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Accueil du site > Actualités > Société > Loi Hortefeux : l’autorisation des études « ethniques » va renforcer (...)

Loi Hortefeux : l’autorisation des études « ethniques » va renforcer le communautarisme en France

Le projet de loi défendu par Brice Hortefeux a soulevé beaucoup de polémiques sur les tests ADN ou sur l’exclusion des sans-papiers à un logement d’urgence. Mais une autre disposition aurait dû aussi susciter un débat qui n’a étrangement pas eu lieu.

Ce mardi 16 octobre 2007, la commission paritaire rassemblant quatorze parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat va statuer sur la loi Hortefeux et leur chambre statuera en séance publique respectivement le 22 et le 23 octobre 2007.

En effet, comme le texte adopté par le Sénat est différent de celui adopté par l’Assemblée nationale, une commission paritaire doit se mettre d’accord sur le texte final acceptable des deux chambres.

Cette réunion est donc d’autant plus importante que la procédure dite d’urgence empêche une seconde lecture à l’Assemblée nationale.

Certes, le suspense est faible puisque le Premier ministre François Fillon a annoncé le 15 octobre 2007 que le gouvernement soutenait l’amendement Mariani sur les tests ADN adouci par le Sénat.

Malgré les protestations très vives de personnalités de tous bords (gauche, centre, mais aussi UMP avec Dominique de Villepin et François Goulard, par exemple), un grand rassemblement à Bercy le 14 octobre 2007 et plus de deux cent mille signataires à la pétition contre ces tests ADN, François Fillon et Brice Hortefeux semblent être confortés par un sondage qui donne 56 % des Français approuvant cette disposition.

Cependant, cette disposition ne doit pas cacher non plus une autre disposition du projet que je considère, elle aussi, très contestable : la possibilité de recourir à des statistiques dites ethniques.

D’ailleurs, la Secrétaire d’État chargée de la Ville, Fadela Amara, l’avait aussi évoqué lorsqu’elle avait lancé le "dégueulasse" à la figure du gouvernement le 9 octobre 2007 : « ça aussi c’est un autre combat. Je ne veux pas qu’on définisse les gens en fonction de leurs origines, de leur religion. Créer des catégories de population c’est dangereux ».

Si le fait que Fadela Amara se maintienne au gouvernement avec une telle loi reste pour moi l’un des mystères de la politique actuelle (le président Sarkozy exercerait-il une sorte de fascination ?), elle a cependant eu raison de parler de ce point-là car il aurait pu passer inaperçu.

De quoi s’agit-il ?

L’article 20 du texte voté par le Sénat et également voté par l’Assemblée nationale parle en effet des : « traitements nécessaires à la conduite d’études sur la mesure de la diversité des origines des personnes, de la discrimination et de l’intégration (...). Lorsque la complexité de l’étude le justifie, la commission peut saisir pour avis un comité désigné par décret. Le comité dispose d’un mois pour transmettre son avis. À défaut, l’avis est réputé favorable. ».

Jusqu’à maintenant, les études sur des critères d’origine sont interdites sauf dans des cas ponctuels où la CNIL doit donner l’autorisation.

La CNIL explique ainsi : « Le recueil de données relatives à l’origine raciale ou ethnique réelle ou supposée dans le cadre de la mesure de la diversité doit être en l’état écarté. En effet, il n’existe pas à l’heure actuelle de référentiel national de typologies "ethno-raciales" ».

La loi est d’ailleurs assez sévère puisque la France, dans l’article 226-19 du Code pénal, interdit la « mise ou conservation en mémoire informatisée sans le consentement exprès de l’intéressé, des données à caractère personnel qui, directement ou indirectement, font apparaître (notamment) les origines raciales ou ethniques ».

Ainsi, l’an dernier, le ministère de l’Éducation nationale avait remis le débat sur les rails en demandant une enquête basée sur l’origine ethnique, suscitant déjà quelques polémiques.

Le débat n’est donc pas nouveau.

Mais pourquoi est-il aujourd’hui silencieux ?

Certains estiment que c’est une fausse querelle menée essentiellement par des démographes pour accroître leur notoriété. Ils font remarquer par exemple que l’utilisation du pays de naissance non seulement de la personne enquêtée, mais également de celui de ses parents n’est pas nouvelle et donne une idée claire des l’intégration des immigrés.

Selon François Héran, directeur de recherche à l’INED, « l’étude des origines peut remonter au lieu de naissance des parents à condition de s’effectuer dans le cadre d’une étude anonyme et spécialisée où sa pertinence scientifique et sociale est avérée. L’appréciation de cette pertinence ne dépend pas seulement des sociologues ou des démographes qui conçoivent l’enquête, elle doit émaner aussi d’institutions telles que le Cnis et la Cnil, qui représentent à leur manière l’ensemble du corps social. ».

I. Arguments pour les études "ethniques"

I.1. Lutter efficacement contre les discriminations

Les promoteurs des études statistiques se servant de ces critères d’origine évoquent souvent le besoin de visibilité pour lutter efficacement contre les discriminations.

L’Union européenne a en effet demandé (avec raison) à tous ses pays membres de lutter le mieux possible contre toutes les discriminations dans tous les domaines de la vie et, principalement, dans l’emploi et le logement.

Des démographes comme Patrick Simon (de l’INED) et des hommes politiques, notamment Nicolas Sarkozy quand il était le ministre de l’Intérieur, s’étaient prononcés en faveur d’un "comptage ethnique" en affirmant vouloir ainsi lutter contre les discriminations.

I.2. Favoriser la diversité dans les entreprises

Autre argument, c’est la possibilité de mesurer la "diversité" dans les entreprises. C’est d’ailleurs très étrange que cette notion très américaine (que je connais très bien pour avoir collaboré au sein d’une grand groupe américain) arrive en France dans un système social totalement différent.

Chaque année, les groupes américains ont un chapitre concernant la "diversity" dans leur rapport annuel, et c’est l’un des critères de réussite ou d’échec de l’entreprise.

La philosophie générale est d’ailleurs très intéressante. Il s’agit de rassembler dans une même entité le maximum de personnes d’origines, de cultures et de méthodes très différentes afin de l’enrichir et d’en faire une entité encore plus performante.

La France qui est beaucoup trop uniforme dans son mode de pensée a évidemment intérêt à prendre exemple sur ces différences qui renforcent et non qui affaiblissent.

Et c’est apparemment la victoire de l’équipe de France de football à la Coupe du monde de 1998 qui aurait fait prendre conscience de l’enjeu de la diversité dans les entreprises.

Mais l’utilisation statistique de ces données est fort discutable dans la tradition républicaine qui veut qu’un Français doit être pris en considération en tant que tel et pas en tant que membre d’une communauté particulière (ethnique, religieuse, sexuelle...) comme c’est le cas aux États-Unis.

II. Arguments contre les études "ethniques"

Ainsi, je vois quatre problèmes posés par la possibilité qu’ouvre la loi Hortefeux à des études sur des critères ethniques.

II.1. La définition des critères

Comme l’expliquait la CNIL, la définition des critères d’origine est très partielle. Or, les scientifiques chargés de réaliser des études doivent absolument naviguer sur des critères objectifs et fiables (dont la définition ne changent pas d’une étude à l’autre).

Trois approches sont possibles.

D’une part, une information sur l’ascendance. Elle est déjà amplement utilisée. Lieu de naissance des parents, voire des grands-parents. C’est une approche objective et rationnelle qui ne semble pas faire l’objet de contestation.

Ensuite, l’origine déclarée. Là, cela devient nettement plus subjectif. Surtout lorsqu’on ne peut choisir qu’une seule case et qu’on a plusieurs origines à la fois. Par exemple, des jeunes Français d’origine maghrébine sont des maghrébins en France, mais considérés comme des Français au Maghreb.

Enfin, l’identité "ethno-raciale". Par exemple, basée sur la couleur de la peau. Pour Patrick Simon, cette information est importante puisque les Antillais peuvent aussi être victimes de discriminations. Mais ce critère est encore plus litigieux que le second puisque, par exemple, un Kabyle qui a une peau très blanche pourra se sentir plus proche d’Algériens que de Français ou inversement.

Ce dernier critère a été utilisé dans des époques très sinistres comme l’esclavage, la colonisation ou l’Occupation sous Vichy.

II.2. La tradition républicaine face au communautarisme

Il ne s’agit pas d’agiter un chiffon rouge avec marqué "République" dessus. Il s’agit de rappeler quelques valeurs qui, jusqu’à maintenant, avaient fait consensus en France.

Je me souviens avoir assisté il y a une dizaine d’années à l’Institut d’études politiques de Grenoble à une conférence du sociologue Alfred Grosser qui avait commencé par le problème de sa propre identité : est-il Allemand ? est-il Français ? (Il a quitté l’Allemagne pour la France à l’âge de 8 ans).

Et de conclure qu’il n’avait pas UNE identité, mais de multiples, sa nationalité, son sexe, sa religion, son lieu de naissance, son opinion politique, son métier, sa sexualité, etc., et que vouloir les réduire à ses seules origines tronquerait sa personnalité.

C’est bien là le problème du communautarisme, c’est celui de ne prendre chaque individu non pas comme un tout complexe, mais par un seul aspect. Le représentant d’une sexualité, d’une religion ou d’une origine ethnique. Alors qu’un individu se distingue plutôt par ses actes, ses mérites, ses études, ses opinions, bref, par ses spécificités individuelles... beaucoup plus que par des éléments qui sont innés.

Permettre plus généralement (et non plus ponctuellement) des études "ethniques", c’est faire une brèche dans cette considération des personnes.

Et là, il s’agit bien d’un débat sur les valeurs, sur l’évolution qu’on souhaite de la société française.

Car les dérives peuvent survenir très rapidement.

II.3. Dérives vers le marketing "ethnique"

La dérive est déjà bien en place.

Ainsi, les entreprises de cosmétiques ont déjà fait réaliser des études sur les besoins ou envies des consommatrices en fonction de la couleur de leur peau (c’est compréhensible pour le maquillage évidemment).

Un site internet vante ainsi les études liées à l’origine : « Comment se décrivent-elles ? (origine ethnique, couleur de la peau, état de la peau, état du cheveux, fréquentation des instituts de beauté et salon de coiffure) ».

France Télévisions vient même de diversifier l’évaluation quantitative de son audience par Médiamétrie en cherchant une mesure qualitative, notamment par une étude sur l’origine de ses téléspectateurs, jugeant que « le panel "ethnique" est réclamé par "les annonceurs et les agences médias" ».

On peut imaginer que l’autorisation des enquêtes basées sur les origines (comme le prévoit le projet de loi Hortefeux) va multiplier ce genre d’études à simple but consumériste, renforçant mécaniquement les discriminations sociales en rendant l’offre économique plus axée sur ce qui différencie plutôt que sur ce qui rassemble.

II.4. Dérives vers le fichage des origines

L’autre point qui est très contestable concerne la finalité de telles études.

Parfois, elles sont anonymes et permettent sans doute une meilleure visibilité sur une situation sociale donnée encore que si les critères sociaux ne sont pas couplés, l’intérêt scientifique sera rapidement nul.

Mais pour d’autres enquêtes, les formulaires sont nominatifs, et c’est là le danger. Pour des enquêtes de grande ampleur organisée par l’État comme le recensement, il n’y a pas trop de souci car les procédures sont claires et strictes et mises en œuvre par les municipalités (pas sous-traitées).

En revanche, c’est peut-être moins le cas pour, par exemple, une entreprise qui souhaiterait avoir une vue claire de la diversité des origines de ses employés.

Et la question est bien celle-ci : cette connaissance aboutira-t-elle à réduire les discriminations ou à les maintenir ? Voire à les renforcer ?

Un préfet d’origine maghrébine peut-il être heureux de l’étalement médiatique de son origine alors qu’il a travaillé dur pour obtenir sa nomination qui pourrait être perçue comme un simple caprice de prince ? N’est-ce pas dévalorisant ?

La question se posait déjà avec l’obligation de la parité sur les listes municipales (entre autres) et, dans une autre mesure, avec l’institution du PACS qui officialise par exemple un couple homosexuel (le fait de déclarer publiquement un couple homosexuel parie sur le fait que la société a définitivement accepté l’homosexualité, ce que j’espère, mais si quelqu’un voulait pourchasser les homosexuels, il aurait maintenant moins de mal).

Petit à petit, la vie d’un individu devient de plus en plus transparente. Des données de plus en plus précises s’accumulent sur lui, de façon plus ou moins connue. Des caméras de surveillance se multiplient dans les rues où il évolue. Des drones se manipulent désormais au-dessus de sa tête. Des traçages informatiques s’organisent pour le pister.

Et si toutes ces données tombaient dans d’odieuses mains ?

Pour aller plus loin, quatre documents :

1. Colloque sur les statistiques ethniques (octobre 2006).

2. Note de veille de l’ancien Commissariat au Plan (juillet 2006).

3. Rapport de l’enquête sur la mesure de la diversité (2006).

4. Les statistiques ethniques, un sujet tabou (novembre 2005).


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70 réactions à cet article    


  • Lino Pralino La Praline 16 octobre 2007 14:22

    Sarkozy est un spécialiste des études « ethniques » :

    Sarkozy : « Les Noirs plus violents que les Arabes »

    http://archquo.nouvelobs.com/cgi/articles?ad=societe/20051201.OBS7208.html&host=http://permanent.nouvelobs.com/

    Sarkozy : « La famille maghrebine a mieux tenu que la famille africaine »

    http://www.dailymotion.com/video/x1sy3e_sarkozy-en-off-fait-peur


    • Universitaire 1995 16 octobre 2007 15:54

      Le domaine des « études ethniques » s’est prêté, au cours de l’histoire, à de nombreuses pratiques très peu scientifiques et aux plus incroyables manipulations politiques. Lire, par exemple, cet article :

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=119

      Nicolas Sarkozy, l’Etat et l’identité nationale (2)

      (...)

      A ce stade, la décence commande de rappeler la manière dont les populations de vastes zones de la planète, notamment en Afrique, ont été asservies par la force brute des canonnières au cours de la « grande expansion coloniale », dans des conditions incroyablement humiliantes et par des pratiques d’une violence et d’un racisme extrêmes. En témoigne le discours de Jules Ferry du 28 juillet 1885 devant la Chambre des Députés, dont voici un extrait tiré du site de l’Assemblée Nationale qui évoque un « grand moment d’éloquence parlementaire » :

      [début de l’extrait du discours de Jules Ferry]

      « (Jules Ferry) Messieurs, il y a un second point, un second ordre d’idées que je dois également aborder, le plus rapidement possible, croyez-le bien : c’est le côté humanitaire et civilisateur de la question.

      Sur ce point, l’honorable M. Camille Pelletan raille beaucoup, avec l’esprit et la finesse qui lui sont propres ; il raille, il condamne, et il dit : Qu’est ce que c’est que cette civilisation qu’on impose à coups de canon ? Qu’est-ce sinon une autre forme de la barbarie ? Est-ce que ces populations de race inférieure n’ont pas autant de droits que vous ? Est-ce qu’elles ne sont pas maîtresses chez elles ? Est-ce qu’elles vous appellent ? Vous allez chez elles contre leur gré ; vous les violentez, mais vous ne les civilisez pas.

      Voilà, messieurs, la thèse ; je n’hésite pas à dire que ce n’est pas de la politique, cela, ni de l’histoire : c’est de la métaphysique politique...(Ah ! ah ! à l’extrême gauche.)

      Voix à gauche. Parfaitement !

      M. Jules Ferry.... et je vous défie - permettez-moi de vous porter ce défi, mon honorable collègue, monsieur Pelletan -, de soutenir jusqu’au bout votre thèse, qui repose sur l’égalité, la liberté, l’indépendance des races inférieures. Vous ne la soutiendrez pas jusqu’au bout, car vous êtes, comme votre honorable collègue et ami M. Georges Perin, le partisan de l’expansion coloniale qui se fait par voie de trafic et de commerce.

      [...]

      Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures... (Rumeurs sur plusieurs bancs à l’extrême gauche.)

      M. Jules Maigne. Oh ! vous osez dire cela dans le pays où ont été proclamés les droits de l’homme !

      M. de Guilloutet. C’est la justification de l’esclavage et de la traite des nègres !

      M. Jules Ferry. Si l’honorable M. Maigne a raison, si la déclaration des droits de l’homme a été écrite pour les noirs de l’Afrique équatoriale, alors de quel droit allez-vous leur imposer les échanges, les trafics ? Ils ne vous appellent pas ! (Interruptions à l’extrême gauche et à droite. - Très bien ! très bien ! sur divers bancs à gauche.)

      M. Raoul Durai. Nous ne voulons pas les leur imposer ! C’est vous qui les leur imposez !

      M. Jules Maigne. Proposer et imposer sont choses fort différentes !

      M. Georges Perin. Vous ne pouvez pas cependant faire des échanges forcés !

      M. Jules Ferry. Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures... (Marques d’approbation sur les mêmes bancs à gauche - Nouvelles interruptions à l’extrême gauche et à droite.)

      M. Joseph Fabre. C’est excessif ! Vous aboutissez ainsi à l’abdication des principes de 1789 et de 1848... (Bruit), à la consécration de la loi de grâce remplaçant la loi de justice.

      M. Vernhes. Alors les missionnaires ont aussi leur droit ! Ne leur reprochez donc pas d’en user ! (Bruit.)

      M. le président. N’interrompez pas, monsieur Vernhes !

      M. Jules Ferry. Je dis que les races supérieures...

      M. Vernhes. Protégez les missionnaires, alors ! (Très bien ! à droite.)

      Voix à gauche. N’interrompez donc pas !

      M. Jules Ferry. Je dis que les races supérieures ont des devoirs...

      M. Vernhes. Allons donc !

      M. Jules Ferry. Ces devoirs, messieurs, ont été souvent méconnus dans l’histoire des siècles précédents, et certainement, quand les soldats et les explorateurs espagnols introduisaient l’esclavage dans l’Amérique centrale, ils n’accomplissaient pas leur devoir d’hommes de race supérieure. (Très bien ! très bien !) Mais, de nos jours, je soutiens que les nations européennes s’acquittent avec largeur, avec grandeur et honnêteté, de ce devoir supérieur de civilisation.

      M. Paul Bert. La France l’a toujours fait !

      M. Jules Ferry. Est-ce que vous pouvez nier, est-ce que quelqu’un peut nier qu’il y a plus de justice, plus d’ordre matériel et moral, plus d’équité, plus de vertus sociales dans l’Afrique du Nord depuis que la France a fait sa conquête ? Quand nous sommes allés à Alger pour détruire la piraterie, et assurer la liberté du commerce dans la Méditerranée, est-ce que nous faisions œuvre de forbans, de conquérants, de dévastateurs ? Est-il possible de nier que, dans l’Inde, et malgré les épisodes douloureux qui se rencontrent dans l’histoire de cette conquête, il y a aujourd’hui infiniment plus de justice, plus de lumière, d’ordre, de vertus publiques et privées depuis la conquête anglaise qu’auparavant ?

      M. Clemenceau. C’est très douteux ! »

      [fin de l’extrait du « grand moment d’éloquence parlementaire »]

      La première constatation qui s’impose, à la lecture de ce débat hallucinant, est que les « théoriciens » de l’impérialisme protectionniste comme Jules Ferry ne brandissaient pas la théorie des « races supérieures » sur la base d’une quelconque conviction. Ils le faisaient sans trop d’égards et de la manière la plus cynique, parce qu’elle convenait aux intérêts des groupes financiers et des grands spéculateurs. Ferry avoue ouvertement que la raison d’être de son discours est, entre autres, de pouvoir « imposer les échanges, les trafics » aux « noirs de l’Afrique équatoriale ». Le reste relève de la pure mise en scène. L’ancien président du Conseil était sans doute bien conscient du caractère parfaitement antiscientifique de sa « théorie », mais il s’en fichait éperdument. C’est cela, la politique politicienne.

      (...)


    • Universitaire 1995 16 octobre 2007 16:17

      Voir, aussi, cet autre article :

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=171

      Sarkozy, opium du « peuple de gauche » : 3 - G8 et hallucinations de la « gauche à venir »

      (...)

      Quant à l’Afrique, sur laquelle le Pape s’émeut, ce n’est pas les missionnaires qui ont manqué dans ce continent, dont la détresse est le produit de la domination qu’il subit depuis très longtemps de la part des grands holdings des pays dits « riches ». Avec, à la tête de ces derniers, des gouvernements de « droite » comme de « gauche » ou de « centre ».

      Pareil pour d’autres zones de la planète. A propos du rôle du gouvernement « travailliste » britannique de Harold Wilson dans le coup d’Etat de Suharto en Indonésie, qui se solda par l’extermination d’environ un million d’indonésiens depuis 1965, un article de Nick Cohen de septembre 1999 sur le site du Guardian, intitulé : « Labour : quartermaster to tyranny in East Timor », rappelle : « In 1965 Michael Stewart, the Foreign Secretary in Harold Wilson’s Labour Government, surveyed the mass graves of Indonesia with an air of satisfaction and expectation. Britain had facilitated the murders of about one million Indonesians in the coup that brought pro-Western General Suharto to power ». Quelques années plus tard, les fascistes chiliens qui appellaient au coup d’état militaire contre Salvador Allende employaient le slogan : « Yakarta ya viene » (Djakarta arrive). Ce n’est qu’un exemple.

      Au début de la « grande expansion coloniale » française, qui fut principalement l’œuvre du « centre gauche », Léon Gambetta écrivait en 1882 :

      « La civilisation européenne aura à lutter un jour contre la subversion de la race chinoise... La France doit conserver son rôle de soldat de la civilisation. Dans le choc qui aura lieu, la civilisation latine, dont la France est la tête, doit préparer son terrain sous peine d’être écrasée et annihilée en Asie Centrale entre la race anglo-saxonne et la race slave. Il faudra donc que la France s’établisse au Tonkin... afin de mettre la main sur l’Annam, sur le Royaume du Siam et sur la Birmanie et d’avoir ainsi barre sur les Indes, et d’aider la civilisation européenne contre la race jaune. »

      (Source : « L’expansion 1981-88 », de Pierre Guillen, Imprimerie Nationale, Paris 1985, p. 180).

      Trois ans plus tard, un autre politique du « centre gauche », Jules Ferry, défendait les « droits et devoirs des races supérieures » dans son discours du 28 juillet 1885 devant la Chambre des Députés. Que signifient les notions de « droite », « gauche » et « centre » à la lecture de ce genre de textes ? Ce qui est bien réel, c’est le système économique, social et politique en place. En 1914, les dirigeants « socialistes » de plusieurs pays appelleront à la guerre au nom de l’ « union sacrée », Léon Jouhaux n’hésitera pas à ce faire aux obsèques de Jean Jaurès. Dans la foulée de cette guerre pour le contrôle des colonies, Léon Blum poursuivra sa carrière d’ « élite » de l’appareil d’Etat en tant que chef de cabinet du ministre « socialiste » et franc-maçon Marcel Sembat

      En 1925, Blum emploiera encore devant la Chambre des Députés le langage de Jules Ferry sur les « races supérieures ». Etc... Aujourd’hui, c’est aux mêmes puissances, et à peu près aux mêmes courants politiques, qu’il faudrait, nous dit-on, faire confiance pour résoudre les problèmes de la planète, du continent et de la France.

      (...)


    • Universitaire 1995 16 octobre 2007 16:31

      Et le pire, c’est que la période actuelle se caractèrise par une perte d’autonomie des chercheurs et par une prolifération des faux scientifiques. Lire, entre autres, cet article d’Isabelle Debergue :

      http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=9933

      Le scandale chronique des résultats scientifiques falsifiés : crise du lobbying et des pouvoirs discrétionnaires

      L’affaire des résultats falsifiés sur le clonage de cellules souches humaines à l’Université de Séoul nous est souvent présenté, en France, comme un cas isolé, un problème « coréen ». Mais les résultats falsifiés étaient parus dans la très prestigieuse revue américaine Science. A présent, on nous parle également d’une « douche froide pour les ambitions technologiques chinoises » (Nouvel Observateur, 16 mai) du fait qu’un jeune chercheur en informatique formé aux Etats-Unis, qui avait annoncé la mise au point d’un nouveau processeur digital, s’est avéré être un faussaire : il semblerait que « la pression (soit) trop forte sur les scientifiques chinois ». La réalité est que ces affaires sont loin d’être les seules qui secouent depuis longtemps les institutions scientifiques au niveau mondial, et pas spécifiquement en Chine ou en Corée. Un peu partout, de nombreux résultats falsifiés ont passé sans difficulté le barrage des « comités de lecture » dans les principales revues internationales. Les auteurs de ces faux sont invariablement des chercheurs connus et devenus influents, pas des « marginaux ». L’exemple coréen constitue, précisément, une poignante illustration de la crise profonde que traverse le monde scientifique dans l’ensemble des pays industrialisés. Mais pas seulement : il s’agit en réalité d’un problème plus global de notre société, celui des effets néfastes du lobbying, des pouvoirs discrétionnaires et de l’immunité institutionnelle.

      (...)

      Dans tous les pays industrialisés, les hiérarchies des institutions académiques et scientifiques sont super-protégées par leur condition de détentrices du pouvoir de décerner des diplômes, par leurs liens directs avec le milieu des décideurs, par leur participation à de nombreuses activités au sommet de l’Etat et des grandes entreprises privées, par leur osmose avec les plus puissants secteurs de l’Etat, leurs contrats industriels, leur contrôle dans l’ensemble d’importantes administrations avec des budgets très conséquents... Qui les contrôle vraiment, qui ose les censurer ? Personne, sauf rares exceptions. En général, on fait confiance au « jugement par les pairs ». Mais, de nos jours, le « jugement par les pairs » est devenu le lobbying des personnes influentes, à l’échelle nationale et internationale. Si quelqu’un est détenteur d’un pouvoir significatif, « on lui fait confiance », et c’est réciproque. Mais avec une telle logique, l’évaluation scientifique, le contrôle administratif... ne peuvent que dépérir. Le pouvoir devient alors, de fait, discrétionnaire, et incontrôlé, le corporatisme des coupoles aidant, et quoi qu’en disent les textes statutaires que l’on affiche pour la galerie.

      Il va de soi, d’ailleurs, que ce problème d’immunité institutionnelle n’est pas circonscrit aux institutions scientifiques. Mais les événements récents, y compris en France, mettent en évidence le développement au sein de ces dernières d’une crise devenue d’autant plus profonde qu’il ne semble exister aucune volonté politique de s’y attaquer. En 2005, les Français ont assisté à la mise en examen de trois importants établissements universitaires et scientifiques en rapport avec l’affaire de l’amiante de Jussieu (voir le site du comité anti-amiante), au constat de la faillite des experts dans l’affaire d’Outreau (parmi lesquels se trouvait un professeur directeur de laboratoire), à la montée des tensions au sein des instances dirigeantes du CNRS qui a abouti à la démission du président début janvier et à un changement de directeur général deux semaines plus tard... Dans un communiqué se plaignant de cette dernière mesure, l’équipe de direction sortante défendait ses orientations dans le sens d’un renforcement du « management ». Précisons qu’une fonction de « directeur scientifique général » du CNRS avait été créée pour la première fois par décision du 30 juin 2005, séparée de celle de directeur général et sous sa tutelle. Ce qui ouvrait la voie à l’accès de non-scientifiques à la direction générale, dans la logique corporatiste de la « haute fonction publique ».

      Partout, ce semble être la course au pouvoir et à l’influence, la volonté de les préserver et de les renforcer, que peuvent aggraver des enjeux industriels et financiers peu transparents, qui se trouve à l’origine de cette crise institutionnelle générale. Mais si c’est cela qui compte... qui a intérêt à travailler et à créer, au lieu de « gérer » ?


    • Ingrid du Midi 16 octobre 2007 20:19

      Le dernier commentaire semble avoir dérangé quelques-uns, mais soyons réalistes : si déjà les sondages sont jugés peu crédibles, et les chiffres de l’INSEE sont très largement contestés, qui garantit l’impartialité et l’indépendance des « études ethniques » ?

      C’est vrai que les circuits scientifiques se heurtent également à des difficultés. Alors, vers qui se tourner ? Ce genre d’études seront très dangereuses.

      Surtout, vu le mélange de genres institutionnel que connaît l’Etat français. Voir, plus globalement, le site « Petite citoyenne » d’Isabelle :

      http://www.geocities.com/petite_citoyenne


    • Gazi BORAT 16 octobre 2007 15:02

      « De l’intérêt du communautarisme »

      Le communautarisme est depuis longtemps intégré au fonctionnement de la politique américaine.

      Au moment de chaque élection, les candidats rendent visite aux représentants éminents de chaque communauté, négocient avec eux comme avec d’autres lobbies et échangent promesses contre consignes de vote..

      L’avantage de ce système est de sortir d’une représentation du monde en termes d’opposition de classes sociales (les quelles transcendent les appartenances communautaires) et de faire disparaitre les tensions sociales, remplacées alors par des tensions communautaires..

      Le problème est que tout un chacun peut déclarer l’appartenance à la communauté de son choix, ce type de recensement reposant sur du « déclaratif ».

      Certains le font pour être inclus dans certains quota, dans un contexte de « discrimination positive ».

      Un cas limite s’était présenté avec deux « blancs » qui avaient déposé une candidature à un recrutement des Pompiers de Chicago.. Dans la rubrique « catégorie ethnique » ils avaient indiqués « afro américains », la ville étant en sous effectifs dans cette catégorie.

      Lorsque la supercherie fut découverte, ils demandèrent à ce que la ville prouve qu’ils étaient réellement afro américains, ce qui se constatait aisément visuellement..

      Ils dirent ainsi qu’ils se sentaient plus « afro américains » que « caucasiens » et des inspecteurs interrogèrent alors leur voisinage, demandant aux gens comment ils « ressentaient » leurs voisins.

      Situation absurde ?

      Tout à fait !

      D’autant plus que les catégories américaines mélangent des catégories raciales, confessionnelles et linguistiques..

      On y trouve ainsi des « afro américains », « Asiatiques », « amérindiens » mais aussi « juifs » et « hispaniques »..

      Dans un tel méli-mélo, où classer, par exemple, Sammy Davis Jr ?

      Ces comptages racistes risquent de nous amener à des situations complexes..

      gAZi bORat


      • HELIOS HELIOS 16 octobre 2007 15:16

        Si j’avais dû choisir entre ADN et fichage ethnique, j’aurais choisi l’ADN et pourtant c’est celui là qui est rejeté. En effet l’ADN ne peut pas differentier un arabe musulman a peau bronzée d’un chretien français de souche ancienne.

        Mais bon, c’est comme ça. On peut juste se poser la question pour ceux qui veulent s’opposer a ces stats ethniques : A quoi sert de casser le thermomètre ?

        Il me semble que les seuls qui soient vraiment opposés aux stats ethniques sont ceux qui veulent que cette information statistique ne circule pas, pour d’obscures (euh... obscures ?) raisons.

        Par exemple, que se passerait il si demain matin une stat en première page des quotidiens ou en ouverture du 20 heures nous apprenait qu’il y a 21 millions (30%) de la population qui est maghrebine ?

        Vous rigolez, mais le chiffre n’est probablement pas si exagéré que ça si on remonte a la source : 5 millions déclarés lors de la campagne electorale de 1978 par Giscard ! 30 ans de naissances a un taux significativement superieur aux européennes plus une immigration jamais ralentie plus les illegaux de toutes les époques.

        Alors, il faut bien comprendre ce que cela veut dire... balayée la fracture Sociale Chiraquienne, bonjour la guerrilla urbaine, avec tout ce que cela veut dire... ratonnade, delit de facies etc... que de l’ignoble.

        Nos cuisiniers de la politiques ont exagérés. un plat correctement relevé est excellent, trop salé, trop piquant devient inmangeable... elle ne vous plait pas cette image ?

        Je vais être traité de raciste....


        • Candide Candide 16 octobre 2007 16:41

          Mais non, mais non vous n’êtes pas rasciste. Vous dites simplement ce que pense la grande majorité de vos concitoyens...mais que l’on n’écoute pas tout obnubilée qu’est notre classe politique à vouloir nous faire une société pluriculturelle, comme ils disent. Moi je dis que l’ADN c’est une foutaise même si cela existe déjà presque partout ailleurs. Ce qu’il fallait faire c’est interdire purement et simplement le regroupement familial économique (vous savez ces fameuses pompes aspirantes...) et faire des quotas d’immigration basés sur les compétences et non sur la couleur de peau. Et paralèlement investir et construire dans les pays exportateurs de leur main d’oeuvre tout en forçant les étudiants une fois formés à retourner chez eux où l’on a plus besoin d’eux qu’ici. Idem pour les aides sociales qui devraient être réservées aux seuls français de souche, comme cela se fait partout ailleurs aussi. Il y a suffisammment de pauvres et de chômeurs français pour que le gouvernement s’occupe d’eux en priorité, c’est du simple bon sens ça, pas du racisme non ? Y’en a marre de cette bien pensance droitdel’hommiste qui nous enfonce dans le trou alors qu’elle n’est pas concernée elle même car vivant dans les beaux quartiers.


        • debase 17 octobre 2007 11:41

          @Candide

          Vous avez énoncé ce que pense l’immense majorité des français.

          Nos gouvernants doivent absolument prendre en compte cet opinion non seulement largement majoritaire mais du plus élémentaire bon sens.

          Sinon il prendront une très lourde responsabilité devant l’histoire vis à vis des évènements graves qui ne vont pas manquer de se produire (cf Kosovo et autres).

          Ce n’est pas une soit-disant ’élite’ avant tout médiatique de 2 ou 3 mille personnes vivant coupées des réalités (de par leur style et leur niveau de vie) qui doit dicter la politique d’un pays de 65 millions d’habitants.


        • 5A3N5D 17 octobre 2007 13:00

          «  »« Ce n’est pas une soit-disant ’élite’ avant tout médiatique de 2 ou 3 mille personnes vivant coupées des réalités (de par leur style et leur niveau de vie) qui doit dicter la politique d’un pays de 65 millions d’habitants. »«  »

          Donc, supprimons les élections et laissons le peuple s’exprimer tout seul et non par l’intermédiaire des ses représentants. C’est beau, une démocratie bien comprise.


        • debase 18 octobre 2007 10:14

          @5A3N5D

          J’ai parlé de cette ’élite’ avant tout médiatique de quelques milliers de personnes qui cherchent à imposer leurs vues et non pas de nos 577 députés élus.

          Ce sont ces personnes qui, utilisant sans aucun scrupule leur pouvoir médiatique, cherchent à contrecarrer le processus démocratique.

          Nos élus n’ont pas à se soumettre au pouvoir médiatique, malheureusement beaucoup ne semblent pas résister et succombent à l’attrait de la vie ’pipole’ (présence à un certain type d’émissions, sur canal+ ou ailleurs)...


        • mcm 16 octobre 2007 15:26

          Marrant ces guignols qui ne mouftent pas un mot quand on leur parle de discrimination positive, chialent à grande larme dès qu’il s’agit d’un recensement global.

          Raciste invectivent-ils pour une mesure appliquée à tout le monde, mais pas un mot contre les discriminations qui n’avantagent qu’une ethnie.

          On dit que la France a la gauche la plus con du mode, il serait plus direct de dire que la France a les cons les plus cons du monde !!!


          • Antoine Diederick 16 octobre 2007 15:33

            très bon article avec de bonnes questions...

            comme cela va être « gai » de vivre en France avec ce marquage ethnique....

            On vit une époque formidable....

            Pour les vacances , je change de destination, c’est décidé... smiley


            • Antoine Diederick 16 octobre 2007 21:19

              At Rex,

              ben, avec l’ADN, tout va être résolu smiley


            • tvargentine.com lerma 16 octobre 2007 15:54

              Bravo pour cet article qui démontre que l’on peut etre objectif sans tomber dans le débat stérile du TSS qui brouille toutes analyses et débats de sociétés.

              Le non-débat sur le « TEST ADN » est à l’image du non débat sur les OGM ou seul,les extrèmistes instrumentalisent par des coups médiatiques et piége ainsi le PS qui se retouve à l’image de ces clowns qui se sont donnés spectacle le week-end dernier.

              Non,nous ne sommes pas en 1933 !

              Seulement,il est plus simple pour des politiciens douteux de chercher à diviser les français par l’origine raciale pour mieux vendre leur petite entreprise de « discrimination » qui est devenu un vrai bizness. (SOS RACISME,LE MRAP...)et ainsi communautariser la société.

              Les français se sont pas idiot puisque ils savent reconnaitre le vrai du faux.

              François Holland et vraiment pret à tout pour s’accrocher ainsi à la tête du PS,permettant aussi à tous ces politiciens démagos de continuer à survivre par des coups médiatiques.

              Pemettez moi ici de vous demander pourquoi Le Conseil Général de la Région Ile de France dépense chaque année 8,5 MILLIONS D’EUROS dans des projets « à l’internationnal » alors que dans la région des personnes,n’ont pas les moyens de vivre dignement ni de se loger !

              http://www.iledefrance.fr/les-dossiers/international/les-bases-de-loisirs-de-loxygene-toute-lannee/au-dela-des-frontieres-des-projets/

              Ne pensez vous pas que ces 8,5 MILLIONS d’EUROS serait utile pour s’occuper des habitants d’Ile de France vivant dans la pauvreté ?


              • tek34 16 octobre 2007 16:25

                exemple royal dans cette region pour melanger ethnique, population, travail et polution un exemple type. http://angelcity34.miniville.fr/


                • Le péripate Le péripate 16 octobre 2007 16:36

                  A tout prendre ce recours en filiation par un test ADN était un détail à côté du passage à seulement quinze jours au lieu d’un mois pour déposer un recours à l’OFPRA, et en français s’il vous plait. Je crois que cette disposition proprement inique a été retoqué. Mais c’est vrai que le fichage envahi nos vies. Qui sait par exemple que les manifestants anti CPE arrêté ont du accepter de livrer leur ADN ? Big Brother n’est pas loin.


                  • Gazi BORAT 16 octobre 2007 16:58

                    à seb 59

                    Ce type de corrélations avait été poussé plus loin au XIX° siècle par Lumbroso qui lui, allait jusqu’à vérifier les liens entre forme du crâne, taille des oreilles, etc.. et comportement délinquant.

                    Le but étant, par prévention, de pouvoir incarcérer tout individu susceptible, par ses caractéristiques physique, d’un passage à l’acte délictueux..

                    gAZi bORAt


                  • Le péripate Le péripate 17 octobre 2007 09:18

                    Pour seb59 Correlation n’est pas raison. Pour illustrer ceci (niveau bac), si 54% des racistes avaient une taille de pénis inférieures à 14 cm, ça ne prouveraient pas une relation de cause à effet. Mais bien sûr, si c’était proche de 100%, des études complémentaires seraient souhaitables. smiley


                  • Emile Red Emile Red 17 octobre 2007 11:26

                    « les problemes d’integration viennent egalement de ces populations. »

                    L’intégration c’est aussi ce conforter aux lois de la république qui dénoncent le racisme et la xénophobie.

                    « Il faut se rendre à l’evidence : certaines populations (par leurs coutumes, leurs religions, leurs educations) ne peuvent et ne veulent pas s’integrer correctement chez nous »

                    Les basques, les corses (Mariani par exemple...) ? Correctement est un mot très correct chez vous, et chez les 59 9999 999 autres Français est-ce de la même correction que l’on parle ?

                    « Donc, ils sont sympas en petit nombre ou en grand nombre chez eux. »

                    Il vaut donc mieux 2 milliards de frontaliers couteau entre les dents que 2 millions de voisins tendant à notre mode de vie ?

                    « De plus , chez nous il y a des lois , tout le monde doit les respecter , Y COMPRIS LES NOIRS ET LES ARABES »

                    Il y a effectivement des lois, y compris pour ceux qui prétendent les imposer aux noirs et aux arabes...


                  • titi 17 octobre 2007 12:26

                    Je sais pas où vous habitez, mais en ce qui me concerne je voisine avec plusieurs familles immigrées.

                    [i]Il vaut donc mieux 2 milliards de frontaliers couteau entre les dents que 2 millions de voisins tendant à notre mode de vie ?[/i] Je peux vous assurer qu’elles ne tendent absoluement pas à notre mode de vie.

                    C’en est même caricatural... je suppose qu’ils sont même payés par Chirac, tant ils sont l’illustration parfaite du discours sur le « bruit et l’odeur »...

                    Ne rêvez pas l’intégration appelée par vos voeux n’est pas possible. Comment garder un emploi lorsque l’on s’absente 3 mois l’été pour retourner au bled ? Comment trouver un emploi lorsque l’on se promène dans la rue en tenue folklorique turquoise et babouches ? Comment réussir à l’école lorsque l’on à 10 ans et que l’on ne dort pas avant 24h00 le soir ? Comment se faire aprécier de ses voisins lorsque l’on fait profiter tout un immeuble, de l’appel à la prière ?

                    Pour tout celà l’intégration est impossible. La loi nous impose de ne pas être raciste certe. Emploieriez vous un Auvergnat se présentant à un entretien en chemise bleue/foulard rouge et sabots ? Moi non. Accepteriez vous d’être reveiller le dimanche matin par une bigotte diffusant la messe dans tout l’immeuble ? Moi non.

                    Ce qui est vrai pour l’un est vrai pour l’autre.

                    L’intégration est un échec il faut en tirer les conséquences.


                  • Dominique 16 octobre 2007 18:12

                    Il existe un cinquième problème posé par le comptage ethnique, il nous parvient de l’expérience britannique où certaines minorités veulent elles-mêmes se compter, pour mieux compter justement. Ainsi, et parce qu’il n’existe pas de principe constitutionnel interdisant une telle démarche, le BCM (British council of muslims) a souhaité dénombrer les musulmans de Grande Bretagne.

                    A l’issue de ce comptage, le président du BCM a exigé, chantage à l’appui, que soit instaurée la charia en GB pour les musulmans... Il s’agissait de « mieux vivre ensemble » naturellement, faute de quoi le charmant Iqbal Sacranie prévenait : « vous aurez deux millions de terroristes à affronter dans vos rues ».

                    Alors, de l’idée noble et juste a priori d’un comptage ethnique dans le but de mieux lutter contre les discriminations, il est à craindre surtout ce que des minorités radicales peuvent en faire... Big brother n’est pas toujours qui l’on croit.


                    • snoopy86 16 octobre 2007 22:06

                      @ Carpdiem

                      Erreur de fil

                      Cantat, c’est les deux portes à côté...


                    • daniel 16 octobre 2007 20:26

                      Tout cela est un peu hypocrite.

                      On nous serine à longueur de temps que les Français sont racistes, et on nous demande de laisser nos emplois et le reste aux immigrés.

                      On notera au passage qu’il parait pour nos gauchos-bobos et grands patrons bourgeois que la France a absolument besoin d’immigrés pour son économie, tout en déplorant que 40 % d’entre eux sont sans emploi....Cherchez l’erreur...

                      Qu’y aurait il de scandaleux à compter effectivement par ethnis et races ? A longueur de journaux les noirs du cran et d’ailleurs pleurent que leur peau n’est pas assez mise en valeur ; dans ma banlieue c’est les « petits blancs » qui se sentent spoliés par des personnes d’origine africaine qui ont mis le grappin sur tous les emplois et subventions communales possibles ; etc...

                      Cette situation pourrie où tout le monde est contre tout le monde, nous y sommes .... Alors aprés tout autant savoir et déterminer des quotas... Au moins il y aura un peu plus de blancs dans l’équipe de France de football et un peu de beurs dans celle rugby...

                      Pour le fun j’invite l’auteur de l’article à lire la tribune de Lebras/ Stora dans Libé d’hier, dans laquelle ces polichinels s’insurgeaient contre des dispositions de la loi qui empêcheraient les femmes françaises musulmanes d’aller chercher des maris au Maghreb. (parce qu’en France il n’y a rien d’assez bien pour elles).

                      En dehors du fait que des dispositions pareilles n’existent pas dans la loi (on mesure là le degré de fantasme et de trouille nauséabonde de ces fonctionnaires grassement payés par ces sous-chiens qu’ils abhorent)on notera l’urgence effective de se compter.


                      • moebius 16 octobre 2007 20:40

                        prout.......


                        • Antoine Diederick 16 octobre 2007 21:55

                          t’as raison, proutttt et crottes, ma chère !!


                        • Mango Mango 16 octobre 2007 20:40

                          Encore un bon article et le fil habituel de « fins de race » aigris qui se couvrent de mauvaise sueur à la seule évocation de l’ « étranger », de l’« envahisseur », de l’« autre », forcément mauvais puisque différent ! Pitoyable et pathétique...

                          « Tremblez, carcasses ! ».

                          Oui, « tremblez », car vous n’en avez plus pour longtemps, et « carcasses » car vous n’êtes plus que ça, des « carcasses » vides et résonnantes de préjugés et de peurs ataviques : nos jeunes arrivent, métissés, ouverts, « pluriculturels » et vivants.

                          Si leur copain les fait vibrer avec sa musique, avec ses mots ou avec son histoire, notre jeune se fout que son copain s’appelle Mohamed, Simon, Johan, Pedro ou Jean-Baptiste...

                          Quant à moi, femme indépendante, je me battrai contre le voile, l’excision et la polygamie le jour où l’on songera à me les imposer.

                          Pour l’instant, je me contente de soutenir les femmes qui les refusent, de dialoguer avec celles qui les acceptent ou les « choisissent », car les exclure est le plus sûr moyen de les enfermer dans leur « choix », et d’élever ma fille dans le respect des autres et d’elle-même.

                          En attendant, sur les longs voyages en TGV Lille-Marseille en 2ème classe, les mamans maghrébines ont souvent très peur de ma petite chienne exhubérante (problème culturel : le chien est « sale ». Injure impardonnable : « fils -ou fille » - de chien« )et immanquablement, après prise de contact (les enfants, la bouffe,le ménage, le tout avec échange de »trucs"- thèmes universels entre femmes-), ma petite chienne finit au bord de l’indigestion, goinfrée de mergez et de pain à l’huile.

                          Pauvres rabougris de la culture, pauvres handicapés du partage, pauvres grelottants casaniers !

                          Que de sourires, que de gestes affectueux, que de moments forts, émouvants, bouleversants, qui vous échappent et qui à eux seuls valent une vie.

                          Carapaçonnés dans vos certitudes, dans votre « culture » ingurgitée mais jamais digérée, Voltaire, Rousseau, Montesquieux, Molière, Rabelais, Hugo, Zola, Descarte (et j’en oublie...), dont vous vous réclamez, se gausseraient de vous !

                          Eux qui étaient ouverts, curieux, critiques, se rouleraient par terre, de rire ou de dépit, en voyant aujourd’hui qu’on se réclame d’eux pour exclure le reste de l’humanité.

                          Je suis française depuis bientôt 500 ans, et je peux le prouver. Qui dit mieux ?

                          J’ emm... les frileux, les coincés, les retrécis qui réclament « protection », car la France n’a que faire de ces « c... molles ».

                          Un aussi petit pays que le nôtre qui continue d’exister,de paraître sur le plan international, qui se paye le luxe de dire « m... » aux super puissances, qui jouit d’une « exception culturelle » qui se paye le luxe de résister au rouleau compresseur américain, qui fait se lever et applaudir à tout rompre une salle de « pros » des Oscars avec un truc aussi con et aussi génial que les « Triplettes de Belleville », la France dont on chante « la Marseillaise » dans les manifs, de Berlin à Rio -le saviez-vous ?-cette France là, je l’aime à en pleurer, et s’il le faut, à en crever.

                          La France frileuse qui trie ses immigrants, qui fiche ses concitoyens, qui sélectionne, qui décide de qu « mérite »- et mérite quoi ? De naître le fils de papa ???-, cette France là, je la quitte sans problème et sans regrets.

                          Ce n’est pas la mienne.

                          Alors gardez-la, faites des lois plus dures, des murs plus hauts, des fossés plus larges et plus infranchissables. Vous finirez par vous noyer dans votre jus.

                          Les « vrais » français seront ailleurs, ceux qui se posent des questions, ceux qui réfléchissent, ceux qui pensent avant d’agir, ceux qui résistent... Pardon, mais ça s’est déjà vu...

                          Ils seront indiens, argentins, chinois, nigériens, ou suédois. Il suffit de lâcher la rampe, comme nous sommes en train de le faire, pour qu’un autre la rattrape.

                          Allez, c’est plié ! Tous des « sous-américains » !

                          Bon courage et bonne chance à tous les c.. serrés protectionnistes.

                          Pardon aux autres


                          • 65beve 16 octobre 2007 22:27

                            Bonsoir,

                            Voilà qui est bien raisonné et résonné !


                          • Emile Red Emile Red 17 octobre 2007 10:34

                            Merci Mango, c’est un plaisir de lire parfois des gens qui savent que le coeur est raison...


                          • Emile Red Emile Red 17 octobre 2007 10:54

                            L’avantage avec les recherches ADN comme avec les comptages ethniques générationnels est qu’une grande partie des Franchouillards « de souche » vont tomber de très haut quand on leur annoncera que Pépé Fernand ou Mémé Gertrude baisaient comme des lapins avec tout ce qui passait, blanc, noir, jaune, à carreaux ou unijambiste.

                            Même pinocchio risque de se trouver des frangins africains, papa fut dans la légion avec la bite et le marteau...


                          • HELIOS HELIOS 17 octobre 2007 20:39

                            Excusez-moi d’intervenir, comme ça, a votre commentaire, mais moi aussi je l’aime, la France que vous décrivez. Mais j’ai juste une petite remarque a vous faire.... Pour être aussi belle cette France il faut qu’elle soit libre, sereine, et bien dans sa peau. Hors, la France se meurt. je ne vous dirais pas de quoi elle se meurt. Quand un pays se meurt, il doit aller a l’essentiel pour survivre et c’est dur trés dur de remettre en cause ses valeurs pour survivre. La France est obligée de faire un choix mourir ou accepter ! elle ne veut pas mourir...


                          • Antoine Diederick 16 octobre 2007 21:37

                            En fait des projets de « traçages ethniques » sont inadmissibles.

                            C’est un aveux d’impuissance de la puissance publique à gérer l’immigration. C’est une mesure populiste, technocratique qui est une gifle à l’humanisme.

                            Lamentable....aveux !!!

                            C’est comme le traitement du bétail.


                            • daniel 16 octobre 2007 21:55

                              @ MANGO

                              Que vous detestiez les sous-chiens et leur odeur de « mauvaise sueur » comme vous dites , c’est votre droit. Sachez tout de même que cette sueur est dûe au boulot, et non à cette haine fielleuse et rance que vous, vous véhiculez.

                              Sinon effectivement le mélange, c’est trés bien. Vous qui detestez la France (cet amour bidon que vous proclamez renvoie aux heures les + sombres de notre histoire où des collabos zelés envoyaient leurs compatriotes sous les balles allemandes parce qu’eux aussi proclamaient aimer la France, mais pas les Français-pue-la sueur) vous auriez pu remarquer que ce pays a vu sa population passer de 100000 à 6 millions de musulmans, passer de 200000 de noirs à 10 millions, etc... Pas mal, pour un pays de « pue la sueur » ?

                              Ceci dit ces « sous chiens » qui ont accepté cette immigration pléthorique, ces sous chiens ils ont encore un peu le droit de vivre ici ? Ils vous dérangent peut être quand vous discutez chiffons avec vos amis, « forcément » étrangers ?

                              Vous rêvez à une idéologie raciale ? Le métissage obligatoire ? Vous rêvez peut être même d’une solution finale , pour vous débarrassez de tous ces blancs malpolis ?

                              Bof ! ces réactions fantasmatiques contre la « répression » anti-immigrés, quel bidonnage ! une occasion de plus pour les bobos pour cracher sur l’ouvrier, sur le « beauf » ! En somme la lutte des classes revue et corrigée. Les Marie-Bla-bla de confessionnal et les Matamores fusilleurs de la Commune ne brandissent plus la Bible et le Missel. Ils brandissent la nouvelle Sainte-Icône : ’l’immigré« , le »sans papier« , le »christ rescucité" en somme ...


                              • Antoine Diederick 16 octobre 2007 22:03

                                N’oublions jamais que ceux qui applaudirons à des lois apparemment de protections et indignes, penseront toujours qu’elles s’appliqueront aux autres à jamais à eux-mmes.

                                Et lorsqu’il se rendrons compte qu’ils sont aussi dans les fichiers leur révélant sans qu’ils le demandent, leurs origines, mme intra-européennes, ils se souviendront alors qu’ils ont acceptés cela pour d’autres qu’il auraient par la loi voulu soumettre au nom d’une liberté qu’ils s’accordent mais qu’il refusent aux autres !


                                • Antoine Diederick 16 octobre 2007 22:10

                                  mon propos n’est pas de refuser la régulation de l’immigration mais bien de refuser les mesures qui organiseront la discrimination et montre l’hypocrisie des dirigeants contraints par l’opinion à de mauvaises décisions, contraints au populisme, contraints à la faiblesse en dérogeant à des principes supérieurs. Ainsi, ils se mettent dans la position des faibles, ces dirigeants, puisqu’ils se refusent à restaurer ces principes éthiques du respect des êtres humains pour ce qu’ils sont et pas pour ce qu’ils devraient être.


                                • ddacoudre ddacoudre 16 octobre 2007 22:06

                                  Bonjour sylvain. Bon article et analyse, mais ce qui m’a interpellé est la conclusion qui contient sa réponse.

                                  Faire des prévisions pour guider et orienter l’existence dans les constructions tangibles ou virtuelles que produisent nos comportements exige de disposer de tous données et éléments susceptibles d’apporter les moyens de satisfaire le présent et envisager l’avenir.

                                  Dans ces donnés il y a celles qui sont d’utilités économiquement et en ce sens elles ne justifient pas de tout connaître et savoir sur les individus, les acteurs économiques ont un certain risque à prendre, et nous savons qu’ils orientent la consommation par des enquêtes mais aussi par des concepts publicitaires qui se déroulent ensuite par le bouche à oreille.

                                  Alors quand la cumulation de données met en péril l’individu, la démocratie, la laïcité, la tolérance, les secrets de l’existence de chacun, il y a une certaine folie collective à croire que tout doit être transparents que l’on peut aller lire dans toutes les têtes l’acte criminel ou interdit ou inconvenant ou iconoclaste sans qu’en partant delà chacun fasse des sérialisation à sa convenance pour y trouver ce qu’il considère ne pas lui ressembler, moins parce qu’il ne lui ressemble pas que pour servir de défouloir de ses propres comportements ou insuffisances.

                                  D’une manière plus biologique reconnaître l’autre comme son semblable repose sur un certains nombres de réactions qui tiennent compte autant du comportement de survie inné pour prendre en compte les sources nourricières et affectives qui se développent dans la matrice éducative. Donc ce n’est pas sans un effort de réflexion que l’on reconnaît celui que l’on désigne l’étranger pour son semblable parce qu’il appartient à la même espèce.

                                  Sérier offre une clairvoyance comme tu l’indiques aux sociologues, aux historiens à tous ceux qui de par leur activité apporte une vision de nos tendances et comportent, n’ont pas pour but le contrôle des populations au sens sécuritaire et policier.

                                  Une parenthèse (pour toi qui aime dissocier les situations, as-tu noté l’ambiguïté à laquelle conduit l’utilisation du terme sécurité, sans préciser s’il s’agit de sécurité civile ou policière, soit l’action des pompiers et autres acteurs comprenant aussi l’action des force de l’ordre et de l’armé et tout ce qui relève de la répression au nom aussi du terme générique sécurité.

                                  Une conséquence en est de rendre plus facilement acceptable les uniformes s’y rapportant et l’uniforme en général qui est devenue un symbole d’identification et d’appartenant, curieux, même dans le monde économique.

                                  Il s’y est imposé justement au nom de la sécurité dans le travail revendiqué par les salariés et maintenant s’ils ne le portent pas comme signe d’appartenance à une entreprise et son refus risque le licenciement, pour une population qui se veut dans le langage libertaire ?).

                                  je reviens au sujet après cette digression. Lorsque la deuxième guerre s’est achevée, beaucoup ont crié plus jamais cela, mais leur intervention n’a pas été d’être vigilant à toutes les causes qui engendrait de tel désastres, seulement de considérer que l’union économie était de nature à y mettre un terme, fustigeant le nationalisme guerrier au passage.

                                  La confusion de l’attachement à sa nation en est né,dont un certain rejet des autres en son nom qui ne reposent pas sur le développement des mêmes valeurs. L’une parce que l’on est attaché à ses valeurs républicaines et laïques qui s’ouvrent aux autres, l’autre pour les mêmes raisons mais ostracites qui se ferment aux autres et deviennent ségrégationnistes ( j’ai beaucoup simplifié).

                                  C’est dans ce dernier aspect des choses que l’on se situe nous voulons sérialiser par ségrégationnisme sous un prétexte toujours louable.

                                  J’écris souvent que la souveraineté du peuple s’impose, certes si un jour elle nous conduit hors de la démocratie nous n’y pourrons rien, et surtout pas sur ceux qui auront été élu par cette majorité. La souveraineté du peuple est une chose la clairvoyance des élites en est une autre et ni les uns ni les autres ne détiennent une vérité. C’est pour cela que nous devons attendre les actes pour juger de leur nocivité éventuelle.

                                  L’exemple de la Serbie en est la criante vérification. Alors déceler les décisions anodines prise séparément qui amalgamées à d’autres conduiront à ce dont l’on voulait se protéger relève de l’exégète.

                                  Et à cela nous ne leur donnons guère la parole car ils n’ont pas un discours commercialement médiatique ni partisan.

                                  Ainsi les 56% de l’opinion est une justification, si les même voulaient que l’on porte cousu sur son vêtement l’étoile de son origine faudrait-il le faire ? Tout dépend bien naturellement des enjeux, ils ne sont pas égaux, l’on ne peut comparer 56% des français se prononçant pour les jeux olympiques et les même 56% pour une décision ségrégationniste.

                                  C’est là que se situe le rôle des élites que nous avons contribué à former pour guider la nation, l’intrication des deux est indispensable, mais quand l’élite se « populismiphobe » il y a danger.

                                  Et je suis bien d’accord : Et si toutes ces données tombaient dans d’odieuses mains ?

                                  Sauf comme en Serbie l’on ne pourra le dire que l’acte accompli.

                                  Cordialement.

                                  Petit à petit, la vie d’un individu devient de plus en plus transparente. Des données de plus en plus précises s’accumulent sur lui, de façon plus ou moins connue. Des caméras de surveillance se multiplient dans les rues où il évolue. Des drones se manipulent désormais au-dessus de sa tête. Des traçages informatiques s’organisent pour le pister. Et si toutes ces données tombaient dans d’odieuses mains ? Pour aller plus loin, quatre documents :


                                  • Martin sur AgoraVox Martin sur AgoraVox 16 octobre 2007 22:47

                                    Oui certaines remarques soulevées dans cet article et dans les commentaires semblent être pertinentes.

                                    Je me permets une observation concernant le passage suivant : « D’une part, une information sur l’ascendance. Elle est déjà amplement utilisée. Lieu de naissance des parents, voire des grands-parents. C’est une approche objective et rationnelle qui ne semble pas faire l’objet de contestation. »

                                    Mon opinion est que ce n’est pas une approche objective. Si elle ne fait pas objet de contestation ouvertement, dans le public, c’est uniquement parce que la contestation ne serait pas « politiquement correcte ».

                                    Prenons pour illustration la définition la plus fréquente des statisticiens officiels français pour définir un immigré : c’est une personne résidant en France et née à l’étranger.

                                    Par exemple l’ancien premier ministre français, Édouard Balladur, né en Turquie, est d’après cette définition un immigré. Ça peut paraître amusant, mais prenons le cas d’un couple de Français Européens d’origine, qui effectue un séjour au Sénégal. Si leur enfant est né au Sénégal, il aura la nationalité Française (les juristes appellent ce principe par le terme latin « jus sanguini » qui signifie droit du sang), mais après le retour de la famille en France, cet enfant sera comptabilisé comme immigré puisqu’il est né à l’étranger. C’est le cas de l’ancienne ministre française, Ségolène Royal, qui est née au Sénégal de parents Français d’origine. C’en est ainsi avec cette définition des statisticiens français basée sur le lieu de naissance...

                                    D’autre part, si les statistiques sont établies d’après le lieu de naissance des parents, pour les immigrés qui sont arrivés il y a 50 ans, ce sont déjà des petits enfants et arrière petits enfants qui sont nés. Pour ces arrière petits enfants et leurs descendants la classification selon le lieu de naissance des parents, voire des grands-parents apportera une information trompeuse sur leurs origines ethniques ou raciales. D’autant plus que maintenant il y’a des immigrés qui viennent en France en provenance d’Espagne ou d’Italie, qui sont nés en Espagne ou en Italie, qui ont la nationalité espagnole ou italienne, mais qui sont des Noirs.

                                    Non, cette classification selon le lieu de naissance des parents, voire des grands-parents n’est pas une approche valable. Elle est même trompeuse sous des airs d’objectivité et de rationalité.

                                    On peut sur ces thèmes de communautarisme proposer quelques questions supplémentaires.

                                    Est-ce la loi, qui est en cours d’adoption et qui sera probablement définitivement votée le 23 octobre, qui est la cause du communautarisme en France ? La cause certainement pas. Le communautarisme existait avant cette loi. Est-ce cette loi qui va accentuer le communautarisme parce qu’elle autorise des études « ethniques » ? Pour y réponde il faudrait examiner quelles sont les causes du communautarisme.

                                    Pourquoi le communautarisme s’est-il installé et pourquoi se renforce-t-il ?

                                    Le communautarisme ne concerne-t-il que des immigrés en provenance des autres continents et leurs descendants ? À voir ...

                                    Cette question de la progression du communautarisme n’est-elle pas surtout liée à la question de la volonté ou de la capacité de certains groupes d’immigrés de s’intégrer dans les spécificités des tissus sociaux français ? À voir ...

                                    Lorsque l’on discute avec les immigrés en provenance de l’Europe, avec leurs descendants ou avec les Français aux racines anciennes, lorsque l’on discute en observant l’évolution de la société française, lorsque l’on observe l’évolution de la population, on entend souvent de la part de ces interlocuteurs un consensus, un accord autour des remarques suivantes :

                                    Jusqu’au milieu de 20ème siècle, les immigrés dans tous les pays d’Europe étaient des Européens en provenance d’autres pays européens. Cette immigration européenne existe depuis la nuit des temps et dans tous les pays d’Europe. Ces immigrés-là étaient dès la deuxième génération intégrés, car par leur culture, par leur religion et donc par leur comportement, ainsi que par leur apparence raciale ils se fondaient dans la population au point d’en faire partie sans aucune distinction.

                                    Notamment l’immigration européenne n’a pas créé des tensions qui actuellement s’accentuent, des tensions que produit l’immigration non-européenne laquelle est majoritairement musulmane, en introduisant une religion que les Français, et les Européens en général, ne veulent pas semble-t-il, alors qu’ils n’ont aucun moyen légal d’empêcher sa propagation. Je dis bien les Français, et les Européens en général, je ne dis pas les politiques au pouvoir qui au contraire s’ingénient à faciliter la progression de l’islam, qui utilisent le prétexte de la laïcité pour dire que l’on n’y peut rien.

                                    On en est à présent à la 3ème génération d’immigrés Africains (Noirs ou nord-africains), qui sont très majoritairement musulmans, et au lieu d’assimilation, d’adaptation au peuple et à la terre d’accueil, on constate l’inverse : ils imposent le changement de la société française selon leurs critères. Le communautarisme est semble-t-il une alternative à l’intégration. Le communautarisme qui d’ailleurs se renforce par la poursuite de l’immigration en provenance d’autres continents.

                                    Le communautarisme semble donc être la conséquence de l’immigration en provenance d’autres continents, une immigration qui ne veut pas ou ne peut pas s’intégrer pour des raison diverses, par exemple pour cause d’attachement a son propre référentiel culturel.

                                    Le communautarisme apparaît quand l’intégration ne fonctionne pas.

                                    Est-ce que la loi va renforcer le communautarisme en France parce qu’elle autorise des études « ethniques » ? C’est possible.

                                    Ou bien est-ce que la loi va renforcer le communautarisme en France parce qu’elle donne le cadre légal permettant la poursuite de l’immigration massive en provenance d’autres continents, laquelle est un type d’immigration qui s’intègre difficilement ? C’est également possible.

                                    Sur ce thème lire l’article publié sur AgoraVox : « L’Union européenne et sa « carte bleue » pour faciliter l’immigration non-européenne ». Lien :

                                    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=29926

                                    À ce propos, aujourd’hui on dit qu’il y a en France le problème ou « la question de l’immigration ». Mais ce n’est peut-être pas exact. Parler de « l’immigration » est une omission qui semble volontaire, conforme aux contraintes imposées aux citoyens par le « politiquement correct ».

                                    Ce qui est la cause du communautarisme, ce qui éventuellement pose problème, en France et généralement en Europe, ce n’est pas « l’immigration », c’est « l’immigration non-européenne ».

                                    Qu’en pensez-vous ?


                                    • Antoine Diederick 16 octobre 2007 22:59

                                      je pense que les hommes politiques commencent à nous faire chier !!!

                                      La comme cela, je suis clair avec moi mme !!!!


                                    • Antoine Diederick 16 octobre 2007 23:07

                                      je pense que lorsqu’il faut de la main d’oeuvre pour travailler en Europe et qu’il faut l’importer sans réfléchir à l’adéquation de l’offre et la demande, sans créer la cadre nécessaire, sans proposer d’abord un débat aux populations européennes sur leur avenir et sur le potentiel de volontarisme pour relancer l’activité économique, qu’il n’est pas possible de prendre des mesures honteuses qui serviront à justifier la prochaine immigration économique.

                                      je pense que nous devrions apprendre à nous sauver nous mme et avoir la fierté du courage plutot que de se plaindre de l’immigration alors que nous allons nous reposer hypocritement sur celle-ci pour maintenir notre niveau de vie....


                                    • koton 16 octobre 2007 23:04

                                      bravo à tous mais le fond du débat est une question de fraude !

                                      si l’état cherche vraiment à s’attaquer aux fraudeurs les patrons fraudant sur la tva arrivent en 1ère position... (mais non,aux plus gros ON leurs des cadeaux fiscaux !!!!)

                                      mais évidement,il est plus facile de s’attaquer aux plus démunis,décidement ça schlingue de plus en plus...

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