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Accueil du site > Actualités > Société > Les infiltrés en maison de retraite

Les infiltrés en maison de retraite

David Pujadas présentait mercredi 22 octobre un reportage suivi d’un débat sur la maltraitance ordinaire en maison de retraite. Les images filmées du reportage étaient volées à l’aide d’une caméra cachée que portait une journaliste déguisée en stagiaire. Le but de cet article n’est pas de susciter une discussion journalistique autour de cette pratique, mais d’éclairer les propos échangés lors du débat pour informer les lecteurs non initiés au médico-social. 

Au cours du débat, mais surtout vers la fin, il fut question de termes techniques comme "convention tripartite", "EHPAD", "convergence tarifaire" qu’il faudra expliquer. Des arguments contradictoires se sont aussi fait entendre dont il faudra faire la part des choses.

D’emblée, précisons que pour un professionnel aguerri du social, le reportage n’apprend rien, strictement rien de plus qu’il ne sache déjà. La seule nouveauté a consisté à mettre en images (volées) des informations connues depuis toujours. Les responsables d’établissements sur le plateau ont d’ailleurs souligné ce fait. L’insuffisance d’encadrement, la faible formation des personnels, leur démotivation et leur stress, la rigueur des budgets, la carence familiale, etc. Tout cela est connu. Faisons donc le point sur la politique vieillesse de la France.

Les choses se sont beaucoup améliorées ces dernières années. Les hospices se sont transformés en maisons de retraite ou autres établissements plus dignes que par le passé. Un plan de bientraitance s’est mis en place ainsi que des conventions tripartites pour médicaliser les maisons de retraite et ainsi permettre la prise en compte de la montée de la dépendance. Toutefois, la France fait figure de cancre en Europe en matière de prévision du vieillissement de sa population. On l’a constaté en 2003 quand 15 000 personnes âgées sont décédées à cause de la canicule faute de mise en place préalable d’un dispositif de prévention. L’attitude du ministre d’alors qui ne renonça pas à ses vacances au soleil pour revenir en urgence malgré l’hécatombe témoigne de l’esprit d’oubli des Français à l’égard de leurs aînés parqués dans les maisons pour vieux. A la suite de cela, il y eut une prise de conscience qui aboutit à la création d’une Journée de solidarité et d’une caisse pour récolter les fonds générés par cette Journée.

Lors du débat, Valérie Létard, la secrétaire d’Etat chargée de la solidarité, a mis un point d’honneur à évoquer la fermeture décidée en 2007 de 100 établissements non conformes. Mais, selon les directeurs de maisons de retraite, ce sont plus de 300 établissements qui devraient faire l’objet d’une fermeture d’urgence. On ne se résout cependant pas à les fermer pour une raison bien simple : on ne pourra pas recaser les résidents puisque le système d’hébergement est parvenu à saturation.

Valérie Létard a aussi évoqué son plan de bientraitance qu’elle a présenté le jeudi 16 octobre. Les principales mesures de cette opération "bientraitance des personnes âgées", sont :

La multiplication des contrôles inopinés : les contrôles doivent passer dans l’avenir de 50 à 80 %, la saisine du procureur de la République et l’ouverture d’une enquête administrative et judiciaire chaque fois que nécessaire. Cette mesure est souhaitable car les contrôles des inspecteurs DDASS sont la plupart du temps annoncés et organisés ; elles sont surtout l’occasion de rencontre entre professionnels pour mettre du liant dans les relations, mais cette rencontre interprofessionnelle (qui se clôt souvent autour d’un repas) ne prend pas assez en compte les résidents. Le gestionnaire d’association de maisons de retraite invité par Pujadas a évoqué une piste intéressante : recentrer les contrôles des DDASS sur les établissements qui posent de vrais problèmes. Il a rappelé qu’un rapport de la Cour des comptes de 2005 a mis au jour l’insuffisance de ces contrôles.

L’instauration d’une procédure "d’autoévaluation des pratiques de bientraitance". "En l’absence d’autoévaluation ou en cas d’incohérence évidente dans le remplissage du questionnaire, l’établissement fera l’objet d’une enquête-flash", plus légère à mettre en œuvre qu’une inspection classique, à partir de critères simplifiés en cours d’élaboration. La formule est intéressante ; elle permet d’alléger et d’accélérer les contrôles.

A propos des contrôles, la secrétaire d’Etat a tenu à souligner que la moitié d’entre eux ne sont pas programmés à l’avance. Il s’agit des contrôles faisant suite à des signalements. Si ces interventions sur place ne prennent pas la forme de visites-surprises, elles revêtent un caractère particulier puisqu’elles reposent sur une mise en cause de l’établissement qui est conduit à se justifier, ce qui plus poussé qu’une visite de courtoisie et de routine.

Un effort de formation : quelque 132 millions d’euros seront réservés à la formation de 250 000 professionnels en trois ans, à l’aide de 20 000 formateurs (soit deux par établissement).

Une nouvelle campagne de communication sur le 3977, numéro d’appel contre la maltraitance des personnes âgées lancé en février 2008.

Ce plan a essuyé quelques critiques de la part de l’Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA) qui parle de déclarations d’intention contredites par les faits, à savoir le budget, les "moyens ridiculement faibles" prévus dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2009.

Qu’en est-il ? Ce budget est en hausse de 4,5 % alors que le nombre de personnes âgées fragilisées augmente de 7 % par an. La convergence tarifaire va autoriser le ministère à rabaisser au niveau des tarifs plafonds les tarifs des établissements qui les dépasseront. Les responsables d’établissements d’Île-de-France, présents sur le plateau télé ont exprimé leur inquiétude de voir leurs effectifs réduits pour se mettre à un niveau plus proche des établissements moins bien dotés. En effet, le ratio moyen est de 4,5 agents pour 10 personnes âgées. Or, ces établissements bénéficient d’un ratio de 10 pour 10. Ils vont devoir se restreindre dans un souci d’équité de l’ensemble des établissements.

Avec le budget PLFSS 2009, il est demandé aux gestionnaires d’EHPAD (établissement d’hébergement de personnes âgées dépendantes) d’adapter leurs charges à leurs ressources, et non plus l’inverse. Ces gestionnaires devront donc réduire l’embauche ou rémunérer moins leurs salariés, et/ou accroître le "reste à charge" supporté par les personnes hébergées. Ce reste à charge correspond à ce que la famille, ou à défaut l’aide sociale, doit payer une fois affectés 90 % des ressources (pensions de retraites, revenus fonciers, revenus de capitaux) de la personne âgée au paiement de ses frais. Selon les professionnels présents à l’émission, la participation des résidents couvre 60 % du coût qui est en moyenne de 1 700 euros par mois.

Valérie Létard a évoqué ce "reste à charge" qui pose problème pour les familles (les enfants sont obligés alimentaires de leurs parents), mais on voit que les efforts du gouvernement pour réduire cette part risquent d’être sérieusement compromis par les effets du nouveau budget PLFSS.

Si le "reste à charge" pose question, il serait bon de s’arrêter aussi un peu sur le "reste à vivre" des résidents, c’est-à-dire sur leur "argent de poche" (ancienne dénomination, plus adaptée que la nouvelle formule qui est assez macabre...), autrement dit la somme résiduelle après déduction de leurs remboursements. Ce "reste à vivre" est souvent ponctionné pour des dépenses de médecine en ville ou autres charges, ce qui réduit la part d’autonomie de la personne âgée. Or, l’argent, c’est aussi le nerf de l’autonomie. Un peu dans le même ordre d’idée, la confiscation des papiers d’identité dont se plaint un pensionnaire dans le reportage n’aide pas la personne à sauvegarder son autonomie et son intégrité.

Au cours du débat, il a aussi été question de revaloriser les métiers pour les rendre plus attractifs car il ne sera pas suffisant d’améliorer les méthodes et les formations (comme la technique "humanitude" qui nous vient du Québec) si les personnels sont mal rémunérés et déficitaires.

Enfin, le sujet qui faisait débat - la maltraitance en maisons de retraite - ne doit pas faire oublier les maltraitances au domicile, question pour laquelle les propositions du gouvernement se font attendre. La secrétaire d’Etat a préféré ouvrir l’angle de vue sur la perspective de la réforme prochaine dite du "5e risque" qui prévoit la prise en charge des dépendances par la Sécurité sociale.

Nota bene : Dernière nouvelles :

La maison de retraite du reportage de France 2 a été identifiée par les services de l’Etat. Il s’agirait d’un établissement situé à Saint-Jean-les-Deux-Jumeaux (Seine-et-Marne).
 

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36 réactions à cet article    


  • morice morice 24 octobre 2008 11:06

     Avec ce reportage, c’est le début de la télé trash : le syndicat des journalistes l’a clairement dit  : il est contre. Contre Pujadas et sa course effrénée à l"audience.... il tire la télé publique vers le bas, c’est une évidence...

    "Bâtir un concept d’émission sur des exceptions est à la fois dangereux et choquant", écrit le SNJ.

    Je pense de même..Surtout si le gouvernement s’en mêle : la première a retrouver l’adresse a été qui, à votre avis ??? la presse ?? même pas.

    Pujadas REVE de devenir une star. Pire, il le dit. France 2 n’a pas besoin d’un Playmobil pareil...


    • La Taverne des Poètes 24 octobre 2008 11:26

      Télé trash, je ne pense pas. Au pire, on peut acuser Pujadas de courir après l’avance qu’a prise Internet, plus réactif. Voire de briguer un poste sur une chaîne privée, étant donné que ça va licencier dans le public.
      Mais Télé trash, non. Ou alors, il faut considérer que l’Abbé Pierre fut le pionnier en 1954 de la Télé trash !
      Quant à Apathie, il joue le jeu du Pouvoir en critiquant sans limites cette façon de faire du journalisme. Ce qui le dérange peut-être, c’est que ces reportages vont gêner le gouvernement, la presse people, et autres sphères non exemptes de critiques qui ne seront que mieux étayées par les images chocs.


    • Zalka Zalka 24 octobre 2008 14:26

      Yep, de la télé trash. Car c’est bien connu, si on prévient de l’arrivée de caméra, les gens de changent pas de comportement. La bonne blague.

      Ce qui rendrait trash les reportages, ce n’est pas la caméra cachée, mais des montages partials.


    • Allain Jules Allain Jules 24 octobre 2008 15:09

      @Morice,

      Pujadas est certes un peu con, c’est mon avis, mais, aujourd’hui, j’ai l’impresion qu’il se met en danger tout seul.

      Je suis sûr que le ppuvoir en place ne va pas aimer et par conséquent, ce mec va certainement faire ses bagages pour ailleurs......TF1, Direct8, M6 ????


    • christophe 24 octobre 2008 11:35

      Je trouve que cette émission à au moins le mérite de ne pas laisser indifférent devant des problèmes de société qui ont besoin d’être débattus.
      En 2008, en France, pays des droits de l’homme, à la tête de l’Europe, nous devons faire évoluer plusieurs points, mais pour celà il faut ouvrir les yeux des français et les mettre face à leur problème, merci Les infiltrés ! C’est une bonne solution.

      Contrairement à ce qui est dit "Bâtir des articles sur des exceptions est à la fois dangereux et choquant", il ne s’agit pas d’exceptions mais seulement d’une maison de retraite en service où vous ou quelqu’un qui vous est proche pourrez finir ses jours !

      Egalité, de la FRATERNITE et liberté,

      Merci


      • La Taverne des Poètes 24 octobre 2008 11:39

        Lien utile : Sur Libération, ce témoignage d’une infirmière de nuit à propos du reportage diffusé le 5 octobre sur France 3.


        • Sébastien Sébastien 24 octobre 2008 12:51

          Cette emission a ete tournee au senat ?


          • foufouille foufouille 24 octobre 2008 12:51

            rien de nouveau
            ca fait longtemps que les maisons de retraite sont des mourroirs qui rapportent beaucoup a qquns
            sur la 6, il y en a avait deja eu un dans le meme genre
            ca avait rien fait bouger


            • La Taverne des Poètes 24 octobre 2008 13:13

              Mais cela fait aussi longtemps maintenant que l’on mène des politiques et que l’on met les moyens pour que les choses s’améliorent. Bien sûr il faut continuer, aller bien au-delà en matière de formation, d’information, de meilleure répartition des moyens, de renforts budgétaires, d’implication des familles et de bénévoles.


            • Halman Halman 24 octobre 2008 13:33

              Foufouille, renseignez vous, les mouroirs cela n’existe que dans le vocabulaire des anciens d’il y a un siècle.

              Tous les hopitaux de gériatries se sont mis aux normes des hopitaux depuis plus de 20 ans.

              Ce sont des hopitaux, les mouroirs avec leurs salles communes et les patients séparés par un simple rideaux, seuls les collègues retraités s’en rappellent dans leur jeunesse.


            • foufouille foufouille 24 octobre 2008 14:16

              j’en connais qu y bosse
              les vieux sont gaves de cachets donc mourroir
              on attend que tu creve tout en faisant fonctionner le systeme


            • srobyl srobyl 24 octobre 2008 17:42

              D’accord avec cette opinion, Foufouille. Les vieux sont parfois tellement imprégnés de ce qu’on appelle des "modérateurs de comportement" qu’il n’y a plus besoin de rideaux : ils sont isolés mentalement les uns des autres. La clé du problème, c’est bien sûr la formation, mais aussi un recrutement suffisant en personnel. On peut comprendre certaines pratiques un peu expéditives dès lors que les aide-soignantes sont en nombre insuffisant (temps pour la toilette, par ex ;) J’ai même vu dans un de ces établissements il y a une dizaine d’années, des pensionnaires enfermés dans une salle, avec une porte bloquée par un balai. Les fonds récoltés grâce à la journée de solidarité permettront peut-être d’utiliser des aspirateurs ? 


            • appoline appoline 24 octobre 2008 18:16

              @ Foufouille,

              Ce qui se passe dans certains hospitaux et maisons de retraite est encore pire que ce que les gens soupçonnent. Effectivement, on ne donne pas à manger aux vieux (et j’utilise ce mot sciemment) on les gave, on ne les met pas aux lits : on les jette au lit. Comment voulez-vous qu’une femme de 50 kgs, arrivent à coucher un individu qui fait 2 fois son poids ; ne parlez pas des lèves-malades car avec X résidents à mettre au lit, pas le temps de se servir de cet outil rébarbatif.
              Après plusieurs sermaines dans ce type d’institution, le personnel est lessivé, démotivé car dans beaucoup d’établissement la direction ne se gêne pas pour s’en mettre plein les poches. Alors le personnel s’aigrit, cancane et bouscule, rebouscule quand les vieux ne vont pas assez vite, quand ils ne filent pas doux. Ils ont peur ces vieux qu’on les mette dehors alors, rares sont ceux qui se plaignent à leur famille, après tout rapidement la maison de retraite devient leur "chez eux". Le personnel soignant n’est pas tendre et quelquefois sème la terreur. La maltraitance a toujours existé et maintenant plus de vocation chez le personnel paramédical, juste la possibilité de bosser, la porte est ouverte à certains comportements proche du sadisme : d’ailleurs en parlant de porte, il ne faut pas voir ce qu’il se passe derrière celle-ci, une fois que les familles ont quitté certaines institutions. J’ai vu, j’ai vécu et je suis bien vite partie.


            • foufouille foufouille 24 octobre 2008 21:53

              tout a fait d’accord c’est un tout
              je dis juste ce qu’on m’a dit
              il parait que meme si c’est pas pour les pauvres c’est pareil
              on peut se poser des questions, car 1500/mois c’est plus que le smic
              une aide menagere est bien moins cher, meme en cheque emploi service
              alors ou va ce pognon ?


            • Halman Halman 24 octobre 2008 13:17

              Ce qui ne choque personne c’est qu’il est interdit, que ce soit par respect du patient que par secret professionnel, de filmer à leur insu des patients.

              Cette méthode est scandaleuse et ne reflete pas la réalité des hopitaux de gériatrie.

              Des agents incompétents en gériatrie, cela devient exceptionnel, même les agents embauchés pour l’été pour remplacer les aides soignantes qui prennent leurs congés sont formés lors d’une journée de "présentation".

              Ceux qui ne font pas l’affaire, ceux dont se plaignent les agents et les cadres, sont virés à la fin du mois, voir le jour même et remplacés par un autre. La liste des candidats est longue au service du personnel.

              Vous aimeriez vous que votre mère hospitalisée, dans un état de grave avancement des maladies d’Alzheimer et de Parkinson soit diffusée sur les chaines sans que vous soyez au courant, sans qu’elle se rende compte de quoi que ce soit ?

              Non bien sur.
              Il existe des familles carément paranos qui prennent des photos dans le service à l’insu du personnel. Bien sur c’est illégal et la plainte qu’ils portent se retourne contre eux.

              Souvent ce sont ces familles elles mêmes qui sont à l’origine de comportements insuportables, (manque de respect de la personne hospitalisée, harcellement du personnel, inquisition, critique permanente, manque total d’hygiene (ça s’allonge sur le lit de la patient infectée et ça ne leur pose aucun problème et ça hurle contre le personnel pour des soi disant fautes professionnelles alors qu’eux mêmes sont parfaitements incompétents, etc)), provoquant l’impatience et l’énervement du personnel et des cadres, sans compter la panique provoquée chez les autres patients qui se demandent ce qu’il se passe. Inquiets, paniqués, ils retombent dans leurs dépressions, leurs fatigues cardiaques et on met des semaines à les remonter et à les remettre en état de sortir, de retourner à leur domicile.
              Ainsi, ces familles et ces journalistes, par leurs comportements irresponsables, provoquent des semaines supplémentaires d’hospitalisations des patients.
              Bien sur ils ne comprennent pas et concluent qu’ils ont été mal soignés, que le retour à domicile était prévu pour telle date mais est retardé de plusieurs semaines, que cela leur coute encore plus (à la sécu encore plus) et ça se retourne contre l’hopital.

              Les aides soignantes en gériatrie sont largement en sous effectifs, font des dépressions et des infarctus parce qu’ils ont parfaitement conscience d’être totalement dépassés physiquement et moralement, mais ces familles et ces journalistes se retournent tout de même contre eux. Leurs mettent les tors sur le dos.

              Ce genre de film désespèrent les aides soignantes qui sont en colère, ayant parfaitement conscience que l’opinion est encore plus remontée contre elles.
              Espérons que les gens seront plus intelligents que cela et comprendront que le réel problème est un sous effectif gravissime dans les hopitaux de gériatrie.

              A chaque fois que ce genre de film est diffusé, il y a deux types de comportements des familles dès le lendemain. Celles qui comprennent et qui compatissent, et les pires, les obtues qui ne cherchent pas à comprendre et qui deviennent encore plus agressives et insuportables envers les agents.

              Que se soit du Pujada ou pas on s’en fout, le problème n’est pas là.

              Ce qui est curieux, c’est que des journalistes qui diffusent une vidéo de ce genre, cela fait scandale dans le Landernau franco français, mais quand des aides soignantes témoignent sur les forum internet, on leur répond par le mépris, par des "vos sources ?", "vos statistiques ?", "qu’en savez vous vous êtes médecin ?"



              • foufouille foufouille 24 octobre 2008 14:20

                sur le blog des infirmieres (lien de taverne)
                ils disent le contraire
                la vie n’est pas le monde des bisounours


              • appoline appoline 26 octobre 2008 14:34

                @ Halman,
                Le monde médical a fait sont propre tord. Tous les moyens sont bons pour faire connaître au public et aux autorités ce qui se passe dans certains hospitaux et maisons de retraite. Que cela pertube ou non, le principal est que les maltraitances contre nos plus faibles cesse.


              • morice morice 24 octobre 2008 13:21

                 

                par Halman (IP:xxx.x8.239.24) le 24 octobre 2008 à 13H17 
                 
                Ce qui ne choque personne c’est qu’il est interdit, que ce soit par respect du patient que par secret professionnel, de filmer à leur insu des patients. 

                Cette méthode est scandaleuse et ne reflete pas la réalité des hopitaux de gériatrie. 

                bien dit.

                • Marc P 24 octobre 2008 14:40

                  Bon topo taverne, sauf que selon mon expérience, la ministre est mal informée ou dans le déni...
                  les contrôles inopinés ne sont pas systématiques suite à signalement... loin s’en faut, puisqu’une demande d’explication écrite est envoyée à l’intéressé en charge de l’établissement ou à un tiers souvent proche de l’intéressé en question...

                  Une telle désinformation nuit à une bonne appréhension de la situation...

                  ensuite l’omerta n’est pas la règle mais pas loin, nombre de victimes ou témoins, résident, parent du résident ou membre du personnel sont incapable de formuler leur témoignage ou encore sont terrorisé à l’idée de représaille en cas d’absence d’anonymat... ce sont des gens un peu téméraire, ou notable ou encore dont le parent est décédé qui se résolve à faire le signalement (de meêm que des employés en fin de mission)...

                  Le problème est que comme l’hopital, la MR est souvent le 1er employeur de la commune , autrement dit l’usine "du coin" raison pour laquelle tant de personnes y travaille sans vocation d’ASH, AS à priori et la pénibilité des conditions comme vous dites ne favorise pas une vocation tardive en cours de pratique...

                  Enfin cela a été dit une formation ne suffit pas... Il s’agit d’une véritable révolution des esprits... comme ils ont dit en france, il faut sans arrêts rappeler que le bébé comme l’ancien sont dfes personnes...

                  Les méthodes dont ils parlent ( Canadiennes) reprennent les explications d’Erving Gogffman (Toronto), fin des années 70...

                  Comme vous même je considère que si le procédé est détestable on peut espérer que cette apocalypse pour les décideurs donnera lieu un un aggiornamento digne de ce nom et de ce temps... Cela nous fait payer plus de 20 ans d’impéritie en humanitude ou humainement parlant tout simplement...

                  de pklus des efforts considérables ont été déployés par antenne 2 pour ne pas stigmatiser l’établissement... Il n’était pas nécessaire que vous le citiez...

                  Bravo pour l’article...

                  Marc P


                  • La Taverne des Poètes 24 octobre 2008 15:18

                    La ministre n’a pas vraiment dit que les contrôles inopinés sont systématiques après un signalement. Elle a dit les choses plus habilement, déclarant que dans ces cas ce n’étaient pas des visites programmées comme à l’ordinaire. Dans mon article, j’ai tenu compte de cette langue de bois diplomatique...


                  • Marc P 24 octobre 2008 15:40

                    Merci Taverne,

                    Peut être ai je mal compris Taverne, mais la version écrite existe de l’info officielle et elle prétend que les signalements donnent lieu à des contrôles inopinés... La seule chose que je n’ai pas envie de vérifier est si le mot "systématique" ou systématiquement " figure, car cela relèverait alors d’une mauvaise fois cruelle à l’égard des victimes... Evidemment il s’en suivrait que la statistique indiquée est une tromperie délibérée...

                    bien à vous...

                    Marc P


                  • Dolores 24 octobre 2008 16:12

                    Ce qui est scandaleux dans l’histoire ce n’est ni le traitement journalistique ni les méthodes employées,
                    mais le traitement indigne qu’on inflige aux personnes âgées.
                    Le deuxième scandale est qu’il ne faudrait pas en parler parce que certains pensent que ces "révélations" sont "trash".
                    Les journalistes qui se présentent comme tels pour un reportage dans une de ces maisons de retraite se voit éconduit : "circulez, il n’y a rien à voir".
                    S’il n’y avait rien à cacher, elles ouvriraient leurs portes. Dans un monde clos on peut agir à sa guise et les "contrôles" de la DASS qu’on nous a montré sont ridicules : on regarde les frigos, les locaux mais ON NE SE PREOCCUPE PAS DES PERSONNES.

                    C’est un peu comme si, à partir du moment où elles mettaient le pied dans une de ces maisons, les personnes âgées cessaient d’exister, comme si elles étaient déjà mortes ou devenues des objets inanimés mis à l’écart qu’on traite sans ménagement.
                    On les dépossède de leurs papiers et de leur dignité et le manque de respect de l’être humain devient la règle.

                    A partir du moment où l’on devient "inutile" attendons nous à subir des maltraitances verbales et physiques.

                    Il paraît que tout le monde est au courant, mais personne ne fait rien pour y remédier.

                    Pire, il ne faut pas en parler sous peine de faire du journalisme "trash", ou alors à mots couverts, parce que dans l’histoire, c’est cela qui est important, pas les petits vieux !

                    Notre société est vraiment idéale par son humanisme !



                    • Annie 24 octobre 2008 16:26

                      Encore faut-il définir la maltraitance. Personnellement j’inclurai le manque de soins ou une hiérarchisation des soins qui fait que des soins importants mais pas essentiels sont négligés, faute de temps, d’argent , de formation etc.
                      Mais la maltraitance des personnes âgées, handicapées en milieu hospitalier ou à domicile est une réalité, qu’il est important de mettre en évidence, si cela peut conduire à une augmentation des moyens, du soutien et de gens mieux formés.
                      Pour les programmes télé, je suis plutôt pour, mais il faut des sauvegardes. Certainement protéger l’anonymat des patients ou des personnes âgées, protéger ce qui leur reste de dignité et c’est tout à fait possible puisque cela se fait déjà dans certains pays ; 
                      Il y a eu en Angleterre des années de débat sur l’institutionnalisation du racisme dans les forces de police. Il a fallu un documentaire télévisé d’une heure avec un journaliste infiltré parmi des policiers filmés à leur insu, pour faire adopter des lois dans ce domaine. Comme dirait parismatch, le choc des photos. 
                      Mais il faut faire extrêmement attention à la surenchère et aux mises en scènes.
                      Je suis tout à fait d’accord avec Dolorès, le scandale serait de ne pas en parler.


                      • foufouille foufouille 24 octobre 2008 17:06

                        on devrait faire pareil en france, infiltrer les flics ...............


                      • Grasyop 24 octobre 2008 16:33

                        Ce qui m’a choqué dans le débat consécutif au reportage, c’est avant tout le déni de la secrétaire d’état, qui s’est empressée d’affirmer qu’heureusement la grande majorité des établissements ne ressemblaient pas à celui du reportage, et que ce dernier allait être identifié et sanctionné, alors que tous les autres intervenants étaient d’accord pour dire que l’établissement filmé avait un fonctionnement similaire à 70% des établissements !

                        Comment peut-on progresser si on est dans le déni de la réalité ?!


                        • Grasyop 24 octobre 2008 16:58

                          Je trouve très bien que cette émission attire l’attention des gens sur la vie de leurs aînés. Malheureusement, elle arrive dans une période d’actualité chargée, et risque donc d’être rapidement oubliée, de n’avoir aucune conséquence.


                          • morice morice 24 octobre 2008 21:55

                             par foufouille (IP:xxx.x1.68.46) le 24 octobre 2008 à 17H06 

                             
                            on devrait faire pareil en france, infiltrer les flics ...............

                            ça s’appelle l’IGS.

                            • morice morice 24 octobre 2008 22:01

                               Si quelqu’un à une lanterne, je veux bien préparer le nœud coulant pour Pujadas. Ce gars ruine la notion de journaliste du public et veut devenir l’Ardisson du JT.. bientôt, il va nous faire lunettes noires à 20 heures. Certains tirent le PAF vers le bas, avec Pujadas la France s’est découvert un bathyscaphe audiovisuel . Bientôt, le JT en direct de la fosse des Mariannes. Si ça le tente, je sabote le bazar et il reste au fond. Combien de tems d’oxygène ? Bah, le temps d’une dernière émission trash...

                              Evidemment je rêve. C’est pour rire. Quoique, parfois...


                            • foufouille foufouille 24 octobre 2008 22:27

                              essaye d’appeler ton IGS quand les flics se deplace pas pendant 15jrs
                              ta plainte ira direct poubelle


                            • Patperrin 25 octobre 2008 08:21


                              En 2006, le livre "on tue les vieux" aux Editions Fayard écrit par des médecins dénonçait déjà ce scandale en parlant de « génocide silencieux » pour les 20 000 décès annuels évitables et les terribles conditions de vies de dizaines de milliers de personnes âgées.
                              Car la France à trois fois moins de personnels que ses voisins Européens pour entourer les personnes âgées ou les handicapés ( mais pourtant les plus forts prélèvements obligatoires....)

                               

                              M. Pujadas devrait savoir que les seules données de santé publiques médiatisables sont les victimes de la routes ( 1,2 % des causes de décès tous transports confondus) et que toutes les autres, qui sont les plus nombreuses mais qui relèvent de la responsabilité des pouvoirs publics, doivent être passées sous silence.

                               

                              Ainsi on favorise la surmédiatisation de tel médecin qui parle des victimes de la route mais on mute pour le faire taire le Dteur Pelloux qui dénonce le manque de moyens aux urgences…
                              Pas plus qu’il est convenable de rappeller que la France est lanterne rouge mondiale (au niveau de la Turquie) pour le nombre de scanners et d’irm dans ses hôpitaux alors que le cancer à tué 1,5 millions de Français en 10 ans.

                              Allons, allons, M. Pujadas ! Vous ne respectez pas le loi établie qui vous oblige a ne communiquer que les données de santé publiques culpabilisatrices , comme la route ou la mal bouffe, pour mieux étouffer ce qui relève de l’état. Et ça, c’est pas bien...

                               


                              • L'enfoiré L’enfoiré 25 octobre 2008 08:33
                                Salut Taverne,
                                 
                                 Je n’ai pas pu regarder l’émission mais j’en avais été informé par celle de Drucker.
                                 Chez nous, les maisons de retraites s’appellent plutôt des « homes » ou même « seigneurie ».
                                 Peut-être pour garder l’idée de « home sweet home » ou pour revenir au bon vieux temps des seigneurs.
                                 Bientôt va sortir un film « Les Vieux sont nerveux ». D’après le scénario cela pourrait être intéressant. Le désoeuvrement est de plus en plus mal vécu dans ces maisons qui accueillent les personnes qui n’ont pas nécessairement un âge pour se mettre dans un fauteuil devant la télévision. Un problème important de santé et ne plus pouvoir vivre seul et c’est la solution adoptée. Les enfants ne sont pas à blâmer, ils ne peuvent plus assumer la prise en charge dans le petit appartement qu’ils louent avec difficulté. Et puis, quand on doit travailler plus et qu’il y a la génération qui suit… il faut choisir ;

                                 Je connais une personne qui a un ordinateur dans sa chambre mais elle est la seule de ce home n question. Quand on vit de 3 à 5 fois vingt ans, il y a de quoi réagir différemment que par le passé. De l’activité, voilà ce qui manque. Participer à la vie de tous les jours et rencontrer les autres pensionnaires. C’est ça le but. Le prix à payer est évidemment à prendre en considération. Il faut des infirmières et des personnes « rassemblant » les autres. Les pensions de retraite sont juste au dessus de ce qui est demandé pour la location de la chambre.
                                 De la maltraitance pure, je n’en ai pas de preuve, mais un relâchement des précautions et de l’attention dans le temps, je peux le confirmer. Le personnel est réduit ou moins qualifié que par le passé. On distingue maisons de soins ou non. Tout fait partie de la dévalorisation de la maison et des hommes. 
                                La fusion des enfants en bas âge et des vieux dans des visites courantes, une belle solution.
                                Ce ne serait plus des mourroirs mais de la regénération. 

                                • La Taverne des Poètes 25 octobre 2008 10:31

                                  On a introduit beaucoup de technologie dans les maisons de retraite : élévateurs, fauteuils électriques... et on a désinvesti l’humain. Le personnel communique avec le matériel et moins avec la personne. Sous prétexte que les forfaits soins ont monté -progrès indéniables dans la prise en charge de la dépendance -, on devrait réduire la présence et l’attention humaines (Il faut bien récupérer l’argent quelque part !).

                                  Les gestes automatiques formatés par les formations déshumanisent aussi en ce qu’ils ôtent toute spontanéité. L’automatisme bien rôdé vise à gagner le maximum de temps. Mais cette transposition des Temps modernes aux maisons de retraite conduit à traiter les gens comme des choses toutes pareilles. On passe le gant comme on visse le boulon.

                                  Pour compenser ces pertes, il faut évidemment impliquer davantage de présence humaine, spontanée, créatrice : famille, bénévoles, animateurs...


                                • L'enfoiré L’enfoiré 25 octobre 2008 14:14
                                  Taverne,

                                   Je suis d’accord avec toi sur certains points. Je peux même te dire que l’étape « technologie » n’est même pas arrivée dans toutes les anciennes maisons. Les nouvelles, cela faisait partie de l’investissement. Les anciennes sont descendues de catégorie, c’est tout.
                                   Je peux t’en parler, j’ai ma mère qui y est. Pourtant, essayer de trouver une place, c’est la croix et la bannière. Tu t’inscris sur des listes et tu es très content que l’on t’appelle parce qu’il y a une place qui s’est libérée. Les gens vivent plus vieux, je signale.
                                   Je ne dis pas que cela fait partie des « Temps modernes », il y a au contraire une « identification » des gens à problèmes et des autres. On sait comment réagir (ou ne pas réagir) en fonction de la personne à qui on a affaire.
                                  Alors, quand la sonnette est actionnée, un peu trop souvent, on ne vient plus. Donc, pas d’automatisme, du tout, de la réaction drastique de l’habitude.
                                  La famille pour compenser les pertes ? Tu rêves. Je vois que tu n’as personne dans le cas. On vient voir le vieux ou la vieille par obligation, pour faire bien et pour le raconter par après, pour la BA.
                                  Non, je te dis qu’il n’y a que les enfants en bas âge (jusqu’à 6-7 ans) qui sont intéressés à 100%. C’est notre époque qui veut cela. Le temps libre, cela se compte au compte gouttes, alors, cela doit rester intéressant pour les deux interlocuteurs. Du donnant donnant. Désolé de te contredire. 

                                • Douzillac 25 octobre 2008 10:24

                                  Et la méthode Gineste-Marescotti à peine abordée dans cette émission, pas plus que dans cet article !
                                  Mais ce n’est pas le sujet !
                                  HUMANITUDE !!!


                                  • La Taverne des Poètes 25 octobre 2008 10:41

                                    Et "Fraternitude ! Fraternitude ! Fraternitude !", de la méthode Ginette Maladresscotti ?


                                  • pigripi pigripi 26 octobre 2008 13:12

                                    Je n’ai pas vu l’émission de Pujadas mais j’avais vu celle du 5 octobre sur Fr3 et j’avais déploré qu’elle fut diffusé si tard dans la nuit car elle était remarquable. Elle révélait au public ce que toutes les personnes qui ont rendu visite à des proches hébergés en maison de retraite ont pu constater : la désinvolture, la négligence, l’absence de respect, les maltraitances physiques et psychologiques.

                                    J’ai pu le constater moi-même dans deux maisons de retraite : l’une haut de gamme, l’autre standard. Tout ce qui a été montré dans ces reportages est rigoureusement exact. Malheureusement !

                                    Les conclusions de l’enquête de la 3 soulignaient que la cause des diverses maltraitances des vieux était avant tout une question de mentalité. La France ne respecte pas ses "vieux". Et ça commence bien avant la maison de retraite.

                                    Dans les entreprises, à partir de 45 ans, on est souvent écarté parce qu’on coûte trop cher et qu’on n’est pas sexy.
                                    Retrouver du travail à partir de 45 ans est une gageure. Nos compétences, notre savoir-faire , nos expériences ne semblent rien valoir face aux jeunes qui sont inexpérimentés mais plus maléables, coûtent moins cher en salaire et donnent une image -seulement une image- de dynamisme à l’entreprise.

                                    Dans les écoles où le prof est par contraste un vieux, l’irrespect règne au point qu’il débouche parfois mais trop souvent sur des violences verbales ou physiques.

                                    Dans les commerces quotidiens, la ménagère de plus de 50 ans est victime d’ostracisme. Ainsi, il m’est arrivé parfois d’être écartée de la file d’attente au profit d’une jeunesse, fille ou garçon, plus d’raguable.

                                    Dans le métro bondé, j’ai vu un monsieur proposer sa place à une jeunesse étincelante de 20 ans alors que près de lui je m’accrochais désespérément au poteau pour garder mon équilibre.

                                    Alors imaginez comment la société nous perçoit quand on avance en âge, qu’on devient dépendant et qu’on ne peut plus vivre chez soi.
                                    On nous perçoit comme une source de revenus. Et c’est pourquoi les maisons de retraite fleurissent, c’est un bon investissement.
                                    L’Etat considère les maisons de retraite comme une charge obligatoire qu’il est obligé de supporter à contre-coeur et à laquelle il accorde le minimum d’intérêt et de moyens. Il fait son devoir un point c’est tout.

                                    Les investisseurs considèrent les maisons de retraite comme une bonne source de revenus au même titre qu’un terrain de golf ou de la production pornographique. Pour eux, le contenu humain des maisons de retraites n’a d’intérêt que pour leurs brochures publicitaires.

                                    D’accord, les vieux vieux sont sales, puent, sont souvent chiants voire tyranniques, ils ne savent pas se débrouiller tout seul,s ils ne respectent pas les horaires du personnel quand ils mettent des heures à avaler leur panade et qu’il est temps de débarasser, ils chient et pissent au lit, ils sont moches quand ils enlèvent leur dentier pour le poser sur la table en évidence, ils racontent n’importe quoi dans leur délire sénile, ils ne sont pas obéissants et risquent s’échapper dès qu’on tourne le dos, ils crient et se disputent pour un oui ou un non, ils ressassent, ils dérangent car ils ont toujours besoin de quelque chose, ils vont sous la douche tout habillés et salopent le couloir quand ils en sortent dégoulinants d’eau, ils trouvent que la bouffe est dégueulasse, ils ne sont jamais contents, ils sont méchants, etc. etc.

                                    D’abord, tous les vieux ne sont pas conforme à ce tableau, ensuite qui sait ce que chacun de nous subira comme transfrormation avec l’âge ? Hé oui, la vieillesse est souvnet "un naufrage" et au lieu de se voiler la face, il serait nécessaire de comprendre et respecter une évolution inéluctable qui concerne chacune et chacun d’entre nous.

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