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Accueil du site > Actualités > Société > Liberté ou Égalité ?

Liberté ou Égalité ?

Dans la Sainte Trinité républicaine, Liberté et Égalité sont indissolublement associées et semblent, avec la Fraternité, se « compléter » naturellement. Il n’est personne qui, dans le contexte d’aujourd’hui, ose aller à l’encontre d’une telle perception des choses. Et pourtant ? Liberté ou Egalité ?

Dans la tradition politique française, un seul homme a osé poser cette question ouvertement : Alexis de Tocqueville (1805-1859). Principalement dans son ouvrage De la Démocratie en Amérique, paru en deux tomes (1835 et 1840). Tocqueville a fait le voyage du Nouveau Monde et nous décrit avec rigueur et, il faut le dire, avec un certain enthousiasme ces sociétés nouvelles que sont allés fonder des Européens souvent marginaux, en rupture avec une société aux affres de laquelle ils voulaient échapper : un ancien régime avec, depuis la fin du XVIème siècle surtout, son cortège de guerres et de misères, ses religions intolérantes et ses inégalités.

Le titre de la Démocratie en Amérique recouvre donc pour Tocqueville cette société basée sur l’égalité, question à laquelle il est personnellement d’autant plus sensible qu’il est issu de l’aristocratie, son propre père ayant vécu directement les bouleversements de la révolution française. Malgré quoi, Tocqueville ne part pas d’un point de vue défavorable. Il constate que nous sommes dans une société marquée par l’Égalité des conditions. Ce qu’en tant que fils d’aristocrate il pourrait regretter. Là n’est pas la question. Cette égalité est pour lui un DONNÉ des sociétés modernes, qu’il faut accepter (1). Devant ce constat de l’avènement de l’égalité, il se demande : qu’en advient-il dès lors de la Liberté  ? Car si un régime de liberté ne peut manquer d’engendrer une grande égalité, l’inverse n’est pas nécessairement vrai : l’égalité est compatible avec un régime de liberté mais elle peut également favoriser l’essor d’un régime despotique. Pourquoi ? Dans les régimes aristocratiques, le pouvoir de l’État trouve face à lui des grands (aristocrates, élites) capables de lui résister. Quand s’instaure l’égalité, les humains sont tous réduits à LA MEME CHOSE, très peu de chose, et sont en outre posés les uns à côté des autres comme autant d’atomes isolés. Une large voie s’ouvre dès lors au Pouvoir d’État. C’est Montesquieu qui a dit un siècle avant Tocqueville que si dans une société d’hommes libres, tous sont égaux en condition, le Despote lui aussi s’accommode de l’égalité : sous un despote tous les hommes sont égaux, car ils ne sont RIEN.

Si l’on peut incontestablement prendre pour point de départ que l’avènement d’une ère d’égalité est un grand BIEN, on ne peut à mon sens éluder la question de Tocqueville, qui se pose bien de la façon suivante : une société basée sur l’Égalité des conditions est-elle compatible avec un régime de Liberté ?

La réponse de Tocqueville est à mon sens en deux temps : 1) ce n’est pas du tout évident (et il montre pourquoi), 2) les risques sont grands (et il développe lesquels).

Ce n’est pas du tout évident

Pas facile de suivre Tocqueville dans son interrogation sur la formation des États américains et leur organisation en Confédération (États-Unis). Les choses ont bien changé en deux siècles et le contexte est très différent : nous sommes en Europe dans une société qui s’est lentement constituée à travers les siècles et dans laquelle le principe d’égalité proclamé par la révolution française a encore bien du chemin à faire. Au contraire de Tocqueville, qui la met en question, les idéologues républicains et leurs émules auraient tendance à attribuer bien des maux de nos sociétés au fait précisément qu’elles ne sont pas encore assez égalitaires et à nous pousser toujours plus avant dans cette voie.

Je l’ai dit, Tocqueville montre un certain enthousiasme pour les jeunes démocraties américaines (2) et tranche globalement en leur faveur ; Il y voit un espace où au départ le règne de l’EGALITE construit avec beaucoup d’adresse et de détermination celui de la LIBERTE. Et pourtant, à y regarder de plus près, les conséquences de ce régime d’égalité sont loin d’être évidentes, que l’on regarde ses effets dans le domaine politique, judiciaire… Le point nodal de la réflexion de Tocqueville se trouve dans le chapitre VII de la deuxième partie du volume I (1835) où il envisage les conséquences du règne de la majorité (la Démocratie) sur la pensée humaine dans lequel il montres le carcan imposé à la pensée par la dictature de la majorité. Elle ne pratique certes ni censure ni autodafé mais contraint intérieurement au silence. Ce chapitre est un chapitre prophétique où Tocqueville profère l’avertissement suivant : « Les monarchies absolues avaient déshonoré le despotisme ; prenons garde que les républiques démocratiques ne le réhabilitent, et qu'en le rendant plus lourd pour quelques-uns, elles ne lui ôtent, aux yeux du plus grand nombre, son aspect odieux et son caractère avilissant. » Un univers totalitaire qui procéderait plus de l’Utopie d’Huxley (Le meilleur des mondes) où l’État veut le « bonheur » de chacun, que de celle d’Orwell (1984) qui conserve le côté odieux et oppresseur de Big Brother.

Le despotisme démocratique

Il y aurait donc deux égalités : d’une part l’égalité d’hommes libres développant sainement leur environnement politique, et d’autre part cette égalité abstraite imposée par le Pouvoir agissant de telle sorte qu’à l’intérieur de la société personne ne soit plus qu’un simple atome, que rien ne puisse donc se structurer qui remette en question l’omnipotence de l’État (3). Ce que Tocqueville montre avec excellence, c’est que dans la société basée sur l’Égalité, le Pouvoir – l’État – trouve grande ouverte la voie à tous les abus. La thèse qu’il développera plus tard dans L’Ancien Régime et la Révolution est au rebours de toutes les idées reçues sur les dangers de la démocratie. Tocqueville montre en effet que loin d’avoir affaibli le Pouvoir, sa démocratisation l’a rendu moins arrogant sans doute, mais plus fort, plus absolu en lui donnant pour justification ultime d’être l’émanation de tous. Il serait injuste d’interdire de contester le pouvoir d’un Roi ou d’une oligarchie. A l’inverse, il serait juste d’interdire toute remise en cause d’un « Pouvoir exercé au nom du Peuple ». Dans la Démocratie, celui qui se dresse contre l’État devient l’ennemi du peuple !

Tocqueville nous emmène par cette voie au cœur même du dilemme de la Démocratie, d’un côté pouvoir qui s’exerce au nom de tous et qui apparaît ainsi comme la négation même du pouvoir, mais en même temps de l’autre côté pouvoir absolu qui régit tout et ne supporte aucune remise en cause. Tocqueville pose alors un diagnostic à l’encontre de tous ceux qui voient la Démocratie menacée par le désordre, l’anarchie : « je ne pense pas que la nature d'un pouvoir démocratique soit de manquer de force et de ressources ; je crois, au contraire, que c'est presque toujours l'abus de ses forces et le mauvais emploi de ses ressources qui le font périr. » Il se pose en véritable prophète de l’apocalypse politique des XXème et XXIème siècles : « On avait pensé, jusqu'à nous, que le despotisme était odieux, quelles que fussent ses formes. Mais on a découvert de nos jours qu'il y avait dans le monde des tyrannies légitimes et de saintes injustices, pourvu qu'on les exerçât au nom du peuple.  » (ch. X) (4)

Dans le deuxième volume (1840), Alexis de Tocqueville envisage les conséquences du règne de l’Égalité sur l’ensemble des aspects de la vie humaine et découvre avec plus d’un siècle d’avance bien des méfaits (tous les méfaits !) de la société du XXème siècle :

  1. « C'est de plus en plus l'opinion qui mène le monde » (ch. II)
  2. « J'aperçois comment, sous l'empire de certaines lois, la démocratie éteindrait la liberté intellectuelle que l'état social démocratique favorise, de telle sorte qu'après avoir brisé toutes les entraves que lui imposaient jadis des classes ou des hommes, l'esprit, humain s'enchaînerait étroitement aux volontés générales du grand nombre. » (ch. II)
  3. « Dans les aristocraties, [l’ouvrier] cherchait à vendre ses produits très cher à quelques-uns ; il conçoit maintenant qu'il y aurait un moyen plus expéditif de s'enrichir, ce serait de les vendre bon marché à tous. […] Ainsi, la démocratie ne tend pas seulement à diriger l'esprit humain vers les arts utiles, elle porte les artisans à faire très rapidement beaucoup de choses imparfaites, et le consommateur à se contenter de ces choses. » (ch. XI)
  4. « L'hypocrisie de la vertu est de tous les temps ; celle du luxe appartient plus particulièrement aux siècles démocratiques. […] Ne pouvant plus viser au grand, on cherche l'élégant et le joli ; on tend moins à la réalité qu'à l'apparence. » (ch. XI) 
  5. « Chez les peuples démocratiques, les individus sont très faibles ; mais l'État, qui les représente tous et les tient tous dans sa main, est très fort. » (ch.XII)
  6. « Les littératures démocratiques fourmillent toujours de ces auteurs qui n'aperçoivent dans les lettres qu'une industrie, et, pour quelques grands écrivains qu'on y voit, on y compte par milliers des vendeurs d'idées. » (ch.XIV)
  7. « Les peuples démocratiques, en doublant ainsi le sens d'un mot, rendent quelquefois douteux celui qu'ils lui laissent et celui qu'ils lui donnent. […] Ceci est une conséquence fâcheuse de la démocratie. J'aimerais mieux qu'on héris¬¬sât la langue de mots chinois, tartares ou hurons, que de rendre incertain le sens des mots français. » (ch.XVI)
  8. « Les historiens de l'Antiquité enseignaient à commander, ceux de nos jours n'apprennent guère qu'à obéir. » (ch. XX) 
  9. « Ainsi, il pourrait bien s'établir dans le monde une sorte de matérialisme honnête qui ne corromprait pas les âmes, mais qui les amollirait et finirait par détendre sans bruit tous leurs ressorts. » (II, ch. XI)
  10. « Celui qui a renfermé son cœur dans la seule recherche des biens de ce monde est toujours pressé, car il n'a qu'un temps limité pour les trouver, s'en emparer et en jouir. » (II, ch. XIII)
  11.  « Si les hommes parvenaient jamais a se contenter des biens matériels, il est à croire qu'ils perdraient peu à peu l'art de les produire, et qu'ils finiraient par en jouir sans discernement et sans progrès, comme les brutes. » (II, ch.XVI)
  12. « Ce qui met en danger la société, ce n'est pas la grande corruption chez quelques-uns, c’est le relâchement de tous. Aux yeux du législateur, la prostitution est bien moins à redouter que la galanterie. » (III, ch. XI)
  13. « Dans les démocraties, tous les hommes sont semblables et font des choses à peu près semblables. Ils sont sujets, il est vrai, à de grandes et continuelles vicissitudes ; mais, comme les mêmes succès et les mêmes revers reviennent continuellement, le nom des acteurs seul est différent, la pièce est la même. » (III, ch. XVII)
  14. « Il n’y a de fort dans un pays démocratique que l’État. » (III, ch. XXIV)


Je m’arrête là. Mon désir n’est pas de vous fatiguer à force de citations. Trop tard, Maltagliati ! Excusez-moi, je me suis laissé emporter, mais c’est parce que je regrette vraiment que l’ouvrage de Tocqueville soit difficile d’accès, pour ne pas dire illisible aujourd’hui. Ceci dit, maintenant que vous avez approché sa démarche, je vous invite instamment à lire les chapitres V à VII qui terminent le deuxième volume : Que parmi les nations européennes de nos jours le pouvoir souverain s'accroît, quoique les souverains soient moins stables - Quelle espèce de despotisme les nations démocratiques ont à craindre. (4)

Quant à ma question de départ, LIBERTÉ ou EGALITÉ ? ma réponse est bien que le véritable problème humain est le libre développement de ses facultés créatrices. Dans un tel contexte, l’être humain n’a pas besoin de s’asseoir sur la tête de son voisin pour surnager. Il n’est par contre pas éternellement contraint à la médiocrité universelle qu’implique le faux règne de l’Égalité sous lequel nous vivons.

MALTAGLIATI

« Plus de hiérarchie dans la société, plus de classes marquées, plus de rangs fixes ; un peuple composé d'individus presque semblables et entièrement égaux, cette masse confuse reconnue pour le seul souverain légitime, mais soigneusement privée de toutes les facultés qui pourraient lui permettre de diriger et même de surveiller elle-même son gouvernement. Au-dessus d'elle, un mandataire unique, chargé de tout faire en son nom sans la consulter. Pour contrôler celui-ci, une raison publique sans organes ; pour l'arrêter, des révolutions, et non des lois : en droit, un agent subordonné ; en fait, un maître. » (L’Ancien Régime et la Révolution)

(1) « Je n’ai même pas prétendu juger si la révolution sociale, dont la marche me semble irrésistible, était avantageuse ou funeste à l’humanité ; j’ai admis cette révolution comme un fait accompli ou prêt à s’accomplir, et, parmi les peuples qui l’ont vue s’opérer dans leur sein, j’ai cherché celui chez lequel elle a atteint son développement le plus complet et le plus paisible, afin d’en discerner clairement les conséquences naturelles , et d’apercevoir, s’il se peut, les moyens de la rendre profitable aux hommes. J’avoue que dans l’Amérique j’ai vu plus que l’Amérique... » (Introduction)

(2) « Les principes généraux sur lesquels reposent les constitutions modernes, ces principes, que la plupart des Européens du XVIIème siècle comprenaient à peine et qui triomphaient alors incomplètement dans la Grande-Bretagne, sont tous reconnus et fixés par les lois de la Nouvelle-Angleterre : l'intervention du peuple dans les affaires publiques, le vote libre de l'impôt, la responsabilité des agents du pouvoir, la liberté individuelle et le jugement par jury, y sont établis sans discussion et en fait. » (chapitre II)

(3) « La Bruyère habitait le palais de Louis XIV quand il composa son chapitre sur les grands, et Molière critiquait la Cour dans des pièces qu'il faisait représenter devant les courtisans. » (Tocqueville dans ce même ch.VII)

(4) L’ouvrage est disponible en ligne dans les Classiques des sciences sociales de l’Université du Québec (http://classiques.uqac.ca/).
Contrairement à la Démocratie en Amérique, l’ouvrage L’Ancien Régime et la Révolution est lui court et lisible. Il renverse bien des idées reçues (disponible sur le même site).


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55 réactions à cet article    


  • olaf_le_preux 3 février 2012 12:46

    "Quant à ma question de départ, LIBERTÉ ou EGALITÉ ? ma réponse est bien que le véritable problème humain est le libre développement de ses facultés créatrices. Dans un tel contexte, l’être humain n’a pas besoin de s’asseoir sur la tête de son voisin pour surnager. Il n’est par contre pas éternellement contraint à la médiocrité universelle qu’implique le faux règne de l’Égalité sous lequel nous vivons."

    +++
    Une pensée trop rarement exprimée que je partage avec plaisir avec vous.


    • maltagliati maltagliati 3 février 2012 17:05

      Merci, Olaf. Cela me fait vraiment plaisir que vous souligniez ce passage.


    • JL JL1 3 février 2012 13:31

      « Mes chers concitoyens, ne séparez jamais la liberté de l’égalité »" (François Mitterrand)

      Le libéralisme se prétend être un universalisme.

      Or nous avons bien que le libéralisme est le nom que se donne l’oligarchie quand elle se livre au lobbying auprès des instance mondiales, qu’elles soient démocratiques ou ouvertement sous la coupe des multinationales et de la finance, pour faire voter des lois, certes universelles, mais au profit des plus forts.

      Le libéralisme est par conséquent un universalisme dévoyé. Et parce qu’il est agissant, il est pervers.


      • JL JL1 3 février 2012 13:34

        En France, par exemple, l’UMPS inféodé aux oligarques et noyauté par les Chicago-boys (Lagarde, DSK ? etc.), a déplacé le débat droite gauche en débat libéralisme vs étatisme.

        Et ça donne aux libéralisme du grain à moudre dans sa dénonciation de l’étatisme au nom de la liberté !

        Une escroquerie intellectuelle propagée dans les médias appartenant à l’oligarchie, et qui ont la plus belle place dans les intérieurs des pauvres.


      • maltagliati maltagliati 3 février 2012 17:12

        Mitterrand était l’authentique représentant, de filiation pétainiste en outre, de ces théories qui abusent de l’argument de l’égalité pour tuer la liberté.
        Le libéralisme du XIXème et sa « renaissance » néo-libérale ne sont que des paravents derrière lesquels leurs promoteurs ont eux aussi construit l’État absolu. Libéralisme et socialisme forment ainsi un couple, le premier se caractérisant par son hypocrisie politique (il prétend défendre la liberté alors qu’il la nie) le second par son hypocrisie sociale (il prétend défendre la société alors qu’il l’étouffe).
        A voir vos commentaires, je ne crois pas que vous ayez simplement lu l’article, vous vous posez bien inutilement comme un « chien de garde » socialiste. Wouah ! Woiuah !


      • JL JL1 3 février 2012 18:58

        maltagliati,

        j’avais lu votre prose en modération, et ça m’avait inspiré quelques réflexions.

        C’est tout ce que vous méritez. Désolé.

        nb. Je n’ai pas voté contre : à quoi bon !?


      • JL JL1 3 février 2012 19:00

        Ah, le wouah wouah !

        Je crois que le chien de garde ici, c’est vous : que ferait un oligarques dans notre modeste site ? Vous pouvez m’expliquer ?

         smiley


      • epicure 3 février 2012 22:52

        Si au niveau politique (la démocratie) et sociétal (les libertés individuelles ) , le libéralisme peut se poser comme universaliste, comme le socialisme, au niveau économique il en est tout autrement.
        Le libéralisme économique ne défend pas une vision universaliste de l’économie, mais uniquement le point de vu particulier des acteurs « actifs » de l’économie, les invstisseurs, les entrepreneurs, les marchands. Du point de vu du libéralisme économique, il n’est jamais pris en compte celui des autres, sauf de manière formelle. Les zélés du libéralisme économique défendent chaque fois les intérêts du capitaliste pas du travailleur salarié.
        Et donc oui ce discours sert bien les intérêts de l’oligarchie, au profit des plus forts (riches).

        D’ailleurs au niveau politique les zélotes du libéralisme économique, ont tendance à réduire la portée démocratique du pouvoir politique, en éloignant le plus possible les décisions politiques du peuple au travers des représentants coupés de leurs électeurs, par le rôle de l’argent dans les campagne (et donc ne peut gagner que celui qui a les riches à ses côtés.), etc... Bref ils rendent le pouvoir particulier moins universaliste pour qu’il soit à leur seul avantage.
        Et même au niveau sociétal le libéralisme anglo-saxon n’a rien d’universaliste, mais est bien particulariste, comme le prouve les formations de communautés basées sur des particularités raciales ou religieuses.

        PS :.. oui nos ghettos sociaux et semi ethniques, appelés banlieues, sont une violation des principes universalistes de la France, et sont un obstacle à l’intégration des immigrés depuis 40-50 ans.


      • JL JL1 4 février 2012 11:57

        « L’égalité d’aujourd’hui c’est la liberté des générations futures ». (Eloi Laurent)


      •  C BARRATIER C BARRATIER 3 février 2012 17:20

        La liberté individuelle ne peut pas être telle qu’elle puisse s’en prendre à la liberté d’autrui. La liberté de domination est un totalitarisme inacceptable par la démocratie dans laquelle c’est la majorité qui décide. Il en est de même pour l’égalité homme/femme qui seule garantit la liberté de la femme par rapport à l’homme et vice versa.

        Actuellement la pieuvre totalitaire qui avance dans la plus grande partie du monde donne la liberté aux plus puissants minoritaires en nombre, - on est hors de l’égalité- d’imposer leurs exigences à la majorité des gens. La revendication de liberté est une revendication de liberté de dominer, et pourquoi pas, d’opprimer. On trouvera des illustrations inquiétantes de cette catastrophe dans la table des news sous le titre :

        République : Résister à la pieuvre libérale et intégriste

         http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=204

        A la liberté et à l’égalité, la République a ajouté la fraternité, devenue la solidarité de droit avec la Sécurité sociale en 1945.


        • maltagliati maltagliati 3 février 2012 17:41

          « La revendication de liberté est une revendication de liberté de dominer, et pourquoi pas, d’opprimer. » Liberté de dominer !!! Vous n’êtes pas à une absurdité près... ni à une idée reçue près, d’ailleurs. La « majorité des gens » est une expression cruellement méprisante de votre philosophie despotique démocratique, dont traite précisément Tocqueville !


        • epicure 3 février 2012 23:01

          @maltagliati
          C barratier à raison, de nombreuses personnes clament la liberté pour mieux détruire celle des autres.
          Ce n’est pas les demandes de liberté en elle même qu’il remet en cause, mais les manipulations qui se cachent par certains qui ont le mot liberté dans la bouche, dont les autoproclamés libéraux.

          Le meilleurs exemple ce sont les intégristes musulmans qui réclament la liberté de religion pour imposer leur prosélytisme, alors que quand ils influent sur e le pouvoir ils dénient toute liberté de conscience ou de religion.
          Mais les zélotes du libéralisme économique sont aussi un autre exemple , où la liberté c’est avoir la possibilité de dominer les travailleurs ( les syndicats et les règlements c’est le mal).


        • soi meme 3 février 2012 17:35

          Si vous prenez le problème autrement vous verrez qu’il y a pas de collusion entre Liberté et Égalité.
          Car la liberté est en étroit rapport avec la pensé.
          l’Égalité avec le sentiment.
          La Fraternité avec la volonté.

          Ce qui donne :
           La Liberté d’initiative.
          L’égalité des Droits.
          la Fraternité Économique.

          Vue sous ce jour, il y a plus à se méprendre sur la signification profonde de cette devise.


          • maltagliati maltagliati 3 février 2012 17:43

            Je ne vois pas le rapport de votre commentaire avec mon article. Sauf de me dire que je n’aurais pas dû l’écrire... Désolé !


            • soi meme 3 février 2012 17:46

              A quand la maladie lugubre nous tiens, on à du mal a affaire avancez la réflexion.


            • soi meme 3 février 2012 17:48

              A quand la maladie lugubre nous tiens, on à du mal a faire avancez la réflexion.


            • maltagliati maltagliati 3 février 2012 18:03

              C’est celui qui le dit qui l’est !!!


              • soi meme 3 février 2012 18:05

                Un vrais collégien, tu veux pas aussi que je t’apporte aussi une sucette.


              • Jason Jason 3 février 2012 18:22


                Vous dites :

                Il [de Tocqueville] constate que nous sommes dans une société marquée par l’Égalité des conditions.

                Il fait là une grossière erreur, qui dure encore aujourd’hui. Car la Révolution française (je doute que la révolution américaine parle d’autre chose) parle d’égalité devant la loi. Si la loi est faussée ou favorise grossièrement un certain groupe, l’égalité de condition n’existe plus dans ce cas. Par ailleurs, il faudrait définir ce qu’on entend par condition dans nos sociétés modernes. Grand sujet de sociologie.

                De plus, l’égalité de condition n’est qu’un voeu pieux. Quand on proclame que les individus naissent et demeurent libres et égaux entre eux, il faut souligner avec force que c’est seulement devant la loi. La naissance (le milieu social et économique) influe grandement sur ce qu’on appelle la condition. Les sociologues débattent encore avec les biologistes pour savoir si le 50% de traits naturels et 50% d’influence sociale constitue le « bon » mélange. Lire le texte de Marshall Sahlins :« La nature humaine, une illusion occidentale », par exemple, qui traite de l’individualisme.

                Ceci étant dit, il importe de façon urgente au corps politique d’une société de faire en sorte que les lois compensent les inégalités de condition. Cela est le but des démocraties dignes de ce nom. C’est ce qu’elles tentent de faire avec un succès très inégal dans pas mal de domaines. Ce que les lois ne font jamais, c’est de contrôler efficacement le détournement de richesses, de surplus, fournies par le travail, et donc par l’activité du plus grand nombre. 

                Certains argumentent que cela est fait par la redistribution que constitue la protection sociale ainsi que l’accès libre (très théoriquement) aux services offerts par l’Etat. Mais, cette protection sociale est toujours battue en brêche par les acteurs du Capital pour qui le pillage des populations par Etat interposé est un droit intangible. Et cela au nom du principe général de la propriété légale, et de la liberté d’en jouir, mais sans aucune considération de l’origine de cette propriété.

                On retrouve là le détournement du pouvoir dont parle De Tocqueville. Il suffit d’élaborer des lois favorisant quelques minorités discrètes (car ignorées des majorités « raisonnables »), sous la forme de lobbyisme par exemple, et le tour est joué.

                Enfin, dans votre conclusion, votre notion de médiocrité universelle est un sentiment bien personnel.


                • maltagliati maltagliati 3 février 2012 18:43

                  « Libre » à vous de ne pas partager le point de vue de Tocqueville que je m’approprie dans ce billet. Vous avez l’honnêteté de l’avoir lu et de rappeler l’objection commune des inégalités économiques.

                  A mon sens elles ont bien sûr un rôle. Il m’est arrivé d’écrire en 2001 un essai « D’août 14 à l’âge d’or de l’Etat » que vous pouvez trouver sur Google livre. Dans un chapitre j’y fait l’histoire de la sécurité sociale. O combien curieux, ce ne sont pas les régimes de gauche qui l’ont installée mais Bismarck, Napoléon III et les « impérialistes » réactionnaires anglais. Plus qu’étrange, vous ne trouvez pas, pour de prétendues conquêtes sociales ?

                  Ma conclusion : on n’a en fait eu de considération pour les « défavorisés » que pour en faire l’argument de base d’un nouveau despotisme, qui ne réalise PAS DU TOUT l’égalité (elle l’installe et l’assiste) mais en fait un ARGUMENT politique d’asservissement politique généralisé !

                  Quant à notre profonde médiocrité, il ne nous reste de « supériorité » que TECHNIQUE. Pour le reste...


                • soi meme 3 février 2012 18:50

                  L’inégalité économie ce compense par la Fraternité Économique, c’est pas un droit c’est un devoir !


                • epicure 3 février 2012 23:12

                  Ce sont les socialistes qui ont posé l’idée de sécurité sociale, mais Bismarck l’a mise en œuvre, non pas adhésion idéologique aux principes qui soutiennent la sécurité sociale, mais pour désamorcer une possible révolution socialiste.
                  Car vu que Bismarck était un gars de la vielle école, la sécurité sociale ne devait pas remettre fondamentalement sa vision de l’ordre social.
                  En fait il n’y a que les idéologies basées sur le libéralisme économique qui peuvent remettre fondamentalement la sécurité sociale, et peut être aussi les partisans d’un ancien régime pur jus ( vraiment anecdotique au niveau politique maintenant ).

                  Enfin avec napoléon III la sécurité sociale n’a jamais été un concept très avancé.


                • Kookaburra Kookaburra 3 février 2012 18:58

                  Liberté, Egalité, Fraternité : accolés sur les frontons de nos monuments la devise est belle. Mais le difficulté avec l’égalité, c’est que le concept est vague. Égalité, donc, mais laquelle ? Égalité de quoi ? Il faut définir les mots qu’on emploie. Poser la notion d’égalité comme un idéal ou un principe demeure très abstrait et ne dit pas grand chose des conséquences concrètes de l’application d’un tel principe. Liberté avec égalité, est-ce seulement possible ? Pour le savoir, il faut en définir les termes. Si je suis libre de fainéanter et m’amuser, je ne serai pas l’égal de celui qui sera libre de travailler et épargner. Si l’on nous contraint l’un et l’autre à l’égalité, nous perdons la liberté de nous différencier. L’initiative individuelle entraîne mécaniquement une différenciation quelconque de l’individu par rapport aux autres, c’est-à-dire une inégalité, précisément. La seule égalité compatible avec la liberté, c’est l’égalité des droits : chacun a droit à la liberté. C’est la seule égalité possible et souhaitable. Le principe d’égalité, dès lors qu’il ne concerne pas précisément l’égalité des droits, est incompatible avec la liberté. Un nombre incalculable d’inégalités est créé par le simple fait de réclamer l’égalité, et il faut bien la réclamer pour qu’elle s’applique, car elle n’est pas donnée. Le principe d’égalité exige donc sa propre violation pour être appliqué. A titre d’illustration, si l’on regarde où ont mené les idéologies égalitaristes, dans leurs différentes déclinaisons, nationalistes-socialistes et communistes, on s’aperçoit qu’elles ont effectivement toutes mené d’une manière ou d’une autre à la mise en place de machines à égaliser, qui sont vite devenues des machines à tuer.


                  • maltagliati maltagliati 3 février 2012 19:07

                    Quel est le bon point de vue ?
                    - Nier les inégalités et ramener tout le monde à la même chose (rien !) 
                    - Les reconnaître, et reconnaître aussi les responsabilités qu’elles impliquent pour les uns et les autres
                    Vous avez bien saisi le problème posé par Tocqueville, qui est bien celui des « machines à égaliser ».
                    Par ailleurs, pour être précis, quand il dit « égalité des conditions », Tocqueville veut bien dire qu’en droit - en droit ! - nous sommes tous égaux, aujourd’hui électeur = 1 voix, demain président ou ministre. Sans intermédiaires, que la « machine » de l’Etat
                    Merci de votre réflexion


                  • JL JL1 3 février 2012 19:16

                    Comment peut-on pleurnicher contre une fantasmatique ’machine à égaliser’, à une époque où les inégalités n’ont jamais été aussi scandaleuses ! ?

                    Il est temps d’appeler ces inégalités par leur nom : différences de classes !

                    Dans Le Monde diplomatique de ce mois, il y a un excellent article sur le sujet. A la vérité, c’est l’oligarchie qui œuvre sous le masque du libéralisme, pour restaurer dans les nations européennes, l’ancien régime, celui des privilèges inscrits dans le marbre !

                    Ces gens qui, tels matagliati, répandent leur nostalgie et leurs revendications scandaleuse sur les blogs citoyens, ne méritent aucun privilège, bien au contraire !


                  • JL JL1 3 février 2012 19:17

                    Je crois qu’ils confondent machine à raccourcir avec machine à égaliser !

                    Désolé pour cet humour macabre !


                  • epicure 3 février 2012 23:26

                    Comment peut on affirmer que le national socialisme est une idéologie égalitaire, alors que justement c’est une idéologie antiégalitaire !!!!!

                    Le chef au dessus du peuple = inégalitaire
                    la race aryenne supérieure aux autres races = inégalitaire
                    le peuple allemand supérieur aux autre = inégalitaire
                    rapports guerriers avec les voisins = inégalitaire (relations unilatérales)
                    discrimination des juifs = inégalitaire
                    déshumanisation des juifs, tsiganes, handicapés et autres = inégalitaire
                    Importance de l’armée dans la société = inégalitaire

                    Tout ce qui caractérise le nazisme repose sur une vision inégalitaire du monde.

                    il n’y a rien d’égalitariste dans le nazisme, bien au contraire, c’est l’exemple de l’aboutissement d’une idéologie inégalitaire.
                    Le nazisme est une machine de domination des inférieurs par les supérieurs.

                    L’égalitarisme considère les juifs et les aryens pareil, ainsi que toute autre race supposée.
                    Une vrai société égalitariste n’a pas de chef, de führer, puisque tout le monde est égal.

                    Quand au stalinisme, ce n’est qu’un pseudo égalitarisme, puisqu’il repose en fait sur de vrais hiérarchies donc des inégalités, seuls les inférieurs sont égalisés.. Mais pour être considéré comme égalitariste, il aurait fallu qu’il n’y ait pas de supérieur (le chef et sa nomenclatura).


                  • JL JL1 4 février 2012 08:31

                    bonjour Épicure, vous demandez : "Comment peut on affirmer que le national socialisme est une idéologie égalitaire, alors que justement c’est une idéologie antiégalitaire !!!!!« 

                    Facile : il suffit d’avoir tordu les concepts et les mots. C’est ce que font ici nos duettistes kokaburra et maltagliati.

                    L’un des deux va même jusqu’à écrire : »Liberté avec égalité, est-ce seulement possible ?« Autrement dit, l’exact opposé du bon sens puisque l’un ne va pas sans l’autre pour fonder une société du vivre ensemble.

                    Comment une telle perversion du sens est-elle possible ? Cette idéologie libérale de la liberté absolue et qui nie jusqu’à l’existence du concept d’égalité est très bien résumée par cette phrase extraite de l’essai de François Flahaut, »Le paradoxe de Robinson« , je cite : Robinson fonde son être sur le rapport aux choses, et non sur le rapport aux autres ».

                    Cette idéologie qui ignore même jusqu’au sens premier du concept d’égalité - le rapport d’égal à égal -, est typiquement une idéologie perverse. Dans le fonctionnement psychique du pervers, l’autre n’est perçu que comme un figurant dans son scénario intime, il n’est qu’un objet à l’instar de Vendredi dans le projet de Robinson.


                  • soi meme 3 février 2012 20:00

                    Je ne comprend pas pourquoi je message est replié, L’inégalité économie ce compense par la Fraternité Économique, c’est pas un droit c’est un devoir ! en quoi, c’est un abus ?


                    • easy easy 3 février 2012 20:51

                      C’est fou ce qu’on peut disserter sur l’égalité et la liberté.
                      En toute déconnexion de la réalité.

                      D’où le trouble que nous ressentons quand nous en dissertons.

                      La Nouvelle France (quasiment la moitié Est de tout le continent nord américain moins les colonies du littoral Est placées sous la coupe des Anglais) a existé pendant deux siècles de 1534 jusqu’en 1763 
                      Cette colonie du premier empire colonial français ne se peuplait que trop lentement et ça inquiétait le roi de France.
                      En gros il n’y avait que des hommes qui s’y rendaient et ils devaient y travailler si dur qu’ils n’avaient pas la tête à la bagatelle. On leur envoyait des contingents de femmes, les Filles du Roy, et il fallait encore les tirer par le col pour qu’ils acceptent de les épouser.

                      Beaucoup d’Européens souffraient de mille maux déjà évoqués par l’auteur et certains étaient tentés de partir en Amérique d’autant qu’on leur promettait un lot de terre.
                      Parmi ces candidats il y avait certes des vagabonds, des parias mais aussi des cadets de famille aristocrate (sans héritage).
                       
                      Sans le sou, ils consentaient à ce qu’on leur avance les frais de traversée contre 36 mois de travail sur place au service de leur gageur (à l’issue de ces trois ans, ils auraient droit à leur lot de terre)

                      Dès l’instant qu’ils signaient cet engagement, ces hommes qui étaient et demeuraient libres et égaux selon une lecture rapide et même avant 1789, devenaient surtout engagés dans le détail. Et à partir de ce détail, ils allaient vivre un enfer.

                      Quand un colon d’Amérique achetait un esclave, il tenait en toute logique à le conserver le plus longtemps possible et n’avait aucun intérêt à l’épuiser.
                      Tout autre était son regard sur ces Français qui débarquaient en étant liés par leur engagement à faire le même travail que les Nègres mais pour une durée limitée à 36 mois. 

                      Le gageur considérait qu’il pouvait épuiser complètement le citron pendant 3 ans et qu’il y avait doublement intérêt. Car tout « engagé » relâché avec encore un peu de jus, était susceptible, en passant à son tour propriétaire terrien, de devenir un concurrent redoutable.

                      Il était donc possible d’avoir sous les yeux des Noirs au statut très bas mais dévolus à durer longtemps, vivant quasiment librement, pouvant se construire des cases durables, pouvant faire des enfants futurs esclaves et des Blancs au statut égalitaire, vivant des conditions de goulag, battus à mort, au point d’en mourir le plus souvent avant ces 36 mois

                      C’est du reste exactement pour ça que si la Constitution semble claire sur les points de notre égalité ou liberté, il a fallu ajouter des milliers de lois de détails dans le domaine du travail, du crédit, du logement, de la santé, de la scolarisation, de la parentalité, etc. pour que notre situation soit certes plus enviable que celle des « 36 mois » mais encore si hypothéquée ou si aliénée que nous nous demandons sans cesse où se trouve cette égalité et cette liberté.


                      Ainsi les Tocqueville et autres Marx peuvent écrire des milliers de pages définissant et constitutionnalisant quelque liberté et égalité, tant qu’ils n’en restent qu’à des principes cadres, c’est du vent.

                      Les SDF qui sont en train de se les peler sont aussi libres et égaux que n’importe lequel d’entre nous.

                      De même qu’il est inutile de disserter sur un COS national alors que chaque maire peut faire ce qu’il veut, les philosophes ne devraient pas disserter sur l’égalité et la liberté pour laisser ça au législateur. Ils ne devraient disserter que sur la fraternité où il ne peut y avoir de loi.


                      • Jason Jason 4 février 2012 08:38

                        @ easy,

                        « Les SDF qui sont en train de se les peler sont aussi libres et égaux que n’importe lequel d’entre nous. »

                        Désolé de vous contredire. Ils n’ont pas les mêmes moyens. Cela relève du même sophisme que de dire que l’homme en prison est parfaitement libre.

                        Il ne faut pas confondre liberté et égalié « métaphysiques » et liberté d’agir. Je ne glorifierai jamais les clochards, comme dans « Boudu sauvé des eaux ».


                      • easy easy 4 février 2012 11:40


                        @ Jason,

                        Le philosophe SDF Diogène se considérait aussi égal et libre que n’importe qui. Et aucun Tocqueville, aucun Marx n’a osé entreprendre de démontrer le contraire car devinant qu’à la moindre tentative de le démontrer, on ne démontrerait en vérité que sa propre aliénation, dépendance et soumission au méta maître, la peur. 
                        .
                        Tout constat de dénudement, de mutilation, d’isolement, de dénuement, de mutisme et de mort volontaire trouble ceux qui font tout pour les éviter.

                        Combien sont-il à avoir choisi volontairement ce que la plupart des gens redoutent ? Je l’ignore. Mais ils existent et ils tiennent un raisonnement qui rend vain et ridicule celui de la grande majorité dans laquelle Tocqueville et Marx se situaient.

                        Tant que personne dans l’immense camp des peureux ne pourra démontrer que le raisonnement de Diogène est mauvais ou nul ou sophiste, ce camp ne vaudra que par sa religion du refus de vivre comme lui, sans le moindre pouvoir. 


                        Nos raisonnements, dans ce camp-ci des antidiogénistes où je me situe ainsi que vous, ne vaut donc qu’entre nous, dans notre église. Si nous ne commençons pas tous nos discours sans rappeler cela, nous nous enivrons de notre hystérie de fond. Même en feignant une allure calme et raisonnable.

                        Cela posé, nous pouvons maintenant, vous et moi, raisonner sur le cas de nos SDF, isolés, mutilés, incarcérés qui, nous le présupposons, avaient été dans notre église, qui étaient nés libres et égaux, qui n’avaient pas voulu vivre ce sort mais se sont tout de même retrouvés à devoir le subir.


                        Ce que j’ai illustré par le cas des « 36 mois » où, à la limite, on pouvait voir une personne de sang bleu, donc à statut de naissance au-dessus de l’ordinaire, subir, de plein droit, un sort extrêmement pénible et mortel juste à côté de Noirs à statut d’animal mais subissant un sort beaucoup moins pénible et viable.

                        Ce que montre ce cas des « 36 mois » c’est que le statut de départ d’un individu ne vaut rien dès l’instant que pèse sur lui le regard de créancier d’un autre. C’est la stratégie qu’adopte le créancier vis-à-vis de son obligé, petit feu, long feu, qui fait la pénibilité de son sort et ses chances de durer.

                        Quiconque bénéficie de la plus grande liberté et égalité de statut, passe à la pire misère dès que quelqu’un lui rappelle, lui réclame un dû, un devoir.

                        La liberté, l’égalité constituent l’assise légaliste de la créance que seule la fraternité propose de partager voire d’effacer gratuitement.

                        Pour jeter quelqu’un à la rue ou en prison, on doit impérativement invoquer une dette fondée sur la liberté et l’égalité et ne surtout jamais évoquer la fraternité.


                      • Jason Jason 4 février 2012 15:56


                        Easy,

                        Je suis parfaitement votre raisonnement. Mais il y a des moments où il faut absolument abandonner les attitudes « diogènistes ». Les croyances diverses, les religions, les dissertations philosophiques ne peuvent rien face à la souffrance, ici et maintenant.

                        Alexandre le Grand n’a pas disserté pendant 3 jours avant de couper le noeud gordien. Il a agi.

                        Beaucoup de gens sur Avox s’indignent parce qu’il existe des riches. Ce qui m’horrifie, c’est qu’il y ait tant de pauvres.

                        Je ne saisis pasce que vous voulez dire avec les « 36 mois ». Et aussi le fait que vous évoquiez la créance subie. Une créance, ça s’ignore. A moins que l’huissier frappe à votre porte. Et encore... De plus, on peut honorer certaines créances morales.


                      • easy easy 4 février 2012 19:00



                        @ Jason

                        «  »«  » Je suis parfaitement votre raisonnement. Mais il y a des moments où il faut absolument abandonner les attitudes « diogènistes ». «  »«  »

                        Les attitudes diogénistes, nous sommes 97% à les abandonner. Le problème c’est qu’il reste donc 3% de gens qui disent préférer leur diogénisme à notre antidiogénisme ; Du coup, alors que sans cette exception, nous aurions pour mouliner et mouliner sur le « Surtout ne pas être dans le dénuement, surtout ne pas mourir parce que c’est forcément MAL » notre discours antisuicidaire est très affaibli.

                        Quand on est bien entre nous, les 97%, nous pouvons encore jour nos grands airs et, nous les Français, nous pouvons mouliner en « Regarde ce SDF, quel triste sort que le sien » Mais dès que nous sommes face aux diogénistes qui s’affirment plus heureux à poil, nous nous retrouvons cons et nous aurions envie de les exterminer ; Ce qui est exactement ce que nous faisons quand nous effaçons des Gitans préférant vraiment vivre sans maison.




                        «  »«  »«  » Les croyances diverses, les religions, les dissertations philosophiques ne peuvent rien face à la souffrance, ici et maintenant.«  »«  »« 

                        Ce que diraient les Gitans face à cette assertion c’est que eux se satisfont pleinement de ce que nous, les antidiogénistes appelons misère. et ils ajouteront que là où ils ressentent de la misère c’est quand nous ne tolérons pas de les voir vivre de manière si »misérable« . Ce n’est en aucun cas du diogénisme qu’ont souffert les Gitans. Ils n’ont souffert que de la prétention des 97% à imposer leur antidiogénisme




                         »«  »« Alexandre le Grand n’a pas disserté pendant 3 jours avant de couper le noeud gordien. Il a agi. ’’’’’’’
                        Exact ; Il était antidiogéniste et il a donc tranché. Papon aussi.


                         »«  » Beaucoup de gens sur Avox s’indignent parce qu’il existe des riches. Ce qui m’horrifie, c’est qu’il y ait tant de pauvres«  »«  »

                        Le combat des Français, parce qu’il est biaisé en raison de son antidiogénisme dont la bancalité est dissimulée, parce qu’il dénie la fraternité et la solidarité universelle, ne peut plus être qu’un combat de classe qui a certes besoin de solidarité mais de classe pécuniaire.

                        Archi coincés par leurs paradoxes, les Français jouent au Loto et jouent les nanabs au Club Med mais si un riche trébuche, il sera piétiné à mort.

                        Alors aussi bien quand on crie sa haine du riche que quand on crie qu’il y a trop de pauvres, on procède d’un discours quantitatif, on est dans la théorisation massive, on est dans la lutte des classes. Les Français seraient fraternels ou solidaires, ils iraient à aider les pauvres en silence et un à un, sans les énumérer. Sans faire de leur seul nombre la raison d’une colère qui ne vise en filigrane qu’à tuer les riches







                        «  »«  »« Je ne saisis pasce que vous voulez dire avec les »36 mois« .  »«  »« 
                        C’est le nom que l’on donnait aux engagés dont j’ai parlé parce qu’ils s’engageaient à bosser pendant 36 mois pour prix de leur traversée




                         »«  »« Et aussi le fait que vous évoquiez la créance subie. Une créance, ça s’ignore. »«  »«  »

                        Oui, une fois, une seule fois

                        Tant qu’une personne sur mille ignore ses créanciers, le principe de la créance peut perdurer

                        A partir de 10% de dettes non reconnues, le système du crédit tire le rideau

                        Vous pensez que nous pouvons nous passer du crédit. Très bien. Ne concevez donc jamais de devoir emprunter quoi que ce soit et expliquez-nous comment Jules Ferry aurait pu construire 32 000 écoles sans emprunter.


                      • Jason Jason 4 février 2012 20:39

                        @easy,

                        Je ne ferai pas de commentaire sur votre comparaison entre la décision d’Alexandre le Grand et celle de Papon. Vous provoquez ou amalgamez, là.

                        Vous parlez d’une sorte de créance : « C’est la stratégie qu’adopte le créancier vis-à-vis de son obligé, petit feu, long feu, qui fait la pénibilité de son sort et ses chances de durer ». Je maintiens qu’on peut y échapper.

                        Aussi, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. A savoir que nous pouvons nous passer de crédit, qui, lui, est aussi vieux que nos sociétés, et cela bien avant notre ère. Je ne souhaite pas débattre de la pertinence des obligations d’Etat. C’est un autre sujet.

                        En ce qui touche la fraternité, qui n’est pas quantifiable, ni sujette à l’exhibition médiatique, elle ne se manifeste, le plus souvent, que dans les cas où le sentiment de danger pour l’espèce, ressenti de près, entre en jeu. Et cela contrairement à la liberté et à l’égalité qui ont, chacune, des lois pour les promouvoir et éventuellement les protéger. Je sais aussi que cela fonctionne très mal. Cest une question de degré en comparaison de l’autres idéal, la fraternité.


                      • easy easy 4 février 2012 22:45

                        @ Jason

                        «  »« Je ne ferai pas de commentaire sur votre comparaison entre la décision d’Alexandre le Grand et celle de Papon. Vous provoquez ou amalgamez, là.  »«  »« 

                        J’ai l’impression que vous ne connaissez d’Alexandre que le film
                        Vous seriez plus au fait de son cours parcours, vous verriez qu’il a été le mentor de Papon.

                        Je veux bien, pour vous faire plaisir, écarter Papon de la discussion. Il nous resterait alors un Alexandre tranchant un sac de noeuds au lieu de peiner à le défaire sans rien couper. Et vous trouvez ça bien alors que son comportement a toujours été de trancher dans tout ce qui lui résistait en particulier à l’étranger. Dites-le clairement si nous aussi, nous devons régler nos difficultés en galopant sabre au clair par delà les monts et les vaux.

                        Dites aussi au boucher de couper d’un coup rapide entre vos deux jumeaux attachés par la tête.




                         »«  »«  » Vous parlez d’une sorte de créance : « C’est la stratégie qu’adopte le créancier vis-à-vis de son obligé, petit feu, long feu, qui fait la pénibilité de son sort et ses chances de durer ». Je maintiens qu’on peut y échapper. «  »«  »
                        Mais je suis tout à fait d’accord avec vous. Oui oui et oui nous pouvons y échapper. Reste qu’après ce sale coup porté aux créanciers, je ne vois pas bien comment vous réussirez à la convaincre de vous prêter encore la moindre sapèque.
                        Je ne discute pas que l’on puisse se défaire d’une créance mais des conséquences.


                        «  »«  »« Aussi, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. A savoir que nous pouvons nous passer de crédit, qui, lui, est aussi vieux que nos sociétés, et cela bien avant notre ère. Je ne souhaite pas débattre de la pertinence des obligations d’Etat. C’est un autre sujet. »«  »« 

                        J’avoue que j’ai du mal à voir de la cohérence dans vos propos. Pour ma part, je crois que si on plante un banquier, il est inutile d’aller lui emprunter à nouveau des sous.

                        Je vois que vous considérez comme moi qu’on ne peut pas se passer d’emprunter. je vous saurais gré de me démontrer comment un prêteur planté par un débiteur peut avoir encore confiance en lui (ou à quelles nouvelles conditions !) 

                         

                         »«  »«  » En ce qui touche la fraternité, qui n’est pas quantifiable, ni sujette à l’exhibition médiatique, elle ne se manifeste, le plus souvent, que dans les cas où le sentiment de danger pour l’espèce, ressenti de près, entre en jeu. Et cela contrairement à la liberté et à l’égalité qui ont, chacune, des lois pour les promouvoir et éventuellement les protéger. Je sais aussi que cela fonctionne très mal. Cest une question de degré en comparaison de l’autres idéal, la fraternité.«  »«  »

                        La liberté et l’égalité n’ont pas été quantifiées mais bornées. Et elles pont été bornées car il ne pouvait en être autrement, ces deux concepts étant complètement superfétatoires. Ce ne sont que des hochets pour séduire démagogiquement

                        En réalité un seul mot aurait suffit à notre devise : fraternité (pour l’aspect philosophique et éthique). Ce qui aurait coloré nos lois d’un constant rappel à la solidarité pour le meilleur et pour le pire.
                        Non, je rectifie : pour le meilleur et dans le pire.





                      • Jason Jason 5 février 2012 00:19

                        Correction : il aurit fallu lire nous ne pouvons pas nous passer de crédit. Désolé pour le malentendu.

                        Pour Alexandre, je ne fais pas allusion au personnage historique, mais au simple geste. Il y a un temps pour tout. Pour la réflexion et pour l’action.

                        Attendre, ratiociner, sont souvent des attitudes nuisibles. Les politiques et surtout les diplomates y excellent. C’est tout.

                        Le maillet du juge ou du commissaire priseur met fin aux hésitations. Il arrive un temps où il faut trancher et arrêter les débats. Et laissons les images de charge sabre au clair aux exaltés. Cela ne me convient pas.

                        La sagesse consiste à agir opportunément. 


                      • epicure 4 février 2012 00:45

                        Il ne peut y avoir de liberté réelle que si il y a égalité de pouvoir de décision.
                        Il n’y a égalité réelle qui on a tous les mêmes libres choix.

                        Il ne peut y avoir de liberté si certains peuvent prendre certaines des décisions et d’autres pas, et surtout si les premiers les imposent aux second, c’est la dictature, le despotisme etc...

                        De même que l’égalitarisme forcené, ce n’est plus l’égalité réelle, puisqu’il y a quelque chose au dessus des choix individuels : la volonté d’une communauté abstraite, indépendamment du choix de chaque individu la composant. Et comme cette volonté communautaire abstraite, ne sort jamais du néant, mais bien de décisions prises par des humains à un moment donné, il y a bien une situation inégalité où la volonté de certains s’imposent à d’autres.
                        En fait pour qu’il y ait vraiment égalitarisme, il faut que ceux qui prennent les choix des (restrictions, s’appliquent à eux mêmes les contraintes qu’ils imposent aux autres ( comme dans une communauté monacale ).
                        Sans ça c’’est juste une oligarchie totalitaire ou une dictature, mais reposant sur une inégalité.

                        Dans les deux cas il n’y a plus de fraternité

                        La fraternité étant l’attitude qui permet de lier les deux : on laisse à l’autre ses propres choix parce que c’est son égal en humanité. Là où l’attitude paternelle consiste à imposer ses choix à l’autre car c’est son inférieur, et dans le cas de l’égalitarisme, il n’est plus question de relation d’égal à égal, mais de sujétion à une seule et unique communauté, l’autre doit se plier aux choix de la communauté parce que c’est la communauté qui impose ses choix. La mise à niveau par le bas, n’étant juste que le marqueur de soumission à la communauté comme seul élément supérieur aux autres humains.

                        Dans une société qui est sous le signe de la marchandisation de tout pour le bénéfice de quelques uns, il n’y a ni liberté réelle, et encore moins égalité. Vu que la possession détermine la possibilité d’avoir des choix ou de ne pas en avoir, autres que virtuels. Donc ceux qui ne possèdent rien, n’ont plus de liberté concrète.

                        Au niveau des goûts, la liberté totale peux exister, à partir du moment où certains n’imposent les leurs aux autres, de même que pour les idées, s’il n’y a pas formatage des esprits.
                        Et al société marchande joue sur cet aspect pour nous faire croire à un sentiment de liberté.
                        On peut préférer porsche à ferrari ou vice versa, mais combien de personnes ont vraiment le choix de pouvoir acquérir une porsche et une ferrari ?
                        Dans la pratique les choix réels sont beaucoup plus limités pour la majorité des gens, et pour certains très limités, et malheureusement pas que pour des voitures sportives de luxe dont al possession n’est pas essentielle.

                        L’argent ne donne pas la liberté, mais le pouvoir, celui de faire des choix en sa possession que d’autres ne peuvent se permettre. Car le pouvoir c’est bien ça, pouvoir prendre des décisions que les autres, ne peuvent pas prendre, ou n’ont pas droit de prendre.
                        Il est absurde de parler de liberté et d’égalité sans parler de la notion de pouvoir, c’est à dire l’antithèse de la liberté et de l’égalité.

                        Et au final c’est bien ce que met en avant easy dans son message, l’égalité de droit seule n’est pas garante de al liberté, s’il n’y a pas d’autres garde fous, faisant de cette égalité un principe abstrait et non concret, si le pouvoir réel est toujours dans les mains de quelques uns et peut s’imposer durement sur les autres.

                        Actuellement au niveau politique, il n’y a pas de relation égalitaire entre le peuple et le pouvoir, cela signifiait que l’accès au pouvoir politique est équitable entre toutes les catégories sociales, et non une surreprésentation des catégoriesminoritaires qui travaillent favorablement pour les puissances économiques directement, ou indirectement.
                        La meilleure preuve a été l’arnaque antidémocratique du traité de Lisbonne, où une petite d minorité de gens appartenant en grande majorité à la bourgeoisie, ont voté un texte que le peuple avait refusé par référendum, les élus n’ont pas représenté le peuple mais leurs seuls intérêts..

                        Les dernières crises des dettes ont aussi montré que ce ne sont plus les peuples n’ont plus voix au chapitre au niveau économique, mais que ce sont des instances extra nationales qui prennent les décisions, et même qui placent les premiers ministres.

                        Donc on est loin de ce que décrit Tocqueville au sujet de l’égalité, puisque actuellement il n’y a a pas vraiment d’égalité mais des inégalité accrues.

                        Et surtout le despotisme ne repose pas sur l’égalité, mais bien sur l’inégalité entre le despote et le reste du peuple. Pour être despote il faut se considérer comme supérieur aux autres.
                        Un pouvoir égalitaire, est un pouvoir modeste et collectif, le contraire du despotisme.


                        • Jason Jason 4 février 2012 16:05


                          @ épicure,

                          Vous évoquez le despotisme. Celui-ci peut revêtir divers aspects. Dans nos démocraties, on constate l’évasion constante de la responsabilité nominale. Elle se dissout dans des systèmes (le mot « systémique » est très à la mode), des groupes d’intérêts puissants et discrets, etc.

                           Le despotisme a aussi une caractéristique, celle d’être voilé. Ne parle-t-on pas de régimes, d’institutions tyranniques, d’organisations dominatrices ? Qui se servent des procédures et des pratiques courantes (et légales ou bénéficiant des vides juridiques) pour arriver à leurs fins.


                        • epicure 4 février 2012 20:53

                          C’est pour ça que le terme oligarchie est plus approprié, il ne s’agit pas de forces supposées symboliques représentant l’intérêt général, mais bien des personnes réelles défendant leur intérêt privé, dont il est question.
                          Le despotisme, la dictature, c’est simple, il suffit de tuer une personne pour l’abattre (voir libye, irak etc...).
                          La puissance de l’oligarchie c’est que si tu attaques une personne, tu ne remet pas en question le système, quelqu’un d’autre prendra la place perdue. Il est plus difficile de viser des actionnaires anonymes que monsieur X de l’entreprise X.

                          Dans les deux cas on a une structure hiérarchique autoritaire.

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