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Accueil du site > Actualités > Société > Les risques d’un métier pas comme les autres

Les risques d’un métier pas comme les autres

Une erreur de casting

Vidéo accompagnatrice :

En direct de mon observatoire de la violence scolaire

Madame A vient de réussir le concours pour devenir professeur des écoles. Comme bien souvent dans la profession, pour son premier poste, elle hérite de ce qui se fait de plus difficile. Elle doit sillonner le département et remplacer au pied levé les absents. La chose n'est pas déjà bien simple, mais elle aura à le faire dans l'enseignement spécialisé. Cette fois, c'est véritablement ce qui se fait de plus délicat.

Madame A, dont j'ignore à peu près tout et que je n'ai entrevue que bien trop rapidement entre deux portes, semble traîner sa misère. Elle porte sur elle cette allure de chien battu, ce je ne sais quoi de rabougri, de fermé, de fondamentalement tristounet qui ne donne ni envie de la connaître, ni le désir de lui ouvrir les bras pour offrir une aide qu'elle refusera ...

Madame A se replie dans ses tenues grises et si désuètes, ternes et trop impersonnelles, derrière ses petites lunettes rondes, sa myopie de petite fouine chafouine. Elle inspire immédiatement la pitié et la commisération. Sentiments qui font de certains adultes des samaritains disposés à tendre la main mais qui poussent les enfants et surtout les adolescents à ne lui faire aucun cadeau.

Madame A est une de ces dames auxquelles il est bien difficile de donner un âge. Jeune sans doute, puisqu'elle vient de réussir le concours d'entrée, mère de famille, elle paraît sans doute beaucoup plus que son âge réel. Elle respire l'angoisse et l'inquiétude, la peur et l'abandon. Elle tremble déjà avant que d'affronter pour la première fois la nouvelle classe qui lui sera confiée.

Madame A, en moins d'un mois, a déjà perdu toute confiance, toute conviction quant à sa capacité à tenir une classe. Elle avoue elle-même, en guise de carte de visite, ne pas être capable de tenir une classe maternelle. Elle avance, la corde au cou, prête à subir les assauts de ces mômes de Segpa dont on lui a dit pis que pendre.

Madame A ne crée pas la surprise. Chacun a deviné que son passage serait douloureux. Il fut bien bien pire ? encore. La classe a chaviré dans le tumulte, le chahut incontrôlé, le désordre le plus fou. Du bruit, de l'agitation, des insultes, des élèves qui se déplacent, qui hurlent. C'est intenable pour cette pauvre femme désarmée face à des gamins sans pitié.

Que faire ? Intervenir pour lui retirer définitivement toute crédibilité ? Lui donner des conseils qu'elle ne peut entendre, incapable qu'elle est d'aller vers les autres ? Lui suggérer d'appeler l'inspecteur pour réclamer un poste plus facile ? Se répartir ses élèves pour lui éviter de sombrer dans la dépression ?

Madame A ne veut, ni ne réclame, aucune aide ni aucune intervention. Elle subit son sort, prétend devoir aller jusqu'au bout de sa mission puisqu'elle est un petit soldat obéissant dans une armée au fonctionnement inhumain. Elle ne semble pas voir les signaux qui lui sont adressés, elle se replie de plus en plus sur elle, elle disparaît presque dans le désordre d'une classe où les enfants sont plus grands qu'elle ….

Madame A n'est pas revenue. Elle ne terminera pas son remplacement. Elle a posé un arrêt maladie. Elle a fui cette réalité qu'elle n'a pas pu affronter de face. Elle reprendra le chemin de l'école, ailleurs, dans des conditions aussi peu favorables. Elle s'accroche à la réussite d'un concours qui lui a permis d'accéder à une profession qui n'est pas faite pour elle. Elle va traîner de défaite en abandon, de fuites en renoncement. Il faut garder absolument cette situation si enviable, ce métier qui vous garantit la sécurité de l'emploi.

Madame A va vivre un calvaire. Je n'imagine pas qu'elle puisse se transformer au fil du temps en une enseignante, une professionnelle pleine d'allant et d'énergie, de charisme et de dynamisme. Elle est le plus parfait contre exemple, le résultat aberrant d'une sélection par défaut qui ne juge jamais des qualités véritablement requises pour tenir une classe.

Madame A n'est pas une exception. Il y en a d'autres, beaucoup d'autres, des gens qui se sont fourvoyés dans une profession qui n'a vraiment rien à voir avec la représentation qu'ils en avaient. Ce n'est pas simple pour un bon élève de découvrir l'autre versant, de plonger dans le monde des enfants qui n'aiment pas l'école. Cela demande bien trop de remise en cause. Pourtant, ils s'accrocheront jusqu'à ce qu'ils ne puissent plus et personne ne sera en mesure de leur proposer une alternative acceptable. Démissionner, dans le contexte actuel serait pure folie. Continuer sera une folie plus certaine encore. Que faire ? J'avoue mon impuissance devant ce cas désespérant.

Universimpitoyablement sien. 


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31 réactions à cet article    


  • C'est Nabum C’est Nabum 8 octobre 2012 12:57

    durae.leges.sed.leges


    Comprenez bien qu’un enseignant ne peut se permettre cette facilité qui consiste à tout mettre sur le compte d’un seul facteur.

    Une partie de nos problèmes est sans doute liée à une arrivée massive d’élèves ne partageant pas la même culture, celà n’explique pas tout, loin de là.

    L’acculturation est aussi dans des familles de souche, le recul de la langue ne leur est pas imputable.

    usons de nuance je vous prie. Je ne rejète pas votre remarque, je la trouve incomplète et simplificatrice.

  • C'est Nabum C’est Nabum 8 octobre 2012 16:28

    schweizer.ch 


    Que pouvons nous faire contre cette pensée abjecte en passe de devenir majoritaire dans notre pays ?

    C’est terrible mais le recours à la loi me semble être la pire des solutions. Ils sont affreux, n’en faisons pas des martyres.

    Merci de venir me soutenir

  • eric 8 octobre 2012 11:09

    Madame A n’est pas une exception. Elle n’est pas fréquente. Elle est la règle d’une profession dévoyée désormais conçue pour ses employés et pas pour ses usagers alors même que c’est en théorie un service public.

    C’est le cœur du problème de notre école. Cela est avoué par 11 inspecteurs de l’éducation nationale presque tous passés par des cabinets ministèriel de gauche.
    L’ancienneté moyenne des enseignants dans les établissements difficiles France entière est de deux ans.

    C’est une volonté délibérée des profs et de leurs syndicat aux mépris des enfants et tout particulièrement des plus défavorisés évidemment. Cela va plus loin. Ils ont toujours refusé non seulement l’envoi des meilleurs profs expérimentés dans les endroits où ils seraient le plus utiles, mais même que l’on paye mieux les volontaires, au nom de l’égalité entre profs ...=

    C’est le cœur de notre gauche : parce que les mêmes votent à 70% à gauche le mouchoir à la main pour retenir leurs larmes sur la triste condition des « pauvres » et les abus de Madame Bettencourt. Parce qu’ils sont 45% des ministres de gauche de plein exercice.

    Parce que l’école fut le lieu par excellence de l’espoir et de là possibilité d’une émancipation sociale pour les plus défavorisés, c’est aussi devenu celui ou les gauches montrent leur vrai visage. Une caste, une corporation, une classe sociale, dure aux autres, âpre au gain ( des crédits, des postes ,des retraites...) et aux avantages et profondément indifférente aux question sociales. Au final, elles passent plus de temps à expliquer aux autres pourquoi il devraient faire ce qu’elles ne font pas qu’à faire le métier pour lequel on les paye : donner au moins une égalité de chances à tous.
    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-rapport-obin-courageux-mais-peu-15843


    • C'est Nabum C’est Nabum 8 octobre 2012 16:33

      eric


      Vous parlez à un vieux singe qui n’a cessé d’aller là où c’était difficile, d’aller au feu quand les mieux payés, les mieux notés, les plus planqués restent sur leurs postes si tranquilles pour le reste de leur carrière.

      Car en plus voyez-vous je change régulièrement d’entroit pour éviter de faire ce qu’ils font presque tous, du confort sur le dos des mommes.

      Je milite pour que nos stages aient lieu pendant les vacances, que l’emploi du temps soit conçu d’abord dans l’intérêt des enfants et non pour permettre aux enseignants quelques conforts.

      Mais il est vrai que le syndicalisme enseignant n’est pas dans cette logique ...

    • eric 8 octobre 2012 19:45

      C’est le moins que l’on puisse dire. ... Et le fait que ce qui se fait encore repose exclusivement sur des choix et initiatives individuelles comme la votre, est aussi en soi un jugement sur le sens du service public de ces syndicats, qui sont, numériquement, les militants de toutes les gauches.

      Et c’est le plus grand scandale de notre société. On peut être excédés par des différence de salaire, de patrimoine, mais il est insupportable que l’on soit obligé de se dire, je suis dans la merde, et mon gosse le sera aussi presque automatiquement, parce qu’avec le premier budget de la nation, une bade de mecs, pensent qu’il est plus important de se préoccuper du taux d’imposition marginal de Bettancour que d’essayer de lui mettre le pied à l’étrier.

      Alors qu’ils savent le faire ; SI la moitié des X sont enfant de profs, c’est que des profs sont très bon. Avec leurs enfants.


    • C'est Nabum C’est Nabum 8 octobre 2012 19:50

      eric


      Hélas c’est une profession qui favorise les écarts sociaux. L’ascenseur soclail ne fonctionne désormais que pour les enfants de professeur.

      Mais ne leur dites pas, ils vous taxeraient de mauvaise foi. 
      Alors quand ils donnent des devoirs, c’est pour favoriser les catagories défavorisées ...

    • jef88 jef88 8 octobre 2012 14:22

      petite fouine chafouine
      Belle image !


      • C'est Nabum C’est Nabum 8 octobre 2012 16:24

         jef88


        le traitement de l’enseignant étant devenu ce qu’il est, je me paie de mots !

      • rocla (haddock) rocla (haddock) 8 octobre 2012 16:43

        C ’est des passionnés qu’ il faudrait comme enseignants là où beaucoup sont des personnes handicapées elles-même , comme cette pauvre femme .


        • C'est Nabum C’est Nabum 8 octobre 2012 18:05

          rocla (haddock)


          La passion s’use parfois

          La dame est revenue, je me demande encore pourquoi Dans sa classe se fut terrible et l’effet domino allant, nous en avons bavé aussi. Je vous raconterai bientôt cette journée pas banale !

          à suivre ...

        • Izmir Izmir 8 octobre 2012 17:16

          Euh ...il n’y a que moi à avoir lu qu’on parlait d’une classe maternelle ?

          pour ne pas venir à bout de gamins/gamines de 3 à 5 ans, tout de même, il ne faut vraiment pas être doué(e).

          Cela dit, et plus généralement le problème vient peut-être aussi du fait que beaucoup veulent devenir enseignants à cause de la quantité de vacances (pratique pour tout futur parent) et bizarrement, absurdement, se lancent dans cette profession sans prendre le temps de vraiment s’informer sur ce que sont aujourd’hui les réelles conditions de travail dans l’enseignement .(on croit toujours que les autres exagèrent et on se dit , je suppose : moi j’y arriverai)

          Par ailleurs, je suis entièrement d’accord avec Durae leges ... : beaucoup d’enfants sont (ou tout du moins : semblent) hélas condamnés à n’avoir aucun avenir digne de ce nom, comment pourrait-on les blâmer de vouloir se venger par anticipation ?

          D’autant plus que la violence à l’école n’est pas seulement le fait des enfants, mais aussi, hélas, le fait d’enseignants qui n’ont rien à faire dans une classe, par incompétence mais pas seulement.
           

          • C'est Nabum C’est Nabum 8 octobre 2012 18:07

            Izmir


            Mis à part le propos sur l’école maternelle où ce n’est pas si facile, loin de là de bien encadrer ces enfants (je ne parle pas de discipline ...) je suis assez d’accord sur certaines remarques. Ne l’ébruitez pas, je vais me faire assassiner ...

            Qoique ça doit déja être fait !

          • Izmir Izmir 8 octobre 2012 17:26

            Edit :

            au lieu de : pour ne pas venir à bout de gamins/gamines de 3 à 5 ans, tout de même, il ne faut vraiment pas être doué(e).
            il fallait lire : il faut vraiment ne pas être doué

            Si les responsables de ce forum voulaient bien introduire la possibilité de corriger un message après sa publication, le forum ferait un grand pas en avant !

            • C'est Nabum C’est Nabum 8 octobre 2012 18:09

              Izmir


              Effectivement, parfois la correction serait utile ...
              J’ai en fait la constatation à mes dépens ...

            • tf1Goupie 8 octobre 2012 18:31

              Quand je vois tous ces commentaires qui disent que finalement c’est la faute aux enseignants, que c’est pas dur de gérer des bambins de 5 ans, qu’il n’y a qu’à envoyer des agrégés etc ... je me demande si le message de l’auteur est bien passé et depuis combien de temps les commentateurs n’ont pas vu d’enfants ...

              Mais pour ces enfants difficiles/en souffrance/ victimes de la société on a créé une nouvelle catégorie d’enseignants : après les profs agrégés, voici les profs agressés... Et hop le problème est réglé pour l’heureux citoyen qui peut dormir tranquille jusqu’au prochain faits divers ou la prochaine marche blanche.


              • C'est Nabum C’est Nabum 8 octobre 2012 18:48

                TF1Goupie


                Il est difficle d’expliquer que ce métier n’est pas comme les autres. sarkozy a laissé des traces durables et profondes dans l’esprit des gens qui méprisent l’école.

                Mais nous avons aussi une part de responsabilité en restant dans un tour d’ivoire, en se sachant pas recevoir les parents, en ayant des comportements de caste privilégiée.

                C’est important de faire le premier pas, d’ouvrir nos écoles au dialogue tout en adoptant une fermeté forte sur nos valeurs et notre métier. je suis un peu confus car il faut bien plus de place pour développer ce chemin étroit ..

              • lloreen 8 octobre 2012 22:57

                « Mais pour ces enfants difficiles, en souffrance, victimes de la société ».

                Ceux -ci sont logiquement issus de parents difficiles, en souffrance, victimes de la société.Par conséquent, ces professeurs, que je plains sincèrement, ne ploient pas seulement sous le poids conséquent des problèmes posés par les enfants, mais aussi par ceux induits par leurs parents...


              • spartacus spartacus 8 octobre 2012 20:00

                Qu’elle démissionne ou qu’on la licencie. Point.

                Le terrible échec de l’emploi à vie. Prisonnière des avantages et du statut ?

                Cette petite histoire montre bien bien que l’éducation nationale est un navire sans capitaine.

                Le pire c’est que cette personne peut parfaitement réussir dans un autre métier pourquoi pas totalement différent.

                • C'est Nabum C’est Nabum 8 octobre 2012 20:11

                  Spartacus


                  Toujours favorable aux solutions extrêmes ... 

                  Effectivement il serait préférable qu’elle fasse autre chose

                  Il eut été mieux encore qu’un entretien et quelques tests ou une période d’essai ne lui aient pas ouvert une carrière trop douce à ses yeux.

                • spartacus spartacus 9 octobre 2012 11:06

                  L’extrême c’est le laisser faire !


                  En 2 minutes la solution est trouvée. Problème terminé.
                  Et en plus c’est mieux pour tous le monde.

                  Quand on fait passer l’intérêt de ceux qui créent le problème au détriment des victimes.

                  Quid des élèves sans profs ? Quid du malaise et de l’image dégagée de l’école ?
                  Quid du coût financier pour la collectivité ? 
                   
                  Quelqu’un d’autre a trouvé une meilleure solution ? 
                  On la tue pas, on la licencie, 
                  Un truc incroyable....la vie existe aussi en dehors de l’éducation nationale...Mais oui c’est vrai !


                • C'est Nabum C’est Nabum 9 octobre 2012 11:12

                  spartacus 


                  Dans votre monde tout serait si facile
                  On exclut, on punit, on élimine.

                  Pourtant notre mission est d’accueillir tous les élèves, de n’en abandonner aucun.

                  Que faire ?

                  L’eugénisme serait une tentation bien commode pour vous.

                • perlseb 8 octobre 2012 21:15

                  J’adhère totalement aux commentaires qui mettent en parallèle taux de chômage et intérêt pour l’école. A 25% (taux de chômage des jeunes), ça veut dire chômage à coup sûr pour ceux qui n’ont pas de piston.

                  A propos du chômage, je ne vois pas comment un professeur peut se sentir utile à la société. Si l’on continue avec ce système, je ne vois pas pourquoi il y aurait des ingénieurs travaillant en France demain s’ils sont moins chers en Inde ou en Chine...

                  Et les professeurs sont totalement déconnectés de ces réalités : ils veulent faire ce métier souvent pour y échapper. Comment le courant pourrait passer avec les jeunes ?

                  La seule solution, à mon avis : soit interdire la libre-circulation des capitaux, soit interdire la libre-circulation des marchandises (actuellement, avec ces 2 « libertés » ensembles, nous vivons dans un seul « état mondial » où les politiques nationales ne servent absolument à rien : impossible d’imposer, et impossible de maintenir un système social digne de ce nom, c’est un retour à la féodalité à marche forcée).

                  Quant aux enseignants, pour moi, ils ne devraient pouvoir l’être qu’à partir de 40-45 ans, après avoir vécu les difficultés du réel. On ne forme pas une population avec des personnes déconnectées. Pour quelqu’un de conscient, et comme tous les métiers de ce monde qui sombre, le métier d’enseignant est sans intérêt.


                  • C'est Nabum C’est Nabum 9 octobre 2012 06:14

                    perlseb


                    Il faut sortir de cette Europe inféodé au libéralisme le plus suicidaire pour elle, c’est une évidence qui n’est hélas pas pour demain, les deux partis frères et faussement opposés tiennent tous les pouvoirs et le système électorale les placera toujours en tête ....

                    Que les enseignants arrivent plus tard devant les élèves, pourquoi pas ... Mais ce n’est peut-être pas suffisant. Qu’ils restent en contact avec le monde réel serait le plus important. Et là, il y a beaucoup à dire ...

                    Par contre, celà reste un merveilleux métier, douloureux certes mais si passionnant.

                  • spartacus spartacus 9 octobre 2012 11:29
                    Le prof doit arrêter de pratiquer le racisme anti-entreprise et anti-patron diaboliser celui qui souhaiterai devenir riche.

                    L’éducation gauchiste transmise par l’éducation nationale détruit la société.

                    Avant même d’avoir commencé le patron est un exploiteur, un riche, un voyou.
                    Leurs parents on bien expliqué qu’ils avaient des droits, A l’école on a bien appris Zola. Dans les livres d’histoire, aucune page sur les réussite de grands capitaines d’industrie, mais des pages et des pages sur les conflits sociaux très orientés. 
                    Former des inemployables...

                    Si un ingénieur a appris un métier employable, il trouvera du business.
                    interdire la libre circulation des capitaux et des marchandises ?
                    Exemple le luxe 18 milliards d’euros de solde dans la balance commerciale française. plus que l’aéronautique (17 milliards)....Ca va en tuer des emplois...

                    Quand aux enseignants, ceux sous influence trotskistes léniniste et marxiste sont totalement déconnectés du réel.
                    Comment voulez vous former des gens à l’économie de marché si à la fin de l’école 95% connaissent mieux Marx que l’économiste Hayeck ?


                  • C'est Nabum C’est Nabum 9 octobre 2012 12:51

                    Spartacus


                    Le professeur doit rappeler sans cesse qu’il existe une morale sociale.

                    Il défend les valeurs de la solidarité et de l’empathie face à la cupidité et à l’exploitation
                    Quand l’enrichissement est éthitique, je ne vois pas en quoi il serait condamnable.

                    Hélas, ce n’est pas toujours le cas et les véritables fortunes reposent sur des pratiques peu avouables. Celles-là ne concernent pas les artisans qui travaillent sans compter leurs heures et qui méritent notre admiration.

                    Mais dans votre pensée, seul l’argent est moral. permettez moi de nier cette posture.

                  • spartacus spartacus 9 octobre 2012 16:38
                     «  les véritables fortunes reposent sur des pratiques peu avouables.  »

                    Cette phrase est dégelasse et résume la lamentable mentalité de l’enseignement actuel.

                    Au nom de quoi stigmatisez vous une catégorie sociale ?
                    L’ostracisme d’une catégorie sociale ? C’est absolument abjecte. 
                    Avoir de la fortune est donc illicite ?

                    La morale sociale c’est ne pas pratiquer le racisme anti riches, anti entrepreneur, anti réussite. anti fortuné.

                    Nous en resterons là !

                    Quand demain on vous dira que tous les fonctionnaires sont des fainéants. Vous direz « je comprends » c’est moi qui ai appris a stigmatiser des catégories de gens !

                  • C'est Nabum C’est Nabum 9 octobre 2012 17:23

                    Spartacus


                    Les lincenciements boursiers ce n’est pas dégueulasse, la spéculation c’est moralement parfait, la fraude ficale c’est merveilleux.

                    Voilà ce qu’il faut vous dire et nous devons enseigner à nos élèves ces modèles parfaits.

                    Rassdurez-vous, ils ne nous ont pas attendus pour avoir les mêmes valeurs que ces gredins. C’est d’ailleurs pourquoi ils préfèrent l’argent facile à celui du travail.

                    Car voyez-vous, à titre personnel, je crois à la récompense du travail et de rien d’autre.

                  • lloreen 8 octobre 2012 22:44

                    Je compatis, humainement.
                    Mais la solution est très simple : l’école n’a jamais été obligatoire.
                    Se contenter d’une situation d’esclave non plus.

                    Si je résume en quelques points cela donne approximativement ceci.
                    L’instruction est obligatoire.
                    Nul n’est censé se soumettre à l’arbitraire .


                    • C'est Nabum C’est Nabum 9 octobre 2012 06:18

                       lloreen


                      Cette posture est souvent adoptée par des gens qui peuvent s’approprier l’instruction de leurs enfants. C’est un point de vue qui suppose connaissances et disponibilité (je ne par le pas d’argent)

                      Le drame de l’école c’est cette masse de plus en plus nombreuse d’enfants livrés à eux-mêmes, incapables d’appréhender les normes sociales. Ceux-là, soumettent tout un système à leur arbitraire ...

                    • kalagan75 9 octobre 2012 09:35

                      tu poses différents problèmes :
                      - le recrutement des enseignants basés sur un concours de connaissance alors qu’ils risquent de se retrouver face à un public difficile à gérer  : aucun concours ne peut te permettre de recruter des personnes compétentes . L’éducation nationale ne sait pas gérer cette problématique, les enseignants sont des codes barres, ils remplissent des cases vides sans même que l’on prenne en compte leurs véritables compétences . A l’époque des maitres auxiliaires, le ministère s’est débarrassé de nombreux intervenants très efficaces en SEGPA pour les remplacer par des personnes ayant réussi effectivement le concours ...

                      - les refrains de placer les meilleurs enseignants face à ce type d’élèves n’aboutiront jamais : qu’est-ce qu’un bon enseignant ? quelqu’un qui est agrégé est meilleur enseignant qu’un certifié lui-même plus compétent qu’un prof des écoles ? bien-sûr que non .
                      J’ai entendu une agrégée refuser d’intervenir en SEGPA car ses compétences auraient été sous-exploitées !!
                      Enseigner face à un public difficile demande des qualités qui ne se mesurent pas : une solution ? obliger les enseignants à « tourner » pour permettre à certains de souffler , on me répondra , « quid du projet d’établissement » ou « qu’il faut une stabilité dans ces établissements » , bref c’est un sac de noeuds .


                      • C'est Nabum C’est Nabum 9 octobre 2012 10:56

                        kalagan75


                        Oui, les titres dans notre maison sont une hérésie absolue. C’est le seul endroit où celui qui est le mieux payé travaille le moins ...

                        Et en plus certains sont prétentieux et souvent incapables de se pencher sur les élèves en difficultés malgré leur immense savoir. Paradoxalement, ce sont des universitaires sur-diplômés qui ont le mieux compris nos élèves et ont proposé des travaux de grande qualité.

                        Bouger régulièrement est une nécessité, je me l’applique à moi même par conviction quand mes collègues sont englués dans un confort de petit clerc. Il y a vraiment tout à revoir dans cette maison qui implose.

                        Merci

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