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Accueil du site > Actualités > Société > Les jeunes autrement

Les jeunes autrement

Les jeunes … Voilà une notion bien délicate à manier ou décrire. S’agit-il de considérer seulement l’état civil ? S’agit-il de considérer les notions physiologiques et les capacités physiques de soutenir un effort ? Pourrait-on considérer les facultés corticales à l’innovation, l’ouverture d’esprit à la nouveauté ? En mixant toutes ces approches en regard du seul état civil, il semble apparaître que l’on peut être un jeune « vieux » ou un vieux « jeune ». Rien ne ressemblera plus à un jeune con qu’un vieux con, le premier ayant cependant plus d’excuses. A ce titre la chanson de Brassens fera toujours recettes.
Le journal Libération titrait, il y a quelques jours « Les jeunes ont perdu le goût de la politique », l’ont-ils jamais véritablement eu ?
L’article fait état d’une très faible adhésion de nos enfants à des partis politiques, seulement 1 à 3%, paraît-il. Mais l’adhésion des moins jeunes ne semble guère plus importante, sans doute même plus faible. Il y a ensuite une contradiction entre ce désintérêt annoncé et les efforts considérables que les politiques en recherche, déploient pour séduire cet électorat potentiel. De Rama Yade à François Hollande la « cible » est bel et bien prisée, visée.
Ne seraient-ce pas les politiques qui auraient peur des jeunes et de leurs véritables attentes ? Au travers des politiques, ne seraient-ce pas les vieux de l’état civil qui également manifesteraient leur peur d’un monde qui vient et qu’ils n’arrivent pas à décrire ou imaginer autrement que sous la forme d’une catastrophe ?

Il n’y a rien de nouveau sous la voûte céleste : un temps est réservé à l’observation, la critique, le questionnement, la formation à la compréhension de l’autre. Vient ensuite le temps de la responsabilité assumée, revendiquée, du pouvoir. Que les « vieux » ne s’inquiètent pas, le jour viendra où les « petits jeunes » dont ils négligent aujourd’hui l’engagement, viendront gentiment ou plus brusquement les conduire à leurs tombeaux. Les engagements ne seront peut-être plus tout à fait les mêmes, les sujets de préoccupations différents, les valeurs « primordiales » chamboulées … Mais aucun doute, il y aura relève et au nom d’un « engagement »
Denis Pelletier écrit : « Les enjeux du présent l’emportent toujours sur l’héritage du passé. La protestation des jeunes a pris de nouvelles formes, moins communautaires. Elle exprime d’autres clivages et rencontre sans doute moins d’attention collective qu’en 1968. »[…] « Les années 68 ont été suivies d’une recomposition des manières de militer qui a longtemps été analysée comme une crise de l’engagement parmi les nouvelles générations. Les mouvements étudiants et lycéens de ces dernières années, tout comme la protestation violente qui monte régulièrement des banlieues des grandes villes, prouvent qu’il n’en est rien. La protestation des jeunes travaille toujours de l’intérieur la société française du début du XXIème siècle. »
« En réalité, les jeunes ne se désintéressent pas de la politique, ils s’y intéressent autrement ». Ils ne vivent pas les mêmes expériences que les générations précédentes. Bien des choses ont changé, bien des repères ont sauté. Le Net et le délire de l’information incontrôlable ne sont pas moindre phénomène. Ces changements profonds modifient le rapport à la politique. Les attentes sont nouvelles à l’image de nouvelles formes d’action.
Que les « vieux » se rassurent, la relève est là et bien là et elle pourrait les surprendre.

“Autrement” les jeunes ? Pas si sûr ! Une enquête de 2007 du CEVIPOF insiste au contraire sur la « transmission générationnelle », expliquant que la famille est « LE creuset » des opinions politiques. Selon cette une étude, trois quarts des jeunes se situent dans la continuité des choix politiques de leurs parents. Ils ne votent pas toujours pour le même parti, mais rejoignent le camp idéologique de papa-maman.

 

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2 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 5 mai 2011 19:02

    Les jeunes il faut savoir les aimer, et moi je ferais tout pour mes enfants, et je vous donne ci-dessous ma recette :

    http://2ccr.unblog.fr/2011/01/28/mes-chers-petits/


    • Le chien qui danse 6 mai 2011 12:57

      T’es trop naze Calmos, 15 déjantés ne font pas la jeunesse. Les déjantés n’ont pas attendu 2011 pour faire leurs conneries.

      Pour le reste oui il faut espérer que les jeunes nés des générations 90/2000 et n’ayant pas connu la mentalité 30 glorieuses auront au moment de leur maturité des idées intéressantes pour construire un monde nouveau, rien de moins sûr bien sur, vu que ça consistera à avoir un courage d’opposition qui pourrait leur faire défaut.

      Il est sur en tout cas que si on attend les anciennes génération genre.....Calmos, par exemple (au pif) on est pas sorti de l’auberge...

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