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Accueil du site > Actualités > Société > Les Français sont-ils favorables au travail le dimanche ?

Les Français sont-ils favorables au travail le dimanche ?

Depuis un bon mois, les déclarations gouvernementales sur les intérêts potentiels d’une libéralisation du travail le dimanche se sont succédé. Cette opération de communication vient de franchir une étape supplémentaire avec la publication par Le Journal du dimanche d’un sondage laissant penser que ces propositions auraient le soutien de l’opinion publique. Est-ce bien sûr et que cache cette volonté de « réforme » du Code du travail ?

Depuis un bon mois, MM. Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, et Xavier Bertrand, ministre des Affaires sociales, se relayent auprès des professionnels pour les assurer de leur volonté de promouvoir le travail le dimanche, en accord avec le slogan présidentiel « travailler plus pour gagner plus ». Un sondage Ifop-Publicis paru le 12 octobre dans Le Journal du dimanche (1) laisse supposer que les Français y sont favorables à 67 %. Cette présentation des faits a été reprise tout au long de la journée de dimanche par les médias audiovisuels (France 2 et France 3, France-inter, France-info, RTL, Europe 1, etc.) avec un manque de recul étonnant ; elle mérite pourtant une analyse plus poussée.

Un sondage présenté de façon surprenante

Intéressons-nous tout d’abord au sondage lui-même. Première surprise, la question posée était « travailler le dimanche est payé davantage qu’en semaine. Si votre employeur vous proposait de travailler le dimanche, accepteriez-vous ». Cette formulation met donc en avant l’avantage salarial que procurerait le travail dominical, avantage dont on verra plus loin l’aspect fortement théorique, avant de poser la question objet. Il s’agit-là d’un biais de présentation de nature à induire une réponse a priori plutôt positive que négative. De façon plus perverse, cette question suggère aussi qu’il s’agirait d’une demande de l’employeur, et non pas d’une exigence, ce qui implique que les sondés seraient libres de refuser. On verra aussi plus loin ce qu’il en est...

Deuxième surprise, les réponses ne sont pas du type oui ou non, mais « non jamais  » (33 %), « de temps en temps » (50 %) et « toujours » (17 %). Ceci signifie donc que la moitié des personnes interrogées n’est disposée à travailler le dimanche que de temps en temps le dimanche, notion vague et opinion modérée que les analystes du Journal du dimanche et leurs confrères de la presse n’ont pourtant pas hésité à agréger sous le titre « Les Français veulent travailler le dimanche » (2). L’article du Journal du dimanche portant ce titre a d’ailleurs été rédigé par le nouveau rédacteur en chef, M. Claude Askolovitch, dont l’arrivée au journal s’est traduite par un alignement étonnant de celui-ci sur la ligne politique présidentielle (3).


Une fracture entre droite et gauche, entre Paris et province

Ce souhait de voir libéraliser le travail le dimanche correspond à une fracture entre les habitants des grandes villes et particulièrement ceux de Paris, et ceux de la province. Un résultat d’un sondage équivalent réalisé en 2007 démontrait que seul 45 % des provinciaux étaient favorables au travail dominical contre presque 75 % de leurs concitoyens citadins. Ce clivage est aussi un double clivage puisqu’il oppose électeurs de droite (favorables à 66 %) et ceux de gauche (favorables à 44 %).

Ces deux typologies sont intéressantes. A priori, ceux qui sont les plus concernés par le travail le dimanche, c’est-à-dire ceux qui devront travailler ce jour-là et qui sont statistiquement plus « à gauche » qu’« à droite », n’y sont pas si favorables que cela. Même observation par niveaux de revenu : si l’on compare les revenus disponibles par ménage en région parisienne et en province (4), on constate que c’est a priori ceux qui ont les plus forts revenus - et qui sont donc plus à mêmes de profiter de l’ouverture des magasins le dimanche - qui sont favorables au projet. Il est donc plus que probable que parmi ceux qui ont répondu « oui toujours » ou « de temps en temps » à la question posée par Ifop-Publicis, une proportion non négligeable a réagi de façon quelque peu individualiste, comme bénéficiaire potentielle, probablement non concernée par le risque que constitue le travail dominical.

Pour que ce sondage ait vraiment une valeur indicative, il aurait fallu interroger non pas l’ensemble des actifs, mais l’ensemble des actifs risquant de devoir travailler le dimanche... Il n’est alors pas certain que la réponse aurait été la même !


Une réalité en décalage avec les affirmations des politiques

Dans ce dossier du travail dominical, il est important de regarder ce qui se passe sur le terrain de plus près. Si l’on excepte les agents du secteur public (hôpitaux, armée, police, personnel des affaires étrangères, etc.) ou parapublics (RATP, SNCF, etc.) travaillant ce jour et qui bénéficient de conditions de travail parfaitement définies, il reste un important contingent de salariés du privé dont le discours paraît souvent très éloigné du consensus.

Marie, salariée en restauration rapide, nous déclare : « j’ai travaillé de 10 heures à 19 heures plusieurs dimanches de suite, avec 15 min de pause. Le patron est content, le chiffre grimpe... Mais nos horaires et nos récupérations ne sont pas conformes à la loi, et personne n’ose dire quoi que ce soit, de peur de se faire virer ». Catherine travaille à mi-temps, et seulement le samedi et le dimanche dans un centre commercial : « je suis payée au Smic. Quand j’ai fait valoir que je travaillais le dimanche et que mon salaire ne le reflétait pas, ma patronne m’a répondu : si vous n’êtes pas contente, vous démissionnez !  » Des témoignages comme cela, on en trouve des quantités sur le net. Ce sont souvent des femmes, dont la très grande majorité indiquent qu’elles n’ont pas souvent eu d’autre choix que celui-ci, imposé par leur employeur ou par la nécessité forte de travailler. Le cas de Virginie est représentatif : « A l’époque de mon embauche, j’étais dans le besoin absolu d’un travail. Du coup, quand on m’a dit que je devrai travailler un dimanche sur trois, j’ai accepté sachant pertinemment que dans le cas contraire je n’aurais pas obtenu ce poste. Depuis, la situation a bien changé. Mon mari gagne bien sa vie et nous avons eu une petite fille... Quand j’ai demandé à ne plus travailler le dimanche on m’a rétorqué que c’était dans mon contrat et qu’il fallait une motivation valable à ma requête. La raison familiale ne l’emporte pas. Je suis coincée, je ne peux pas vraiment démissionner au risque de me retrouver de nouveau sans emploi et ne plus pouvoir payer la maison. Du coup, je subis leur loi... ». C’est sans nul doute ce que nos politiques appellent le travail choisi le dimanche !

Pour qu’une décision visant à banaliser le travail dominical soit socialement acceptable, il est indispensable que cela se fasse sur la base d’un strict volontaire, et ce de façon non négociable et fortement régulée. Nous n’en prenons pas du tout le chemin, si l’on en croit les déclarations de M. Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, qui rappelait voilà peu que "c’est aux branches d’activités et non à la loi d’en définir les conditions". Ajoutons à cela qu’en ces temps de crise financière majeure, de récession et de pouvoir d’achat à la dérive, il n’est pas du tout certain que l’ouverture des magasins le dimanche permette un accroissement du chiffre d’affaires et un développement de l’emploi. Il est en revanche à craindre que lorsque le travail dominical sera banalisé, on assiste à un lobbying fort des entreprises pour banaliser aussi les revenus salariaux et autres avantages sociaux de ce jour « comme un autre »...


A qui profite la manipulation ?

Difficile, après la publication du sondage incriminé et du battage médiatique qui l’a entouré, de ne pas voir là une manipulation de nos politiques et des lobbys industriels et patronaux qu’ils représentent. Rappelons à cet égard que Le Journal du dimanche appartient au groupe présidé par M. Arnaud Largardère, dont les relations fortes avec M. Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa et sa famille, et la capacité à censurer un certain nombre d’informations gênantes pour le groupe Lagardère ou le président sont connues (5). Tout aussi inquiétant, rappelons aussi que l’actionnaire principal du sondeur, l’Ifop, n’est autre que Laurence Parisot, patronne des patrons et adepte inconditionnelle de la libéralisation totale du Code du travail.



Références

(1) Marie Nicot, Le Journal du dimanche, 12 octobre 2008
(2) Claude Askolovitch, Le Journal du dimanche, 12 octobre 2008
(3) Régis Soubrouillard : « Claude Askolovitch, grand espoir du Team Lagardère Media », Marianne2.fr, mardi 26 août 2008
(4) Source Insee
(5) Voir par exemple « Quand Le Journal du dimanche interroge Lagardère », Marianne2.fr, lundi 15 octobre 2007


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81 réactions à cet article    


  • michel 13 octobre 2008 11:38

    L’activité dominicale se justifie quand il s’agit de services aux personnes ne pouvant être différés.

    L’Etat a déjà autorisé suffisamment de brèches dans cet " acquis social " qu’est le repos dominical pour que cessent les offensives insidieuse des groupes de pression qui utilisent la déréglementation pour défendre des intérêts particuliers.

    Aux uns et aux autres, il faut peut-être rappeler, comme l’exprime clairement un arrêt de la chambre criminelle de la cour de cassation, que " la règle fixant au dimanche le repos hebdomadaire a été prise dans l’intérêt des travailleurs, hommes ou femmes, et constitue un avantage social. Son application n’est dès lors pas de nature à entraîner une discrimination directe ou indirecte au détriment des uns ou des autres ".

    Le droit au travail le dimanche ne doit pas primer sur le droit au dimanche lui-même. Au-delà de la question juridique, c’est une question qui concerne chaque personne comme consommatrice.

    Chaque fois que nous préférons faire nos courses en semaine, nous offrons un dimanche à une famille.


    • foufouille foufouille 13 octobre 2008 11:45

      maintenant que les gens ne vont plus a la messe, l’etat souhaite remplacer dieu par le travail


      • Johan Livernette Johan Livernette 13 octobre 2008 18:05

        "Pour que ce sondage ait vraiment une valeur indicative, il aurait fallu interroger non pas l’ensemble des actifs, mais l’ensemble des actifs risquant de devoir travailler le dimanche"  :
        ce passage est juste, l’ensemble du billet est intéressant (notamment sur la manipulation médiatique), le débat éternel.
        Il est clair qu’avec le "travailler plus pour gagner plus", généraliser le travail le dimanche revient sur la table. Il fallait s’y attendre.
        Après, tout dépend où on se place.
        On s’aperçoit que si les prolétaires sont globalement défavorables au travail le dimanche, ce n’est pas un hasard.
        Beaucoup de gens triment toute la semaine pour un salaire de misère et apprécient leurs jours de repos.
        Pourtant, avec leur faible pouvoir d’achat, la tentation de gagner plus est grande et ils sont contre le fait de bosser le dimanche. C’est suffisamment significatif je pense.



         


      • Gilles Gilles 13 octobre 2008 11:58

        SOndage tellement dogmatique....qu’il faut être niais pour ne pas se rendre compte des biais.

        Il est absolument évident que beaucoup de sondés répondent à la question :

        "Trouveriez vous utile que les magazins soient ouverts le dimanche"
        . Comme le dit l’auteur, si eux mêmes étaient fortement concernés la réponse du sondage serait différente

        Ensuite, certains répondent oui car ils n’ont pas trop le choix pour augmenter leurs revenus. Ils n’espèrent plus que les salaires augmentent et donc se résignent à grignoter les miettes qu’on leur lance. Il aurait fallut aussi demander, à ce qui l’acceptaient, pourquoi. "Parce que je n’ai pas le choix pour nourrir ma famille" aurait été une réponse trés plausible pour beaucoup

        Toute l’idéologie de ce gouvernement peut se résumer au fait que les employeurs et les salariés négociant de gré à gré sont sur un même pied d’égalité, vu que la lutte des classes est finie. L’autisme de nos dirigeants fait qu’ils refusent de discuter tout argument qui ne prend pas en compte ce dogme

        Plus le fait que ecs journaux et ce sinstiotut de sondage appartiennent et son dirigés par des groupes médiatico-industriels proche du pouvoir de droite et qui ont un intérêt à libéraliser le code du travail. CONFLIT D’INTERËT MANIFESTE

        ET aprés ? J’e signale qu’il y a déjà la possibilité depuis peu de racheter ses rtt, voir une partie de ses congés. Que la loi permet de négocier jusqu’à 285 jours de travail par an (donc tous les samedis) La prochaine campagne sera :

        « travailler pendant vos congés est payé davantage. Si votre employeur vous proposait de travailler pendant vos congé, accepteriez-vous »

        la réponse sera OUIIIIII, avec mes 1200 € par mois je rame et ne peut de toute façon partir en vacanaces. Donc avoir un complèment de 1200 € par an, c’est trop cooooooooooooooool


        • jaguar jaguar 13 octobre 2008 12:03

          Effectivement, ce sondage arrive au bon moment. Méthode douteuse s’il en est.
          M’enfin dans quelle siècle vivent les syndicats, décidément encore un combat d’arrière-garde
          Le dimanche, vous croyez que votre plat au restaurant s’est auto-cuisiné et auto-transporté sur votre table auto-préparée ?
          Vous croyez que les flics, les pompiers, les ambulanciers, les urgentistes, les services d’urgence GDF... sont tous au repos ? pas de criminalité, pas de malades, pas d’accident ?
          Vous croyez qu’on arrache pas le maïs ou que l’on ne fait pas les vendanges le dimanche
          Vous croyez que les conducteurs de bus ou de métro, les gichetiers de cinéma, les acteurs de théatre, les surveillants de musée... sont abominablement exploités par le grand patronat ?
          Pourquoi les seuls que ça gene sont la grande distribution et les magasins de fringues ou chaussures ?

          allons, cette loi ne fait qu’accompagner le sens de l’histoire. Sur Paris, beaucoup de zones commerciales sont déjà ouvertes le dimanche, le supermaché casino prêt de chez moi ouvre jusqu’à 13h.
          Appliquez vous à faire respecter les engagements sociaux de la loi : volontariat, salaire augmenté ...


          • Gilles Gilles 13 octobre 2008 13:12

            M’enfin le jag’

            Que le travail le dimanche existe et soit indispensable, est ce une raison pour le généraliser ? Car généraliser veut dire que toi aussi tu pourras ou ton conjoint tient !

            Et ensuite, il y a les conditions dans lequel ça se passe, et c’est ça qui achoppe grandement. instruit toi un peu


          • jaguar jaguar 13 octobre 2008 13:25

            Emile

            les injures sont ton seul argument ...

            Mais tu dois faire partie des gens qui ont du temps en semaine pour faire leurs achats, moi non (et il m’arrive de bosser certains week-end).


          • Viking 13 octobre 2008 14:37

            T’as raison, Jaguar. T’es un brave petit soldat du néo-libéralisme le plus ringard qui soit. Les conducteurs de bus ou de métro, les guichetiers de cinéma ou les acteurs de théâtre nagent tous dans l’opulence et passent leurs vacances sur le yacht de M. Bolloré. C’est bien connu. Les syndicats sont un relent détestable du Moyen-âge, que dis-je ? de la préhistoire. C’est bien connu. Et le sens de l’histoire, car il n’y en a évidemment qu’un, c’est "consommer toujours davantage", c’est bien connu.

            Ca a pu t’effleurer une seconde que les flics, les pompiers, les urgentistes et ambulanciers assurent une mission de service public, et pas les marchands de soupe ?

            Et t’es vraiment assez naïf pour croire que le travail le dimanche va se faire sur la base du volontariat ? Pour des salaires augmentés ?



          • viking 30 décembre 2008 16:33

            qui êtes vous, faux nez ?


          • pallas 13 octobre 2008 12:09

            le dimanche est une bonne chose, que les grands magasins soient ouvert est une excellente chose, ainsi le chiffre d’affaire serai en augmentation. Le samedi et le dimanche sont les seuls jours pour le consommateur d’aller acheter ce dont il a besoin, de plus pour la caissiere, sa lui rapporte un peut plus d’argent. Sa ne concerne que le secteur de la consommation et rien d’autre, il y a aussi les PME du BTP qui pourrait en profiter pour etre a jour en terme de travaux du aux retards, le travail le dimanche est une bonne initiative.


            • Emile Red Emile Red 13 octobre 2008 12:49

              Bien sûr coco, et tu vas chercher où le pognon que tu vas dépenser le dimanche ? Sur un autre jour de la semaine, pauvre tâche.
              Moi je voudrais que tous les crétins de ton espèce soient privés de congés, de dimanches et fètes et soient assujétis au travaille 18h / jour.
              Comme l’autre nul et le sens de l’histoire, le sens de l’histoire c’est que tu ailles travailler à pied, que ton patron te fouette et que tu ne sois payé que d’une assiette de soupe et d’un quignon de pain.

              Ca fout vraiment les boules des connards pareils qui profitent à plein de la société mais qui seraient prèts à écraser la gueule de quiconque dérange leur petit confort ou leurs caprices personnels de petit merdeux trop gatés


            • Gilles Gilles 13 octobre 2008 13:19

              C’est vrai qu’il y a un truc qu’on refuse de nous expliquer

              Si le CA des magasins ouvert le dimanche augmente, est ce parce que tout d’un coup le consomateur à plus de pognon dans les fouilles ?

              Est ce que ça signifie que nous compartimentons notre budget en 7 septièmes mais que nous n’en dépensons que 6 actuellement ? telemment nous sommes des cons....

              Ou plutôt que nous reporterons des dépenses dans ces magasins (grande surface apparemment) en les supprimant sur d’autres, lésant alors ces "petits" commerçants ?

              Ou mieux, que pour dépenser plus, nous achéterions du crédit en plus ? Par les temps qui court ça craint...

              CONNERIE QUE CET ARGUMENT de l’augmentation de la consomation ; il s’agit en fait juste d’un report et/ou de l’endettement

              ETR l’utiliser de la part du gouvernement, reprenant le même que celui des lobbies des grandes surfaces (mais pas du petit commerce), montre leur malhonéteté, leur impossibilité d’engager une discussion honnête sur le sujet

              Quant on sait en plus que se sont les grandes surfaces qui fournissent les emplois les plus précaires, plus mal payés et les conditions de travail les plus dégradées, ça promet la société low cost


            • jaguar jaguar 13 octobre 2008 13:26

              Emile

              les injures sont ton seul argument ...

              Mais tu dois faire partie des gens qui ont du temps en semaine pour faire leurs achats, moi non (et il m’arrive de bosser certains week-end).


            • CANAAN 13 octobre 2008 16:45

              t’as raison BIG RED...on se croirait en coree du nord, ou à cuba ou dans l’ex URSS ou RDA...quelle honte !


            • Emile Red Emile Red 13 octobre 2008 17:02

              @ Jaguar

              Mais cher jaguar, personne ne t’oblige à faire ce que tu fais, et je ne vois pas pourquoi tout le monde devrait être à ta disposition et non le contraire ?
              A ce compte là, il y a beaucoup de gens qui exigeront comme toi que les commerçants soient ouverts la nuit, toute la nuit, et les jours de fète, tu imagines quoi ?

              Il faut cesser un peu ce petit jeu du "tout m’est dû", la vie en société exige que ce soit l’individu qui se plie au bien être de l’ensemble et non le contraire, est-ce si compliqué à comprendre ?

              Alors mes injures je les réitère parceque l’égoïsme ne vaut pas mieux.

              @ Jacob

              Va voir si tes chèvres ne traînent pas derrière ton mur de la honte, sinon les vilains monstres vont les manger. 


            • CANAAN 13 octobre 2008 17:27

              Eh BIG RED....et si je n’est pas envie de me plier au bien être des apparatchicks tu m’envoies au goulag ou tu me lapides ???


            • Gilles Gilles 13 octobre 2008 18:11

              Big red

              "A ce compte là, il y a beaucoup de gens qui exigeront comme toi que les commerçants soient ouverts la nuit, toute la nuit, et les jours de fète, tu imagines quoi  ?"

              Mais c’est déjà le cas, de l’autre coté de la Manche. On trouve des Tesco (grandes surfaces) et pleind e supérettes (vendeur basané souvent) ouvertes jusqu’à 23 heures, voir 24/24 et 7 j sur 7. J’ai jamais eu de problèmes pôur me trouver un pack de bière à 2 heures du mat, interdit ou pas !

              faut dire que là bas c’est dans les grandes surfaces qu’on trouve la meilleure bouffe à prix abordables...ailleurs où c’est infect ou carrément hyper cher, même pas accessibles aux bobos..merde alors

              Voilà ce qui nous attend...... de la masse berk pour la masse qui galère, servis par les prolos qui galèrent


            • tungstene 13 octobre 2008 19:43

              Apparemment, en semaine il n’y a pas moyen d’acheter un dictionnaire.


            • appoline appoline 13 octobre 2008 13:14

              Qu’on foute la paix aux gens qui veulent travailler le dimanche, si c’est leur bon vouloir pour gagner un peu plus d’argent. La journée payée double est attractive pour beaucoup et puis cela contente une proportion non négligeable de clients : preuve, la fréquentation des grandes surfaces le dimanche. Alors si les employés sont d’accord, il n’y a pas lieu de chercher la petite bête.


              • Gilles Gilles 13 octobre 2008 13:56

                Appoline

                "Alors si les employés sont d’accord, il n’y a pas lieu de chercher la petite bête."

                Justement, tout est dans cette phrase.... Tu ne répètes que ce que dit Sarko et Fillon, mais réfléchit un peu à comment s’assurer que l’employé est vraiment d’accord ? Comment cela se négocie t-il entre employeur et employée ? Peut-il ensuite revenir sur sa décision ? Comment ? En quel terme ?

                N’est ce pas une mesurette pour augmenter les gains mais pas les salaires horaires ?

                Quelle conséquence sur la vie sociale ? A quel terme ? Quel COÛT ?

                bref..moults questions auxquelles un esprit faible ne peut même pas penser et vote avec son cul.

                As tu quelques éléments de réponses ? 


              • hurlevent 13 octobre 2008 21:57

                 "Justement, tout est dans cette phrase.... Tu ne répètes que ce que dit Sarko et Fillon, mais réfléchit un peu à comment s’assurer que l’employé est vraiment d’accord ? Comment cela se négocie t-il entre employeur et employée ? Peut-il ensuite revenir sur sa décision ? Comment ? En quel terme ?"

                Quelle importance ? Cela ne concerne que l’employé. Et je ne vois pas pourquoi quelqu’un qui n’a rien à voir avec l’employé lui interdirai de travailler le dimanche. Dans ma boîte nous sommes 35 000 environ à travailler le dimanche et cela ne pose aucun problème. Pourquoi n’en serait-il pas de même ailleurs ?

                "N’est ce pas une mesurette pour augmenter les gains mais pas les salaires horaires ? "

                Et pourquoi dites vous que les salaires horaires ne seraient pas supérieurs ? Dans ma boite, les gens qui travaillent le dimanche sont payés plus. C’est un fait. Pourquoi niez vous la réalite ?

                "Quelle conséquence sur la vie sociale ? A quel terme ? Quel COÛT ? "

                Chacun a une vie sociale différente. Si 3 millions de salariés travaillent le dimanche, c’est 3 millions de conséquences différentes. 

                "bref..moults questions auxquelles un esprit faible ne peut même pas penser et vote avec son cul. "

                Vos questions sont sans fondement. Et ce n’est pas parce que l’on vote différemment de vous que l’on vote avec son cul.



              • Gilles Gilles 14 octobre 2008 09:46

                Hurlevent

                "N’est ce pas une mesurette pour augmenter les gains mais pas les salaires horaires ? "

                Et pourquoi dites vous que les salaires horaires ne seraient pas supérieurs ? Dans ma boite, les gens qui travaillent le dimanche sont payés plus. C’est un fait. Pourquoi niez vous la réalite ?


                Mais non je parle du salaire horaire les jours de semaine. Les salaires sont bas, tout le monde est d’accord, les revenus augmentent peu depuis 10 ans pour 90% des foyers fiscaux et le gouvernement ne sait pas comment les faire progresser..... d’où l’idée d’augmenter le temps de travail au lieu de le rémunérer plus et le succés du "travailler plus popur gagner plus"
                Aprés je ne nie pas que les heures du dimanche soient payées plus


                Pour le reste de votre commentaire, c’est le signe du faille idéologique entre ceux qui pronent des protections collectives, comme moi, et ceux, comme vous, qui laisse tout reposer sur l’individu sans le carcan de ces protections. On ne sera jamais d’accord...



              • Arno_ Arno_ 13 octobre 2008 13:36

                Les magasins ouverts le dimanche ont un avantage competitif sur leurs concurrents qui ne sont pas ouverts a ce moment la.

                La marge des magasins ouverts le dimanche augmente donc, mais uniquement au detriment de leur concurrents fermes ce meme jour, car du cote du consommateur, il n’y a globalement pas plus d’argent a depenser.

                Si le travail le dimanche devient la norme, l’avantage competitif est perdu et il n’y a des lors plus (ou beaucoup moins) de possibilites d’augmenter les salaires pour ce jour la. Augmentation par ailleurs toute relative, puisque de nombreux temoignages nous rappellent que cette augmentation est loin d’etre systematique, que le volontariat est une blague, et que quand on travaille le dimanche, il y a un cout supplementaire (transport plus chers, plus rares, gardes des enfants).

                En revanche, ce qui est CERTAIN, c’est que la vie de famille va voler en eclat, qu’il va falloir faire garder les enfants le dimanche au lieu de s’occuper d’eux, que des couples ne feront plus que se croiser pendant la semaine (ce qui aura sans aucun doute une influence sur les divorces, donc une augmentation des familles monoparentales, donc encore plus de difficultes pour faire garder les enfants ce jour la...).

                De plus, si le travail du dimanche devient la norme, on tourne un peu en rond, car tout ceux qui bossent ce jour la ne peuvent pas aller faire leurs courses ce meme jour...

                Tout ca n’est pour moi qu’une maniere de mettre le pied dans la porte pour gentiement constater d’ici 10 ans que le travail le dimanche est devenu une nouvelle norme sociale, et qu’il n’y a donc plus aucune raison de le remunerer d’avantage qu’un autre jour.

                Le travail le dimanche est une connerie quand il se generalise, et perd tout ses avantages, en particulier pour l’employe.
                Le seul travail du dimanche devrait etre celui pour les services a la personnes, qui ne peuvent souffrir la moindre pause.

                En conlusion : encore une bonne grosse manipulation de notre gouvernement et les francais toujours aussi cons qui suivent comme des abrutis...


                • Emile Red Emile Red 13 octobre 2008 17:06

                  Surtout que le commerçant qui veut travailler le dimanche le peut sans aucune restriction.
                  Le seul détail est qu’il ne peut exploiter ses employés ce jour là.


                • Philippe D Philippe D 13 octobre 2008 17:12


                  "Le seul détail est qu’il ne peut exploiter ses employés ce jour là."

                  Proposer un travail à quelqu’un c’est donc forcément et uniquement l’EXPLOITER ???


                • Emile Red Emile Red 13 octobre 2008 17:38

                  Je suis désolé mais la définition du dico dit ce qu’elle dit :
                  Exploiter = tirer profit de...

                  Alors si tu as un autre mot, je ne crois pas qu’un patron a des employés par philanthropie, et lorsqu’on parle d’exploiter dans d’autres circonstances, on ne trouve rien à redire, les crises de "parler politiquement correcte" sont bonnes pour les élites, nous n’en sommes pas là. Et les agriculteurs continuent à exploiter leur ferme comme les patrons leurs employés...


                • Philippe D Philippe D 13 octobre 2008 17:58

                  @ Emile

                  Ca fait délicieusement "lutte des classes" ton discours.
                  Entre la philanthropie et l’exploitation il y a un océan, il y a les relations normales du travail, la rétribution de services, de temps, d’énergie, d’intelligence...
                  Un patron qui exploite est un négrier, il en existe autant que de tire-au-flancs chez les employés, pas plus pas moins, et ce sont souvent les mêmes.
                  Si tu ne veux pas te faire exploiter, travaille pour toi, tu seras ton propre exploiteur.



                • foufouille foufouille 13 octobre 2008 14:00

                  le blog d’un depute favorable au dimanche travaille

                  http://www.depute-mallie.com/

                  • Commission : Membre de la commission des finances
                  • Groupe d’études :

                  >>Vice-Président : Tibet - Trufficulture

                  >>Membre : Alimentation et santé - Artisanat et métiers d’art - Biocarburants - Chasse - Commerce des armes légères et de petit calibre - Construction et logement - Contrefaçon - Fruits et légumes - Maladies orphelines - Partenariats publics et privés - PME - Professions libérales

                  • Groupe d’amitié :

                  >>Vice-Président : Arménie - Canada

                  >>Secrétaire : Corée du Sud - Nouvelle-Zéland

                  un site contre

                  http://www.travail-dimanche.com/


                  • Jyb 13 octobre 2008 14:16

                    Dans ma situation de citadin, célibataire, sans famille fixe et salarié la semaine, j’avoue que l’ouverture de certains services (toubibs, alimentations, produits divers, administration) le dimanche améliorerait de beaucoup mon quotidien, mais je dois être un connard de petit merdeux trop gaté...

                    D’autre part je comprend parfaitement l’argument du pouvoir des patrons sur leurs salariés :
                    « j’ai travaillé de 10 heures à 19 heures plusieurs dimanches de suite, avec 15 min de pause. Le patron est content, le chiffre grimpe... Mais nos horaires et nos récupérations ne sont pas conformes à la loi, et personne n’ose dire quoi que ce soit, de peur de se faire virer »

                    Ce qui me gène c’est qu’on considère comme acquis cet état de fait - le patron décide pour son salarié, le salarié n’a aucun recours - alors on légifère pour contrer les conséquences de cet état de fait.
                    Résultat, on en est réduis à interdire aux gens de travailler le dimanche, pour les proteger.
                    On se trompe de problème, donc de solution...
                    Il serait temps de donner de vrais recours aux salariés, des recours qui fonctionnent, de manière juste et équitable, pour en finir avec cette gangrène du système.
                    Taxez moi d’idéaliste, vous aurez raison, mais ce n’est pas en limitant les libertés à seule fin de protéger les gens qu’on améliorera la vie en société... encore une rustine de fortune sur un pneu complètement moisi…

                    Pour en revenir au sujet, c’est donc un faux probleme, mais ce sondage sent effectivement la manip’ à plein nez, et il est peu évident qu’autoriser le travail le dimanche rende service à l’économie…

                     

                    Note : quand je vois le commentaire hautement enrichissant et argumenté du pathétique Emile Red je m’interroge quand à l’utilité des modérateurs de forums...


                    • Gilles Gilles 13 octobre 2008 14:57

                      Jyb

                      "ce n’est pas en limitant les libertés à seule fin de protéger les gens qu’on améliorera la vie en société... encore une rustine de fortune sur un pneu complètement moisi…"

                      Le problème c’est qu’on essait de nous vendre le "plus de liberté pour améliorer la vie en société" en nous proposant de se libérer des carcans archéomarxistes tels le code du travail. Mais là, liberté, s’entend comme potentiel de liberté individuelle (inégalitaire suivant les individus) , responsabilisation de l’individu en tout domaine (impossible, chiant...)......sans se soucier des retombées individuelles sur ceux qui se font enfler ainsi que les retombées collectives.

                      Résultat, on en est réduis à interdire aux gens de travailler le dimanche, pour les proteger.

                      Si tu réfléchit, cette phrase est plus que pertinente. Car effectivement, nombres de protections collectives ou de contraintes si tu préfères (limitations et pas du tout interdictions) dans notre société ont été établies pour protéger les plus faibles des abus potentiels de ceux qui ont une position dominante. (par exemple le salarié face à son employeur...)

                      Car justement en offrant cette liberté en tout à tous, il est inévitable que dans certains domaines, certains en face les frais....d’ou contrôle, d’où limitation. Dans notre cas, le but est d’éviter le chantage systématique au travail en période de repos hebdomadaire

                      A partir du moment où tombe "l’acquis" du jour de repos OBLIGATOIRE le dimanche comme norme sociale (enfin pour 80% des gens) , la notion même de repos hebdomadaire risque de tomber plus tard. Certains seront content certes, mais pour beaucoup, non, et collectivement se sera une dégradation du mode de vie

                      Si les congés deviennent optionnels, alors le concept même de congés payés comme allant de soi ne sera plus un droit, mais une négociation dans un rapport de force, que forcément beaucoup de salariés perdront. Car un employé face à son patron, soutenu par une DRH et une équipe de juriste sera toujours en position d’infériorité....sauf rares ca où ses compétences sont absolument nécessaires et irremplaçable (notre mode d ’organisation au travail tend justement à limiter ce genre de poste)


                    • Emile Red Emile Red 13 octobre 2008 17:21

                      Le pathétique te répond ce qu’il a répondu à l’autre zigotto, tu dis :

                      "Dans ma situation de citadin, célibataire, sans famille fixe et salarié la semaine, j’avoue que l’ouverture de certains services (toubibs, alimentations, produits divers, administration) le dimanche améliorerait de beaucoup mon quotidien, mais je dois être un connard de petit merdeux trop gaté..."

                      Je souligne là, l’extrème urgence de tes besoins, mais penses tu aux gens qui vont venir travailler, laisser leur famille, leur loisirs, étendre leur coût de transport et j’en passe, tout cela pour éventuellement améliorer de beaucoup ton quotidien ?

                      Franchement crois-tu que des citadins, célibataires et sans enfants n’ont pas vécu avant toi et ne se sont pas parfaitement adapté au mode de vie concensuel ?
                      Honnêtement tu veux nous faire croire que, citadin, il n’y a aucun commerçant, aucun service, ouvert près de chez toi le dimanche ?
                      Quant aux administrations, renseigne toi il existe une loi qui te permet de prendre une journée administrative / mois, et ton gentil patron ne peut pas te la refuser, et de plus tu as des congés, alors l’argument est caduque.

                      Toujours le problème du toutpourmagueule sans se soucier des conséquences, donc pathétique je suis mais dégueulasse tu es... 


                    • maxim maxim 13 octobre 2008 14:31

                      sur un autre fil relatant la même sujet ,j’ai été traité de tous les noms ....

                      pourtant dans les sondages ,oui les gens sont favorables .....

                      mais bon il y a les irréductibles qui argumenterons toujours pour trouver une bonne raison..

                      c’est également une question de culture familiale....

                      étant gamin ,à la campagne on commençait à bosser de bonne heure ,je n’en suis pas mort ,à 15 ans je bossais dans un entrepôt y compris le Dimanche matin ,et l’après midi ,on allait donner un coup de main à la ferme en face de chez nous ,là pas de Dimanches ,il faut bosser et aux champs et aux étables ,le Lundi normalement mon jour de repos ,j’allais bosser à la ferme ,ça me faisait un plus point de vue pognon ,et puis ,comme il n’y avait pas de distractions ,au moins,j’étais occupé ,et payé !

                      et puis devenu adulte ,j’ai toujours bossé ,dans le privé ,et bien souvent le Dimanche ,en plus c’est du 100% ...

                      dans le bâtiment dans les années 60 ,il fallait construire ,il y avait plein de boulot ,et le Dimanche on avait la possibilité de venir ,pas pour le gros oeuvre ,mais pour les finitions ,on était plus tranquille .....

                      et puis plus tard à mon compte ,les Dimanches ,y’en avait pas non plus beaucoup !

                      et puis en 91 ,je me suis recyclé dans l’assistance automobile ,et là aussi ,pas de Dimanches ,ni jours de fête,et même la nuit !quand il faut récupérer un vehicule ou faire un échange ,on y va !

                      et dans la famille ,mon épouse infirmière bosse les Dimanches ,et les jours de fêtes ,parce que le malade il est malade même le Dimanche ....

                      et mes enfants ont choisi des boulots où bien souvent on bosse les Dimanches ....

                      mais ,c’est une question de mentalité !

                      c’est sûr que celui qui a fait un petit boulot peinard avec des horaires fixes et des pauses syndicales ne peut pas comprendre !....


                      • Arno_ Arno_ 13 octobre 2008 15:26

                        Mais Maxim, pour vous, travailler tous les jours c’est la panacee ? C’est le top du progres social ? Vous n’auriez pas prefere avoir du temps de libre le dimanche ?
                        On comprend bien que vous ne vous en etes jamais plains, mais ca ne veut pas dire que cela constitue un objectif absolu. En outre, il apparait dans vos exemples que vous l’avez vous meme subi plutot que choisi, mais en vertu du fait que vous avez toujours ferme votre gueule, vous voudriez que les autres en fasses autant ?

                        C’est bien joli d’etre un stakhanoviste convaincu, mais pour la plupart des gens, travailler le dimanche c’est effectivement plutot "subi" que choisi :

                        - Subi pour des raisons financieres (peut-on reellement parler de choix dans ce cas la ?)

                        - Subi par peur de perdre son travail

                        - Subi pour certains exercant une profession liberale par obligation... (contrats, clients, etc...)

                        Cette pseudo-logique revencharde qui consiste a dire "puisque j’ai serre les dents et que je n’en suis pas mort, que les autres en fassent autant et ferment leur gueule".

                        Il est certain que si le travail du dimanche devient la norme, les salaries n’en sortiront pas plus riches et la degradation du tissu social se fera payee tres cher (couple en decalage total pour donner juste un exemple, sans parler des familles mono-parentales, a moins que l’ecole n’ouvre aussi les dimanches ??).

                        La "liberte" de travailler le dimanche, c’est surtout, quand y on regarde de plus pret, la "liberte du renard dans la poulailler". Il ne suffit pas de mettre le mot "liberte" pour que cela soit synonyme de progres. L’immense majorite des gens prefererait sans aucun doute, s’ils avaient vraiment le choix (donc hormis les cas cite ci-dessus), avoir un jour de repos hebdomadaire en commun avec leurs amis, leur famille.

                        Les cas de travail le dimanche doivent rester l’exception et l’objet d’amenagement au cas par cas selon les structures (je travail moi meme les WE, environ 1 semaine sur 5, ca reste globalement gerable).


                      • Yohan Yohan 13 octobre 2008 16:43

                        C’est bien d’évoquer le progrès social. Faut-il encore préciser que le progrès social ne va pas de soi. 
                        Il est venu du travail des anciens, des fruits de la croissance des trente glorieuses et du travail de mecs comme Maxim. Ce progrès social n’est donc pas éternel non plus et dépend de la richesse d’un pays. 
                        Donc on ne peut pas rester là comme un gland en espérant qu’il continue d’augmenter et de perdurer comme par enchantement.


                      • foufouille foufouille 13 octobre 2008 17:41

                        maxim reve de crever en travaillant...........


                      • el bourrico 13 octobre 2008 14:52

                        Ca m’agace.

                        Je ne vois pas pourquoi sous prétexte que quelques uns n’ont rien contre le fait de travailler le Dimanche (ou de faire travailler les autres), nous serions tous contraints de la faire.
                        Si certains veulent y aller, qu’il y aillent, mais qu’ils en viennent pas me les casser avec ça, sans quoi ils seront bien reçus.
                        Ceux qui parlent des grandes surfaces, savent ils que c’est plus ou moins forcé ? que si on y va pas on va être mal vu et faire parti du prochain lot de licenciement ? Que certains métiers sont tellement sous payés que certains n’ont pas le choix ? Et ceux qui parlent du BTP n’ont jamais du bosser la dedans pour oser dire un truc pareil. Heureusement que le ridicule ne tue pas, ce serait l’hécatombe ici.

                        Bref, toujours autant un grave déficit de neurones chez certains.


                        • el bourrico 13 octobre 2008 14:55

                          @ Maxim

                          Si tu as envie de passer ta vie à bosser 7 jours sur 7, très bien, mais sans moi, la vie c’est pas fait pour bosser comme un con, c’est fait pour vivre. Le boulot n’est pas un but dans la vie, c’est un moyen.
                          Tu connais cette phrase ? il faut travailler pour vivre et non vivre pour travailler.


                        • Philippe D Philippe D 13 octobre 2008 15:58

                          Les POUR vs Les CONTRE.

                          Est-ce encore la bonne façon de poser le problème ?


                          - Il y a belle lurette que le repos dominical n’a plus aucune connotation religieuse ( Journée consacrée à Dieu, dans notre république laïque ? )

                          - Il y a des français qui sont prêts à troquer un jour de semaine libre contre 1 dimanche travaillé et mieux payé. Célibataires, couples sans enfants, divorcés n’ayant leurs enfants qu’un week-end sur 2 ou 3 et préférant aménager des longs week-ends (Vendredi-Samedi-Dimanche) etc, les exemples sont nombreux de personnes pour lesquels l’avantage serait certain.

                          - Dans de nombreux métiers il n’y aurait aucun intérêt à envisager le travail le dimanche, la question ne se poserait même pas pour la majorité d’entre nous.

                          Franchement il n’y a pratiquement plus aucun problème pour trouver des gens qui acceptent librement de travailler le dimanche. Le blocage subsistant est donc avant tout une posture dogmatique de certains, le refus de lacher un "avantage acquis", un symbole qui vaut plus par cette force symbolique que par une réalité vécue.

                          Mais si cela se fait sur la base exclusive du volontariat associé à un avantage financier, il y a de fortes chances pour qu’il y ait beaucoup plus de volontaires que de possibilités réellement offertes.
                          Pour une "Marie" ou une "Catherine" citées dans l’article on trouvera autant de "Gertrude" ou de "Jean-Paul" qui auront un avis différent. Et pourquoi donc ceux-ci se soumettraient-ils ad vitan eternam à la volonté des Maries ou des Catherines.


                          • Christophe Christophe 13 octobre 2008 17:21

                            @Philippe D,

                            C’est marrant que vous puissiez relever les vendredi, samedi et dimanche comme de longs week-end, alors qu’il existe aussi le pendant des contrats VSD où des salairés, même dans l’industrie, ne travaillent que les vendredi, samedi et dimanche (environ 30 heures). Cela existe depuis plusieurs décennies ; et ces accords sont donc signés par des organisations syndicales.

                            Comme quoi, le dimanche n’est pas un jour non travaillé en France !

                            Le but d’une telle loi n’est pas de permettre le travail du dimanche puisqu’il existe déjà, même dans l’industrie. Mais alors où est l’objectif ? De le généraliser ? De ne plus le voir être cadré par des législations contraignantes ?

                            Lorsque vous parlez des gens qui font un choix libre, de quelle liberté parlez-vous ? Celle qui est lié à l’obligation (par nécessité) de gagner plus pour pouvoir subvenir à ses besoins élémentaires ? Ce n’est pas là de la liberté, cette valeur s’accomode mal des choix contraints ! Mais il existe peut-être des choix qui sont fait librement, mais est-ce vraiment la majorité ?

                            Vous me semblez bien parler de liberté à la légère. Bien sûr que beaucoup d’étudiants sont favorables au travail le dimanche pour leur permettre d’augmenter leurs revenus, sans quoi, la vie est pour eux une vraie galère. Bien sûr que nous pouvons créer des sociétés à fortes contraintes laissant croire que la liberté consiste à restreindre ou éliminer ces contraintes ; mais cette influence extérieure ne permet pas, à mon sens, de parler de liberté. D’ailleurs, en parlant d’avantage financier, n’est-ce pas un avoeu de la contrainte qui s’y rattache ?

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