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Accueil du site > Actualités > Société > Les paradoxes de la fessée

Les paradoxes de la fessée

C’est un des débats de la semaine : un père a été condamné à 500 euros avec sursis pour avoir donné une fessée à son fils de 9 ans. Naturellement, les libertaires de service en ont profité pour dénoncer le pseudo archaïsme de notre pays pour réclamer l’interdiction de cette pratique.

Revendications libérales-libertaires
 
Ces activistes, partisans de la libéralisation économique, construisent une société toujours plus violente, où la protection sociale est de plus en plus limitée, les droits des travailleurs déconstruits, tout en essayant de faire de la vie des enfants un cocon ultra protecteur. Car les mêmes qui refusent les fessées sont souvent ceux qui veulent que l’école s’adapte à l’enfant ou supprimer les notes. Ne se rendent-ils pas compte qu’ils construisent un monde totalement schizophrène qui rend de plus en plus violent le passage à l’âge adulte, générant des souffrances bien plus grandes que celles d’une fessée.
 
Ce faisant, voici un nouvel exemple de cette « dissociété  » qu’a bien analysée Jacques Généreux. Et, on y retrouve aussi tous les travers de cette société néolibérale, gouvernée par le seul droit, comme si la vie en société ne pouvait être envisagée que par un droit normatif et froid, où les traditions et la volonté arbitraire et culturelle d’une société particulière n’auraient plus leur place. Bien sûr, les opposants de la fessée se feront les avocats des « droits de l’enfant » mais que font-ils pour qu’ils apprennent à lire, à écrire et à compter à l’école, puis trouvent un emploi à la fin de leur parcours scolaires ?
 
Une tradition justifiée ?

Même s’il s’agit d’une tradition, il n’est pas interdit de se poser la question sur le bienfondé de ces punitions corporelles. Toutes les traditions ne sont pas bonnes. De même qu’elles ne sont pas toutes mauvaises non plus. 95% de la population en serait passée par là et l’immense majorité n’en semble pas du tout traumatisé, au point de répliquer ce comportement une fois parent. C’est qu’il y a une différence entre donner une gifle ou une fessée et frapper violemment, contrairement aux amalgames dans lesquels tombent trop facilement les adversaires des punitions corporelles, que l’on trouve dans Libération.

Les punitions corporelles représentent une forme de sanction plus dure, qui permet une gradation dans les sanctions que peuvent donner les parents à leurs enfants quand ils ont dépassé les bornes. Même s’il peut y avoir des excès et des parents trop violents (et dans ce cas-là, il faut être extrêmement sévère pour protéger ces enfants), la très grande majorité du temps, ces gifles ou ces fessées, utilisées de toutes les façons avec modération par les parents, et sans véritable traumatisme physique, n’ont pas de conséquences autres que délimiter plus clairement l’interdit à un enfant qui l’a dépassé.
 
Les Français contre l’Europe
 
Bien sûr, la majorité des pays européens interdisent aujourd’hui ces pratiques ou sont sur le point de le faire. Et alors ? Ce n’est pas parce que la majorité des pays européens vont dans une mauvaise direction qu’il faudrait les suivre. Cette mauvaise Europe nous a déjà poussé à suffisamment de mauvaises décisions par le passé pour résister aujourd’hui. D’ailleurs, l’immense majorité des français s’opposent à cette interdiction, comme le montrent ces sondages réalisés par LCI (80% sont contre) ou RMC (90%). Pour reprendre Jean-Claude Michéa, tout ce qui est plus récent n’est pas forcément mieux.
 
En outre, l’argumentation des opposants à la fessée est très limite. Dans Libération, on lit qu’en France « on n’a pas le droit de frapper une personne adulte, pas le droit de frapper un animal, mais on peut frapper un enfant  ». Comme s’il y avait beaucoup de personnes qui donnaient des fessées, ou même une gifle à des adultes puis étaient poursuivis ! A ce titre, il est important de parler de « punition corporelle  » et non de « châtiment corporel  », terme beaucoup plus dur, qui biaise le débat. Heureusement, il semble que le gouvernement ne semble pas vouloir donner suite.
 
Naturellement, il ne s’agit pas de permettre des mauvais traitements, qu’il faut repérer et sanctionner, pour le bien des enfants. Mais l’immense majorité des parents font une utilisation raisonnée et raisonnable des punitions corporelles et il serait absurde de les interdire sans nuance.

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59 réactions à cet article    


  • ZenZoe ZenZoe 17 octobre 2013 12:28

    Si une petite tape sur les fesses ou les mains reste acceptable en dernier recours quand l’enfant est tout petit, au-delà d’un certain âge, je pense qu’il faut éviter. D’autres moyens sont alors à la disposition des parents (punitions, langage, ...).

    Mais quand même, c’est dingue qu’on se focalise sur la fessée, épiphénomène, alors qu’un tabou géant persiste : la véritable maltraitance. Deux enfants minimum meurent chaque jour sous les coups de leurs parents.
    Extraits d’un article de La Croix :
    "La difficulté, avec la maltraitance, c’est qu’on ne veut pas la voir. La maltraitance est trop dérangeante, elle se déroule au sein des familles et peut même toucher les nouveau-nés… Quelque part, on s’en sent tous un peu coupables. » Signe de ce malaise, il n’existe pas de statistiques nationales sur les décès d’enfants liés à la violence de leurs parents. Les dernières données sur la maltraitance, elles, remontent à 2006  : 20 000 enfants étaient alors victimes de mauvais traitements physiques ou psychologiques et 80 000 étaient en situation de risque."
    Article complet, qui fait froid dans le dos : http://www.la-croix.com/Actualite/France/Maltraitance-des-enfants-ce-qu-il-reste-a-faire-apres-l-affaire-Marina-2013-04-11-941067


    • gaijin gaijin 17 octobre 2013 13:00

      histoire de compléter n’oublions pas dans la liste des mauvais traitements la pédophilie
      au sujet de laquelle on ne fait toujours rien ( ah si on a dit que c’était mal .......et quand on en attrape un par accident on le condamne ......)

      et d’autres a priori moins graves mais non négligeables :
      l’ absence totale de projet éducatif ( quel qu’il soit )
      la vie dans un environnement émotionnel malsain ( là vous avez le choix )
      et la condamnation a vivre dans un monde ou il n’ y a pas de place pour l’ être humain


    • howahkan Buddha Marcel. 17 octobre 2013 12:37

      qu’on donc à dire de raisonnable ou plutôt d’intelligent sur ce sujet des adultes qui prônent comme base de vivre ensemble la compétition donc le business , donc la violence, donc les guerres , partout et tout le temps...alors pour les enfants comment une personne qui ne sait rien du tout de son être profond, qui marche en automatique aveugle sur la touche « + pour moi », va comprendre de l’attitude à avoir ou ne pas avoir avec un enfant quand elle même
      ne sait pas du tout s’occuper de soi même, mais seulement des autres mais pas dans le sens comprenre mais dans le sens profiter....

      alors entre l répression totale et le laisser aller total, il n’y a rien d’autre que des réactions hasardeuses , au petit bonheur de la chance......les adultes reproduisent de force leur monde violent...ceci n’est pas de l’éducation mais de l’élevage en batterie....

      Un de mes amis de Sri Lanka , B. Lyanage est son nom à vécu son enfance avec des éléphants et m’a raconté cette histoire vécu plusieurs fois : le cornac ou dresseur d’éléphant vit dans un rapport de force avec l’éléphant pour l’amener à accepter à travailler avec lui...pas sympa apparemment oui bien sur ! , éléphant qui ne cède rien le cornac non plus ...puis à un moment donné l’éléphant va finir par accepter l’autorité« du cornac, qui si il est un profondement »bon" cornac va lui aussi alors au meme moment totallement changer d’attitude, ne plus agir en maitre et passer alors à une autre relation totalement différent de collaboration.....

      Collaborer un gros mot de nos jours chez les humains, bien que tout ce qui soit fabriqué soit justement l’objet impératif d’une collaboration...

      comprenne qui pourra .

      Mais quel exemple nos société guerrières car bien sur le business c’est la guerre , si si, peuvent t’ elles vraiment donner à un enfant, si ce n’est l’exemple de la violence, de la tricherie, du meilleur qui écrase, de l’injustice, et de tout le reste..nous détruisons nous mêmes nos enfants pour en faire les mêmes imbéciles violent et haineux que nous....et la aussi c’est le plus violemment con qui gagne et ce n’est pas tout le temps l’adulte bien sur...ainsi ce monde barbare se reproduit il...fier de son arrogance et certains de sa droiture...que des mots vides.


      • Patrick Samba Patrick Samba 17 octobre 2013 12:42

        Bonjour,

        sujet délicat...

        Et cet article le démontre amplement. Beaucoup de « bon sens », d’ « évidences », mais aussi beaucoup de confusions, d’amalgames, bref ce à quoi on peut s’attendre avec un sujet aussi polémique.

        On retiendra que le fait-divers n’est exposé qu’au travers de la phrase : « un père a été condamné à 500 euros avec sursis pour avoir donné une fessée à son fils de 9 ans », même si elle renvoie à un article, mais qui lui-même n’en dit pas plus sauf à préciser qu’il s’agit d’une « fessée décullotée », et le « décullotée » Laurent Pinsolle l’a « oublié » (et rien que ça, ça démontre bien que le sujet est vraiment délicat...)

        Et on retiendra aussi que la sanction est « avec sursis ».

        Que de guillemets !... C’est dire si c’est délicat... smiley


        • Patrick Samba Patrick Samba 17 octobre 2013 13:07

          Si on peut dire que sanctionnée par 500 € avec sursis, sa fessée ne lui coûtera pas « la peau du cul », en revanche « la peau du cul » reste un objet délicat...

          Sur le sujet, un article (et beaucoup de commentaires intéressants), publié hier, un tant soit peu plus équilibré : Le fait c’est : fessée - AgoraVox le média citoyen


        • le naif le naif 17 octobre 2013 12:59

          Tout Sujet est bon à Monsieur Pinsolle pour être quotidiennement présent sur Avox sans jamais participer au débat initié par ses soins...

          Hier sur Avox La Raleuse a traité ce sujet de fort belle façon initiant un débat de grande qualité où elle a joué le jeu d’un forum citoyen participatif en y participant justement !!!

          Je vous le dis tout net, j’en ai plein le cul, des politiques qui comme vous, viennent ici et ailleurs poser leurs articles, comme un chien pose son étron sur le trottoir... Je m’étonne d’être un des seuls à m’élever contre cette pratique qui tend à se devellopper.


          • Patrick Samba Patrick Samba 17 octobre 2013 13:12

            Désolé, mon commentaire précédent fait doublon avec le vôtre, mais celui-ci n’était pas encore présent sur le fil quand j’étais en train de rédiger le mien...

            Mais c’est dire comme cet article, et ses commentaires, nous a plu à tous les deux !


          • Patrick Samba Patrick Samba 17 octobre 2013 13:30


            En revanche je ne partage pas votre sévérité ( de père fouettard ? smiley ) concernant cet article. Et en particulier le titre est remarquable.

            Car effectivement cette histoire de fessée nous plonge droit dans les paradoxes, et la paradoxalité. D’où forcément sa dimension éminemment polémique.... 


          • le naif le naif 17 octobre 2013 14:01

            Bonjour Patrick Samba 

            "En revanche je ne partage pas votre sévérité ( de père fouettard ?  ) concernant cet article. Et en particulier le titre est remarquable."

            Je n’ai pas lu l’article, j’ai dis hier ce que j’avais à dire et lu beaucoup d’interventions de très grande qualité, sans anathèmes, insultes, ni trollisme, ce qui sur Avox devient suffisamment rare pour être souligné. Sur mon post précédent, je m’insurgeais juste contre l’attitude pour le moins désinvolte de Monsieur Pinsolle, qui se croit ici chez lui et qui ne joue pas le jeu d’un forum participatif. En d’autre temps j’avais agis de même vis à vis de Madame Lepage, cette dernière avait fini par me répondre, puis elle a arrêté de poster sur Avox.....

            "Car effectivement cette histoire de fessée nous plonge droit dans les paradoxes, et la paradoxalité. D’où forcément sa dimension éminemment polémique.... « 

            Entièrement d’accord avec vous, cette histoire de fessée qui pourrait passer pour anecdotique révèle en fait une vision antagoniste ( une de plus) entre une société totalement permissive et une vision plus »traditionnelle" d’aucun diraient réactionnaire de notre société. J’ai été heureux de constater que même des intervenants avec qui habituellement, je ne partage pas les visions politiques ou autres, sur ce point avaient su garder un certain bon sens et qu’il était encore possible de discuter sans s’insulter .


          • Rounga Roungalashinga 17 octobre 2013 13:28

            Extrait de l’article de Libé, mis en lien dans l’article :

            « Il faut le temps pour comprendre ce que signifie l’interdiction, dit Elda Moreno. Aucun parent n’a été envoyé en prison pour des gifles ou des fessées. Mais en Espagne, si on voit quelqu’un taper son enfant, on peut lui dire : « C’est interdit. » En France, c’est permis. Du coup, entre corrections et maltraitances, difficile de savoir où est la limite. Si l’on entend des coups et des pleurs d’enfant chez son voisin, qu’est-ce qu’on fait ? »

            Il faut dire à cette Elda Moreno que si on entend des coups chez son voisin, alors il s’agit bien de maltraitance, et non d’une simple fessée. La fessée normale, c’est trois ou quatre coups sur les fesses, et on ne peut pas les entendre à travers un mur. La confusion dans l’esprit de ces gens est impressionnante.


            • bakerstreet bakerstreet 18 octobre 2013 09:21

              Un enfant habitué à la violence peut très bien se murer dans un silence tétu, et impressionant. C’est une marque quasi autistique de repli....Vous aurez beau le frapper et le frapper, il ne dira plus rien. 

              Les gamines que dutroux enfermaient dans sa cave ne réagissaient plus non plus, tétanisées. 
              Par contre, la promesse d’un coup, même s’il n’est pas effectif, peut très bien faire hurler de terreur un enfant. 
              Les tortionnaires connaissent aussi parfaitement ces choses, et s’en nourrissent. C’est la voix de la perversion, telle que Rousseau et sade l’ont présentie. 

              Tout ça pour dire qu’il n’y a pas de termomètre auditif de la violence, une qui serait « normale » et une qui ne le serait plus. 
              Beaucoup de confusion chez vous. 
              je n’en dirais pas plus

            • Rounga Roungalashinga 18 octobre 2013 09:29

              Excusez-moi, mais la confusion est de votre côté. C’est vous qui ne parvenez pas à faire la différence entre la fessée, ou la gifle, excpetionnelle, appliquée uniquement lorsque l’enfant est allé trop loin (coups, insultes, manque de respect), et les mauvais traitements qui traumatisent un enfant. Sous prétexte de lutte contre ceux-ci, vous voulez interdire celle-là, alors que ces deux choses ne se différencient pas uniquement par degré, mais aussi par nature. C’est par conséquent stupide, d’autant plus que la maltraitance est déjà interdite, et que les parents brutaux et sadiques ne seront pas plus refrénés par cette loi.
              Par ailleurs, vous ne contredisez absolument pas mon commentaire. Pour ce faire, il aurait fallu me prouver qu’une simple fessée est audible à travers les murs d’un appartement. Or vous me parlez complètement d’autre chose. La logique n’est pas respectée. 


            • Sunkissed 23 octobre 2013 23:31

              Fessée normale, taper trois ou quatre fois.. ?! Le problème est lá, chaque parent justifie ses fessées. Le mot fessée est très vague et ne veut pas dire la meme chose pour tour le monde. Incroyable que les francais sont si attaché de cette methode « d’education » !


            • Castel Castel 17 octobre 2013 13:57

              Qui fessera enfin la justice ?

              Bon, en tous cas, le père n’a pas semblé très malin de fesser son enfant alors que son ex risquait de répliquer...


              • bakerstreet bakerstreet 17 octobre 2013 15:33

                Les sondages ont leur limite. 

                Que nous disent ils
                Que les français ne seraient pas opposés à la fessée. 
                Mais que visionnent ils, dans leur immaginaire, quand on leur pose ainsi la question. 
                Je suis sûr comme vous qu’ils la conçoivent intelligente, adaptée...Presque comme sur ces publicité où l’on voit un couple avec enfants vivant dans un monde merveilleux....

                Bien sûr, ils n’imaginent pas une seconde le pervers, le bourreau d’enfant, l’instit sadique comme j’en ai connu dans les années 60, à qui la loi et les parents considéraient qu’il pouvait se lacher, étant donné que c’était pour le bien des gosses qui n’avait qu’à fermer leur gueule surtout si c’était un garçon un grand tu fermes ta gueule ou t’en reprends une c’est ce que tu veux hein ?

                Quand la ligne blanche est franchie, il faut assumer, c’est tout, car la loi est la loi !
                Et dans l’ombre attendent tous les Dutroux du monde, les pervers qui instrumentalisent. 
                Et l’utilisation d’un fait divers à travers une polémique dépassée est totalement douteuse. 

                Car il faut savoir d’où l’on vient.
                Certains, peut être trop jeunes, n’ont pas cette mémoire

                • Klisthène 2017 Kxyz 17 octobre 2013 15:47

                  heureusement que le ridicule ne tue pas ..dénoncer la violence d ’un coté et prône la violence comme outil d ’ éducation..ça s ’ appelle comment en psychanalyse
                  la loi interdit de corriger une enfant les mots ont un sens Mr Pinsolle..n ’ est ce pas ...
                  soyez un peu plus sérieux je vous assure que cela ne vous nuira pas ..


                  • Rounga Roungalashinga 17 octobre 2013 16:07

                    Dire que la fessée peut-être utilisée à titre exceptionnel lorsque l’enfant franchit certaines limites ce n’est pas « prôner la violence comme outil d’éducation », excusez-moi.


                  • Klisthène 2017 Kxyz 17 octobre 2013 16:25

                    le papa, en pleine séparation avec la maman, a justifié son acte par le fait que son fils ne lui disait plus bonjour depuis plusieurs jours  : « Je lui ai demandé pourquoi et il m’a répondu qu’il n’en avait pas envie. Je lui ai dit qu’il me devait le respect et oui, je lui ai donné une fessée », a-t-il raconté, ajoutant « subir la mode actuelle qui veut qu’on ne corrige pas ses enfants ».

                    n y a t il pas contradiction entre objectif affiché et moyen utilisé...

                     « Une remarque qui a fait bondir les magistrats. Ce n’est pas une mode, « c’est une violence !  »
                     une fessée est acte de violence ou non ?...
                    à mon sens il l ’ est et je répète que la violence ne peut être un fondement de l ’éducation...si on ne veut pas rajouter au triste spectacle de violence auquel assiste nos enfants..
                     l autorité doit être assise sur le respect que visiblement ce père attend de son enfant à juste titre mais des éléments qui nous échappent parents en phase de divorce semblent brouiller dans l ’ esprit de cet enfant les repères d’ une bonne éducation..


                  • Rounga Roungalashinga 17 octobre 2013 16:51

                     une fessée est acte de violence ou non ?...
                    à mon sens il l ’ est et je répète que la violence ne peut être un fondement de l ’éducation

                    Si la fessée est utilisée exceptionnellement et uniquement lorsque des bornes ont été franchies (celle du respect le plus élémentaire, par exemple), alors on ne peut pas dire qu’elle est un « fondement de l’éducation ». Sachez faire la distinction entre cela et un dernier recours.


                  • Castel Castel 17 octobre 2013 17:02

                     « une fessée est acte de violence ou non ?... »

                    Tout peut être ressenti comme une violence.
                    Si je dis : « les immigrés sont gentils », il y aura toujours des gens pour trouver cela violent !
                    Nous sommes à une époque où les gens deviennent super douillets, ça en devient presque inquiétant, ce monde de chochottes, qui fait toujours référence à une impression subjectif au lieu de considérer la vie comme un défi.


                  • Rounga Roungalashinga 17 octobre 2013 17:18

                    Tout peut être ressenti comme une violence

                    Il y a quelques temps je discutais sur ce site avec un intervenant qui ne voulait pas reconnaître la notion de « violence légitime de l’Etat ». Pour cette personne, le fait de passer les menottes aux gens, de les enfermer dans des prisons, de leur prendre de l’argent, ne pouvait nullement être des actes de violence, puisqu’ils étaient commis en conséquence d’un crime ou d’un délit. J’avais beau lui dire que les actes en eux-mêmes étaient violents, d’où la notion de « violence légitime », dans son esprit la violence disparaissait par une sorte de magie dès qu’ils émanaient de l’Etat. Tout ça pour dire que dans la société, outrepasser certaines limites amène contre soi la violence, et il vaut mieux l’apprendre le plus tôt possible, tant que cette violence n’a pas un caractère irréversible et traumatisant.


                  • Castel Castel 17 octobre 2013 17:35

                    Cela se défend très bien. A mon avis, Gaspard, sur un autre blog a tord : notre corps ne nous appartient pas. Cela peut sembler paradoxal, mais c’est vrai ; notre corps appartient au monde, c’est lui qui l’a fait. Dire, mon corps m’appartient est une pure vision psychologique et morale. Il est à source même de notre souffrance.

                    Accepter la violence, qu’elle soit légitimée par la loi ou non, me semble donc nécessaire. C’est pourquoi il ne faut pas se focaliser sur elle et accepter l’aspect de défi que représente la vie.


                  • bakerstreet bakerstreet 17 octobre 2013 19:38

                    KXYZ


                    Apparament notre spécialiste n’a jamais entendu parler ni de psychologie, et encore moins de psychanalyse ! Cet article est il une provocation ou une farce ? 

                  • bakerstreet bakerstreet 17 octobre 2013 15:48

                    L’auteur.


                    Je relis votre article redoutable

                    « Car les mêmes qui refusent les fessées sont souvent ceux qui veulent que l’école s’adapte à l’enfant ou supprimer les notes. Ne se rendent-ils pas compte qu’ils construisent un monde totalement schizophrène qui rend de plus en plus violent le passage à l’âge adulte, générant des souffrances bien plus grandes que celles d’une fessée ».


                    Ce passage est un régal de bétise et de sophisme.
                    Mais me met dans une colère froide !

                     Ainsi la violence adapterait l’enfant à un monde plus dur. ...
                    Si c’est le cas, alors il faut rattraper notre retard, car il me semble que la maternelle est bien peu en édaquation avec les exigences de compétition où se trouveront plongées nos chères petites têtes blondes. 

                    Les salafistes, à se sujet, voient surement plus clair que nous....

                    Rouvrons la prison de la petite roquette, à Paris, où le tiers de ces petits vagabonds misérables mouraient après leur enfermement. 
                    Rouvrons Belle ile, et son péntencier pour enfants, d’où partirent les premières loies en faveur de l’éducaiton surveillée, rompant avec une histoire qui faisait l’enfant le corollaire du diable, des siècles durant. 

                    Un jour, les enfants se mutilèrent, prirent les clés aux matons et s’éparpillèrent aux quatre coins de l’ile. Certains même gagnèrent le continent, sur des barques volées. 
                    Quand on les reprit, ils furent fouettés, comme les esclaves marrons.....
                    L’opinion , tout à coup, s’inversa. Elle qui avait pris fait et causes pour les bourreaux, s’étonna tout à coup qu’on puisse frapper ainsi des enfants, et se regarda dans la glace. 

                    ceci se passait dans les années 20. Prévert en fit un poème ::.....
                    Bandits voleurs assassins, c’est la chasse à l’enfant, la chasse des braves gens....

                    Je vous laisse à vos notes et à vos certitudes ronflantes, qui valent celles d’un bourreau ou d’un technocrate stalinien, se lavant à la lessive des mots et des phrases creuses, ne cachant même pas leur dogmatisme et leur bétise. 

                    • Rounga Roungalashinga 17 octobre 2013 16:14

                      Ainsi la violence adapterait l’enfant à un monde plus dur. ...

                      Il me semble que ce n’est pas du tout ce qui est dit. L’auteur remarque que les personnes qui veulent interdire la fessée sont les mêmes que ceux pour qui toute forme d’autorité et de discipline nuit au développement de l’enfant. Or, un enfant élevé ainsi ne connaît pas de limites, et pense que tout lui est dû. L’âge adulte, pour ce genre de personnes, est donc une sacrée claque, puisque dans la vraie vie il faut s’adapter à son environnement et pas attendre qu’il se produise l’inverse. Voilà comment, en voulant éviter une souffrance minime, on en prépare de bien plus grandes.


                    • TicTac TicTac 17 octobre 2013 19:16

                      Revenons aux fondamentaux...

                      Éduquer n’est pas préparer à un monde plus dur en étant dur par envie.

                      C’est donner à l’enfant des marqueurs qui lui permettront de faire des choix, de se repérer dans la vie et dans ses rapports aux autres.

                      Un monde sans rapports de force n’existe que dans l’imaginaire de certains.

                      La vraie liberté n’est pas celle qui produit les plus beaux mondes, loin de là.

                      Les règles éducatives sont précisément là pour permettre à l’enfant de disposer d’un socle dont l’un des piliers est le respect.

                      Je ne crois pas que l’irrespect mène au bonheur, pas plus que le respect mène au statut de mouton.

                      Je crois en des valeurs qui ont fait leurs preuves et je vois que l’abandon de ces valeurs ne fait pas une société plus heureuse, loin de là.

                      Comme en toute chose, l’équilibre est le maître-mot.

                    • TicTac TicTac 17 octobre 2013 19:26

                      Cette décision rendue est passée à côté du sujet.

                      - Elle n’a pas rendu l’enfant plus fort ;
                      - Elle a conforté l’attitude d’une mère revancharde ;
                      - Elle a sapé l’autorité d’un père qui souffrait déjà ;

                      Quitte à être réac, la valeur respect me paraît être l’une des seule qui mène à l’égalité, au partage, à la fraternité. Pas l’irrespect.
                      Or de quoi manquons-nous de plus en plus ?

                    • bakerstreet bakerstreet 17 octobre 2013 19:32
                      Rounga

                      Je regrette mais c’est bien ce que l’auteur écrit noir sur blanc.

                      «  L’auteur remarque que les personnes qui veulent interdire la fessée sont les mêmes que ceux pour qui toute forme d’autorité et de discipline nuit au développement de l’enfant... »

                      On ne peut affirmer une chose et dire qu’on ne le dit pas, ou alors c’est une histoire de fous...
                      Et il est vrai que la violence et la folie sont concomitentes. 
                      Je suis bien placé pour le savoir puique je travaille en psychiatrie, et que je constate, malheureusement, combien ces tristes histoires sont à l’oeuvre, de génération en génération, comme une sorte de fatalité. Combien justifient leur violence par leur passé, de façon critique ou pas d’ailleurs. 

                      En tout cas, les enfants qui vivent en osmose avec l’actualité, ont eux très bien intégré combien elle ne passe plus, et l’effet dévastateur qu’elle peut avoir de nos jours, et encore bien plus important que quand elle était de mise et routinière, il y a 50 ans de ça. 
                      Bon courage ensuite pour « rattraper le coup »...Peut être faudra t’il frapper alors plus fort pour dresser des limites que le discours, la méthode, ou l’exemple, sont incapables d’apprendre.

                      Les dérapages controlés de l’auteur ont leur limite, et le risque est grand de foncer dans le décor, comme on peut le lire, d’abord de façon sémantique, ensuite de façon moins virtuelle.
                      A ce propos, je vous dirais que l’ambivalence et la folie d’un discours, qui ne parvient pas à assumer ses contradictions, est souvent à l’oeuvre dans l’apparition de la folie. 

                      « Viens ici, mon chéri, rejoindre ta maman qui t’aime » dites d’une voix froide et grinçante, avec un martinet caché derrière soi, voilà une des façons de rendre quelqu’un vraiment dingue, surtout un gosse, mais tous les bourreaux connaissent le profit quils peuvent faire de l’ambivalence pour torturer quelqu’un !

                      On peut très bien élever un enfant sans faire preuve de violence, sans être laxiste, et faire en sorte qu’il ne considère pas que « tout lui est du » ! 
                      C’est ce que la plupart des parents et des éducateurs tout de même se sont aperçus....
                      Les sophismes ne peuvent abuser que les imbéciles, ou ceux qui cherchent des arguments, même faux et manipulateurs, pour se déculpabiliser de la violence qu’ils exercent. 
                      On ne peut faire une cause à effet entre manque de limites, structuration, et violence, expliquée benoitement comme une panacée. 

                      Voilà un demi siècle, certains justifiaient les violences faites aux femmes avec à peu près les même arguments. Un siècle plus tôt, et le père de famille avait le droit de vie et de mort pratiquement sur ses proches, comme malheureusement encore dans ces pays, qui retrouvent la charia.

                      Les enfants victimes de violence deviennent violents eux même par mimétisme. Pas besoin d’être docteur en psychologie ou en sciences sociales pour le savoir, et d’abord le constater. 
                      L’interdit et la loi sont structurantes. 

                      Les pays qui ont définitivement abolie les coups, et les fessées, comme les pays nordiques, ont vu les faits divers liés à la violence baisser de façon notable, et ceci est en lien directe avec cela, qui fait que la loi est structurante et qu’’inconsciemment les adutltes incorporent les nouveaux interdits.
                       
                      Pas besoin d’être trop cruel envers l’auteur, et de lui donner la fessée, en lui rappelant que ces pays nordiques, qui ont d’ailleurs aussi beaucoup relativisé l’importance des notes, ( tiens justement....) sont les pays où les enfants obtiennent les meilleures notes aux évaluations internationales ( à l’inverse de la france), et donnent des adultes épanouis, non stressés par la compétition infantile, et le bourrage de crane, qui sont l’apanache de notre système. 
                      Et ça, ce n’est pas un point de vue personnel, mais bien une réalité que chacun peut vérifier. 

                      Toute violence est un échec, et n’est que la résultante malheureuse d’un état émotionnel mal maitrisé. 
                      Vouloir la justifier est déplorable.
                      Et encourage inconsciemment ce qui pensent qu’elle est la meilleure façon de donner des limites à l’enfant., alors qu’elle justement l’amorce du pire ! 

                      Mais faire ce genre de débat, en 2013, les bras m’en tombent. 
                      Mais rien d’étonnant qu’on y songe. 
                      La violence institutionnelle cherche des boucs émissaires et envisage la régression, l’aggravation des inégalités, l’injustice, plutot que de se remettre en question. 
                      En tout cynisme, hameçon tendu à ceux qui veulent y mordre, 
                      et mordre leur progéniture !

                    • Rounga Roungalashinga 17 octobre 2013 22:23

                      Il me semble que vous mélangez tout. Il faut savoir faire la distinction entre la fessée occasionnelle, utilisée en dernier recours, et la maltraitance. Si vous ne la faites pas, il ne sert à rien de discuter.


                    • Rounga Roungalashinga 18 octobre 2013 14:44

                      Dites donc, je n’ai fait qu’une réponse brève à votre commentaire hier soir car je n’avais que quelques minutes, mais en le relisant je vois quelques énormités qui méritent qu’on les corrige.

                      Je regrette mais c’est bien ce que l’auteur écrit noir sur blanc

                      Justement, non.

                      On ne peut faire une cause à effet entre manque de limites, structuration, et violence, expliquée benoitement comme une panacée.

                      Quelle malhonnêteté ! Où avez-vous vu que quiconque présente la violence comme une « panacée » ? Vous n’avez rien compris au texte, vous le prouvez encore une fois.

                      Voilà un demi siècle, certains justifiaient les violences faites aux femmes avec à peu près les même arguments.

                      Ah bon ? Pouvez-vous me citer des exemples, des sources ?

                       Un siècle plus tôt, et le père de famille avait le droit de vie et de mort pratiquement sur ses proches

                      C’est totalement faux.


                    • TicTac TicTac 17 octobre 2013 18:49

                      L’angle de l’article est intéressant et permet de continuer la discussion sur le sujet.

                      Merci l’auteur.
                      Allez, maintenant, je me fade les commentaires.
                      A+

                      • Dwaabala Dwaabala 17 octobre 2013 19:10

                        Il devrait faire appel, s’il en a les moyens.


                        • rocla+ rocla+ 17 octobre 2013 20:27

                          Dans ce cas ne pas rayer le parquet avec des substituts ...


                        • rocla+ rocla+ 17 octobre 2013 19:29

                          Faut pas oublier que Jésus tendit la fesse gauche ... smiley


                          • Constant danslayreur 17 octobre 2013 20:13

                            Che fous ai moinssés avec blaisir
                            Et che tiens à ce que ça se zache smiley


                          • rocla+ rocla+ 17 octobre 2013 19:57

                            A propos se tissus ...


                            FRANCIS BLANCHE : Ah ! C’est en couleurs ! Bravo ! Mes félicitations, monsieur ! Vraiment, si, si, vraiment très bien ; mes compliments, madame ! Madame a de la lecture pour les longues soirées d’hiver, c’est parfait. Votre Sérénité, vraiment, vous avez été extraordinaire, c’est vrai, vraiment, il est vareuse... il est vareuse... 
                            PIERRE DAC : 
                            Eh ! ... 
                            FRANCIS BLANCHE : 
                            Non, il est unique, pardon, je me suis trompé de vêtement, mais ça ne fait rien. Il ne me reste plus qu’à envoyer des baisers à l’assistance publique. Bonsoir, mesdames, bonsoir, mesdemoiselles et bonsoir, messieurs.

                            • rocla+ rocla+ 17 octobre 2013 20:03

                              che beu le tire  


                              • rocla+ rocla+ 17 octobre 2013 20:29

                                che beu lé dire mais che vé me daire !


                                • bakerstreet bakerstreet 18 octobre 2013 08:57

                                  Morvandiau


                                  Ah bon, j’avais pas compris. je pensais que vous faisiez parti de ceux , bien peu nombreux ici, sont contre cette violence imbécile. je disais ça parce que vous citiez Rousseau.....

                                  ..Il me semble que vous n’avez pas trop compris cet auteur, et la portée du message, et c’est peu dire. 

                                  Croyez vous vraiment que dans cette histoire, le fesseur ai accompli sa mission, et donné un chatiment au gamin ?

                                  Dans ce texte, Rousseau pressent la sexualité infantile telle que Freud en parlera. Il accuse l’éducation des adultes qui ont accentué sa sexualité particulière. 

                                  Ses goûts seront les conséquences des châtiments qu’il a reçus.....

                                  C’est une de ces expériences qui lui seront profitable dans la critique de l’éducation qu’est l’Emile, ou de l’éducation.

                                  On peut faire dire n’importe quoi à n’importe qui. 

                                  Volonté de manipulation, ou incompréhension.

                                  Peut être bien les deux mon capitaine. .


                                • bakerstreet bakerstreet 18 octobre 2013 19:38

                                  Morvandiau


                                  Je sais d’où je viens : Du pays de la fessée, et des claques, qu’on distribuait généreusement dans les années 60. je me souviens particulièrement d’un instituteur bas du front et sadique qui distribuait allégrement coups de régles en fer, craies dans la bouches, taloches à pleines volées, et même fessées. 

                                  La différenciation sémantique entre tous ces sévices, les excusant, ou les nuançant, de la part de gens qui en ont jamais été victimes, certainement, me donne des hauts de coeurs, et me rappelle les discours de l’inquisition, sur la bonne raison de la torture en vue de l’expurgation du diable. 

                                  De même dans mon métier, j’ai pu constater que la maltraitance amenait des gamins peureux, prostrés, peu enclins à avoir confiance en eux. 
                                  Alors bien sûr, on peut dire " boter le cul d’un moutard , ça ne mêne pas à grand mal !’

                                  Je vous accorde que tout est une histoire de dosage et de circonstances, mais il faut choisir son camp, et dire à quelqu’un qu’après tout, on peut boire tout de même un petit coup avant de prendre le volant, s’en être vraiment saoul.....Et bien c’est la même chose. 

                                  Des gens profiteront instanténément de la porte ouverte pour en faire une habitude. 
                                  C’est dans ce sens que mes propos doivent être compris. 
                                  Je dois pouvoir compter sur les doigts d’une main, le nombre de coups que j’ai donné à mes propres gosses, quand ils étaient petits : J’en étais pas particulièrement fier ensuite, avec l’impression de m’être soulagé, traitant le problème de la pire façon. 
                                  Et bien des gens ont eu ce même sentiment, pour y avoir cédé. 

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