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Accueil du site > Actualités > Société > Mais pourquoi vont-elles si souvent pisser à deux ?

Mais pourquoi vont-elles si souvent pisser à deux ?

Vous avez probablement remarqué que lorsqu’un petit groupe prend un verre dans un bar, dine au restaurant, s’amuse en discothèque ou assiste à un austère meeting dans une quelconque salle des fêtes, il arrive un moment où les femmes se rendent aux toilettes. Contrairement à la plupart des hommes, elles le font très rarement seules, le plus souvent elles y vont à deux. Comme si l’expédition menant de la salle au lieu d’aisance était une opération risquée en terre inconnue et hostile, nécessitant une présence tierce rassurante. Et pourtant, les chiottes d’un dancing, c’est très loin des zones tribales de la frontière du Pakistan ! Cela dit, le déplacement ne semble pas si dangereux que ça, car sinon, malgré la dévirilisation actuelle des mâles, elles demanderaient l’assistance d’un homme pour les protéger de toute mauvaise rencontre. Or, elles ne le font pas. La femme ne demande à l’homme de l’accompagner aux toilettes publiques que lorsqu’elle accepte ou désire aller tirer un coup furtif pour donner du piquant au quotidien du couple. Mais avouons-le, cette situation érotique est bien rare et le plus souvent, la femme va pisser accompagnée, pour ne pas dire escortée d’une amie, en sachant que tout élément féminin, même vague connaissance, fera l’affaire. Or, il semble, (il n’existe hélas pas de statistiques fiables sur le sujet) que passé un certain âge, la femme rechigne moins à aller pisser seule dans un lieu public. Au restaurant, on assiste quelquefois à des tablées de femmes ménopausées participant à un repas de retraitées organisé par le comité d’entreprise. Et là, nombre de mamies se lèvent l’une après l’autre en fin de repas et voient moins la nécessité d’y aller à deux. Cette constatation laisse supposer qu’il existe bien une origine de type sexuel de femme encore en activité dans la création de ces binômes féminins mictionnels. Il est aussi très rare qu’une mère aille pisser avec sa fille au restaurant.

Quelle composante sexuelle allez-vous vous demander. Si vous ne vous le demandez pas, l’intérêt porté pour cet article devient caduque et vous pouvez aller lire autre chose plus en harmonie avec vos préoccupations. Eh bien, on pourrait penser à une peur archaïque plus ou moins consciente du viol. Les toilettes sont un lieu de vulnérabilité, car pour y assouvir un besoin, il faut ouvrir sa ceinture, baisser son pantalon ou relever sa jupe, donc se mettre en position de fragilité et de vulnérabilité face à un prédateur éventuel. Or, toutes les femmes raisonnables en ont cependant conscience ; l’agression sexuelle dans les toilettes d’un lieu public est rare, pour ne pas dire exceptionnelle, surtout si l’endroit est plein à craquer, qu’il existe des videurs et que les toilettes sont séparées très souvent pour les femmes et les hommes. Il est évident que la plupart des femmes hésiteraient à baisser culotte si un homme trainait devant le lavabo, l’air hagard, mal rasé et les yeux exorbités. La présence d’une autre femme se voudrait donc rassurante, cette dernière servirait de rempart, de protection, de « femme » de guet surtout si la porte ferme mal. Cette peur est donc plus fantasmée que réelle.

L’autre dimension de nature sexuelle se retrouve au niveau oral. Combien de femmes vont uriner à deux pour avoir un moment d’intimité et de complicité et papoter en se repoudrant ! C’est le moment et le lieu idéal pour sortir des conseils sentencieux, se plaindre ou faire des confidences. « Méfie-toi de Christophe, c’est un dragueur. Il te tourne autour et quand il t’aura baisée, tu n’en entendras plus parler » ou alors plus intime « Mon mari me baise comme un con, on dirait qu’il pense à autre chose » ou encore plus inquiétant « Tu devrais te méfier de Corine, c’est une salope ! Elle tourne autour de ton mec que ça en devient gênant ». Par contre, elles ne s’isoleront pas des mâles pour se demander s’il vaut mieux miser sur Bouygues que sur les ciments Lafarge et encore moins pour se poser la question « Et toi, tu as voté Hollande ou Sarkozy ?  ». Pas besoin non plus de partir à deux pour dire que Poutine a plus de charme que Ben Laden, par contre concernant Paul et Robert….

Et puis il y a les demandes délicates qui ne peuvent se faire à table devant une présence masculine. Il faut bien s’en éloigner pour demander un Tampax de secours, loin d’oreilles indiscrètes. Remarquez cependant que lorsque la femme est seule ou uniquement en couple, elle prend son courage à deux mains et va pisser toute seule. On peut tout de même se demander si quelques timorées ne se retiennent pas de peur de s’aventurer isolées vers un lieu qu’elles ressentent comme potentiellement dangereux. Celle qui s’éloigne vers les toilettes le téléphone à la main a par contre souvent de bonnes raison d’y aller sans être accompagnée.

Les hommes en général pissent seuls saufs les buveurs de bière qui discutent en lâchant un jet en groupe dans le caniveau contre un arbre, quand ils ne ponctuent pas leur miction d’un pet sonore ou d’un rôt guttural et synchrone. L’homme, quand il veut faire un aparté, une confidence, poser une question délicate à un ami ne va pas pisser avec lui, il sort fumer dehors pour refiler discrètement des capotes ou du liquide à un copain, quand il ne s’agit pas de tenir un propos salace. Seuls quelques homos qui n’en peuvent plus d’attendre et veulent s’embrasser ou se frotter subrepticement la tige vont aux toilettes ensembles pour ne pas choquer les hétéros par des caresses publiques trop appuyées. Sinon, il s’agit de deux mecs qui vont se faire un rail ou un fix, l’un surveillant pendant que l’autre est en train d’opérer en toute discrétion.

Le dragueur qui se respecte et ne veut pas se faire remarquer en faisant des cercles concentriques, l’œil aux aguets dans une boite de nuit à la recherche d’une proie pour la nuit, sait que le meilleur endroit pour repérer des femmes est de se placer à une table ou un siège juste devant l’entrée des toilettes. Elles y passeront toutes à un moment donné et c’est plus discret pour faire un repérage que de tourner en rond dans la boite ou le bar en scrutant le verre à la main

Malgré tout, le fantasme ou le risque réel du viol à proximité des toilettes est pris très au sérieux par les organisations internationales en charge des camps de réfugiés. Que ce soit les organisations de Nations-Unies, les programmes soutenues par l’Union Européenne ou l’aide américaine, tous ceux qui se préoccupent de ce problème dit de genre ont identifié le danger. Au point que des guides de recommandations préconisent un éclairage suffisamment intense autour des latrines pour minimiser le risque d’agression sexuelle. Personne n’a fait jusqu’à présent la remarque à ces experts de la condition féminine, que l’éclairage, même pour les hommes est avant tout un excellent moyen de ne pas se pisser sur les chaussures et de voir ce que l’on fait quand on s’essuie. Les causes et lieux de viols sont multiples dans les camps de réfugiés et ce n’est pas une petite loupiote ou même un néon qui va dissuader une intention criminelle. Le violeur guettera sa proie ailleurs, quand elle ira chercher de l’eau ou du bois de chauffage.

Pour conclure, disons que ces mictions féminines à deux sont pour de nombreux hommes un mystère aussi inexplicable et secret que le contenu du sac à main des Dames. Mais on peut toujours aimer sans comprendre, il en va souvent des femmes comme de la poésie !


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125 réactions à cet article    


  • brieli67 12 mai 2012 10:12

    Les caméras de surveillance , les caméras cachées :

    pas de données sur ce phénomène singulier ? 

    un grand Merci Docteur pour ce cours d’anthropologie d’un autre âge, d’autres lieux.

    • Georges Yang 12 mai 2012 10:25

      Les femmes allaient déja à deux aux toilettes bien avant les caméras !
      Par contre les Japonaises ont une peur bleue qu’on les entende pisser et les créateurs de sanitaires présents au salon de Yokohama présentent des modèles avec jet d’eau continu et récupération de celle-ci en système de recirculartion pour éviter le gaspillage tout en couvrant le bruit de la miction
      Un grand fantasme dur à réaliser doit être de convaincre une Japonaise de l’écouter pisser
      Qustion simple:celui qui écoute une femme pisser peut-il être assimilé à un voyeur ? 


    • Tetsuko Yorimasa Tetsuko Yorimasa 12 mai 2012 14:35

      Je confirme, pas mal de mes amies tirent la chasse en continu pour ne pas qu’on les entendent


    • Georges Yang 12 mai 2012 17:16

      Mais pourquoi donc les Japonaises ont-elles cette phobie d’être entendues ?


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 12 mai 2012 17:24

      En fait elles pissent d’ une main ...


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 12 mai 2012 17:29

      Vu  que les su chient , elles veulent pas ajouter à la gène ...


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 12 mai 2012 10:39

      Avez vous eu un ordre de miction de la part d’ Agoravox ?


      • Georges Yang 12 mai 2012 10:46

        Miction impossible face aux complotistes ! A propos, comment pissait Hoxard Hughes, on pourrait demander au spécialiste ! Dans le film, il se lave les mains de façon névrotique


      • Fergus Fergus 12 mai 2012 11:46

        Bonjour, Capitaine.

        Il ne l’avouera pas, mais Georges Yang a bel et bien, sur AgoraVox, le statut de « chargé de miction ».


      • Georges Yang 12 mai 2012 11:49

        Fergus
        Vous qui aimez la musique et y consacrez des articles de fond, pouvez-vous nous dire l’origine de l’expression ? « pisser dans un violon »


      • Emmanuel Aguéra LeManu 12 mai 2012 16:58

        ... Alain Rey suppose que le verbe pisser n’est apparu, par plaisanterie, qu’en remplacement d’un verbe comme souffler ou siffler. La locution d’origine aurait alors été souffler dans un violon (dont on trouve effectivement une utilisation dans un numéro de l’Apiculteur de 1901), action dont l’inutilité est flagrante lorsqu’on sait que souffler dans une flûte ou une trompette permet effectivement de produire de la musique, mais qu’avec un violon, le résultat devient tout de suite nettement moins probant. click.
        Mais ça ne dit à combien on peut s’y mettre.


      • Georges Yang 12 mai 2012 17:18

        Merci pour la réponse, pisser dans une contrebasse demanderait un débit excessif à moins de « travailler » en équipe


      • bernard bernard 12 mai 2012 22:20

        Une autre version...
         

        PISSER DANS UN VIOLON : Expression française de la fin duXIX ème siècle signifiant que l’action à proprement parler ne sert à rien et est totalement inutile.

        Cette opération est certes complétement inefficace et incongrue pour obtenir un son harmonieux. Par contre c’est l’inadéquation de l’acte à l’objet qui est exprimée d’une façon imprévisible. Le verbe pisser est apparu par plaisanterie car attesté non vulgaire à cette époque pour remplacer les verbes siffler ou souffler dont l’action est aussi inutile sur un violon.

        Cette expression française se retrouve dans les pays du maghreb mais la métaphore se joue plus sur des activités quotidiennes ridiculisées un tant soit peu comme « il vend du vent au voilier » transcrite par « ibii errih lel mrékeb » ou « il fait un trou dans l’eau » transcrite par « yaamel nokba fel ma »


      • Fergus Fergus 12 mai 2012 23:47

        Bonsoir, Georges.

        Rien à ajouter au commentaire de Bernard (que je salue).


      • Constant danslayreur 12 mai 2012 10:57

        Bonjour,

        La terre est toute rikiki comparativement au soleil, ça je le savais déjà.

        D’un autre côté, pour une virée week-end jusqu’à notre soleil, il est fortement suggéré non seulement de faire le plein, mais aussi de s’armer d’au moins un ou deux jerricans supplémentaires pour espérer échapper à la panne sèche, aucune station d’essence n’ayant été construite tout le long des 151 millions de kilomètres qu’il faut se coltiner.

        C’est tellement loin ce bled perdu, qu’il serait à pas moins de 8 mn lumière, dit autrement, si le soleil s’éteignait et mourrait de sa belle mort maintenant, on continuerait comme des cons, à croire qu’il est toujours là et même à ressentir ses bienfaits post-mortem pendant 8 longues mn après son trépas.

        Qu’est-ce que c’est loin ça… Mais ça aussi je le savais.

        Par contre ce que je viens d’apprendre, c’est qu’une autre étoile dite « le cœur du Scorpion » était assez grande pour contenir intégralement notre soleil, notre terre … ainsi que la totalité de la distance qui les sépare.

        Pardon un besoin urgent … smiley


        • rocla (haddock) rocla (haddock) 12 mai 2012 11:26

          @Par Constant danslayreur


          Erreur , Constant ,

          Sur la route menant au soleil au kilomètre 75,5 millions il y a un 
          Monoprix -Uniprix-Saloprix .tenu par Yvan .

          Yvan de l’ essence avec plomb 
          Yvan des accessoires de jardin et 
          Yvan du matériel électronique .
           Mais surtout il a un rayon diérutique contre ceux qui ont du mal à pisser .

          • Constant danslayreur 12 mai 2012 11:53

            Même pas vrai, Tati Ed vous confirmerait qu’ileclerc qu’au carrefour avenue du messie et rue biconde, au beau milieu d’auchamps de blé, c’est non pas un monoprix qu’a ouvert mais une halle Al aux chaussures même que le patron s’appelle La fayette et qu’il épate encore la galerie du haut de ses 90 printemps. 

            Tout ça pour dire que pour y trouver chaussure au pied de votre diésel, c’est tintin total, par contre aucun souci pour y déposer ses shell voire son bilan, même que des nanas extra quoique terrestres sont louées à la talon minute, pour accompagner Madame, si le cœur lui en dit, que la vessie veut bien, que les reins se débloquent et que la prostate de Monsieur ne s’en mêle pas.

            PS : J’ai vérifié... Hollande veut vraiment marier les homos, Obama aussi d’ailleurs... l’humanité est sauvée smiley


          • rocla (haddock) rocla (haddock) 12 mai 2012 12:05

            Ce mariage homo n’ aurait pas pu avoir lieu du temps de l’ homo sapionce , 

            maintenant qu’ il est érectus ils s’ unissent .



          • rocla (haddock) rocla (haddock) 12 mai 2012 11:27

            Haward Hughes avait la maladie de la cabine téléphonique , c ’est pour ça .


            • Fergus Fergus 12 mai 2012 11:52

              Bonjour, Georges.

              A la fois amusant, et pas si léger que cela, cet article analyse bien, à mon point de vue, les raisons souvent inconscientes, de ce comportement.

              A propos de miction féminine, je constate que ni les restaurants d’altitude, ni les grandes salles de concert n’ont compris que ce passage obligé nécessite de mettre à disposition de la cilentèle plus de cabines pour les femmes que pour les hommes. Résultat : des queues interminables chez les femmes. C’est particulièrement vrai au sli où ces dames doivent souvent se battre avec une combinaison récalcitrante.

              Cordialement.


              • rocla (haddock) rocla (haddock) 12 mai 2012 12:58

                @ Sabine :


                Sli est un raccourci . 

                Du mot mou , de l’ autre mot Baraque qui donne un total de :

                Osli Moubaraque .

              • rocla (haddock) rocla (haddock) 12 mai 2012 13:16

                Faut pas exagérer  de trop Sabine 100% c ’est déjà pas mal ... smiley


              • rocla (haddock) rocla (haddock) 12 mai 2012 12:03

                Bonjour Fergus , 


                Je n’ ai pas réagi à votre article hautbois n’ ayant pas entendu cet instrument 
                en concert soliste .

                Yang est chargé de miction car le chemin entre l’ ingurgitation et l’ expulsion
                est semé de voies certes pénétrables par un côté en fait même de plusieurs 
                pour la raison qu’ il faut avoir étudié les lanternes .

                En effet pour faire la lumière dans les vessies il faut une source d’ éclairage .

                Bien à vous .


                • Georges Yang 12 mai 2012 12:11

                  Rocla
                  Ca me fait penser au sketch de Francis Blanche et Pierre Dac
                  Monsieur a trop tendance à prendre sa vessie pour une lanterne
                  - Et alors ?
                  Il se brûle !


                • rocla (haddock) rocla (haddock) 12 mai 2012 13:01

                  Je vois ,  Monsieur Yang est hindou , son père est un dur !


                  Il est  de l’ Inde  du côté de Chateauroux .... smiley



                • Georges Yang 12 mai 2012 12:47

                  Dans le cas présent, Diogène avec sa lanterne aurait dit : « Je cherche une femme » à la sortie des toilettes


                  • rocla (haddock) rocla (haddock) 12 mai 2012 13:14

                    Les femmes ne l’ aimaient pas trop , elles disaient où y a Diogène y a pas 

                    de plaisir .

                    Il vivait dans l’ Hérault  ascète . Dormait dans une jarre avec Jean-Michel .
                    C ’est lui qui disait «  Ôte toi de mon soleil »
                    Il aimait bien Alexandre et ses salades de macédoines .
                    Il mendiait auprès des statues pour s’ habituer au refus .
                    Le stoïcien Epictète lui montra ses attributs .
                    Lire chez Wiki l’ histoire d’ un gus qui a réussi sa vie .

                  • francesca2 francesca2 12 mai 2012 13:02

                    Parce que c’est joli, parce que ça tisse des liens et parce que c’est un de nos privilèges...aucun homme ne peut encore dire avec légèreté  « Pierre, je vais aux toilettes, tu viens avec moi ? » 



                    • rocla (haddock) rocla (haddock) 12 mai 2012 13:19

                      Coucou Fancesca 2 , 


                      Nous les hommes on va aux toilettes accompagnés d’ un membre de 
                      notre famille donc ...


                      • francesca2 francesca2 12 mai 2012 13:23

                        Quand il y a en a un ça va c’est quand il y en a plusieurs ...et .vous connaissez la suite smiley


                        (coucou capitaine)

                      • Vipère Vipère 12 mai 2012 16:17

                        Capitaine

                        Jamais sans vos bijoux de famille ?


                      • rocla (haddock) rocla (haddock) 12 mai 2012 16:24

                        @Vipère 


                        je garde toujours  mes bijoux de famille mais pas en pendentif sinon c ’est ballot ... 

                      • Vipère Vipère 12 mai 2012 21:01

                        C’est ballot, vous l’avez dit capitaine, les guirlandes vont bien pour Noel, après il faut remballer !


                      • zadig 12 mai 2012 13:20

                        Bonjour Georges,

                        J’ai deviné comment vous avez remarqué ce petit manège,
                        Tout simplement en reluquant en permanence les dames présentes
                        dans votre champ de vision.
                        J’ai remarqué aussi que à plusieurs reprises vous parlez de viol.
                        Un phantasme !

                        J’ai un regret, celui de ne pas trouver dans votre article un chapitre sur le contenu
                        des sacs à main féminins.

                        Cordialement


                        • Constant danslayreur 12 mai 2012 13:28

                          « J’ai un regret, celui de ne pas trouver dans votre article un chapitre sur le contenu
                          des sacs à main féminins. »

                          Moi M’sieu, moi m’sieu, j’ai vérifié le jour où je cherchais la clé paumée par ma moitié, eh bien un sac féminin, tenez-vous bien et tenez-vous le pour dit, ça contient tout l’essentiel des indispensabletés exhaustives et existentielles d’une vie de nana.
                          SI Môssieu.


                        • ARMINIUS ARMINIUS 12 mai 2012 19:23

                          Le sac à main ! Bon sang mais c’est bien sûr ! C’est pour se faire tenir leur sac qu’elles doivent y aller à deux, l’équipement des toilettes étant souvent réduit au minimum, pas de porte manteaux et pas question de poser l’objet compagnon sur un sol douteux ! Le sac à main servant à la fois de trousse de premier secours ou de dernier recours ( par rapport à ce film ou l’héroïne vomit dans son sac, faute de mieux !) pas question de s’en séparer ! D’autant que des compagnons mâles intentionnés pourraient venir y prélever ( ça c’est vu) ou y rajouter quelque chose ( ça c’est vu aussi dans les orgies carabines...) Donc rien de mieux qu’une bonne copine (attention, aucun rapport étymologique avec copain celui avec lequel on partage le pain !).


                        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 12 mai 2012 13:26

                          Bonjour Georges,exellent,Me suis souvent posé la question !


                          • bakerstreet bakerstreet 12 mai 2012 13:37

                            Nous déambulions dans l’east end, quand nous vîmes deux silhouettes de femmes, passant sous un réverbère, se hâter vers un terrain vague.

                            « Good heavens ! Ne regardez pas, me dit Holmes ! Me retenant par le bras
                            Mais il était trop tard.
                            J’avais vu les deux femmes relevant leur jupe, s’accroupir lestement.
                             Et la lune qui brillait ce soir là, n’avait pu que mettre en valeur deux paires de fesses aussi blanches que ce bon vieux astre suspendu au dessus de nos têtes.
                             My god ! Des fesses ! Que dieu me pardonne, mais il me faut bien les appeler ainsi.
                             Holmes, le grand homme, qui m’a fait le dépositaire de ses mémoires, m’a toujours recommandé d’être exact en tout.

                             » Mais pourquoi vont-elles si souvent pisser à deux ?« 

                            C’était bien Holmes. Tout son esprit tendu vers la résolution du moindre fait étrange, ne fuyant aucunement ce que tout homme de la gentry dénommerait shocking au plus haut point.

                             »C’est une question très délicate, mon cher Watson.
                            Je me garderais bien d’enfreindre votre domaine médical« .

                            Il est vrai que certaines affections de la sphère intime peuvent perturber le jeu social des individus. Pour ma part, je n’avais jamais voulu traiter ce genre de cas, et même en Afghanistan, je n’avais jamais voulu soigner un de nos horses guards ayant pris une balle dans les parties honteuses.
                            Alors ne me parlez pas des femmes !

                             »Il se pourrait dis-je, que le jeu de ce Jack The ripper, qui déambule depuis quelques temps, en trucidant les femmes, laissant derrière lui de petits tas de chair, oblige ces créatures à se protéger mutuellement, au moment d’assouvir leurs besoins naturels !« 

                             » Si elles vont pisser ensemble, c’est tout simplement qu’elles ont bu ensemble !
                             C’est Elémentaire, mon cher Watson !
                            Regardez l’enseigne du pub d’où elles sont sorties.
                             On y vend les bocks de stout les plus larges de Londres !
                            Tous les hommes sont les mêmes. Avec les mêmes besoins. A Londres ou à Berlin.
                            Et je suis sûr que vous verriez le même spectacle à Paris, autour du Fouquet’s, qui est une taverne populaire semblable à celle-ci."

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