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Les zones humides face aux Grands Projets inutiles

Définies comme les régions où l’eau est le principal facteur d'influence du biotope et de sa biocénose, les zones humides sont protégées par la Convention internationale de Ramsar depuis 1971. Malgré cela, les zones humides de la planète, qu’elles soient d'eau salée (estuaire, prés salés, mangroves, marais et lagunes côtières...) ou d'eau douce (régions d'étangs, tourbières, prairies humides…), ont régressé de plus de moitié au cours du siècle dernier, en grande partie à cause de l’extension des aménagements humains. Si elles ne représentent que 5% des terres émergées, elles sont d’une importance vitale pour la régulation du cycle de l’eau sur Terre et la biodiversité, remettant en question les Grands Projets Inutiles Imposés [1] (GPII), dont le projet d’aéroport de Notre-dame-des-Landes est emblématique.

Une régression qui continue

Une Equipe de chercheurs du CNRS a publié en mai 2012 la première cartographie mondiale des zones humides qui révèle leur diminution de 6 % entre 1993 et 2007, notamment dans les zones tropicales. Leur étude[2] souligne le «  rôle de la pression démographique à l'échelle du Globe sur les cycles hydrologiques : cette pression interviendrait notamment par l'assèchement des marais pour l'urbanisation et par l'augmentation des prélèvements d'eau dans les zones humides  ». La France a perdu 67% de ses zones humides de 1900 à 1993 ; aujourd’hui, avec 3 millions d’hectares, elles couvrent un peu plus de 2,5% du territoire, mais concentrent 25% de la biodiversité française. Pourtant, leur régression se poursuit au rythme de 10 000 hectares par an…la surface de Paris en zones humides françaises perdues chaque année ! Un rapport[3] publié en octobre 2012 sur l’état des zones humides en France révèle que, sur un panel représentatif de 206 sites, « 52 % des sites se dégradent fortement ou partiellement pendant la décennie 2000-2010, que 28 % restent stables et 14 % s’améliorent. ».

Ce rapport pointe notamment comme cause de cette dégradation le drainage des zones humides pour étendre les aménagements humains. Etant donné que la plupart des variétés agricoles cultivées en agriculture conventionnelle ne peuvent pousser en terre inondée, il est nécessaire évacuer l’eau en excès par un drainage de surface des terres - via des fossés creusés le long des champs- complété bien souvent par un drainage souterrain, via des tuyaux enterrés qui captent par gravité les eaux infiltrées dans le sol. Ce dernier sert aussi à « assainir » les terrains à bâtir pour l’urbanisation ou la construction d’infrastructures, qui artificialise chaque année en France 60 000 nouveaux hectares de terres (soit six fois la surface de Paris), selon l’Institut français de l'environnement.

Les lourdes conséquences de la disparition des zones humides

Le drainage provoque l’abaissement de la nappe d’eau du sol qui peut conduire, à plus ou moins long terme, à l’assèchement de la végétation alentour (ripisylves, forêts et prairies alluviales…). La forêt humide de Nieppe par exemple, inondée sur un tiers de sa superficie autrefois, n’avait plus qu’une seule mare en eau en 1994 ; les 213 km de fossés de drainage aménagés ont également provoqué un dépérissement inquiétant de ses chênes pédonculés.

Cumulé aux effets du réchauffement climatique, l’assèchement artificiel du sol entraîne, à terme, le dépérissement des arbres. Une étude[4] internationale publiée par la revue Nature en novembre 2012 révèle que 70% des arbres de la planète sont au bord de l’embolie, toutes latitudes confondues. Sous l’effet des très fortes pressions auxquelles la sève est soumise quand l’arbre « pompe » l’eau raréfiée du sol, des bulles d’air se forment dans les vaisseaux conducteurs, entravant la circulation de la sève. Plus l’exposition à la sécheresse est répétée, plus l’embolie progresse dans le système vasculaire de l’arbre jusqu’à ce qu’il se dessèche et meure. En outre, le dessèchement des forêts détruit leur capacité à stocker le CO2, aggravant le réchauffement climatique qui, à son tour, aggrave le dessèchement des forêts…

Or, les zones humides contribuent à modérer les effets du réchauffement climatique. Du fait de leur intense évapotranspiration, elles influencent localement le climat, en créant microclimats tempérés stables[5] qui régulent les trop grandes variations de précipitations et de températures (sécheresse, grand froid…). Ceci s’ajoute à la capacité remarquable de stockage du CO2 par les zones humides (notamment les tourbières) qui, selon la Convention de Ramsar, piègent 40 % du carbone terrestre mondial.

La perte des zones humides déséquilibre également la régulation des débits d’eau. En période de fortes pluies, la masse végétale des zones humides emmagasine comme une éponge de grandes quantités d’eau, évitant aussi qu’elles déferlent en provoquant des crues en aval ; inversement, en période de sécheresse, elle restitue de l’eau pour soutenir l’étiage des cours d’eau en aval. De plus, le drainage intensif[6] érode les sols et provoque en aval un accroissement considérable des charges sédimentaires des cours d'eau avec des effets négatifs (comblement, perte d’habitat pour la faune et la flore…).

En les dégradant, nous perdons aussi leur potentiel d’épuration naturel de l’eau, grâce à leurs cortèges de plantes hydrophiles au pouvoir filtrant comme les roseaux, et au parcours que l’eau réalise au contact de la terre et des tissus racinaires. Les polluants concentrés que l’on retrouve bien souvent à la sortie des systèmes de drainage (boues toxiques, algues vertes chargées de nitrates agricoles…) auraient été décomposés en cheminant par ce tissu épurateur complexe fait de racines, de chevelu de rues et de ruisselets, de mares peuplées de roseaux… La ville de New-York l’a compris en 1995, quand les capacités d’épuration de l’écosystème du bassin versant Catskill-Delaware ont été dépassées. Les 5000 km2 de montagnes boisées et de vallées cultivées traversées de rivières alimentaient jusque-là la dizaine de millions d’habitants de l’agglomération avec une eau naturellement purifiée le long des 170 kilomètres de son parcours, d’amont en aval. Mais, cet écosystème n’a pu digérer la pression supplémentaire de nouvelles routes et résidences secondaires, et des pesticides agricoles. Après une série de consultations, la ville de New-York a préféré la restauration de son bassin versant (chiffrée à 1,5 milliards de dollars) à la construction d’une usine de traitement (chiffrée à 6 à 8 milliards de dollars) qui aurait remplacé l’épuration naturelle. Le Ministère français du développement durable estime quant à lui que l'épuration naturelle par les zones humides représente une économie de traitement en eau potable d’environ 2000 €/ha/an.

Sortir de la démesure et de la pensée GPII

Ainsi, nos sociétés aménagent l’espace comme elles pensent : en morcelant. Une terre est trop humide pour l’usage qu’on veut en faire ? Et bien, nous allons collecter toute son eau et l’évacuer, comme on dévisse une pièce détachée d’un meuble. En procédant ainsi, nous défaisons les imbrications essentielles entre terre, eau et masse végétale qui créent les zones tampons et les espaces de régulation qui favorisent la vie. Cette façon d’aménager est complètement aveugle à la nuance, et sa logique linéaire, associé au volontarisme forcené d’une certaine économie, devient bulldozérique. Comment se fait-il que les aménageurs aient pu ignorer à ce point qu’on ne pouvait rompre les synergies au cœur de grands cycles vitaux, comme celui de l’eau, sans qu’il faille un jour ou l’autre en payer les conséquences ? Le réchauffement climatique, le risque massif d’embolie des arbres, la mort biologique des sols…Tout ceci devrait nous pousser dès aujourd’hui à cultiver une vision globale et systémique des processus, pour sortir enfin de cette logique du morcellement qui a suffisamment détruit.

Le projet d’aéroport de Notre-dame-des-Landes promet d’artificialiser 1600 hectares de zones humides riches d’une grande biodiversité. La zone impactée, qui se trouve sur deux têtes de bassin versant (Loire et Vilaine) joue un rôle important dans le cycle local de l’eau. Elle comporte des prairies et des landes humides, deux milieux déjà particulièrement dégradés selon le rapport sur l’état des zones humides en France : ils sont estimés « en dégradation dans plus de 30 % des sites, les extensions et restaurations étant trop faibles pour compenser les pertes  ».

Au vue des conséquences majeures engendrées par la disparition des zones humides, est-ce bien raisonnable aujourd’hui de détruire sous un énième aéroport 1600 hectares de zones humides ? Six autres GPII du même format en zones humides, et nous atteignons le rythme annuel actuel – la surface de Paris, jugé unanimement excessif, voire scandaleux- de disparition des zones humides en France. Il y a pourtant tant d’alternatives à creuser pour concilier préservation de ces espaces vitaux et activités humaines, à l’image des Marais poitevins qui intègrent avec succès le pâturage des troupeaux ; le génie écologique, l’agroécologie, l’agrologie développent des savoirs de pointe pour aller dans ce sens.

La Loi sur l’Eau et les Milieux Aquatiques (LEMA) adoptée en 2006, qui dit vouloir « prendre en compte l’adaptation au changement climatique dans la gestion des ressources en eau  », peut-elle laisser passer cela ? Les décideurs politiques prendront-ils l’avenir de la zone humide de Notre-dames-des-Landes autant à la légère que Jacques Auxiette, président socialiste de la région Pays-de-la-Loire, qui pense que la « récréation  »[7] (la résistance des opposants au projet) a assez duré ? Les décideurs se laisseront-ils illusionner par la compensation fonctionnelle[8] proposée par Vinci qui ne décolle pas de cette pensée du morcellement. Par sa logique même, cette pensée ne peut voir ce qu’il y aurait réellement à compenser : des imbrications multiples et des équilibres subtils établis avec le temps, qui apparaissent comme irremplaçables en cette période de crise écologique et climatique.

Alice Médigue[9]



[1] Grand Projet Inutile Imposé, qui cumule destructions des liens (écologiques, sociaux, culturels…), inutilité au vue des enjeux majeurs de notre temps, et manque de transparence et de démocratie.

[5] Cf « Zones humides et les ressources en eau MEDD, AEAG 2003 & « fonctionnement des zones humides »

[6] Il existe des techniques de drainage doux, minoritaires, qui évitent l’érosion des sols, comme l’aménagement de risbermes, d’avaloirs, de puits de captage, de voies d’eau enherbée…

[8]Voir à ce propos l’excellent article des naturalistes mobilisés contre le projet d’aéroport http://naturalistesenlutte.overblog.com/la-compensation-ne-doit-pas-être-un-droit-à-détruire

[9] auteure de Temps de vivre, lien social et vie localeDes alternatives pour une société à taille humaine, aux éditions Yves Michel. www.yvesmichel.org/webmaster/espace-societe/temps-de-vivre

 


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20 réactions à cet article    


  • alinea Alinea 20 avril 2013 12:26

    Quand on ne bétonne pas pour Carrefour ( action décrite délicatement comme étant une « urbanisation », laissant entendre son côté inéluctable, puisqu’il faut bien que les gens se logent), on draine et on envoie des pesticides, parce que les touristes n’aiment pas les moustiques !
    Dans ma manade, il y a trois mares, faites artificiellement, creuser l’argile, et qui récupèrent les eaux de pluies ; instantanément les joncs, les roseaux et toute une flore qui n’était pas là, sont apparus ; et les grenouilles ! Nous n’entendons pas les moustiques !! Les canards et les hérons sont nos hôtes réguliers, mais malheureusement aussi cette écrevisse américaine qui fait tant de dégâts !
    Les bâtisseurs ont engrangé les profits, et se foutent bien des dégâts postérieurs !
    Merci pour ce bel et bon article


    • alberto alberto 20 avril 2013 12:37

      Chère Alice : quand as-tu vu que des monstres assoiffés de pognon se soucient de la Nature ?

      Car c’est bien de cela qu’il s’agit, à Notre Dame des Landes, comme ailleurs : sous couvert de réaliser des « infrastructures » nécessaires au développement de la société civile, des entreprises voraces suscitent auprès des élus des projets dont les coûts sont souvent proportionnels à leur inutilité...

      Les zones humides comme pour les zones du littoral les monstres du BTP, s’assoient malheureusement dessus !

      Bien à toi.


      • Alibaba007 Alibaba007 20 avril 2013 12:59

        Merci pour cet article détaillé qui résume comment l’homme parvient à tout détruire dans le seul but d’accumuler quelques profits à court terme.

        Je partage vos hantises quant au futur équilibre de notre écosystème.

        Malgré toutes les connaissances accumulées sur notre interaction avec notre environnement, l’homme reste un prédateur sur tout ce qui peut être mis à sa portée, tout n’est que ressources et bien que « seul être vivant doué d’intelligence » il reste bien trop stupide (rimant avec cupide) pour voir qu’il concourt à sa propre perte, entrainant de par là même une grande partie des habitants de la planète, animaux ou végétaux.

        Ressources alimentaires, ressources énergétiques, ressources économiques, ressources humaines, ressources financières, ressources minières, ressources ... ressources.... smiley

        La seule ressource qu’on est sûr d’avoir en quantité et en qualité illimitée, c’est la ressource inépuisable de la connerie humaine.

         smiley

        Bien à vous de la signaler autour de vous et dans Agoravox et encore merci pour votre excellent article.


        • ecolittoral ecolittoral 20 avril 2013 15:11

          Vous n’avez rien compris !

          Si je bétonne, l’eau de pluie ravine et inonde, les cultures s’assèchent et diminuent, la concentration chimique et bactériologique augmente, la ressource bois diminue donc les assurances remboursent, les traitements (sols eaux et santé) augmentent, le prix du marché « bois » augmente etc....On obtient du PIB et de la croissance. 
          On importe ce qui a disparu...du blé par exemple. Sur les marchés les cours du blé « bondissent » de 0,5% et le CAC de 0,2%. Le pays semble « sortir de la récession » et peut emprunter à moins de 2%....ce qui lui permet de payer les allocations chômage pour ceux qui ont été expulsé de leurs terres et de leurs maisons. Et de faire du logement social pour tout ce petit monde. Du coup, le marché du BTP redémarre, ce qui ressemble à « une reprise » donc les marchés etc. etc. etc.


          • travelworld travelworld 20 avril 2013 15:44

            Vous remarquerez la disparition des hérissons, plus de points d’eau....


            • BlackMatter 20 avril 2013 18:53

              Moi aussi, j’aime les zones chaudes et humides. Et même parfois, je me surprend à arroser. Il faut du temps avant la récolte, 9 mois ; mais je prend plaisir à regarder pousser.


              • Le printemps arrive Le printemps arrive 20 avril 2013 19:05


                Merci pour tous ces précieux renseignements.

                On tue les animaux, tous nuisibles or ceux qui rapportent,
                On assèche les rivières et on vend de l’eau à prix d’or,
                Les arbres agonisent,
                Bientôt, viendra le moment où l’homme« moderne » s’apercevra que les billets de banques ne se mangent pas.
                (adaptation libre, d’une vieille phrase prophétique de plus en plus d’actualité).


                  • Christoff_M Christoff_M 21 avril 2013 08:25

                    il me semble que celui qui a lancé le projet est premier ministre dans un gouvernement bio de goooooche PS caviar et verts bobos....

                    Fallait réfléchir avant de voter les gars !!!

                    UMPS = non respect de la diversité et de la nature..... ce n’est pas nouveau certains ne s’en rendent compte qu’en 2013 !!! il y a bcp de simplets dans ce pays...

                    et si on a un rapport du CNRS nid de bobos gauchos socialos la on est sauvé, ayraut ayraut ayraut...


                    • Christoff_M Christoff_M 21 avril 2013 08:29

                      On pourrait aussi parler de la Camargue menacée et de l’Etang de Berre dans un état catastrophique... mais que font nos politiques UMPS à part faire faire des commissions d’études et des rapports depuis des dizaines d’années ( specialité française réunionite et bla bla bla)...


                    • Vipère Vipère 21 avril 2013 08:37

                      Bonjour à tous et à Christophe M

                      « Que font-ils depuis des dizaines d’années »  ?

                      Ils cumulent les mandats, les affaires du pays sont secondaires à leurs yeux.


                    • Christoff_M Christoff_M 21 avril 2013 10:27

                      Carriere...histe !!!....hic....hips

                      Allez on se retrouve tous au bistrot en sortant de la séance à l’assemblée à 16h !!!

                      c’est ma tournée !!! hips !!! qu’est qu’elle nous emmerde celle la avec ces zones humides !!! hips

                      en attendant un petit verre chef on a soif c’est mon gosier qui est sec apres avoir parlé a l’assemblée 3minutes !!!


                    • Franckledrapeaurouge Franckledrapeaurouge 21 avril 2013 14:08

                      Bonjour Mme Medigue,


                      L’argent et l’argent et encore et toujours l’argent...

                      Merci pour ce bien bel article qui je l’espère serat lu par

                      Beaucoup de monde et ouvrira certaine paire d’yeux

                      Merci pour nos mômes

                      Cordialement

                      Franck

                      • Franckledrapeaurouge Franckledrapeaurouge 21 avril 2013 21:10

                        Bonsoir Mme ou Mlle Medigue,


                        En fait notre problème c’est nôtres prétention et notre arrogance,

                        Il y a quelque temps je regardé un reportage sur la disparition programé des abeilles,

                        une chercheuse américaine, travaillant dans l’un des plus grand labo ou institution de recherche 

                        Américaine a dit cela :

                        La disparition des abeilles n’est pas un problème, nous allons crée un robot pour les remplacer.

                        Une personne avec des diplôme énorme, censé réfléchir, comment peut-on croire que l’ont

                        Peu faire mieux, remplacer ce que la nature a mît des milliers d’année a crée, affligeant 

                        Et surtout très inquiétant, voici un lien qui confirme ce que cette dame a dit


                        Deux petits lien pour sauver maya, à faire circuler.


                        http://195.5.208.74/cote-image/sauvons-les-abeilles-2009/squelettes/formulaire_petition.html

                        Merci pour votre travail d’information et bon courage

                        Franck


                        • Alice MEDIGUE Alice MEDIGUE 23 avril 2013 22:20

                          Il faut croire que leurs diplômes ne les aident pas à être intelligents pour les enjeux actuels !
                          Merci pour ces liens sur les abeilles,
                          Alice


                        • Ruut Ruut 22 avril 2013 07:18

                          Avec des responsables non coupables, les dérives ne sont pas prêtes de finir.


                          • vesjem vesjem 23 avril 2013 13:53

                            et l’ ANI ,on en parle de l’ ANI ?


                            • Alice MEDIGUE Alice MEDIGUE 23 avril 2013 22:26

                              Bien résumé le coup fumeux des pompiers pyromanes qui sont aux commandes... ou comment créer de la « richesse » en détruisant.
                              Alice


                              • Alice MEDIGUE Alice MEDIGUE 23 avril 2013 22:29

                                Merci pour toutes vos réactions ! On est pas sortis de l’auberge mais, peut-on tomber plus bas ?
                                Bon courage à vous
                                Alice


                                • Alibaba007 Alibaba007 29 avril 2013 03:17

                                  « mais, peut-on tomber plus bas ?
                                  Bon courage à vous »

                                  Chère Alice, 

                                  Mais oui ! ... on peut leur faire confiance... pour ça et les mensonges, pour protéger leurs profits, ils sont capables de vendre leur mère !

                                  D’ailleurs, malheureusement pour nous, on va voir bientôt ce dont ils sont capables ces sales zozos... ils n’apprennent rien malgré le temps qui passe, ils ne lisent pas ce que déclanchent leurs prises de décisions irresponsables.

                                  Ils ne pensent que court terme et se foutent de l’histoire et de l’impact qu’ils imposent à la planète et à ses habitants.

                                  Un petit exemple ? non soyons fous... allez deux !
                                   
                                  D’après nos éminents spécialiste vendeurs d’atomes et l’AIEA, un risque d’une fusion du cœur si minime (moins d’ une « chance » sur dix mille ans) ne devait se produire.

                                  Construction de la 1ère centrale : début des années 50,  
                                  Première Catastrophe Mondiale (Accident majeur) : Tchernobyl en 1986
                                  suivi de Fukushima en 2011... Qu’avons nous retenu de la terrible leçon  ??? RIEN !!! 

                                  Nous continuons notre course effrénée vers l’inévitable mur qui se dresse devant notre si belle technologie infaillible.

                                  EDF se dispute la vente avec les Etat-Unis pour fourguer leurs derniers joujoux aux Chinois qui veulent avant 2032 construire 100 nouvelles centrales.

                                  Un éternel optimiste me rétorquera... un accident tout les 30 ans... pas la mer à boire !

                                  ben, Il y a que nos « bonnes » vielles centrales vieillissent, que les accidents continuent à se produire, qu’aucune solution d’élimination définitive des déchets n’est possible, qu’un stockage de ces mêmes déchets à court terme reste extrêmement périlleux, que ces déchets ont une durée de vie de plusieurs centaines de millions d’années (voire 4,5 milliards d’années pour l’Uranium 238).
                                  Ces déchets ont été abondamment enterrés, jetés à la mer ou dans les océans, stockés à l’air libre, noyés dans du béton, dans des fûts en acier, vitrifiés... 

                                  Par le biais de nos exploitants des mines d’uranium, des sociétés maffieuses qui s’en débarrassent n’importe où et n’importe comment, des sociétés qui vendent cette technologie (et/ou exportent leurs déchets dans d’autres pays)...
                                  Malheureusement ces déchets se retrouvent plus ou moins vite répandus dans la nature (Fûts éventrés sur les plages de Somalie) ou même dans les habitations près des mines d’uranium, sables radioactifs transformé en murs de béton.
                                  Rien ne garantit que les stocks de déchets ne soient pas endommagés par un séisme ou une catastrophe naturelle (inondation, tempête et emportés par les eaux ou les vents qui les répartiront partout dans le monde via les cours d’eau, nappes phréatiques, courants marins, et par l’air, dans les nuages, transportés par les jet streams d’un continent à l’autre. Nous les retrouveront inévitablement dans nos verres et assiettes sous forme d’eau, de jus de fruits de vin, de légumes, viande, poissons...

                                  Oui !  il nous faudra bien du courage, à nous et à nos descendants, pour affronter sans tarder nos politiciens, économistes et exploitants sans vergogne des ressources de notre planète, nous promettant sans cesse un avenir meilleur, qui de toute évidence semble grandement compromis ! 
                                   smiley 

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