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Les peurs qui nous gouvernent avec ces crises financières

Comment définir la peur en ces temps de crises ? Comment déterminer les causes sourdes ou inconscientes et identifier les solutions ou les comportements adéquats ? Les peurs qui nous agitent ne constituent-elles pas un puissant catalyseur dans la dégradation du climat social ? Dans la relation de confiance avec les dirigeants ? avec les communicateurs ? Ne faut-il pas relativiser les crises ? Cesser d’avoir en permanence peur du chaos et de la mort ?

Le temps et la vie ne vont jamais changer fondamentalement et n’arrêteront jamais de d’être ce qu’ils sont. Ce que nous devons changer ce sont nos comportements face aux événement comme le caméléon face a un milieu. C’est la leçon de la survie et c’est le réflexe vital que nous devons cultiver.

On n’aime à se faire peur. Cet héritage génétique qui a servi à inventer la sorcellerie, la magie et une certaine forme et conception de dieu, fait invariablement recette au fil du temps et surtout en ce temps de crise en tout genre. La peur, méthodiquement affiné est un véritable outil de pouvoir. Les gouvernants dans leur coalition naturelle avec les acteurs du pouvoir : financiers, intellectuels, hommes de spectacle (remplacés par les hommes de la communication) se fondent sur la peur pour gouverner, précisément dominer. Il y a la peur individuelle et la peur collective. Comme on le sait, cette dernière peut être la somme des peurs individuelles qui se diffusent en même temps dans un lieu donné ou une peur suscitée collectivement par un objet identifié comme nuisible. Ces peurs sont naturelles mais elle peuvent sur la base de suggestion devenir une manipulation. Ce sont ces peurs manipulées qui se clonent depuis la nuit des temps et sont mis en scène par tous les pouvoirs au niveau des tribus comme des Etats, en Afrique ou Europe, en Asie ou dans les Amériques…. Au lieu des révolutions sanguinolentes, les peuples doivent identifier ces peurs collectives issues des manipulations idéologiques et les retourner contre les gouvernants ou les pouvoirs, car les confusions que créent ces peurs manipulées étouffent les initiatives qui peuvent nous aider a lucidement transcender les crises cycliques. 

 Les économistes prédisaient en France dans les années 70 que si le chômage atteignait 1million, la France basculerait dans le chaos. Tout a été mis en œuvre pour résister à ce chiffre, mais on l’a pourtant banalement dépassé sans le chaos, prédit.

 Après big brother sur les Japs, la théorie de l’absurde est vulgarisée pour nous faire comprendre que le monde, en l’occurrence les 2 superpuissances de l’époque (les USA et l’URSS) ainsi que leurs satellites avaient à elles seules accumulé une quantité de bombes nucléaires capable de détruire 5 fois la terre, alors qu’il n’existe qu’une seule terre. Le nucléaire militaire ou pas était déclaré dangereux et sensé nous précipiter dans le chaos de la fin du monde dans le genre pas de vainqueur, pas de vaincu. Pourtant on assiste régulièrement à des explosions des centrales nucléaires et le monde continue, en défiant avec banalité les radiations.

 On a brandit à chaque mutation sociale la menace d’une guerre mondiale alors que depuis les années 90 nous avons connu, plus de guerres mondiales, que le monde a connu de guerres conventionnelles depuis 1000 ans. Je pense que depuis la fin de la 2eme guerre mondiale, 5 autres guerres mondiales ont eu lieu et la tendance est à leur banalisation. En effet, je considère pour ma part, que de 1900 à ce jour nous avons eu 7 guerres mondiales de durée certes inégales, mais qui ont la même ampleur politique, sociale et économique que les 2 premières admises comme telles. On disait que la 3eme allait emporter la disparition de notre monde et pourtant le monde continue à tourner comme si de rien n’était. Il faut noter par ailleurs, que pour les occidentaux, les guerres qui ne se passent pas sur le sol de l’Europe occidentale ne sont pas considérées comme des grandes guerres, donc pas de guerres mondiales, alors que les raisons qui expliquent objectivement une guerre mondiale se retrouve dans les 5 autres guerres que je qualifie de mondiales et qui se sont produites majoritairement sur les autres continents. Toutefois, j’admets que les européens ont de raisons de considérer les guerres sous d’autres cieux comme des guerres non mondiales malgré la mondialisation. 

 L’an 2000 était perdit comme celui de la fin du monde. Pour ceux qui y étaient, ils se souviennent de toutes ces peurs diffusées par les medias et qui concernaient tous les domaines : bug informatique, suicide massive, etc…

 L’écologie aussi est devenue un argument pour faire peur, sans elle la catastrophe serait inévitable et pourtant on fait tous les jours sans elle qu’avec elle.

 Les crises économiques qui sont naturelles comme l’indigestion et servent simplement à nous rappeler à l’ordre, sont amplifiées souvent exagérément pour faire peur aux gens ordinaires qui sont pourtant près de 7 milliards.

 Maintenant c’est la peur d’être excessivement nombreux et de designer d’avance les envahisseurs : les jaunes, les noirs, les gris…qui va nous tomber dessus. Cette peur est démultipliée avec celle que certains quittent sans nous la terre pour d’autres planètes.

SVP ! Tout cela est irrationnel. Nous avons bien survécu à toutes ces peurs. Je pense que nous devons relativiser les peurs qu’on nous fabrique et suggère, car l’homme a la capacité de surpasser les événements et cela à cause de sa diversité qui, heureusement n’est pas cloisonnée comme celle de l’espèce animale. Nous construisons notre capacité de survie grâce aux échanges que nous avons entre nous et qui portent sur nos expériences et ce fait recule les limites de la fatalité. 

Pour moi, la crise actuelle est déjà à sa fin et elle n’a pas fait plus de dégât, je m’excuse de le dire ainsi, sauf pour les portefeuilles des spéculateurs. Le mouvement des indignés signifie la fin de la crise et le début d’une nouvelle ère et non l’aggravation de la crise. Ceux qui ne l’ont pas compris auront du mal à rebondir.


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2 réactions à cet article    


  • Richard Schneider Richard Schneider 5 novembre 2011 19:08

    à l’auteur :

    J’ai voté pour votre article, bien que je ne sois pas aussi optimiste que vous. Mais, ça fait du bien quand on peut sentir sur son visage un vent léger qui chasse un peu la grisaille de l’actualité ...
    Pourtant, il faut bien reconnaître que ce qui se passe aujourd’hui, en Europe et ailleurs, dépasse l’entendement. 
    C’est probablement la première fois, depuis les années 30, que le monde capitaliste mondialisé doit faire face à une crise d’une telle ampleur. Et malheureusement, elle est loin d’être terminée. La pauvreté a progressé d’une manière inquiétante en Allemagne, aux USA, en GB, dans les pays de l’Europe du sud. Les Grecs, s’ils acceptent toutes les restrictions qu’on leur impose, en ont pour près d’une génération pour sen sortir. S’ils s’en sortent. Les Espagnols, les Portugais et, peut-être demain, les Italiens et ... nous les Français, nous allons devoir nous serrer durement la ceinture (cf. Fillon « Le Budget 2012 le plus rigoureux depuis 45). Quand je dis nous, il s’agit des peuples - mais vous l’aurez compris.
    Je ne m’étendrai pas sur les malheurs de l’Afrique et de certains pays asiatiques où c’est le comble de l’horreur.
    Ce qui est le plus difficile à comprendre, c’est qu’il semble qu’il n’y a pas d’espoir à moyen terme (dix, vingt ans ou plus ...). Les gens vont se retrouver en »état de choc« , pour reprendre le titre du livre de Naomi Klein. Ils auront le choix soit de se révolter (le »tout casser« ), soit de se résigner dans un morne désespoir, avec le danger de voir la démocratie se transformer en une sorte de dictature oligarchique »molle« . Mais, Il reste le pire  : une »vraie" guerre, comme au XIX° et XX° s.
    Comme vous le voyez, je ne partage pas votre rafraîchissant optimisme. Peut-être, parce que je n’ai pas de solution satisfaisante à proposer.
    Une petite lueur d’espoir, pour terminer : Cassandre s’est quelquefois trompée...


    • Ruut Ruut 7 novembre 2011 11:13

      Toutes les crises economiques graves ont conduits a des guerres.
      Espérons que l’intelligence nous évite la guerre qui frappe a notre porte, mais j’en doute.
      Seul la conquète de l’espace peut nous en prémunir.
      Car les grands projets fraternisent les humains lorsque les politiques tentent de les divisers pour mieux régner.

      La crise est juste l’illusion du problème qui reste la massive déindustrialisation de l’Europe et ses délocalisations permanantes.

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GOUGOY


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