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Accueil du site > Actualités > Société > Les fonctionnaires source de tous nos maux ?

Les fonctionnaires source de tous nos maux ?

C’est du moins ce que l’on pourrait croire à entendre les déclarations des hommes politiques au pouvoir aujourd’hui.

Pas une semaine sans que l’on nous parle de la Révision Générale des politiques Publiques (R.G.P.P.) qui sert d’argument à la réduction des effectifs de la Fonction Publique d’Etat et qui se traduit par le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite.

Plus récemment, le Président de la République s’est attaqué aux effectifs de la Fonction Publique Territoriale en disant « qu’il n’y avait aucune raison que l’Etat s’impose une gestion rigoureuse et que les collectivités continuent une politique d’augmentation du nombre de fonctionnaires ». Le Secrétaire d’Etat à la Fonction Publique, Georges TRON, évoquait une augmentation de 340 000 emplois territoriaux en disant « Il faut arrêter cette dérive ».

Les trois fonctions publiques (Etat, Territoriale et Hospitalière) représentent aujourd’hui un total de près de 5,5 Millions d’emplois, dont 2,5 pour l’Etat, 1,93 pour les Collectivités locales et 1,04 pour la fonction publique hospitalière.

Entre 1982 et 2003 l’augmentation totale de ces effectifs a été de 24 %, dont 14 % pour l’Etat, 28% pour les Hôpitaux publics et 42 % pour les collectivités locales, traduction respective de l’augmentation de la population, des besoins de santé (notamment du vieillissement de la population) et des compétences transférées.

Quelle est l’origine du dogme « il y a trop de fonctionnaires » ?

S’agissant de l’Etat, on se réfère volontiers à la dérive des dépenses publiques, au déficit budgétaires, et plus récemment à la dette de l’Etat avec le glaive suspendu au dessus de nos têtes du déclassement de la note attribuée à la France par les agences de notation.

S’agissant du déficit budgétaire, on notera que les cadeaux fiscaux accumulés depuis 2007 par le gouvernement Sarkozy (bouclier fiscal, amendement Copé, défiscalisation des heures supplémentaires, baisse de la TVA dans la restauration, etc,...etc...), ont largement contribué à son creusement.

Parallèlement, la dérive des dépenses publiques provient pour une part des allègements de toutes sortes des charges salariales accordées aux entreprises sans discernement (certaines en ont besoin, d’autres, non).

On remarquera sur le dernier point (la notation des Etats) que ce sont désormais des organismes privés qui tiennent entre leurs mains l’avenir de pays souverains, ce qui n’est pas le moindre paradoxe, et que ces Etats, au lieu de se désendetter en période de croissance, ont préféré jouer la démagogie des dépenses publiques supplémentaires.

La résultante de ces constats est qu’il faut aujourd’hui diminuer le nombre de fonctionnaires, c’est du moins, avec le rabotage de certaines niches fiscales, le mode d’action privilégié par le gouvernement, a défaut de mettre en oeuvre une réelle révision des politiques publiques.

On est en droit de se demander si la crise que nous traversons (qui est la crise du libéralisme), n’est pas également un formidable effet d’aubaine pour les gouvernements se réclamant de cette idéologie, pour transférer encore davantage de missions de service public vers le secteur privé.

Gestion publique ou gestion privée ?

La tendance amorcée depuis une quinzaine d’année consiste pour l’Etat, mais aussi pour les collectivités locales et les hôpitaux, à faire de plus en plus appel au privé pour l’organisation et la gestion de services publics, au motif que ce n’est pas de la compétence publique que de gérer un certain nombre de services.

On voit généralement ce que cela donne pour l’usager qui passe au statut de client et qui se fait tondre la laine sur le dos : la privatisation des autoroutes, la gestion de la distribution de l’eau, la fourniture d’énergie, les transports publics, sont quelques exemples parmi d’autres de l’augmentation des prix demandés aux « clients captifs » du fait de l’organisation de monopoles, ou d’ententes entre les entreprises.

Où est le choix dans ces conditions, où sont les performances du secteur privé censées nous coûter moins cher que la gestion des services en régie directe par les administrations ? L’usager n’en voit pas la trace puisque les prix augmentent souvent de manière plus rapide que pour les services gérés par les collectivités publiques et que les bénéfices sont confisqués par les actionnaires qui en vivent bien et ils vous en remercient.

La paupérisation de l’hôpital public profite au système de santé privé, la suppression de postes d’enseignants, de la police de proximité, de travailleurs sociaux ou d’éducateurs participent du délitement du lien social dans les quartiers défavorisés et débouchent sur les évènements que nous connaissons actuellement.

Pour l’instant les collectivités territoriales ne sont pas encore concernées par les réductions massives d’effectifs, mais on y vient doucement, sous l’effet dévastateur de la réduction des dépenses d’intervention de l’Etat à leur profit et de la baisse des ressources fiscales, nouvelles formes de tutelle de l’Etat.

Le catalogue des idées reçues

Pauvres fonctions publiques ! Elles sont affublées de toutes les critiques : Elles coûtent cher à la collectivité, les personnels ne sont pas performants, voire à la limite de la fainéantise, ils sont privilégiés (carrière, primes, promotions, etc, etc,...), et trop nombreux, j’en passe et des meilleures, et lorsqu’on parle de réforme c’est bien évidemment toujours dans le sens de la diminution de ces « privilèges » liés aux statuts, jamais dans celui de l’alignement des salariés du privé qui pourraient légitimement le réclamer.

D’où vient ce sentiment que les fonctionnaires sont des privilégiés ? Cela n’a pas toujours été le cas. Je me souviens que lorsque j’ai débuté ma carrière de fonctionnaire (contractuel Etat) pour la poursuivre sous statut des collectivités locales, on nous prenait pour des imbéciles : à qualification égale dans ma branche professionnelle, les salaires étaient environ 20 % plus élevés. Les crises successives étant passées par là, les salariés du privé ont souffert alors que les fonctionnaires conservaient les avantages de leurs statuts, qu’ils ont donc payé par anticipation pour les plus âgés d’entre eux.

C’est comme à la bourse si j’ose cette comparaison cynique : on est gagnant sur le long terme !

Aujourd’hui on aligne le taux de cotisation retraite des fonctionnaires sur ceux du privé et on supprime le départ en retraite anticipé des fonctionnaires mères de famille, et tout le monde d’applaudir sans se poser la question de l’origine de ce traitement différencié qui trouve sa source dans ce que je développe ci-dessus, à l’époque où la fonction publique était le parent pauvre.

Les fonctionnaires ne sont pas performants : là aussi, ma propre expérience me permet d’affirmer le contraire par rapport aux modes de gestion d’entreprise que j’ai pu constater dans le privé, où l’on était encore à la machine à écrire à boule alors que l’administration s’était informatisée depuis longtemps.

Les fonctionnaires nous coûtent cher : je souhaiterai que les contempteurs de la gestion privée établissement un tableau comparatif des coûts d’un service public géré en régie par une administration locale avec le même géré par le secteur privé (la distribution de l’eau ou les transports publics par exemple...). Il y a fort à parier que le comparatif, compte tenu des marges bénéficiaires à deux chiffres réalisées par les quasi monopoles qui gèrent ces secteurs sera à l’avantage des administrations publiques.

Les fonctionnaires sont trop nombreux

Consacrons un chapitre particulier à cette affirmation pour dire qu’il y a du vrai et du faux.

Trop nombreux, certainement pas dans les quartiers où l’ordre républicain, la citoyenneté et le vivre ensemble en prennent actuellement un sacré coup derrière les oreilles. Nous en sommes arrivés à un point où les restrictions successives de budget des associations ou des crédits affectés à la politique de la ville et les « redéploiements » des effectifs de fonctionnaires ou de leurs missions commencent à se sentir bigrement.

Trop nombreux, certainement pas non plus dans l’hôpital public, où chacun d’entre nous, le jour venu, sera content d’être pris correctement en charge sans avoir à payer pour grossir les bénéfices de praticiens et d’entreprises d’hospitalisation privés.

Trop nombreux, peut-être, au total dans les collectivités locales et leurs établissements publics, compte tenu de leur émiettement, des financements croisés, et surtout du fait que les élus locaux, toutes tendances confondues ont participé à cette inflation de structure, à la mise en place d’administrations ad hoc, parfois redondantes avec la structure voisine, et sans valeur ajoutée.

Sur le sujet du laisser aller, je citerai en particulier un Président centriste de collectivité territoriale aujourd’hui mandarin de l’assemblée nationale qui laissa filer jusqu’à l’absurde une négociation sur les 35 heures, avec création importante d’emplois, pour ne pas compromettre les élections locales suivantes.

Ce sont ces mêmes élus locaux, toutes tendances confondues encore, qui s’évertuent à torpiller le projet de réforme des collectivités locales, trop attachés qu’ils sont à leurs mandats, qu’ils cumulent souvent, pour se soucier de l’efficacité globale du système.

Ajoutons à ce constat sans concession que le management dans le secteur public est souvent inexistant et consiste surtout à appliquer le principe suivant : pas de vagues avec les syndicats !

Une autre orientation consiste à privilégier la méthode au résultat : c’est souvent le fait des cadres dirigeants issus des grandes écoles de la République (ENA, INET, en particulier), férus de nouveaux dispositifs, de nouvelles organisations, dont ils sauront se prévaloir plus tard pour continuer une brillante carrière, lorsqu’ils auront quitté un poste, sans pour autant laisser un souvenir impérissable.

En définitive, la source de nos maux ce n’est certainement pas le nombre de fonctionnaires, nouveaux boucs émissaires, mais leur répartition et leur mode de management.

C’est surtout l’idéologie libérale qui sous tend le discours et qui cherche à justifier la méthode alors même qu’elle ne produira que des effets néfastes pour l’emploi et les usagers et bénéficiaires des services publics.


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123 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 23 juillet 2010 10:13

    Merci, Michel, pour cet excellent article.

    Qu’il y ait ici et là des lourdeurs dans la fonction publique est exact, et il est légitime d’y remédier, au même titre qu’il conviendrait de renforcer les secteurs qui manquent de moyens. Bref, ne pas faire ce que fait Sarkozy, obnubilé par la quantitatif et sourd à tous les arguments qualitatifs.

    De plus, je réaffirme là ce que j’ai toujours dit et écrit en m’appuyant sur mon expérience : ce n’est pas le statut qui pose problème mais la taille de l’entreprise : plus elle est importante en nombre de collaborateurs et plus elle génère de lourdeurs, de redondances et parfois de carences par mauvaise organisation.

    Il faut en outre que ceux qui tirent à boulets rouges sur la fonction publique et les services publics se rendent compte que le transfert de leurs activités au privé engendre une diminution des dépenses de l’Etat ou des collectivités mais également, en parallèle, une augmentation (parfois très excessive) des dépenses privées pour prétendre bénéficier de la même qualité de service. Au final, les citoyens des états qui ont fait le choix d’une fonction publique minimaliste ne sont pas gagnants car ils doivent payer plein pot pour la santé, l’éduication, le logement, etc.

    Pour terminer, j’affirme comme l’auteur que j’ai connu des fonctionnaires et des agents des services publics qui mouillent leur chemise et ne comptent ni leur temps ni leurs efforts, de même que j’ai connu des employés (et même des cadres) du privé bénéficiant de confortables et paisibles sinécures. Et vice versa, bien entendu. Evitons de stigmatiser tel ou tel statut car chacun d’eux est une mosaïque de réalités et de comportements tellement différents que cela n’a strictement aucun sens ! 


    • DESPERADO 23 juillet 2010 11:47

      Les services publics c’était autant de business aux mains de l’Etat.

      Sarkozy a promis de vendre la France aux plus offrants.
      Vous avez choisi les khazars pour vous diriger, et bien dansez maintenant.
      Vite une loi sur la burqa !

    • Lemiamat 23 juillet 2010 15:10

      Pour terminer, j’affirme comme l’auteur que j’ai connu des fonctionnaires et des agents des services publics qui mouillent leur chemise et ne comptent ni leur temps ni leurs efforts, de même que j’ai connu des employés (et même des cadres) du privé bénéficiant de confortables et paisibles sinécures. Et vice versa, bien entendu. Evitons de stigmatiser tel ou tel statut car chacun d’eux est une mosaïque de réalités et de comportements tellement différents que cela n’a strictement aucun sens "

      Vous avez raison, évitons de stigmatiser.... sauf que c’est pas avec mon argent que le gars du privé il glande, c’est celui des actionnaires (ou propriétaire)....

      Il existe 3 moyens de satisfaire ses besoins :
      - faire la chose soi même (allez à la chasse pour la nourriture par exemple)
      - confiez la mission à une personne dont c’est le métier dans un marché libre et l’échanger contre une chose que vous ave fait vous même
      - confiez la mission à un fonctionnaire

      Laquelle coutera le moins cher ??? De tout temps, l’homme a choisi la 2eme solution
      bizarre


    • frugeky 23 juillet 2010 17:45

      Donc de tout temps le fonctionnaire existe...
      Vous prenez vos leçons chez frederic lefebvre vous. Quel philosophe vous faites !
      J’en suis tout ébaubi !
      Soit, donc sur votre proposition, la personne qui réfléchit devra donc choisir celle qui coûte le plus cher pour le moins de service rendu. Je vous souhaite de vous faire soigner dans une clinique mais comme je ne suis pas méchant j’espère pour vous que ça tombera quand il y aura des stagiaires, sinon tant pis pour vous.


    • Fergus Fergus 24 juillet 2010 09:08

      Bonjour, Lemiamat.

      Non, ce n’est pas « avec l’argent des actionnaires que le gars du privé glande », mais c’est encore avec le vôtre car les coûts sont répercutés sur le prix de vente des produits ou des services.


    • Michel DROUET Michel DROUET 25 juillet 2010 12:08

      Bonjour Fergus

      S’agissant de la taille de l’entreprise, je confirme !
      Ces lourdeurs sont parfois organisées à l’échelle des groupes nationaux auxquels appartiennent ces entreprises et permettent de justifier des prix de prestations exagérés payés par la collectivité publique.
      Le raisonnement s’appuie donc dès lors uniquement sur le bénéfice attendu par l’actionnaire et non pas sur le prix réel de la prestation dans un contexte de diminution de la concurrence (rachat de PME par ces groupes nationaux).


    • Lemiamat 26 juillet 2010 07:26

      Oui mais alors c’est uniquement parce que j’ai fait le CHOIX d’acheter. Point barre.
      Avec les services publics, on n’a pas le choix, sentez vous la petite différence....


    • Lemiamat 26 juillet 2010 07:29

      « Soit, donc sur votre proposition, la personne qui réfléchit devra donc choisir celle qui coûte le plus cher pour le moins de service rendu. Je vous souhaite de vous faire soigner dans une clinique mais comme je ne suis pas méchant j’espère pour vous que ça tombera quand il y aura des stagiaires, sinon tant pis pour vous. »

      Exactement le contraire : le moins de travail pour le plus de service rendu. smiley
      Pour les cliniques, j’aimerais bien qu’elles soient vraiment privé avec un système d’assurance privé.... mais en France, çà n’est pas possible... Une nouvelle fois, nous n’avons pas le choix.... C’est bien de forcer les autres à faire ce qu’on n’a pas envi de faire soi même.


    • elmapelki elmapelki 26 juillet 2010 10:35

      Le fonctionnaire pourrait être mieux, mais hélas cela ne dépend pas des machines.....

      LIRE UN ACTICLE COMME LE VOTRE AU LEVER DU LIT EST UN VERITABLE CALVAIRE.

      L´ETAT C´EST COMME L´EAU ON NE PEUT LA STOPPER, JUSTE L´IRIGUER...

      C´EST SUR...... LE FONCTINNAIRE EST LOIN D´ETRE PHILOSOPHE... IL EST MECANIQUE COMME LE BEBE QUI DECOUVRE SES MAINS ET SES PIEDS.

      http://www.youtube.com/user/Elmapelki


    • Michel DROUET Michel DROUET 26 juillet 2010 12:04

      Bonjour elmapelki

      Si la lecture de mon article est un véritable calvaire pour vous au lever du lit (10 h 35 ?), détendez vous, allez à la plage et mangez du riz complet...


    • robespierre55 robespierre55 23 juillet 2010 10:32

      Fonctionnaire = Public Servant.

      Fonction publique = pas d’actionnaire à rémunérer (vous savez, ceux qui vivent de l’action des autres).

      Alors d’accord pour dire que ça marche sur trois pattes. D’accord aussi pour dire que la fonction publique attire des parasites qui nuisent à son efficacité.
      Mais non, il n’y a pas de meilleur système pour vivre ensemble que celui qui, précisément, argue de la solidarité.

      Et les limaces cambriennes n’ont pas d’arguments (ties) pour essuyer leur derrière. Les chats borgnes non plus, d’ailleurs...


      • frugeky 23 juillet 2010 10:33

        Pour ce qui est de la fonction publique hospitalière, que je connais mieux, on en est à casser des organisations qui marchent sous prétexte de respect des directives qui ont été pondues par ces énarques qui n’y connaissent rien pour casser l’outil. C’est du sabotage !
        On refile au privé, sans contre-partie, ce qui rapporte (chirurgie,maternités, radiographie) et on laisse ce qui coûte au public (psychiatrie, médecine).


        • robespierre55 robespierre55 23 juillet 2010 10:41

          Je connais très bien aussi, depuis bientôt 30 ans.

          Ce qui est en train de se passer est encore plus grave. Du ministère aux directions hospitalières, toutes les « instances » favorisent l’investissement immobilier et, dans un même temps, détruisent les moyens humains.

          Je prends le pari ici que, dans quelques années, ce patrimoine ainsi constitué sera bradé au bénéfice d’intérêts privés.


        • liberta 23 juillet 2010 10:36

           PAS DE PANIQUE - ON VA NOUS GATER !!!!!!!

           LE LIVRET VERT de Bruxelles propose d’inscrire l’âge de la retraite dans les états communautaires à 
           SOIXANTE DIX ANS
          avec ajustement automatique en fonction de l’allongement de la vie (fixé par eux mêmes bien sûr)

          En général ce genre d’idée finit toujours par être appliquée sans éclat au Parlement Européen

          C’est une affaire à suivre et à doncer le plus largement possible


          • liberta 23 juillet 2010 10:38

             oups !!! faute d’orthographe - je voulais dire «  »dénoncer«  »"


          • liberta 23 juillet 2010 10:45

            Excusez moi !!!erreur de manip sur le choix de l’article qui s’adressait à Ticoche


          • paul mohad dhib 23 juillet 2010 10:39

            Salut

            j’ai ete fonctionnaire assimile a la sécurité sociale, et ai connu le prive , de quoi je me demande ?
            la différence est la suivante, dans un cas il y a l’idée de communauté, de bien collectif et de l’autre il y a l’idée de refus de la communauté ,tout en s’en servant....évidemment...pourquoi nier la communauté ? pour piquer/voler tout ce qui est possible.....
            niveau boulot, je n’ai pas vu la différence , autant d’aberrations dans les deux secteurs, avec toujours ceux qui font semblant de travailler, et ceux qui travaillent, ceux qui travaillent n’en font pas étalage d’ailleurs ! 
            la différence ultime est ou va le benefice en argent ? a la communaute sans qui rien n’est possible ? un homme honnete dirait oui bien sur.....
            ôtez le collectif, certains diraient le communisme , que reste t’il ? si peu que je pense que l’humain aurait disparu depuis longtemps..
             il n’y a que deux choix possible, société collective intégrale, ou collective a vocation de profit pour peu....ca fait 5 a 10 000 ans que c’est le collectif a vocation de profit qui domine...
            et je ne vois pas pointer le moindre éveil dans nos cerveaux étriqués...mais alors pas du tout....je ne vois que la mauvaise humeur des perdants du jeu que tous, sauf exceptions ont acceptes, et pourtant on le sait au début que , compétition = perdants....
            comment faut il le dire ?


            • Thaliesan 23 juillet 2010 14:55

              J’aurais bien une idée...
              Merci pour ce message loin de l’hypocrisie, si c’était nous qui étions en haut, verrions nous ces manipulations et cette injustice ?


            • Halman Halman 23 juillet 2010 10:43

              Il y a rabotage et rabotage des fonctionnaires.

              Vous dites qu’il y a eu 28% d’augmentation du personnel des hôpitaux.

              Vous travailleriez auprès des patients, vous vous sauriez que c’est plutot une diminution de 50% des personnels soignants.

              Alors peut être cette augmentation s’explique t’elle par un nombre faramineux ces dernières années de cadres, d’adjoints des cadres, d’attachés de directions et de chercheurs en tous genres que l’on voit pulluler dans nos hôpitaux.

              Mais dans les services de soins nous sommes en sous effectif permanent depuis les 35 heures.

              Quand une administration et un ministre trouvent normal 25 patients pour 2 aides soignants et une infirmière et que un sur deux ne soient pas remplacés par des titulaires, il y a danger pour le patients.

              Mais ce qu’ils faut savoir c’est que ce chiffre de plus 28% représente aussi une augmentation des contractuels virés au bout de quelques mois et que l’on ne titularise jamais, ainsi que pléthore d’intérimaires, déçus et peut concernés par leur carrière à long terme, traités avec tel mépris.

              Ce sont peut être ces contrats là qui sont comptés comme augmentation, mais des titulaires qui se sentent engagés et responsabilisés à long terme, on commence à se chercher dans les services, on se fait rares.

              Alors les gens ne tiennent pas le choc, au bout de 10 ans en moyenne ils craquent, infarctus, dépressions, démissions.
              Donc il faut bien embaucher pour les remplacer.
              Et on embauche des contractuels.

              Donc on embauche des contractuels à la chaine, des attachés de directions, des responsables de missions dans tous les services, des cadres administratifs et des chercheurs à la pelle pour étudier les problèmes d’organisation.

              Alors effectivement on a l’impression de beaucoup d’embauches.

              Mais au pieds du malade, c’est de pire en pire.

              Il est la le paradoxe.


              • robespierre55 robespierre55 23 juillet 2010 10:48

                M. Halman,
                Merci pour la lucidité de votre analyse.


              • Michel DROUET Michel DROUET 23 juillet 2010 10:51

                Bonjour Halman

                Les statistiques générales peuvent parfois nous questionner.

                Il faut effectivement rapporter le pourcentage que je cite des besoins de santé exprimés, dont ceux importants liés au vieillissement de la population.


              • Halman Halman 23 juillet 2010 11:08

                Merci.

                On trouve en effet des chargés de missions dans tous les services, qui eux même nous avouent ne pas trop savoir en quoi consistent leurs missions pour certains.

                Alors le service cherche à les intégrer dans leur équipe et à leur donner de tout et n’importe quoi comme boulot. Ils n’hésitent pas à envoyer une chargée de mission qui est cadre supérieure surveiller des commandes ou changer un clavier.

                Dans un tel ramassis de n’importe quoi, personne ne sait plus qui fait quoi.

                On retrouve des techniciens informatiques bombardés chargés de missions dans un hopital, mais eux mêmes ne savent pas trop ce qu’ils sont sensés y faire.

                On bombarde des cadres supérieurs chargés de missions, mais on les prend pour des larbins pour tout et n’importe quoi et personne ne comprend vraiment pourquoi ils sont là.

                On demande sans broncher à une chargée de mission chargée d’installer un logiciel de dossiers de soins, de mettre en place les formations et les formateurs, d’être chargés du suivi et de l’évolution de la qualité des utilisateurs, mais on ne comprend pas ça dans les services et on ne comprend pas qu’elle ne change pas les écrans et claviers comme tout le monde.

                Il y a incompréhension des tâches et responsabilités à tous les niveaux.

                Et on embauche des gens chargés de réorganiser tout ça.

                Et on a des descentes d’inspecteurs venus de la direction générale qui mettent dans leur rapport qu’il y a trop de personnel dans cet hopital.

                Et au lieu de faire le ménage dans les cadres et pseudos cadres qui pullulent à tous les niveaux, on remplace les personnels soignant à seulement un sur deux qui part à la retraite ou en maladie.
                Réflexe bizarre et illogique.
                Alors que ce sont les cadres qui ont des paies faramineuses à passer leur temps en réunions et à rédiger des tableaux excel ultra compliqués qui ne servent à rien.

                Et on embauche pour deux jours des contractuels pour faire tout l’inventaire du parc informatique.
                Gens qui s’en foutent, travaillent à l’arrache, n’hésitent pas à mettre dans la base de données des ordinateurs dans des cages d’ascenseurs ou des chambres de patients....

                On paie ces gens des sommes faramineuses.

                Mais tout le travail est à refaire de a à z par nous, les titulaires qui ne savent déjà plus où donner de la tête et du clavier...

                Alors les chiffres des embauches qui arrivent sur le bureau de la ministre montrent une augmentation considérables de nouveaux contrats.
                Qu’elle transforme en créations de postes au jt de 20 heures.

                Prenant le quidam pour des demeurés.


              • Halman Halman 23 juillet 2010 11:10

                Comment peut on expliquer que dans beaucoup de services d’hopitaux de jours et d’explorations fonctionnelles, on trouve plus de cadres que d’agents ?

                Il faut transformer les postes de cadres en postes de soignants,

                L’urgence est là.


              • 65beve 23 juillet 2010 13:20

                Bonjour Halman,

                La stagiaire qui nous coûte le plus cher, c’est Roselyne !


              • Peretz Peretz 23 juillet 2010 19:28

                Certainement la plus gosse erreur de Sarko ! Dictée évidemment pas la pensée unique du patronat. Dans des sociétés comme les nôtres où les agglomérations grossisent de plus en plus, bien évidemment, il faut de plus en plus de fonctionnaires pour réguler. Sans compter que du point de vue économique, le raisonnement comptable de petit boutiquier sarkozien est imbécile : plus il y a de fonctionnaires, plus ceux-ci sont amenés à dépenser donc à faire tourner la machine économique. Et plus il aurait de fonctionnaires, moins il y aurait de chômage. L’Histoire dira certainement qu’appliquer une telle doctrine était criminel. Je ne suis pas et n’ai jamais été fonctionnaire, mais je déteste les mensonges et ceux qui les profèrent sciemment. La droite française est décidemment redevenue la plus bête du monde www.citoyenreferent.fr


              • iris 23 juillet 2010 10:46

                C’est les salaires des hauts fonctionnaire du pays et de l’europe qui posent problèmes-Nous avons besoin de tous les petits fonctionnaires de la poste des hopitaux de l’équipement de l’éducation justice etc... 
                notre gouvernement ne se sent til pas comme fonctionnaire ??souvent ce sont de trop hauts fonctionnaires


                • Le péripate Le péripate 23 juillet 2010 10:56

                  Mais non les fonctionnaires ne sont pas la source de tous nos maux ! Bien que une dette de plus de 1 500 milliard d’euros ne s’explique pas que par le bouclier fiscal, sauf si on ne sait pas compter.

                  Récemment est sorti le livre d’une fonctionnaire territoriale, sous le pseudo de Zoé Shepard (elle a été viré depuis).

                  Morceaux choisis.

                  « Aujourd’hui, en me connectant au réseau du service, je sais précisément où j’ai touché terre  : un univers absurde où les gens qui en font le moins se déclarent dé-bor-dés et où les 35 heures ne se font pas en une semaine, mais en un mois  ».

                  «  Les réunions sont l’occupation favorite des fonctionnaires territoriaux, juste avant les comités de pilotage et les groupes de travail. Si la réunion se passe vraiment bien, s’ils réussissent à la faire traîner suffisamment longtemps, alors ils pourront s’octroyer le plaisir d’en fixer une deuxième le lendemain afin de “finaliser” ce qui aurait dû être décidé lors de la première. […] Il m’a fallu plusieurs mois avant de réaliser que les réunions sont, aux yeux des agents, des prétextes pour se faire mousser auprès de leurs supérieurs hiérarchiques et une occasion en or de ne rien faire pendant ce laps de temps  ».

                  «  S’attaquer à l’absentéisme de la collectivité en installant des pointeuses… Autant décider de vider l’Atlantique avec une cuillère à café. Comme toutes les grandes règles, l’obligation de pointer a évidemment ses exceptions. Tous les agents de la mairie sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres. Par conséquent, les directeurs ne pointent pas.  »

                  «  Les deux seuls fonctionnaires que je retrouve devant la machine à café du service sont manifestement en train de compulser les journaux à l’affût de l’épidémie à la mode dont ils pourraient être les prochaines victimes.

                  - La grippe, c’est à partir de quand  ? Deux gastros en deux semaines, c’est plausible  ? demande anxieusement l’un des deux tout en versant une dose de sucre dans son cappuccino.

                  - Va voir mon toubib, tu lui dis que tu es déprimé, il t’arrête… quinze jours, facile…

                  - Quinze jours, mais c’est pas assez  ! L’année dernière, j’ai fondu en larmes dans le bureau du mien, ça a été radical, il m’a refilé trois boîtes d’anxiolytiques et un mois d’arrêt. Quel dommage qu’il soit à la retraite…  »

                  «  Le cabinet d’une collectivité locale est malheureusement trop souvent à l’intelligence et à l’efficacité ce que les prisons afghanes sont aux droits de l’homme, et le nôtre ne fait pas exception. Il est même l’exemple type du cabinet de province où se bousculent les anciens élus incasables, “les maîtresses de” et les “fils de”. On peut diviser ces trous noirs cérébraux en trois catégories  : L’aréopage des “chercheurs” dont la plupart n’ont jamais validé leur thèse. Le clan des “juristes” dont la légende et le CV officiel racontent qu’ils ont effectivement passé cinq ans dans une fac de droit. La secte des “privatistes”. D’eux on sait seulement qu’ils viennent “du privé”, mais jamais ils ne préciseront s’ils ont travaillé dans une banque ou une entreprise de nettoyage de sanitaires  ».

                  «  Comment ai-je pu oublier  ? Aujourd’hui n’est pas seulement le jour de la réunion de service, mais également le jour de la réunion des directeurs généraux de la collectivité. Étonnamment, alors que l’endroit (la cantine) s’y prête logiquement nettement moins que les bureaux, nous n’entendons parler ce jour-là que de marchés publics et autres conventions de partenariat, entre deux mastications. Quels bourreaux de travail, ces fonctionnaires  ! Même pendant leurs pauses, ils discutent boulot  ! Ce serait une grossière erreur. Ces pseudo-zélés travailleurs sont en réalité en représentation. Car le jour de la réunion des directeurs généraux, lorsqu‘il n’a pas réussi à se faire régaler dans les plus grands restaurants des environs aux frais de la collectivité, le directeur général des services de la mairie, Grand Chef Sioux, débarque à la cantine. Il faut alors être prêt à dégainer, le “it-sujet” qui, en un passage furtif de plateau, lui fera comprendre l’incroyable atout que vous constituez pour la collectivité, mais surtout pour le Reste du Monde. »

                  Zoé Shepard, Absolument dé-bor-dée  ! ou Le paradoxe du fonctionnaire , Albin Michel, 300 p., 19 €


                  • JL JL 23 juillet 2010 11:07

                    Il y a, dit-on, trois niveau de conversation dans la hiérarchie intellectuelle, à savoir, du plus élevé au plus bas : le niveau des idées, le niveau de événements, et le niveau des gens. Les esprits médiocres ne se complaisent qu’au niveau le plus bas.

                    Taper sur une catégorie de gens, ici les fonctionnaires comme le fait ici péripate sur un sujet brûlant est le fait d’un esprit médiocre : il n’est pas capable d’apporter une idée, sinon faire une conversation tout juste digne du Café du commerce. 


                  • armand armand 23 juillet 2010 11:07

                    Le péripate,

                    L’auteure - courageuse - de ce livre pointe la mauvaise gestion, les passe-droits, l’absentéisme. Non l’institution elle-même. Ce n’est pas la même chose.

                    Apparemment ce gouvernement n’a rien contre les haut-fonctionnaires, issus de préférence de l’inspection des finances, qui gagnent en traitement de base deux fois le salaire d’un prof agrégé en fin de carrière, et qui cumulent (pour le moment).
                    Si l’on parlait plutôt des incroyables privilèges de certains corps de fonctionnaires -notamment aux Finances.


                  • liberta 23 juillet 2010 11:07

                    @péripate

                     c’est la 5ème dimension dans vos réflexions aujourd’hui !!!!!!!!!!!!! un vrai feu d’artifice !!!!!


                  • robespierre55 robespierre55 23 juillet 2010 11:08

                    @ Péripate (onychophore)

                    Merci pour cette jolie collection (morceaux choisis, comme vous dites) de poncifs effarants de platitude qui permet de confirmer votre statut de pré-mollusque, comme l’affirme votre pseudo.

                    Mais non, ce n’est pas une attaque « ad hominem », hominem, il faudrait encore le prouver.

                    Continuez à nous divertir.


                  • Le péripate Le péripate 23 juillet 2010 11:17

                    Procès d’intention, Armand. Mais vous avez raison :parlons d’autre chose. De quoi ?


                  • iris 23 juillet 2010 11:23

                    parlons des envolppes bourrées de billets qui circulent -en avez vous donné ou reçu ??


                  • Le péripate Le péripate 23 juillet 2010 11:54

                    Les ouvriers ne voient pas beaucoup d’enveloppes. Par contre ils payent pour tout ça.


                  • foufouille foufouille 23 juillet 2010 12:26

                    « Les ouvriers ne voient pas beaucoup d’enveloppes. Par contre ils payent pour tout ça. »

                    si certains vivent indirectement grace aux subventions, agriculture, viticulture et surtout grandes entreprises qui delocalisent ensuite

                    un ouvrier mange du poulet PAC


                  • Le péripate Le péripate 23 juillet 2010 14:04

                    « un ouvrier mange du poulet PAC ». Ah bon. C’est très intéressant, passionnant même. Je vais en parler à mon chien.


                  • Michel DROUET Michel DROUET 23 juillet 2010 15:39

                    @Le péripate

                    Le bouclier fiscal explique en partie le déficit budgétaire. Je n’ai pas dit que cela expliquait la dette de 1500 milliard d’euros mais cela contribue à l’augmenter depuis 2007/2008.

                    Sur le livre que vous citez, cela ne correspond pas à ce que j’ai vécu et à ce que la majorité des fonctionnaires territoriaux vivent.

                    On est soit dans l’outrance, ce qu’il est possible d’envisager lorsque l’on veut vendre un livre, soit dans une situation extrême (celle du Conseil Régional d’Aquitaine) d’irresponsabilité quant à la gestion des ressources humaines.

                    Un peu des deux n’est pas à exclure...mais il ne faut pas en tirer des généralités


                  • Le péripate Le péripate 23 juillet 2010 15:58

                    Oui, bien sûr, « ce n’est pas si simple » disent ceux qui pensent en 12 dimensions.

                    N’empêche : ce livre est un témoignage absolument hallucinant. Ensuite le rapport de grandeur entre le bouclier fiscal et la dette est de 4 *10 puissance -4, c’est à dire... rien.

                    Plutôt que de penser en 12 dimensions, je crois bien plutôt que vous nous noyez sous des détails.


                  • JL JL 23 juillet 2010 10:57

                    La grande supercherie consiste à vouloir gérer la fonction publique comme on gère une entreprise privée.

                    En effet, le gestionnaire de l’entreprise doit prendre en considération primordiale l’intérêt des actionnaires. Or qui est actionnaire de l’entreprise Fonction publique, sinon les usagers ? En réduisant les effectifs, on réduit le service rendu. Et le service rendu est le meilleur dividende que puisse en attendre l’usager. Donc la réduction des effectifs et des moyens des services publics est une aberration du point de vue de la gestion d’entreprise.

                    Autrement, vis-à-vis des services publics, l’intérêt des clients et celui des actionnaires sont confondus, ce qui va à l’encontre de la logique capitaliste. Il est donc aberrant de prétendre gérer la fonction publique comme on gère une entreprise lucrative.

                    J’ajoute que, par ce fait, l’Etat, aussi bien comme employeur que comme entrepreneur, quand il « dégraisse » ne fait que se priver de main d’oeuvre et de compétences sans faire d’économies, au contraire puisqu’il lui faudra verser des indemnités et aides sociales supplémentaires, et en outre, se priver de la contribution au PIB de ces consommateurs comme les autres que sont les employés de la fonction publique.

                    En réalité, ce qu’il y a derrière tout cela, c’est la volonté du pouvoir actuel de créer l’Etat néolibéral en lieu et place de la République.

                    La fabrique de l’Etat néolibéral  : « Le néolibéralisme est un projet politique transnational visant à réorganiser « par le haut »les rapports entre marché, État et citoyenneté. Ce projet est poursuivi par une nouvelle classe dominante planétaire en formation, composée des dirigeants et administrateurs des grandes entreprises multinationales, des politiciens de haut rang, des hauts fonctionnaires et managers d’organisations internationales (OCDE, OMC, IMF, la Banque mondiale et l’Union européenne), et d’experts dotés de compétences culturelles et techniques (au premier rang desquels les économistes, les juristes et les professionnels de la communication passés par des formations parentes et dotées de catégories mentales similaires dans les différents pays dominants). »

                    Lire aussi : Aujourd’hui, aux Etats-Unis, on incarcère des gens qui n’ont pas payé leurs dettes, alors que la peine de prison pour dette a été abolie en 1933. : « Le moyen utilisé pour forcer les pauvres à rembourser, c’est le mandat d’amener. Les travailleurs ne sont pas effectivement incarcérés pour dette mais pour n’avoir pas répondu à la convocation du tribunal. Cependant, les auteurs des poursuites, les sociétés de recouvrement et leurs représentants légaux, se servent manifestement du système pour forcer la main aux particuliers par l’intimidation, le harcèlement ou la crainte, souvent pour des sommes d’argent dont ils ne sont même pas redevables. En Illinois et dans le sud-ouest de l’Indiana, certains juges incarcèrent des personnes qui ont oublié de s’acquitter d’une dette sur décision du tribunal. Dans les cas extrêmes, indique le Star-Tribune, les gens restent en prison jusqu’à ce qu’ils aient versé une partie de la somme due. »


                    • Catherine Segurane Catherine Segurane 23 juillet 2010 11:05

                      Merci de cet excellent article.

                      Ce ne sont certes pas les fonctionnaires qui ont commis les abus à l’origine de la crise économique. Il vaudrait mieux s’interesser aux rémunérations abusives des patrons de grandes entreprises et aux magouilles des banques et des hedge-funds.

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