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Accueil du site > Actualités > Société > Les journalistes creusent la tombe

Les journalistes creusent la tombe

Si ce n’étaient les courbes du chômage, et le développement de la pauvreté qui s’accroit, à se promener dans les rues et écouter les informations, nous n’avons pas l’impression d’être dans une crise, chacun file son existence comme si de rien n’était et les futilités de l’existence font les conversations comme celles de la presse people…

Souvent je rappelle que dans les années qui ont précédé la guerre de 40, à regarder vivre les français il n’était aussi pas évident d’y trouver la crise sauf, si l’on savait où poser son regard. Et pendant que le chancelier de triste mémoire préparait son sinistre projet, les gouvernements invariablement poursuivaient leurs programmes, et les alertes de la rue que ce soit en 1934 ou 36 ne furent pas entendu pour leurs significations profondes.

Je ne veux pas comparer les deux situations sur le fond, bien que l’on puisse le faire, mais comparer les réactions et perceptions.

Ainsi alors que tous s’accordent à dire que nous sommes dans une crise sans précédent, et je partage ce point de vue, dans la presse et les médias généralistes, ceux qui touchent l’opinion public, il est difficile d’y lire les explications qui puissent éclairer la population sur la profondeur de cette crise, qui ne tient pas au seul problème bancaire qui n’en est que la conséquence.

Le seraient-elles expliquées, qu’il n’est pas si sur qu’elles atteindraient l’opinion dans son ensemble, comme je l’expliquerai, tant beaucoup de français ont l’esprit formaté par plus de 20 ans d’endoctrinement Pavlovien, « par la non pensée », et la seule chose qui en résulte est, qu’ils manifestent leurs inquiétudes, sans avoir pris conscience de l’ampleur des changements qui vont s’opérer. Car ce qu’ils dénoncent sans le savoir toujours, est la crise qui démarre la prise de conscience de la fin d’un système hégémonique construit sur l’investissement consumériste incluant l’argent comme produit marchand.

Compte tenu du peu de français qui adhérent à des partis ou des syndicats, c’est-à-dire ces lieux ou prend corps la réalité démocratique, malgré toutes les imperfections que nous y trouvons j’en conviens, leur source d’information reste donc les médias.

Mais voilà, dans ce secteur essentiel de la circulation globale des idées, c’est aussi la crise, la crise de confiance.

Nous connaissons les difficultés de la vente des journaux nationaux, 1 français sur 6, ce sont peu de français qui sont concernés, et seulement 47% s’y fient.

Ensuite, les français lisent surtout des magasines aux informations spécifiques, les plus lu sont les TV magazine plus de 14 millions de lecteurs et les versions Femina plus de 10 millions.

Il reste donc les radios et la télé. Certaines radios ont d’excellentes émissions de débat, mais souvent à des horaires où les français travaillent mais seulement 54% s’y fient, la moyenne d’écoute est de 3h dont un quart est consacré à l’information et rassemble 42 millions d’auditeurs. La télé est la pire des sources d’information seulement 38% s’y fient, et plus de la moitié des français en sont insatisfait et cela depuis au moins 2001 sans que les programmes d’info n’aient changé, enfin sur le net sur 46% de personnes interrogées, 22% se fient à l’information distribuée.

Avec des résultats aussi catastrophiques chez les diffuseurs d’informations, Où donc les français s’informent-t-il pour se forger une connaissance du fonctionnement de notre société, quand nous voyons que dans l’ensemble, ils considèrent ne pas se fier à l’information qu’on leur diffuse.

Comment donc font-ils pour perçevoir la réalité des problèmes et des solutions qu’ils pourraient concourir à trouver, dans des conditions, autres que de connaître celles qu’ils vivent ?

Comment peut-on avoir une idée du reste du monde et de ses difficultés quand ils doutent autant de ceux qui ont le rôle important en démocratie d’informer les citoyens ?

Nous savons tous comment se structure l’information, une grande dose émotionnelle de faits divers, un événement international sanglant si possible, une querelle politicienne croustillante, une goutte d’un événement culturel, dans un grand verre de people, un peu de sport sous un souffle de météo, et bien sur les mêmes sujets sont traités par les uns et les autres. Copié collé, nous retrouvons cela dans tous les journaux, sur toutes les radios, sur toutes les chaînes, sauf sur internet où la diversité est plus grande.

Malgré ce constat nous n’avons aucune honte d’appeler cela la diversité de l’information, parce que tous les jours l’on change de mort, de politicien véreux, de culturel qui passe tellement vite que je n’en ai pas un en mémoire, d’êtres en manque d’ego sur lesquels salivent les autres, de sportifs milliardaires, et si la météo fourni un drame c’est merveilleux l’on peut s’étendre sur toutes les recommandations appropriés à tous types de temps.

20 ans que l’on ronronne avec quelques soubresauts événementiels dans tous ces champs, chacun les a en mémoire je ne les rappelle pas.

Difficile de se faire éclater le cerveau pour choisir sa vérité dans la diversité des milliards d’informations qui circulent dans le monde. L’auto censure de la « non pensée » fonctionne mieux par la collusion d’intérêt que s’il y avait une commission de censure comme dans les dictatures. Au moins là nous pourrions crier que l’on muselle la presse. Pourtant il y a une presse « ontheground » qui traite de bonnes informations, de celles qui ouvrent l’esprit, mais il faut la chercher.

Qui donc douterait que s’informer pour comprendre le monde demande un effort, sans cela nous sommes obligé de manger à la « soupe populaire de mots » et comme l’indique les français ils ne la trouvent pas bonne.

Ils n’en sont pas moins responsable pour autant car peu font l’effort d’aller chercher la « bonne », celle qui ouvre l’esprit, où elle se trouve, car elle existe dans des livres, des journaux des revues, sauf que presque un français sur deux ne lit rien. L’on comprend facilement pourquoi la lutte pour l’audio visuel est si importante, car avec l’on entre dans 90% des foyers, même chez ceux qui ne lisent pas

Je trouve cette situation assez dramatique dans la mesure où nous savons que tous disposent du droit de vote et que d’un vote démocratique peut résulter un choix incohérent. C’est peu être pour cela que depuis 1981 les français votent en permanence pour le changement promis par tous les candidats et élisent toujours ceux qu développent le système économique dont ils se plaignent, et fustigent l’incompétence de leurs élites qui les trompent, et se justifient de leur ignorance en disant que les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

Or l’avenir qui se présente ne peut se le permettre. La gravité de cette crise systémique et non des traders, a besoin que les français soient éclairés des enjeux. Il ne faut pas compter pour cela sur ceux qui exposent que leur point de vue, comme je le fais, car ils sont partisans, mais c’est dans les médias de l’exposé de tous les points de vue que l’on s’en forge un. Et cela est le travail des journalistes.

Je reconnais que leurs métiers n’est pas d’instruire, mais d’informer. Toutefois quand nous connaissons la situation qui est celle du monde, et que les médias continuent comme hier à diffuser sa soupe, que la prestation du chef de l’état est plus importante à expliquer que ses objectifs qui vont nous sauver ou nous perdre, que les politique sont plus soucieux de leur image people, de la mode des ouvrages littéraires qui semblent devenir la forme de reconnaissance de son aptitude d’être élu, qu’ils continuent à faires la une des magasines people, j’ai l’impression que nous sommes dans les mêmes dispositions d’esprits que dans les années trente.

Le péril (pas le même) est aux frontières du monde, la rue gronde et invariablement les dirigeants poursuivent la politique d’un système moribond, faute d’avoir formé des élites qu’à « une non pensée », et rendu l’information inculte.

Ce n’est pas que durant ces années 30 certaines situations ou personnes ne sonnaient pas l’alarme, mais il n’y avait aucun écho en réponse comme aujourd’hui. Je ne dirai jamais que ce n’est pas le quotidien qui fait la vie de tous, mais il est fait aussi de celui collectif qui le réorganise. Il devient important à un moment de ne pas s’en tenir qu’à ses sensations émotionnelles aux champs restreints pour faire vibrer son cerveau à de plus grandes perceptions.

C’est l’information médiatique qui permet cette ouverture, même si c’est connaître par procuration ce qui se passe et qui ne nous est pas perceptible à nos sens, mais que notre cerveau peut comprendre, afin que les événements qui se forment, ne nous tombent pas dessus comme un nuage d’averse. C’est le travail des journalistes d’en permettre l’accès.

Ce qu’ils ont fait ces dernières années, mêmes si cela est aussi leur travail de contre pouvoir, c’est de dénoncer sans cesse, la classe politiques, les élites, les syndicats, toutes les structures de la démocratie, ils se sont comportés comme des seigneurs de la vérité, alors que si peu de français s’y fient. Mais ne pas si fier ne signifie pas ne pas entendre, ne pas enregistrer ce qui se dit et se lit, et ne pas s’y référer à un moment ou un autre.

Jour après jours ces informations toujours les mêmes s’incrustent dans nos cerveaux par la répétition, c’est le système Palovien de conditionnement. Je ne dis pas qu’il est intentionnel, je l’affirme car cette structure nous la retrouvons dans tous les pays occidentaux.

C’est la « non pensée », l’on ne pense plus par soi, parce que nous ne nous instruisons de presque rien, et nous répétons à l’envie ce que l’on nous met dans la tête, et avec cela demain il va falloir faire face à la crise. Ne soyez pas choqués par mes propos, c’est toujours comme cela que se déroule l’existence, mais il y a des situations gravissimes qui réclament un sursaut. Nous y sommes devant une et les seuls qui en ont eu le courage furent les organisations syndicales. Et plutôt d’en comprendre l’alarme, beaucoup de commentateurs patentés ont sur leur dos continué leur travail de sape.

Le travail de journaliste et un des métiers les plus envieux, disposer du pouvoir des écrit et des mots, être un faiseur d’opinion, mais cela implique aussi une responsabilité face aux citoyens. Je reconnais que vendre de l’intelligence politique dans un pays où la moitié ne lit rien, et donc la moitié du reste doute n’est pas d’un grand rapport, mais ce ne sont pas les viols, les meurtres, les vols, les accidents en tout genre, les people, les stars du sport et consort, parce qu’ils rapportent de l’argent, qui nous sortirons de la merde, mais ceux sur qui l’on crache depuis si longtemps les lieux où s’exerce la démocratie, pour contraindre les élites qui nous ont mis dans la merde de nous en sortir, parce que ce n’est pas celui qui ne lit rien qui le pourra, si ce n’est d’aller dans la rue pour les contraindre à le faire.

Au moment où le système libéral a besoin d’une nouvelle modélisation, la majorité des français ne connaissent même pas le modèle sous lequel ils vivent. La conscience politique est quelque chose qui s’apprend et que ne développent pas ceux qui veulent dominer leur peuple, mais les journalistes peuvent éveiller à cela par le débat politique qui a été relégué aux archaïsmes de la pensée.

Mais peut être comme je l’ai dit, par le vote démocratique et ses résultats parfois incohérents, nous serons amenés à le regretter

Je comprends particulièrement que pour les français, y retrouver leur chemin, c’est naviguer dans un labyrinthe quand l’on n’a pas pu s’en instruire, même pour les militant des uns et des autres.

Je crois que c’est le résultat d’une désinformation journalistique, qui incapable d’apporter des éclaircissements aux citoyens, ont privilégié les commentaires people à ceux plus techniques mais ennuyeux des fonctionnements de l’économie, que presque personne ne lira.

Il est bien certains que peu de français en sont demandeur, et que les médias n’ont pas vocation d’instruire. Nous avons alors pour cela la situation d’aujourd’hui, pour laquelle je ne définis pas de responsabilité, car elle est toujours partagée.

Notre vision égoïste et ignorante du monde a favorisé la toute puissance de ceux de nos élites qui ont fini par penser qu’ils étaient les garants d’une théorie libérale, qu’ils ont fini par rendre dogmatique ce qui cause sa perte, comme le soviet a causé celui de l’économie socialiste.

Le danger est d’attendre qu’elle s’écroule avec perte et profit pour réagir comme nous avons attendu d’avoir la guerre pour être certain de la tyrannie d’un.

Il y a deux raisons à cela la conviction de ceux qui y croient encore, et l’absence de modélisation qui prennent en compte les dangers que nous font courir les transformations de l’écosystème pour y adapter nos productions sur la base d’un autre rapport de rentabilité.

Et dans ce challenge, les journalistes creusent la tombe.


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16 réactions à cet article    


  • jakback jakback 10 février 2009 13:16

    Un bien long article, pour nous dire que les journalistes nous informent, pas ou mal, ce qui est vrai. Il est dommage que vous nous donniez pas votre l’analyse de cette "crise", sans doute savez vous des choses que nous ignorons, peut être, en tirons des conclusions différentes. J’avoue personnellement conclure a plusieurs hypothéses, qui toutes sont redoutables pour l’occident, mais d’ou je suis et, d’ou je viens, il probable que je me trompe, selon les spécialistes que j’ai lus ou entendus


    • ddacoudre ddacoudre 10 février 2009 20:58

      bonjour jakback

      j’ai fait un article avant celui-ci que n’a pas diffusé AGO, je vais t’en coller un extrait. il n’existe pas encore de modélisation suffisante généralement elle ne s’invente pas elle naissent des difficultés que l’on a à solutionner.

      bon courage à sa lecture, mais je crois que tu en as.

       

      Alors intéressons nous, à ce qu’il se passe dans le patronat français.

       

      Un Mr Jean Luc Gréau avec un grand M. que j’ai eu l’occasion de croiser car durant trente cinq ans il a été au service du patronat Français puis du MEDEF, donc son libéralisme inspiré par l’école de Schumpeter et de Keynes, est entré dans la contestation de ce qu’il appelle « le prêt à non penser économique », pour en savoir un peu plus il faut lire son livre « la trahisons des économiste ».

       

      En substance ce qu’il reproche aux économiste actuels, ce n’est pas de manquer de talents, ce que réclame Schumpeter, mais de rester collé à un modèle de prêt à non penser confectionné dans les milieux des marchés financiers, parmi les analystes et les économistes des banques.

      C’est à dire en dehors d’eux, de leur capacité à réfléchir, il leur reproche le suivisme. Ainsi ces analystes et économistes imposent l’ensemble de leurs théories, comme modèle incontournable que suivent les autres, sans s’interroger s’il peut en être fait autrement, puisqu’elles rentrent dans le moule de ceux qui les rémunèrent ou les forment.

       

      Ce fut ce tableau que donna notre président dans sa conférence. Il fut une époque où il fallait toujours relancer par la demande et l’investissement suivait, les trente glorieuses, et nous sommes passés à une autre époque où c’est par l’investissement à la production que se relance la demande.

      Ce dernier est donc la préférence du président.

       

      La question est, puisque ni l’une ni l’autre n’ont apporté de solutions finies, est-il donc abscons de se demander s’il ne faudrait pas faire un peu des deux ?

       

      C’est ce manque de capacité d’innovation intellectuelle que reproche Gréau aux analystes et économistes, alors qu’eux, c’est leur métier de trouver des systèmes de modélisations pour faire fonctionner les circuits économiques au bénéfice de la société.

       Nous les envoyons dans de grandes écoles pour cela, et au lieu de leur faire exploser le cerveau de connaissances, on leur colle un modèle dans la tête pour servir des intérêts spécifiques dont les théories économiques contre toutes évidences relèvent du dogme.

      Il est plus sévère que ce que je dis.

      Et entre parenthèse c’est ce que veut faire le président dans son programme de modernisation de l’enseignement, coller un modèle dans la tête des enseignés, au lieu de les ouvrir à la diversité.

       

      C’est ainsi que devant cette crise les allemands ont fait des deux, et pour cause, quand l’on sait qu’en restant collé aux modèles de pensée unique qui sévit à Bruxelles, personne ne s’aventure à réaliser une modélisation autre, à part quelques prix Nobel, dont il dit, je l’en laisse juge, que de part leur complexité elles sont inapplicables.

       

      Ainsi dans le patronat il y a une division idéologique, et il semblerait que ce soit le conformisme désuet néo libéral, dont nous mesurons ses lacunes aujourd’hui, qui soit la préférence soumise à notre président et accepté par lui, comme solution à la crise.

      La confusion qu’il ne faut pas faire est de croire que parce qu’il intervient pour sauver les banques il est Keynésien, son intervention se veut néo libérale, c’est ce qui le distingue de nos principales références européenne que sont l’Angleterre et l’Allemagne sur le sujet.

       

      Notre président en maintenant son cap se montre un jusqu’au « boutiste », même devant l’échec patent de ce néo libéralisme sur son déclin, dont l’école de la critique de Milton Friedman et celles conjugué des analystes et économistes des banques ont conduit à la dérive. Lui se le donne comme feuille de route pour nous sortir de la crise par les moyen où nous y sommes rentré, il y a quelque chose de fou en cela.

       

      J’en conviens que face aux français qui sont quasiment « nul » en la matière, son discours fait, sur l’expression d’une bonne détermination, peu convaincre.

       

      Dans les débats qui ont suivi je n’ai pas vu ce point soulevé, mais il l’a été d’une autre manière.

       

      Le plus merveilleux fut quand il a expliqué que le prêt consenti aux banques allait rapporter 1,5 milliards qu’il redistribuerait en actions sociales. Une modélisation économique ne se vit pas par rapport à des actions sociales, aussi bonnes soient-elles, les actions sociales ne viennent compenser que l’insuffisance d’un modèle économique à redistribuer suffisamment la richesse produite pour que les citoyens d’un pays y trouvent leurs autonomies économiques, sans recourrir à la mendicité des riches.

       

      L’action sociale n’est pas un moyen de se sortir de la crise, mais la conséquence, la vitrine, que le système économique ne fonctionne pas bien. Plus l’aide sociale est importante plus elle signe la déficience du système, soit en qualité ou qu’en quantité.

       

      Les allocations familiales ne sont pas faite pour donner du pouvoir d’achat, que les citoyens dans le besoin est envie de faire feu de tout bois pour sortir de la misère c’est une chose, et donc le meilleur moyen est bien de leur augmenter leurs revenus, car tous n’ont pas d’enfants « à faire bruler » et certains perçoivent assez de revenus pour se passer d’allocation familiale.

       

      Ce n’est pas par ce moyen que l’on fait une répartition équitable.

       

      J’ai déjà eu l’occasion de l’écrire son souci est de permettre aux entreprises d’entrer en compétition avec les entreprises internationales ou européennes qui réalisent leurs bénéfices à partir un rapport de main d’œuvre bon marché est une couverture sociale inférieure à la notre., C’est-à-dire une redistribution des richesses insuffisantes. C’est ainsi, pour ceux qui savent lire entre les mots, qu’il a dit que le différent sur un salaire français était de 1000 euros supérieur par salariés, et que réduire ce différent est une condition essentielle pour que ces entreprisses retournent s’installer chez nous.

       

      Pour ce faire il envisage donc de supprimer la taxe professionnelle, (dont je ne vais pas discuter son fondement) pour alléger les charges sur salaire. L’idée paraît merveilleuse, sauf que les masses financières de cette taxe alimentent les budgets des départements, qui n’auront que le choix de réduire leurs dépenses engagées et à venir ou augmenter l’imposition locale.

      Ainsi pour privilégier un hypothétique retour d’entreprises qui mettront en difficultés les pays qu’elles quitteront, comme elles y ont mis ceux d’où elles sont parties, se détériorera notre existence dans les départements, s’ils ne répercutent pas la perte financière, ou, en feront payer aux seuls citoyens la compensation financière.

       

      Nous pouvons même envisager que ceux-ci mécontents, en tant que salariés, réclament à leurs entreprises une augmentation de salaire pour compenser ce relèvement d’impôts si on le leur impose dans les départements, ou accepter une dégradation d’autant de leur pouvoir d’achat qui réduira à néant son fumeux projet d’adoucir la crise pour les citoyens, et accentuera la pression de la charge sur la classe moyenne. De tous cela il va en résulter certainement une petite crise intérieure, car il ne fait peser l’effort collectif sur aucun système de répartition de richesse, puisqu’il diminue un peu plus celle revenant au travail.

      il se comprend mieux pourquoi il ne veut pas relancer l’augmentation de salaire

       

      C’est une manière comme une autre d’importer un peu plus de pauvreté tout en expliquant que l’on apporte une solution aux problèmes. 

       

      J’aimerai que ces conseillés nous expliquent comment ils font pour ne pas retenir de l’évidence de ces vingt dernières année que la répartition de la richesse au bénéfice des entreprises nous a apporté l’endettement colossal qui a conduit aux subprimes, par une modélisation pensée par ces analystes et économistes bancaires attachés à une vision désuète du néo libéralisme qui ne peut plus répondre aux difficultés, puisqu’il lcrée.

       

      Ce n’est pas un problème de tricheries, de malveillances, d’erreurs, d’opacités, c’est le système qui n’est plus adapté à la mondialisation ni par voie de conséquence à l’Europe. Je ne fais pas en l’espèce une critique politicienne d’un parti ou d’un président, mais d’une théorisation économique qui a vécu, comme l’a été le keynésianisme de la sortie de la guerre, basé sur la seule relance, d’une France en reconstruction par la demande, et dont le début des années 70 y a mis fin, parce qu’il n’avait pas su s’adapter à l’ouverture offerte par le développement technologique, alors que celui présent crève par sa capacité de surproduction qui développe la demande sans lui en donner des moyens autres que part l’endettement, source de richesse pour les préteurs.

       

      Nous ne sommes donc pas dans un seul problème de moralité, mais bien comme je l’ai déjà écrit vers la fin du néolibéralisme, même s’il ne faut pas qu’il tombe brutalement, car il n’y a rien pour s’y substituer pour l’instant, et ses partisans ont verrouillé la création de monnaie à leur avantage, ce qui rend tout autre modèle illégal. Alors, comme cela ne viendra pas de la pensée gelée des économistes et analystes patentés, cela viendra de la demande de la rue, sinon nous nous enliserons un peu plus.

       

      Chacun comprend que notre agressivité innée soit redéfinie par ce que nous concevons comme asocial, que nous appelons la morale, dont la « théorisation » est d’essence « judéo chrétienne ».

       

      Chacun sait que d’autre « théorisation » en sont nées, que nous appelons les religions du livre, et qui ont fini, indépendamment du fait de croire, de la foi, par devenir désuètes dans leur application textuelles dans les pays des lumières.

       

      Et bien pour les théories économiques il en est de même, c’est pour cela que je fais ce parallèle.

       

      Et si nous faisons entrer de la morale dans nos comportement sociaux, pourquoi nous l’interdirions nous dans les relations économiques par une perverse définition de l’offre et de la demande qui permet de dénier la partie la plus importante du libéralisme Lockéen.

       

      « Les droits naturels sont ceux qui appartiennent à l’homme en raison de son existence : de cette nature sont tous les droits intellectuels ou droit de l’esprit, comme aussi tous les droits d’agir comme individu, pour sa propre satisfaction et pour son bonheur, en tant qu’il ne blesse pas les droits naturels d’autrui ».

       

      Alors si cela nous grés, bien que ce soit le plus difficile à réaliser car il faut réguler son ego comme nous régulons nos comportements sociaux, nous en retrouvons le paradigme dans tous ceux qui ont pris conscience de devoir lutter contre l’exploitation de l’homme par l’homme, qui me semble particulièrement remise en question par ce système néo libéral qui meurt, pour ne s’être reposé que sur l’égoïsme individuel dont chacun est porteur, et non solidaire, en nous faisant croire que cela est la réussite de notre bonheur, alors qu’ils ne poursuivaient que le leur et dont notre aveuglement les a rendu maitre du monde.


    • LE CHAT LE CHAT 10 février 2009 13:44
      Télévision : vers un abrutissement de l’utilisateur

      Journal Télévisé

      Aujourd’hui la télévision est le média le plus utilisé et la majorité des français prennent leurs informations au JT. Petit à petit les Journaux Télévisés se sont transformés en une sorte de magazine, de gazette relatant des faits diverses sans importance. Il est rare en effet d’avoir des informations réelles au JT, et lorsque, oh miracle, une information importante est abordée, elle est traitée sous un angle magazine… On assiste par exemple a l’interview de la belle-soeur enceinte du boxeur qui a gagné la demi-finale des JO.

      Pourquoi cette dégradation de la télévision

      Financer de vraies enquêtes, trouver des informations intéressantes coûte cher, il est tellement plus simple de baratiner sur des faits divers, et puis le coût de production est tellement moindre, et puis finalement ça plait aux téléspectateurs, alors tant pis pour les informations, ils irons les chercher autre part.

      L’information mensongère

      Les reality-show, les micro-trottoir, ça ne tient pas toujours en haleine les téléspectateurs, il n’y a pas toujours d’évenement spectaculaires, bref il y a des périodes creuses en information, et qui dit période creuse dit moins de téléspectateurs, qui dit moins de téléspectateurs dit moins d’argent.

      Alors finalement on a trouvé la solution : lorsqu’il n’y a rien a dire, pas d’info, il suffit d’en créer ! En effet on assiste de plus en plus a ceci, soit des informations crées de toute pièce qui seront démenties plus tard, soit une amplification des phénomènes (crise des banlieues, attaque du train, etc…)

      Programmes

      Adieu les débats, adieu les programmes de réflexion, adieu les enquêtes de fond.

      Place a la télé réalité, place au programme stupides, qui ne demande aucune réflexion au téléspectateur… C’est ainsi que ce fait le "lavage de cerveau" : les utilisateurs reste assis en face de leur télé et enchaînent des programmes tous plus stupides les uns que les autres.

      Et quelle avantage pour les télévisions : les coûts de productions, en effet la réalisation d’un émission type Loft Story, etc… ne coûte pratiquement rien.

      Violences : A la télévision il y a de nombreux programmes violents, a tel point qu’un enfant de 14 ans a vu en moyenne 18 000 meurtres à la télévision, on s’imagine bien sur les conséquences graves que cela entraîne.


      • ddacoudre ddacoudre 10 février 2009 21:05

        bonjour le chat

        parfois il m’arrive de dire que les JT sur certains sujets se transforment en petit rapporteur.

        personnellement si ce type d’info interesse les gens, rien n’interdit de faire des rubriques spécifiques, mais donner une place à l’information citoyenne, pas un flash, comme si cétait insignifant que de s’interesser aux affaires publiques, qu’il vaut mieux remplacer par de la pub

        cordialement.


      • LE CHAT LE CHAT 10 février 2009 13:47

        il est indispensable de lire aussi
        http://www.syti.net/JTContents.html


        • plancherDesVaches 10 février 2009 14:11

          Hmm.. Jakback. Si je peux me permettre, l’auteur n’est pas sur le même niveau de réflexion.
          Il juge la fiabilité et les retombées des transmetteurs de l’information vers le public. Et le niveau de perception et d’intéressement de ce public.
          Maintenant, pour ce qui est :
          1) des retombées du léger réajustement actuel, il n’y a pour l’instant, que des vagues de licenciements de plus en plus grandes, et des chiffres de baisse de bénéfices des entreprises (quelques milliards de moins, soit des entreprises un peu moins rentables.
          2) si vous connaissiez les réels responsables de la crise, que feriez-vous ? Vous iriez voir un Buffet ou un Gates pour lui demander de rendre l’argent ? Vous obligeriez les banques à ne pas maximiser leurs profits et ainsi, se faire lâcher par leurs actionnaires majoritaires.. ???

          Je reste, par ma part, comme l’auteur, bien déçu par le manque d’intérêt de l’humain à vouloir réellement savoir ce qui se passe. Ne regardant que ses petites informations télévisées qui contiennent du people et du sensationnel qui fait vendre... et restant attacher à son petit pays et son dirigeant, alors que nous sommes à une époque où les pays (sauf 2-3) ont un poids négligeable dans la mondialisation.
          Et aucun média n’a l’honnêteté de faire une synthèse de la situation mondiale qui rassemblerait les données géo-politique et économique en même temps...

          Mais néanmoins... les médias ne sont-ils pas manipulés, eux aussi... ? Et même lorsqu’ils pourraient faire connaître la vérité, ne sont-ils pas bridés par leur propriétaire... ?


          • ddacoudre ddacoudre 10 février 2009 21:20

            bonjour planché des vaches.

            tu as fait une bonne analyse, l’intérêt de notre qutidien est inséparable de notre ego puisque c’esr lui qui nous pousse à l’action, par ce que l’on appelle en économie la désidérabilité, qui n’a que l’ego comme mesure.
            donc aucune.
            en permanance ce sont les autres qui la font entrer, et aujourd’hui les autres ce sont tous les systèmes sur lesquels nous nous appuyons pour réguler notre existence, les connaitres dépend aussi bie du regard de notre quotidien que de la compréhention du monde, se couper de l’un est être"invalide" c’est quelque chose de difficile que peu parviennent à faire mais l’on peut toujours s’y mettre à plusieurs, et dans ce plusieurs les journalistes ont leur rôle.

            cordialement.


          • Papybom Papybom 10 février 2009 15:48
            Si les journalistes creusent la tombe de l’information, c’est qu’ils ont pour dieu Anubis. C’est lui, inventeur des rites funéraires, que l’on représente comme un homme à tête de chacal. 
            Nous sommes loin du livre « Lettre ouverte d’un chien à François Mitterrand au nom de la liberté d’aboyer » de Jean Montaldo.
            En ces temps de crise, garder son travail n’est pas une sinécure. Bon nombre de journalistes préfèrent le rôle de courtisant à celui de chien.
             
            Sur ce sujet, un extrait du texte de marmotton grognard
             
            Qu’importe le prénom pourvu qu’on ai le roi
            La race courtisane reste et restera
            La race méprisable qui pour frôler l’aura du roi
            Lèche et lèchera tout ce qu’elle trouvera.
            On avait bien trouvé noblesse d’ancien régime à la cour de Napoléon
            Changeons de roi, de président, d’empereur, de soviet suprême
            On les verra toujours, les sales petites lâchetés blêmes
            Courir baisser leurs pantalon en tout état d’admiration
            Pour le Chef, le Pétain, le Duce ou le président
            Démocratie ou dictature, ils se foutent du gouvernement
            Pourvu que cela ne soit pas un Parlement où tous se valent
            Ils ne seraient plus courtisants, mon dieu quel drame !

            Cordialement.

            • ddacoudre ddacoudre 10 février 2009 21:34

              bonjour papybom

              merci pour ta référence du fond des ages. les courtisants aident le roi à réaliser sa puissance, les manants à sa stabilité est c’est des chiens que viennent les changement, en regroupant les manant pour effrayer les courtisant pour que le roi change, et aprés l’on recommence. le risque est de savoir qu’a tous sytèmes il y a une apogé, et ce qui la suit, nous avons les moyens de faire en sorte que ce ne soit pas une catastrophe comme toutes celles qui ont entraîné les autres.

              cordialement.


            • xray 10 février 2009 15:57

               

              La MANIPULATION :

              Avec l’imaginaire, on fait ce que l’on veut.

              (À trop bien voir l’imaginaire, on ne distingue plus le palpable.)


              La dictature des images
              http://echofrance37.wordpress.com/

              Les hôpitaux
              http://echofrance37.wordpress.com/2009/01/30/les-hopitaux/

              La disparue de Budapest
              http://echofrance37.wordpress.com/2009/01/29/la-disparue-de-budapest/


               


              • ddacoudre ddacoudre 10 février 2009 21:39

                bonjour xray

                merci pour tes liens et pour la maxime.

                le premier manipulateur est notre regard et son cerveau est assez maléable pour tout accepter, il n’y a que l’éducation qui ouvre la voie du discernement.

                cordialement.


              • x79y 10 février 2009 16:58

                Le siècle de la désinformation, http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9sinformation une désinformation comme celle où le contenu est presque toujours le même d’une chaîne à l’autre, d’un site web à un autre, martelés à longueur de temps ces nouvelles sont érigés en vérité et exhibent impunément le messie éthanol, les armes de destructions massives en irak prélude à guerre, les ampoules fluo merveilles, le miracle de l’économie hydrogène, l’écolo voiture électrique et combien d’autres mensonges.....faut-il blâmer le journaliste qui balance le plat du jour pour faire comme tout le monde et le considérer comme un vulgaire messager ?


                • ddacoudre ddacoudre 10 février 2009 21:53

                  bonjour x79y

                  la désinformation je pense qu’elle nous colle à la peau comme un habit, dans la bible jérémie ne se plaint-il pas des faux prophètes, la technologie ne fait que la multiplier et devient par son accroissement un élément de destabilisation car il sape la confiance des dans leurs dirigeants, dans leurs élites, et au bout de cela se préfigure toujours une dictature salvatrice.

                  cordialement.


                • Papybom Papybom 10 février 2009 17:19
                  Pour qui la nouvelle niche ?
                  LE MONDE | 10.02.09
                  « Les éditeurs de presse écrite ont peut-être trouvé la poule aux œufs d’or. Parmi les mesures annoncées par le chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy, le 23 janvier, celle qui permet la création d’une fondation ou d’un fonds, alimentés par des dons défiscalisés - au même titre que les fondations d’utilité publique - qui viendraient financer les investissements des journaux, les intéresse particulièrement. »

                  • Dzan 10 février 2009 18:20

                    Personne n’interdit de zapper sur les infos d’Arte : Là, on y apprend ce que les autres ne nous disent pas.

                    De toutes façons, le but n’est-il pas de "laisser un temps de cerveau disponible, pour vanter les mérites de Coca Cola ?


                    • ddacoudre ddacoudre 10 février 2009 22:01

                      bonjour Dzan

                      ni sur france culture je suis bien d’accord avec toi, de cette manière nous aurons une frange de populationé rudite que les autres pa leur vote entrainerons dans des choix incohérants. l’ignorance est un luxe que nous ne pouvons nous payer encore moins.

                      cordialement.

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