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Accueil du site > Actualités > Société > Les pauvres peuvent être bêtes et méchants, dur constat pour un (...)

Les pauvres peuvent être bêtes et méchants, dur constat pour un humaniste

Quand on vit dans un duplex aménagé donnant sur une cour privative du quartier Oberkampf, protégée par une double entrée ayant chacune un digicode, on fait partie des riches selon les critères de François Hollande. Car pour avoir acheté une surface de 80 à 100 m² à plus de 8.000 euros le mètre carré, il faut largement les gagner les 4.000 euros mensuels servant de plafond stigmatisant. Et pourtant, on vote majoritairement à gauche dans cette catégorie de petits propriétaires qui fait du vélo, trie ses ordures, s’indigne des propos de Claude Guéant, admire Yannick Noah de façon bovine et achète le CD des Enfoirés au profit des Restos du Cœur.

Hollande a de mauvaises raisons de détester (du moins en apparence) cette catégorie d’électeurs potentiels ; leurs bons salaires, la plupart du temps, ils le méritent, ce ne sont pas des spéculateurs. En homme de gauche, il devrait plutôt les haïr pour leur méconnaissance de la pauvreté, leur condescendance, leur propension à parler, s’apitoyer sur une catégorie de la population qu’ils ne connaissent pas et sur laquelle ils pérorent. Mais lui non plus ne sait rien de la pauvreté, qui reste uniquement un thème de campagne électorale, au mieux un sujet livresque, comme l’ouvrage sur l’extinction du paupérisme, rédigé par Napoléon III en 1844.

Or, pour comprendre les pauvres et éventuellement les aider à progresser et à mieux vivre, il faut habiter à leur contact, les observer pendant longtemps et analyser leurs défauts, leurs points faibles, les hygiénistes du 19° siècle auraient dit étudier leurs vices et leurs tares, leur idiosyncrasie. En tout cas ce n’est pas en étant complaisant et naïf qu’on va les aider à sortir du trou ; le pauvre à certes des excuses, mais il peut se montrer à son niveau un salaud aussi abject qu’un patron exploiteur du temps de Zola. D’ailleurs, l’auteur de Germinal ne tombe pas dans le manichéisme, ses héros pauvres sont entourés d’infâmes ordures venant aussi des bas-fonds, il en est de même pour Hugo dans les Misérables. Si l’homme est un loup pour l’homme, le pauvre peut se révéler un prédateur encore plus dangereux, car il y va de sa survie. Et il n’a ni les moyens ni le désir de mordre les plus puissants, alors il s’attaque aux petits cons, aux femmes et aux faiblards de son entourage quand il est un peu plus malin ou costaud.

Concernant la pauvreté, l’angélisme ne donne que de mauvais résultats et renforce les injustices et les inégalités avant tout au détriment des défavorisés. Car, cela ne parait pas évident de prime abord, mais le pire ennemi du pauvre au quotidien, c’est avant tout l’autre pauvre, et cela sous toutes les latitudes. Des cités dites sensibles de banlieue parisienne, aux quartiers sinistrés du Nord-Pas-de-Calais, jusqu’aux bidonvilles de Nairobi et aux camps de réfugiés somaliens, chaque pauvre doit d’abord craindre son voisin, mais aussi l’environnement dans lequel il a grandi et qui le pousse le plus souvent à l’inhumanité. Aider les pauvres c’est avant tout leur permettre de faire le ménage chez eux et éradiquer leurs éléments nocifs.

Les associations humanitaires, soutenues par les bailleurs de fonds internationaux essayent depuis longtemps d’intervenir dans les bidonvilles, en Afrique anglophone, on parle de slums. Le résultat réel est minable, en faux semblant et totalement biaisé dans les rapports officiels. La réalité n’a rien à voir avec les succes-stories à l’américaine publiées sur papier glacé qui concernent ces projets. D’abord ce fût par naïveté et méconnaissance du contexte que l’échec s’installa. Désormais les contraintes sont connues mais l’échec persiste par résignation et parce qu’il faut donner l’impression de travailler et d’obtenir des résultats positifs pour continuer à dépenser les subventions qui de toute manière doivent être décaissées des budgets sans faire de vagues. Le pauvre n’est pas le but de l’aide internationale, il en est seulement l’alibi.

Que ce soit en Amérique latine, en Asie ou en Afrique, les bidonvilles sont tous sous la loi des gangs. Prostituées, vendeurs ambulants, petits voleurs, récupérateurs de déchets et hommes de peine, jusqu’au moindre habitant même honnête, tout le monde est intégré dans un système qu’il doit respecter. Travailler ou tout simplement vivre dans un tel lieu, c’est accepter de collaborer avec la mafia locale, ou au mieux subir son contrôle après son adoubement. Nous pouvons déjà faire le rapprochement en France avec le problème des Roms dans les caravanes et les camps provisoires sur des terrains vagues, exploités par des compatriotes millionnaires et la mainmise des caïds sur certaines cités HLM. Aider les pauvres appartenant à un milieu fermé et solidaire (même s’il s’agit d’une solidarité forcée) signifie travailler avec ou sous contrôle des gangs. Ça fait mal à entendre, alors personne ne le dit. A Nairobi, se trouvent les plus grands slums d’Afrique, n’ayant d’équivalent que Soweto et les bidonvilles d’Addis-Abeba. Kibera, Banana, Kawangare, Mathare Valley etc… sont tous sous contrôle d’organisations criminelles, souvent sur base ethnique, comme dans le cas des Mungiki, une secte crapulo-mystique de Kikuyus qui à la main mise sur les petits boulots, fait la police interne, donne des autorisations, bref règle la vie des bidonvilles de Banana et Mathare et perçoit des taxes parallèles, souvent sous la terreur et l’extorsion. Les ONG qui travaillent dans ce milieu, le savent très bien : les pauvres sont rançonnés par les petits truands qui sont eux-mêmes nés dans le bidonville, par contre les chefs Mungiki, ont pignon sur rue au centre-ville, possèdent de luxueuses villas, des hôtels, des bars et des restaurants où vont les touristes et sont cul et chemise avec les politiciens de leur ethnie, dont deux plus célèbres Kikuyus, l’actuel président Mwai Kibaki et Uhuru Kenyatta, le fils plus ou moins alcoolique du premier président du pays et aussi leader politique. Mais le pauvre, quand il n’est pas membre d’un gang, peut se montrer aussi cruel avec un autre pauvre, le voler, l’escroquer, l’intimider, l’abuser sexuellement s’il est encore plus faible et plus naïf que lui. Le bidonville est une école de délinquance, certes, mais avant tout de bassesse et de cruauté. Celui qui vole un mois de salaire, un poste télé, un téléphone, ou même un lit à un voisin le met dans une situation inextricable ; le bobo d’Oberkampf est bien évidement contre la peine de mort et la justice expéditive, mais quand dans un quartier populaire de Nairobi une foule excédée coince un voleur, le plus souvent elle le tabasse à mort. On peut comprendre cette attitude, ce qui semble valeur dérisoire face à la vie humaine est souvent tout ce que possède le pauvre qui vient d’être délesté.

Pour un humanitaire, travailler dans un bidonville consiste à fermer les yeux, aider ceux que l’on vous désigne d’aider. Certes, les ONG y mettent les formes, elles n’arrosent pas directement les gangs, elles créent des comités de quartiers, de femmes, d’artisans ou de handicapés qui « choisissent » les bénéficiaires de l’aide, des formations, des ordinateurs, des volailles ou des machines à coudre. Mais tout est chapeauté par la mafia locale, qui place sœurs, concubines, « petits frères » sur les listes de bénéficiaires. Là aussi, on peut faire le rapprochement avec les associations de quartiers en France, souvent tolérées par la criminalité locale quand elles ne sont pas dirigées en sous-main, avec l’aide de prête-noms et de dirigeants de paille, par des dealers ou par des islamistes. Les parrains colombiens de la drogue et les chefs de gangs brésiliens ont aussi leurs associations caritatives ; l’assistance aux membres de la communauté était d’ailleurs la raison initiale de la Mafia et de la Camora, il ne faut pas l’oublier. Aider pour créer une allégeance et ensuite contrôler une population, toutes les mafias du monde l’appliquent. Et comme partout, quand le crime organisé ne possède pas ses organisations de bienfaisance, elle essaye de contrôler les autres qu’elles soient financées par les Nation-Unies ou l’Union Européenne voire même les Eglises.

Allons encore plus loin dans le sordide. Dans les camps de réfugiés, les règlements de compte interethniques sont monnaie courante. Par solidarité, les réfugiés et déplacés obéissent à leurs anciens leaders qui sont le plus souvent des criminels endurcis sans foi ni loi. L’exemple le plus criant fût celui des Hutus réfugiés au Zaïre qui servaient de base de recrutement, de cache et de réservoir d’assassins pour les génocidaires Interhamwe. Mais il y a plus récent et encore plus infâme. Le bruit court de façon obligatoirement officieuse depuis plus d’un an dans « la communauté internationale » que l’aide nutritionnelle distribuée aux enfants dénutris servirait dans un nombre important de cas, non à alimenter les gosses les plus mal en point, mais le bétail des Somalis. Personne n’osera le dire devant un micro, cela serait contreproductif, les bailleurs de fonds européens et américains ont besoin de publier des succès et de belles histoires, celle-ci ne l’est pas, c’est le moins qu’on puisse dire. Aussi parle-t-on à demi-mots de faisceaux d’indices concordants. En effet, en dehors des cas sévères, où l’enfant est pris en charge, hospitalisé, nourri selon un schéma nutritionnel strict et encadré à la fois médicalement et administrativement, les autres cas de malnutrition chronique reçoivent une ration alimentaire dite sèche à intervalle régulier à consommer à domicile, car l’enfant ne vient que pour les contrôles de poids et de taille. Les ONG ont compris que l’on ne pouvait donner que pour un seul enfant qui fait partie d’une fratrie, alors la distribution se fait sur la base d’un lot familial, hebdomadaire en général. Durant la sécheresse extrême qui frappa jusqu’à l’an dernier toute une partie de la Somalie, il semble que certains Somalis aient sciemment maintenu un enfant par famille en état de malnutrition chronique pour pouvoir recevoir un lot alimentaire et le donner à leurs chameaux, moutons et chèvres qui étaient en train de crever de faim. Vu avec l’œil occidental cela est révoltant, intolérable, inhumain ! Remis dans le contexte socio-culturel, cela s’explique. L’importance du cheptel est au-dessus de tout pour les populations vivant (ou plutôt survivant) du pastoralisme. Perdre son bétail, c’est comme perdre son âme, son honneur et sa raison de vivre, alors qu’un enfant, on peut en refaire un autre. Disons que ces pauvres types sont plus à plaindre qu’à blâmer ; en 2010, le PAM reconnaissait que 50% environ de l’aide alimentaire destinée à la Somalie était détournée avant d’arriver à destination (30% par les intermédiaires des UN, 10% par les transporteurs, 10% par des bandes armées). Alors quelques (dizaines) de tonnes destinées aux chameaux, c’est quasiment une goutte d’eau, par rapport au véritable trafic, d’autant que les agences onusiennes ont plutôt tendance à minimiser ces pertes.

Sous d’autres cieux, au Sud-Soudan, lors des bombardements de l’aviation de Khartoum, Nuers et Dinkas mettaient les vaches dans des abris avec les guerriers, les civils y compris les femmes et les enfants, restaient dehors sous les bombes s’il n’y avait plus de place. L’idéal lors d’une sécheresse serait finalement de laisser crever le bétail, pourquoi pas l’éradiquer et ne jamais le remplacer. Le nomadisme pastoral est condamné et ne sera plus jamais rentable. Il faut dès maintenant penser à la reconversion de ces gens, dans leur intérêt, sauf à les laisser croupir avec une aide vétérinaire vaine car inadaptée, au profit de leurs leaders qui sont le plus souvent des prédateurs.

Revenons en France. Dire que certains bénéficiaires de l’aide alimentaire viennent au Resto du Cœur ou au Secours Catholique chercher leur colis et repartent en Mercédès, c’est se faire taxer illico de suppôt du FN ou de ses sbires. Dire que le prolo blanc, même quand il n’est pas Chti’ s’achète souvent un écran plat avant d’aller chercher son aide à la mairie ou chez « Coluche » est perçu de la même manière par les bien-pensants. La majorité des gens qui reçoivent des vivres en ont réellement besoin, mais il est indéniable qu’il existe un petit nombre de profiteurs éhontés allant à tous les râteliers et des réseaux mafieux qui obligent les membres de leur… groupe, clan, communauté, famille (pensez ce que vous voulez) à participer à une arnaque organisée. Il en est de même pour la fraude aux prestations sociales et le travail au noir. Ici comme en Afrique, la lutte contre la pauvreté (et non contre les pauvres) passe par l’éradication des gangs, des mafias, des associations criminelles qu’elles soient autochtones ou non. Tout le reste est vain. Tant que les bidonvilles existeront au Kenya, il sera impossible de développer ces populations gangrénées par la criminalité de proximité bien plus présente que la police de même nom. Mais les pouvoirs publics et les grands financiers préfèrent saupoudrer de l’aide plutôt que s’attaquer au cœur du problème, d’autant que certains leaders, entrepreneurs ont des intérêts commun avec les mafias qu’ils font semblant de dénoncer. « L’ennemi » de François Hollande du fin-fond d’Oberkampf aura beau s’insurger quand on arrête un multirécidiviste roumain mineur, donner son petit chèque à une association humanitaire, et militer dans une association de quartier, ce n’est pour autant qu’il aura compris. Ou plutôt il se sera acheté une bonne conscience à bas prix. Personne ne veut s’attaquer aux sources du mal. Elles sont bien-sûr d’ordre social, économique et politique, mais la redistribution par l’impôt fût-il confiscatoire, ne changera rien ni en France ni en Afrique tant que l’on ne s’attaquera pas aux racines profondes que sont les mafias, les ghettos ethniques et sociaux, aux liens entre finance et crime organisé, politique et milieu interlope. Et puis, il ne faut pas oublier qu’à Nairobi tout comme en région parisienne, un bidonville ou un quartier insalubre prend de la valeur au niveau du prix des terrains au fil des années et qu’il faudra en temps déplacer vers un autre mauvais lieu les habitants quand l’heure de la spéculation immobilière aura décidé de transformer Kibera, ou les quartiers Marx Dormoy, Château Rouge ou Epinettes en lieux résidentiels de qualité. La meilleure chose que l’on puisse faire pour un bidonville ou un quartier insalubre, c’est de le raser, bien évidement en ayant prévu le relogement des habitants en les dispersant, sans recréer les conditions de contrôle mafieux dans leur nouvel environnement, d’où l’intérêt de la mixité sociale. Réhabiliter, c’est garder la gangrène en son sein. On ne soigne pas un cancer social avec de la peinture, des ascenseurs qui fonctionnent et du béton.

La stupidité et la méchanceté n’ont pas d’origine ethnique, l’abruti qui claque son RSA au point-course et le smicard qui s’endette chez Cetelem pour un écran plat ne vivent ni dans un camp, ni dans un bidonville africain. Le pauvre est poussé à la connerie et à la méchanceté par son environnement et par le manque d’éducation. Les politiques de toutes les latitudes lui font des promesses qu’ils ne tiendront jamais. Le discours politique et moral est à l’éradication des réseaux mafieux et criminels partout dans le monde et bien sûr à la moralisation de la société. Belles paroles jamais suivies d’effet, car les chefs de gang ont pignon sur rue, ont souvent des « amis » hauts placés, s’achètent de bon avocats, font profiter tout un système financier quand ils blanchissent leurs bénéfices douteux. La misère de son côté incite hélas très souvent à la bassesse, mais elle confronte sans protection à des gangs que l’on soit à Trappes, Kibera ou dans un camp de réfugiés. Alors un peu de charité spectacle, c’est inefficace, mais ça ne mange pas de pain, merci Monsieur Noah. On se donne bonne conscience, rien ne change et les pauvres par manque d’éducation, par solidarité forcée, par respect de coutumes ou tout simplement par peur continueront à subir les malfrats qui leur pourrissent la vie. Pendant ce temps, la droite de Neuilly criera à l’insécurité sans jamais avoir été en contact avec le moindre pauvre et les bobos de l’Est parisien, bien à l’abri chez eux, derrière leurs digicodes et portes blindées, fustigeront encore une fois les propos de Claude Guéant ou de Marine Le Pen avant de se prendre un apéritif républicain entre eux, le samedi avec quelquefois un vigile à l’entrée de leur cour fermée d’accès à la racaille, avec un invité noir ou arabe présentable comme alibi.

En politique le pauvre n’est guère mieux loti. En Afrique il suit les yeux fermés les chefs de clans ou de milice, les gourous des sectes religieuses ou les politiciens népotistes et tribalistes véreux qui achètent les voix ou recrutent leurs nervis. En France il croit aux slogans et aux phrases simples. D’où le succès de Marine Le Pen et de Mélenchon. La dette, on ne paiera pas, il faut fermer les frontières, la gauche en veut à vos économie, je n’aime pas les riches, mon ennemi c’est la finance, cela marche si l’on peut dire comme au temps de Marchais. Pour être élu il faut savoir mentir au peuple et surtout aux pauvres, mais avec des mots simples dits avec la conviction de l’arracheur de dents, les candidats à la présidence l’ont presque tous compris. Elections, pièges à pauvres !


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54 réactions à cet article    


  • Nanar M Nanar M 21 mars 2012 07:39

    Et de constater que les riches sont bêtes et méchants, qu’ils sont à la tête de véritables gangs mafieux et qu’en france ils manipulent des politiciens népotistes et tribalistes véreux comme ceux de l’ump c’est pas trop dur pour un humaniste ?
    Tu me diras les riches sont nettement moins nombreux que les pauvres qu’ils parasitent alors c’est nettement plus supportable pour un humaniste.


    • nenecologue nenecologue 21 mars 2012 16:23

      Tout ça c’est une question d’intelligence :


      Quand on nait intelligent et riche on a toutes les chances de le rester (riche)
      Quand on nait con et riche on a quelques chances de devenir pauvre
      Quand on nait intelligent et pauvre on a quelques chances de devenir riche
      Quand on nait con et pauvre on a toutes les chances de le rester (pauvre)

      Et comme l’intelligence est héréditaire il y a peu de mouvements sur l’échelle sociale ...

    • Hermes Hermes 21 mars 2012 17:18

      Oui, et comme chacun croit que sa vérité est la seule..........


    • nenecologue nenecologue 21 mars 2012 17:44

      Sabine , ce que je veux dire c’est que l’intelligence est innée et ne s’acquiert donc pas ...

      Chacun a son potentiel d’intelligence . Le problème aujourd’hui c’est qu’on a tendance à confondre intelligence (inné) et connaissances (acquis).

    • nenecologue nenecologue 21 mars 2012 23:28

      Sabine si vous avez 2 minutes , allez lire ca :





    • nenecologue nenecologue 25 mars 2012 12:16

      Il n’est de pire aveugle que celui (ou celle ) qui ne veut pas voir ...


    • Jo Gurmall de Stafferla Jo Gurmall de Stafferla 25 mars 2012 12:20

      A nenecologue :
      Pour ce qui concerne l’« intelligence » (et non les connaissances, pour lesquelles d’ailleurs lorsqu’elles sont organisées et triées en fonction de leur importance, on peut voir un reflet d’une certaine intelligence : la « culture » disait machin c’est "ce qui reste quand on a tout oublié, non ?)l’intelligence, donc, pure et dure, comment pouvez vous être sur qu’elle relève UNIQUEMENT de l’inné, donc du support génétique, et non d’un environnement défavorable durant l’enfance ?
      Vous semblez ne douter de rien, et donc...tout oser. Prudence à ce sujet !!!


    • Robert GIL ROBERT GIL 21 mars 2012 08:14

      Les pauvres ne veulent pas s’occuper de politique et préfèrent que d’autres décident pour eux, très bien c’est ce qui se passe, et donc c’est ce qui leur convient. Mais alors pourquoi râlent-ils, tout est pour le mieux, non ? Pourtant ils ont été exploités par la droite, abandonnés par la gauche, mais ça ne fait rien ils sont contents ! Chacun a sa place, eux ils se contentent de survivre et de rentrer la tête dans les épaules, espérant une intervention divine ...............
      http://2ccr.unblog.fr/2012/03/12/les-pauvres-meritent-leur-sort/


      • totor totor 21 mars 2012 12:26

        Les pauvres ne peuvent pas s’occuper de politique.....
        Ils n’en n’ont pas les moyens.................................................


      • cistus 25 mars 2012 05:30

        Toto

        Je dirai plutôt que des riches ne veulent pas que les pauvres s’occupent de politique
        et qu’ils ont les moyens pour empêcher les pauvres de le faire.
        Ce qui se comprend étant donné qu’une majorité d’entre eux sont des mafieux.


      • Georges Yang 21 mars 2012 09:09

        Avant de glapir, lisez peuvent être et non sont


        • geo63 21 mars 2012 09:52

          Vous dites dans le titre de votre article : « les pauvres peuvent être bêtes et méchants... » et tout le contenu nous montre que les « pauvres sont bêtes et méchants... ». Autrement dit : « salauds de pauvres... ».

          Difficile à comprendre ce que vous voulez montrer, vous l’humaniste médecin...si j’ai bien compris.


          • foufouille foufouille 21 mars 2012 11:19

            bon article
            par contre, les riches sont presque tous des salauds, les vrais, pas les « petit riche » comme toi
            il ya une etude sur plus on est riche plus on est detraque


            • foufouille foufouille 21 mars 2012 17:42

              ca risques pas


            • epicure 21 mars 2012 18:47

              Le vrai riche, il fait parti d’une caste qui regarde tout ce qui n’en fait pas partie d’un regard supérieur, méprisant.
              Après il y a le parvenu, c’est le self made man qui n’a comme valeur que l’argent et l’apparence, là où les vrais riches y ajoutent une éducation.
              Le Vrai riche déteste le parvenu.

              Et les deux n’ont que mépris pour tous ceux qui n’ont pas leur rollex à 50 ans.


            • OUI.. LES FRANCAIS MOYENS SONT DES BEAUF...
               
               DONC ILS MERITENT DES ELUS VOYOUS ,, ??
              cela serait trop simple 1 politique pour 100hb...............

              record du monde 650000 elus..36600 communes..600 deputes..400 senateurs....35 ministres revenant a 17 MILLIONS D EUROS AN et virtuesl incompétents.............

              OUI LES FRANCAIS MOYENS SONT DES BEAUF...DES LACHES OU SURENDETTES
              VITE L INSSURECTION CIVIQUE ET LA 6 EME REPUBLIQUE


            • Slift Slift 21 mars 2012 12:37

              Je plussois foufouille.


              • citoyen 21 mars 2012 12:51

                @ foufouille : imaginons que tu joues au loto , (ou qu’on t’offre un coffret cadeau de tickets loto , si tu veux ) et que tu gagnes plusieurs dizaines de millions de roros . imaginons cela , veux tu ?
                Est ce que toi , tu serais un salaud ?


                • foufouille foufouille 21 mars 2012 17:40

                  @ citoyen
                  non
                  je vivrais simplement et ferait mon possible pour aider les gens
                  pas de caviar et autre connerie
                  je serais toujours habille comme un « clodo »


                • cistus 25 mars 2012 05:37

                  Oui c’est ce que disent tout les communistes et puis quand ils sont au pouvoir, il n’y a pas plus mafieux qu’eux. D’ailleurs, il y a qu’à voir les dictatures en Afrique. Que des dictateurs de gauche et d’extrême gauche, il n’y en a pas un qui se dit ultra-libéral alors qu’ils exploitent leur peuple fort bien rien à envier à un ultra-libéral.


                • foufouille foufouille 21 mars 2012 12:53

                  les marchands de sommeil sont pas tous riches non plus
                  mais louent leurs taudis a plus pauvre


                  • Pelletier Jean Pelletier Jean 21 mars 2012 13:55

                    @l’auteur,

                    dissertation sur la notion de riche et de pauvre, on s’y perd un peu.... qui sont en fait les salauds ? les riches ou les pauvres ?
                    http://jmpelletier52.over-blog.com/ 


                    • oncle archibald 21 mars 2012 18:37

                      On ne s’y perd pas du tout ... Il y a des salauds riches et des salauds pauvres ... C’était pour moi une évidence depuis très longtemps .. Vous avez lu la parabole des talents ?  Matthieu 25, 14-30 .


                    • Hermes Hermes 21 mars 2012 13:58

                      Bonjour,

                      La stupidité et la méchanceté ne sont que l’autre face de la peur et de la souffrance. Si c’était simplement une question d’argent ça se saurait.

                      L« humanisme est une attitude positive vis-à-vis de l’être humain qui considère que toute personne peut si elle le désire vraiment sortir de sa souffrance et s’exprimer positivement et constructivement. C’est la reconnaissance de ce potentiel inhérent à tout être humain. Mais si tout un chacun le désire, chaque personne ne souhaite pas forcément s’en donner les moyens, car la souffrance justifie les points de vue et la construction de la personnalité.

                      Pour cette raison, un humaniste se doit d’être infiniment patient, et appliquer une charité bien ordonnée : à savoir commencer par lui-même pour sortir de la peur en traquant ses propres compensations en acceptant ses carences, car soi-même est le seul maillon de la chaîne humaine sur lequel on peut avoir une »action". Il n’y a que dans les instants où l’on cesse de se considérer soi-même comme différent d’autrui que la communication peut commencer...

                      Bonne journée.


                      • spartacus spartacus 21 mars 2012 16:00
                        On ne soigne pas la pauvreté avec de la peinture ou avec des ascenseurs qui fonctionnent et du béton, pour s’acheter la bonne conscience, mais en proposant une direction a prendre et un coup de pied au cul pour la suivre.
                        Les « humanistes », tels que décrit, c’est pas le pays de Oui-Oui ?

                      • sisyphe sisyphe 21 mars 2012 16:18

                        Par spartacus (xxx.xxx.xxx.246) 21 mars 16:00

                        On ne soigne pas la pauvreté avec de la peinture ou avec des ascenseurs qui fonctionnent et du béton, pour s’acheter la bonne conscience, mais en proposant une direction a prendre et un coup de pied au cul pour la suivre.

                        Ben voyons !
                        T’es pauvre ? Tu vas ou on te dit, tu fermes ta gueule, et tu prends un bon coup de pied au cul pour y aller ; ça, c’est de la méthode !! smiley
                        Là, effectivement, on n’est pas au pays de oui-oui ; mais dans celui d’Ubu !

                        Sacré spartacus : quand il y a une connerie à dire, on peut être sûr qu’il ne la loupera pas : un parfait baromètre de la bêtise !

                      • Brath-z Brath-z 21 mars 2012 15:06

                        Les pauvres étant jusqu’à preuve du contraire des êtres humains, ils sont comme tous les êtres humains capables du meilleur comme du pire. Si on rajoute à cela non pas le bruit et l’odeur mais l’éducation et les conditions de vie, cela multiplie encore les possibilités.

                        Mais quand on veut sauver la veuve et l’orphelin, devons-nous nous soucier que la veuve fasse la putain et que l’orphelin vende de la drogue ?


                        • Abou Antoun Abou Antoun 21 mars 2012 15:54

                          Comme disait Balavoine « Il ne suffit pas d’être pauvre pour être honnête ».


                          • sisyphe sisyphe 21 mars 2012 15:55

                            Concernant la pauvreté, l’angélisme ne donne que de mauvais résultats et renforce les injustices et les inégalités avant tout au détriment des défavorisés. Car, cela ne parait pas évident de prime abord, mais le pire ennemi du pauvre au quotidien, c’est avant tout l’autre pauvre, et cela sous toutes les latitudes

                            Conclusion : l’urgence, l’essentiel est donc de s’attaquer à la pauvreté.
                            Comme ça, Monsieur Yang pourra nous pondre un article sur la bêtise et la méchanceté des riches.
                            La différence fondamentale étant que, chez les pauvres, la « méchanceté » n’est la plupart du temps qu’un des apprentissages de la nécessaire SURVIE, quand, chez les riches, elle s’avère, si l’on peut dire..... gratuite !

                            Facile de jeter l’anathème sur ceux qui ont à assurer les dures conditions de leur survie, quand on le fait du haut de sa position sociale favorisée.

                            Il y a, certainement, des pauvres bêtes et méchants ; l’important étant d’en déterminer et d’en éradiquer les CAUSES : manque d’éducation, de culture, de moyens suffisants pour vivre, isolement, marginalité, rejet, manque total de possibilité de projet, avenir bouché, présent naufragé, etc...

                            Les individus sont ce qu’en font (et que permet) le système social ; le consumérisme forcené du_ capitalisme mercantile ayant totalement rompu le lien social, il ne faut pas venir s’étonner que des individus en arrivent à se comporter comme dans une jungle, puisque jungle il y a.


                            • sisyphe sisyphe 21 mars 2012 16:07

                              L’être humain n’est, ontologiquement, ni bête et méchant, ni gentil et généreux ; c’est le système social qui en fait (ou qui permet) ce qu’il devient.
                              Et dans un système social qui exclue des millions de citoyens, il ne faut pas venir faire mine de s’étonner si ceux-ci deviennent agressifs, pour survivre.

                              La « méchanceté » des exploiteurs peut tout à fait revêtir le masque d’une pseudo « nécessité », ou d’un faux « ordre des choses » ; elle n’a pas besoin de se manifester dans des démonstrations ostentatoires ; elle agit en douce, en sourdine, loin des feux de la rampe : dans le fonctionnement même d’un système injuste, inégalitaire, excluant, oppressant, exploiteur.

                              Alors, venir faire un constat sur la méchanceté et la bêtise des pauvres, c’est, vraiment, regarder le monde par le petit bout de la lorgnette, et apporter sa contribution à la division et à l’exclusion.

                              Les italiens, eux, le font avec talent depuis belle lurette au cinéma, MAIS sans jamais occulter l’aspect SOCIAL des causes de ces comportements : tout ce qui manque à cette analyse.


                            • Georges Yang 21 mars 2012 16:25

                              Sisyphe
                              Vous avez un discours sartrien du temps de la Gauche Prolétarienne
                              Je n’ai jamais parleé de la bétise et de la méchanceté des pauvres, mais qu’elles se retrouvent aussi dans ce milieu, et surtout au détriment des autresc pauvres

                              Camus a vécu comme un pauvre, Onfray aussi, ils ont un autre langage que le votre
                              PS votre intervention est l’une des rares structurée sur ce fil, même si je ne suis pas d’accord, c’est pourquoi j’ai répondu


                            • oncle archibald 21 mars 2012 18:44

                              « L’être humain n’est, ontologiquement, ni bête et méchant, ni gentil et généreux ; c’est le système social qui en fait (ou qui permet) ce qu’il devient.
                              Et dans un système social qui exclue des millions de citoyens, il ne faut pas venir faire mine de s’étonner si ceux-ci deviennent agressifs, pour survivre. »

                              Je conteste cette affirmation. Des enfants ayant reçu exactement la même éducation au sien de la même famille sont, et c’est heureux, souvent fort différents. Parmi une fratrie il peut se trouver un cupide, pervers, jaloux, qui va pourrir la vie de tous.

                            • foufouille foufouille 21 mars 2012 20:08

                              pas dans un milieu ferme
                              il faut compter sur l’influence exterieure
                              sinon la pub existerait pas


                            • foufouille foufouille 21 mars 2012 20:40

                              elle a pas vendu son cul ?
                              ses frangins ont pas du se taper fredo


                            • sisyphe sisyphe 21 mars 2012 21:11

                              confiner le fonctionnement d’une société aux « exemples » et aux faits divers, c’est précisément ce qui empêche de s’attaquer aux causes pour venir pleurer sur les effets

                              C’est l’effet « knock » auquel ne sont pas soumis les « néoroussauistes », contrairement à ceux qui voient le monde par leur fenêtre...

                              @ yang
                              oui, Camus, Onfray et d’autres ont vécu pauvre ; j’aimerais bien savoir ce qui, dans leur discours, est foncièrement différent de ce que j’ai dit. Merci de le préciser.


                            • Georges Yang 21 mars 2012 22:39

                              Camus dit il faut imaginer Sisyphe heureux, je doute beaucoup pour vous, vous êtes trop dogmatique pour être dans la ligne Camus Onfray, je n’y suis pas non plus ou d’une manière différente que ces deux là, je suis un pessimiste qui croit à l’action vouée à l’échec mais n’en suis pas heureux
                              Vous êtes plutôt post sartrien Camus n’aimait pas Sartre et l’inverse est aussi si ce n’est encore plus


                            • sisyphe sisyphe 21 mars 2012 22:52

                              @ yang

                              vous êtes le seul responsable de vos apparentements ; totalement subjectif.
                              D’ailleurs, vous ne répondez pas à ma question ; alors, je réitère ; qu’est-ce qui, dans le discours d’Onfray ou./et de Camus est foncièrement différent de mon discours ?

                              Essayez de répondre, si vous en êtes capable, au lieu de noyer le poisson

                              et, par la même occasion, explicitez ce qui me rapprocherait plutôt de Sartre ; très curieux de le lire ..


                            • sisyphe sisyphe 21 mars 2012 23:08

                               Ben voyons : cool mel vient de résoudre tout seul et d’une seule phrase, la part entre l’inné et l’acquis (qui occupe les chercheurs depuis plus d’une centaine d’années) : une épée !!
                               smiley


                            • sisyphe sisyphe 22 mars 2012 09:40

                              Heureusement que vous êtes là, mon brave !

                              La science ne saura jamais assez vous remercier !

                              Quand on voit c’qu’on voit
                              et qu’on entend c’qu’on entend
                              on est bien content
                              de penser c’qu’on pense,
                              pas vrai ?


                            • Georges Yang 21 mars 2012 16:15

                              Petite précision :
                              - Les pauvres sont plus exposés aux abus des autres pauvres parce que les riches s’en fouttent
                              - La pauvreté c’est aussi le manque d’éducation, la promiscuité avec des abrutis qu’on ne peut éviter
                              - C’est aussi une solidarité de classe ou ethnique qu’on est obligé de subir, cage d’escalier, nuisance, intimidation, etc
                              - Les gangs ont autant la main mise sur les camps er bidonvilles que sur les communautés captives (petites voleuses bosniaques ayant toutes le même nom, alimentant des gros traficants receleurs sous la menace) caids de cités
                              - Impossibilité de dénoncer car liens familiaux, dépendance, crainte et participation +ou - volontaire à des activités délictueuses

                              Les bobos s’apitoyent, s’insurgent, mais vivent dans leur bulles
                              J’ai vécu jusqu’à 24 ans en HLM et suis allé et resté dans les coins les plus sordide d’Afrique, j’y vais encore, je sais de quoi je parle
                              Avant de développer, d’éduquer, de diminuer les injustices (tout cela prend du temps) il faut éradiquer les toxiques qui pourrissent la vie des pauvres et qui vivent à leur contact

                              Enfin, si la canaille rançonne les pauvres, les chefs (partout) ont des liens avec « le beau monde » et fricottent avec le pouvoir et certains milieurs financiers

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