois abrutis constitue en soi un diagnostic d’autolimitation intellectuelle.
      Pour le reste, les formes democratiques sont apparrues, se sont developpees et se sont epanouies d’abord au sein de pays parfaitment exempts de toute pensee socialiste...la Constitution de l’an 1 est beaucoup moins democratique que la constitution sovietique,
      C’est tres vraisemblablement l’abscence d’interet de la pensee socialiste pour la vraie democratie qui explique pour une large part ses echecs.
      L’absence de democratie interne : la fin justifiant les moyens, beaucoup d« experiences socialistes » finissent detournees par les plus malins, les plus violents, les plus hypocrites ou les plus mediocres.
      L’absence de democratie externe : Que ce soit la communne, la terreur, les bolcheviques, il y a chaque fois un pouvoir ultraminoritaire qui s’impose par la force et la terreur. La commune se dresse contre une assemblee qui vient d’etre elue au suffrage universel masculin, les elus moderes de la communne sont rapidement empeches de s’exprimer. Et pour reagir a l’offensive des « bourgeois versaillais », les communards. on se demande pourquoi, fusillent des religieux plutot que des bourgeois ou des militaires.
      Mais de toute facon, l’histoire nous departage. Il y a toujours eu des possibilites legales d’etre socialiste dans les democraties liberales. Il n’y a jamais eu de possibilites d’etre liberal dans des pays ou des organistations socialistes. Cela en soi suffirait a demontrer ou est la vraie democratie.


    • epicure 6 septembre 2012 16:47

      oui, le socialisme, les idées de gauche, sont tellement inopérants qu’ils ont quand même imposés nombre d’idées dans notre société qui n’était pas au début ni la tasse de thé des royalistes, ni des plus libéraux en 1789 :
      la république
      le suffrage universel
      l’abolition de l’esclavage
      l’éducation gratuite, obligatoire et laïque
      la sécurité sociale
      la non discrimination raciale
      l’égalité homme/femme
      l’abolition de la peine de mort
      la laïcité, la séparation des églises et de l’état
      la réduction du temps de travail
      les vacances
      etc....

      Oui c’est vrai que le socialisme c’est nul, ça n’amène à rien....

      Ce qu’il n’a pas réussi à imposé face à la bourgeoisie :
      - un système parlementaire plus démocratique, avec un contrôle des élus par les citoyens. le vote du traité de Lisbonne contre l’avis du référendum en est le meilleur exemple. La souveraineté du peuple sur la bureaucratie européenne.

      - une démocratie économique, où la volonté des travailleurs et du peuple en général compte plus que les intérêts personnels d’une minorité.
      - la séparation des intérêts privés économiques de l’état

      enfin bref tout ce qui permet d’empêcher à une minorité économique d’imposer sa loi au peuple.


    • epicure 3 septembre 2012 20:59

      calmos ! attention à pas te prendre de pâquerettes dans les dents.
      Ton niveau d’argumentation vole trop bas pour être crédible.
      Si tout se résume à des histoire d’étiquettes, ton discours ne repose sur rien, vu que les étiquettes elles peuvent être exprimées pour dire une chose et son contraire. Comme tu le fait avec « socialiste » qui veut dire tout et n’importe quoi du moment où ça a l’étiquette socialiste.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 3 septembre 2012 10:48

      Le projet ci-dessous relève-t-il du « socialisme » ?

      Depuis plus de 160 ans, Karl Marx fourvoie le prolétariat, de manière criminelle, en le focalisant sur la lutte des classes (éradication de la bourgeoisie) et la possession prolétarienne des moyens de production.

      Aujourd’hui encore, la situation semble lui donner raison puisque le capital boursier mondial, d’environ 36.000 milliards d’Euros, est majoritairement détenu par une minorité de « nantis ».

      Toutefois, il est vain d’espérer une plus juste répartition des moyens de production par des nationalisations, voire des révolutions. Cela a déjà été fait avec les tristes résultats que chacun connaît...

      Puisque le capital boursier mondial est en permanence disponible à la vente et à l’achat, pour que le prolétariat, les « démunis », puisse accéder à la possession des moyens de production, la solution la plus simple consisterait à produire un effort soutenu d’épargne et d’investissement à long terme afin d’acheter ce capital financier des entreprises, banques incluses, et parvenir à l’Acquisition collective et citoyenne du Pouvoir Économique.

      Le Parti Capitaliste Français ( PCF ) propose une synthèse socio-économique permettant d’instaurer une authentique compatibilité entre compétitivité et cohésion sociale ; entre compétitivité et solidarité.

      Ce projet de « Dividende Universel » se compose d’un Objectif Principal et de deux Objectifs Spécifiques qui découlent de l’objectif principal.

      Objectif Principal :
      Acquisition Citoyenne & Collective du Pouvoir Économique

      Objectifs Spécifiques :
      I)
      Transformer le « capitalisme ordinaire » en un authentique Capitalisme Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.
      II)
      Faire bénéficier chaque citoyen, même mineur, d’un Dividende Universel évolutif qui, de facto, éradiquera définitivement le concept même de chômage ainsi que celui de la « lutte des classes ».




      • epicure 3 septembre 2012 21:01

        A part de faire du spam copié/collé sur chaque sujet politico-économique,, as tu quelque chose de personnel çà dire ?
        A part de commencer par certaines simplificatinos bien sûr.


      • JL JL 3 septembre 2012 11:47

        Cet article est alambiqué à souhait. Je ne saurais dire si c’est du lard ou du cochon.

        L’alternative au libéralisme ? C’est tout simplement ce qu’était la France au début des années 80 ! Mais, le TINA veille ! Tous ceux qui accèdent à un quelconque pouvoir ou une quelconque notoriété et qui prétendent suivre une autre voie que la voie néolibérale, devront tôt ou tard se soumettre à la « communauté internationale » - comprenez l’empire du fric - sous peine d’être impitoyablement discrédités, si ce n’est pas assassinés.

        Le socialisme, c’est des services publics en nombre et qualité ; le néolibéralisme (*), c’est zéro services publics ; et le communisme, c’est 100% ! C’est aussi simple que ça.

        Le droit contre les privatisations, Rendre inaliénables les biens communs, Comment protéger la propriété collective lorsque, pour « équilibrer » leur budget, des gouvernements bradent les services publics ou dilapident les ressources naturelles ? Forgée dans le monde anglo-saxon et développée dans des pays aux États peu centralisés comme l’Italie, la notion de « biens communs » propose de dépasser l’antinomie entre propriété publique et propriété privée. (LMD, par Ugo Mattei, décembre 2011)

        (*) « Selon un usage fréquent, nous employons le terme « néolibéral », et non pas « libéral », pour éviter la confusion entre l ’apologie contemporaine du marché ; et le libéralisme politique qui promeut à la fois l’autonomie de la personne et la recherche du bien commun. » (Jacques Généreux, Les vraies lois de l’économie, p10)


        • epicure 3 septembre 2012 21:07

          Aucun rapport avec le sujet.
          Tu parles du stalinisme pas du socialisme.
          Le stalinisme a plus de points commun avec le fascisme que le socialisme en fait.

          socialisme = contrôle démocratique ( et non juste par une minorité bourgeoise) de l’économie et du pouvoir politique.

          Dans le stalinisme il n’y a ni l’un ni l’autre, donc ce n’est pas du socialisme CQFD


        • epicure 3 septembre 2012 21:56

          Je dirais pour simplifier que le socialisme c’est le mouvement qui applique pour tous ce que les libéraux ont projeté uniquement pour les bourgeois uniquement :

          Le pouvoir économique pour tous par la propriété collective, et la démocratie économique au lieu du pouvoir de quelques uns , propriétaires des moyens de production et de la finance.
          Le pouvoir démocratique du peuple, au lieu du pouvoir d’une élite représentative parlant au nom d’une nation (ou europe) abstraite. Et donc des droits politiques égaux pour tous, au lieu d’une confiscation de ces droits par quelques uns.
          L’accès au progrès pour tous ( le progrès ne vaut que s’il profite à tous ) , au lieu de l’accès au progrès que pour ceux qui en ont les moyens. (santé, éducations etc...)

          L’égalité pour tous et non l’égalité uniquement pour ceux qui ont les moyens, avec le libéralisme certains sont plus égaux que d’autres.

          Et l’indépendance de la société et des pouvoirs, vis à vis d’intérêts privés, économiques, religieux ou autres.

          Bref le socialisme c’est le contraire du monde vers lequel nous oriente les élites actuelles.


          • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 3 septembre 2012 22:48

            Merci aux contributeurs, y compris ceux qui ne sont pas d’accord.

            Nous sommes entrés dans une phase de profonde crise. Un changement radical, que nous y soyons acteurs, ou non, nous attend.

            J’ai essayé, avec cet article et le précédent (les faces du capitalisme), de dénouer quelques écheveaux des expériences passées.

            Il ne s’agit ni de se voiler la face, ni de penser qu’il n’y a rien à faire.

            C’est vrai que l’article est « alambiqué ». Mais ne souffrons-nous pas justement de vouloir simplifier ce qui est complexe ?

            Par rapport à cette analyse, je crois que Jacques Généraux a aussi analysé les maux du soviétisme et du libéralisme, l’un étant pour lui lié à une hyper-société (primat absolu du social sur l’individu), l’autre à une dissociété (primat absolu et sans limite de l’individu sur le social).

            Il nous faut chercher un équilibre, et celui-ci-ci est plus difficile à trouver qu’une position manichéenne. D’autant plus que les parts conservatrices de la société capitaliste tendent au contraire à durcir celle-ci.

            Au point où nous en sommes, il en va de notre survie, de comprendre nos erreurs, et ce qui ouvre la voix vers un avenir, non plus « radieux », mais au moins viable.

            Je suis persuadé que si nous ne sommes pas capables de partager (des biens, mais aussi des idées, des pensées, ...) avec les autres, tous les autres, nous ne pourrons pas rester longtemps encore dans la civilisation. Mais il nous faudra partager avec la volonté de le faire, non sous une contrainte destructrice (ce n’est plus un partage dans ce cas).

            Si la démocratie politique, ou ce qu’il en reste, n’est pas à terme liée à une démocratie économique, c’est la démocratie elle-même qui sera menacée. Telle est ma conviction profonde.


            • Taverne Taverne 4 septembre 2012 09:36

              On découvre que rien n’avait été préparé pour réformer le pays, que tout le monde part en vacances en sifflotant pendant que la situation de gens s’aggrave dramatiquement, que l’on ne trouve pas deux socialistes d’accord, que chacun pense à ses propres ambitions (Valls veut réussir comme Sarko, Duflot distribue de médailles aux copains, Montebourg fait nommer un pote à la tête de la banque publique pour renvoi d’ascenseur ultérieur, etc).

              Bref, le socialisme vous montre ses faces mais surtout il vous montre ses fesses !


              • epicure 6 septembre 2012 17:01

                arrête ton char ben hur tu n’es pas crédible.

                « la menace Darwiniste et Marxiste (le Darwinisme étant le fondement »scientifique« du Marxisme) »

                ceci montre la nullité de tes propos conspirationnistes et simplistes.

                Marx a déployé sa pensée bien avant la diffusion du livre de darwin. Le amnifeste du aprti comuniste date de 1948 par exemple alors que darwin n’a été édité qu’en 1859 il me semble.

                D’autre part darwin étudiait la nature, alors que marx étudiait l’économie. Ce sont deux approches indépendantes.
                Le seul point commun, c’est qu’ils ne sont pas inféodés à tes religions chéries au nom des quelles des millions de gens ont été opprimés persécutés au cours des siècles.

                Les idéologies criminelles ce sont les idéologies d’extrême droite que supportent tes religions, qui elles contiennent de part leur nature toutes les pires dérives.

                Quand à la corée du nord le cambodge etc... ils sont aussi socialistes que démocraties.
                La corée du nord a un régime héréditaire comme dans de nombreux régimes qui ont été générés par les religions, alors que le socialisme au contraire condamne ce genre de régime où le pouvoir se transmet de façon héréditaire.
                En corée du nord le peuple, ne peut rien dire, alors que le socialisme se base sur un régime d’assemblées démocratiques.
                En corée du nord les richesses se concentrent dans les mains de al clique au pouvoir, alors que le socialisme repose sur une juste répartition des richesses.

                Bref la corée du nord n’a rien de socialiste ou communiste, ce n’est pas la dictature du prolétariat, mais son contraire la dictature sur le prolétariat.

                Ce n’est pas parce que les gens se disent honnêtes qu’ils sont honnêtes, donc ce n’est pas parce que des régimes se disent socialistes, démocratiques, populaires ou autre, qu’ils le sont. C’est le B A BA de la réflexion politique.

                Donc tu attaques un mot vide de sens en attaquant le socialisme, car tu lui fait dire tout et son contraire, c’est à dire que tu t’ouvres un espace pour manipuler les mots comme tu veux.

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