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Accueil du site > Actualités > Société > Les savoirs ontologiques, la civilisation et l’enjeu majeur du 21e (...)

Les savoirs ontologiques, la civilisation et l’enjeu majeur du 21e siècle...

Trois questions ontologiques

 

 

Les différents champs scientifiques, physique, biologie, sciences humaines, ont engrangé une somme considérable de résultats. Cette situation est due à la puissance d’investigation des sciences de la nature avec leurs laboratoires peuplés de chercheurs, expérimentateurs, théoriciens et dotés de dispositifs de très haute technologie. Les résultats sont consignés dans des journaux spécialisés alors que d’autres revues proposent des synthèses sur des thèmes précis ; enfin, quelques scientifiques doués pour la synthèse écrivent des livres faisant le point sur les connaissances dans un champ élargi, et ce à destination des étudiants ou même des chercheurs. Les licenciés en biologie se souviennent tous de ce pavé roboratif de Léninger censé décrire tout ce que la machinerie moléculaire peut produire dans une cellule. Les étudiants en physique connaissent le livre de Feynman sur la mécanique quantique, un classique. Quant au grand public, il a accès au savoir scientifique à travers des ouvrages conçus de manière plus littéraire et dépouillés des détails techniques, ce qui rend leur lecture plus agréable et rend l’accès au propos plus aisé.

 

 

Ainsi se forgent des représentations de la matière, la vie, l’être humain, la société. Ces représentations divergent peu sur le fond dans la mesure où un large consensus règne dans les savoirs que fournissent les scientifiques dans leurs champs respectifs. Nous avons tous en tête une certaine idée du cosmos, de la relativité, du comportement étrange des particules, de la chimie moléculaire dans les structures vivantes, des processus neuronaux, de l’évolution, des fonctionnements du gène, de la double hélice, des institutions, du psychisme humain, de la notion de civilisation. Ensuite, selon le degré de pratique d’une spécialité, la précision augmente ainsi que la compréhension des détails complexes d’une discipline. Etablir l’équation de Schrödinger en suivant pas à pas son raisonnement nécessite quelques connaissances en mathématiques. Chaque domaine présente ses difficultés spécifiques alors que l’esprit de chapelle se refuse trop souvent aux dialogues entre disciplines. Pourtant, ce dialogue est nécessaire car, et c’est mon point de vue, aucune conception des réels n’est satisfaisante. La Nature, l’Homme, la Société, ces choses nous sont partiellement connues, à travers leurs manifestations, dans les appareils scientifiques ou dans le monde, mais nous ignorons quelques processus fondamentaux. Autrement dit, il y a dans le monde naturel, l’être humain, la société, quelques boîtes noires que les scientifiques et savants n’ont pas pu encore décrypter.

 

 

Il y a donc trois grands ensembles à explorer, celui de la Nature, comprenant le monde physique inerte et celui organisé de la vie. Puis l’Homme, avec son cerveau, ses facultés mentales qui le distinguent de l’animal avec les résultats de sa socialisation ; le langage, la raison, l’esprit, les facultés supérieures de l’imagination créatrice, sa conscience et sa zone sombre inconsciente. Enfin, partant de la condition corporelle, mentale et spirituelle de l’homme, il nous faut comprendre les processus et mécanismes en jeu conduisant vers la société et son état de civilisation. Etant entendu que l’on comprend assez aisément qu’il y ait une germination, une naissance de civilisations, et le cas échéant, des fins de civilisations, avec l’étrange destin de l’Empire maya, achevé du reste par les Conquistadors et, sans aller jusqu’à parler d’une fin de l’Empire romain, disons sa lente métamorphose après une longue agonie et s’il y eut crise de civilisation, c’est bien en cette période romaine. Le sort des civilisations ne suit pas un cours universel. Et s’il épousa en des temps reculés les empires, il se maria avec les nations à l’époque moderne.

 

 

Pourquoi l’ontologie ?

 

 

Résumons la situation des savoirs contemporains avec trois formules fondamentales ayant une valeur programmatique autant qu’herméneutique :

 

 

La technique (physique, molécule) produit la nature, les êtres vivant et leur évolution ;

 

 

L’homme naturel s’organise en société, produit les langages, les savoirs, les techniques. Il devient un être social, avec sa transformation ;

 

 

Les ensembles organisés d’hommes engendrent plusieurs types « d’état collectif », ceux, qui du reste se recouvrent, d’empire, de société, de nation, de civilisation, et leur histoire.

 

 

Chacun des trois volets ontologiques mérite un billet, un long article et certainement un livre complet pour être développé jusqu’aux limites de l’entendement. Mais qu’est-ce que l’ontologie ? C’est la science des fondements, non plus de l’être car les fondements se transforment en relation avec le domaine des objectivités et des expressions. Les savoirs ontologiques ont une dimension compréhensive, plus que positive et descriptive. Et c’est ce qui fait leur valeur non pas dans le savoir-faire mais le savoir-penser. Et être ! Encore faut-il les développer et pouvoir les transmettre. La science de l’être nécessite des efforts, comme la mathématique ou la médecine. L’ontologie du social se voudra une sociologie compréhensive, opposée à la sociologie descriptive. Ainsi que le souhaitait Max Weber qui n’a pas su prendre le large avec la description mais a tenté quelques succès d’estime, notamment sur le lien entre ascétisme protestant et naissance du capitalisme. Une œuvre qui se discute mais qui a ouvert la voie à une sociologie que je préfère désigner comme explicative et qui, avec une exploration plus profonde, pourra devenir une ontologie de la société et de la civilisation. Expliquer la société, mais avant l’homme et avant la nature. Un vaste enjeu pour ce millénaire encore tributaire du positivisme et du rationalisme étriqué du 20e siècle, autant que de ses tentatives échappatoires menées par la french touch post-moderne, la systémique holiste et le new age.

 

 

Le développement des savoirs ontologiques n’est pas étranger à l’Art. La connaissance des réalités et leur explication ontologique revêtent un côté non pas ludique mais carrément une joie aussi intense que celle procurée par la réception d’une œuvre d’Art. Encore faut-il avoir accordé son entendement pour accéder à cette joie. Il y a une part d’inspiration, paraphrasant Picasso, et une bonne dose de transpiration, autrement dit suer des neurones pour débroussailler le chemin vers la lumière de l’explication de certaines choses, de plus de choses et qui sait, de toutes choses. Monde naturel, être humain, conscience, civilisation... pour l’essentiel.

 

 

Maintenant, la question de l’utilité sera posée certainement, bien que le savoir ontologique soit authentiquement et divinement libre et dépourvu de tout intéressement si ce n’est la joie d’accéder aux fondements et de comprendre le sens de tout ce qui arrive. Trois questions vont être posées eu égard au triptyque ici proposé. Pour ce qui relève du monde naturel, l’ontologie permettra de trouver des alternatives aux solutions mécanistes pour autant que celles-ci existent mais une chose est sûre, si on n’y croit pas, on ne les trouvera pas. Ensuite l’homme. Inutile d’exposer ce qui est évident en termes de développement humain et qui fait l’objet de disputes entre les médecins de l’âme, cognitivistes et psychanalystes... là aussi, aucun développement pour ne pas alourdir ce billet. Enfin, la question de la civilisation. Et aucune piste, si ce n’est que de rappeler que ce questionnement, idiotement (au sens de Dostoïevski) lancé par Sarkozy et récupéré non sans vanité par Morin, sera à l’ordre du jour en 2008 !

 

 

Dommage que la question du développement de centres d’ontologie ne soit pas à l’ordre du jour. En plus du bien culturel et scientifique qu’ils peuvent apporter, des solutions inédites pourraient émerger, en médecine, en développement humain, en avènement de civilisation ; mais qui ne tente rien ne trouvera rien ! A suivre si vous le voulez bien...

 

 

 


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19 réactions à cet article    


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 8 janvier 2008 13:03

    mais qui ne tente rien ne trouvera rien ! A suivre si vous le voulez bien...


    • Bateleur du Tarot Bateleur du Tarot 8 janvier 2008 17:32

      Cher auteur,

      Votre excellant article nous laisse cruellement sur notre faim, ne voulez-vous pas développer sur une suite d’articles sur le sujet, sorte de feuilleton sur l’ontologie ?

      Cela compenserait le nombre de c...eries que l’on peut lire parfois ici.

      Cordialement.


      • Bateleur du Tarot Bateleur du Tarot 8 janvier 2008 17:38

        Cher auteur,

        Je viens de lire votre CV, comment est-ce possible qu’avec tant de connaissances et de références l’on puisse être en recherche d’emploi, les 35 heures ne peuvent pas tout expliquer.

        Bonne chances et que cette nouvelle année vous soit bénéfique.

        Cordialement.


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 8 janvier 2008 18:54

        Bonsoir, effectivement, quelques billets supplémentaires seraient utiles mais je crois que le format ouvrage se prête mieux qu’un découpage. J’avoue que l’idée m’avais déjà tentée. Il y a aussi l’intérêt des lecteurs et pour l’instant, c’est plutôt décevant. Non pas pour moi, mais de voir que sur ces sujets dont on parle dans l’actu et ou le n’importe quoi s’affiche, les citoyens se dispensent de réfléchir en toute liberté, par exemple ici.


      • Marc P 8 janvier 2008 20:00

        Et dire que n’était ce l’existence de la lune, il n’y aurait sans doute pas un microgramme de vie sur terre, et donc pas une microseconde d’interrogation sur les savoirs ontologiques.....

        Pardon Edgar Morin, mais « politique de la civilisation » , étymologiquement ça fait un peu tautologie, autant que quelque chose dans le genre « travailler plus pour gagner plus »...

        Bref Bernard, j’ai besoin de me détendre après avoir avalé une journée de travail puis votre texte...

        J’étais héberlué par le fait que l’ontogenèse récapitulait la phylogénèse chez un animal... Alors que faut il en déduire ?

        Cordialement.

        Marc P


        • Daniel Roux Daniel R 8 janvier 2008 20:47

          J’avoue n’avoir pas tout compris de l’article mais cela ne va pas m’empêcher d’oser un commentaire rapide et intuitif car le sujet m’intéresse.

          L’inorganique devient organique. L’inorganisé devient organisé. Le simple devient complexe : Postulats de l’évolution.

          Le vivant et donc l’homme, sont l’aboutissement (provisoire) de l’organisation physico-chimique de la matière suivant les lois du hasard et de la nécessité dans cette partie de cet univers (Il pourrait exister d’autres univers).

          L’art et les sciences sont des fruits (il y en a d’autres) de l’évolution empirique et cahotique des sociétés humaines. Ils n’apparaissent et se développent qu’à partir du moment où l’évolution de l’espèce permet à quelques prévilégiés de profiter des surplus générés par l’efficacité de l’organisation sociale. Ils disposent alors du temps et des moyens nécessaires à la réverie, à la réflexion puis à la création spirituelle, produits naturels du fonctionnement incessant de notre cerveau.

          Le capitalisme triomphant est la transposition actuelle d’un phénomène récurent, quoique régressif, dans l’histoire humaine, je veux dire le triomphe irrésistible de bandes violentes, à la fois destructrices et créatrices, sur les sociétés apaisées parvenant à éliminer la violence par l’organisation sociale, et devenant de fait à la fois riches, faibles et par conséquent proies faciles. Les barbares finissaient parfois par s’intégrer à la civilisation conquise et devenaient à leur tour des proies faciles que d’autres barbares attaquaient.

          Par exemple et pour préciser le concept, la croisade contre les albigois (1209/1229), en réalité la violente destruction de la civilisation occitane éclairée par le brutal pouvoir royal du nord ou les invasions mongoles de la Chine.

          Pour conclure ce commentaire rapide, l’ontologie en tant que science de l’être me semble utile parce qu’elle permet à l’homme (être tourmenté en perpétuelle crise existentielle) qui s’y adonne de s’accepter tel qu’il est : un animal issu d’une lignée hasardeuse et fragile, bénéficiant de l’évolution du cerveau jusqu’au stade de l’apparition de la conscience et du langage donc de la curiosité et de la transmission des acquis, donc de la culture et de la civilisation.

          L’ontologie comme substitut de la religion ?


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 8 janvier 2008 21:30

            L’ontologie comme substitut de la religion ?

            Vous me posez la question, et j’y réponds par la négative, l’ontologie se veut l’instrument d’une libération par la connaissance mais qui sait, l’inverse vaut aussi, seul l’esprit libre peut construire une ontologie, un esprit capable de tout inclure et tout critiquer

            Quand la religion sera devenu un instrument de libération, elle aura fusionné avec l’ontologie.


          • Le péripate Le péripate 8 janvier 2008 21:17

            J’avoue avoir parfois du mal à vous suivre. Je crois pourtant avoir quelque peu l’habitude de lectures réputées difficile.

            Il semblerai que vous soyez ce que l’on pourrai appeler un philosophe post-moderne, au sens de ce mot que lui donne Bruno Latour. J’imagine que vous connaissez, et c’est en m’appuyant en partie sur son livre « nous n’avons jamais été modernes » que je vais risquer une critique portant sur une partie de votre billet.

            Vous parlez d’homme naturel qui s’organise en société, qui produit le langage, etc...

            Il semblerai que, à cet endroit, nous sommes dans un débat du style qui en premier, de l’oeuf ou de la poule. Ou plus précisément que la distinction nature société est le résultat d’un travail de purification, qui a l’inconvénient de masquer la fabrication des hybrides non-humains, et que c’est à partir d’eux que la sociologie devrai se re-former. Plutôt Tarde que Durkeim.

            Mais, en tout cas, je trouve extremement positif que vous abordiez ce genre de sujet ici. Bien que je ne puisse vous répondre dans le cadre d’un commentaire, il faudra sans doute que je secoue ma flemme, et que je ponde un papier pour exposer les idées de Latour et de Bolstanski. Car je dois reconnaitre que je ne suis pas philosophe, et que je n’ai pas en la matière de pensée réellement indépendante.

            Bien à vous.


            • Bernard Dugué Bernard Dugué 8 janvier 2008 21:31

              Je ne pense pas être post-moderne, disons néo-archaïque, plus proche de Plotin que de Derrida ou Latour que je ne pratique pas.


            • Le péripate Le péripate 8 janvier 2008 21:56

              Neo-archaïque, la formule est jolie. Plotin, donc platonicien. Ce qui est cohérent avec votre défense du dessein en matière évolutionniste. J’avoue que je ne lis jamais les auteurs anciens, il y a déjà tant à faire avec les contemporains. Tout au plus Descartes et Spinoza, et encore, à petite dose.

              Pour en revenir à l’article, ne pensez vous pas que tout le savoir disponible aujourd’hui infirme l’idée d’un homme naturel qui précéderai le fait social ? Même le langage ? De même que l’outil dont nous partageons l’usage avec tous les hominidés ?


            • Bernard Dugué Bernard Dugué 8 janvier 2008 22:09

              L’idée de l’homme naturel a été infirmée depuis longtemps mais réactivée par Rousseau. C’est une question trop pointue pour que j’y réponde ici. Disons que l’homme est entre sa disposition technobiologique et la Transcendance efficace, autrement dit, un espace de liberté, de choix, mais aussi d’enfermement et d’asservissement, car il y a... no comment


            • chabou chabou 13 janvier 2008 12:05

              ben tiens donc si on me parle de transcendance efficace, c’est pire que tout ce que j’ai entendu jusqu’ici, au lieu de parler transcendence un meneur de mouton ne devenant pas forcement un mouton, vous feriez peut etre mieux de vous ’interesser a l’harmonie qui regnait surement un jour sur terre lorsu’il n’y avait que des ethies qui vivaient pour survivre, tout en prenant soin de leurs betes, les mayas par exemple, et vous interesser pourquoi ils ont disparu, la terre est faite pour nourir ses hotes sa flore et sa faune, elle n’a cure de transcendence, atterrissez, attention le reveil peut etre brutal


            • Bateleur du Tarot Bateleur du Tarot 9 janvier 2008 01:59

              Cher auteur,

              Je me reconnaît tout à fait dans votre propos et lorsque je lis votre CV et que je vois que vous y intégrez également la théologie ceci m’inspire un profond respect.

              N’étant pas issu d’un cursus universitaire mais plutôt un autodidacte cherchant à défaut de pouvoir me prétendre chercheur comme vous, je cherche à travers les sciences, du moins celles qui me sont abordables, les technologies, mais aussi dans les religions du livre, le symbolisme et les approches ontologiques qui s’y rapporte les réponses que nous nous posons tous, à savoir y-a-t-il un sens à tout ça et si oui quel est-il ? - Qu’est-ce qui a fait que du Big-bang, du mur de Planck jusqu’à aujourd’hui en passant par toutes les étapes, de la soupe primordiale, puis des quarks, puis des particules élémentaires, puis de l’atome, puis... pour arriver enfin à trouver sur une des milliards et milliards de planètes un être si sensible à la Vérité et à la Justice au point de rechercher son créateur au confins des étoiles comme dans l’infiniment petit, pour savoir si il s’appelle Dieu, le Grand Architecte de l’Univers ou le Hasard, avec le déterminisme d’un enfant née sous X pour trouver ses parents génétiques.

              Ce qui est curieux c’est de constater que de la lecture épistémologique des religions, de la recherche symboliste, des récentes découvertes en recherche fondamentale, les mêmes choses se dégagent, une sorte de convergence semblant confirmer qu’il y a un sens à tout ça, une extraordinaire harmonie un équilibre cosmique qui semble se dégager et tout à fait sensible.

              Mais pour cela il faut bien sûr comme vous le dites dépasser les guerres de clochers faire en sorte que les diverses disciplines dialoguent en dépassant leurs préjugés respectifs et parfois en mettant de coté leurs certitudes pour admettre que nous ne voyons chacun qu’une facette d’une même vérité sans pouvoir les englober toutes, mais que chaque facette est porteuse d’un fragment de vérité.

              Je viens de passer un bon moment à consulter votre blog de la Philoscience et suis tout à fait conquis par l’idée de centre d’ontologie fondamentale. Vous parlez à propos de l’École d’Aquithènes d’un certain Fulcanelli a-t-il un rapport avec l’alchimiste de même nom ?

              Bien à vous.

              ...


              • Bernard Dugué Bernard Dugué 9 janvier 2008 10:26

                Laissez tomber Fulcanelli, c’est un nom d’emprunt que j’ai utilisé pour mon blog. Pour le reste, je sens chez vous une passion pour les savoirs et les liens, bref, ce qui n’anime depuis bien des années. Il y a le Tao de la physique de Capra, intéressant, mais bientôt, des ponts vont être établis, notamment avec la métaphysique de Plotin et la théophysique chrétienne


              • Bateleur du Tarot Bateleur du Tarot 9 janvier 2008 13:12

                Cher auteur,

                Effectivement je m’intéresse aux savoirs et à la connaissance en tant que compréhension de ces savoirs en essayant de concilier science philosophie et métaphysique. Votre approche pour cela me plaît beaucoup, je garde le lien sur votre blog.

                Cordialement.

                ...


              • Céphale Céphale 9 janvier 2008 22:58

                14 réactions à un sujet aussi ardu, ce n’est pas un bide. Vous devez comprendre que les lecteurs d’AV qui s’intéressent à la philosophie sont en petite minorité.

                 

                Je doute que cet article donne à des non initiés l’envie de découvrir les grands philosophes qui ont abordé le sujet. Mais ce n’est pas impossible. Vous auriez dû donner quelques pistes.


                • jeanclaude 10 janvier 2008 10:05

                  Aborder l’ontologie en embrassant l’état actuel de nos connaissances et en les classant selon 3 catégories qui ne sont pas argumentées, je perçois cela comme un exercice pas du tout convaincant.

                  Pour moi une bonne réflexion philosophique commence par une définition des mots qu’on emploie.

                  Ontologie veut dire, pour un philosophe classique - comme je suis - « science de l’être ». Philosopher, c’est au moins :
                  - poser davantage de questions que de donner des réponses
                  - prendre en considération l’histoire de la philosophie, des présocratiques à nos jours.

                  Je ne trouve ni l’un ni l’autre dans ce qui aurait dû constituer au moins l’introduction. J’ai donc arrêté de lire la suite, qui me semble relever d’un néopositivisme balbutiant.

                  Mélanger les différents domaines de connaissance (sciences de la nature, humaines, art,...) = démarche consummériste, sans aucune assise épistémologique. Manifestation contemporaine de l’ésotérisme.

                  Je précise que je n’en veux pas à l’auteur personnellement. Je constate seulement que de plus en plus de gens s’engagent intrépidement dans des champs de connaissances où ils discourent sans avoir pris la peine de s’initier. C’est bien qu’ils s’intéressent à ces domaines, mais c’est dommage que leur énergie « mouline dans le brouillard et la confusion ».

                  J’ai toujours abordé la question de l’ontologie avec « crainte et tremblement ». Peut-être suis je vieux jeu. peut-être aussi qu’il n’y a plus dans ce pays des maîtres qui initient des élèves.

                  NB : écrire en 2008 une ligne sur l’ontologie sans tenir compte de Kant, c’est pour moi stupéfiant. Il eut fallu monter en quoi on peut contourner Kant. Ou alors le sens donné à « ontologie » n’a rien à voir avec son sens philosophique classique.


                  • chabou chabou 13 janvier 2008 12:00

                    Eeffectivement vue les conditions disparatres de vie de par le monde, la vie etant liee au droit du sol comme chacun sait


                    • chabou chabou 14 janvier 2008 08:04

                      comment peut on dire que la nature est inerte

                       

                      l’ensemble de l’interstellaire est du domaine du vivant, on peut supposer que la masse du systeme solaire ayant besoin de 4 fois sa surface, son volume pour se mouvoir, il est presque sur et certain que la surface le volume de l’interstellaire est en pratique 4 fois le volume, la surface du systeme solaire.

                       

                      Comment peut on dire que le cosmos qui entoure la terre grace au gaz carbonique et a l’oxygene est de nature morte, puisque c’est l’essence meme de la vie, comment peut on dire que le soleil est de nature morte puisqu’il nous chauffe et permet la vie.Surement si on se base a un point precis a un moment donne l’espace peut paraitre fige, mais c’est oublier que l’espace temps , la relativite cher a Einstein, a prouve le contraitre, merci Mr einstein relativite restreinte et relativite generale

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