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Luc Tangorre, histoire d’un aveuglement collectif

Imaginer qu’un des innocents d’Outreau soit de nouveau accusé de viol et vous aurez une idée de l’affaire de Luc TANGORRE. Au départ, une histoire un peu banale de violeur, devenue par la grâce d’intellectuels bien informés, una quasi nouvelle affaire DREYFUSS. Quelques années après le tapage médiatique, Luc TANGORRE est de nouveau accusé de viol, et les intellectuels sont passés à autre chose....

Luc TANGORRE est aujourd’hui pour la justice un violeur récidiviste, condamné par deux Cours d’Assises. Dans les années 80, après son premier procès, c’est un DREYFUSS moderne, soutenu par les plus prestigieux intellectuels de l’ère MITTERRAND, persuadés de son innocence. Les victimes l’ont identifié, des éléments matériels ont été recueillis contre lui, et pourtant, un emballement insensé, mélange de suivisme et d’aveuglement va se mettre en place. Ajouté à cela le soutien des médias dans leur quasi-totalité, et fait exceptionnel, le Président MITTERRAND va accorder une grâce partielle à Luc TANGORRE. Il sort donc rapidement de prison après 4 ans d’incarcération au lieu de 15. Quelques mois plus tard, Luc TANGORRE est arrêté pour le viol de deux étudiantes américaines…



En 1983, il avait été condamné à quinze ans de réclusion criminelle pour six viols, mais il avait toujours nié les faits et se présentait comme victime d’une erreur judiciaire. En 1981, dans les quartiers sud de Marseille, un homme sévit, agresse et viole plusieurs femmes. Certains détails sont retenus. L’homme est jeune, brun, moustachu et conduit vraisemblablement une deux chevaux. Luc TANGORRE est arrêté sur un banal contrôle d’identité, un soir, alors que des policiers en patrouille l’aperçoivent et sont intrigués par une attitude bizarre : il semble guetter, roder.. Confronté le lendemain matin aux victimes au moyen d’un tapissage avec d’autres policiers bruns et moustachus, Luc TANGORRE est confondu et incarcéré. On retrouve chez lui une parka avec des traces de vaseline, utilisée par le violeur lors des viols, ainsi qu’une fausse arme de poing, comme le violeur en utilise une. Cette arme porte des traces de terre qui, analysées, correspondent avec la terre d’un des lieux d’agression. Luc TANGORRE est cependant soutenu mordicus par la famille et les amis. C’est un étudiant en sport, il a des petites amies et une vie parfaitement normale. Deux ans plus tard, au procès, les témoignages de victimes enfoncent Luc TANGORRE qui est condamné à 15 ans de réclusion criminelle. Dès le lendemain du verdict, la bataille pour la révision s’enclenche. Journaux, intellectuels tels que Marguerite Duras, François Sagan, Pierre Vidal-Naquet et son frère François, avocat, Gilles Perrault, Claude Mauriac, Jean-Claude Gaudin, Dominique BAUDIS apportent leur soutien. C’est évidemment la personnalité de Pierre VIDAL-NAQUET qui emporte tout, lui l’ancien résistant et historien de renom :
 
Maître Pierre Vidal Naquet : « Quand je reçus en 1983 le livre de Jean-Denis Bredin, L’Affaire, je lui écrivis à peu près immédiatement qu’il était bien de venger l’honneur du capitaine, (Dreyfus) mais qu’il y avait à Marseille, aux Baumettes, un jeune homme condamné pour une série de viols. L’histoire, que je raconte à la fin du tome II de mes Mémoires, peut se résumer ainsi : pendant l’été de 1983, j’appris d’un de mes neveux qu’un de ses camarades, Luc Tangorre, étudiant en gymnastique, avait été condamné à quinze ans de réclusion criminelle pour une série de viols dans les quartiers sud de Marseille. Il protestait avec la dernière énergie de son innocence, paraissait avoir des alibis sérieux. Jean-Denis Bredin et mon propre frère, avocat à Marseille, prirent son affaire en main. Une jeune femme, chercheuse au CNRS, avait pris la tête du Comité de soutien. L’homme impressionnait. Mon frère alla le voir en prison et me dit : « Ou bien il est innocent, ou bien il faut l’engager tout de suite à la Comédie française. »



Après une longue bataille médiatique et juridique, Luc TANGORRE bénéficie, en février 1988, d’une grâce présidentielle. Celui-ci, quelques mois après sa libération conditionnelle, est interpellé pour le viol de deux étudiantes américaines. Leurs noms n’est pas connu. L’une est la fille d’un membre éminent du parti démocrate. Elles suivent toutes les deux des cours au collège Alma de perfectionnement en français, et décident un jour de partir en stop vers la Côte d’azur. Au retour de leur voyage, elles sont prises en stop par un homme conduisant une 4L verte, qui les emmène dans une pommeraie près de Nimes. Il les menace en leur disant qu’il va les violer l’une après l’autre et que si l’une d’elle s’en va, il tuera la deuxième. Après avoir été violées, elles sont déposées sur l’autoroute et préviennent immédiatement la police.

Celles-ci décrivent en détail l’homme qui les a agressées le 23 mai 1990, alors qu’elles faisaient du stop sur l’autoroute A 9. Il roule dans une 4L verte dont la jauge d’essence est en panne et le loquet de portière arrière droite manque ; il porte une chevalière. A bord, elles ont repéré un livre dont le titre commence par le mot « coupable ». Trois mois plus tard, les enquêteurs identifient l’ouvrage, Coupable à tout prix, écrit par une chercheuse du CNRS sur la première affaire Tangorre.

 Luc TANGORRE est interpellé quelques jours plus tard à Lyon, dans son bureau de tabac. Il roule dans une 4L verte avec une poignée de porte manquante et la jauge en panne. On retrouve chez lui les vêtements décrits par les étudiantes, ainsi que la chevalière et le livre. Par ailleurs, les enquêteurs ont découvert que le lieu du viol, la pommeraie, est un ancien lieu de jeu de Luc TANGORRE, lorsqu’il vivait à Nimes. Luc Tangorre a habité pendant plusieurs années un immeuble, Les Jonquilles, qui se trouve à deux kilomètres cinq cents du lieu du viol. Il dit ne pas se souvenir d’être venu à cet endroit lorsqu’il habitait Nîmes.

Mais Luc Tangorre continue de nier les faits. Il crie à la machination policière et féministe. Il est bien évident que le récit des deux jeunes femmes ne peut pas être rigoureusement exact et que des erreurs peuvent être relevées. Luc Tangorre se complaît à relever tous ces petits détails. Mais il est aussi lâché par ses soutiens qui ne croit plus à ces cris d’offrai et au complot qu’il dénonce.

De sa prison, Luc Tangorre tentera également de s’évader. Il est immédiatement rattrapé et explique bien évidemment son geste par un appel au secours, le geste d’un pauvre innocent. François Vidal-Naquet, son avocat, aura beau expliquer à la presse que ce geste est dans « la logique d’un innocent », les journalistes penseront plutôt qu’il est au contraire dans la logique d’un coupable sachant déjà qu’il va être condamné.

 Luc Tangorre comparaît devant la cour d’assises du Gard le 3 février 1992. Un huis clos partiel a été accordé aux parties civiles. Comme il l’avait fait devant les jurés d’Aix-en-Provence, six ans avant, Luc Tangorre nie, encore et toujours. Fait troublant, l’accusé ne compte pas que sur son éclatante innocence pour le faire acquitter et a mandaté rien moins que six avocats pour le défendre ! ! Dont les ténors Paul LOMBARD et Jean-Louis PELLETIER.. Six avocats contre une seule avocate pour les deux parties civiles. Les charges accablantes ont conduit la cour d’assises de Nîmes à condamner Luc Tangorre, à dix-huit années de réclusion criminelle, grâce aussi à la pugnacité vive et intelligente de l’avocate des deux parties civiles. Pour sa part, Luc Tangorre dira que le Président était contre lui, les jurés aussi...

le père de Luc Tangorre

 « Non, pas deux fois ! » hurle-t-il à l’énoncé du verdict. Luc Tangorre bénéficiera d’une libération conditionnelle en 2000 et n’a plus fait parler de lui, sur le plan criminel ou délictuel, depuis cette date.

Et le comité de soutien ? On ne peut pas dire qu’il était encore très présent pour le second procès. Pierre VIDAL-NAQUET impliqué au premier plan, fût obligé, et c’est tout à son honneur, de reconnaître son erreur :

« Je me battis sur tous les terrains, allait voir Robert Badinter puis François Mitterrand. Une grâce partielle lui fut accordée en 1988 et il sortit de prison. Hélas, on apprit que, le 29 mai 1988, un jeune homme qui lui ressemblait comme un frère avait violé deux étudiantes américaines. Mon frère fit son devoir d’avocat jusqu’au bout, mais le dossier de l’accusation était cette fois solide, et il aurait fallu d’immenses complicités pour le supposer truqué, et je ne pus m’en convaincre. J’avouai mon erreur après la condamnation, et Le Monde publia mes regrets dans son numéro du 15 février 1992. Je sais très bien que, depuis, ma parole a perdu singulièrement de poids. François Hartog, ici présent, se souvient certainement qu’il m’avait mis en garde dès les premiers jours contre la comparaison que j’avais faite entre l’affaire Tangorre et l’affaire Dreyfus, identifiant par exemple l’expert psychiatre qui avait enfoncé Luc Tangorre dans la première affaire à l’ineffable Bertillon, l’expert en graphologie de l’accusation contre Dreyfus. François Mitterrand lui-même avait été hésitant : « Je comprends, me dit-il, qu’on soit accusé à tort d’un viol, mais de dix viols ? Comment est-ce possible ? » J’avais dans mon camp sa secrétaire, Paulette Decraene, et son épouse Danielle. Ce n’est pas un souvenir dont je sois particulièrement fier aujourd’hui. »

Tous n’ont pas eu cette démarche d’excuses vis-à-vis des victimes, qui ont certainement vécu plusieurs années de cauchemars en voyant les plus éminents soutenir leur violeur. Les Sagan, Duras, Perrault et compagnie n’en étaient pas à leur coup d’essai. Combattre l’erreur judiciaire, c’est se placer sur le même plan que Zola, et rien n’est plus valorisant pour ces chercheurs de causes nobles. Terminons par cette sentence de Philippe BILGER à ce propos :

"Les pourfendeurs improvisés et ignorants n’aiment pas se retourner sur leurs pas et sur leurs erreurs. Ils ont déjà fait beaucoup d’honneur à la société en acceptant de sortir de leur sphère de compétence et d’activité ! Rien n’a changé. De Gilles Perrault qui a cherché à nous "refiler" l’innocence de Christian Ranucci derrière une légitime dénonciation de sa peine de mort à Jean-Marie Rouart qui s’est senti poussé des ailes de Voltaire en miniature avec Omar Raddad, les intellectuels qui ne connaissent rien à la chose criminelle, généralement n’ont pas assisté aux procès qu’ils dénigrent et croient sur parole ce que la mythologie de l’erreur judiciaire leur susurre à l’esprit - la journaliste, dans l’émission, ébahie par l’air de sincérité de Luc Tangorre, Gilles Perrault affirmant qu’il était inconcevable de ne pas lui faire confiance, il semblait si vrai ! - n’ont pas disparu. Au contraire. En effet, moins on a de maîtres incontestables sur le plan de la pensée, de la vision sociale et de la morale publique, plus on retrouvera ces personnalités limitées dans les domaines de l’éthique facile, des causes confortablement médiatiques et des combats aujourd’hui vite menés et aisément gagnés : ceux qui s’en prennent aux institutions d’ordre et d’autorité, ceux qui ont un faible pour les transgressions. Oui, alors, faites entrer les coupables ! A côté de ceux qui fuient leur responsabilité judiciaire, qui n’osent pas assumer parce qu’ils ont peur ou qu’ils espérent un quelconque comité de soutien, il y a les parasites qui viennent se greffer sur leur culpabilité en prétendant ne pas la voir, qui prospérent dans les médias et jouent à se croire quelqu’un d’autre. Zola, Voltaire ou Sartre, par exemple."
par Ikky (son site) mardi 19 mai 2009 - 20 réactions
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  • Par huguette (xxx.xxx.xxx.145) 20 mai 2009 02:33

    Pas de silence dans les rangs (bien vu Le furtif), je vous interpelle sur le fond de cette affaire à mon tour.

    J’ai étudié les dossiers d’instruction, puis j’ai comparé les déclarations de LT, ses mémoires, ses manuscrits, ses réponses données pendant 28 ans depuis le 12 avril 1981, je n’y ai pas relevé la moindre inexactitude, le moindre flagrant de mensonge dans ce qui représente au final plusieurs milliers de pages d’explications, de justifications et de narrations.

    En seulement trois pages, je relève ici 25 inexactitudes ou contrevérités :

    1°) LT n’est pas sorti de prison "après 4 ans au lieu de 15"...... "7 ans au lieu de 9" ...serait plus juste, plus réaliste, plus proche de la réalité.

    2°) En 1983, LT n’a pas été condamné pour six viol mais pour 3 viols. Vous multipliez les chiffres par deux quand ça vous arrange, vous divisez ces mêmes chiffres par 2 (nombre d’avocats sur les bancs des parties civiles) quand ça vous dérange.

    3°) "parka tachée de vaseline utilisée lors des viols" (c’est ce qu’il faut démontrer au lieu de l’affirmer car le dossier ne l’établit pas comme il n’établit pas non plus que le violeur des quartiers Sud utilise de la vaseline contrairement à ce qui est affirmé mensongèrement par Dominique Rizet chez Hondelatte).

    4°) "traces de terre correspondent" (c’est ce qui est affirmé chez Hondelatte, mais le dossier ne dit pas cela, les premiers experts parlent de présomption, les seconds d’erreur de méthodologie des premiers experts).

    5°) "Vidal-Naquet ancien résistant" (ah bon ! C’est vrai qu’il y en a eu beaucoup.... en 1944...).

    6°) "Maître Pierre Vidal-naquet" (ah bon il serait avocat ? Puisque vous le dites...)

    7°) "LT bénéficie en fev 1988 d’une grâce présidentielle". C’est faux.

    8°) "L’une est la fille d’un membre éminent du parti démocarte". C’est faux, ce n’est pas parce que sa mère le fréquente à cette époque qu’elle est sa fille.

    9°) "Elles sont déposées sur l’autoroute". C’est faux selon les plaignantes elles-mêmes.

    10°)"Alors qu’elles faisaient du stop sur l’autoroute A9". Personne ne l’affirme dans le dossier, sauf vous ici.

    11°) "LT est interpellé, Il roule dans une 4L verte". C’est faux, la 4L se trouve à Marseille au moment de l’interpellation, LT ne roule donc plus avec.

    12°) "avec la jauge d’essence en panne". C’est faux, la jauge de cette 4L fonctionne et elle a toujours fonctionné, c’est ce que le dossier établit et que, d’ailleurs, l’accusation elle-même ne conteste pas.

    13°) "Violées le 23 mai 90". Ah bon, pendant qu’il était en prison depuis 19 mois donc...

    14°) "Elle ont repéré un livre". Non, elles déclarent "une centaine".

    15°) "LT interpellé quelques jours plus tard". Donc, selon vous, si quelqu’un vous dit qu’il vous revoit "d’ici quelques jours", il parle de 150 jours ?

    16°) "Il roule dans une 4L". Non ! Vous répétez une contrevérité, je vous répète donc que le dossier établit que la 4L se trouve à Marseille et que LT travaille 7 jours sur 7 à Lyon.

    17°) "La jauge en panne". NON ! Vous répétez une nouvelle fois une contrevérité, je vous répète une nouvelle fois que le dossier établit que la jauge fonctionne, qu’elle n’a jamais cessé de fonctionner.

    18°) "Il dit ne pas se souvenir être venu à cet endroit lorsqu’il habitait Nîmes". Le dossier établit que LT dit ne pas se souvenir être venu au Mas Boulbon, que ce nom ne lui rappelle rien. Ce nom ne rappelle rien non plus à tous les autres enfants des Jonquilles interrogés à cet égard, à une seule exception près. LT est donc dans la règle sur ce point, et vous dans l’erreur quand vous parlez "d’endroit".

    19°) "Machination féministe". Dans le dossier LT utilise cette expression comme on parle du père Noël. Le sens de sa phrase est celui-là et aucun autre. Ce qu’il exprime est la phrase suivante  : soit c’est un montage émanant de ceux qui s’opposait à la révision, soit c’est une machination féministe (ou le père Noël, c’est pareil).

    20°) "Il est lâché par ses soutiens". Lâchés ou "pas très présents", vous dites deux choses différentes sur le même document, il faudrait savoir ! Pas très un peu beaucoup pas du tout ?

    21°) "tentera de s’évader". renseignez-vous, une tentative est une tentative, une évasion est une évasion. LT s’est évadé 20 minutes. Evasion, quoique courte dans sa durée, parfaitement réussie donc.

    22°) "Six avocats pour le défendre". C’est faux. comptez sur vos doigts, c’est plus facile pour être sûr de ne pas désinformer les autres.

    23°) "Une seule avocate" (partie civile). C’est encore faux, comptez sur l’autre main, vous allez finir par y arriver...

    24°) "LT dira que les jurés étaient aussi contre lui". Là vous inventez purement et simplement. C’est dit où et par qui à par vous ? D’où tenez-vous ce nouveau scoop ? LT a toujours dit qu’on les avait manipulés comme on continue avec votre complicité (volontaire, involontaire ?) à manipuler l’opinion publique grâce à l’émission de Christophe Hondelatte érigée en trompe-l’oeil..

    25°) "Libération conditionelle en 2000". Vraiment ? LT serait sorti en conditionnelle ? Vous gobez décidément tout du ramassis de mensonge proposé par Hondelatte.

    Pour résumer, je dirai que vous ne connaissez manifestement que peu de choses sur les véritables tenants et aboutissant de cette affaire, que vous devriez la découvrir en profondeur avant d’émettre autant d’informations inexactes en si peu de lignes.

    Ceux qui en parlent en connaissance de cause, qui ont étudié les dossiers d’instruction, et qui, tout comme vous pensaient dur comme fer que LT était coupable, passent majoritairement dans le camp des innocentistes, comment l’expliquez-vous ?

    Il existe sur le web un forum (forum "affairescriminelles") qui met toutes les vraies cartes sur la table : une saine approche de la vérité dans ce dossier se mérite au delà d’apparences aussi accablantes que trompeuses, parce que fallacieusement véhiculées par l’émission de Hondelatte. Cette dernière, aux antipodes de l’objectivité et de la fiabilité, vous vend des vessies pour des lanternes.

    Manipulation il y a dans ce dossier, mais qui de LT ou de ses accusateurs en est le réel auteur ? Qui falsifie en réalité ledit dossier ? Innocent ou coupable à tout prix ?

    Posez-vous enfin la question et, peut-être, la prochaine fois, vous abstiendrez-vous de répandre à votre tour le flot d’approximations, d’extrapolations et de contrevérités (25 en 3 pages... presque autant qu’Hondelatte toutes les 10 mn d’Antenne dans "Faites entrer l’accusé" !.... ) dont LT se plaint à bon escient.

    Aveuglement certes collectif, mais pas où l’on croit le trouver lorsqu’on prend la peine de s’informer à partir du dossier et non de la restitution fantaisiste qui en est faite aussi bien ici que dans l’émission de Christophe Hondelatte. Ouvrir les yeux, c’est bien de cela dont il est question après l’aveuglement pour peu que l’on soit véritablement et plus complètement informé.

  • Par Xavier Faureste (xxx.xxx.xxx.241) 19 mai 2009 11:17
    XF

    Cette triste affaire est révélatrice d’une des dérives de notre société, à savoir le déni systématique de la douleur que vivent les victimes pour au contraire, prendre systématiquement la défense des pires criminels.
    Ce fut le cas également avec Patrick Henry lors de sa libération conditionnelle. Je me souviens que ce monstre qui avait assassiné froidement un enfant du nom de Philippe Bertrand, et qui avait échappé de peu à la guillotine, était présenté par tous les médias, comme un modèle de réinsertion. Il n’est resté que quelques mois en liberté et a fini par être réincarcéré (pour vols et trafic de drogues). Tous ceux qui défendaient et justifiaient la libération de Patrick Henry, n’évoquaient jamais la mémoire du petit Philippe Bertrand.

  • Par huguette (xxx.xxx.xxx.145) 19 mai 2009 19:38

    Comme dans l’affaire d’Outreau (hélas...) sitôt après la médiatisation d’une affaire les imaginations s’échauffent, délirent, attribuent les pires intentions à celui ou ceux dont tout semble prouver qu’ils n’attendaient qu’une occasion pour régler des comptes voir se venger sans prendre le temps de chercher à savoir ou se trouve la vérité... L’étude minutieuse du dossier pénal de L’affaire Tangorre n’établit pas sa culpabilité.... et pour cause.

  • Par victoria (xxx.xxx.xxx.149) 25 mai 2009 09:38

    Lisca, comment pouvez-vous affirmer, avant même d’avoir étudié les dossiers d’instruction, sur la seule base de restitutions médiatiques tellement différentes des pièces du dossier, que les indices qui restent après filtrage sont accablants.

    C’est ce que l’on a cherché à vous "vendre" et que vous avez acheté sans prendre, pour l’instant j’espère, la peine de gratter le vernis.

    Je vous invite donc à venir défendre votre point de vue sur le forum qui regroupe tous les avis et met en ligne tous les documents et arguments que Christophe Hondelatte a soigneusement falsifié ou écarté du vrai débat à des fins accusatrices incroyablement réductrices et sélectives, pour ne pas dire carrément mensongères dans bien des cas.

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