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Les quotas à l’entrée des grandes écoles : une fausse solution pour un vrai problème de société

J’ai lu récemment des articles sur le renouvellement des élites, l’ascenseur social en panne, le taux d’élèves ouvrier en grande écoles. C’est un des grands défis d’aujourd’hui mais si il y a un faux semblant de courage politique pour des quotas, c’est une fausse solution. Y a-t-il une volonté pour une vraie politique d’accès équitable à l’enseignement pour nos élèves ?

Le but de mon article est, dans un contexte que ne permet ni le journal télé ni la radio, d’exposer le fond du problème, mon opinion, ma propre expérience.

Le but de mon article est d’exposer la fausse solution des quotas.

Je préfère tout de suite dire que cet article est un article d’opinion vu l’agressivité de certains commentaires sur mon précédent article (d’opinion aussi). Pour que vous puissiez prendre du recul par rapport je vous donne mon parcours personnel de reproduction d’élite. Mes parents sont dans la branche para-médicale. J’ai fréquenté les classes préparatoires en province pour intégrer une grande école d’ingénieur dont je suis sorti en 2002. Après plusieurs expériences professionnelles j’ai changé de trajectoire fin 2006 (j’ai été licencié de « commun accord » gros problème de communication avec mon dernier directeur) et je me suis inscrit à la fac sur mes journées de recherche d’emploi dans un premier temps puis à plein temps et je suis depuis la rentrée 2007 dans l’éducation nationale en tant que professeur agrégé....bref je veux donc vous donner ma position sur les quotas qui n’est pas plus légitime que la votre mais peut être ai-je accès à plus d’information que vous. Mon article est donc plus orienté classe préparatoires scientifiques et école d’ingénieur.

Le problème d’égalité des chances se fait en amont du concours et des classe préparatoires.

Ce problème de sélection et d’ascenseur social se fait avec la carte scolaire.

Les élèves de qualités égales qui intègrent les bons établissements auront beaucoup plus de chances que les autres. On a construit des écoles (écoles primaires, collèges et lycées) de la république à plusieurs vitesses et cela continue. Je suis actuellement enseignant après avoir été dans le privé et je n’ai pas du tout envie d’aller travailler en ZEP (grand respect pour les professeurs de ZEP qui sont parfois les seuls repères et liens normaux pour certains jeunes de quartier). Je connais des jeunes enseignants motivés pour instruire en ZEP, combien en reviendront en pleine forme mentale et avec autant d’enthousiasme qu’au départ ? Les bons établissements sont dans les zones géographiques favorisées. Il serait même bon de comparer les cartes scolaires et les quartiers, je ne dispose pas de ces données. Il n’y a plus de mixité dans certains quartiers de nos villes. Une famille plus aisée et non catholique préférera même mettre son enfant dans un établissement privé censé dans l’imaginaire collectif offrir un meilleur encadrement plutôt qu’au collège du coin défavorisé.

Une première solution, mise en œuvre tout récemment cette rentrée 2009/2010 je crois ?, est l’assouplissement de la carte scolaire. La carte existe toujours mais les dérogations sont plus faciles à obtenir et les élèves peuvent alors choisir leur établissement. Dans certains cas avec le jeu des options, certains élèves arrivent à décrocher un établissement et leur motivation n’est pas de faire russe ou euro ou ? Mais d’intégrer un bon établissement. Le pire dans cette histoire est donc que les bons élèves des ZEP qui sont nécessaires pour motoriser et dynamiser une classe vers le haut vont fuir ces zones vers de meilleurs établissements et donc renforcer la disparité entre établissement ! l’assouplissement de la carte renforce et va renforcer en fait la panne d’ascenseur et de certains établissements.

A noter qu’à Paris, il n’y a pas de carte scolaire, il y a alors sélection par dossier et on fait des lycées d’élite... je ne le savais pas jusqu’à très récemment.

On ne peut pas régler ce problème de coups de baguette magique d’annonces médiatiques de quota ! Égalité républicaine au concours oui mais l’égalité n’est déjà plus la depuis la 6ème ? Le CP ? La solution pour répondre à ce système en panne est une politique d’aménagement de la ville et des territoires digne de ce nom. Ce n’est pas un assouplissement ou des quotas qu’il faut mais une redistribution et refonte des cartes (scolaires et de la ville), des élèves et des professeurs, une politique, une vraie politique. Les solutions sont donc un redécoupage des cartes scolaires et un ré aménagement des villes.

Le système pour les professeurs se fait avec un système de points, en gros plus on a d’ancienneté plus on engrange de point et on peut alors changer d’établissement. Le compteur étant remis à zéro à chaque changement effectif d’établissement. Pour un nouveau professeur dans le métier, il a un nombre minimal de point et ne peut alors avoir aucun établissement ; Il est alors professeur remplaçant et remplace au pied levé (48h de délai) des professeurs. Il peut remplacer des professeurs dans trois établissements à la fois en même temps ! (je ne m’étend pas sur les problèmes que cela engendre) Des postes sont supprimés et donc cela retarde l’accès à un poste pour les arrivants qui restent en moyenne remplaçants 5 ans (cela dépend des matières mais cela va se dégrader avec le remplacement d’heures postes en heures supplémentaires) ? Quand on manque de professeurs (forte diminution des recrutements en ce moment), on fait appel à des bac plus 4 ? 5 pour combler les manques, ce sont les « vacataires », mal considéré et sans formation pédagogique : ils peuvent prendre au pied levé une classe du jour au lendemain. Donc les professeurs les plus inexpérimentés vont avoir les postes dont personne ne veut. En gros dans une ZEP ; il va y avoir un taux de renouvellement très important de professeurs entre vacataires, remplaçants et professeurs jeunes qui attendent des points pour muter... bref les conditions ne sont pas réunies pour une persistance des professeurs et une bonne politique d’établissement à long terme. Mais peut on blâmer les professeurs qui veulent des élèves « normaux » ? on peut critiquer mais ce qu’il faut c’est changer globalement le système et la géographie des villes. Je pense qu’un jeune professeur va être dégouté du métier en peu de temps même sil il est profondément motivé pour enseigner. La société ne véhicule plus la valeur effort mais au contraire la valeur immédiate et cela devient très délicat pour enseigner même dans les établissements normaux alors dans les autres établissements j’imagine que c’est encore plus difficile.

Alors quel courage politique ? Je revois d’ici les mairies qui préfèrent payer des amendes pour non construction de logements sociaux plutôt que de faire des programmes de construction. Les fossés se creusent et aujourd’hui la violence augmente. Pourquoi cette violence ? Et bien déjà je pense que ce problème d’égalité des chances est une cause. Quel avenir pour un jeune lambda d’un quartier sensible ? L’ascenseur est en panne, il faut pourtant de l’oxygène supplémentaire dans les élites pour faire avancer notre société et cette oxygène vient « d’en bas » mais les quotas sont une fausse solution, il faut faire une politique de fond d’aménagement. Après peut on mettre un pansement sur une hémorragie, on peut toujours mais il va falloir faire autre chose en parallèle.

Je viens d’entendre qu’il faut diversifier les recrutements en école et la je me dis les médias sont mal informés, les recrutement diversifiés existent depuis au moins 10 ans vu qu’il existaient à mon époque.

Accès aux Grandes Écoles en premières années après le bac dans certaines écoles en 5 ans sur dossier.

Pour la formation ingénieur de trois ans, bac+3 à bac +5

Accès aux Grandes Écoles en première par concours par différentes filières de formations de classes préparatoires (3 filières différents )

Accès aux Grandes Écoles en deuxième année avec un bac +4 (ex master actuel master 1) sur dossier.

Accès aux Grandes écoles après un IUT/DUT sur dossier.

Accès à des modules de troisième année de grandes écoles d’ingénieurs en partenariat avec des ex DEA /DESS de la fac actuel master 2

Accès payant (l’année est la payée par les étudiants) à des modules de troisièmes années, ex-mastères dans les grandes écoles, je ne connais pas l’actuel diplôme.

Donc on pouvait déjà trouver 6 accès différents. Pour l’exemple je prends l’école que j’ai fait qui fait partie du TOP 10 des écoles. A l’époque :

Première année : promo de environ 100 élèves issus de concours

Deuxième année : promo de environ 200 élèves, donc 100 issus de master et d’écoles étrangères. A noter que quand on passe le concours, on a l’impression que l’on va recevoir de toute façon le diplôme et que le niveau tombe un peu, certains visent le 10/20. Le doublement de la promotion génère de l’oxygène dans le système ou les élèves issus de classes préparatoires ont l’esprit formaté « concours ». En plus d’une petite compétition qui s’instaure et donc fait monter le niveau, les élèves de la fac ont plus de connaissances générales à apporter que les élèves de prépas (même si ils peuvent être moins bons en calculs) car ils ont fait finalement un an d’étude de plus et un mémoire/expérience de fin de master 1. Ils sont plus « matures » car ils ont un voire deux ans de plus, cela apporte donc des chose à la promo.

Troisième année : même promo mais des élèves de la fac viennent pour des cours (partenariat) et des élèves « en mastère » viennent pour certains modules entre autre aussi pour mettre un nom de grande école sur leur CV. 

Je peux citer deux exemples intéressants de parcours.

Un ami qui n’a pas pu suivre le rythme de prépa et qui à fait un IUT, une école d’ingénieur par dossier puis un master dans une autre école. Il est aujourd’hui acheteur et très bien payé.

Un collègue de promo de l’école, qui n’a pas pu suivre le rythme de prépa, a fait la fac et un accès par dossier et est finalement dans la même année que ceux qui ont redoublé leur deuxième année de classe préparatoire en ayant passé le bac ensemble.

Le problème ne vient donc pas non plus de la diversité des accès mais bien du processus dans l’enseignement en amont dans le secondaire, le collège et le primaire.

Si l’on instaure des quotas cela générera des nouveaux problèmes qui je pense vont nuire dans l’ensemble aux élèves issus de quotas un peu de la même manière qu’un employé arrive par piston à son job. Les relations avec ses collègues démarrent sur de mauvaises bases. Je pense que les étudiants peuvent malheureusement agir de même. J’imagine que si l’on instaure des quotas, les employeurs vont demander d’où vient l’accès au diplôme et on va recréer de la frustration en aval pour les élèves issus des quotas. je ne développe pas plus ce paragraphe mais j’espère que vos commentaires le complétera.

Les baguettes magiques quotas et assouplissement de carte scolaire ne sont qu’un masque de solution. La solution pour répondre à ce système en panne est une politique d’aménagement de la ville, des territoires et des territoires « scolaires » dignes de ce nom et bien sur des professeurs motivés au bon endroit et mieux payés pour ne pas que ce soit un sacrifice républicain que d’aller en ZEP...



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Réactions à cet article

  • Par geo63 (---.---.---.50) 13 janvier 2010 11:16

    Les éléments qui sont présentés dans cet article me paraissent parfaitement acceptables,
    les quatre lignes de conclusion également. Mais c’est précisément ce que l’on est incapable de faire.
    Cela correspond, en particulier, aux attributions de Fadela Amara (politique de la ville et des territoires dans les ZEP). Le résultat est très faible (voir les articles sur ce sujet), comme tous les prédécesseurs, car la tâche est gigantesque.
    Par ailleurs, il n’y a pas que les ZEP. L’absence d’enfants d’ouvriers ou plus généralement d’enfants de familles modestes, issus de la ville ou de la campagne, dans les classes prépas est d’abord imputable au milieu familial (éducation, réseaux...), c’est évident. Il y a autoreproduction efficace du milieu dans un ensemble fermé.
    Il y a des décennies, j’ai connu cela en tant que fils d’ouvrier mineur boursier des houllières de la 6e au diplôme d’ingénieur, absolument rien n’a changé.
    J’ai laissé mes enfants libres de leur choix, ils ont trouvé d’autres routes...

  • Par Biaise (---.---.---.30) 13 janvier 2010 11:23
    Biaise

    En tant qu’enseignant, vous avez peut-être déjà rencontrés mes collègues bénévoles à l’AFEV ?
    Le constat que nous faisons est grave : il y a réellement des quartiers défavorisés qu’on peut délimiter assez précisément pour que ça en devienne choquant.

    A l’école primaire et au collège, si échec il y a, c’est très handicapant pour le lycée et le supérieur. Une même qualité d’enseignement à ces nivaux est indispensable, mais c’est ce que la République fuit depuis toujours.

    • Par Popov (---.---.---.181) 13 janvier 2010 22:02

      Je n’ai pas de contact avec l’AFEV mais c’est bien que les jeunes qui ont du mal et qui n’ont pas de ressource « éducatives » dans leur famille aient un parrain étudiant, cela leur ouvre une porte. merci l’AFEV

  • Par citoyen (---.---.---.22) 13 janvier 2010 14:01

    globalement d’accord , mais il n’ y a besoin que de peu pour que ceux des éléves des quartiers défavorisés qui pourraient le faire théoriquement puissent le faire réellement ;
    - des profs « normaux »
    - un environnement scolaire d’où la violence physique et verbale soit éradiquée ; Si nécessaire , oui , sanctuarisation
    - éjection des perturbateurs et de ceux qui retardent ( énormément ) le cours . Ceux qui ne veulent pas être là n’ont rien à y faire . l’école n’est pas une punition imposée par les adultes , mais un immense cadeau qu’il font aux enfants.

    En gros , simplement le retout à des conditions « normales »
    tout ce débat sur les quotas , etc... est bien sur ridicule , et de mauvaise foi .....
    Merci à l’auteur pour ce bon article , même si je diverge un peu sur des points secondaires

    • Par Popov (---.---.---.181) 13 janvier 2010 22:39

      Il faut arrêter de dire que l’école est un sanctuaire, elle n’est que le reflet de la société, le temps dans l’école ne s’arrête pas quand on ouvre la porte, la société change, les parents et les élèves changent. C’est le reflet de la société, et quel modèle de société offre -t - on ? je ne regarde plus la télévision ni les publicités.
      Je suis d’accord qu’il y a en fait interaction société/école, mais il ne peut y avoir de miracle fait par l’école. Un enseignant n’enseigne plus de la même facon qu’il y a 15 ans sinon ses élèves lui jetteraient des tomates. On a plus de culture de l’effort dans la société.
      Quels exemples on a en ce moment en haut de la pyramide qui par cascade se transmet ? pour parler comme au café du commerce.
      Blanchiement de N.Forgeard par l’AMF... cela doit faire doucement rigoler quelconque personne travaillant dans l’aéronautique. Je vous dirais que même le CE d’airbus avait envoyé un message aux personnels pour ne pas souscrire àun plan d’actionnariat salarié à l’époque, c’est dire si tout le monde était aux courant. Tous les programmes A380 avaient du retard ;
      Le plus grand hold up de l’histoire par les banques (et cela continue) phrase très révélatrice d’Eva Joly sur France inter en octobre 2008 àla suite de l’annonce du plan Paulson.

       

  • Par zelectron (---.---.---.15) 13 janvier 2010 16:25
    zelectron

    C’est vrai que quartier défavorisé ça veut dire sans langue de bois quartier pourri ?

  • Par french_car (---.---.---.74) 13 janvier 2010 18:06

    Excellent article.

    On en revient à une solution globale qui semblerait remédier à un nombre important des maux de notre société : la mixité sociale.

    Curieux parcours que celui de notre auteur qui fit une école du « top 10 », école d’ingénieur et non ENS pour enseigner, probablement une école du concours Mines-Pont vu la taille de la promo.

    Cher auteur vous êtes un enseignant atypique mais vous ne parlez absolument pas de la dégradation de l’enseignant lui-même au cours de sa carrière. Admettez que nombre de vos collègues non issus des ENS sont arrivés là par accident et souvent même par échec, que l’absence de perspective de carrière - bloqués par leur rang à l’aggreg ou même pas d’aggreg du tout les démotive et font d’eux des bêtes traquées.

    Il serait temps que l’on abaisse le niveau de recrutement des professeurs des collèges à BAC+3 c’est largement suffisant pour dominer la matière, de façon à ce que l’on recrute des vocations et non des frustrations - encore une fois je ne connais pas votre propre parcours.

  • Par Popov (---.---.---.181) 13 janvier 2010 22:57

    En fait tous les professeurs du lycée et du collège sont des professeurs certifiés Bac+3
    + 1 année souvent de préparation au concours du CAPES (sur dossier et effectué à l’IUFM)pdt 1 an non compté dans le bac+3, puis si réussite du concours
    + 1 année de stage avec une classe en responsablité et des heures de pédagogie IUFM

    Et vous êtes en plein dans l’actualité car que se passe t il en ce moment : réforme.
    Rattachement de l’IUFM à l’université (fait)
    Création de master de prof à bac +5 ! cette année, disparition de l’année de préparation au concours qui devient une année de master 4.
    En gros le capes est maintenu (c’est la dernière pierre à enlever par le gouvernement) mais plus pour longtemps on va faire des diplômes de professeurs bac +5 qui ne seront plus sur d’avoir un poste (même de remplacement) à la sortie du master bac +5. Bref, c’est ce qui se passe, personnellement je suis contre c’est qd même bien d’être sur de gagner son biftek et de ne pas avoir la pression d’un poste (et du haut, du recruteur) comme dans le privé en sus de la pression des élèves.
    En gros, on va modifier le statut des futurs arrivant parce que c’est plus simple de taper sur ceux qui ne sont pas encore la, bref même les profs actuels ne se mobilisent pas contre cela car eux sont fonctionnaires et vont sans doute le rester mais à mon avis les futurs arrivants seront sous contrat « local » un peu comme déjà tous les vacataires qui remplace le manque de prof remplaçant voire de prof tt court dans certaines matières.

    Les ENS l’agreg c’est une autre histoire et un collègue ne fait que de me dire l’agreg t’es plus payé pour moins d’heure, c’est vrai, c’était valablle pour les Terminales C mais maintenant cela ne veut plus rien dire... bref c’est encore une autre histoire sachant que pour les agrégés ils sont censés avoir plus de facilité pour postuler et enseigner dans le supérieur.

    • Par french_car (---.---.---.23) 13 janvier 2010 23:23

      Désolé de vous contredire mais je connais pas mal de profs qui ont maitrise + aggrégation, et quelques uns issus de l’ENS. Et finalement ce sont ceux qui sont issus de la maitrise qui coincent, en physique, maths ou SVT ils sont issus d’un ratage, soit une prépa, soit médecine.
      Oui j’ai vu qu’on tuait l’IUFM. On sacrifie la pédagogie.
      Je comprends que la réforme tend à précariser la profession ? On revient aux fameux « maitres auxiliaires » qui n’étaient pas sûr de manger tous les jours ? le fameux statut de vacataire est désopilant, il contient un plafond qui fait qu’on est obligé de le virer même si le titulaire n’est pas revenu.
      Oui bien sur il y a plein d’heures payées non travaillées. Déjà l’aggrégé ne fait que 14h, mais s’il a plus de 6h en TS il fait 1H de moins, s’il est prof principal 1h de moins, s’il fait la vaisselle de son labo de SVT, 1h de moins etc etc ... les sites syndicaux décrivent cela très bien.
      Quant à enseigner dans le supérieur hélàs ça tient à la place que l’on a obtenu à l’aggreg et donc à 24 ans vous conditionnez toute votre vie. J’en ai une dans ma famille qui sait qu’elle n’aura JAMAIS une math-sup, c’est un peu désolant de savoir déjà à 23 ans comment vous finirez. Et même parmi les profs de prépas ils ont quand même tendance à se jauger à partir de leurs classements respectifs à l’aggreg qui soit dit en passant n’est pas un diplôme de pédagogie. C’est même très contreproductif, l’élitisme conduisant à l’élitisme. Et l’élitisme gangrène nos établissements.

  • Par non667 (---.---.---.77) 13 janvier 2010 23:39

    à tous
    LA RACAILLE N’EST PAS CEUX QUE L’ON DIT
    Mai 68 la gauche enseignante ultra majoritaire en france dans l’EN dans un contexte mondial de guerre froide et d’opposition à mort :capitalisme -communisme. cette gauche par la voie de daniel cohn bendit disait ceci (bien qu’étant majeur en 68 je l’ai d’écouvert lors du 40° anniversaire de mai 68 à la télé ) il disait donc en subtance « ça ne sert à rien de favoriser la classe ouvrière dans les universités il deviendront les plus fidèle valets du capitalisme !!!! »
    à l’époque je n’ai pas relevé mais maitenant avec 40 ans de recul et connaissant bien l’EN en faillite comme décrite par l’auteur je n’ai aucun mérite a faire une nouvelle analyse du pouquoi en est -on arrivé là ???
    la gauche en ces temps là (bien avant 68 sans doute ) pour amener la supprematie du communisme russe sabotait la france de toutes les manières possibles, en commençant par le plus facile et le plus efficace L’EN réformée, réformée ,réformée pour faire des élèves contestataires révolutionaires ignares manipulables à souhait (après l’arrivée du communisme les goulags les remettraient au pas ) 
    Depuis l’urss est tombé Mais à l’EN rien n’a changé la gauche y est omniprésente politiquement (par exemple il y a plus de pétitions pour les sans papier que pour les enseignants agressés),les funestes réformes toujours en place (philippe meyrieux aussi ).Rien ne sera possible tant que l’on aura pas démasqué et nettoyé cette racaille au karcher !! cette racaille qui aurait sacrifié le peuple (oui c’est le peuple qui a faim ,qui souffre ,qui meurt le plus pendant les révolutions ou les guerres ....) tout ça pour des utopies de nantis,de repus,de désoeuvrés.
    C’est le fils d’un communiste encarté , ancien communiste moi même qui vous le dit

    • Par french_car (---.---.---.74) 14 janvier 2010 10:54

      On a dit beaucoup de conneries en 68, il ne faut pas baser toute l’histoire contemporaine sur 68. 68 a été une bouffée d’air frais dans un pays sclérosé par 10 ans de conservatisme pour ne pas dire plus depuis 1946.
      68 c’était une révolution bourgeoise, il n’y avait que des gosses de riche à l’université à l’époque.
      maintenant si vous trouvez un prof de gauche faites moi signe. ils votent à gauche parce que la droite en veut à leur porte feuille mais il ne se reconnaissent dans aucune des valeurs de la gauche.
      A vous lire on constate que les staliniens quand ils passent à droite restent staliniens pour toujours.

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