• jeudi 23 mai 2013
  • Agoravox France Agoravox Italia Agoravox TV Naturavox
  • Agoravox en page d'accueil
  • Newsletter
  • Contact
AgoraVox le média citoyen
La fondation Agoravox
  Accueil du site > Actualités > Société > Les locations meublées de courte durée n’ont pas l’heur de (...)
53%
D'accord avec l'article ?
 
47%
(21 votes) Votez cet article
  • Faire un don
  • Imprimer cet article
  • Marquer et partager

Les locations meublées de courte durée n’ont pas l’heur de plaire à Monseigneur Delanoë

Dans un communiqué diffusé il y a deux ou trois jours, la Fnaim Ile-de-France déplore l’interdiction des locations meublées de moins d’un an dans la capitale, décidée par la Mairie de Paris sans « concertation ».

Gilles Ricour de Bourgies, le Président de la Fnaim-Ile-de-France ne décolère pas. « Je demande l’arrêt immédiat des poursuites engagées par la Mairie de Paris à l’encontre des propriétaires bailleurs, dont je constate qu’elles visent en majorité des petits propriétaires-occupants, contrairement aux déclarations de la Mairie ». Il en appelle au secrétaire d'Etat au Logement, il parle de 17 000 familles propriétaires - occupants spoliées par cette décision, évoque plus de 2 000 emplois menacés....

Quelle mouche (totalitaire) a donc piqué M. Delanoë pour "interdire" la location meublée de moins d'un an dans la capitale, sauf "autorisation" dûment accordée par le premier magistrat ou son représentant ? Dans sa réponse, la Mairie précise que ce sont « près de 20 000 logements qui ont ainsi été soustraits du marché locatif traditionnel », et que la réglementation vise principalement à endiguer la pratique de « la location meublée touristique, à la nuit ou à la semaine essentiellement, (…) particulièrement développée à Paris ». Elle s’applique, parait il, uniquement aux résidences secondaires, et conditionne cette activité à l’obtention d’une autorisation par la Mairie.

N'empêche que la Ville de Paris ne rigole pas et a déjà engagé des poursuites à l'encontre de 200 personnes environ, selon Le Figaro.

Même si la polémique engagée par Gilles Ricour de Bourgies (« la Mairie se trompe de cible et de priorité », « depuis 10 ans, les professionnels de la location meublée ont permis le retour au secteur locatif de 20 000 appartements qui seraient demeurés vacants et qui risquent de le redevenir », « Il reste 116 000 logements vides à Paris, auxquels s’ajoutent 80 000 résidences secondaires ») n'est pas dénuée d'intérêt, cette affaire repose une fois encore la question fondamentale de la propriété privée. Nous vous parlions il y a quelques jours du fisc qui s'autorise à vous taxer sur la valeur locative de votre bien, sans considération du fait que vous pouvez, pour aider un enfant, un ami, un sdf, avoir fait le choix de le louer largement en dessous. Aujourd'hui, c'est la Mairie de Paris qui vous interdit, ou soumet à son autorisation discriminatoire, de louer à la nuit ou à la semaine votre appartement, moyen de mettre du beurre dans les épinards pour beaucoup de jeunes couples ou de célibataires.

Que veut dire "être propriétaire" dans notre société d'aujourd'hui ? Vous "possédez" un bien mais n'avez pas le droit de le laisser vide, pas le droit de le louer en dessous du prix fixé par le fisc, pas le droit de le louer à qui vous voulez pour la durée que vous voulez, pas le droit de le céder à qui vous voulez à moi d'en donner 60% de la valeur à l'Etat.... Tout cela ressemble de plus en plus à un usufruit sous condition. En fait, tout appartient à un seul maître, un seul seigneur, qui vous accorde un droit d'usage sous conditions, droit qui ne peut se céder qu'à condition que le seigneur soit d'accord et que l'impôt soit payé.

Rappelez moi, c'était quoi le statut des serfs....

un article MaVieMonArgent.info




par TDK1 (son site) mercredi 8 février 2012 - 13 réactions
53%
D'accord avec l'article ?
 
47%
(21 votes) Votez cet article



2 moyens pour donner

Don défiscalisé 10€ ou plus

Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.

Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.

Les réactions les plus appréciées

  • Par Surya (---.---.---.58) 8 février 2012 14:35
    Surya

    Je ne suis pas d’accord du tout avec cette mesure. Il est vrai que les propriétaires de logements de courte durée les louent à un prix exhorbitant, mais c’est un abus de pouvoir que d’interdire purement et simplement.
    Il aurait fallu simplement mettre des plafonds dans les tarifs, ou créer un impôt spécial pour ce type de locations. Le vrai problème, c’est l’abus des tarifs.

    Tout d’abord, il y a un vrai marché touristique pour ce genre de locations. Certains touristes préfèrent nettement loger dans ces logements plutôt qu’à l’hôtel, ça les regarde et c’est leur droit. Il doit y avoir une offre disponible pour eux. D’autres préfèrent l’hôtel, et c’est très bien comme ça. Maintenant, les touristes n’auront plus le choix ?
    Paris n’accueille déjà pas toujours très bien ses touristes, alors n’en rajoutons pas sinon ils délaisseront cette belle capitale pour aller ailleurs, et loger là où l’on a un minimum de droits et où l’on interdit pas aux gens de louer leurs studios à la semaine. Londres, New York... le choix ne manque pas.

    Deuxièmement, il y a des gens qui travaillent spécifiquement dans le secteur de la location à la semaine. Des petites agences s’étaient créées, avec les emplois qui allaient avec. Ces personnes risquent de se retrouver au chômage.

    Troisièmement, il y a un certain nombre de gens qui viennent sur Paris ou proche banlieue pour travailler quelques mois, notamment des Anglosaxons. On les appelle les « contractors ». Ils ont des contrats temporaires et ont besoin de se loger sans être contraints de vivre trois mois ou six mois à l’hôtel. Peut être iront-ils travailler ailleurs, accepteront plutôt les offres de contrats situées ailleurs qu’à Paris, et iront offrir leur expertise à des entreprises d’autres pays que la France.

    Alors non, je ne suis pas d’accord. Interdire, ça n’a aucun sens.
    On continue d’autoriser, parce que la France n’est pas un pays dictatorial qui fait une chasse moralisatrice aux gens possédant un peu de biens dont ils veulent tirer des revenus, mais on régule le marché, on empêche ces gens d’abuser, car en effet, les tarifs sont totalement abusifs, car les propriétaires savent que les touristes ou les contractors ont les moyens d’assurer, mais on n’interdit pas.

  • Par FYI (---.---.---.56) 8 février 2012 18:24
    FYI

    Toutes les villes touristiques pratiquent cet abus.
    Aix en provence par exemple ...

  • Par Alexis_Barecq (---.---.---.116) 8 février 2012 20:07
    Alexis_Barecq


    C’est un abus de droit et bravo de le dénoncer !

Réactions à cet article

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


Faites un don

Les thématiques de l'article

Palmarès

Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Debian, PHP, Mysql, FckEditor.


Site hébergé par la Fondation Agoravox

Mentions légales Charte de modération