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Accueil du site > Actualités > Société > Les infirmières en colère contre France 2

Les infirmières en colère contre France 2

Polémique grandissante concernant un reportage diffusé au 20 heures de France 2 le lundi 18 février 2008 concernant « la vérité sur le salaire des fonctionnaires ».

Quel ne fut pas l’émoi de la communauté infirmière de découvrir le reportage de Jean-Paul Chapel intitulé : "Fonctionnaires qui gagne quoi ?"

C’est le lundi 18 février 2008 à 20 h 17 qu’un grand nombre de fonctionnaires se sont étranglés devant leur poste de télévision.

Le reportage est introduit par David Pujadas par ces mots : "Voici le plus précisément possible la vérité sur le salaire des fonctionnaires".

Premier exemple, celui des instituteurs (terme déjà désuet), puis vient celui des gardiens de la paix et enfin celui des infirmières.

Des chiffres absurdes ! Selon le reportage, un gardien de la paix débute à 2 133 euros alors qu’en réalité c’est plutôt 1 500 euros, et concernant le sujet qui nous intéresse, JP Chapel annonce qu’une infirmière débute à 1 802 euros net, primes comprises (!) alors qu’en réalité une infirmière débute à l’indice 322 correspondant à 1 396 euros avant primes et retenues qui bien souvent s’annulent.

Il est impossible, en ajoutant toutes les primes imaginables de la fonction publique hospitalière (travail de nuit (+ 1,06 euros/h), prime de dimanche/férié (45 euros), NBI (...) d’arriver à un résultat de 1 800 euros (qui correspond au salaire d’une infirmière après douze années d’ancienneté minimum, primes comprises).

Comment une erreur aussi grotesque a pu se glisser à une heure de si grande écoute ?

Quel journaliste ne vérifie pas ses sources ? Apparemment Jean-Paul Chapel.

Les grilles indiciaires connues de tous, disponibles sur une multitude de sites institutionnels et syndicaux, ont-elles échappées à ce "journaliste" ?

Le standard de France 2 saute, les forums internet sont pris d’assaut

Les professionnels infirmiers exigent un rectificatif pour les plus modérés, des excuses publiques, voire la démission du journaliste pour les plus blessés.

En effet, à l’heure actuelle, les luttes de la communauté infirmières peinent à se faire connaître du grand public, notre droit de grève étant sans cesse bafoué par les réquisitions abusives, une formation de 37 mois temps plein à laquelle on refuse la reconnaissance bac +3 (L dans le schéma LMD), des salaires misérables au vu des responsabilités exercées quotidiennement, des conditions de travail de plus en plus exaspérantes, un abandon de la profession pour toutes ces raisons. Rappelons que la durée moyenne d’exercice d’une infirmière est de douze années (!)

Il a suffit d’un simple reportage bâclé pour effectuer ce travail de sape auprès du plus grand nombre.

Malgré la multitude de messages transmis, la rédaction refuse toujours d’admettre son erreur et ne fait aucun rectificatif !

Pire, la rédaction se défend en disant que ses sources sont gouvernementales, donc apparemment du pain béni. Le ministère recontacté par France 2 se cacherait derrière son devoir de réserve pour ne pas répondre à la polémique.

Pire, Agnès Molinier, responsable du service économique et social à la rédaction, use d’une mauvaise foi déconcertante en expliquant que les chiffres énoncés sont une moyenne, alors que les grilles indiciaires et les primes sont communes à tous les agents de la fonction publique hospitalière : preuves à l’appui les bulletins de salaire des infirmières débutantes des quatre coins de la France transmises par fax à leur rédaction. On comprend par sa réponse qu’elle aussi est bien loin de maîtriser son sujet !

Nous attendions tous l’émission hebdomadaire du médiateur de l’information (Christian Marie Monnot) qui, à la fin de son émission, diffusa un droit de réponse de JP Chapel actuellement en vacances ("il a bien travaillé, il les a méritées ses vacances à courch’", ironiseront certains).

Celui-ci ne fait que répéter les arguments de sa rédaction : "source gouvernementale", "moyenne".

"Les personnes qui râlent se trouvent dans la partie inférieure de la moyenne, c’est pour cela qu’ils ne se retrouvent pas dans les chiffres !" Apparemment, il n’a toujours pas compris...

Christian Marie Monnot s’engage pourtant personnellement à revenir sur ce reportage dans une prochaine émission hebdomadaire (lorsque M. Chapel sera revenu de ses vacances). Dont acte.

La mauvaise volonté dans le traitement de ce dossier égratigne encore la crédibilité de la rédaction de France 2, certains s’autorisent même à penser que toute cette histoire est voulue car, étrangement, le lendemain, un reportage sur l’hôpital public recrutant 200 000 agents a été diffusé.

France 2 est-il à la solde du gouvernement qui cherche à faire croire qu’il rémunère correctement ses fonctionnaires ?

Enfin, nous aimerions faire réfléchir les journalistes qui nous lisent.

Sachez que, dans notre travail, une erreur de chiffre n’a pas du tout les mêmes répercussions que dans votre profession.

Un calcul de dose erroné, une posologie non respectée et c’est la vie humaine qui est en jeu, mais aussi également notre carrière professionnelle...

C’est peut-être pour cela que nous exigeons plus de rigueur dans le traitement de l’information nous concernant.


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28 réactions à cet article    


  • Cimballi 25 février 2008 12:31

    Apparemment vos chiffres sont aussi à revoir, j’ai une amie qui vient tout juste de prendre un poste d’infirmière en région parisienne et elle débute effectivement à 1800 E nets. J’avoue que j’étais même étonné car je m’attendais à un salaire bien inférieur (je ne dis pas pour autant que c’est le jackpot, jusque que je m’attendais à moins...). J’imagine par contre qu’en province les salaires sont sûrement moins élevés.

    Je ne m’étalerais pas sur la véracité des informations diffusées par France 2, je n’ai pas la télé...


    • Nozinan Nozinan 25 février 2008 12:42

      Le reportage énoncait les chiffres des Infirmières Fonctionnaires et non pas du secteur privé ! évidemment que les salaires du secteur privé sont plus élevés mais je vous met au défit de me trouver une infirmière débutante à l’hopital public en région parisienne à 1800 euros/mois...


    • Cimballi 25 février 2008 14:03

      Etablissement de type PSPH (Participant au service public hospitalier), mais je ne sais pas exactement ce que ça signifie. Une chose est sûre, les chiffres n’ont un sens que situés dans un contexte bien précis ! smiley


    • berms 25 février 2008 20:03

      euh dans le privé on gagne plus que dans le public............ !!!!

      ah le parisiannisme.........

      Dans nos pauvres provinces en régle générale une infirmiére du public gagne + que dans le privé

      environ 1350-1400 euros /mois pour une infirmiére débutante dans le privé

       

       


    • Nozinan Nozinan 25 février 2008 20:33

      NON ! C’est Faux !

      C’était vrai il y a presque 10 ans ou une infirmière dans le privé gagnait 20 à 30% en moins qu’à l’hôpital

      Aujourd’hui c’est le contraire. Il faut attendre environ douze années pour que le salaire du public et celui du privé se croisent.

      Mais le débat est centré sur la fonction pûblique hospitalière

      PS : que ce soit dans le secteur public, privé et libéral, que l’on soit IDE, IADE, IBODE, Cadre de Santé, Puéricultrice, c’est toute la filière infirmière que nous considérons sous rémunérée !


    • thirqual 26 février 2008 08:20

      A Belfort un IADE fait un ch’ti Û25% en passant de l’hôpital public à la clinique privée.


    • Rage Rage 26 février 2008 11:54

      Bonjour,

      L’information "TV" est toujours une information grand spectacle :

      - Soit on "misérabilise" quand il faut faire peine, en utilisant que l’indice de base pour les rémunérations publiques ou bien les salaires mensuels hors 13ème mois et participations diverses dans le privé.

      - Soit on "enjolive" quand il faut gonfler le reportage, en utilisant la moyenne la plus haute (celle d’Ile de France) et les secteurs aux meilleurs primes, privé comme public.

      Soyons clairs : les chiffres de France 2 étaient et sont toujours FAUX.

      Ils le sont parce que l’information se veut rapide et que pour présenter une rémunération il faut au moins 2 à 3 phrases : salaire mensuel de base, primes mensuelles et primes annuelles.

      Une infirmière rentre environ à 1300€ net hors prime + 1/3 fluctuant en "régime indemnitaire / prime" soit 400€ variables de 50 à 400.

      Ensuite, le problème dans la fonction publique, ce n’est pas tant les salaires que les perspectives d’évolution : sans être A, l’évolution est misérabiliste. Et même en A, à un certain niveau de carrière, le public ne tient pas la comparaison avec le privé.

      On me dira bien sûr que ce n’est pas la même pression ou prise de risque : certes. Mais en même temps, il ne faut pas s’étonner que les "bons" profils se tirent dans le privé à un certain niveau et qu’à l’inverse le public ratisse les "planqués" quand à bas niveau ils ont tout intérêt à aller dans le public.

      Et oui : rien de scientifique dans les salaires.

      De là à dire qu’un conducteur TGV gagne 4000€/nets/mensuel, une infirmière 1800€, une sage-femme 2200€, un cheminot 2000€ , un enseignant 3500€... je crois qu’il y a clairement un "gonflage" peu réaliste des chiffres.

      Remarquez, quand Pujadas doit toucher du 15 000€/nets/mois (si ce n’est plus) pour balancer des généralités @ AFP, on peut comprendre que l’analyse à la centaine d’euros lui passe bien au dessus de la tête... comme pour le gouvernement.

      Dommage, car entre en chier grave et avoir une vie correct, quelques centaines d’euros ça peut changer la donne.


    • Yannick Harrel Yannick Harrel 25 février 2008 12:34

      Bonjour,

      Pour être laconique et ironique je vous dirais : pensez-vous encore que l’on puisse apprendre quelque chose au travers des journaux télévisés ? La télévision est une arme, de moins en moins un médium d’informations.

      Cordialement


      • Lafeuille 25 février 2008 13:07

         La même "erreur" a été commise, mais avec un peu plus d’habileté concernant le salaire des instituteurs. Le tableau donnait un montant d’un peu plus de 2900 € pour un instituteur en fin de carrière. Cette rémunération est exceptionnelle de nos jours. Elle correspond à ce que toucherait un professeur des écoles au dernier échelon appartenant à la hors-classe en fin de carrière. Sachant que c’est Jospin qui a créé cette soi-disante "requalification" professeur des écoles, la majorité des collègues qui partent en retraite ont fait la majorité de leur carrière au grade d’instituteur. La grande majorité termine avec un salaire de 2200 à 2400 €, selon l’échelon, ce qui n’est pas tout à fait la même chose (aucune prime à ajouter à ce salaire net). Belle manipulation que celle qui consiste à prendre un cas particulier ultra minoritaire pour en faire le cas général.

        Avec ou sans publicité, peu de choses changeront, le "service public" ne vaut déjà plus tripette en tant que média d’information !


        • Dolores 25 février 2008 19:12

           

           

          Ce n’est pas seulement de la mauvaise foi de la part des journalistes, c’est de la malhonnêteté car ils montrent ainsi qu’ils n’enquêtent pas. Ce n’est donc pas de l’information et ils en deviennent incrédibles sur la plupart des "informations" qu’ils distribuent ,et à diviser les Français

          Ils relaient la propagande gouvernementale qui consiste à dire et à enfoncer dans les crânes que les fonctionnaires sont des "privilégiés" à qui il convient d’ôter des "privilèges scandaleux".

          Les seuls fonctionnaires qui bénéficient de primes sur leur bulletin de salaire (et au noir) se sont les hauts fonctionnaires qui travaillent dans les ministères et je suis prête à parier qu’on n’a pas touché à leurs primes et à leurs avantages en nature ni même à la durée de leur temps de travail. Mais de ceux là, les journalistes n’en parlent pas.

          Institutrice, en retraite depuis 2 ans, j’ai terminé ma carrière à l’échelon le plus élevé, (le 11°) avec 1980€ et sans prime. Et ce n’est pas avec 1% d’augmentation annuelle que mes collègues en activité vont devenir richissimes !

          Depuis quelques temps, je suis "hérissée" par un autre discours que tiennent ces mêmes journalistes et qui est de la même eau : ils décrivent les "seniors" comme des personnes détenant du fait de leurs retraite un haut pouvoir d’achat comme si chaque retraité disposait de 4 ou 5000€ mensuel. Du coup, ils montent les plus jeunes contre ces vieux qui ont tout et qui soi-disant les empêchent de vivre. Les "seniors" sont censés ne se priver de rien, de voyager, de faire de gros cadeaux à leurs petits-enfants etc...

          Il mettent en avant une minorité de la population comme si c’était une vérité universelle.

          Ils contribuent à monter une partie de la population contre d’autres parties : le privé contre le public, les jeunes contre les vieux.

          A l’émission "ce soir ou jamais", j’ai entendu un jeune dire qu’il ne voulait pas payer les retraites des vieux qui lui prenaient déjà tout et qu’il serait bien de les supprimer.

           

          C’est de la manipulation.

           

           

           


        • Ronny Ronny 25 février 2008 13:39

          Et oui...

          Comme le dit M. Harel plus haut, il ne faut pas attendre de la télévision, qu’elle soit publique ou privée, qu’elle vous donne de l’information. la TV n’est là que pour servir la soupe, soit aux industriels qui la possèdent, soit aux politicines qui la controlent (on se rappelera de certains nominations pro sarkozistes récentes). . . Et entre temps, elle ramolit votre cerveau pour vendre de la pub.

          L’erreur révélée pour les instituteurs est aussi vraie pour d’autres personnels de la fonction publique (FP). La stratégie suvie vise à mon avis deux objectifs.

          Le premier, assez immédiat, est d’allumer des contre feux aux revendications salariales. Les fonctionnaires sont bien payés, de quoi se plaignent-t-ils. Tel est le message. Comme on a dejà répété aux français que la FP ne foutait rien, le tableau est donc complet ! Rappelons simplement que l’augmentation de salaire pour l’année est de 0,5% auxquels s’ajoutent 0,3% en octobre ou novembe, ce qui ne fait pas 0,8 au total comme la aussi la TV et d’autres media l’ont annoncé, mais 0,575% puisque les 0,3 ne couvrent que 2 à 3 mois des 12 mois de 2008. Remarquez là aussi la belle manipulation ! Ajoutez les augmentations récentes de 5 à 50% de l’alimentaire, qui représente un peu moins de 20% des dépenses des français en moyenne, et un peu plus chez les catégories les plus défavorisées , et vous vous retrouvez déjà avec de 1 à 10% de hausse du coût de la vie rien que sur ce poste. On passe sur le gas oil, les transports, le logement...

          Second objectif dans la lignée du premier mais s’inscrivant dans du long terme : bien insister sur les coûts que représente la FP, pour ensuite mieux faire accepter sa disparition ou son laminage. De plus cela justife toutes les attaques qu’elle subit et qu’elle va encore subir surtout depuis que nos députés ont - très respectueusement de leur électeurs - signé le traité de Lisbonne. J’entends dejà M. Sarkozy de Nagy-Bocsa "La vérité, c’est qu’il existe des secteurs entiers de la FP qui ne correspondent pas à une justification quelconque et qui appauvrissent nos concitoyens. Je vais changer cette situation parce qu’elle est indigne"...

          Pour parodier une citation récente, j’ai envie de dire à la télé qu’elle salit l’information. Quant à moi, pauvre connard, cela fait longtemps que je me suis cassé de devant un petit écran !


          • le Plouc 25 février 2008 14:44

            Ma femme est infirmière en scteur psychiatrique depuis 18 ans , salaire mensuel : 2000 euro .... parce qu’elle ne travaille que de nuit...

            Quant aux conditions de travail , c’est alarmant ! Depuis le drame de Pau , ou deux infirmières ont été tuées , la solution a été enfin trouvée : non remplacement des départs en retraite , bien sur les effectifs minimums prévus par les réglements ne sont plus réspectés ! On nous en avait promis des belles choses au JT de TF1 France 2 et France 3 à l’époque. Si le bon peuple était réellement informé sur ce qui se passe dans les hopitaux , la musique ambiante changerait !

            Pour anecdote : un détenu psychotique (mais en prison quand meme) arrive de nuit dans le seul pavillon ou il reste une place , escorté par sept (oui SEPT) flics , qui le laissent aux bon soin de .... 1 infirmière diplomée et deux ASH sans protection. On croit rever !

            Il existe un service indépendant de controle de sécurité dans les hopitaux (le CHSCT), qui en théorie est là pour relever ce genre l’abberrations.Dans la pratique , les personnels sont vivement incités à ne leur communiquer aucune information. Et de toute façons , ce service est en passe de changer de statut , pour etre administré par.......la direction de l’hopital !!!!

            Les faux chiffres donnés dans cette émission ne sont pas des erreurs , c’est voulu ! il faut bien préparer l’opinion à la suppression progressive du service public.

             Les poufendeurs de fonctionnaires sont donc invités à aller passer une semaine en HP histoire de voir si les personnels sont surpayés....

            P.S : je ne suis pas fonctionnaire


            • sery 25 février 2008 15:43

              Je ne vois pas ce que l’hopital psychiatrique vient faire ds ce debat

              ".Vous auriez pu faire etat du salaire de votre femme ou contrdire le fait que’elles se cassent toutes au bout de 12 ans comme dit ds l’article, vous ne l’avez pas fait.Je mets au defi un CRS de tenir plus de 6 mois ds un HP tel que vous le decrivez.La realite du "travail" de bobonne a "plouc" se serait plutot tele, bavardage et lit de camp pour pioncer.

              A chaque fois qu’on traite de traitement de fonctionnaire on vient nous emmerder avec les charmantes infirmieres ou les gentils instituteurs ds la detresse

              Ts deux sont selectionnes et reselectionnes, prevenus et reprevenus, formes et reformes ils en voulaient et revoulaient pour faire face, apres cela ils c’est simple ils bossent ou ils se cassent faire valoir leurs talents ailleurs.La garantie de l’emploi n’est nullement une obligation.


            • le Plouc 25 février 2008 16:49

              "Je ne vois pas ce que l’hopital psychiatrique vient faire ds ce debat"

              J’ai du mal lire le titre de l’article...

              Il se trouve que mon père a été CRS toute sa vie , et à par taper le carton dans les cars en "maintien de l’ordre" comme ils disent , les interventions sont rares... Cela dit , les CRS sont aussi des fonctionnaires , n’hesitez donc pas à leur en mettre une couche !

              Si le fait d’entendre parler d’infirmieres sur un fil dont c’est le sujet vous "emmerde" , ce ne sont pas les articles qui manquent sur AV pour vous divertir.

              Mais la question principale est : ou voulez vous en venir ? Une infirmière qui ne se fait pas fracasser par un patient toutes les nuits ne merite pas son salaire ? et un gardien de nuit dans le privé qui reste assis pendant tout son service à jouer à la console non plus ?


            • nini 25 février 2008 15:00

              Bonjour,

              Cela fait longtemps, depuis ses débuts, que le pouvoir utilise les médias pour faire de la pédagogie et fabriquer l’opinion. Que ce soit à travers les journaux , les "débats télévisés" ou les sujets de reportages.

               


              • Cris Wilkinson Cris Wilkinson 25 février 2008 15:34

                Osez parler de gardiens de la paix et d’infirmière, avec des enseignants.

                Osez parler de métiers qui font plus que leur 35 heures hebdomadaire / 47 semaines par an, avec une fonction qui ne fait que 32 (16 de cours + 16 de préparation) / 36 semaines pas an.

                Osez parler de métiers qui obligent ses exécutants à un devoir de réussite, de moyens et de rigueur, avec une fonction qui ne doit rien à personne et qui peut pourrir des vies entières.

                Il fallait oser, France 2 la fait. Le problème, ce ne pas que les sommes dites soit juste, c’est qu’une fonction, gagne beaucoup plus que des métiers d’intérêt publique !!!

                 


                • Ronny Ronny 25 février 2008 15:48

                   

                  Un : les enseignants de collège et les instits ne font pas "que" 32 heures par semaines. Vous oubliez totalement les réunions avec les parents, les préparations et les corrections. Au bas mot 2 heures par jour...

                  Deux : vous n’avez aucune idée du stress que représente la "tenue" d’un classe de 25 à 35 gamins, ni celui de la tenue d’une classe de ZEP, ou vous devez encaisser les insultes sans énervements, ainsi que tentative d’agressions physiques, ou les dégradations à votre véhicule face à une hierarchie (inspection) qui ne bouge jamais...

                  Trois : considérer que les enseignants ne doivent rien à personne est ridicule et diffamatoire pour ces enseignants. Beaucoup pensent qu’ils sont redevables à leur élèves, mais cela ne rentre pas dans votre vision du monde enseignant. En revanche, on passera sur ce qui est du aux enseignants, à commencer par le minimum de respect et un poil de considération, toutes choses dont vous n’avez pas fait preuve dans votre avis...

                  Quatre : puisque vous aimez les infirmières, et vous avez raison sur ce point, je me demande si l’une d’entre elle n’aurait pas oublié de vous donner vos gouttes...

                   


                • Dolores 25 février 2008 19:27

                   

                  Osez dire  que vous êtes un gardien de la paix ( le plus bas échelon) aigri !


                • jason 25 février 2008 16:05

                  un lien avec le salaire réel des infirmières du secteur public :

                  www.syndicat-infirmier.com/article.php3


                  • tchoo 25 février 2008 16:16

                    France2 donne une indication : il faut demander à ce que les infirmières débutent à 1 800€/mois cela me semble juste et mérité !


                    • karpediem karpediem 25 février 2008 17:38

                      @ l’auteur ;

                      On regrette que vous mainteniez, apparemment, autant de zones d’ombre dans ce que voulez revendiquer de "coup de sang". Vous semblez vous-même dans la confusion des infos qui - devenant partielles - vous font perdre crédit. Surtout si vous voulez vous exprimer au nom d’un groupe (?) "en colère" ; l’honnêteté réclamée ne doit-elle pas commencer par être avancée quoiqu’elle vous en coûte ?

                      Peut-être eut-il été judicieux, dans votre article, de mentionner et d’expliciter plus nettement la différence public-privé et — outre les salaires & primes — les intérêts qu’apportent chacune des situations : dans les grandes agglomérations, ce n’est pas pour rien que des jeunes diplômés choisissent l’assistance publique ; ailleurs (où l’on se loge plus aisément par ex.) ce n’est pas pour rien que d’autres optent dès que possible pour le privé que ce soit en clinique ou en libéral .... !?

                      Et quand bien même .... vous ne vouliez en rester qu’au secteur d’Etat et à la fonction publique hospitalière, n’oubliez pas - la prochaine fois - d’entrer dans les finesses & les conditions de travail pour celles et ceux qui travaillent en bloc ou en étage ; en maternité ou en gérontologie ; en psy, en réa ou en labo .... Et que nul ne doute que vous fussiez plus rigoureuse dans votre travail .. !

                       


                      • Nozinan Nozinan 25 février 2008 18:20

                        Mais enfin vous me demandez quoi exactement , je n’ai pas le temps d’écrire un livre sur la condition infirmière en france. De quelles zones d’ombres parlez-vous ?

                        Mais de quelle malhonnêteté me parlez vous !?

                        Vous semblez être à côté du sujet !

                        D’où tenez vous le fait que les jeunes professionnels choisissent les établissements de l’APHP ? Les personnels fuient la fonction publique, la région île de France n’a jamais connu une telle pénurie !

                        Pourquoi voulez vous que je liste les différents services dans lesquels sont susceptibles d’exercer les infirmières ?

                        Votre message est exaspérant.

                         

                         


                      • Icopas 25 février 2008 18:55

                        Il n’y a pas d’erreurs :

                        Cette chaîne de télé ment. Ceux qui la dirigent profitent d’une situation de monopôle pour répandre âneries et propagande .

                        C’est malheureux et ça ne progresse pas, l’esprit démocratique n’existe pratiquement plus sur les chaînes de télé où on peut sortir en boucle des âneries répandues à des fins précises sans qu’à aucun moment les faits et la réalité soient rappelés.

                         Le pluralisme politique n’y existe pas, pire encore le pluralisme de la société est laminé, broyé , tu, censuré, déformé, le pluralisme culturel y est lynché.

                         


                        • bidibule bidibule 25 février 2008 19:02

                          les charmantes infirmieres ? sachez que charmantes ou pas, on aura tous affaire un jour ou l’autre a une infimiere.

                          je travaille comme infirmiere psy depuis pas mal d’années, l’HP n’est pas comparable a l’hopital general, on y soigne pas les memes maux, on mets plutot des mots sur des maux......pour ceux qui ne savent pas, je resume vite fait la psychiatrie.

                          c’est un secteur ou nous recevons toutes sortes de pathologies, aussi bien les nevroses (ceux qui souffrent mais sont tjs dans la realité )ainsi que les psychotiques (qui eux sont hors realité), d’ou les accés de violence et autres, desormais depuis quelques temps, les detenus sont aussi de la partie, on crée des pseudos cellules dans les unités de soins psy, mais nous ne sommes pas des matons ( juste des blouses blanches), nous ne connaissons jamais la raison de leurs venues, ils sont là deposés par les gendarmes, et nous nous retrouvons a deux pour gerer la nuit, il est facile de critiquer, il est aussi facile de croire qu’un CRS viendrait passer quelques heures en psy dans une unités de malades difficiles.........ils ne sont pas formés pour !!!

                          se casser apres 12 ans de boulot d’infirmere ? ou cela est-il noté ?est-ce une generalité ? je vous informe que si effectivement nous partions des hopitaux psy je ne pense pas qu’avec votre vision des choses la psychiatrie se porterait mieux, bien au contraire.

                          il est indecent de comparer le boulot d’une infirmiere qu’elle soit psy ou DE a celui d’un instituteur.....fonctionnaire ils en ont peut etre le titre, mais la formation n’est surement pas la meme !

                          quand o bavardage, lit de camp et télé, pourquoi pas, si cela vous fait plaisir !! mais je vous invite a venir me rejoindre ne serait-ce que quelques nuits, je vous vois bien me coller au basket de peur, mais surement pas pour obtenir la telecommande.

                          bien a vous

                          une infirmiere psy


                          • Véronique Anger-de Friberg Véronique Anger-de Friberg 25 février 2008 20:41

                            "Mensonger ! Mensonger ! Mensonger !"... Zut, je ne me souviens plus de qui il s’agit, mais il me semble que quelqu’un s’est déjà à moitié étouffé en suivant un reportage mensonger de Pujadas sur France 2 ! Si les JT étaient une source d’information fiable, ça se saurait non ? Parlons plutôt de désinformation...


                            • Deneb Deneb 26 février 2008 08:12

                              Je regrette que les métiers les plus nobles du monde, ceux censés guerir et soulager la souffrance d’autrui soit jetés en pâture à la machine mercantile.

                               


                              • CELAVY 26 février 2008 09:49

                                N’existe-t-il pas un droit de réponse ? Les représentants des professions ne devraient-ils pas exiger ce droit de réponse de la part de l’antenne ? - C’est incroyable que des "journalistes" en quelque sorte "fonctionnaires", puisque exerçant sur une chaine du service public !) puissent ainsi diffuser des contre-vérités sans contrôle sur une chaine dont nous, contribuables, payons les charges, que l’on soit télé-spectateur ou non. C’est de l’abus de pouvoir, de la diffamation, de la désinformation dans des buts inavouables... Ces méthodes ont déjà fait leurs preuves dans les pays totalitaires. En sommes-nous déjà là ???

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