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Accueil du site > Actualités > Société > Les larmes du paysan

Les larmes du paysan

Le monde agricole est en deuil
 
Moqués par les élites qui les pressent comme un citron, et les jettent comme un vieux Tampax usagé, les paysans français sont au bord de la crise de nerfs.
 
Samedi soir, dans l’émission du 20 février de Thierry Ardisson, «  salut les terriens  » l’un d’entre eux a été invité à témoigner.
Témoignage terrible, et l’invité, plusieurs fois au bord des larmes, a fait un tableau accablant du monde agricole français. Voir la vidéo ici
Pierre Priolet, est un agriculteur vauclusien
En 2009, les pertes d’exploitation de son entreprise agricole s’élèvent à 120 000 euros.
Les poires qu’il produit sont vendues 17 cts le kilo, et coutent 40 cts d’euros à la production.
Ces poires sont vendues 3 euros le kilo dans les grandes surfaces, et on serait tenté de dire qu’à ce prix là, la poire, c’est pierre Priolet.
Auparavant, Ardisson avait invité Bruno Lemaire, ministre de l’agriculture.
Priolet a écouté attentivement les explications laborieuses du ministre et il en conclut : « j’ai l’impression, quand j’ai entendu le débat de tout à l’heure, de vivre sur une autre planète. Le ministre expliquait qu’il y avait 34% de perte de revenu pour les paysans, mais pour perdre 34% de son revenu, il faudrait déjà avoir un revenu ! »
En fait, les fruits de l’exploitant sont gérés par une centrale d’achat, laquelle ne lui promet aucun prix de départ, lui assurant d’en tirer le maximum, de vendre « au mieux » comme il est dit habituellement. L’agriculteur ne sait pas ce qu’il va gagner : il le saura, lorsque la centrale aura vendu les poires à la grande surface, et pas avant.
La centrale d’achat se paye, rembourse ses frais, puis donne le restant à l’exploitant.
Pierre Priolet est scandalisé, et il explique « par exemple, pour les "golden", elles me sont payées 45 cts le kilo, lorsque j’ai déduit mes frais il me reste 1cts ! »
Et Ardisson de rajouter : « au fond, vos pommes, vous les donnez ! »
A 57 ans, notre exploitant touchera à sa retraite moins de 700 € par mois, après avoir travaillé toute sa vie, entre 8h à 14h par jour.
Le 3/4 des exploitants agricoles ne prennent pas de weekend, et très peu de congés.
Pierre Priolet ne se considère plus comme un exploitant agricole, mais comme un « exploité agricole ».
Il a une vision lucide de cette société : « notre société ne pense qu’au profit immédiat, elle est prête à gagner n’importe quoi sur n’importe qui, pourvu que ce soit rapide.On a en face de nous une société de jouisseurs ».
Il rappelle que les Français achètent des produits en Chine, où les enfants qui les fabriquent gagnent 5 cts de l’heure. Il dit, « nos dirigeants n’ont pas la moindre reconnaissance ni pour les paysans ni pour les ouvriers ».
Dans un constat lucide, Priolet, seul au milieu de son champ constate : « on arrive aujourd’hui à créer de l’argent avec du vide, j’ai l’impression de vivre au pays des faux monnayeurs, quand la BNP fait un bénéfice de 50 milliards. L’argent, c’est le travail, et le travail c’est l’outil. Tous ces milliards annoncés sont du vent ».
Il constate que pour les damnés de la terre que sont devenus les ouvriers, les paysans, les sans abris, les chômeurs, il y a un déni d’existence.
Pourtant dans sa profonde détresse, Pierre Priolet propose une solution. Il demande que chaque exploitant agricole ait la possibilité de vendre 1000 m2 (ce qui est une paille sur les hectares qu’il gère) et que cette parcelle soit classée constructible.
40% de la vente pourrait éponger les dettes de l’agriculteur, et 60% iraient dans un pot commun qui permettrait aux exploitants agricoles la création de leur propre centrale d’achat. (Il y a 330 000 exploitants agricoles en France). Avec cet argent, ils créeraient 200 magasins, où les consommateurs pourraient venir se servir, à prix coutant, donc bien moins cher que dans les grandes surfaces.
Çà permettrait d’engager un chômeur de 55 ans pour tenir le magasin, aidé par trois jeunes sans travail et sans qualification.
On imagine sans peine que d’autres rejoindraient ce projet, comme les producteurs de lait dont je rappelais les problèmes dans un article récent (c’est moche pour le lait).
 On y apprenait que les producteurs de lait étaient payés 20 cts le litre, pour du lait vendu entre 70 cts et 1,50 euros, déchainant leur juste colère.
Mais Sarkozy entendra-t-il la détresse de cette France en perdition, ou continuera-t-il d’amuser la galerie en agitant le voile d’une Burqa, ou un stérile et dangereux débat sur l’identité nationale et l’immigration.
Comprendra-t-il enfin que les français souffrent ?
Il joue aujourd’hui avec le feu : se souvient-il de la France des jacqueries  ?
Çà s’est passé le 21 mai 1358. 100 paysans du Beauvaisis se sont attaqués aux châteaux, violant, tuant, et brûlant les maisons, et la révolte a vite fait tache d’huile. lien
Car comme disait mon vieil ami africain : « celui qui creuse un trou finira par tomber dedans ».
 
 

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103 réactions à cet article    


    • olivier cabanel olivier cabanel 22 février 2010 11:10

      JoelP,
      sarkozy est champion toutes catégories en promesses de tout genre,
      les promesses qu’il fait dans cet article datent de plusieurs mois, et Mr Priolet n’a toujours rien vu venir...
       smiley


    • JoëlP JoëlP 22 février 2010 11:23

      Vous avez raison Sarko fait des promesses à tous le monde qu’il ne peut pas tenir. Cependant l’article date de moins de 6 mois et j’attends avec impatience de lire « Le monde paysan vote désormais comme le reste des électeurs » et non plus « la monde paysan vote pour son Duce ».


    • olivier cabanel olivier cabanel 22 février 2010 11:27

      JoëlP
      je doute que Priolet et les paysans qui sont dans la même situation que lui votent sarkozy,
      par contre, les céréaliers, couverts de subventions, iront surement gonfler les rangs de l’ump.
      réponse le 21 mars.
       smiley


    • Fergus Fergus 22 février 2010 10:46

      Excellent article, Olivier.

      Il ne reflète toutefois pas la disparité du monde agricole. Car si certains sont en grande difficulté, voire au bord du gouffre (et les produceturs d’agrumes comme les produceturs de lait sont dans ce cas), d’autres en revanche (grands céréaliers ou viticulteurs des terroirs de prestige) continuent d’engranger de très confortables revenus.

      Tous les producteurs d’agrumes ne sont d’ailleurs pas au bord de la catastrophe, certains ayant définitivement tourné le dos à la grande distribution pour se concentrer sur la vente directe sur les marchés. Une solution qui ne peut toutefois pas concerner tout le monde. D’autres ont fait un autre choix en implantant des chambres d’hôtes ou en recyclant des bâtiments agricoles en gîtes ruraux, ce qui leur assure (parfois de manière très confortable) le complément de revenus dont ils ont besoin en attendant qu’une nécessaire régulation voit le jour ou que des mesures soient prises pour limiter, hors saison, les apports de fruits et légumes venus parfois de fort loin au mépris des contraintes environnementales.

      Un dernier point : pas d’accord avec la suggestion de cet agriculteur concernant la transformation de parcelles en terrains constructibles si cela devait devenir un droit applicable partout et sans discernement. Cela n’aurait qu’un effet limité sur les difficultés des exploitants, mais surtout cela permettrait aux pouvoirs publics de botter en touche pour ne pas faire face à leurs responsabilités. En outre, une telle initiative aurait pour conséquence de miter un territoire déjà très dégradé par l’irresponsabilité de certains élus. 


      • olivier cabanel olivier cabanel 22 février 2010 11:00

        Fergus,
        si tu as écouté france culture ce matin, c’était le sujet de la semaine, (9h à 10h) et effectivement il était fait mention des solutions trouvées par nos agriculteurs,
        vente directe sur les marchés, mais c’est encore plus de travail,
        ou gites ruraux, ce qui est une façon aussi de s’en sortir,

        je suis bien conscient que les gros céréaliers ne sont font pas trop de soucis, j’en ai même rencontré un dans un centre de vacances,
        il était fier de raconter qu’il prennait tous les ans ces 5 semaines, et que l’exploitation était totalement robotisée, qu’il recevait de confortables subventions, et que tout allait bien.

        mais le problème soulevé par Priolet est d’un autre genre, et il y a urgence.
        alors bien sur, je suis d’accord que cette parcelle demandée pour permettre à un citadin d’y faire sa maison est une solution discutable, mais je n’en vois pas d’autres, si on veut leur permettre d’avoir leur propre réseau de vente, de distribution.
        enfin, j’attends des autres commentateurs des réactions et des propositions positives,
        et merci de ton commentaire.


      • Fergus Fergus 22 février 2010 11:27

        Non, je n’ai pas écouté cette émission, mais je vais aller sur le site de France-Culture pour en prendre connaissance, le sujet me touchant personnellement de près car nombre de mes parents sont encore exploitants agricoles et la plupart en difficulté.

        A noter, à propos d’exploitations agricoles, que de nombreux paysans, parmi ceux qui ont survécu, pratiquent une dangereuse fuite en avant en reprenant les terres abandonnées par d’autres. Il en résulte des exploitations trop grandes qui nécessitent des mises de fonds, notamment en bâtiments et matériel, susceptibles de les mettre en péril. En l’occurence, il s’agit d etrouver le point d’équilibre, et certains n’ont manifestement pas cette lucidité. N’oublions pas en outre les endettements bancaires et le rôle parfois pervers joué par des banques comme le très discutable Crédit Agricole.

        Dernier point : la solution pour quelques agriculteurs n’est à l’évidence pas de s’accrocher à une exploitation destinée à mourir, mais de valoriser ce qui l’être et de se tourner vers une autre activité. De très nombreux salariés et commerçants sont contraints par les évolutions de la société à refaire leur vie dans un autre domaine ou une autre région. Et cela ne fait pas un drame quotidien, aussi douloureuse soit cette mutation. Le problème pour les agriculteurs est leur attachement viscéral à la terre où ils sont nés, et je le comprends d’autant mieux que je suis issu d’une famille paysanne, mais cela vaut-il le coup de jeter son épouse et ses propres enfants dans la grande précarité ?


      • olivier cabanel olivier cabanel 22 février 2010 11:29

        Fergus,
        d’autant que le thème de l’agriculture dure toute la semaine sur fr culture,
        et actuellement, l’émission de 11h à 12h est aussi sur l’agriculture,
        décidément !
         smiley


      • ZEN ZEN 22 février 2010 13:51

        Comme Fergus, ayant comme lui des racines cul-terreuses...

        Qu’est-ce qui peut sauver la ferme ?
        Bon, je m’en vais...


      • olivier cabanel olivier cabanel 22 février 2010 22:21

        zen,
        la ferme, j’espère bien que rien, ni personne ne pourra la sauver,
        je parle bien sur de la « ferme célébrité » proposée en lien
        quand à la vraie ferme, bien sur, nous devons tous nous employer pour la sauver,
        c’est elle qui nous fait vivre.
        merci aux paysans, lorsqu’ils sont conscient de leur responsabilité, et de nous apporter du plaisir, de la joie de vivre, avec les produits qu’ils nous proposent.
        qui éprouverait du plaisir à déguster un billet de banque ?
         smiley


      • LE CHAT LE CHAT 22 février 2010 10:49

        mes poires , je les achète à 1€20 le kilo , comme les pommes , à un agriculteur des environs de Tarascon qui les vend le samedi sur le marché . Les salades , je les ai à 60 cts pièce à un autre producteur local .

        Allez sur les marchés et achetez aux petits producteurs , c’est mieux pour eux , pour votre santé et votre porte monnaie !


        • olivier cabanel olivier cabanel 22 février 2010 11:03

          Le Chat,
          bien sur, je fais comme toi, je n’achete qu’aux producteurs sur les marchés,
          et avant, je me renseigne pour savoir si leur produits ne sont pas traités,
          mais çà oblige le producteur à travailler encore plus,
          vendre sur les marchés, c’est un surcroit de boulot.
          je comprends que Priolet cherche une autre solution, afin de prendre le contrôle de sa production, et avoir son propre centre d’achat.
          et merci du conseil, sur que les lecteurs l’apprécieront à sa juste valeur.


        • LE CHAT LE CHAT 22 février 2010 11:19

          @OLIVIER

          en zone commerciale d’Istres , les producteurs se sont regroupés et ils tiennent un grand dépot vente où ils vendent leurs productions locales , une bonne idée !


        • olivier cabanel olivier cabanel 22 février 2010 11:31

          Le Chat,
          c’est bien sur l’une des meilleures solutions,
          ici, près de chez moi, des producteurs se sont regroupés aussi, et vendent leur produits dans un joli magasin...
          poulets, miel, légumes, etc...
          c’est une vrai solution,
          en plus, les fruits et légumes proposés ne sont pas traités.
          c’est tout bonus.
           smiley


        • brieli67 22 février 2010 11:33

          Une étude un peu ancienne - dix ans-
          sujet la production familiale (4 personnes) de la salade quotidienne une belle tête par jour :
          très bonne semence style F1 résistantes aux maladies, les engrais, un abri-tunnel pour prolonger la saison, petit matériel de semis ... et un prix horaire du smic fois trois.

          VOTRE VERDURE QUOTIDIENNE VOUS REVIENT A MOINS DE 17 centimes de Nouveau Franc
          Qu’attendez vous pour retourner votre gazon ou la pelouse au pied de votre immeuble

          ou ce printemps rejoignez les troupes de plus en plus nombreuses de GG - Green Guerrilla
          http://guerrillagardening.org/

          Toulouse : http://guerillatournesol31.blogspot.com/
          Bruxelles : http://brussels-farmer.blogspot.com/
          Bordeaux : http://bordeaux-farmer.blogspot.com/
          Paris : http://guerilla-gardening-paris.blogspot.com/

           


        • olivier cabanel olivier cabanel 22 février 2010 16:50

          brieli
          bien sur,
          il y avait ( et il y a encore) à l’époque des jardins ouvriers,
          alors pourquoi ne pas retourner le sol de nos pelouses d’immeubles et y faire pousser tomates et salades ?
          lorsque j’étais en archi, j’avais proposé de planter des arbres fruitiers, en lieu et place des arbres dits d’ornement,
          on m’a rétorqué que les habitants en serraient venu au mains pour se partager quelques cerises.
          et pourtant, s’il y a assez de fruitiers pour tout le monde, j’imagine qu’une telle pratique peut être organisée pour le bien de tous.


        • ALTeRMooNDiaLiSTe ALTeRMooNDiaLiSTe 22 février 2010 18:52

          Une superbe émission de radio où il est expliqué comment :

          Consommer autrement
          S’approvisionner ailleurs.

          http://sortirdusupermarche12.free-h.net/index.php?option=com_frontpage&Itemid=1

          Sortez de la grande distribution ! Pleins d’idées pratiques et déjà mises en oeuvre qui fonctionnent à merveille !

          Bon appétit & bonne santé  smiley


        • olivier cabanel olivier cabanel 22 février 2010 22:22

          merci altermondialiste,
          ces liens sont précieux, et prouvent s’il le fallait qu’il existe des bonnes solutions.


        • le naif le naif 22 février 2010 10:53

          Bonjour M. Cabanel

          Je vais me faire l’avocat du diable, mais vivant moi même à la campagne, il ne faudrait pas occulter les raisons qui ont amené les agriculteurs dans cette situation.
          Il y a trente ans, il y avait 15 fermes de 40 à 80 hectares dans mon village, aujourd’hui 4 Fermes 2 de 200 hectares, 2 de 100 hectares....d’ ici trois à 5 ans, il en restera 2. Si au lieu de guetter avec avidité les terres du voisin, ces agriculteurs s’était montré solidaire et s’était organisés pour commercialiser au mieux leurs produits, ils n’en serait pas là......
          L’année dernière ont été publiée les aides allouées à chaque exploitation, impressionnant tout de même, mais le plus « marrant » c’est que ce sont les plus gros qui touchent le plus, comme partout.....
          Moi comme consommateur, je n’achète plus de poires (un de mes fruits préféré) car elles sont dégueulasses, de pas mûres et farineuses elles deviennent directement blettes !!!! Où sont passé les fruits d’antan ????
          J’achète mon lait directement à la ferme (interdit normalement) mais je ne suis pas aveugle, je vois tous les produits phyto-sanitaires utilisés, impressionnant aussi !!!
          J’achète mes pommes de terre directement chez le producteur, car elles sont bonnes, mais question prix elles sont plus cher et de loin qu’en grande surface !!!! Alors un agriculteur accepte de vendre à prix coutant voir à perte aux grandes surfaces, mais n’hésite pas à vendre au prix fort aux particuliers ?!?!
          Il serait peut-être bien, que les agriculteurs fassent également leur « autocritique » et se demandent un peu dans quelle voie ils ont accepté de s’engager et quelle dans du diable ils ont entamer avec le Crédit Agricole et la PAC
          Ici parler OGM, pesticides, développement durable, écologie, solidarité, etc..... est incongru !!! ce ne sont plus des agriculteurs mais des chefs d’entreprises, chasseurs de primes, soumis aux lois du capitalisme...
          Enfin concernant les retraites, je ferais remarquer qu’un salarié ayant bossé toute sa vie au Smic, ne touchera pas plus.....


          • foufouille foufouille 22 février 2010 11:27

            les « jeunes agriculteurs » ont beaucoup de mal a s’installer car la safer reserve les terres aux gros


          • olivier cabanel olivier cabanel 22 février 2010 11:08

            Le naïf,
            merci de ce commentaire juste et mesuré,
            c’est vrai que lorsque j’achète moi aussi des pommes de terre, je suis conscient de les payer un peu plus cher que dans les supermarchés,
            mais au moins je sais qu’elles ne sont pas traitées (ionisées !) et qu’elles sont de qualité,
            au sujet des subventions, si vous avez eu la patience de lire la vidéo complète, vous aurez découvert que Mr Priolet ne touche aucune subventions, comme il l’affirme lui-même.
            ce sont les gros céréaliers qui ramassent, pas les petits exploitants,
            je n’ai pas évoqué le bio dans mon article, mais je pense que c’est aussi une solution pour les agriculteurs a trouver un autre consommateur, qui est prêt à payer un peu plus cher, à condition d’avoir des fruits et des légumes qui aient du gout.
            et surtout qui ne soient pas dangereux pour nos santés.


            • foufouille foufouille 22 février 2010 11:29

              dans mon coin y a pas de gros culto
              ca les empeche pas de toucher des subventions pour les prairies
              pour la poire doit pas en avoir


            • le naif le naif 22 février 2010 11:48

              M. Cabanel

              Concernant les subventions Européennes, deux des plus gros bénéficiaires sont : la famille royale d’Angleterre et celle de Monaco !!! L’argent va à l’argent, nous sommes d’accord, dans mon message précédent je parlais de la situation que je connais (un petit village de la Somme en Picardie) « ce sont les gros céréaliers qui ramassent, pas les petits exploitants, » Nous sommes d’accord, mais qui défend bec et ongle la PAC : La FNSEA et pour qui votent la majorité du monde agricole : La FNSEA !?!?
              Hors la Confédération Paysanne entre autres propose depuis longtemps de sortir de cette logique mortifère pour l’agriculture avec une vision mondiale, qui vote pour eux ?!?
              Ils progressent certes, mais la prise de conscience du monde agricole est loin d’être achevée.
              Pour le Bio, je suis également d’accord avec vous, mais nous sommes en train de faire des regroupements scolaires avec de magnifiques cantines dépendant de cuisines centrale Sodexho ou autres..... et nous sommes au cœur d’une des régions agricole les plus prospère d’Europe !!!! Que fait la région pour créer des débouchés et des emplois dans ce secteur..... RIEN, entre les belles paroles de Borloo sur le Bio et les actes concrets......... RIEN
              Mais soyons juste, j’ai fais parti des parents d’élèves, j’ai soulevé ce point devant les élus ( et très peu de parents) TOUT LE MONDE S’EN FOUT !!!! en clair, ça rapportera pas une voix aux prochaines élections........


            • Fergus Fergus 22 février 2010 17:41

              @ Le Naïf.

              Mis à part dans quelques rares régions agricoles (en Limousin par exemple), la plupart des paysans votent à droite au niveau national. D’où leur vote professionnel en faveur de la FDSEA locale qui est en général cul et chemise avec l’Ump locale. Beaucoup de petits exploitants agricoles seraient pourtant nettement mieux défendus par la Confédération Paysanne, mais celle-ci est estampillé à gauche. D’où cette aberration d’un vote qui profite essentiellement aux gros producteurs.


            • le naif le naif 22 février 2010 18:15

              @ Fergus

              Tout à fait d’accord avec toi, il y a belle lurette que j’ai renoncé à discuter politique, économie ou écologie avec eux, c’est préférable pour conserver de bonnes relations de voisinage

              Slts


            • olivier cabanel olivier cabanel 22 février 2010 22:24

              bien sur, il est notoire que la plupart des agriculteurs ont un vote conservateur,
              j’espère qu’un jour il y aura un déclic qui les fera passer dans le camp de la liberté.
              un certain moustachu nous prouve que c’est possible.


            • olivier cabanel olivier cabanel 22 février 2010 11:13

              Mlle Vilistia,
              non, ce n’est pas moi, je vous jure,
              je suis pas trop big mac, même bio...
              ah oui, je voulais ajouter :
              j’aime beaucoup ce sourire !
              (mais je l’ai déjà dit, non ?)
               smiley


            • foufouille foufouille 22 février 2010 11:30

              son idee marchera pas
              y en a un qui a deja essaye
              il a coule


              • olivier cabanel olivier cabanel 22 février 2010 11:32

                Foufouille,
                si tu lis les commentaires précédents, tu t’apercevras que d’autres réussissent très bien.


              • foufouille foufouille 22 février 2010 11:45

                les hyper diront concurrence deloyale


              • foufouille foufouille 22 février 2010 11:31

                suppression des grosses exploitations
                max 10ha
                retour aux fermes familiales
                creation de gaec avec du personnel pour vendre sur le marche


                • foufouille foufouille 22 février 2010 11:37

                  apres 10a de ventes a perte.......
                  un peu lent a reagir


                  • Romain Desbois 22 février 2010 11:42

                    je suis tombé dessus et c’est vrai que son témoignage est poignant.

                    Mal à l’aise aussi devant l’impuissance d’une Guigou qui fille et soeur d’arboriculteurs comprend mieux que quiconque ce que vit cet homme.

                    Etrange sensation aussi devant Ardisson qui incite le paysan à une nouvelle jacquerie.

                    Peut-être qu’enfin nous nous rendons compte que nous nourrissons des coucous dans nos nids.

                    La liste est longue comme un jour sans pain


                    • olivier cabanel olivier cabanel 22 février 2010 13:13

                      Romain Desbois
                      comme vous, j’ai été frappé par l’émotion qu’on vécu les présents sur ce plateau, et notamment celle d’Élisabeth Guigou, à qui çà avait l’air de remuer des souvenirs difficiles,
                      un grand moment de télévision.
                      je ne serais pas surpris que çà fasse le buzz assez vite.

                      à mettre en parallèle avec Louis XVI qui s’inquiétait du bruit de la rue.
                      « ...non sire, c’est une révolution »
                      et à méditer pour notre nain-périal président.


                    • foufouille foufouille 22 février 2010 11:44

                      http://amapam.over-blog.com/30-index.html

                      certains se goinfrent
                      enrichir le culto ou le super


                      • foufouille foufouille 22 février 2010 11:47

                        "

                        Nous avons trouvé des producteurs de fruits qui vont livrer l’Amap de Lans le vendredi et qui sont intéressés pour nous livrer le même jour.
                        Il s’agit d’une petite exploitation agricole de 6 hectares en arbres fruitiers et en 1ère année de Conversion Bio chez Ecocert.


                        Les livraisons se feraient toutes les semaines. 
                        Il y aurait un contrat comme pour les maraîchers : période d’essai d’un mois en août, avec ensuite des contrats de 4 mois (Sept, Oct, Nov, Déc) puis (Jan, fev, mars et avril). Elle n’a pas de minimum imposé mais l’idéal serait d’atteindre au moins 70 kilos en moyenne par Amap.

                        La productrice propose des sacs en toile marqués à son nom qu’elle prête en amenant le sac plein (3,5kg ou 5 kg) et qu’elle récupère vide la fois d’après sauf la 1ère fois bien sûr... Elle propose des sacs de 3.5kg et de 5 kilos mais pour des facilités de distribution ce serait mieux que l’on opte pour 1 seul poids pour tout le monde.
                        A partir d’Août, elle a : des poires GUYOT jaunes, croquantes et juteuses, la poire WILLIAM’S rouge, fondante et parfumée. puis au fur et à mesure du temps : CONFERENCES, PACKAM’s, SANTA MARIA, DUCHECHE BERERE, COMICE, PASSE-CRASSANE, en pommes : JONAGOLD, BRAEBURN, REINETTE GRISE, FUJI, granny, IDARED, noix, prunes, kakis muscat, coings......mais toujours comme base : pommes et poires de variétés différentes.

                         Le prix est de 2 euros le kilo (Poires, pommes, prunes, kakis, coings, noix). Donc les sacs de 3.5kg : 7 euros et les sacs de 5kilos : 10 euros."

                        cout de revient 0.4 vente directe 2


                      • olivier cabanel olivier cabanel 22 février 2010 13:15

                        foufouille,
                        j’aimerais ouvrir le débat du gaspillage.
                        il semble que 40% des poissons vendus en supermarché finissent à la poubelle, avec un produit chimique par dessus, pour que les citoyens ne soient pas tentés de les récupérer.
                        mais dans quel monde vivons nous ?
                         smiley


                      • foufouille foufouille 22 février 2010 13:43

                        valable pour tous les produits « frais »
                        sauf remballe
                        et certains mettent de la javel dessus


                      • Vilain petit canard Vilain petit canard 22 février 2010 11:46

                        Il faut tout reprendre à la base : tout le système fonctionne comme si l’argent, ça servait :

                        1. avant tout à spéculer et à investir
                        2. puis à acheter des bagnoles et des iPods
                        3. et enfin, éventuellement, à acheter à bouffer

                        Or c’est exactement le contraire qui devrait se faire !

                        La crise du monde agricole , qui ne touche pas tous les exploitants, nous fait sentir cette évidence. Il y a deux ou trois ans, il a fallu les émeutes de la faim pour qu’on se rende compte que le fric, ça sert à vivre, et pas à spéculer. C’est dire si les esprits sont formatés.

                        Le Maire, qui n’est jamais sorti des couloirs et antichambres du pouvoir, a du mal avec ces notions, mais je crois qu’il a compris que si on n’agit pas, tout va péter, et il est connu que les Français suivent leurs agriculteurs. reste à savoir ce qu’il va faire, et ce que l’agité de l’Elysée peut y comprendre.


                        • olivier cabanel olivier cabanel 22 février 2010 13:21

                          Vilain petit canard,
                          l’agité de l’Élysée n’a pas pris la mesure des risques.
                          qui sont les 50% des français qui ne votent plus ?
                          quelques uns ne s’intéressent pas au scrutin, bien sur, parce que leur réflexion est ailleurs,
                          mais je pense que la majorité s’y intéressent mais ne croient plus à la valeur du geste électoral.
                          ils ont tant été floués, (l’Europe par exemple) qu’ils doivent être nombreux à envisager une autre action.
                          je continue personnellement à croire à la force du bulletin dans les urnes, mais la démocratie doit etre perfectionnée.
                          il faut que le vote blanc soit tenu en compte.
                          çà pourrait changer radicalement le sens des votes.
                          c’est surement utopique, mais quelle importance.

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