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Accueil du site > Actualités > Société > Loi Dodo la Saumure

Loi Dodo la Saumure

Viol sur prostituée et harcèlement judiciaire.

Dans une relation à deux, une prostituée peut-elle porter plainte pour viol dans le cas où elle est forcée à rendre une prestation sexuelle malgré elle ?

Du point de vu du contrat moral passé entre la prostituée et son client, qui fixe notamment le prix des prestations qu'elle va donner, tel ou tel acte peut être compris ou exclu de ces prestations, et avoir ou non une tarification spécifique. La question est de savoir s'il y a viol en cas de transgression de cet accord quelque soit le fait considéré (fellation, rapport vaginal, sodomie et autres). On voit bien que, dans la relation entre la prostituée et son client, l'absence de contrat écrit et de témoins est un obstacle à la recherche de la vérité en cas de conflit sur les prestations attendues et délivrées.

Par ailleurs, que ce soit dans des relations à deux ou en groupes, il faut considérer qu'en fonction des circonstances, au moment de se faire tel ou tel acte, et ce pour diverses raisons qui peuvent tenir d'une part à la nature du (ou des) partenaire(s) et à leur état physique et mental à ce moment là, et d'autre part à l'état physique et moral de la prostituée elle-même, la prostituée est en droit de refuser. Si le client malgré les protestations et gestes de défense de la prostituée passe à l'acte, on peut considérer qu'il y a viol. Toutefois cette décision exige que des témoins apportent des preuves indiscutables, et en l'absence de témoins on ne voit pas ce qui permettrait de conclure au bénéfice de l'un ou de l'autre. Le viol ne pourrait donc être retenu que dans le cas de relations sexuelles en groupe.

Il y a donc matière à légiférer pour imposer un contrat écrit, en quatre exemplaires, signés par les deux parties (un exemplaire sera adressé à l'autorité nationale compétente, un autre à la Commission de Bruxelles). Cette Loi pourrait porter le titre de « Loi Dodo la Saumur ».

NB : toute relation avec des faits réels serait fortuite.


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15 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 29 mai 2012 12:00

    Bonjour, Gérald.

    Oui, indiscutablement, il y a viol lorsque la prostituée subit sous la contrainte des actes non consentis. Dès lors, la prostituée doit pouvoir bénéficier du droit comme n’importe quelle femme victime d’abus sexuels.

    De là à passer par un « contrat » avant toute relation tarifée, il y a une marge totalement irréaliste car, outre le caractère administratif guère compatible avec les pratiques de la prostitution, vous oubliez qu’un contrat, pour être valable, doit clairement identifier les contractants ce qui est en général incompatible avec les souhaits de la clientèle.

    Mias surtout vous oubliez que le viol existe jusque dans la sphère privée au sein d’un couple marié. Imaginez-vous que le mari et la femme doivent également passer par un contrat à chaque fois qu’ils envisagent une relation sexuelle ? Cela ne tient évidemment pas la route, et pourtant chaque semaine des plaintes pour viol intra couple sont déposées par des femmes ayant subi des actes sous la contrainte.


    • Robert GIL ROBERT GIL 29 mai 2012 13:29

      il serait bon de se demander si la satisfaction de tous les désirs est la phase ultime de la liberté individuelle. La phase ultime de ceux qui ont les moyens de se l’offrir, évidement. Les autres subissent. La norme du système capitaliste est que tout s’achète et tout se vend, alors qu’en réalité, tout autre rapport qu’un rapport désiré, pas seulement consenti, mais désiré est un viol, tarifé ou non.....
      lire :
      http://2ccr.unblog.fr/2011/12/16/prostitution-alors-on-fait-quoi/


      • Antoine 30 mai 2012 00:16

         Faut se cultiver ou voyager pépère : les sociétés sous régimes communistes étaient bourrées de putes, elles importaient le Q capitaliste ? Bien évidemment, le viol n’y existait pas non plus, hein ?


      • Robert GIL ROBERT GIL 30 mai 2012 09:44

        lorsque je voyage, je ne voyage pas specialement « pepere » mais plutot en mode "sportif !


      • Antoine 30 mai 2012 22:25

        Contresens : lire « voyager, pépère ». Sur la forme ok mais pour le reste...


      • jef88 jef88 29 mai 2012 13:40

        Du point de vu du contrat moral passé entre la prostituée et son client

        Ahhhh !
        C’est moral ????????????????????????????????????


        • jacques jacques 29 mai 2012 17:26

          payer une prostituée en fausse monnaie est-ce un vol ou un viol ?


          • Lisa SION 2 Lisa SION 2 29 mai 2012 18:17

            Bonjour GQ,

            j’ai cru d’abord à une parodie, et puis... ? Alors donc après la libéralisation de la femme, vient la libéralisation des prix de la femme...Lorsque les prix et les prestations auront été fixées sur le papier légal, sur que c’est à la femme qu’il manquera l’ultime qualité

            A ce propos, Saumur n’est elle pas la capitale nationale de la cavalerie : http://maps.google.fr/maps?q=saumur&hl=fr&ll=47.262223,-0.083771&spn=0.009058,0.021029&sll=46.75984,1.738281&sspn=4.681283,10.766602&t=h&hnear=Saumur,+Mag-§Et-Loire,+Pays+de+la+Loire&z=15


            • Claudec Claudec 29 mai 2012 20:37

              La dernière histoire que se racontent les bobos.

              Les faits se sont passés aux USA et ont été révélés par un américain n’ayant pas précisé l’identité de son héros, probablement par basse jalousie et pour ne pas flatter l’ego du français moyen.

              Au lendemain d’une sordide affaire de mœurs, au cours de tests de routine comme seuls savent en imaginer les psychologues américains, l’inculpé s’avéra capable de casser une noisette sur le coin d’une table à l’aide de son membre viril. Une performance aussi étonnante, longtemps tenu secrète bien qu’ayant pu expliquer l’usage abusif que le possesseur de ce sexe phénoménal pouvait en faire, finit par franchir les murs de la prison où l’intéressé achevait de purger la longue peine à laquelle il avait été condamné et parvint aux oreilles d’un expert en sexologie. Ce dernier décida donc, pour les besoins de ses études, de vérifier par lui-même et réussit à obtenir l’autorisation d’interviewer le prisonnier dans sa cellule. Lorsqu’il en vint à lui demander s’il se sentait encore capable de procéder à la démonstration qu’il avait faite à la lointaine époque de son arrestation, son interlocuteur se saisit, non pas d’une noisette mais d’une noix de coco et l’ayant disposée sur le coin de la table la fit éclater d’un coup de son sexe.

              Médusé, le savant lui demanda :

              — pourquoi une noix de coco et non pas une noisette comme cela m’a été rapporté ?

              — Mon pauvre ami, lui répondit le prisonnier avec tristesse, des années se sont écoulées depuis les noisettes, et avec le temps, ma vue n’est hélas plus ce qu’elle était.


              • Nangala 29 mai 2012 22:35

                Cursoux, votre persiflage n’est pas de mise. Des prostitué-e-s se font violer TOUS les jours, et oui, ils/ elles ne portent pas plainte parce que les autororités ne les prennent pas au sérieux (« des tapins »), requalifiant des agressions graves (points de suture à l’anus...) en « agressions sexuelles », voire n’enregistrent même pas la plainte du tout et ne se donnent pas davantage la peine d’enquêter.


                Mais le plus gros blocage provient souvent des personnes prostituées elles-mêmes qui disent souvent ne pas porter plainte parce que de toute façon, elles font « ça » toute la journée (« ça » = se faire violer, d’une façon ou d’une autre : du viol physique, on passe ici au viol de l’intime, de la conscience, qu’aucun argent au monde ne peut réparer).

                Nota bene : les clients parlent de prestations sexuelle tarifées, tandis que les personnes prostituées parlent de viol. 

                Il y a, entre les deux, un abîme que votre humour à deux balles ferait bien de ne pas sonder.

                • Antoine 30 mai 2012 00:22

                   Le problème est que le corps humain n’est pas dans le commerce et ne peut faire l’objet d’un contrat. Cela dit, c’est la théorie mais si on veut pousser le raisonnement, la pute ne vend ni ne loue son corps, ce serait plutôt une prestation de service. Pour le reste, convenir par contrat écrit circonstancié d’une partie de Q, bonjour la fantaisie...


                  • oncle archibald 30 mai 2012 11:13

                    Té Antoine, moi aussi je mouiiiinssse .. parce que je trouve la photo du petit chat très jolie ...


                  • Antoine 30 mai 2012 22:29

                     Eh bien chochotte, on défrise pour « pute », ’mec« , »nana« . Normal avec un oeil crevé et ce qu’il y a derrière probablement dans le même état !

                    ps. »pute", les concernées le disent elle-mêmes et cela ne chiffonne que les cureton(e)s...


                  • oncle archibald 30 mai 2012 09:05

                    Un QCM en double exemplaire, deux signatures authentiques par apposition des empreintes digitales sur chaque exemplaire, et hop .. En voiture Simone ! 

                    Ah c’est beau le progrès, vive la vie moderne et l’automatisation des tâches ...

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