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Les intouchables, film pour Bisounours bien pensants qui en sont encore à « Y a bon Banania »

Un noir, quand il n’est pas footballeur, qu’il ne gagne pas une course sur une piste d’athlétisme, il sait au moins danser et faire de la musique, sinon, où allons-nous ? On entend ce genre de poncif à longueur de journée de la part de ceux qui critiquent Tintin au Congo, écrit et dessiné dans un contexte bien différent et qui date désormais. Donc, pas beaucoup d’espoir de se distinguer pour un Africain en dehors de ces domaines de prédilection au risque de tomber dans la petite délinquance, le chômage ou l’aide sociale. Et s’il n’est doué ni pour le sport ni pour la musique, mais veut rester honnête, il ne reste au noir que l’espoir d’être vigile devant un super marché, videur de boite de nuit et s’il n’est pas assez costaud, livreur de pizza ou balayeur.

Le héros des Intouchables est un petit délinquant, roublard, caricatural, racaille de cité reconverti dans le compassionnel qui lui sert de rédemption au service d’un riche paralysé dans son fauteuil roulant. L’inverse est inconcevable, et pourtant. Un homme d’affaires d’origine africaine, à la tête d’une entreprise qui se paye un platane en voiture et qui veut malgré tout continuer à diriger sa société et son personnel, ce n’est pourtant pas inimaginable. Et de petits blancs vivant en milieu rural ou défavorisé, tentant de se débattre dans l’existence et de trouver un boulot stable, il y en a légion en France.

Alors, on peut se demander pourquoi dix millions de spectateurs sont allés voir ce film dégoulinant de bons sentiments, à l’humour facile, s’adressant comme pour les Chti’s ou Rien à déclarer, à un public au vocabulaire limité ou de petits bourgeois influencés par la propagande des promotions cinématographiques sur les grands médias.

Or, un noir qu’il soit résident légal avec un titre de séjour, qu’il soit né français ou soit naturalisé peut devenir architecte, médecin, chef d’entreprise, journaliste, sociologue ou petit commerçant. Pourquoi Petrossian, le « Roi du caviar » a pris Mademoiselle Rougui Dia comme chef de cuisine ? Non parce qu’elle est noire, mais parce qu’elle est douée pour la restauration. Et son origine ne doit pas la condamner éternellement au mafé. De plus un noir quel que soit son origine peut très bien porter un costume et un cravate sans se sentir obligé de se déguiser en traîne-savate paradoxalement pieds nus comme Yannick Noah, ou de s’affubler en street-wear avec capuche, pantalon baggy, Nike aux pieds et casquette à l’envers vissée sur la tête. Il en est de même pour l’expression orale, mais là, c’est plutôt l’éducation nationale qui est en cause, incapable de donner un apprentissage cohérent de la langue française à une population défavorisée vivant dans des ghettos sociaux quelque soit l’origine ethnique des habitants. Vous l’imaginez Harry Roselmack commençant son JT par un tonitruant « Hey brothers, l’actualité d’aujourd’hui c’est relou et ça craint grave les mecs ! », il n’aurait pas tenu une semaine à l’écran en tenant ce genre de propos. Aucun patron aussi libéral et antiraciste soit-il ne mettra au contact de la clientèle un employé blanc, arabe ou noir (pas plus qu’un handicapé) qui ponctue toutes ses phrases d’un « voilà » itératif et qui s’exprime dans un sabir stigmatisant et caricatural. Ca marche avec Alibi Montana sur un plateau télé, mais pas à la BNP, chez Hermès ou dans un cabinet d’avocats devant des clients. En dehors de quelques véritables racistes invétérés qui convulsent à la vue d’un noir ou d’un arabe, l’exclusion et le rejet sont avant tout d’ordre social et culturel.

Le noir n’est pas condamné à la délinquance et aux petits boulots du fait de sa pigmentation cutanée. La mélanine n’intervient pas au niveau des neurones et si un noir est un con, cela arrive comme pour les blancs, cela ne vient pas de la couleur de sa peau. Le recours à l’argot, au MacDo, à la délinquance n’est pas génétique mais d’origine sociale. Le libre-arbitre existe aussi, il y aura pour chacun des choix et des obstacles, des injustices flagrantes, mais celui qui veut s’en sortir peut y arriver, pour certains cependant cela sera seulement beaucoup plus difficile. D’autre part, rien n’empêche d’être pauvre et à la fois honnête et poli ; il n’y a pas de déterminisme ethnique mais des inégalités sociales et il faut le reconnaître pour certains de la mauvaise volonté et de la victimisation.

La complaisance est avec la condescendance lénifiante ce qu’il y a de pire et ce n’est pas en plaignant les noirs, en les infantilisant qu’on les aidera à progresser dans la société française. Ce n’est plus avec « Y a bon » que l’on ridiculise le bon nègre, mais avec des blagues à deux balles comme « pas de bras pas de chocolat ». Avec ce film, l’Africain, redevient un Bamboula de banlieue qui fait les yeux ronds, un Oncle Tom ou un Oncle Ben’s réactualisé banlieue, pas de quoi crier au génie. Avant de parler de diversité, il faudrait rechercher avant tout ce qui nous rassemble, ce que nous avons en commun pour créer une nation et non les petits détails qui nous diversifient et finalement nous opposent entre citoyens d’un même pays.


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140 réactions à cet article    


  • Rounga Roungalashinga 12 décembre 2011 09:57

    Georges Yang,

    Vous essayez d’exploiter le filon de la lutte contre la bienpensance, mais c’est raté. La vérité est que vous êtes aussi bienpensant que ceux que vous vous imaginez combattre, et qu’à cause de cela vous ne voyez que ce que vous voulez voir, quite à faire des contresens. Ainsi, quand vous dites :

    racaille de cité reconverti dans le compassionnel


    On voit bien que vous n’avez pas compris le film, car il n’y a justement pas de compassion dans la relation des deux personnages principaux. C’est vous qui ne savez pas voir le handicap autrement que sous l’angle de la compassion, chose que combat justement le film (ce qui est authentiquement non-bienpensant, c’est à dire tout simplement décomplexé).


    • Georges Yang 12 décembre 2011 10:36

      Téléchargez Bénabar et vous serez heureux


    • Georges Yang 14 décembre 2011 14:36

      Première leçon de cet article les amateurs des Intouchables et ceux de Bénabar sont les mêmes


    • goc goc 12 décembre 2011 10:25

      @ l’auteur

      je ne suis pas loin de partager votre opinion, surtout quand on sait que ce film a été programmé en fin d’année, période propice aux bons sentiments et surexploité par les diverses œuvres de bienfaisance (bienfaisantes surtout pour leurs dirigeants)

      bref, je ne suis pas allé voir le film, et je n’irais pas

      en tout cas, cela prouve bien qu’on peut encore et toujours manipuler les gens avec facilité
      ce qui n’est pas un bon signe pour les élections futures


      • Rounga Roungalashinga 12 décembre 2011 10:27

        C’est toujours drôle, les gens qui ont une opinion sur quelque chose qu’ils ne connaissent pas.


      • AntoineR 12 décembre 2011 15:36

        Je suis tout à fait d’accord.
        C’est hallucinant l’effort médiatique qui est mis en oeuvre pour qu’on aille voir ce film.

        Mais le débat va être difficile car les personnes qui sont allé le voir vont avoir du mal à accepter d’être traité de mouton.


      • Rounga Roungalashinga 12 décembre 2011 16:03

        Mais le débat va être difficile car les personnes qui sont allé le voir vont avoir du mal à accepter d’être traité de mouton.


        On peut trouver pleins de raisons d’aller voir le film :
        -parce que le sujet est original
        -parce qu’on a envie de savoir quel est ce film qui plaît autant aux français
        -parce qu’on a eu de bons échos
        -parce qu’on a envie de se détendre après le boulot
        ...
        Donc si les spectateurs « vont avoir du mal à accepter d’êtr traités de mouton », c’est peut-être que cette qualification n’a pas de légitimité.


      • Fergus Fergus 12 décembre 2011 10:29

        Bonjour, Georges.

        Je n’ai pas vu le film, et après réflexion, je n’irai pas le voir. Non pour des questions d’ordre moral, mias tout simplement parce que les scènes que j’en ai vues, sont tout simplement affligeantes, que ce soit celle du bonbon, celle de la voiture garée devant le porche ou une scène de salon.

        Qui plus est, le choix de l’acteur noir (déjà vu dans des prestations médiocres sur Canal+) me pose problème : pourquoi avoir choisi un Noir aussi caricaturalement archétypique de l’image qu’est censé s’en faire le bon peuple ? Un Noir Banania effectivement, très éloigné du Maghrébin qui a servi de modèle. Dommage, le sujet aurait pu être bon !


        • Rounga Roungalashinga 12 décembre 2011 10:44

          Le mieux avant de faire une critique c’est de voir le film, non ?


        • Georges Yang 12 décembre 2011 10:45

          Bonjour Fergus

          Je ne peux que vous approuver, mais ce film n’est qu’un symptôme de l’apologie de la médiocrité que l’on avait déja dans les discours de Sarkozy et de Royal en 2007
          J’ai bien peur qu’on nous en remette une couche en 2012


        • appoline appoline 12 décembre 2011 13:13

          Je ne vois pas ce que viennent foutre Royal et Sarkosy dans ce commentaire, ridicule


        • Georges Yang 12 décembre 2011 13:17

          La naiveté de ceux qui croient aux belles histoires, belles promesses s’adressant aux gogos


        • velosolex velosolex 13 décembre 2011 04:01

          Voilà un film, je l’ai vu, qui réussit le miracle de parler de sujets aussi difficiles que le handicap, le racisme, l’exclusion, d’une façon générale à présenter avec une belle énergie et beaucoup d’humour, les éternelles clivages ( jeune -vieux....bonne santé-maladie.....Musique bourgeoise-musique branchée......Gaulois-black......Cité-quartier bourgeois.....Et j’en oublie.

          Un film qui vous dit qu’il ne faut pas avoir peur de l’autre. Que tout cela est du à mille incompréhensions.....Quel la rencontre enrichit mutuellement.....Que les cultures ne sont pas opposables....Que la vie n’est pas finie après un accident, si terrible soit il.

          Manifestement, ça ne plait pas à tout le monde !
          Ces gens là préfèrent sans doute les éternelles marivaudages à la française, où ces stupides farces si faciles à boucler, genre asterix obélix dont la couverture de Télérama il y a deux semaines nous prévient d’avance combien cette série de navets va de nouveau occuper les médias, avec ce Depardieu aux manières d’Anelka, ou est-ce le contraire ?

          Aucune doute que ce film milite bien mieux pour toutes les causes dites plus haut, que tous ces critiques débilitantes dont on se demande quelle triste raison les anime.
          Ces tristes sires à la grimace torve ne peuvent effectivement comprendre, comme l’un d’eux à dit, comme un lapsus malheureux, que c’était un conte de Noël.....

          Même si je suis un soignant, je pense avoir gardé mon âme d’enfant, malgré tous les malades et les souffrances que j’ai croisé. Mieux, je dirais que c’est grace à tous les patients que j’ai croisé
          L’un des paradoxes de la maladie est de ramener l’essentiel aux êtres. C’est ce que ce film a parfaitement compris...
          La version du soin qu’il donne est iconoclaste et stimulante : Elle nous montre d’une façon assez révolutionnaire ce que peut être la qualité, pas un ensemble de gestes apprises dans une formation ou sur un manuel, mais une adaptation à une situation, où la présence et la chaleur humaine sont les meilleurs composantes pour aller mieux, et retrouver son équilibre.

          Soyez surpris, vous rirez, et vous vivrez.......Voilà ce que ce film nous dit


        • Mor Aucon Mor Aucon 13 décembre 2011 11:10

          « La version du soin qu’il donne est iconoclaste et stimulante : Elle nous montre d’une façon assez révolutionnaire ce que peut être la qualité, pas un ensemble de gestes apprises dans une formation ou sur un manuel, mais une adaptation à une situation, où la présence et la chaleur humaine sont les meilleurs composantes pour aller mieux, et retrouver son équilibre. »

          Je comprends que vous allez faire fumer les estropiés. Vivement que je me casse la gueule, alors. Envoyez-moi vos coordonnées professionnelles avant, svp.


        • Mor Aucon Mor Aucon 13 décembre 2011 15:40

          Vélosolex, c’était une blague, n’allez surtout pas vous vexer. Je suis d’accord avec vous sur ce que vous dites de la profession que vous exercez. D’ailleurs, c’est assez subtilement avancé dans le film sous, le couvert d’une grosse blague banale. Le masseur d’oreilles qui ressemble à un docker, c’est ça. La médecine veut bien soulager mais sans exagération, y trouver un plaisir jouissif serait immoral.


        • velosolex velosolex 14 décembre 2011 13:42

          N’ayez crainte, moraucon je suis pas susceptible, vous pouvez me verser une bouilloire brulante sur la jambe, je ne réagirais pas.
          Sans blague,j e pense que la dimension « soins » avec ce coté provocateur et dérangeant de le traiter, a été en grande partie occultée par les médias, qui y ont surtout disserté sur cette rencontre improbable, politiquement incorrect, car c’est une chose de disserter sur les minorités, c’en est une autre de voir recombiner en une comédie impertinente les termes d’un débat qui leur échappe.
          D’où ces critiques fielleuses.

          Qu’est ce que la vie, si elle ne nous amène pas son lot de surprises, voilà encore ce que nous dit ce film.
          Ce film a été passé en avant première au centre de Kerpape, près de Lorient , qui est un centre de soins et de rééducation. Il a longuement été applaudi par le personnel, assez critique en la matière pour être bon juge.


        • Georges Yang 14 décembre 2011 14:39

          Ils ont applaudi par mimétisme


        • velosolex velosolex 14 décembre 2011 19:13

          « Par mimétisme »
          Ben voyons.....

          Je crois qu’ils ont autre chose qu’un cervelet
          Ce truc qui suffit à beaucoup 
          mais qui fait un handicap très pénible
          pour soi et tout autant pour son entourage








        • Mor Aucon Mor Aucon 15 décembre 2011 12:20

          J’ai compris ce problème de la relation avec un tétraplégique le jour où, confronté à cette situation pour la première fois, je ne savais plus si ma gêne était de la lâcheté ou du respect. Je crois que c’est ce genre d’approche, que j’ai eu et regrette, celle qui déshumanise les handicapés et il n’y a personne pour expliquer et aider car les professionnels qui les entourent ne conseillent, généralement, que la compassion obligatoire et la dissimulation : soit positif, fait comme si de rien n’était, etc...


        • NeverMore 12 décembre 2011 11:06

          J’aimerais aussi voir plus de noirs dans le personnel des ONG qui interviennent en haiti, au darfour, en somalie etc ... Il y beaucoup trop de blancs !

           


          • Georges Yang 12 décembre 2011 11:12

            Faux, dans les endroits qui craignent genre Somalie, Sud Soudan, les ONG dont les françaises envoient de plus en plus de noirs pour deux raisons qui n’ont rien à voir avec l’égalité des chances mais parce que les noirs sont moins « visible » et risquent moins d’être abattus ou kidnappés et que médiatiquement quand on enlève ou tue un noir, ça fait moins de vague médiatiquement
            Et les rançons sont moins élévées


          • NeverMore 12 décembre 2011 11:34

            OK, réponse convaincante.

            Autant pour moi.


          • appoline appoline 12 décembre 2011 13:18

            Demandez aux entreprises qui sont obligées dans les pays africains d’employer obligatoirement un noir dans chaque service, c’est une catastrophe, difficile même de leur faire faire un boulot répétitif, alors de là à leur confier des responsabilités.......

            Pourquoi croyez vous que ces pays n’arrivent pas à avancer, à s’organiser et à se pas s’’entretuer ? Ce n’est pas une question d’évolution, c’est une question de capacité et eux, ils ne peuvent pas : revoyez les études qui ont faites là-dessus.

          • Dominitille 12 décembre 2011 13:32

            Bonjour Georges Yang,
            J’avais tout d’abord eu l’intention de répondre au commentaire visqueux d’ Appoline mais vous auriez été obligé d’ effacer le mien.
            J’ai vécu et travaillé dans des entreprises en Afwiq et je peux vous assurer que des cons de blancs inutiles il y en avait légion.
            Je n’ai pas vu le film sauf les inévitables extraits dans la boîte à troubadours, j’attendrai qu’il passe à la tel dans quelques mois ; Pour faire vendre, les producteurs sont bien obligés à l’heure actuelle d’utiliser les gros poncifs bien de chez nous. Donc le grand black sourire éclatant toujours de bonne humeur et le patron sale riche et faisant la gueule.
            Bonne journée,


          • Annie 12 décembre 2011 18:42

            @George,
            Je n’ai pas vu le film et je ne commenterai donc pas sur ce sujet. Mais lorsque vous parlez des ONG qui emploient plus de noirs en Somalie, Soudan, etc, c’est vrai mais en général, elles emploient plus d’autochtones quel que soit le pays ou le continent. C’est pratiquement devenue une condition des bailleurs de fonds.
            Là où vous avez tort, est de penser que ce « personnel national » est moins en danger que les expatriés. Renseignez-vous sur le nombre d’employés nationaux tués, en Afghanistan (et plus particulièrement des femmes), et en Afrique. Peut-être vous souvenez-vous de 17 employés d’ACF tous des Sri lankais assassinés il y a quelques années ? Quelques voix isolées se sont élevées à ce sujet. J’y joindrai la mienne. Il y a une responsabilité morale à mettre en première ligne des employés nationaux, sans leur accorder la même protection qu’aux expatriés. Désolée de cette digression mais votre ignorance à ce sujet semble se situer dans la même lignée que ce que vous dénoncez dans votre article. Je vous joins un lien. Vous n’avez pas besoin de dépasser la 2e page. http://www.ocha-eth.org/WHD/whd_2010_security_sheet_en.pdf 


          • panpan 12 décembre 2011 21:42

            Ca c’est vrai ça !


          • appoline appoline 13 décembre 2011 18:03

            @ Nicole Cheverney,


            Ce qu’il s’est passé au temps des colonies, est définitivement passé, je ne suis pas d’accord pour qu’on leur vole leur richesse, mais voyez ce que leurs chefs d’état en font, cela serait plus judicieux, oui, ça marche ainsi, la tête de l’état s’en met plein les poches, les autres peuvent crever et bien sûr que ça arrange les « toubabs ».

            Moi, je n’en veux pas ici, ce n’est pas une histoire de couleur mais de comportement. Pour la plupart, ils ne sont bons à rien et dire le contraire serait un mensonge éhonté.

            Alors vos états d’âme, gardez les pour vous, d’ailleurs, iriez vous vous balader à Barbès la nuit ? Et qui y croiseriez - vous ? 

          • Georges Yang 14 décembre 2011 17:00

            Allez voir dans des entreprises qui marchent en Afrique


          • velosolex velosolex 14 décembre 2011 18:52

            Appoline


            Vous situez la barre de la connerie tellement haute sur l’échelle de « Dupont-Lajoie » que je crois que ça y est vous avez battu le record du monde
            Je ne vous demande même pas votre couleur de peau
            Mais n’oubliez pas de vous mettre du produit solaire
            Car vous pourriez devenir noir.

            Comme Obama qui a été pris pour ce job de manutentionnaire
            Pas dur le truc, tellement répétitif, même envisageable pour un type de couleur.

            « Shame on you ! » Comme ils disent là bas.

          • Gabriel Gabriel 12 décembre 2011 11:27

            Tous n’est pas blanc, tous n’est pas noir, c’est sur ! Mais j’ai du mal à comprendre ceux qui se font une spécialité de salir, critiquer ou trouver suspect ce qui tend vers un peu plus d’humanisme. On peut aimer ou pas ce film, encore faudrait-il le voir avant de le critiquer. Quoi qu’il en soit, dés que vous parlez d’altruisme, de fraternité ou d’humaniste, vous êtes suspect car dans l’esprit de certain, tout le monde est pourri. Comme pareille vision me semble triste …


            • cevennevive cevennevive 12 décembre 2011 11:32

              « Et les rançons sont moins élévées »...

              Ben voyons ! Un blanc vaut infiniment plus qu’un noir, c’est bien connu... Pauvre monde pourri !

              Bonjour Georges Yang,

              Votre analyse me plaît bien. En effet, cette dichotomie dans la population française me désole et si ce film la représente comme une institution, je crois qu’il ne peut qu’être médiocrement approuvé par ceux qui prônent l’égalité parfaite entre les humains.
               
              Et je suis bien d’accord avec vous, c’est l’éducation, la pratique de la langue, l’amabiiité et le respect qui font l’individu et non pas sa couleur de peau.

              Cordialement.


              • antonio 12 décembre 2011 11:34

                Ouf ! Bravo , bravo pour cet article ! Enfin !
                Je ne suis pas allée voir ce film pour toutes les raisons que vous énumérez.

                J’en rajoute quelques unes en vrac :
                Un mec qui « se croute » en parapente, je n’ai pas spécialement de compassion pour lui ; c’est comme pour ceux qui font du hors piste ; ils connaissent les risques.^...
                Les médias répercutent à l’envi l’image de la banlieue et de ses habitants, dont beaucoup immigrés ou d’origine immigrée  ; parmi eux, une proportion non négligeable s’adonne aux trafics, aux vols, à la délinquance.
                Mais, à la longue, c’est stigmatisant comme disent les bien pensants ; allons, donnons une image « positive » et voilà le film « Intouchables » : un grand noir rigolard « capable » 
                ( rendez-vous compte, c’est extraordinaire ! ) d’apporter soutien et joie de vivre à un milliardaire paraplégique. Dès que j’ai entendu parler du film , j’ai pensé à « Ya bon Banania  » comme vous dites.
                En fait, sous prétexte d ’ antiracisme, c’est encore plus raciste que raciste !

                Et quant au handicap qui émeut tant le coeur du public si sensible !
                Eh bien, il en a de la chance, ce milliardaire d’avoir les moyens de se faire si bien accompagner...il y en a tant d’êtres humains dans une situation semblable, gisant sur des lits
                d’hôpitaux, ou chez eux, sans fauteuils roulants performants et sans assistance continuelle ; le plus souvent, les familles se dévouent autant qu’elles le peuvent ou le veulent ; combien, parmi eux, sont de longues heures sans visite......
                Le film nous montre un handicapé « montrable », un aidant noir à montrer absolument !

                Je suis excédée par cette dégoulinade perpétuelle de « bons sentiments » qui donnent bonne conscience au public ému « forcément » ému, cher public qui versa sa petite larme !
                Surtout, ne pas faire réfléchir les gens : tout à la télé et ailleurs fonctionne à l’émotion, des kilos et des kilos nous en sont « balourdés » continuellement.
                Je termine par un exemple : rien n’est conçu pour accueillir les handicapés mentaux vieillissants . Avant, ils mouraient plus jeunes : c’était « pratique » ! je connais un mongolien de 55 ans que la famille a été obligée de placer dans une maison de retraite avec une section alzeimer : moyenne d’âge : 80 ans minimum ; la plupart des pensionnaires sont à « l’ouest » voire très à l’ouest ; je vous passe les détails ;( il n’est que de voir les goûters où sont alignées vingt momies au regard terne ). Cet « environnement » ne convient pas du tout à ce monsieur
                handicapé vieillissant de 55 ans ...depuis, qu’il est là, il ne cesse de régresser, assommé aussi par des médicaments... ( et les soignants font ce qu’ils peuvent ). et il pleure !
                Il lui faudrait un foyer avec un petit nombre de pensionnaires et des éducateurs spécialisés qui connaissent la spécificité du vieillissement chez les trisomiques 21 mais il n’y a a pas ! ! ! !

                Je rajouterai aussi ( là, ça va faire hurler !) qu’actuellement le « noir » est à la « mode » ; le CSA a décidé de quotas pour exalter la diversité ; à France 2, quasiment pas un seul reportage aux infos sans qu’apparaisse un ou une noire ; un étranger qui regarde doit s’imaginer qu’en France, 50 pour cent de la population est de cette couleur !
                Je connais une famille qui a adopté deux petites filles noires ; les parents les emmènent partout avec eux ; elles sont le plus souvent infectes ; il faut voir comment les participants « blancs » à une fête où elles sont conviées sont tétanisés par le politiquement correct et supportent tout de leur part ! Si ça, c’est pas du racisme ! ! !

                La député socialiste de ma circonscription après deux mandats ne se représente pas ( PS. elle ne veut pas cumuler avec son mandat de Maire ) ; elle a toujours fait correctement son travail. Son poste était « réservé » à une femme, mais pas seulement à une femme, à
                une femme « issue de la diversité » ( véridique «  ; la pauvre Marie Dupont, mille fois plus compétente n’avait donc aucune chance ...et effectivement, c’est une femme » issue de la diversité « qui a été choisie !
                Ces pratiques sont à vomir et en disent long sur la déliquescence de la pensée qui ravage le PS, long aussi sur son cynisme ( ah ! avoir le vote ethnique »), long aussi sur le mépris qu’il éprouve pour ces immigrés qu’il porte aux nues.

                Encore bravo pour votre article !


                • Georges Yang 12 décembre 2011 11:40

                  Juste une remarque, les deux gamines sont probablement infectes, mais pas parce qu’elles sont noires, mais que par surprotection, les parents adoptifs leur tolèrent tout et les élèvent mal


                • Rounga Roungalashinga 12 décembre 2011 11:41

                  Et encore une personne qui parle du film sans l’avoir vu.


                • antonio 12 décembre 2011 12:28

                  @Monsieur Yang,

                  L’idée qu’elles puissent être « infectes » parce qu’elles sont noires ne m’a, bien sûr, jamais effleuré l’esprit...mais vous avez raison d’ajouter cette remarque.


                • BeeB HoPô BeeB HoPô 14 décembre 2011 17:48

                  Dans votre diatribe vous oubliez simplement de dire que « le milliardaire » a fait dont de ses royalties sur le film à ses fondations d’aides aux handicapés. Et le plus drôle c’est que vous avouez vous même ne pas être aller vois le film « pour les raisons évoquées plus haut » ! Depuis quand parle t-on de ce que l’on a pas vu ? C’est comme ça que beaucoup ont finit sur l’échafaud !!!

                  D’autre part : j’ai bu du Banania (j’ai même encore une boîte métal d’époque) pendant toute ma jeunesse, j’ai lu « Tintin au Congo » et je ne crois pas être devenu raciste pour autant. J’ai même un profond respect pour les Noirs qui savent faire beaucoup de choses que nous ne savons pas faire nous, les Blancs (et les Jaunes et les Rouges). Ce n’est seulement seulement un problème de colonisation, d’économies, d’impérialisme. C’est aussi un problème de culture et c’est bien elle qui différencie les peuples.

                  En tout cas une chose est sûre : les films où l’ont montre des handicapés (et je le suis à 80%) sont rares. Peu ont connu le succès foudroyant de « Les Indomptables ».
                  Et c’est peut-être grâce à ce film que les gens ne nous regarderont plus avec de la compassion, mais d’égal à égal....
                  C’est déjà très perceptible et c’est tant mieux .... Le reste vous regarde et la séance est permanente pour longtemps encore .......

                   BeeB HôPô   


                • velosolex velosolex 14 décembre 2011 19:01

                  Ouai, c’est vraiment extraordinaire d’avoir un avis critique sans avoir lu ce film

                  Comme d’avoir un avis sur Zola sans avoir lu un de ces bouquins ( mais pour certains c’était un principe vis à vis d’un type qui avait défendu Dreyfus. 
                  Ces gens partent d’un axiome un peu étonnant : Etant donné qu’il est tant apprécié, c’est qu’il ne peut être que mauvais. Non ?
                  Et ainsi ils rentrent dans un créneau de pensée toute faite, s’enorgueillisant eux même de leur singularité. 
                  Au royaume des voyants, ils se vantent d’être borgne, et demain ils feront de leur cécité un talent.
                  C’est assez drôle de lire jusqu’à où peuvent aller dans la bêtise ces dérapages non contrôlés, comme dans ces soirées un peu trop arrosées, où les esprits faibles se lâchent, sur les juifs, les noirs, tout ce bas fond de la pensée humaine qui ne demande qu’un exutoire. 

                • Krokodilo Krokodilo 12 décembre 2011 11:36

                  La critique est aisée, mais l’art est difficile !
                  Ceux qui criitquent et veulent censurer Tintin au Congo ont un raisonnement qui obligerait à revisiter et à censurer des siècles d’oeuvres en tout genre, procédé que vous refusez.

                  Pourtant, interdire (ou presque) de montrer un personnage de noir de banlieue, ex-racaille ne s’exprimant pas comme Obama, est aussi une forme de censure et de politiquement correct.

                  "Alors, on peut se demander pourquoi dix millions de spectateurs sont allés voir ce film dégoulinant de bons sentiments, à l’humour facile,"
                  Peut-être parce qu’en ces temps de crise et d’incertitudes, on a justement envie de bons sentiments ? La tradition des histoires et des films qui font chaud au coeur est ancienne.


                  • Ariane Walter Ariane Walter 12 décembre 2011 12:02

                    Attention !
                    Je vais parler de ce film et je l’ai vu !!
                    Ce qui a l’air très peu courant sur ce fil.

                    Certes le « cliché » foisonne. Les situations et les personnages sont caricaturaux.
                    MAIS...
                    C’est l’histoire de deux mecs bloqués dans un carcan et qui s’en tirent. L’un trouve un job. L’autre de l’amour. Et ils rigolent.
                    C’est ça dont a besoin le public. Pris dans le carcan d’une époque pas rigolote et morbide.
                    Pacifier les différences,travailler, rire, danser, aimer.

                    Recette simple. Bons comédiens.Rien de plus. Rien de moins.


                    • JL JL1 12 décembre 2011 12:22

                      Vu le film également.

                      D’accord avec Ariane, que je salue en passant.

                      Ce film, raciste pour les uns, anti-raciste pour les autres !? Est-ce que ce n’est pas le verre à moitié vide ou à moitié plein, selon la façon de le regarder ? La preuve qu’i est juste ? Est-ce que c’est possible de faire mieux ?

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