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Accueil du site > Actualités > Société > M6 : Pour un peuple presque parfait

M6 : Pour un peuple presque parfait

Précisons d’abord qu’elle n’est pas spécifiquement française. En Angleterre par exemple, on l’appelle génération Channel 4.

En France, ses fidèles ont entre 14 et 35 ans et ce point commun de n’avoir aucun souvenir d’une France sans M6. La nature des programmes de cette chaîne, son introduction du concept d’évaluation puis d’élimination des individus par leurs semblables, son recours au coaching comportemental approfondi reculant sans cesse les limites de la vie privée ou sociale, ses prescriptions d’achat aux apparences anodines qui font de ces shows des publi-reportages, son humour socialement inoffensif, la ligne éditoriale de ses magazines d’enquête précédant ou accompagnant les réformes du gouvernement, son survol distancié de l’information, ont modelé une génération.

La génération M6.

Reprenant le flambeau de la France déclinante de la première compagnie qui, vivant sur ses gloires passées sans se renouveler, s’éteint peu à peu, cette petite génération qui monte et qui a fait de la chaîne alternative sa favorite est La France de demain.

Pour plus d’information sur les programmes de la chaîne incriminée je vous renvoie à cette vidéo et, parce que l’on est jamais mieux servi que par soi-même, au site M6Replay.fr.




Mais, revenons à nos moutons.
On repère la génération M6 lorsqu’elle sort de sa tanière cocoonisée à la saison des achats (fêtes et soldes et en règle générale dès le vendredi soir à 17h) pour arpenter les rayons illuminés à son intention, dans l’attente qu’on lui libère son dimanche chômé, intolérable atteinte à son pouvoir d’acheter.

La génération M6 va souvent par deux, en petits couples assortis (- parce qu’à deux ça fait moins d’impôts à payer). Malgré sa passion pour le bouddhisme, les bougies parfumées ou le karaoké, elle rationalise son rapport au monde selon des critères financiers. Avec elle, tout est pognon. La génération M6 a une calculette en lieu et place du cerveau.

Toujours partante pour courir là où on lui suggère de marcher, prête à supplier là où on l’invite à ramper, son champ d’analyse sociale part de ma droite (elle est ainsi, à l’image de ses grands aînés très réceptive aux discours publicitaires d’hommes providentiels promettant plus d’argent en échange de plus d’efforts) pour s’étendre jusqu’au plus à gauche possible pour elle (c’est à dire encore bien à ma droite) au travers du sentiment d’injustice qui la déchire à l’idée de ne pas avoir un écran plasma aussi bien que celui de Dany Boon vu dans le M6 Déco spécial intérieurs de stars.

Sa vie est une course d’un centre commercial à l’autre pour l’obtention, à prix soldé, des gadgets recommandés par sa chaîne privilégiée. Du nord au sud, on reconnaît les intérieurs de ses pavillons qui se reproduisent à l’unisson coloré des préceptes de ses mentors télévisés de la déco mégalo. Dans ses salons carrelés s’entassent, avec la frénésie d’agencement de ceux qui ont peur de ne plus posséder, des meubles offrant la triple qualité d’être massifs, moches et dépareillés. Elle est provinciale ou banlieusarde. Via un habile marketing des annonceurs, et la répétition annuelle des Capital spécial bonnes affaires de l’immobilier, elle s’est auto-bannie des centres villes afin de trouver plus grand et plus dans son budget, en vingt-cinquième périphérie.

C’est que, question maison, la génération M6 abhorre la location. Peu importe ses revenus, posséder un toit n’est pas une ambition : C’est une obligation. Comment faire autrement lorsque pendant les 10 dernières années on a entendu comme seuls sons de cloche les reportages orientés d’M6 d’un côté et de l’autre, l’écho continu des ego repus des parents proprios ? Quand elle possède un bien immobilier, quelconque et sur payé, c’est comme pour son canapé, vite elle s’en lasse. Il lui faut plus grand et plus classe.

En pleine crise existentielle pour cause d’existence de crise, la génération M6 consacre encore ses forces à se cogner sans peur du ridicule dans le mur de ses contradictions, tiraillée entre l’idéal télévisé de l’épanouissement personnel et la logique comptable de ceux qui lui vendent cette réussite balisée d’objets à se procurer et de concepts à adopter.

S’intéressant peu à la vie au-delà du consommable, elle s’interroge rarement sur les motivations et les conséquences de ses actes dont elle paye, au propre et au figuré, régulièrement les frais.

Son opulence à débit différé est pourtant souvent remise en cause à la fin du mois par des imprévus de type appel de fonds pour les charges de l’immeuble ou nouvelle option sur le forfait 3G-UMTS-Bluetouze (pour appeler maman qui habite à deux maisons de là) qui plantera de 500 euros son budget de représentation établi à 140% de ce qu’elle gagne en salaire.

Rentrant dans la vie active par la dette, à pas 30 ans elle n’a déjà plus aucune soupape de sécurité et prend toute déconvenue financière de plein fouet. D’où ce sentiment de colère qui monte en elle depuis les non-résultats sur le terrain de l’élection présidentielle de son miracle américain. Que ce soit pour sa maison ou ses revenus, elle se persuadait que le nouveau président lui garantirait du +15% à l’année. Enfin, c’est ce qu’elle avait compris du Zone Interdite spécial ces pays qui ont tout compris et qui ont su se réformer diffusé quelque part au cœur de la déprime de 2006, amuse-gueule aspartamé de celle qui l’attend en 2009.

Sur le terrain pavillonnaire, la génération M6 est une confrérie tacite dont l’adoubement repose sur des codes vestimentaires, ludiques et télévisuels très précis. Elle se conjugue intérieurement à la première personne du singulier. Le nous revendicatif sonne comme un blasphème à ses oreilles. La transcendance spirituelle ne l’intéresse pas plus. Ses seules communions sont de pixels. L’unique réel sur lequel elle veut avoir prise est celui de sa chaîne via des SMS surtaxés pour éliminer ses semblables qui ont voulu tenter de briller à la télé (son rêve secret). Pour elle, la reconnaissance n’est pas la conséquence d’un travail, c’est le but de tout crétin chantant sous sa douche ou devant Rock Band, jeu vidéo qui, comme tous ceux simulant à la fois notoriété et maîtrise factice d’un apprentissage représentant des décennies de labeur, marche très fort dans ses rangs.

De par son âge, son état de salariée pressée jusqu’au trognon et ses montagnes de crédits, la génération M6 est déjà la grande perdante de 2009. Arriviste se pensant déjà arrivée (si l’on considère qu’un salon à 6000 euros payable en 15 fois sans frais est une étape essentielle dans la vie d’un homme) elle ignore qu’elle se trouve au début son long parcours sacrificiel. Au fond, cela la gêne peu et puis elle a son arme contre la déprime : Les petits plaisirs. Elle n’a pas besoin qu’on lui répète 10 fois la publicité : De son propre aveu, elle craque énormément. Et puis, la vie c’est comme la real-tivi : Pas de réussite sans humiliation. Pas d’émancipation sans asservissement. Oui, la génération M6 est un peu con.

Rentrée dans le monde de l’entreprise par la porte initiatique du stage sous-payé, bercée par les discours angéliques de ses parents, outrée par ses grands frères (c’est moi ça) qui peuvent perdre leurs journées à ne pas être productifs pour d’autres, la génération gobe tout cru ce qu’on lui dit et se montre très travailleuse. Elle n’hésite pas à cumuler les boulots, son job au bureau et le soir la garde rémunérée des enfants des autres. Et ce, quitte à engager une baby-sitter pour garder les siens. Dans l’optique de l’accès à sa bourgeoisie fantasmée, le travail c’est sacré. C’est son nouveau président qui lui a dit. C’est pour cela qu’en 2007, pour la première fois elle s’est bougée jusqu’au bureau de vote, sans conviction propre, juste parce que c’était Dans les couples de la génération M6, elle et lui travaillent (- Bah tu comprends financièrement, c’est impossible autrement). Lui turbine parce qu’il veut la nouvelle Xbox, elle, parce que c’est le progrès et qu’elle veut que son mec ait sa nouvelle Xbox sinon ce serait pas un mec, pas un vrai, en tous les cas pas un comme celui de ses copines. Quand la génération M6 parle de son boulot, c’est souvent pour s’en plaindre sans pour autant le remettre en question. Le travail est une peine de prison tolérée pour surnager à la surface de sa condition. Déclassée du monde du travail, reclassée domestique au ras d’une way-of-life qui n’a d’américaine que l’étau du crédit, enfermée volontaire dans sa cellule aux barreaux de pacotilles à renouveler régulièrement, elle ne s’autorise aucun dérapage de son quotidien d’esclave sinon ce serait le krach bancaire. Et puis le travail, ça occupe !

- Hein love, qu’est-ce qu’on ferait de tout ce temps libre ?


Ne dialoguant pas sur la substance, imperméable au discernement, esquivant l’effort intellectuel, la génération M6 somatise énormément. Bien qu’elle se plaigne de la dette causée par les services publics de santé, on la retrouve régulièrement (comme ses parents) en consultation dans les cabinets médicaux ou aux urgences des hôpitaux dès que son nez coule (c’est à dire deux fois par mois) à la quête semi-honteuse de cet arrêt maladie qui lui permettrait de passer ses après-midi chez elle à mater Delarue sur le Plasma en bouffant des chipsters. Toujours là pour éponger les queues de tendances, elle attrape tout ce qui traîne, virus et autres gastro-entérites à diarrhées carabinées dont elle fait connaitre à son entourage, fréquence et consistance, avec force SMS (- Mais après 20h parce que tu comprends, entre 20 et 21 heures c’est illimité les textos sur mon forfait optimum-totale-liberté).

De formation souvent commerciale, visant des métiers aux intitulés abscons dont les fonctions lui sont ardues à définir mais que l’on peut souvent résumer à comment vais-je plumer mon connard d’interlocuteur pour me faire bien voir auprès de mon chef que je méprise  ? elle est ouvertement inculte et le revendique via une sous-culture à base de références audiovisuelles de moins de 6 mois. Attention, si vous habitez dans une zone où elle est majoritaire, ne laissez pas filtrer que vous ne possédez pas de télévision ou que votre poste est encore cathodique, on ne peut présager de réactions qui pourraient être violentes. L’exclusion du camp de consommation pourrait être prononcée et vous seriez l’objet des quolibets de sa marmaille, encore plus matérialiste.

Comme ses modèles, les riches et les célèbres, la génération M6 se mélange peu avec les autres classes. La vie du riche lui est inaccessible autrement que par les produits qui simulent la fortune. Quant au monde des pauvres, c’est son repoussoir ultime. En temps de crise, ça l’incite à encore plus travailler, et pour être moins payée s’il le faut.

Le revenu net mensuel est un facteur déterminant dans toute relation sentimentale durable entre deux individus de la génération M6. Les exigences financières sont draconiennes : Faut au moins que l’être aimé gagne 1300 euros mensuel sinon ce n’est pas la peine de venir roucouler sous sa marquise Leroy-Malin (c’est très M6). Intraitable loi à l’image de celles des parcs d’attraction où elle se rend en pèlerinage deux fois par an : En dessous d’une certaine taille, pas d’accès au tourbillon hédoniste des jouissances Made-in-China.

Fonctionnant sur le mode binaire, les illusions taillées au sécateur par les raccourcis d’une chaîne qui ne tolère pas l’erreur (le mauve c’est bien, faut trier ses déchets, manger des fruits et pas violer ses enfants), il m’est arrivé de partager certaines de ces soirées festives (en réponse à l’ennui, tout chez elle est prétexte à fête) et d’accéder à un niveau de vide rarement côtoyé ailleurs que dans les films de Luc Besson. Dans ces moments d’extrême solitude, j’ai touché le néant et je peux l’affirmer : Il n’y a pas de vie après la mort cérébrale. Dans ce genre de parties plates où le lisse s’étale par barils de connivences, pas une idée, pas un concept, pas même une opinion sur laquelle je puisse m’énerver. Pas d’humour non plus, enfin autrement que par un festival de citations à l’intonation exacte, des dialogues de Christian Clavier dans les comédies "cultes" du Splendid ou des spectacles de ses comiques favoris, ceux qui au nom d’une promotion garantie sans dérapages, ont expurgé de leur champ du drôle toute référence contestataire, sociale et politique.

J’arrête ici ma description non-exhaustive de cette force anti-révolutionnaire tapie dans la lumière vario-climatisée de ses espaces de vie parfumés à la cannelle et au citron vert, tant il y aurait sujet à chapitres et il faut que je m’en garde pour un prochain ouvrage.

Pour conclure provisoirement, si l’on doit résumer à un seul le critère de reconnaissance d’appartenance à la génération M6, ce sera le conformisme. Insensible à l’injustice, sans véhémence contre sa classe dirigeante, bien au contraire, résolue au marché et comptant ses coupons de réductions, elle est la preuve en chair et neurones que la vieillesse n’attend pas le nombre des années.

- La révolution ? Hein ? Pas jeudi, y a "Nouvelle star".


Article original sur le blog Les jours et l’ennui de Seb Musset

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56 réactions à cet article    


  • stupor mundi 31 janvier 2009 10:20

    "si l’on doit résumer à un seul le critère de reconnaissance d’appartenance à la génération M6, ce sera le conformisme. Insensible à l’injustice, sans véhémence contre sa classe dirigeante,"

    d’ou la dictature du prolétariat qui s’impose , c’est ça ?

    ah c’est gens de gauche , quand comprendront t’ils qu’ils n’ont pas le monopole du sens de la justice et du coeur .


    • Atlantis Atlantis 31 janvier 2009 10:34

      quand ceux de droite écriront sans pheautheux ?


    • fouadraiden fouadraiden 31 janvier 2009 10:37


       Quoi la belle n’est plus avec MOMO smiley


    • Nethan 31 janvier 2009 14:36

      Serait-ce un représentant de la Génération M6 sur Agoravox ? 


    • hunter hunter 31 janvier 2009 15:09

      On écrit "ces gens de gauche" ; il s’agit là d’un démonstratif !
      Inspirez-vous de l’auteur qui lui sait maîtriser sa langue maternelle.

      M l’auteur : Excellentissime papier, aussi bien pour le style, que pour le contenu de l’analyse !

      Merci à vous et dans l’attente d’en lire d’autres aussi bons.

      Bien à vous

      H /


    • gpeur 31 janvier 2009 10:21

      Bien vu ! Personnellement, je reconnais ces gens d’une manière très basique, voir simplette, à leurs rideaux taillés en pointe de couleur violine, orangé ou chocolat qui laissent entrevoir leur intérieur et au fait qu’ils mangent dans des verrines. Je sais c’est très con, mais j’assume, je le suis.


      • TARTAR 31 janvier 2009 10:36

        Marrant , vrai et bien écrit !
        Je dis çà sans doute parce que je suis vieux
        et
        effondré d’ennui les soirs passés en compagnie de ma fille et de son compagnon....L’énergie du vide !

        Je ne me sens pas responsable de leur état mental.
        D’ailleurs ils me considèrent comme vaguement bizarre ou dangereux...dialogues raccourcis !
        Aucune opinion politique, aucune vision d’avenir ,pas de projet au-delà du prochain congé mais les dernières lunettes de soleil et le dernier portable dans le collimateur.
        Le grand écran blanc du salon n’est pas que sur M6, il regarde aussi des masses de trucs hyperrécents en DIvx.
        .
        Je vous Canaleplusse à donf !


        • airspeed 1er février 2009 02:32

          "L’énergie du vide !

          Je ne me sens pas responsable de leur état mental. "


          la faute a qui alors ?

          l’observation et la reflexion devrait etre inculqué dès le plus jeune age , bien avant l’adolescence .
           


        • AA AA 31 janvier 2009 11:06

          TF1 est peut-être la chaîne des vieux mais c’est elle qui a ouvert le bal de la connerie il y a déjà longtemps en ouvrant la voie à ce merdier télévisuel.
          Toute cette génération n’a plus ni idée, ni conversation, ni opinion, ni goût personnel. Il ne sont plus que superficialité, inintelligence et égoïsme. C’est catastrophique.


          • hunter hunter 31 janvier 2009 15:28

            Vous avez raison "AA" dans l’absolu, mais en fait, ils sont une aubaine pour ceux qui dirigent : pas de conscience politique, pas où peu de revendications (sinon celle de pouvoir consommer plus), une aubaine pour les politiques qui se font élire comme on vote pour un candidat de la nouvelle star :du bon marketing, quelques bobards déblatérés dans une langue accessible à ce type de population, et hop, on obtient le 6 mai 2007 !
            Une fois élus, on fera le contraire de ce qu’on a dit, mais peu importe, ils ne se souviendront plus de ce qui a été dit pendant la campagne marketing (euh pardon, électorale !

            Dans le milieu professionnel, comme l’a parfaitement expliqué l’auteur, c’est de la main d’oeuvre corvéable à souhait, qui se plaint rarement, parce que faut bien payer les échéances du plasma !

            Pour tous les marchands de vanités, le bonheur : on leur vend des merdes qui coûtent trois fois rien, vu qu’on exploite à mort des gamins en Chine ou en Inde, on colle une marque "incontournable", et ils accepteront de se faire exploiter encore plus poour pouvoir s’acheter un jean à 300 tickets !
            Oui oui, ça existe, des jeans à 300 euros !!!!!!

            Donc tout ce système perverti prie pour que toute la population mondiale soit à l’image de ce type de population : c’est l’idéal à diriger !

            O tempora O mores......

            Bonne fin de semaine à tous.

            H /


          • Olga Olga 31 janvier 2009 11:42

            Excellente description, Seb :
            Où l’on comprend que ne pas avoir la télé est un bienfait inestimable.
            Où l’on comprend également que l’à-plat-ventrisme des télé-consommateurs égocentriques et décérebrés a de beaux jours devant lui... smiley 


            • airspeed 1er février 2009 02:55

              "Où l’on comprend que ne pas avoir la télé est un bienfait inestimable"

              Sur vous , certainement , puisque vous clamez haut et fort votre aversion .
              la télé est le reflet de la société , j’ai un plasma , oui , branché sur des emissions le plus souvent culturelles
              ou de debat ( taddei par ex.)
              jamais je n’ai vu une emission style star ac. , .... si une fois chez mes beaux parents sur leur cathodique .

              faudrait peut etre se prendre par la main et devenir responsable ; on m’a jamais mis un 9mm para sur les tempes pour regarder ces merdes .


            • phil2nim phil2nim 1er février 2009 13:24

              Il y a plusieurs niveaux dans le vidage de crâne : Taddei occupe la sphère de ceux qui croient réfléchir devant la télé...qui ne réfléchit qu’éteinte ?
              http://remue.net/spip.php?rubrique270

              Note : olga, je suis fan !


            • Olga Olga 1er février 2009 20:56

              @airspeed,
              C’est un peu compliqué ce qui vous arrive :
              Si j’ai bien compris, quand vous branchez votre plasma pour regarder la star ac, vous avez des reflets. (c’est sûrement un problème d’orientation de l’écran par rapport aux sources de lumière ; où alors trop de lumières à l’écran, quand les staracadémiciens chantent à plusieurs par exemple... smiley ).
              Quant à vos beaux-parents, ils regardent des émissions culturelles sur leur cathodique de 9mm qui donne mal aux tempes. ( là forcément, c’est la taille de l’écran qui est insuffisante, même pour regarder de la merde).
               smiley 


            • Jojo 31 janvier 2009 12:07

              Merci à l’auteur, un pur bijou votre article.
              Des générations entières d’esprits clairvoyants, l’avenir de toute l’Humanité...
              Le pire, c’est que ça a été fait sciemment et consciemment. Attention danger ! Le loup s’invite à domicile.


              • sheeldon 31 janvier 2009 12:45

                bonjour

                très bon aticle , merci .

                passe le bonjour a grand françois , il m’amuse bien ton pote .

                cordialement



                • ninou ninou 31 janvier 2009 14:17

                  Ce qui fait peur, c’est que le trait est à peine forcé...
                  Debord en ferait une jaunisse !
                   
                  Cela fait bien longtemps que la religion n’est plus l’opium du peuple occidental. Elle a été remplacée par un opiacé beaucoup plus puissant : la Telle-est-vision. C’est trop bien comme drogue : ça te fait voir ta vie en rose, ça te rend le maître du monde (du monde de ton petit confort qui est le seul qui existe), ça te fait croire que tu es intelligent et cultivé, ça te fait manger et tartiner sur ton visage tous les produits qui rendent beaux... pis ça donne des sujets de conversation.

                  Avez-vous remarqué la multiplication des écrans non seulement chez les gens (y parait qu’y en a qui ont des TV dans les toilettes pour pouvoir pousser sans réfléchir !), mais aussi à l’extérieur (grands magasins, petits commerçants, la Poste...) Il ne faudrait surtout pas laisser au cerveau humain le temps de penser à quoi que ce soit par lui-même. C’est dangereux.
                   
                  Un peuple bien "distrait" est un peuple soumis.

                  Méfions-nous : cette "génération" fait des enfants...
                  J’envisage sérieusement de quitter l’éducNat...


                  • stupor mundi 31 janvier 2009 15:16

                    @ hunter , simple erreur d’inattention , mais le fond reste le même .

                    je remarque que dans l’article l’auteur fait une généralisation sans apporter de preuves si ce n’est des ressentis .



                    • hunter hunter 31 janvier 2009 16:28

                      @Stupor mundi,

                      Difficile d’apporter des preuves précises, dans le cas d’un article sur AV. Pour ça, faudrait plutôt viser la thèse en socio, mais ça risque d’être un peu long à publier ici non ?  smiley

                      Je pense que ce papier est une sorte de résumé de travaux que l’auteur à fait depuis longtemps ; à mon humble avis, ce sont des travaux assez poussés, d’observation surtout (il est très facile à la lecture du texte de Seb, de "visualiser" la population observée). C’est pourquoi ce texte est bon, car il est non seulement bien écrit, mais aussi très visuel ; on a tous je pense vu ou observé des individus de ce type (personnellement j’en ai cotoyé un parfait specimen il y a 3 jours), sans aller jusqu’à la précision dont l’auteur fait preuve.

                      Donc je réitère mes félicitations à Seb !  smiley

                      H /


                    • AA AA 31 janvier 2009 15:52

                      A Stupor Mundi> Les preuves nous les avons sous les yeux, chaque jour et à chaque instant et nous pouvons constater que lentement mais surement l’ensemble de la société est tirée vers le bas, vers la médiocrité. La preuve la plus criante est ce président élu à base d’artifices et de mensonges, un personnage grossier, superficiel, sans culture et agissant au jour le jour sans vision d’avenir ; tout à fait à l’image de ce désastre.


                      • stupor mundi 31 janvier 2009 16:14

                        je dirais plutôt qu’en france on a une partie de la société qui est tiré vers la médiocrité du fait de la fracture sociale , et de l’ascenceur social qui est en panne . cela crée une société à deux vitesse , ça je n’en disconvient pas

                        mais je remarque que sarkozy à été elu par 53 pour cent de la population , non pas 60 ou 70 , de plus il a été elu en majorité par des personne agée , c’est donc un representant des forces conservatrices , non de l’ensemble du pays . la génération m6 décrite par l’auteur vis pour beaucoup dans les villes et a voté en majorité pour royal . c’est a fameuse gauche dite caviar .

                        moi ce qui me choque dans l’aticle c’est le mépris évident qu’a l’auteur envers cette catégorie de la population et la généralisation qu’il en fait . au etas unis on l’appel la génération x , elle était supposé ne pas s’interréssé à la vie publique , avoir laissé bush au pouvoir , eh ben c’est cette génération qui a porté obama au pouvoir .








                        • ZJP ZJP 1er février 2009 00:15
                          Elu par 53% de la population ?!?!! . Ah bon ? Cette remarque me choque a chaque fois, donc je me re-copie/colle  smiley

                          a) 18 983 383 de personnes ont FORMELLEMENT votés pour NS pour une population de 63 800 000.
                          b) 44 816 617 sont FORMELLENT dans l’opposition.
                          c) 2 192 553 de personnes de 60 ans et plus commerçants, artisans, agriculteurs et chefs d’entreprises ont décidés du destin de 63 800 000



                          JP

                        • phil2nim phil2nim 1er février 2009 13:36

                          Obama n’est pas un pur produit marketing peut-être ?


                        • c.d.g. 31 janvier 2009 16:28

                          article bien ecrit. Mais pourquoi s en prendre a une generation en bloc ? (j en fait pas parti car d apres l auteur elle s arrete a 35 ans et j en ai 6 de plus ... sauvé smiley )
                          Quand j avais 20, on etait sensé avoir tous le sida mental (d apres un ecrivain chiraquien dont j ai oublié le nom)

                          Il y a des cons dans toutes les classes d age. Que ceux ci regardent M6 s ils ont 30 ans ou TF1 s ils en ont 70 ne change pas grand chose.

                          Oui la TV rend con. Mais c est pas nouveau. Que certains ait moins eu acces a la culture et ait grandit dans une société glorifiant l argent facile (Tapie, les stars du foot ou de la TV réalité) c est sur. Est ce leur faute ?

                          Pour le reste, c est surtout une generation de victimes :

                          - travail pourri, mal payé et sans avenir (pour cause de chomage massif, de delocalisation et de dettes qu il faudra bien rembourser un jour). Ils ont d ailleurs eut un avant gout quand tout ce qu on leur propose c est un poste de stagiaire a 300€/mois

                          - société qui priviliégie ceux en place sur les nouveaux arrivants

                          - pour les malheureux qui ont eut la mauvaise idee d acheter, un credit sur une maison qui va falloir 50 % de moins d ici 5 ans (et plus rien dans 30 ans car mauvaise qualite de la construction + mal située). Mais avaient ils le choix ? dans certains cas, ils ne pouvaient rien louer car trop mal payé !

                          - ils vont devoir affronter les consequences du papy boom puis de l alzeihmer boom : payer des retraites elevées , payer des soins médicaux couteux. Comme ils seront numeriquement minoritaire, aux elections c est les retraités qui feront les elections -> toutes les decisions leur seront defavorables

                          - ils vont en plus se coltiner avec le changement climatique. Tout ca dans un pays ruiné par l immobilisme qui a preféré maintenir des pans de son economie condamné plutot que d investir dans l avenir (le plan de relance actuel en est un parfait exemple. On investit dans le beton et l automobile... surement l industrie du futur !)


                          • hunter hunter 31 janvier 2009 17:15

                            c.d.g

                            D’accord avec vos remarques, mais.........

                            Ce qui ressort du papier de Seb, c’est que cette génération a été formatée par un système dans lequel elle a vu le jour.

                            Ce système les a maintenu dans l’illusion qu’ils pourront eux aussi vivre dans les conditions qu’ils ont connu depuis leur naissance. Pour vraiment beaucoup résumer et simplifier à l’extrème : " tu bosses, tu as de la thune, et avec ta thune, tu essaies à ton niveau de rejoindre les modèles qu’on a lentement inséré dans ton esprit "(pub, télé, magazines dit "pipeule", etc, etc.....)
                            Les "valeurs" véhiculées sont ultra simplistes : c’est le règne de "l’avoir" : avoir le dernier téléphone internet/pda/appareil photo de la marque à la pomme, avoir le dernier plasma vu chez je ne sais quelle star dans les émissions de déco (qu’est-ce qu ça prolifère ça les émissions déco..), avoir des fringues siglées car vues sur des "stars" dans les canards pipeule...bref toutes ces vanités qui n’ont qu’un seul but : les asservir un peu plus, sans bien entendu qu’ils ne s’en rendent compte ! "Ca coûte cher, mais tu dois les avoir, si tu veux être comme les autres et dans la tendance ! (notion de conformisme exacerbé)T’as pas assez de thunes ? eh bien bosse plus, ou va chez C....dis, Mé.....tis et compagnie !
                            En philo, on parle d’aliénation non ?

                            Le problème c’est que le système ne marche plus, déjà depuis pas mal d’années, mais là franchement, je crois qu’on avoisine la phase terminale ! Les soins palliatifs sont déjà engagés, on appelle ça "des plans de relance" ! Mais bon, les soins palliatifs, on sait tous à quoi ça aboutit malheureusement pour tous les malades et leurs familles.....
                            Il faudrait déjà commencer à expliquer aux gens, que la consommation à outrance pour tous, ça n’est plus possible, car :
                            1/ Trop de monde !
                            2/ Ressources limitées en voie de réduction.
                            3/ Mise en danger extrème de la planète sur laquelle on vit ; menace pour toutes les espèces vivantes, y compris l’espèce humaine !

                            Mais bien entendu, on ne le fera pas ! On continue à faire croire aux gens que tout va s’arranger, et que dans quelques temps tout va redevenir comme avant !
                            On les maintient dans l’illusion, il y a tellement d’intérêts en jeu !
                            Il y a ceux qui peuvent s’en rendre compte par eux-mêmes, et s’y préparer, et puis il y a les autres, qui vont tomber de très haut. Et la physique nous apprend que plus on tombe de haut, plus la chute peut avoir des conséquences peu enviables !

                            Ce qui est dommage, c’est que l’échantillon de population que décrit Seb, n’a pas les armes pour se rendre compte de ce qui se passe ! A la limite, on ne peut pas lui en vouloir. Ce n’est pas entièrement de sa faute, ne lui a-t-on pas répété à longueur d’années, qu’il n’y a pas besoin de faire des études pour réussir ? ("regardez les sportifs, regardez les top-models, regardez les rock stars...")

                            Même si les études ne sont pas un gage de réussite sociale (et c’est normal, ce n’est pas parce qu’on en a fait qu’obligatoirement on serait les "meilleurs"), mais au moins ça donne des structures mentales pour réfléchir, remettre en question les choses, et surtout décider par soi-même de l’attitude à adopter face à telle ou telle situation ! S’adapter en fin de compte, mais en en prenant pas en compte uniquement son nombril ! Et ça, ils ne peuvent pas le faire ! Ils ne peuvent que voter pour des illusionnistes, qu’on appelle aussi "hommes et femmes politiques" ! (cf 06 mai 2007). Ces derniers leur donnent du "prêt à penser", du "prêt à agir", du "yaka, faucon", c’est tellement plus facile ! "donne-moi ta voie, et je vais m’occuper de tout". Ca me rappelle la blague dans les 70s, pour expliquer ce qu’était le communisme :" donne-moi ta montre, et je te donnerai l’heure".
                             smiley
                            Je n’évoquerai pas volontairement la vacuité de la vie, quand on ne pense qu’à accumuler les saloperies périssables, les gadgets inutiles, qui sont vendus partout à grand renfort de matraquage publicitaire ! LA publicité, ce cancer métastasé de la raison, cette pollution des cerveaux, mais clé de voute du système productivo-consummériste !

                            Ce sont tous ces points je pense, que Seb met en exergue. Je ne pense pas que ce papier soit méprisant comme vous le dites. Au contraire, il est à mon avis assez objectif : il déplore des faits, les expose,mais ne juge pas.

                            H /


                          • stupor mundi 31 janvier 2009 17:35

                            si il les juge car il considère que cette génration serait insensible à l’injustice .

                            moi je fais partie de cette génération , ayant connu m6 , ce n’est pas pour autant que je suis dans la consommation à outrance , ou que j’ai voté pour sarkozy , ou que je suis insensible à l’injustice .

                            on pourrait retorquer que mon argument ne tient pas car je prends mes expériences come exemples , mais l’auteur n’en fait il pas autant ?

                            que l’on fasse des études sociologique , et que l’on me ressorte des chiffres démontrant que cette générations serait pire que les autres

                            hunter , le problème que vous soulevez n’a rien a voir avec l’êge mais plutôt notre mode de vie . d’ailleurs les études montrent que ceux qui ont un plus fort pouvoir d’achat et sont plus enclin à consomer sont les personnes plus agées . l’idée de cibler cette génération n’a donc aucun sens .

                            maintenant je remarque que les plus jeunes générations sont plus écolos que leurs ainée et grâce au web sont plus solidaires qu’on ne le croit

                            néanmons je ne crois pas comme vous que la réponse se trouve dans la décroissance , car tt système tend à évoluer jusqua atteindre la limite puis finit par par eclater . on l’a vu avec toute les civilisations .
                            l’europe après son apogée connut au 20 ème siècle connait simplement un déclin , cela devrait se traduire par une guerre , remettant tt à zero ; puis la croissance repartira et ainsi de suite ...


                            • Flibustier 31 janvier 2009 17:43

                              ah oui, ce qu’il nous faut c’est une bonne guerre... déjà lu ça quelque part.


                            • hunter hunter 31 janvier 2009 18:26

                              Stupor Mundi,

                              Je suis d’accord avec votre argumentaire, mais l’auteur ne généralise pas : il ne fait pas un panoramique, mais un instantané, il zoome sur une certaine partie de cette population, qui existe qui se comporte comme l’auteur les décrit, vous ne pouvez le nier.

                              Je ne doute pas qu’ils aient une capacité à ressentir l’injustice, à s’indigner, mais je pense que ce comportement se manifeste surtout quand les serfs (les médias) organisent de grand messes, où s’indigner et compatir est de mise !
                              Bref, on pleure un bon coup dans les chaumières, on dégainera peut-être la CB pour faire un p’tit don (car c’est consensuel, tout le monde le fait), mais une fois la télé éteinte, une fois la messe bien-pensante dite, on continuera comme avant non ? Et là, indirectement, "vivre comme avant", participera à empirer la situation devant laquelle on se sera pourtant tant indignés ! Mais on ne verra pas le lien de cause à effet, sinon, il est à parier que le comportement aurait alors commencer à changer.
                              On ira pécho le dernier truc à la mode, (dont on a pas besoin, mais c’est pas grave, puisque c’est ce que tout le monde fait), on ira dans le dernier lieu "où il faut être", bref toutes ces futilités qui font le quotidien.

                              Si cette indignation est capable de se manifester sans un catalyseur extérieur organisé (mais là aussi, il va vous falloir avancer des preuves solides), alors je réviserai mon jugement.
                              J’ai peur que tout ça ne soit un peu trop piloté et "suiviste".

                              Quant aux études sociologiques qui pourraient appuyer le papier de Seb, je pense que vous pouvez en trouver sur le net, beaucoup de facs publient sur leurs sites,les thèses soutenues en leurs murs, j’en lis souvent (en domaine scientifique, il est vrai).

                              En tout cas, ravi de dialoguer avec vous.

                              Bonne soirée

                              H /


                            • phil2nim phil2nim 1er février 2009 13:51

                              Stupor,
                              je crains que tu n’aies raison sur ce point qu’il sera plus facile d’envoyer les jeunes au casse pipe que de réfléchir à la décroissance... on pourrait ajouter à la liste des principes des manipulateurs du système : la courte vue...

                              Alloit Marie a bien montré qu’il est obligatoire de se conformer à M6 en coffrant Julien Coupat arbitrairement : "comment ! mauvaise tête , vous me ferez 90 jours dont 30...."


                            • Flibustier 31 janvier 2009 17:39

                              Très bien écrit, plein d’humour. Bravo.


                              • jakback jakback 31 janvier 2009 17:41

                                Joli raccourci, dans un aussi long billet, Droite = Cons, la catégorie que vous décrivez la, est tout sauf de droite, du moins la droite, telle que ceux qui en sont, la conçoies, plus entrepreneurs que fonctionnaires, plus méritants qu’égalitaires, plus sincères que démagogues, plus humains que droits de l’hommistes, plus cash que crédits, plus responsables qu’assistés.
                                Bref, vous êtes en revanche la caricature vivante de ceux qui ont crées la génération que vous décrivez, sans âmes,sans objectifs, juste, le tout, tout de suite, par ce que je le vaut bien.
                                Être cautisque, ne justifie en rien, le fait de jeter l’opprobe sur un bouc émissaire fantasmé.


                                • Flibustier 31 janvier 2009 17:48

                                  On a tous une part de génération M6 en nous. Un peu d’autodérison ne fait pas de mal.


                                • stupor mundi 31 janvier 2009 17:52

                                  flibuster , je ne la souhaites pas , et si elle a lieu je souffrirai autant que vous , malheureusement c’est ainsi que se termine généralement les crises


                                  • the southern fry the southern fry 31 janvier 2009 18:26

                                    L’absolue vacuité de la plupart des programmes de cette chaîne n’est plus vraiment à prouver, et on a ici un puissant enfonçage de porte ouverte.
                                    Heureusement, notre courageux auteur est, lui, "perméable au discernement" et il "n’esquive pas l’effort intellectuel". On respire, d’un coup, les "forces anti-révolutionnaires" (sans blague ??!) sont démasquées, le parti du Bien vaincra.


                                    • darthbob darthbob 31 janvier 2009 18:33

                                      ne vous moquez pas de cette génération (je n’en fait pas partie, moi c’est la génération Goldorak)

                                      mais méfiez vous encore plus de la génération Bolloré, celle qui arrive et qui s’installe sous nos yeux.

                                      Pour ceux et celles qui ont la (mal)chance de lire les feuilles nommées "Direct Matin", "Direct Soir" ou "Direct Bretagne" (ça change de nom tous les 6 mois) ou de regarder la magnifique chaîne "Direct 8", on approche plus du zéro absolu que pour toute expérience scientifique sur les supraconducteurs

                                      La génération Bolloré se contente d’une dépêche AFP sur la robe de Michèle Obama pour avoir l’impression de lire un dossier sur les USA

                                      La génération Bolloré aura le plaisir de lire deux pages sur Rachida Dati le jour d’une grève générale (véridique)

                                      La génération Bolloré lira avec plaisir les programmes TV de la soirée dans Direct Soir mettant en relief l’excellentissime film qui passe sur Direct 8 le soir même (re-véridique)

                                      Les pubs sont à la gloire du groupe, les news aussi et les films & programmes des rediffusions recalées des autres chaînes...

                                      l’avenir des médias français ?





                                      • Gasty Gasty 31 janvier 2009 20:01

                                        @ darthbob

                                        Arrêtez de nous faire peur, c’est pas gentil. smiley


                                        Bravo l’auteur.


                                      • stupor mundi 31 janvier 2009 18:37

                                        @ hunter

                                        effectivement plusieurs personnes dans la société ont ce comportement , à la lecture de l’article j’en ai moi même reconnu certains , simplement je pense que le phénomène est transversal et ne saurait être limité à une seule génération .

                                        une crise morale touche la france toute entière


                                        • hunter hunter 31 janvier 2009 19:13

                                          Stupor Mundi

                                          Tout à fait d’accord avec vous sur le caractère transversal du phénomène.
                                          Seb pourrait écrire le même genre de papier sur une autre tranche d’âge, il y aurait des divergences liées aux priorités de l’autre génération, mais aussi des recoupements à coup sûr.

                                          Très bonne soirée.

                                          H /


                                        • stupor mundi 31 janvier 2009 19:16

                                          merci vous aussi .


                                          • Zepekegno Zepekegno 31 janvier 2009 20:12

                                             Superbe article, criant de vérité !
                                             Le plus choquant dans tout ça c’est, comme mentionné dans l’article, la capacité de cette génération à enchaîner les contradictions sans sourciller ; la viabilité d’une idée, d’un propos n’est définie pour eux qu’en fonction de la personne qui l’énonce... La double pensée dans toute sa splendeur.

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