Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Société > Les pédophiles

Les pédophiles

Le projet de loi sur la « rétention de sûreté » des criminels dangereux qui a été soumis à l’Assemblée nationale ce 8 janvier est l’occasion de reposer certains termes de la problématique du traitement du phénomène pédophile. Qu’est-ce qu’un pédophile au regard de la loi ? Qui sont-ils ?

D’abord un rappel : les pédophiles ça n’existe pas ! La loi française les ignore. En France, le mot "pédophile" n’est pas un terme juridique. Ce mot ne figure pas dans le code pénal. C’est un terme de la psychiatrie qui remonte à la fin du 19e siècle. Sa paternité revient au psychiatre allemand Kraft-Ebbing. Quand la loi punit un adulte qui a eu, "accidentellement", une relation amoureuse, avec acte sexuel, avec un mineur de 16 ans, le psychiatre lui ne le considère pas comme pédophile. La loi le considère cependant comme un délinquant sexuel. Les deux champs de compétence ne sont donc pas au diapason sur la notion de ce que l’on nomme communément "pédophile".

"Actes barbares" commis par des "monstres" : ces mots sont abusifs dans la plupart des cas puisque, comme on l’a dit, il n’y a pas correspondance des définitions juridique et psychiatrique, et par ailleurs la notion recouvre toute une diversité de cas qui ne justifie pas de tels amalgames sous une même étiquette, un même genre. Cela va de l’adulte amoureux qui a dérapé au prédateur pervers commettant des violences innommables.

Mais comment mieux se prétendre civilisé qu’en pointant ces "actes barbares" commis par ces "monstres" ? Quoi de mieux pour satisfaire l’indignation populaire que de lui donner en pâture ce qu’elle attend ? C’est bien plus facile que d’élaborer des solutions réfléchies et responsables. Développer la prévention même si elle est efficace et qu’elle revient moins cher que le maintien en détention pénitentiaire ? Pas assez spectaculaire ! Traiter le groupe hétérogène des pédophiles pour appliquer des soins appropriés au cas par cas ? Pas spectaculaire non plus et ce serait les considérer comme des êtres humains alors que ce sont définitivement des "monstres" ! Alors voilà, la sévérité sera la marque de la "politique de civilisation" de ce début d’année en matière judiciaire. Sortons de ce discours dominant du combat du Juste contre le mal absolu pour examiner la question sans recourir à la diabolisation ni à la médiatisation de quelques faits horribles.

Le pédophile est un individu très souvent inhibé sur le plan affectif, qui n’accepte pas bien son aspect physique et qui aime les enfants pour l’image qu’ils lui renvoient de sa propre image d’enfant. Ses victimes sont principalement des enfants carencés, vulnérables (handicapés par exemple, ou sans famille), ou qui recherchent l’attention de l’adulte y compris par la voie d’Internet. Sachant cela, on peut déjà agir en partie sur les causes par la prévention.

Recherche-t-on à frapper les esprits ou bien une meilleure efficacité dans la lutte contre la récidive ?

L’exploitation du fait divers tragique qui a conduit au projet de loi précipité soumis actuellement au Parlement veut faire croire que le remède est unique : la mesure de sûreté avec privation de liberté à l’issue de la peine. Ce simplisme assez idéologique (idéologie sécuritaire) feint d’ignorer l’efficacité de la prévention telle qu’elle est pratiquée à Montréal depuis 1979 et les autres solutions possibles. La mesure proposée ressemble à celle des peines-planchers en ce sens qu’elle rejette l’idée de l’individualisation de la peine, préférant une solution unique et spectaculaire pour tous. Or, le bilan provisoire des peines-planchers commence déjà par des aberrations : par exemple deux ans de prison ferme pour un clochard récidiviste ayant volé un parapluie ! Mais peu importe, on continue dans la même voie...

A Montréal, l’institut Pinel, fondé en 1979, fait figure de référence mondiale. Le centre s’occupe des agresseurs sexuels les plus dangereux. Il a obtenu, au moyen d’une prévention renforcée, une baisse du taux de récidive qui s’établit à 17 %. La méthode ? D’abord, les services correctionnels canadiens évaluent le cas des pédophiles dès qu’ils sont écroués. Ils choisissent le bon traitement dans le bon établissement en appliquant des traitements différents selon les cas. Une fois dans le système, le détenu est constamment évalué, même après sa libération. Les conditions de libération conditionnelle sont strictes, entre autres l’interdiction d’approcher un enfant et des rencontres fréquentes avec un agent de probation. Le coût moyen est de 120 000 euros par an pour un individu. Il est donc plus élevé que celui d’une détention en pénitencier fédéral mais le risque social à la sortie du récidiviste est bien moindre qu’en France.

Les moyens de lutte contre la récidive : la France s’apprête donc à adopter un texte qui prévoit que l’Etablissement public de santé national de Fresnes (EPSNF), qui accueille des détenus nécessitant des soins (sous tutelle conjointe des ministres de la Santé et de la Justice), puisse désormais héberger aussi "des personnes faisant l’objet d’une rétention de sûreté". C’est un choix de politique sécuritaire et à visée spectaculaire mais il existe d’autres réponses. La prévention telle qu’elle a fait ses preuves au Québec s’étend en France qui commence à combler son retard. La castration chimique avait aussi été évoquée par le professeur Bernard Debré en août à l’occasion de l’affaire du petit Enis violé par un pédophile récidiviste sorti de prison après avoir purgé sa peine dans le même état de dangerosité qu’en y entrant. Voir ici ce qu’est la castration chimique. Il faut savoir que la prise de médicaments ne traite pas la cause du mal mais réduit la production de testostérone. La prise des cachets devrait être contrôlée de près si cette solution était adoptée. Le produit existant sous forme d’injection par piqûre n’est pas encore autorisé en France. Enfin la loi ne permet pas d’imposer des traitements aux détenus contre leur gré si leur vie n’est pas en jeu. Si la solution de la castration chimique était retenue, il faudrait donc revoir cette loi. Mais cela ne suffirait pas car le code de déontologie médicale (article 8) offre au médecin le libre choix de prescrire ou pas.

On le voit, les cas sont variés, les réponses ne sont pas uniques et le problème est loin d’être simple. Le champ des investigations scientifiques n’est pas clos car beaucoup de questions en matière de criminologie restent de nos jours sans réponses et l’aide psychique aux victimes peut aussi encore évoluer.


Moyenne des avis sur cet article :  4.14/5   (28 votes)




Réagissez à l'article

65 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 9 janvier 2008 10:12

    La meilleure réponse c’est la castration chimique et la prison.

    Pas de tolérance pour les criminels de ce type


    • La Taverne des Poètes 9 janvier 2008 10:15

      Trop simpliste lerma. Avec les solutions simplistes, on ne règle pas le problème de récidive et on n’aide pas les victimes. Cela dit, je suis plutôt favorable à une grande fermeté dans ce domaine.


    • Guil 9 janvier 2008 11:45

      Le problème des partisans de ce genre de mesure sarkozyennes c’est qu’ils mélangent souvent deux choses : répression et protection des victimes. Il faut savoir si on est mû par un souci d’éviter des victimes, ou d’aider celles qui existent déjà, ou bien par une sorte de haine contre l’agresseur. Satisfaire son désir de taper sur le criminel en le justifiant par la nécessiter d’éviter des victimes, c’est de l’esqroquerie intellectuelle.

      Si on se donne pour but d’éviter les victimes, il faut être prêt à laisser son ressentiment de coté si besoin. Une mesure répressive du genre de celle que propose Dati ne fera jamais baisser le nombre de victimes. Les exemples de pays qui appliquent des lois hyper-répressivent démontrent sans aucune ambiguïté que la criminalité ne baisse pas pour autant. On cite l’allemagne ou les pays-bas ou l’angleterre qui appliqueraient déjà des mesures comme celles votés en ce momen chez noust : y a t-il moins de viols d’enfants en allemagne, en angleterre ou aux pays-bas ? J’en doute fort... Alors à quoi ça sert de faire des trucs pareil si ça ne fait pas baisser le nombre de victimes ? Uniquement à satisfaire ses instincts de revanche et de haine contre le criminel ? Comme c’est beau...

      Les solutions qui marchent sont à chercher dans la prévention et - s’il est question de problèmes psychiatriques - dans les soins DES LE DEBUT, et non pas après 15 ans à moisir dans une prison. Alors évidement c’est plus doux pour l’agresseur réel ou potentiel que la castration chimique ou l’enfermement à vie... Mais ça, au moins, ça donne une véritable chance de faire baisser le nombre de victimes.


    • La Taverne des Poètes 9 janvier 2008 11:56

      Seb59 : t’as encore pas lu l’article. "Au piquet !"


    • Adama Adama 9 janvier 2008 11:57

      Pardon cher Taverned, en émasculant l’individu je ne vois pas trop comment il peut récidiver !


    • thirqual 9 janvier 2008 12:07

      La sexualité se limite à la pénétration par un pénis ? Quel manque d’imagination.


    • La Taverne des Poètes 9 janvier 2008 12:13

      Adama : la castration chimique ne consiste pas en une ablation des parties génitales. Il n’y a aucune mutilation mais un amoindrissement forcé de la production de testostérone. La solution n’est pas efficace à 100 %, le désir ne disparaît pas complètement (voir le ien donné dans l’article et celui-ci : http://www.doctissimo.fr/html/sexualite/dossiers/abus-sexuels-pedophilie/8215-castration-chimique-delinquants-sexuels.htm
      ) Les malades peuvent ne pas prendre régulièrement leurs cachets.

       


    • La Taverne des Poètes 9 janvier 2008 12:23

       "Ta solution " ! Seb59, t’es bien sarkoziste toi ! Il y aurait LA solution ! Eh bien non ! Le simplisme du sarkozisme, cela ne marche pas pour tout et cela ne répond pas à la gravité de l’enjeu. Il y a tout un éventail de solutions, à commencer par celles qui ont fait leurs preuves et par les mesures qui ne sont pas appliquées.

       


    • La Taverne des Poètes 9 janvier 2008 12:28

      Les maîtres-mots : mesure appropriée et individuelle, responsabilité, refus du sensationnel et du battage médiatique qui conduit à des excès dans un sens (esprit de la circulaire Royal, affaires d’Angers, d’Outreau) ou dans l’autre (l’idéologie ultra sécuritaire), amélioration de la condition pénitentiaire et notamment de la psychiatrie pénitentiaire, rééducation pour inculquer les techniques d’auto-contrôle des pédophiles, etc.


    • Adama Adama 9 janvier 2008 14:51

      Oui désolé, je ne suis pas trop pervers !


    • chabou chabou 14 janvier 2008 06:46

      pourquoi reagir sur les phedophiles, ce sont des malades des predateurs a enfermer d’urgence


    • chabou chabou 14 janvier 2008 06:47

      tu veux aider les predateurs, ce sont des charoniards, ils renient pere et mère freres et soeurs, pas d’escuses a enfermer d’urgence ou a leurt couper tout ce qui depasse


    • chabou chabou 14 janvier 2008 06:49

      bien d’accord scopion, solution simpliste rogner sur le tout et a enfermer car ils seraient encore capables d’user de subterfuges, pas de pitie pour la salmoneose


    • La Taverne des Poètes 9 janvier 2008 10:56

      Sauvegarde ici de mon édito du 8 janvier :

      La "politique de civilisation" de Sarkozy est en fait une politique de circonstances qui nous promet une drôle de civilisation. Quant aux prétendues réformes urgentes, il ne s’agit que de profiter rapidement de l’état de grâce pour faire passer des mesures fondamentalement inéquitables et injustes. Sarkozy a emprunté à Edgar morin et Sami Naïr l’expression "politique de civilisation" mais il lui donne un sens très différent. Du reste, il l’a récupérée pour les besoins du moment sans approfondir car le sarkozisme n’approfondit jamais rien. Le sarkozisme c’est "zéro prise de tête" et "zéro de de conduite".


      • geko 9 janvier 2008 11:59

        Bonne synthèse de la problématique la Taverne.

        Le drame de la pédophilie touche de nombreuses familles et nous ne voyons surement que la partie émergente de l’iceberg. On a pas fin d’en entendre parler !

        Les faits montrent que les pédophiles ne sont pas soignés, les outils existent mais comme pour d’autres domaines ne sont pas mis en application et ou souffrent de disfonctionnements notoires  ! L’exemple canadien semble être une bonne base de travail. Il faudrait commencer par bien appliquer les méthodes.

        SI c’est une maladie, on impose un suivi médical sous controle judiciaire avec injection par piqûre. Dans ce cas la médecine psychatrique doit être capable de diagnostiquer cette maladie !

        Cette loi comme toutes celles faites sur les récidives sont un aveu d’échec des politiques de réinsertion menées. D’une manière générale il est de notoriété publique que les prisons sont des fabriques à truands ! Avec l’accroissement de la pauvreté, la prison va retrouver son rôle premier de mise à l’écart et d’enfermement sans véritable but de réinsertion sociale ! C’est symbolique d’une société en regression !

        Dans le cas du pédophile, si les faits sont avérés et s’il n’est pas soigné, autant les enfermer à vie vue les taux de récidives  ! Une bonne idée d’article serait d’aborder le cas des pervers véritable fléau de nos sociétés dites modernes !


      • Internaute Internaute 9 janvier 2008 11:30

        Il est assez surprenant de voir les élites du PS défendre le droit opposable et inaliénable des pédophiles à chercher de nouvelles victimes à la sortie de la prison.

         

        Prenons en acte.


        • La Taverne des Poètes 9 janvier 2008 11:54

          Ah bon ? vous faites comme ça au PS ?  c’est dégoutant.


        • Martin Lucas Martin Lucas 9 janvier 2008 11:42

          Je vous serai gré, comme tant de journalistes, de ne plus utiliser le terme de "pédophile", qui désigne improprement les auteurs de crimes sexuels sur enfants. Il se trouve qu’en France c’est le passage à l’acte qui détermine la culpabilité.

          Or la pédophilie est une attirance qui ne présume pas de l’acte.

          Beaucoup de pédophiles vivent en France sans jamais être passés à l’acte, bien conscients des dommages qu’ils pourraient causer chez un enfant.

          Les mettre dans le même sac que des criminels sexuels a peu de chances de rendre le sujet moins tabou et de permettre à la pédophilie et ses conséquences d’être maîtrisés et assumés par les intéressés.

          D’autre part, le traumatisme des attouchements sur mineurs semble, avec le maintien d’une confusion totale entre viol, attouchements sur mineurs (dont le consentement n’est pas pris en compte et compte pour viol), et torture ou meurtre, s’être déplacé du champ personnel et psychologique, au champ social.

          L’enfant est donc doublement traumatisé, par ce qu’il a vécu, et par la réputation sulfureuse et taboue de ces crimes, qu’on n’hésite pas à placer au dessus du meurtre, de la torture, etc...

          Il est peut-être temps pour les médias de réfléchir à un traitement plus différencié de ces crimes, et de les débarasser de ce voile pudique, pour détacher ce qui relève de la souffrance personnelle, de ce qui n’est qu’un soubressaut d’opprobre communautaire.


          • Martin Lucas Martin Lucas 9 janvier 2008 11:46

            Cela ne s’adresse évidemment pas à vous. Bravo pour cet article qui remet les pendules à l’heure !


          • geko 9 janvier 2008 12:06

            @Martin Excellent commentaire qui a le mérite de définir les termes et de donner un cadre plus précis à l’analyse.


          • Frederic Stephan 9 janvier 2008 11:56

            Suis-je le seul à penser que notre éducation (scolaire et familiale) manque cruellement d’explications sur le corps sexuel que nous possédons ? Sans parler de la "moralité" de l’utilisation de ce corps sexuel.

            Bloquer la possibilité de recidive est un acte politicien à court terme, chercher à diminuer la proportion de "déséquilibrés" sexuels (violeurs, pédophiles) dans notre Société est un acte civique à long terme.

            Malheureusement comme à chaque fois les gouvernements ne s’interessent qu’aux actions à court terme qui peuvent améliorer leurs sondages.


            • La Taverne des Poètes 9 janvier 2008 12:34

              Cela passe aussi beaucoup par l’éducation. Vous avez raison de le souigner.


            • maxim maxim 9 janvier 2008 12:24

              une bonne paire de ciseaux ,et au gnouf  !

              non mais ,120000€uros ,la télé dans les chambres et nourris logés chauffés ? ,à la charge du contribuable ? non mais !!!!!

              allez hop ,on leur coupe les roubignoles ! et en cabane à vie !

              c’est trop facile de trouver des excuses à ces salauds !


              • La Taverne des Poètes 9 janvier 2008 12:32

                Qui parle de "trouver des excuses" ? Il s’agit de travailler sur les causes et les éléments favorables à la récidive, par les soins et la prévention, pour rechercher la réduction optimale des risques mais sans verser dans tout sécuritaire, ni l’exploitation politique des crimes perpétrés.


              • Inquiet 9 janvier 2008 13:00

                Comme l’a fait remarqué Guil plus haut :

                l’important n’est pas tant de se "venger hargneusement" contre le bourreau, si tenté que celà puisse nous soulager, mais de diminuer le nombre des victimes

                 

                Or, il n’existe que la prévention, l’anticipation si vous préférez, pour améliorer celà. Et cette prévention passe par une compréhension (je n’ai pas dit "compréhensif") des mécanismes qui amènent à la délinquence sexuelle.

                 

                C’est comme lors d’épidémie, on a tous envie d’éradiquer l’intégralité des virus, cependant la meilleure méthode étant encore de trouver le porteur zéro pour comprendre le virus "en bonne santé".

                 

                Il serait criminel de ne pas se donner des chances d’abaisser le nombre des victimes, or c’est bien ce que fait la répression idiote.

                 


              • La Taverne des Poètes 9 janvier 2008 13:08

                Attention Maxim : avec une paire de ciseaux, on peut très vite déraper.


              • maxim maxim 9 janvier 2008 13:14

                @ La Taverne ..

                oui,mais bon,à force de vouloir savoir pourquoi ceci et celà ,et pourquoi un individu a reporté sa sexualité sur des gosses ,on se perd de rapport en rapport entre tel ou tel spécialiste ,qui sera en désaccord avec un autre ,on tournera en rond,certains avocat profiteront de ces vides et ces pataugeages pour demander la mise en liberté conditionnelle du prévenu ,qu’on relachera sans suivi ,et puis il y aura récidive ...

                des exemples on en a tous les mois ,après on dit " si on avait su"

                mais le mec s’est tapé un gamin ou une gamine et bien souvent tue pour ne pas que le gosse parle ....

                c’est peut être primaire comme raisonnement ou expéditif,mais on ne peut plus prendre de risques ! les victimes ,c’est les gosses !

                et bien maintenant il faut durcir la loi et les peines !


              • La Taverne des Poètes 9 janvier 2008 13:19

                Couper les roubignolles ? Permettez-moi de couper court à ce genre de débat !


              • thanatosB 9 janvier 2008 12:49

                Bonjour.

                Je suis un citoyen Français frustré et haineux. Je ne cherche en aucun cas à comprendre mon prochain et n’aime pas voir ma belle france s’embarassé par des malades mentaux. Vivement le retour de la peine de mort. Les pédophiles sont des monstres... dire que c’est avec mon argent qu’on les "soigne". Ca me fait mal. Je travail pour payer mes impot et ça m’énerve de voir cette argent entretenir ces rebuts de la société. D’ailleur la pédophilie c’est génétique. Pourquoi ne pas prendre le problème à la source et castrer tous les fils de pédophiles.

                Pourquoi est-ce qu’on ne nous autorise pas a avoir une arme pour protéger nos familles ? Cela accélèrerait la justice car moi, je suis sain d’esprit et sait parfaitement distinguer le bien du mal.

                C’est bon ? Je peux avoir ma carte UMP ?


                • thanatosB 9 janvier 2008 13:06

                  Qui peut répondre à ça ? Il n’y a pas de théorème comme en math pour ce genre de chose mais un complexe physique, un passé de victime, la solitude comme beaucoup d’autres raisons peuvent entrainer un passage à l’acte. Regardons les affaires de pédophilies dans le cadre de l’église. Tant d’année de refoulement des pulsions sexuelles ne pourraient-elle pas faire perdre la raison. Ou s’enfermer dans la chasteté n’est -ce pas un moyen de se protèger de ses attirances pour les enfants. Il existe surement des milliers de scénarios pouvant ammener le passage à l’acte. C’est pour cela qu’il n’y a pas qu’une solution à ce problème et que celui qui dit avoir une solution ne peut que se tromper ou nous tromper.

                   

                  Un jour, l’homme apprendra à se servir de son arme la plus puissante : Son cerveau. Il pourra alors allez en guerre la fleur au fusil car il connaitra parfaitement le terrain qu’il essai d’occuper et sortira vainqueur sans vers le "sang". Bien entendu c’est un mensonge.


                • Gasty Gasty 9 janvier 2008 12:56

                  Une secte n’influence-t-elle pas l’individu par le bourrage de crâne et le lavage de cerveau. Est-ce que les méthodes de soins sont similaires pour les pédophiles ?

                  Ce passage à l’acte du pédophile est influencé par quoi ?
                   


                  • Gasty Gasty 9 janvier 2008 13:10

                    Est-ce que les enfants violés par leur père ou leur oncle doivent être castrés ?


                  • La Taverne des Poètes 9 janvier 2008 13:16

                    Gasty, tu pointes là par une boutade le phénomène de la reproduction du "vice" par la génération qui a subi l’abus. C’est comme la récidive, ce n’est pas automatique. Mais la prévention, l’éducation, les soins, y sont utiles. La castration est interdite comme toute atteinte à l’intégrité physique corporelle.


                  • La Taverne des Poètes 9 janvier 2008 13:17

                    Pardon : "intégrité physique" tout court c’est suffisant.


                  • Gasty Gasty 9 janvier 2008 13:27

                    Tout à fait la Taverne, évitons donc les ciseaux . Et comme le dit quelqu’un plus haut, ayons donc la faculté de comprendre sans pour autant en tolérer les actes.


                  • La Taverne des Poètes 9 janvier 2008 14:08

                    Ce sont des malades qu’il faut traiter comme tels mais en ne perdant jamais de vue leur grande dangerosité.


                  • Aspiral Aspiral 9 janvier 2008 13:24

                    Toute civilisation a les délinquants qu’elle mérite. Marc Dutroux, avant la guerre, avec le même profil psychologique aurait sans doute participé à des méfaits de type Al Capone mais pas ce qu’il a fait. La santé est un équilibre. Quand on va vers le déséquilibre, on essaie de se rééquilibrer avec des mesures simples et légales, d’abord, puis progressivement, si on n’y arrive pas, on va chercher des solutions de plus en plus "fortes". Si la loi était pratiquée dès le début de la délinquance, des tas de graves délinquances n’apparraîtrerait pas. Que de négligences gravement coupables de la part des autorités dans le cv de Marc Dutroux ! Il était même reconnu "invalide" et touchait une pension pour cela ! Ne comptez en tous cas pas sur les psys pour faire des miracles à ce stade. Je le sais, j’en suis un et j’ai travaillé pendant 10 ans en prison et dans le secteur de la délinquance juvénile.


                    • Gazi BORAT 9 janvier 2008 14:32

                      "...Toute civilisation a les délinquants qu’elle mérite..."

                      Le problème de la pédophilie, comme toutes les déviances, s’est produit en toutes époques..

                       

                      C’est totalement démagogique d’en accuser un quelconque laxisme..

                       

                      Si laxisme il y a eu, c’est à l’époque où, pour protéger notabilités, réputations, et ordre social, on filait une baffe au gamin qui dénonçait un instit’ tripoteur où un curé aux "coupables penchants"..

                       

                      Dans des cas où il est avéré que le délinquant a répondu à des pulsions, il est totalement illusoire de croire que l’incarcération sera dissuasive pour une éventuelle récidive ou exemplaire vis-à-vis d’autres souffrant du même problème..

                       

                      Incarcération ou pas, la question des soins et traitements est incontournable.

                       

                      gAZi bORAt

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès