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Accueil du site > Actualités > Société > Les victimes expiatoires de la crise

Les victimes expiatoires de la crise

Bernard s'en va, trop dur pour lui, les responsables de la crise restent, trop bon pour eux, et les autres continuent à trimer car pas le choix.

Dans ces temps difficiles, il est bon de rappeler quelques vérités avant que la curée ne s'abatte sur certains, futures et peut-être déjà victimes expiatoires de tous les maux que nous affrontons comme l'ont fait les Grecs, les Italiens, les Portugais, les Espagnols...

Grecs qui sont depuis deux ans les moutons noirs des autres européens et sans nul doute que cela ne vas pas s'arranger. Mais à l'intérieur même des Etats des tensions s'accentuent y compris dans notre douce France.

Trois populations sont en effet montrées du doigt classiquement lors des crises et il est à craindre que ce soient encore elles qu'on va jeter à la vindicte populaire dans les prochains mois.

Les immigrés

Par temps de crise les immigrés sont toujours en première ligne. Paradoxe énorme quand ont sait que historiquement ce sont les différentes vagues d'immigration (polonaise, italienne, espagnole, maghrébine) qui ont permis à la France de se développer et de s'enrichir tout au long du XXème siècle et d être ce qu'elle est aujourd'hui.

En Espagne, une mesure symptomatique vient d'être prise par le gouvernement : priver les immigrés en situation illégale de la Carte sanitaire qui leur permet de bénéficier gratuitement des soins médicaux. Entrée en vigueur le samedi 1er septembre dernier, son objectif affirmé est d économiser selon le gouvernement près de 2 milliards d'euros. L’Etat estime que ces mesures devront s’appliquer à 150.000 personnes alors que les médias espagnols eux estiment le nombre de personnes affectées à plus de 900.000.

Des médecins, infirmiers, et autres soignants ont clairement indiqué qu'ils n'appliqueraient pas ces directives contraires au serment d'Hyppocrate. Les associations de défense démontrent au demeurant que cette mesure va en fait entraîner des dépenses bien supérieures (épidémies, vols et trafics de médicaments, fraudes,...).
D'ores et déjà, cinq communautés autonomes, l'Andalousie, la Catalogne, les Asturies, les Iles Canaries et le Pays Basque, ont annoncé qu'elles maintiendraient les soins gratuits pour les sans-papiers, déplorant la décision du gouvernement conservateur de Mariano Rajoy.

En France, on le sait, l'immigration a occupé encore une fois une place prépondérante dans la campagne présidentielle. Elle est accusée de bon nombre de maux.

La France accueillerait tous les ans 200 000 immigrés. Ils viennent voler le travail des français et profiter des aides sociales qu'ils s'empressent de rapatrier vers leur pays d'origine.

Mais les chiffres réels sont bien différents et quelques mises au point sont nécessaires :

- statistiquement, ce sont les individus les plus dotés culturellement et socialement qui migrent, les plus volontaires et les plus courageux aussi.

- 60% de migrants repartent au bout de 5 ans

- le solde migratoire (entrée/sorties du territoire), est entre 52000 et 100 000 par an (Insee -solde le plus bas des pays de l'OCDE). Soit en pourcentage, entre 0,08% et 0,15% de la population.

- La population étrangère en France est stable depuis 20 ans et représente environ 8% de la population

- En France, l’immigration illégale a été estimée par une enquête européenne entre 200 000 et 400 000 personnes, soit 0,3 à 0,6% de la population.

Contours de la population immigrée en France :35% d’origine européenne, 31% du Maghreb, 7% d’Asie (dont 2,5% de Turcs), 12% d’Afrique subsaharienne

- les migrations sont le principal moyen de redistribution de la richesse au niveau mondial. Les 200 millions de migrants sur la planète envoient 300 milliards de dollars par an dans leurs pays d’origine. Cela représente le deuxième type de transfert financier au niveau mondial après les transferts pétroliers (Exemple : au Maroc, le transfert d’argent des migrants représente 10% du PIB). La France retrouve une partie de cet argent transféré au pays d'origine par le biais de ses exportations.

Après ces chiffres, il convient de corriger des idées fausses :

- Les immigrés profitent des avantages sociaux et ne participent pas comme ils devraient à l'effort collectifEn moyenne, les immigrés contribuent davantage à la protection sociale qu’ils ne touchent. En 2005, la contribution nette des immigrés au budget de l’administration publique s’élevait à 12 Milliards d’Euros. En moyenne, celle d’un immigré montait à 2250 euros, celle d’un natif à 1500 euros. La grande majorité des immigrés sont actifs vu qu’ils ont entre 25 et 40 ans. Ils participent à la richesse de notre pays, et à son avenir : les modèles dynamiques montrent que pour financer notre régime de protection sociale à l’horizon 2050, avec un flux net de 100 000 personnes immigrées par an, il faudra trouver 3 points de PIB ; sans, il faudra trouver 4,5 points de PIB.

Les immigrés ont un impact sur l’emploi et le chômageLes immigrés étant eux-mêmes consommateurs, ils créent de la demande et ils créent des emplois. Entre 2 et 3 millions de français travaillent et vivent à l’étranger. La part de l’argent transféré par les Français qui résident à l’étranger vers la France est de 12 milliards d’Euros. La part de l’argent transféré par les étrangers qui vivent en France est de 8 milliards d’Euros.

Les immigrés contribuent à creuser le déficit de la Sécurité Sociale. Une étude menée par l'université de Lille, et financée par le ministère des Affaires sociales, montre en effet qu'après 60 ans les migrants "utilisent moins le système de santé" que la moyenne, qu'ils touchent de plus petites pensions de retraite, et que les transferts qu'ils reçoivent sont significativement inférieurs. "Au total, le bilan des coûts et des contributions des migrants au financement de la protection sociale produit un bilan positif de 3,9 milliards d'euros, écrivent les signataires de cette tribune. La contribution nette globale de l'immigration aux budgets publics serait, quant à elle, de l'ordre de 12 milliards d'euros."

Les malades

Tomber malade risque d'être mal vu. Sus aux malades, vrais ou faux, êtres faibles et fraudeurs en tout genre qui profitent de la couverture sociale.

La Cour des comptes vient de publier le 13 septembre son rapport annuel sur la Sécurité Sociale. A lui seul, le déficit du régime général (salariés et assimilés) devrait s'élever à 14,7 milliards d'euros cette année, soit un milliard de plus que prévu par le budget de la Sécurité sociale voté en 2011, en raison de la dégradation de la conjoncture économique. Le fonds de solidarité vieillesse (FSV), qui finance l'allocation de solidarité avec les personnes âgées, sera déficitaire de 4,1 milliardsLa dette sociale, qui a atteint le niveau record de 147 milliards d'euros fin 2011, pourrait s'alourdir de 60 milliards d'ici la fin de la décennie, en l'absence de mesures nouvelles de redressement.

Quelques observations :

- Il n'existe pas de statistiques sur le nombre de personnes malades, mal en point, souffrant de pathologies diverses et multiples, en souffrance dans leur travail (salaire, stress, conditions de travail, ...) qui se rendent malgré tout sur leur lieu de travail et le font au mieux. Mais on en a tous vu et on l'a tous fait.

près de 90% des personnes suspectées d’être frauduleusement en arrêt maladie sont innocentées par la CNAM

- La Fraude sociale en France ? 4 milliards par an, La fraude fiscale mondiale ? 17 000 milliards d'euros par an ( richesse des Etats-Unis et du Japon réunis , 10 fois le PIB de la France. Quels sont les accords et les organismes internationaux de lutte ? Pa grand chose, le voile sur le secret bancaire commence à peine à être levé). En France, la fraude fiscale est de 40 milliards d'euros par an. A l'échelle nationale, les sommes accumulées au fil des décennies dans les paradis fiscaux s'élèveraient à 600 milliards d'euros, soit près de 10 % du patrimoine des Français, selon une enquête du journaliste Antoine Peillon- Le Monde.

(lisez notre article sur ceux que sont devenus les fraudeurs "attrapés en Suisse" suite à la "trahison "d'un informaticien de chez USBC - L'homme à abattre ou quand le crime ne paie pas)

Les pauvres et les chômeurs

Rappelons avant toute chose qu'un individu est considéré comme pauvre quand son niveau de vie (après impôts et prestations sociales) est inférieur au seuil de pauvreté, habituellement estimé à 50 % du niveau de vie médian (le niveau de vie médian coupe la population en deux : autant gagne moins, autant gagne davantage) en France, tandis qu’Eurostat (organisme européen) privilégie le seuil à 60 % qui est désormais le plus fréquemment publié (voir polémique sur ce seuil de pauvreté).

Selon le taux du niveau médian qu'on retient, on est considéré comme pauvre pour un revenu pour une personne seule, compris entre environ 750 € et 950 € par mois.

Selon un rapport de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (Onpes), plus de 11 millions de Français sont touchés par la pauvreté ou l'exclusion. En 2009 (dernière année disponible), 11,2 millions de personnes étaient touchées soit par la « pauvreté monétaire », soit par « des privations matérielles sévères  » soit par une   «  très faible intensité de travail », trois critères définis et mesurés par la Commission européenne. Parmi elles, 700.000 personnes cumulaient les trois indicateurs.

L'Onpes insiste aussi sur « la grande pauvreté » (40% du revenu médian) dont la hausse est « lente et progressive (et) difficilement enrayée par notre système de protection sociale » : près de deux millions de personnes vivaient en 2009 avec moins de 640 euros par mois, soit 3,3% de la population. Un taux «  en nette progression (depuis) 2005, et sensiblement plus élevé qu'au cours de la première partie de la décennie » . Ce mouvement de remontée de la pauvreté, accentué par la crise de 2008, avait donc débuté dès le milieu des années 2000, «  en lien, selon l'Onpes, avec la hausse généralisée des inégalités de revenus aux deux extrêmes de la distribution » des richesses.

Sans nul doute que dans ces personnes se cachent des êtres démotivés, assistés sans raison sérieuse, qui ne se donnent pas les moyens de s'en tirer et qui préfèrent vivre des aides sociales complétées éventuellement de menus larcins et de travail au noir. Oui, oui, oui. Mais combien ? Ça ne dépasse certainement pas les 1% . (voir "Le Monde").

On y trouvera surtout des vies brisées par une enfance de maltraitance et/ou une éducation familiale désastreuse à laquelle l'école n'a pu pallier, des personnes aux capacités cognitives limitées, des personnes en situation de handicap, des chômeurs qu'on a rejetés et à qui on ne donne pas une autre chance, des courageux qui ne demandent qu'à se former et changer d'endroit mais dont on ne veut pas, des personnes addicts, des retraités, des marginalisés et désoeuvrés, des divorcés, des victimes de drames à en veux tu en voilà, des décrocheurs, ... La pauvreté nous guette tous (sauf Arnault).

On y trouve même des salariés. Et là on croit rêver. Toujours selon l'Observatoire des inégalitésun million de personnes exercent un emploi mais disposent, après avoir comptabilisé les prestations sociales (primes pour l’emploi, allocations logement, etc.) ou intégré les revenus de leur conjoint, d’un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté, fixé à la moitié du revenu médian . Elles sont 1,9 million si l’on prend en compte le seuil à 60 %. Le nombre de travailleurs pauvres a grossi de 104 000 personnes entre 2003 et 2009 au seuil de 50 %, de 132 000 au seuil de 60 % du revenu médian. Il est d’ailleurs possible que ces chiffres aient progressé avec l’accentuation de la crise.

 "Le visage de la pauvreté de masse se dessine ainsi nettement : il s’agit pour une part croissante de familles monoparentales (lorsque le parent isolé ne travaille pas, le taux de pauvreté explose à près de 80 %, ce qui explique la proportion élevée – et croissante - d’enfants touchés par la pauvreté), d’inactifs et de chômeurs », analyse l’économiste Denis Clerc. La protection sociale ne protège pas (les familles monoparentales, les inactifs et les chômeurs, ndlr), ou pas assez, pour qu’ils puissent faire face. Au cours de ces dernières années, la tendance dominante a été d’accuser ‘l’assistanat’ de tous les maux : l’aide sociale, disait-on, inciterait les gens à ne rien faire au lieu de chercher à se former et à travailler. (...) En période « normale », déjà, cette idéologie était contestable, aussi bien moralement qu’économiquement : comme si, par exemple, le fait de ne pas disposer de quoi faire garder ses enfants n’expliquait pas une partie du ‘non-travail’ des chefs de familles monoparentales. Mais en période de crise, elle devient criminelle : quand l’emploi se dérobe, il faut être aveugle pour avancer que c’est par calcul ou par fainéantise que l’on ne travaille pas, et il faut être pervers pour préconiser une réduction des aides sociales". 

Conclusion

Que dans les temps incertains à venir, on ne se trompe pas de responsables et qu'on garde la tête froide est essentiel.
 Tout est lié, le Monde est un village et les ailes d'un papillons peuvent effectivement déclencher un cyclone à l'autre bout du Monde.

l'immigration est un problème ? Arrêtons donc de piller par exemple l'Afrique et de soutenir les dirigeants autocrates et corrompus qui ne font rien pour retenir leur force vive et jeune car trop contents de s'en débarrasser, d'être le quatrième exportateur d'armes au Monde est de semer le chaos que forcément les populations locales vont fuir, aidons les à exploiter leur terre plutôt que de leur confisquer pour nos besoins à nous et leur fourguer les OGM dont ils devront acheter les semences. N'y semons pas la maladie et les intoxications en y envoyant nos déchets qui sont traités dans des conditions épouvantables. Bref aidons les peuples de ces pays et non leur oligarchie à s'enrichir et nous nous enrichirons à notre tour.

2°les malades, les pauvres, les chômeurs ? Pourquoi, pour enrichir la collectivité et ou du moins cesser de l'appauvrir,

- ne pas supprimer les 1500 médicaments inutiles, (1 milliard par an)

- imposer les génériques et non seulement les exclure du tiers-payant et les soumettre à la bonne volonté des prescripteurs,

- reconnaître les maladies professionnelles et les exclure ainsi du remboursement de la Sécurité Sociale et les mettre à la charge des employeurs (le cas des cancers est significatif : "Pour l'information de tous, chiffres officiels, si en France il nous a fallu déplorer 168 500 nouveaux cas de cancers en 1980, il nous a fallu en déplorer 319 380 en 2005, plus de 350 000 en 2008 ; actuellement nous passons "tranquillement" la barre des 400 000. A l'appui d'une étude épidémiologique, l'INSERM annonce que plus d'un cancer sur deux, est du à la seule exposition aux produits chimiques en entreprises. Le coût d'un cancer varie entre 300 000 euros et 1 millions d'euros. Or les Caisses primaires d'assurance maladie s'ingénient à ne pas vouloir reconnaître les pathologies des victimes au titre de la maladie professionnelle, préférant ainsi, par le fait même, garder à leur charge financière (pardon à la charge financière des cotisants) le coût de ces innombrables maladies. Reprenez les chiffres avancés ci-dessus et jamais contestés : 200 000 cancers coûtant chacun un minimum de 300 000 euros... !" (Jean-Luc Lenglen dans Economie et Société)

- faire des économies significatives (voir le dernier rapport su IGF sur les Agences de l'Etat)

- supprimer les niches fiscales qui pour l'essentiel ne servent à rien,  

- instaurer une juste fiscalité digne de ce nom et des véritables formations continue,

lutter sérieusement contre la fraude fiscale et les paradis fiscaux ,

ne pas mettre fin à l'exonération des charges patronales : "Par le truchement d'un consensus qui remonte à l'origine de la Sécu, avec la bienveillance des syndicats, le plus gros employeur du pays, comme vous le savez l'état, s'est toujours dispensé d'honorer le paiement de ses charges patronales. A raison d'un montant moyen minimal de 1 000 euros par MOIS et compte tenu du nombre de fonctionnaires d'état et territoriaux, faites le calcul. Depuis quelques années, les sociétés du CAC 40 bénéficient de ce même privilège." (Jean-Luc Lenglen)

- réglementer la finance internationale et les mouvements de capitaux,

arrêter de considérer le salarié comme un coût, le malade comme une affaire rentable, d'inventer des maladies, et sans doute le plus dur, changer nos comportements individuels.

Et pour cela, adressons nous au vrais responsables. D'abord à nous-mêmes dont les comportements égocentriques et consumméristes frisent le grotesque. Ensuite, aux politiques, dirigeants de grandes institutions, tous ceux qui ne font pas de leur mieux mais qui font pour eux. 

Dans sa dernière de ses passionnantes interventions hebdomadaires sur France-Info, Michel Serres faisait constater comment aux intégrismes religieux et militaires qui ont marqué l'Histoire de toutes les civilisations s'est ajouté depuis 30 ans l'intégrisme économique par lequel toutes les relations humaines sont perverties et dénaturées par un lien exclusivement constitué d'intérêts qui doivent être réciproques sous peine de se rompre. Le lien humain se dissous, tout est économique. "Soyons amis ou laisse moi t'aider mais laisse-moi regarder d'abord combien ça va me coûter et me rapporter".

Mai il est vrai que Michel Serres nous avait appris dans une précédente émission, que dans le monde animal, deux seules espèces se tuaient entre elles : l'Homme et le rat. Ça ne s'invente pas.

Sources Immigration : PressEurop - EELV -Médiapart -La Mutualité française

Sources Pauvreté : Observatoire des inégalités -


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4 réactions à cet article    


  • non667 27 septembre 2012 14:43

    à eldon
    bravo pour ton 1° article  ! avec ton art de prendre les gens pour des c... tu vas sortir major de l’E.N.A. !! smiley smiley smiley


    • Stof Stof 27 septembre 2012 16:36

      Les fourmis se font la guerre, les lions tuent les petits des autres mâles, la mante religieuse bouffe le mâle après la copulation, les bébés requins bouffent leur mère dans son ventre etc.

      Bon, bref.

      • Eldon 27 septembre 2012 21:36

        Impressionné par le niveau de la réaction. C’est pas à moi, qui n’est pas fait l’Ena (très loin de là), qu’il faut répondre mais à ce qui est dit dans l’article, c ’est ce qui rend le débat intéressant. Les attaques ad nominem sont faciles et toujours basses. Agoravox est un média Citoyen. Vous vous êtes trompé d’endroit. Allez sur Face, les états d’âme d’adolescent et l’égocentrisme, c’est là-bas que ça se passe. 


        • Eldon 27 septembre 2012 21:41

          Même chose

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