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Accueil du site > Actualités > Société > Luc Tangorre, histoire d’un aveuglement collectif

Luc Tangorre, histoire d’un aveuglement collectif

Imaginer qu’un des innocents d’Outreau soit de nouveau accusé de viol et vous aurez une idée de l’affaire de Luc TANGORRE. Au départ, une histoire un peu banale de violeur, devenue par la grâce d’intellectuels bien informés, una quasi nouvelle affaire DREYFUSS. Quelques années après le tapage médiatique, Luc TANGORRE est de nouveau accusé de viol, et les intellectuels sont passés à autre chose....

Luc TANGORRE est aujourd’hui pour la justice un violeur récidiviste, condamné par deux Cours d’Assises. Dans les années 80, après son premier procès, c’est un DREYFUSS moderne, soutenu par les plus prestigieux intellectuels de l’ère MITTERRAND, persuadés de son innocence. Les victimes l’ont identifié, des éléments matériels ont été recueillis contre lui, et pourtant, un emballement insensé, mélange de suivisme et d’aveuglement va se mettre en place. Ajouté à cela le soutien des médias dans leur quasi-totalité, et fait exceptionnel, le Président MITTERRAND va accorder une grâce partielle à Luc TANGORRE. Il sort donc rapidement de prison après 4 ans d’incarcération au lieu de 15. Quelques mois plus tard, Luc TANGORRE est arrêté pour le viol de deux étudiantes américaines…



En 1983, il avait été condamné à quinze ans de réclusion criminelle pour six viols, mais il avait toujours nié les faits et se présentait comme victime d’une erreur judiciaire. En 1981, dans les quartiers sud de Marseille, un homme sévit, agresse et viole plusieurs femmes. Certains détails sont retenus. L’homme est jeune, brun, moustachu et conduit vraisemblablement une deux chevaux. Luc TANGORRE est arrêté sur un banal contrôle d’identité, un soir, alors que des policiers en patrouille l’aperçoivent et sont intrigués par une attitude bizarre : il semble guetter, roder.. Confronté le lendemain matin aux victimes au moyen d’un tapissage avec d’autres policiers bruns et moustachus, Luc TANGORRE est confondu et incarcéré. On retrouve chez lui une parka avec des traces de vaseline, utilisée par le violeur lors des viols, ainsi qu’une fausse arme de poing, comme le violeur en utilise une. Cette arme porte des traces de terre qui, analysées, correspondent avec la terre d’un des lieux d’agression. Luc TANGORRE est cependant soutenu mordicus par la famille et les amis. C’est un étudiant en sport, il a des petites amies et une vie parfaitement normale. Deux ans plus tard, au procès, les témoignages de victimes enfoncent Luc TANGORRE qui est condamné à 15 ans de réclusion criminelle. Dès le lendemain du verdict, la bataille pour la révision s’enclenche. Journaux, intellectuels tels que Marguerite Duras, François Sagan, Pierre Vidal-Naquet et son frère François, avocat, Gilles Perrault, Claude Mauriac, Jean-Claude Gaudin, Dominique BAUDIS apportent leur soutien. C’est évidemment la personnalité de Pierre VIDAL-NAQUET qui emporte tout, lui l’ancien résistant et historien de renom :
 
Maître Pierre Vidal Naquet : « Quand je reçus en 1983 le livre de Jean-Denis Bredin, L’Affaire, je lui écrivis à peu près immédiatement qu’il était bien de venger l’honneur du capitaine, (Dreyfus) mais qu’il y avait à Marseille, aux Baumettes, un jeune homme condamné pour une série de viols. L’histoire, que je raconte à la fin du tome II de mes Mémoires, peut se résumer ainsi : pendant l’été de 1983, j’appris d’un de mes neveux qu’un de ses camarades, Luc Tangorre, étudiant en gymnastique, avait été condamné à quinze ans de réclusion criminelle pour une série de viols dans les quartiers sud de Marseille. Il protestait avec la dernière énergie de son innocence, paraissait avoir des alibis sérieux. Jean-Denis Bredin et mon propre frère, avocat à Marseille, prirent son affaire en main. Une jeune femme, chercheuse au CNRS, avait pris la tête du Comité de soutien. L’homme impressionnait. Mon frère alla le voir en prison et me dit : « Ou bien il est innocent, ou bien il faut l’engager tout de suite à la Comédie française. »



Après une longue bataille médiatique et juridique, Luc TANGORRE bénéficie, en février 1988, d’une grâce présidentielle. Celui-ci, quelques mois après sa libération conditionnelle, est interpellé pour le viol de deux étudiantes américaines. Leurs noms n’est pas connu. L’une est la fille d’un membre éminent du parti démocrate. Elles suivent toutes les deux des cours au collège Alma de perfectionnement en français, et décident un jour de partir en stop vers la Côte d’azur. Au retour de leur voyage, elles sont prises en stop par un homme conduisant une 4L verte, qui les emmène dans une pommeraie près de Nimes. Il les menace en leur disant qu’il va les violer l’une après l’autre et que si l’une d’elle s’en va, il tuera la deuxième. Après avoir été violées, elles sont déposées sur l’autoroute et préviennent immédiatement la police.

Celles-ci décrivent en détail l’homme qui les a agressées le 23 mai 1990, alors qu’elles faisaient du stop sur l’autoroute A 9. Il roule dans une 4L verte dont la jauge d’essence est en panne et le loquet de portière arrière droite manque ; il porte une chevalière. A bord, elles ont repéré un livre dont le titre commence par le mot « coupable ». Trois mois plus tard, les enquêteurs identifient l’ouvrage, Coupable à tout prix, écrit par une chercheuse du CNRS sur la première affaire Tangorre.

 Luc TANGORRE est interpellé quelques jours plus tard à Lyon, dans son bureau de tabac. Il roule dans une 4L verte avec une poignée de porte manquante et la jauge en panne. On retrouve chez lui les vêtements décrits par les étudiantes, ainsi que la chevalière et le livre. Par ailleurs, les enquêteurs ont découvert que le lieu du viol, la pommeraie, est un ancien lieu de jeu de Luc TANGORRE, lorsqu’il vivait à Nimes. Luc Tangorre a habité pendant plusieurs années un immeuble, Les Jonquilles, qui se trouve à deux kilomètres cinq cents du lieu du viol. Il dit ne pas se souvenir d’être venu à cet endroit lorsqu’il habitait Nîmes.

Mais Luc Tangorre continue de nier les faits. Il crie à la machination policière et féministe. Il est bien évident que le récit des deux jeunes femmes ne peut pas être rigoureusement exact et que des erreurs peuvent être relevées. Luc Tangorre se complaît à relever tous ces petits détails. Mais il est aussi lâché par ses soutiens qui ne croit plus à ces cris d’offrai et au complot qu’il dénonce.

De sa prison, Luc Tangorre tentera également de s’évader. Il est immédiatement rattrapé et explique bien évidemment son geste par un appel au secours, le geste d’un pauvre innocent. François Vidal-Naquet, son avocat, aura beau expliquer à la presse que ce geste est dans « la logique d’un innocent », les journalistes penseront plutôt qu’il est au contraire dans la logique d’un coupable sachant déjà qu’il va être condamné.

 Luc Tangorre comparaît devant la cour d’assises du Gard le 3 février 1992. Un huis clos partiel a été accordé aux parties civiles. Comme il l’avait fait devant les jurés d’Aix-en-Provence, six ans avant, Luc Tangorre nie, encore et toujours. Fait troublant, l’accusé ne compte pas que sur son éclatante innocence pour le faire acquitter et a mandaté rien moins que six avocats pour le défendre ! ! Dont les ténors Paul LOMBARD et Jean-Louis PELLETIER.. Six avocats contre une seule avocate pour les deux parties civiles. Les charges accablantes ont conduit la cour d’assises de Nîmes à condamner Luc Tangorre, à dix-huit années de réclusion criminelle, grâce aussi à la pugnacité vive et intelligente de l’avocate des deux parties civiles. Pour sa part, Luc Tangorre dira que le Président était contre lui, les jurés aussi...

le père de Luc Tangorre

 « Non, pas deux fois ! » hurle-t-il à l’énoncé du verdict. Luc Tangorre bénéficiera d’une libération conditionnelle en 2000 et n’a plus fait parler de lui, sur le plan criminel ou délictuel, depuis cette date.

Et le comité de soutien ? On ne peut pas dire qu’il était encore très présent pour le second procès. Pierre VIDAL-NAQUET impliqué au premier plan, fût obligé, et c’est tout à son honneur, de reconnaître son erreur :

« Je me battis sur tous les terrains, allait voir Robert Badinter puis François Mitterrand. Une grâce partielle lui fut accordée en 1988 et il sortit de prison. Hélas, on apprit que, le 29 mai 1988, un jeune homme qui lui ressemblait comme un frère avait violé deux étudiantes américaines. Mon frère fit son devoir d’avocat jusqu’au bout, mais le dossier de l’accusation était cette fois solide, et il aurait fallu d’immenses complicités pour le supposer truqué, et je ne pus m’en convaincre. J’avouai mon erreur après la condamnation, et Le Monde publia mes regrets dans son numéro du 15 février 1992. Je sais très bien que, depuis, ma parole a perdu singulièrement de poids. François Hartog, ici présent, se souvient certainement qu’il m’avait mis en garde dès les premiers jours contre la comparaison que j’avais faite entre l’affaire Tangorre et l’affaire Dreyfus, identifiant par exemple l’expert psychiatre qui avait enfoncé Luc Tangorre dans la première affaire à l’ineffable Bertillon, l’expert en graphologie de l’accusation contre Dreyfus. François Mitterrand lui-même avait été hésitant : « Je comprends, me dit-il, qu’on soit accusé à tort d’un viol, mais de dix viols ? Comment est-ce possible ? » J’avais dans mon camp sa secrétaire, Paulette Decraene, et son épouse Danielle. Ce n’est pas un souvenir dont je sois particulièrement fier aujourd’hui. »

Tous n’ont pas eu cette démarche d’excuses vis-à-vis des victimes, qui ont certainement vécu plusieurs années de cauchemars en voyant les plus éminents soutenir leur violeur. Les Sagan, Duras, Perrault et compagnie n’en étaient pas à leur coup d’essai. Combattre l’erreur judiciaire, c’est se placer sur le même plan que Zola, et rien n’est plus valorisant pour ces chercheurs de causes nobles. Terminons par cette sentence de Philippe BILGER à ce propos :

"Les pourfendeurs improvisés et ignorants n’aiment pas se retourner sur leurs pas et sur leurs erreurs. Ils ont déjà fait beaucoup d’honneur à la société en acceptant de sortir de leur sphère de compétence et d’activité ! Rien n’a changé. De Gilles Perrault qui a cherché à nous "refiler" l’innocence de Christian Ranucci derrière une légitime dénonciation de sa peine de mort à Jean-Marie Rouart qui s’est senti poussé des ailes de Voltaire en miniature avec Omar Raddad, les intellectuels qui ne connaissent rien à la chose criminelle, généralement n’ont pas assisté aux procès qu’ils dénigrent et croient sur parole ce que la mythologie de l’erreur judiciaire leur susurre à l’esprit - la journaliste, dans l’émission, ébahie par l’air de sincérité de Luc Tangorre, Gilles Perrault affirmant qu’il était inconcevable de ne pas lui faire confiance, il semblait si vrai ! - n’ont pas disparu. Au contraire. En effet, moins on a de maîtres incontestables sur le plan de la pensée, de la vision sociale et de la morale publique, plus on retrouvera ces personnalités limitées dans les domaines de l’éthique facile, des causes confortablement médiatiques et des combats aujourd’hui vite menés et aisément gagnés : ceux qui s’en prennent aux institutions d’ordre et d’autorité, ceux qui ont un faible pour les transgressions. Oui, alors, faites entrer les coupables ! A côté de ceux qui fuient leur responsabilité judiciaire, qui n’osent pas assumer parce qu’ils ont peur ou qu’ils espérent un quelconque comité de soutien, il y a les parasites qui viennent se greffer sur leur culpabilité en prétendant ne pas la voir, qui prospérent dans les médias et jouent à se croire quelqu’un d’autre. Zola, Voltaire ou Sartre, par exemple."

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21 réactions à cet article    


  • XF Xavier Faureste 19 mai 2009 11:17

    Cette triste affaire est révélatrice d’une des dérives de notre société, à savoir le déni systématique de la douleur que vivent les victimes pour au contraire, prendre systématiquement la défense des pires criminels.
    Ce fut le cas également avec Patrick Henry lors de sa libération conditionnelle. Je me souviens que ce monstre qui avait assassiné froidement un enfant du nom de Philippe Bertrand, et qui avait échappé de peu à la guillotine, était présenté par tous les médias, comme un modèle de réinsertion. Il n’est resté que quelques mois en liberté et a fini par être réincarcéré (pour vols et trafic de drogues). Tous ceux qui défendaient et justifiaient la libération de Patrick Henry, n’évoquaient jamais la mémoire du petit Philippe Bertrand.


    • Massaliote 20 mai 2009 09:21

      Patrick Henry avait été de plus surpris par son employeur à visionner des sites pédophiles sur son ordinateur.

      L’employeur était effondré et déclarait les larmes aux yeux qu’il n’emploierait plus d’anciens taulards, ce que nos bonnes âmes de journalistes trouvaient très excessif !

      Qui nous dit que Tangorre ne fera pas d’autres victimes ?

      Souvenons nous d’Anne-Lorraine Schmitt assassinée dans le RER par un violeur multi-récidiviste remis en liberté, de Cynthia Sardou, enlevée et violée par plusieurs individus également multi-récidivstes et relâchés dans la nature sans avoir purgé intégralement leur peine.

      Soutenez la pétition lancée par l’Institut pour la Justice fondée par le colonel Schmitt afin de protéger la société de ces individus.

      www.institutpourlajustice.com


    • lisca lisca 19 mai 2009 14:09

      Sujet original, sarcastique. Les éternels intellectuels pourfendeurs et emprisonneurs d’innocents tels que la mère du petit Grégory, et défenseurs de criminels, menteurs, voleurs, etc. en prennent pour leur grade.
      Merci pour cet article à propos d’une affaire oubliée, et pour cause.


      • huguette 19 mai 2009 19:38

        Comme dans l’affaire d’Outreau (hélas...) sitôt après la médiatisation d’une affaire les imaginations s’échauffent, délirent, attribuent les pires intentions à celui ou ceux dont tout semble prouver qu’ils n’attendaient qu’une occasion pour régler des comptes voir se venger sans prendre le temps de chercher à savoir ou se trouve la vérité... L’étude minutieuse du dossier pénal de L’affaire Tangorre n’établit pas sa culpabilité.... et pour cause.


        • huguette 20 mai 2009 02:33

          Pas de silence dans les rangs (bien vu Le furtif), je vous interpelle sur le fond de cette affaire à mon tour.

          J’ai étudié les dossiers d’instruction, puis j’ai comparé les déclarations de LT, ses mémoires, ses manuscrits, ses réponses données pendant 28 ans depuis le 12 avril 1981, je n’y ai pas relevé la moindre inexactitude, le moindre flagrant de mensonge dans ce qui représente au final plusieurs milliers de pages d’explications, de justifications et de narrations.

          En seulement trois pages, je relève ici 25 inexactitudes ou contrevérités :

          1°) LT n’est pas sorti de prison « après 4 ans au lieu de 15 »...... « 7 ans au lieu de 9 » ...serait plus juste, plus réaliste, plus proche de la réalité.

          2°) En 1983, LT n’a pas été condamné pour six viol mais pour 3 viols. Vous multipliez les chiffres par deux quand ça vous arrange, vous divisez ces mêmes chiffres par 2 (nombre d’avocats sur les bancs des parties civiles) quand ça vous dérange.

          3°) « parka tachée de vaseline utilisée lors des viols » (c’est ce qu’il faut démontrer au lieu de l’affirmer car le dossier ne l’établit pas comme il n’établit pas non plus que le violeur des quartiers Sud utilise de la vaseline contrairement à ce qui est affirmé mensongèrement par Dominique Rizet chez Hondelatte).

          4°) « traces de terre correspondent » (c’est ce qui est affirmé chez Hondelatte, mais le dossier ne dit pas cela, les premiers experts parlent de présomption, les seconds d’erreur de méthodologie des premiers experts).

          5°) « Vidal-Naquet ancien résistant » (ah bon ! C’est vrai qu’il y en a eu beaucoup.... en 1944...).

          6°) « Maître Pierre Vidal-naquet » (ah bon il serait avocat ? Puisque vous le dites...)

          7°) « LT bénéficie en fev 1988 d’une grâce présidentielle ». C’est faux.

          8°) « L’une est la fille d’un membre éminent du parti démocarte ». C’est faux, ce n’est pas parce que sa mère le fréquente à cette époque qu’elle est sa fille.

          9°) « Elles sont déposées sur l’autoroute ». C’est faux selon les plaignantes elles-mêmes.

          10°)« Alors qu’elles faisaient du stop sur l’autoroute A9 ». Personne ne l’affirme dans le dossier, sauf vous ici.

          11°) « LT est interpellé, Il roule dans une 4L verte ». C’est faux, la 4L se trouve à Marseille au moment de l’interpellation, LT ne roule donc plus avec.

          12°) « avec la jauge d’essence en panne ». C’est faux, la jauge de cette 4L fonctionne et elle a toujours fonctionné, c’est ce que le dossier établit et que, d’ailleurs, l’accusation elle-même ne conteste pas.

          13°) « Violées le 23 mai 90 ». Ah bon, pendant qu’il était en prison depuis 19 mois donc...

          14°) « Elle ont repéré un livre ». Non, elles déclarent « une centaine ».

          15°) « LT interpellé quelques jours plus tard ». Donc, selon vous, si quelqu’un vous dit qu’il vous revoit « d’ici quelques jours », il parle de 150 jours ?

          16°) « Il roule dans une 4L ». Non ! Vous répétez une contrevérité, je vous répète donc que le dossier établit que la 4L se trouve à Marseille et que LT travaille 7 jours sur 7 à Lyon.

          17°) « La jauge en panne ». NON ! Vous répétez une nouvelle fois une contrevérité, je vous répète une nouvelle fois que le dossier établit que la jauge fonctionne, qu’elle n’a jamais cessé de fonctionner.

          18°) « Il dit ne pas se souvenir être venu à cet endroit lorsqu’il habitait Nîmes ». Le dossier établit que LT dit ne pas se souvenir être venu au Mas Boulbon, que ce nom ne lui rappelle rien. Ce nom ne rappelle rien non plus à tous les autres enfants des Jonquilles interrogés à cet égard, à une seule exception près. LT est donc dans la règle sur ce point, et vous dans l’erreur quand vous parlez « d’endroit ».

          19°) « Machination féministe ». Dans le dossier LT utilise cette expression comme on parle du père Noël. Le sens de sa phrase est celui-là et aucun autre. Ce qu’il exprime est la phrase suivante  : soit c’est un montage émanant de ceux qui s’opposait à la révision, soit c’est une machination féministe (ou le père Noël, c’est pareil).

          20°) « Il est lâché par ses soutiens ». Lâchés ou « pas très présents », vous dites deux choses différentes sur le même document, il faudrait savoir ! Pas très un peu beaucoup pas du tout ?

          21°) « tentera de s’évader ». renseignez-vous, une tentative est une tentative, une évasion est une évasion. LT s’est évadé 20 minutes. Evasion, quoique courte dans sa durée, parfaitement réussie donc.

          22°) « Six avocats pour le défendre ». C’est faux. comptez sur vos doigts, c’est plus facile pour être sûr de ne pas désinformer les autres.

          23°) « Une seule avocate » (partie civile). C’est encore faux, comptez sur l’autre main, vous allez finir par y arriver...

          24°) « LT dira que les jurés étaient aussi contre lui ». Là vous inventez purement et simplement. C’est dit où et par qui à par vous ? D’où tenez-vous ce nouveau scoop ? LT a toujours dit qu’on les avait manipulés comme on continue avec votre complicité (volontaire, involontaire ?) à manipuler l’opinion publique grâce à l’émission de Christophe Hondelatte érigée en trompe-l’oeil..

          25°) « Libération conditionelle en 2000 ». Vraiment ? LT serait sorti en conditionnelle ? Vous gobez décidément tout du ramassis de mensonge proposé par Hondelatte.

          Pour résumer, je dirai que vous ne connaissez manifestement que peu de choses sur les véritables tenants et aboutissant de cette affaire, que vous devriez la découvrir en profondeur avant d’émettre autant d’informations inexactes en si peu de lignes.

          Ceux qui en parlent en connaissance de cause, qui ont étudié les dossiers d’instruction, et qui, tout comme vous pensaient dur comme fer que LT était coupable, passent majoritairement dans le camp des innocentistes, comment l’expliquez-vous ?

          Il existe sur le web un forum (forum « affairescriminelles ») qui met toutes les vraies cartes sur la table : une saine approche de la vérité dans ce dossier se mérite au delà d’apparences aussi accablantes que trompeuses, parce que fallacieusement véhiculées par l’émission de Hondelatte. Cette dernière, aux antipodes de l’objectivité et de la fiabilité, vous vend des vessies pour des lanternes.

          Manipulation il y a dans ce dossier, mais qui de LT ou de ses accusateurs en est le réel auteur ? Qui falsifie en réalité ledit dossier ? Innocent ou coupable à tout prix ?

          Posez-vous enfin la question et, peut-être, la prochaine fois, vous abstiendrez-vous de répandre à votre tour le flot d’approximations, d’extrapolations et de contrevérités (25 en 3 pages... presque autant qu’Hondelatte toutes les 10 mn d’Antenne dans « Faites entrer l’accusé » !.... ) dont LT se plaint à bon escient.

          Aveuglement certes collectif, mais pas où l’on croit le trouver lorsqu’on prend la peine de s’informer à partir du dossier et non de la restitution fantaisiste qui en est faite aussi bien ici que dans l’émission de Christophe Hondelatte. Ouvrir les yeux, c’est bien de cela dont il est question après l’aveuglement pour peu que l’on soit véritablement et plus complètement informé.


          • lisca lisca 22 mai 2009 01:40

            Même si vous avez raison, et que vous montrez un souci louable de rectification, les erreurs que vous relevez sont d’importance secondaire. Il peut y en avoir cent, elles n’ôtent rien à l’essentiel. C’est une tactique d’avocat que de relever les à-côtés dans les dossiers de l’adversaire ou de l’innocent pour faire croire à un dossier invalide ou confondant, selon.
            Les indices restants après filtrage révèlent de façon écrasante la culpabilité de ce type. L’intuition, les faits, l’expérience, la probabilité aussi, voilà ce qui guide un véritable juge.
            Ce violeur avait beaucoup d’amis. Ces amis nous les connaissons. Ou plutôt nous avons appris à les connaître.
            D’accord avec Massaliote.
            Moi je pense à Anne- Lorraine et à toutes les autres.
            Les violeurs, en prison. Les faux intellos, aux champs, à la cuisine ou à l’usine. C’est le meilleur qu’on puisse leur souhaiter.


          • melodie 24 mai 2009 18:17

             Alors d’après vous le dossier pénal n’est que « des erreurs » que nous relevons... Ce n’est donc qu’une tactique d’avocat.... ? Et bien sachez que vous m’honorez... !! Car je ne suis pas avocat, je suis une simple mère famille.... Sachez également que le dossier pénal est composé de procès verbaux, de PV de synthèses, de certificats médicaux etc ... En débattre ici, serait long et compliqué. Ce n’est ni les avocats, pas plus que les amis ni la famille, ce sont des personnes qui ne connaissent pas Luc Tangorre, qui ne connaissait pas l’affaire avant de la découvrir dans "faites entrer l’accusé... Ce sont ces même personnes qui ont pris le temps d’étudier ce dossier et de creer un forum que je vous invite à visiter..
            Ceci dit je suis tout à fait à fait d’accord avec vous, avec Massaliote, les violeurs oui, en prison.. Mais les vrais coupables !!!!
            justice-affairescriminelles.org


          • lebaleno 28 mai 2009 22:03

            bravo Hugette, ET MERCI
            vous me confortez car j’ai vu il y a quelques jours l’ émission qui me semblais pas mal,
            mais avec l’émission sur LT, j’ai vraimant trouvé qu’ont se foutaient de nous.

             Et je parle même pas de C Hondelatte c’est une pauvre pomme .
            EFFECTIVEMENT AVEC C HONDELATTE, C’EST PAS COMPLEMENTS D’INFORMATIONS


          • melodie 3 juin 2009 02:18

            Bonsoir lebanelo,
            Vous avez raison de dire BRAVO à huguette......
            Si vous vous rendez sur le forum consacré à cette affaire, vous vous rendrez compte que l’émission faites entrer l’accusé n’est pas basée sur le dossier pénal contrairement au forum dans lequel une majorité de personnes qui étaient convaincues de la culpabilité de Luc Tangorre( aprés avoir vu l’émission le 4 Mars 2008) sont aujourd’hui convaincues de son innocence parce que le dossier leur a permis de comprendre ce qu’est réellement l’affaire Tangorre....
            PS : je suis désolée car il n’était pas dans mes intentions de souligner mon message, certaines touches de mon clavier ne répondent pas ou plus à leurs fonctions


          • Massaliote 20 mai 2009 09:30

            Si j’ai bien compris, ces américaines, quelles salopes !

            Z’ont bien du l’aguicher le pauvre chou !

            Ikky, c’est trop méchant, j’en ai les larmes aux yeux devant tant d’innocence bafouée !


            • melodie 20 mai 2009 11:35

              Vous êtes libre de penser ce que vous voulez...
              Mais comment expliquez vous que les certificats médicaux ( cotes D3, D4,D6, D7 du dossier pénal) ne correspondent pas avec les propres déclarations des deux jeunes femmes. Pas de traces de coups pourtant elles auraient été battues( gifles, coups de pied etc...). ?
              Comment peut on croire ces deux jeunes femmes alors qu’elles étaient en fugue... (Cote D24 du dossier pénal) ?
              Il semble évident que vous ne connaissez cette affaire qu’au travers des médias...
               


            • lisca lisca 22 mai 2009 01:30

              Gifles et coups de pied ne laissent pas de traces. Le viol s’est fait à partir de menace de mort plus que d’extrême violence.


            • melodie 25 mai 2009 01:45

              Que les gifles et les coups de pieds ne laissent pas de trace... ? Tout dépend de la violence du coup, mais je suis d’accord avec vous... Par contre je n’ai jamais entendu parler dans une affaire de viol que les victimes de viol avaient « des vêtements en ordre ».. Et bien moins encore que les résultats des analyses effectuées sur les victimes dans les heures qui ont suivi « l’agression » révèlent , pour la 1 ière fille :( cote D4 du dossier pénal)
               Frottis vaginal : « présence de quelques rares spermatozoïdes assez fortement altérés sans flagelles »,
              Frottis anal :« présence de spermatozoïdes en assez faibles proportion,dont la plupart ne comporte pas de flagelle
              Pour la seconde ( cote D3 D 6du dossier pénal)
              Hymen intact, cette jeune femme est vierge et n’a jamais eu de rapport sexuel
              frottis vulvaire » on ne voit pas de spermatozoïde
              frottis vaginal« on ne voit pas de spermatozoïde
              frottis anal » présence de très rares corpuscules ovoïdes pouvant correspondre à des têtes de spermatozoïdes fortement altérés« 
              Que dire... sinon que l’homme qu’elles accusent ne peut pas être leur agresseur.
              Massaliote non ces jeunes femmes ne sont pas des salopes, elles n’ont pas »aguiché le pauvre chou" comme vous écrivez... Elles ont simplement inventées une histoire qui a couté chére à un homme...


            • victoria 25 mai 2009 08:54

              L’émotion ne change décidément rien à la bonne compréhension du dossier.


            • victoria 25 mai 2009 08:58

              Vous confondez beaucoup de choses.

              Patrick Henri est coupable pour deux raisons essentielles :

              1°) Les preuves de sa culpabilité foisonnent.

              2°) Il n’a jamais contesté l’incontestable depuis ses aveux.


            • lebaleno 5 juin 2009 01:32

              Bonsoir Melodie, suite au message du 25 mai,

              Elles ont simplement inventées une histoire qui a couté chére à un homme...

              oui il y a une histoire inventé , mais on ne sais pas ce qui est inventé, et puis elles ont que 20 ans, par contre comment c’est passé et comment ils ont présenté leur interrogatoire en Amérique ?? ça c’est autre chose.

              Je pense que ça c’est le vrai sujet .

              Il est facile à une personne 40 ans ou plus et de plus des flics , de diriger leur interrogatoire et je pense qu’elles ont vraiment été ou manipulé ou l’enquête à mal été orienté au départ.
              Mais j’espère, au nom du principe, que des journalistes pourront refaire une enquête
              et soulever les disfonctionnements et le dire avec force


            • melodie 7 juin 2009 17:18

              @ lebaleno en réponse à son message du  5 juin 01:32

              comment c’est passé et comment ils ont présenté leur interrogatoire en Amérique ?? ça c’est autre chose

              je pense qu’elles ont vraiment été ou manipulé ou l’enquête à mal été orienté au départ.
              Mais j’espère, au nom du principe, que des journalistes pourront refaire une enquête
              et soulever les disfonctionnements et le dire avec force

              ###########

              Vos messages sont intéressants, je vous suggère de venir discuter de cette affaire sur le forum qui lui est consacré...

              justice-affairescriminelles.org

              Cordialement Mélodie



            • Patdel51 14 novembre 19:15

              @lebaleno
              Vous n’avez pas honte ?

              La seule preuve qui manque, c’est la vidéo du viol !
              Et encore, vous diriez que ce n’est pas lui !

            • victoria 25 mai 2009 09:03

              LT peut être innocent pour deux raisons non moins capitales :

              1°) Aucune preuve objective de sa culpabilité n’existe dans les deux dossiers d’instruction.

              2°) LT n’a cessé un seul instant d’hurler son innocence depuis son arrestation le 12 avril 1981 au cours d’un simple contrôle d’identité.


              • victoria 25 mai 2009 09:22

                Massaliote, il n’est de plus saine réaction que de vouloir châtier les coupables, à condition toutefois de ne pas s’en prendre au premier inculpé venu dont on martèle la culpabilité sans jamais la prouver, à grand renfort de « démonstrations médiatiques » qui transfigurent les vrais éléments du dossier.

                Vous êtes à mon avis tombée dans un piège, les médias ont toujours présenté le dossier tel qu’il ne se présente pas en réalité. Il serait temps que l’on se demande finalement pourquoi !

                Tout se passe comme si LT, sur le point d’obtenir la révision de son procès, devait contre vents et marée échouer dans son entreprise.

                J’ai cru à la culpabilité de LT bien avant vous, celui qui l’aurait prétendu innocent avant mon étude du dossier n’aurait pas manqué de passer à mes yeux pour le plus farfelu des hurluberlus.

                Si vous avez la possibilité d’étudier l’affaire sur la base des dossiers, vos positions bien arrêtées pourraient virer de bord, à l’instar des miennes, à 180 °....

                Un forum incroyablement documenté, dont le sérieux ne demande pas mieux que la plus rigoureuse des mises à l’épreuve est disponible (affairescriminelles), pourquoi ne viendriez-vous pas y défendre le point de vue qui est le vôtre ?


                • victoria 25 mai 2009 09:38

                  Lisca, comment pouvez-vous affirmer, avant même d’avoir étudié les dossiers d’instruction, sur la seule base de restitutions médiatiques tellement différentes des pièces du dossier, que les indices qui restent après filtrage sont accablants.

                  C’est ce que l’on a cherché à vous « vendre » et que vous avez acheté sans prendre, pour l’instant j’espère, la peine de gratter le vernis.

                  Je vous invite donc à venir défendre votre point de vue sur le forum qui regroupe tous les avis et met en ligne tous les documents et arguments que Christophe Hondelatte a soigneusement falsifié ou écarté du vrai débat à des fins accusatrices incroyablement réductrices et sélectives, pour ne pas dire carrément mensongères dans bien des cas.

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