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Accueil du site > Actualités > Société > Les Français de l’étranger, un autre signe du déclin de la France (...)

Les Français de l’étranger, un autre signe du déclin de la France ?

En regardant de plus près les statistiques du nombre de Français établis à l’étranger, et en essayant d’en tirer des enseignements, un autre angle d’analyse s’offre au citoyen pour alimenter sa réflexion sur le déclin présumé de la France.

Tous les chiffres utilisés dans cet article au sujet des Français immatriculés à l’étranger sont soit extraits de rapports de la cellule statistique de la Direction des Français de l’étranger et des étrangers en France (DFAE), soit le résultat de calculs personnels à partir des chiffres disponibles dans ces rapports (les pourcentages d’évolution en dix ans, par exemple, ne sont pas fournis dans les rapports mais sont calculables aisément). Vous pourrez retrouver ces statistiques sur http://www.mfe.org/?SID=13090. Par ailleurs, le rapport intitulé L’expatriation des compétences, des capitaux et des entreprises et déposé le 14 juin 2001 par MM. Denis BADRÉ et André FERRAND, fait au nom de la mission commune d’information au Sénat, est une autre source majeure. Le lecteur pourra le retrouver au lien suivant : http://www.senat.fr/rap/r00-386/r00-386.html

"Déclinologues" et "optimistes" se partagent la scène intellectuelle française depuis près d’un an. La société française est depuis passée au crible. Les médias se délectent des débats de chiffres et d’idées qui voient s’opposer les deux camps autour de positions de plus en plus bunkérisées à l’approche de la prochaine élection présidentielle. Les uns voient dans la stagnation du taux de chômage autour de 10% de la population active ou dans la fracture sociale, dont la crise des banlieues a été une tragique illustration, les signes tangibles d’un déclin de la France. Les autres voient dans la compétitivité des entreprises, dans la bonne tenue des investissement étrangers en France ou dans l’exception culturelle française, les raisons d’espérer.

Un angle d’approche est encore trop peu utilisé, celui des Français qui décident de vivre à l’étranger. Pourtant, quel meilleur angle d’approche que celui des Français qui ont décidé de faire le grand saut, aux quatre coins du globe ? Bien sûr il y a des motivations très diverses, des raisons très personnelles qui incitent les uns et les autres à quitter la France.

Sans rentrer pour l’instant dans ces considérations difficilement quantifiables, il est intéressant de s’attarder à l’inverse sur les chiffres à notre disposition.

Ainsi, la Direction des Français de l’étranger et des étrangers de France (DFAE), cellule statistiques et système d’information, tient pour le ministère des Affaires étrangères des statistiques à la fois quantitatives et qualitatives au sujet des Français établis à l’étranger.

Il est doublement intéressant de regarder l’analyse des résultats 2004 de plus près, pour tirer des enseignements de ce que ces statistiques nous disent, puis extrapoler sur ce qu’elles ne nous disent pas.

Si l’on reprend les chiffres disponibles dans cette étude sur l’évolution du nombre de Français immatriculés à l’étranger entre 1995 et 2004, on compte, en 2005, 1 253 229 Français établis à l’étranger contre 898 503 en 1995, soit une augmentation de 71,7% en dix ans. Le rapport présente des chiffres par zone géographique. Aussi les zones où le nombre de Français immatriculés auprès des services consulaires a augmenté de manière significative entre 1995 et 2004 sont l’Europe occidentale (+ 70,73%), l’Amérique du Sud (+72,71%) , l’Amérique du Nord (65,6%) et le Proche et Moyen-Orient (+67,45%).

L’analyse se montre impuissante à tirer des conclusions claires sur ces chiffres. Il est vrai que l’ambivalence des résultats à l’intérieur de chaque zone géographique (par exemple une timide augmentation du nombre de Français immatriculés en Afrique du Nord pendant cette période, sauf en Algérie ou l’augmentation est spectaculaire) laisse perplexe, tout comme les variations d’une année à l’autre (par exemple, une augmention du nombre de Français immatriculés à l’étranger très limitée en 2004, +2,4%, alors que l’augmentation était beaucoup plus importante en 2003, +11,2%) incite à la plus grande prudence intellectuelle. Les chiffres bruts ne suffisent pas à tirer des conclusions claires, sauf à noter, comme l’affirme le rapport, l’augmentation du nombre de Français établis à l’étranger.

La raison prinicipale de la difficulté à interpréter ces résultats réside dans le fait que de (très ?) nombreux Français vivent à l’étranger sans être immatriculés. S’immatriculer, c’est s’inscrire sur les registres consulaires pour bénéficier de services à destination de la communauté française (vote à distance, renouvellement de passeport...). Et encore, ces services sont disponibles dans certains postes, en partie au moins, pour les non-immatriculés... Or, il est désormais démontré qu’une grande partie de ceux de nos compatriotes qui s’expatrient ne souhaitent plus avoir d’attaches avec la mère-patrie. En effet, comme l’affirment MM. Denis Badré et André Ferrand dans leur rapport intitulé L’expatriation des compétences, des capitaux et des entreprises remis au Sénat en juin 2001, " dans un contexte propice à la mobilité des personnes, la France perd effectivement, au travers de certaines formes d’expatriation, une partie de ses forces vives. Ce phénomène se ressent beaucoup moins dans les décisions de départ à l’étranger que dans la réticence d’une fraction d’expatriés à revenir en France."

L’étude, bien que déjà un peu dépassée, souligne un fait extrêmement important : une part croissante de ces Français qui partent ailleurs ne vit pas l’expatriation comme une étape professionnelle avant un retour en France, mais bien comme une immigration définitive. Néanmoins, même si le nombre des Français qui partent vivre "ailleurs" ne cesse d’augmenter (immatriculés et non immatriculés confondus), ils sont nombreux à revenir en France après une tentative d’expatriation. Ainsi, par exemple, les autorités françaises estiment à 80% la part des Français immigrant au Québec et qui reviennent en France après cinq ans.

Le phénomène nouveau, que le rapport de juin 2001 ne souligne pas, c’est l’extrême hétérogénéité des profils socio-professionnels des candidats à l’expatriation. C’est à ce niveau que l’on assiste à une rupture significative depuis 2001. Ainsi, si les profils à fort potentiel, anciens élèves des grandes écoles d’ingénieurs et de commerce, ceux que l’on recense dans la catégorie des "cadres et professions intermédiaires supérieures" dans la nomenclature usuelle des catégories socio-professionnelles, forment toujours un bataillon important, relativement à l’ensemble des Français immigrants, il est à noter que la diversité des profils est un phénomène nouveau. Les actifs immatriculés recensés dans les catégories "employés et professions intermédiaires" sont en augmentation. Au Canada, par exemple, la part des actifs de ces deux catégories par rapport à l’ensemble des immatriculés est passée de 55,7 à 60,3% entre 1992 et 2004. Aux Etats-Unis, les actifs de la catégorie des professions intermédiaires représentent en 2004 28,7% des immatriculés contre 20% en 1992. Cette proportion prend du relief si l’on considère que la part des non-immatriculés occupant un emploi dans l’une de ces catégories socio-professionnelles est probablement la plus importante, car ces profils sont caractéristiques de l’immigrant cherchant une rupture avec son pays d’origine.

A l’inverse, dans les pays de l’ex bloc soviétique, où le nombre de Français a augmenté de près de 100% depuis 1992, la proportion des Français choisissant de s’y installer depuis la chute du rideau de fer a largement basculé du côté des entrepreneurs et des cadres supérieurs. Pour l’illustrer, l’exemple de la République tchèque est significatif. Alors qu’ils ne représentaient que 45,8% des Français immatriculés en 1992, ils forment désormais près de 75% du bataillon français, dans un pays où la présence française a plus que doublé en dix ans.

Autre tendance marquante, à la vue des profils des nouveaux immigrants : la part croissante des jeunes diplômés dans la vague d’immigrants ayant quitté la France depuis 1992. Sur ce sujet, aucune statistique fiable n’est malheureusement disponible, car les recensements consulaires ne font pas de différence entre les niveaux d’études des immigrants et ne donnent pas d’informations précises sur l’âge des immigrants. Par chance, le rapport de 2001 cité précédemment contient une enquête, très intéressante, auprès des anciens élèves d’HEC. Il montre que la part des anciens élèves d’HEC ayant répondu au sondage (environ 20% des anciens élèves de l’école) ayant choisi l’expatriation s’élève à 11%, et 15% pour les étudiants des vingt dernières années. Sur cet ensemble, seuls 42% comptent assurément revenir en France. Les motivations majeures pour ne pas revenir en France sont, pêle-mêle, les moindres revenus, la fiscalité, des opportunités de carrières moins intéressantes, un contexte politique et social peu attractif (grèves...). Là encore, malheureusement, l’illustration n’est que partielle, car les étudiants d’HEC ne sont pas ceux qui connaissent le plus de difficultés à s’intégrer sur le marché du travail en France. D’ailleurs, les reportages parus récemment dans la presse hebdomadaire, tels que le dossier de LExpress (Vivre et travailler à l’étranger, http://www.lexpress.fr/reussir/dossier/expatrier/dossier.asp) paru en mars dernier, tel que celui du Nouvel Observateur de septembre 2005 (Changer de pays, extrait disponible sur http://www.nouvelobs.com/dossiers/p2133/a277112.html), ou encore celui publié dans le Journal du Management, ( Destination Expatriation disponible sur http://management.journaldunet.com/dossiers/050684expatriation/index.shtml), montrent entre autres que partir ailleurs est devenu l’occasion de trouver un débouché professionnel pour les jeunes diplômés, de plus en plus confrontés à la morosité du marché du travail en France. La presse télévisée a fait ses choux gras de ces Français d’Irlande qui partaient en quête d’une chance de faire leurs preuves. Aussi, si nous manquons de chiffres précis sur ce phénomène relativement récent, nous ne manquons pas de témoignages !

Quels enseignements tirer de toutes ces données ? Comment rapprocher ces chiffres du débat sur le déclin de la France ? Tout d’abord, l’augmentation du nombre de Français à l’étranger, la grande hétérogénéité de leurs profils et la progression d’une immigration de confort bouleversent l’analyse traditionnelle montrant un Français casanier et heureux de vivre dans son pays. Ensuite, le fait que nombre d’entrepreneurs partent s’installer dans les pays nouvellement ouverts à l’économie de marché, et que les employés et professions intermédiaires partent plus nombreux chaque année dans les pays développés (Europe occidentale, Amérique du Nord) montrent à l’évidence un certain malaise. Enfin, le fait que nombre de jeunes diplômés partent chercher un débouché professionnel à l’étranger finit de dresser un voile sombre sur la situation actuelle. Sans présager de l’avenir ?

Ces chiffres permettront à tout un chacun de se faire sa propre opinion.


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127 réactions à cet article    


  • José W (---.---.25.142) 5 juin 2006 10:56

    Vous auriez du aussi étudier la mobilité en France, et vous vous seriez aperçu qu’elle est elle aussi en forte augmentation : pour autant, doit-on parler de déclin de la France si des gens changent plus souvent de région ?

    Peu probable, la mobilité (dans un même pays et à l’étranger) est surtout favorisée par les nouvelles techniques, les nouvelles organisations des entreprises (multinationales souvent) et par les discours ambiants mettant la résussite profressionnelle en avant.

    Bref cet article, un de plus, semble surtout profiter aux déclinologues de tous bords par une approche assez subjective...


    • Libre (---.---.8.193) 5 juin 2006 23:14

      Tout à fait d’accord avec ce commentaire, la question n’est pas de savoir d’ailleurs si la France est en declin ou non, mais ce que les hommes poltiques dont les Sénateurs comptent proposer à la France en 2007 pour que nous puissions continuer à faire de la France un modèle de démocratie, de générosité, de développement pour les autres ciyoens du monde. On attend les propositions !


    • mariner valley (---.---.64.122) 5 juin 2006 11:22

      Pourquoi je suis parti.

      1-PAS DE BOULOT EN FRANCE (trop de diplomes me dit-on sans arret)alors tant pis d’autres profiteront de mes competences. 2-Une question de salaire : Pas forcement. Mais un salaire conforme au diplome, ca compte aussi et ca fait du bien au moral. 3-Une question du cout de la vie par rapport au salaire : oui peut etre. 4-Une envie de changer d’air :oui c’est vrai. Ras le bol general. 5-Travailler dans une ambiance dynamique avec des personnes qui ne discutent pas des heures pour ne rien dire au final :oui ca c’est sur. 6-Travailler avec des gens qui ne se plaignent pas en permanence : c’est sur aussi. 7-Peut-etre un detail mais la rarete de greves font que je n’ai pas a me pose la question de savoir si je pourrais aller bosser ce matin. Je sais c’est cliche mais bon les greves a repetition ca gache la vie. Trop de greve tue la greve. 8-Ai-je les memes avantages qu’en France :Oui a qques details pres. Voir mieux qu’en France : OUI mais je travaillent plus pour les obtenir(question de choix). 9-Vais-je revenir un jour : pour le momment NON sauf accident

      C’est vrai que vu de l’exterieur les travailleurs travaillant en France sont quand meme assez bien lotis. De temps en temps Il faut savoir se satisfaire de ce que l’on a Ou alors faire les sacrifices qui sont necessaire a l’obtention de conditions meilleures. Mais c’est peut-etre la qu’est le probleme ???? Est-on pret en France a faire ces sacrifices. Ne veut-on pas le beurre, l’argent du beurre et la cremiere qui va avec ?

      a+


      • Sam (---.---.162.210) 5 juin 2006 11:30

        « ...un autre signe du déclin de la France.. »

        Dès le titre on sait que les cartes sont truquées.

        Moi, je dis au « déclinistes », cette nouvelle race de privilégiés menteurs et arrogants :« si vous n’aimez pas la France, quittez-là. Et bon vent ! ». Pour une fois qu’une parole du Sinistre de l’intérieur peut faire oeuvre utile...


        • (---.---.0.79) 5 juin 2006 12:28

          Cet article est peut-être un argument de plus pour les « déclinoloques », mais ce n’est pas pour cela qu’il faut cracher dessus. Il y a en effet beaucoup de sujet d’inquiétude quant à savoir l’avenir de la France. Mais rien n’est irréversible. On peut toujours inverser le processus. Mais pour cela il faut faire le bon diagnostique et surtout savoir de quoi on parle.


        • (---.---.148.170) 5 juin 2006 18:26

          Et, si possible, le bon choix aux prochaines élections ?


        • Sam (---.---.162.210) 5 juin 2006 18:47

          C’est bien...T’as gagné, t’es dans les arrogants. Elle est pas belle la vie ?..


        • mariner valley (---.---.64.122) 5 juin 2006 12:13

          @ Sam

          je ne sais pas si le qualificatif de menteurs et arrogants m’etait adresse ou si la cible est l’auteur de l’article. Tout ce que je peux dire c’est que si j’ai quitte la France pour changer d’air mais surtout car je n’ai pas eu le choix et finalement j’y trouve mon compte.

          Le « declin » de la France est peut etre un peu exagere, mais c’est vrai qu’elle a tendance a laisser partir les gens qu’elle forme. Cela profite aux autres pays mais pas a la premiere interressee a savoir la France. Je trouve ca un peu dommage d’autant que la formation en France est bonne et reconnue. Ou alors l’autre probleme de la France est le nombre de gens tres diplomes (ce qui n’est pas un mal, peut-etre et qui est un signe de bonne sante, mais aussi devalorise le diplome, trop de diplome tue la valeur du diplome, je ne sais pas c’est a discuter)mais le fait que les diplomes et les gens sortant avec tel ou tel formation ne sont plus en adequation avec le marche de l’emploi. Personellement j ’ai fait des etudes pour mon epanouissement mais aussi et surtout pour avoir un boulot et reussir dans la vie personnelle et professionelle et non pas pour avoir le droit d’aller m’inscrire a l’ANPE en sortant de la fac. Je ne pense pas que reussir professionnellement soi un defaut. J’espere en tout cas que ce n’est pas une idee repandue en France.


          • Sam (---.---.162.210) 5 juin 2006 18:51

            "..@ Sam je ne sais pas si le qualificatif de menteurs et arrogants m’etait adresse ou si la cible est l’auteur de l’article.

            Non, ça ne vous était pas adressé.


          • Anthony Meilland Anthony Meilland 5 juin 2006 12:20

            Bonjour,

            Voilà quelques chiffres sur ce passionnant débat sur les Français à l’étranger (et les étrangers en France ne les oublions pas !).

            Ils sont presque tous extraits du rapport de l’OCDE suviant « Counting Immigrants and Expatriates in OECD Countries »

            On apprend des choses interressantes :

            - Il y a environ 1.4Millions d’expatriés selon les embassades de France (1.1 selon l’OCDE)
            - Parmis eux 700000 ont choisi un pays de l’OCDE
            - Les principales déstinations dans l’OCDE sont dans l’ordre : les USA (204K), Espagne(156K), Belgique(151K), Suisse(98K), RU(96K), Portugal(95K), Canada(80K)
            - Les Français s’expatrient peu. RU(3.2Millions), Allemagne(2.9), Italie(2.4), Portugal(1.3), Pologne(1.3)

            - La France compte 2.7Millions de résidents non citoyens et 3.1millions de citoyens nés à l’étranger soit 5.8Millions de personnes nées à l’étranger.
            - Parmi elles, 2.8Millions sont d’origine Africaine et 2.5Millions Européenne.
            - La France compte 2.4M de residents (citoyen ou non) néés dans un pays de l’OCDE.
            - Les principaux pays d’immigraton vers la France au sein de l’OCDE sont : le Portugal (580K), l’Italie(409K), l’Espagne (342K), l’Allemagne (215K), la Turquie (179K), la Belgique (124K), la Pologne (106K) et le RU (84K).

            - La France attire plus de peronnes ayant reçues une éducation supérieure qu’elle n’en perd. Elle arrive en 4ème position derrière les USA, le Canada et l’Autralie en terme de migration nette ce type de personne. Le Bilan positif s’élève à environ 500000. Le RU bien qu’il en attire légèrement plus, en perd aussi beaucoup plus et se retrouve avec un bilan quasi nul
            - Si on rapporte ces chiffres au %age de personnes nées sur le territoire ayant reçue une éducation supérieure, la France et les USA se retrouve au coude à coude loin derrière le Canda, l’Australie et la Suisse. (graphique)

            Pour conclure, d’un point de vue purement statistique, on ne peut pas parler de « fuite des cerveaux » en ce qui concerne la France. On peut même affirmer qu’il existe un afflux important de cerveaux vers notre pays et que les français sont peu nombreux à s’expatrier comparé aux autres européens.


            • Marsupilami (---.---.92.12) 5 juin 2006 12:36

              Ouaf !

              Merci pour ce recensement. J’allais le faire.

              Cet article peu objectif illustre encore une fois la « déclinologie », ce masochisme franchouillard. Du blablabla & de la propagande ultracapitaliste déguisée, c’est tout.

              Houba houba !


            • Agnès (---.---.236.89) 5 juin 2006 13:16

              merci pour ces chiffres, il est vrai que nous avons déjà eu cette discussion, et notamment sur la fiabilité des sources. Je me permets d’ajouter qu’il faudrait des sources/rapports plus actuels sur ce phénomène. Notamment sur la durée du séjour à l’étranger (en augmentation, en recul, stable). Les jeunes sont de plus en plus incités à acquérir une expérience à l’étranger, mais restent-ils ?


            • Anthony Meilland Anthony Meilland 5 juin 2006 13:35

              Le rapport de l’OCDE date de 2005, tout comme les chiffres du ministère des affaires étrangères présentaient par l’auteur (avec quelques erreurs de calcul).

              « Notamment sur la durée du séjour à l’étranger (en augmentation, en recul, stable). Les jeunes sont de plus en plus incités à acquérir une expérience à l’étranger, mais restent-ils ? »
              - Je pense également qu’ils s’agit du point central du problème. Il faudrait pouvoir séparer les personnes partant s’installer plus ou moins définitivement à l’étranger, des personnes partant acquérir une expérience supplémentaire dans ces pays. Par exemple, l’auteur de l’article annonce que 80% des français installés au Quebec reviennent dans les 5ans. Il faudrait pouvoir faire ce genre de stat pour l’ensemble des expatriés.

              PS : Je serai moi même obligé de partir 2 ou 3 ans à l’étranger en post-doc après ma thèse pour pouvoir espérer un recrutement dans un labo public français. C’est actuellement leur politique. Les post-doc de français en France sont ( dans ma matière au moins) très « mal vus » par l’administration centrale (CNRS ou Enseignement Sup).


            • (---.---.148.170) 5 juin 2006 18:33

              Ca veut dire quoi, « ultracapitaliste » ? Pourquoi pas « Ultra-méga-méta-capitaliste » ? Et que vient donc faire le capitalisme dans ce dossier ?


            • (---.---.235.191) 5 juin 2006 12:23

              « Comment rapprocher ces chiffres du débat sur le déclin de la France ? »

              Article intéressant, merci

              La question en conclusion mérite d’être posée mais une réponse trop rapide : « la france décline » serait trop précipité...

              Indépendemment du comportement économique, social et culturel de la France, le contexte international a trop évolué pour ne pas peser considérablement sur le choix des expatriés... (ouverture des français à l’etranger, mondialisation etc...).

              Je ne sache pas qu’auparavant la france ait connu des vagues d’immigrations comme l irlande, l italie le r.u. et beaucoup d’autres pays.... que cela se produise aujourd hui comme un vague effet « rattrapage ».... c’est possible..

              Que la France n’ait pas la capacité d’absorber les diplomés et les autres c’est bien possible aussi, surtout étant donné l’expérience requise dans ce pays pour le 1er emploi...

              Parc contre entreprendre à l’étranger est infiniment moins compliqué da’près tout ce qu’on entend... il s’agit alors davantage d’une stagnation que d’un déclin en l’espèce...

              Bref conclure au déclin comme cause de l’expatriation me paraît rapide même si une crispation certaine inhibe ou entrave notre économie...

              D’autres causes peuvent prévaloir....

              Cordialemnt

              Marc P


              • Marc P (---.---.235.191) 5 juin 2006 12:34

                correction : « vagues d’émigration » bien sur (pardon) Bonjour Anthony comme d’hab, chiffres précieux, maids ne l’oublions pas ce ne sont que des chiffres (comme vous dîtes : purement sattistique...)

                Bonne journée

                Marc P


              • Anthony Meilland Anthony Meilland 5 juin 2006 13:00

                MArc,

                Je suis entièrement d’accord avec votre idée d’émigration de rattrapage. En effet les français ont été pendant très longtemp très peu enclin à l’émigration (en dehors de ces propre colonies).

                Pour nous en convaincre il suffit de constater la faiblesse des communautés françaises dans les princiapux pays d’immigration du XIXe et XXe siècle (USA, Canada (à part les Français arrivés lorsqu’il s’agissait d’une colonie française) , Australie, Amérique du Sud).

                Peut-être que cela est du à notre fameux égocentrisme, ou à notre rigidité naturelle qui nous empêcherait de nous adapter dans des sociétés très différentes de la notre ?

                Ce à quoi nous assistons maintenant, cette augmentation du nombre de français à l’étranger, qui reste très relative, environ 26% en population constante sur 10ans, ( 900K en 1995 pour 59.4M d’habitants soit 1.5%, 1.2M en 2005 pour 62.7M d’habitants soit 1.9%) pourrait bien être un réajustement du à l’ouverture « nouvelle » de la France sur le monde : Construction Européenne, apprentissage et maitrise des langues étrangères en hausse, mondialisation...

                Bref, toute cette réthorique « décliniste » pourrait en fait, ne se baser que sur une illusion, d’autant plus que le raisonnement est souvent biaisé par la non prise en compte des étudiants et travailleurs qualifiés étreangers s’installant en France (qui sont bien plus nombreux que les expatriés français).

                PS : Ne pourrait-on pas simplement parler de mondialisation du marché du travail, au moins pour les travailleurs hautement qualifiés ?


              • Marie Pierre (---.---.1.197) 5 juin 2006 14:58

                A Anthony,

                Pas complètement d’accord avec votre phrase sur l’expatriation des français hors colonies : les bretons (ouille, le mathieu va dire qu’ils ne sont pas français) s’expatrient depuis très longtemps dans tous les coins du monde. On dit que la colonie bretonne à New York ou Chicago est plus importante qu’en Bretagne !


              • Marc p (---.---.235.191) 5 juin 2006 15:07

                On s’est compris Anthony,

                et Marie Pierre bien d’accord sur les bretons exception confirmant la règle...

                Marc P


              • Kelsaltan (---.---.178.45) 5 juin 2006 12:34

                Fut un temps où la France rayonnait dans le monde. Aujourd’hui elle rayonne encore, mais pas pour les mêmes raisons si l’on en croit les multiples sondages sur la façon dont la France et les français sont perçus à l’étranger, et dont la répétition des conclusions finit tout de même par constituer un faisceau de convergences.

                Ceux que vous qualifiez de déclinistes ou déclinologues ne sont en fait que des personnes lucides, mais libre à vous de pratiquer la méthode Coué.


                • Jebthebear (---.---.3.72) 5 juin 2006 14:18

                  Je pense que ce que voulais dire Anthony Meilland, c’est que les chiffres, on leur fait dire ce que l’on veut.

                  Du coup, après l’intervention d’Anthony, on pourrait presque conclure que la France est en plein essor ! Comme quoi, tout dépend de la vision que l’on souhaite adopter...

                  Pour ce qui est des « convergeance de conclusions », je me permets de rappeller que quand un pays est dans le viseur de bcp d’autre, ce qui était (est ?) le cas de la France, surtout depuis la Guerre de golfe 2 (bah oui, on était les seuls a ressortir du lot, ca plait pas a tout le monde, surtout quand il s’avere qu’on avait raison), tout les commentaires sont convergeant. Mais pour moi, c’est surtout conjoncturel !

                  enfin, chacun voit midi a sa porte : un « décliniste » dira de moi que je suis un bon franchouillard : je ne vois que le bon coté des choses (ce qui est totalement faux doit dit en passant) ; argument que je leur renverrais aussitot pour les memes raisons !

                  chacun voit midi a sa porte...

                  Jeb


                • mariner valley (---.---.64.122) 5 juin 2006 12:47

                  @ Anthony,

                  Ben finalement la France n’est pas si malade que ca. Merci pour les infos.

                  @ Marc P. Que la France n’ait pas la capacité d’absorber les diplomés et les autres c’est bien possible aussi, surtout étant donné l’expérience requise dans ce pays pour le 1er emploi...

                  C’est plus que vrai et le pire c’est que maintenant il faut de l’experience pour faire des stages.................

                  Les entreprises un peu cripees c’est le moins que l’on puisse dire et je pense effectivement qu’il y a un pb a ce niveau la, un gros probleme.....mais alors que faire ? pour redonner confiance aux patrons car je pense que oui s’ils demandent autant d’experiences c’est pour minimiser les risques mais partant de ce principe c’est un peu egoiste de laisser aux autres le choix d’essuyer les platres en te prenant comme employer avec peu d’experience. Comment peux-t-on faire ses preuves ????? s’il faut pour un premier emploi les avoir deja faite c’est une boucle interminable.


                  • Anthony Meilland Anthony Meilland 5 juin 2006 13:05

                    La France est hypocondriaque !!


                  • ollé (---.---.60.60) 5 juin 2006 13:12

                    les anglais sont proportionnellement bien plus nombreux à partir à l’étranger sans pour autant voir dans ce mouvement un déclin. Il s’agit plutot d’une ouverture de la société française vers l’extérieur. Il n’y a pas qu’en France qu’il fait bon vivre.


                    • Jebthebear (---.---.3.72) 5 juin 2006 14:19

                      et ils font aussi bcp plus de greves que nous !! Mais ca, personne ne le souligne...

                      Faudrait il y voir un « déclin » du RU ??? smiley

                      Jeb


                    • mariner valley (---.---.64.122) 5 juin 2006 13:25

                      @ Anthony,

                      « La France est hypocondriaque !! »

                      surement vrai, mais comment tu regles le Pb, la est la question. Une fois le probleme cible il faut le resoudre.

                      « PS : Ne pourrait-on pas simplement parler de mondialisation du marché du travail, au moins pour les travailleurs hautement qualifiés ? »

                      Pourquoi pas.


                      • Marc (---.---.59.14) 5 juin 2006 13:45

                        Je suis expatrié.

                        Pour quelles raisons suis-je parti ?

                        Pour les raisons qu’a énuméré mariner valley plus haut, plus les suivantes :

                        10. L’insécurité grandissante

                        11. Les atteintes au droit de propriété, les menaces permanentes sur l’épargne

                        12. Les lois rétroactives

                        13. La fiscalité injuste envers ceux qui travaillent et qui épargnent,

                        14. Le manque de liberté d’expression

                        14. En France même j’ai fui l’épuration ethnique une première fois il y a 7 ans et j’avais décidé que je ne la fuirais pas une seconde fois.

                        J’attend avec impateince l’octroi de ma nouvelle nationalité pour être certain de ne pas un jour être obligé de revenir.

                        Je n’ai pas non plus envie que mes enfants subissent cela.

                        J’ai assisté de loin aux grèves à répétition, aux émeutes de Novembre et de Mars ; tout cela m’a encore fait moins regretter d’être foutu le camp.

                        D’après les réations que je lis sur ce forum, beaucoup sont offusqués et disent « encore les déclinologues ».

                        Continuez donc à faire la politique de l’autruche et à aller droit de le mur, mais du moment que cela se fait sans moi, c’est le principal.


                        • Marsupilami (---.---.45.48) 5 juin 2006 14:24

                        • Jebthebear (---.---.3.72) 5 juin 2006 14:37

                          « 10. L’insécurité grandissante »

                          surement, mais j’espere que pour dire cela, vosu n’habitez pas Washington !!! (ca serait le ponpon)

                          « 11. Les atteintes au droit de propriété, les menaces permanentes sur l’épargne »

                          « 12. Les lois rétroactives »

                          Archi d’accord avec vous sur ces points

                          « 13. La fiscalité injuste envers ceux qui travaillent et qui épargnent, »

                          certes, mais dans une économie socialiste, on va pas demander aux plus pauvres de payer non plus ! Je demanderais juste un peu plus de respect de la part de ceux qui recoivent sans rien donner, vu que je donne bcp plus que je ne recois ! C’est juste une question de bon sens.

                          « 14. Le manque de liberté d’expression »

                          Ah bon ?!?? Et AgoraVox par exemple ?? On y lit de sacrée conn***** aussi. De plus, je ne connais pas de pays ou un journal comme Le Monde pourrait, sans preuve indéniable, attaquer le gouvernement comme cela (et ce ne sont que deux pauvres exemples vite trouvés). Mais la liberté d’expression doit etre muselée surement (peut etre faites vous reference aux caricatures ??)

                          « 14. En France même j’ai fui l’épuration ethnique une première fois il y a 7 ans et j’avais décidé que je ne la fuirais pas une seconde fois. »

                          a quelles horreur avez vous donc échappé ??

                          quand je lis le reste de votre intervention, je suis sincerement désolé pour vous. Mais je ne connais pas votre histoire...

                          Je suis plutot du genre a critiquer vivement mon pays (qui aime bien chatie bien), surtout en ce moment (avec la faillite de notre gouvernement qui, pour le coup, fait bien la politique de l’autruche et refuse de voir notre colere a son endroit !), mais c’est le genre de commentaire comme le votre qui me font remonter au créneau. Peut etre a tord, je n’en sais rien...

                          « J’ai assisté de loin aux grèves à répétition, aux émeutes de Novembre et de Mars ; tout cela m’a encore fait moins regretter d’être foutu le camp »

                          Sans vouloir focaliser sur un pays plus qu’un autre, j’espere tout de meme que votre « nouvelle patrie vachement plus ouverte » ne tiens pas en trois lettre... Ca serait le comble.

                          Pour votre gouverne enfin, en mars, c’étaient des manifs, pas des émeutes comme en novembre (ou alors expliquez moi votre définition de l’émeute)

                          Jeb


                        • Titou (---.---.3.57) 5 juin 2006 14:00

                          Quoiqu’il en soit, cet article a le mérite de lier expatriation et « déclin », éventuel certes, de l’Hexagone. C’est une bonne question non ? En tout cas, je vois qu’elle suscite le débat... Chapeau Kub !!!


                          • mariner valley (---.---.64.122) 5 juin 2006 14:25

                            @ Anthony,

                            « PS : Je serai moi même obligé de partir 2 ou 3 ans à l’étranger en post-doc après ma thèse pour pouvoir espérer un recrutement dans un labo public français. C’est actuellement leur politique. »

                            C’est vrai. c’est le lot de tous les thesards en general.

                            Esperer une place dans un labo public : c’est pratiquement tout ce qu’il te reste a faire ESPERER.( mais tout vient a point). J’ai teste le systeme pendant 1.5 ans des concours en tout genre. Les concours de la fonction public sont tous plus ou moins biaise. Le concours est souvent (mais pas toujours) plus ou moins cible pour qqun qui est deja en poste. Alors quand tu reviendras de ton post-doc assure toi que les concours que tu passeras ne seront pas cible sinon tu fera des kms pour pas grand chose au final.

                            Mais c’est un autre probleme (l’equite des concours dans la fonction publique).

                            « Les post-doc de français en France sont ( dans ma matière au moins) très »mal vus« par l’administration centrale (CNRS ou Enseignement Sup) »

                            C’est tres vrai dans la mienne aussi (biologie)et je nai jamais vraiment compris pourquoi ??????????.Peut-etre pense t-ils a un manque d’ouverture d’esprit je ne sais en tout cas je trouve cela degueu.....


                            • Anthony Meilland Anthony Meilland 5 juin 2006 14:39

                              En fait il y a deux niveaux dans le recrutement : le niveaux local (labo) et le niveau national (organisme). C’est au niveau local qu’il y a le plus de « copinages ». L’organisme demande des recommendations au labo pour savoir quel profil lui conviendrait le mieux pour le poste à pourvoir. En fonction du candidat désiré, on définit le profil le plus adapté. C’est simple et efficace. Lors de l’analyse des dossiers par les instance nationales, celles-ci ne pourront que reconnaitre que le candidat désiré est le plus adapté au profil. S’il a suffisament publié pendant sa thèse et son post-doc, c’est du tout cuit.

                              Le mieux, semble-t-il, s’est de multiplier les colaborations avec les gens de son labo pendant sa thèse, et de continuer à travailer fortement avec eux pendant son post-doc. Plus on a de collaborations (et d’amitiés) avec des gens du labo plus cela devient facile. Et si on est un peu lêche-botte, on essaie de travailler avec des responbsable d’équipe ou de département pour avoir encore plus de poids.


                            • Kelsaltan (---.---.178.45) 5 juin 2006 17:02

                              Sans vouloir vous prendre à parti, M. Meilland, je trouve assez incroyable la placidité avec laquelle vous évoquez le « copinage », « lèche-bottage » et plus généralement cette triche demi-légale organisée dans les concours de la fonction publique que vous évoquez.


                            • Anthony Meilland Anthony Meilland 5 juin 2006 21:14

                              Attention, ne me faite pas dire ce que je n’ai pas voulu dire. Les labos, qui ne peuvent engager des personnes directement, utilisent ce stratagème pour contourner les instances nationales. Les personnes engagées sont presque toujours (et certainement plus souvent que dans le privé) des personnes très compétentes. Mais entre deux super dossiers, un labo (qui est constituté avant tout d’être humains) preférera « soutenir » un candidat qu’il connait et qu’il apprécie.

                              S’il s’agit d’une atteinte à la sacre-sainte doctrine des concours nationaux de l’administration, ce mode de recrutement est en fait assez proche de celui du privé. Cela choque-il quelqu’un quand une entreprise engage en CDI un jeune avec qui elle a déjà travaillée en CDD ou en stage plutôt qu’un autre dont le dossier est aussi bon mais qu’elle ne connait pas ?


                            • Agnès (---.---.236.89) 6 juin 2006 00:51

                              Et surtout recruter qq’un dont on sait qu’il ne viendra pas contredire les maîtres qui l’on placé là où il est. Autant je comprend cette pratique dans le privé, autant dans la fonction publique ou dans la recherche, cette pratique me parait dangereuse.

                              Toutefois, je trouve très bien que vous notiez cet état de fait « publiquement ».


                            • Mathieu (---.---.212.160) 5 juin 2006 14:34

                              « Ensuite, le fait que nombre d’entrepreneurs partent s’installer dans les pays nouvellement ouverts à l’économie de marché, et que les employés et professions intermédiaires partent plus nombreux chaque année dans les pays développés (Europe occidentale, Amérique du Nord) montrent à l’évidence un certain malaise. Enfin, le fait que nombre de jeunes diplômés partent chercher un débouché professionnel à l’étranger finit de dresser un voile sombre sur la situation actuelle »

                              C’est un peu du catastrophisme ça, je ne pense pas au contraire que cela soit une mauvaise chose tant que ces chiffres n’atteignent pas des proportions trop élevées (ce qui n’est pas le cas). On aurait pu aussi s’intéresser aux étrangers diplomés venant travailler en France, mais ça n’aurait pas été dans le sens de votre théorie du déclin.


                              • Jebthebear (---.---.3.72) 5 juin 2006 14:44

                                surtout que nous passons pour des nazes en matiere de langues vivantes (cliché de plus en plus galvaudé : bon nombre d’étrangers que je connais sont stupéfais du nombre de francais parlant avec eux en anglais ou espagnol, ce que eux sont incapable de faire, ne parlant que leur langue maternelle). Or, lorsque nous partons à l’étranger (pour changer cela ?), on dit qu’on décline...

                                Je pense aussi que certains ne VEULENT pas voir la France autrement que dans le déclin (mais peut etre ont ils raison je le repete)

                                Jeb


                              • mariner valley (---.---.64.122) 5 juin 2006 14:51

                                @Anthony,

                                En effet,

                                mais lorsque j’ai passe les concours j’avais mon master et non pas une these donc le truc etait un peu different.

                                Je te dirai cela dans 3ans quand j’aurais fini ma these. 1- si je decide de revenir. Car il y d’autres parametres en prendre en compte maintenant. 2- si on veut bien de moi en France. Ou inversement entre 1 et 2

                                « Le mieux, semble-t-il, s’est de multiplier les colaborations avec les gens de son labo pendant sa thèse, et de continuer à travailer fortement avec eux pendant son post-doc. Plus on a de collaborations (et d’amitiés) avec des gens du labo plus cela devient facile. Et si on est un peu lêche-botte, on essaie de travailler avec des responbsable d’équipe ou de département pour avoir encore plus de poids. »

                                Ca reste un peu louche quand meme....Meme si je suis d’accord sur le fond.


                                • Palma (---.---.119.42) 5 juin 2006 14:52

                                  @ Ollé

                                  Tout à fait d’accord avec toi, il n’y a pas qu’en France où il fait bon vivre. J’habite à Majorque à deux minutes de la plage et à une demi-heure d’avion de Barcelone.

                                  Bien que je ne sois pas de ceux qui refusent de voir la réalité du déclin de la France je ne crois pas que la mobilité de sa main d’oeuvre en soit un symptôme, bien au contraire.

                                  Puisqu’on ne laisse plus aux entrepreneurs la possibilité de créer de l’emploi en France il est tout à fait sain que les jeunes aillent les trouver dans les pays qui ont su s’adapter au monde nouveau.

                                  De plus les Français expats que je rencontre ici ou là me paraissent dans leur ensemble avoir l’esprit bien plus ouvert et ils sont bien plus à même des réalités économiques que le Français lambda jamais sorti de son Hexagone natal et qui semble penser que la France est le centre du monde.


                                  • nono (---.---.94.25) 5 juin 2006 14:54

                                    Toute façon les chiffres faites les lire a un militant d’extreme gauche et a un militant du PS ou de l’ump vous aurez 3 interpretations differentes...

                                    Ces chiffres n’illustrent pas la barriere de la langue et de l’apprentissage des langues dans notre systeme scolaire...

                                    Les anglais du royaume unis sont donc plus facilement mobile dans le monde puisqu’ils parlent la langue... alors que les français sont pénalisé par leur langue et un systeme d’apprentissage des langues pas efficace... A moins de vouloir faire carriere dans l’espâce francophone qui rassemble des pays majoritairement africains corrompus jusqu’a la moalle...

                                    On ne parle des raisons réelle des francais qui s’expatrie ?

                                    Mais y’a pas besoin d’etre paco rabanne pour savoir que l’image de la france est plus que mauvaise entre

                                    - un président digne d’une république africaine,
                                    - l’utilisation d’un referundum pour regler des comptes de politiques intérieures,
                                    - un systeme d’immigration totalement irresponsable
                                    - la victimisation des immigres que nous accueillons qui vont chercher la colonsiation ou que sais je d’autres pour expliquer leur echec personnel.... alors que l’ascensceur social economique ne fonctionne plus depuis 30 ans en france et pour tout les citoyens....
                                    - notre rapport a l’autorité qui frise la pathologie
                                    - un croyance forte a un sois disant modele qui serait une reussite...
                                    - notre refus de reconnaitre les reussites des autres pays car ils ebranlent notre pseudo modele
                                    - sans parler de notre coté donneur de leçon ....

                                    Il faudrait etre camicaze pour refuser un changement profond de notre pays... y’a bien que l’extreme gauche et l’extreme droite qui a la nostalgie du passé, des frontieres, du franc, des 30 glorieuses qui permettait une protection sociale eleve et peu de flexibilité, d’une pyramide des ages qui permettait une retraite par repartition.... etc etc....

                                    Faudrait regardé l’avenir et voir ailleurs ce qui se passe car c’est pas l’extreme gauche ou l’extreme droite qui va nous faire repartir....

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