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Accueil du site > Actualités > Société > Mais qui a tué l’utopie ?

Mais qui a tué l’utopie ?

Une nation est comme un être humain : elle a le pouvoir de devenir ce qu’elle veut être. mais, comme un être humain, elle a également la possibilité d’être malheureuse, ou de se faire manipuler. Et c’est malheureusement ce qui, semble-t-il, est arrivé aux pays riches dont la France fait partie.

comme chaque être sur cette terre, nous n’avons qu’un seul but, celui de trouver le bonheur. Ce bonheur est le résultat de nombreux paramètres liés au contexte, plus ou moins favorisants, mais non indispensables. Le seul paramètre qui compte vraiment est l’intérieur de chaque homme, dans lequel il est capable, à force de volonté et de courage, de parvenir au bonheur, en dépit des conditions extérieures à lui-même. comme certains sages antiques qui, poussés par la volonté de trouver ce bonheur en eux, étaient capables d’aller se perdre dans un trou perdu, ou au sommet d’une montagne glaciale, pour aller méditer dans une frugalité qui ressemblait à une misère noire. Ils étaient, disaient-ils en tous cas, heureux.

Mais les nations d’aujourd’hui, selon la théorie des "générations descendantes", sont arrivées à croire que désormais, sous prétexte d’avoir vécu la guerre, la faim et l’oppression, elles étaient arrivées au sommet de la civilisation, au summum de la réussite, et qu’elles ne pourraient jamais tomber du piédestal où elles se croyaient juchées pour toujours... elles ont donc cessé de rêver à un monde meilleur, et ont fini par se satisfaire de leur sort en se croyant tout simplement au comble du bonheur.

Pourtant, le bonheur dont elles se targuent est aussi illusoire que le bonheur fugace d’un dépressif qui, sitôt après ce qu’il croit être sa rémission, replonge tête baissée dans le cycle infernal d’où il vient. Les hommes de notre civilisation sont dépressifs, et comme les nations ils se trompent eux-mêmes en croyant que l’état dans lequel ils sont plongés ne peut s’améliorer, surtout au regard du malheur des autres, qui semble bien plus profond que le leur propre.

tellement conditionnés dans leurs visions du monde, les hommes ont appris à confondre le rêve avec la réalité, et la réalité avec le rêve. Ce qu’ils voient ils le croient vrai, et ce qui est vrai, ils le croient irréel. ils ont cessé de rêver leur vie, et ils vivent leur vie comme dans un rêve. Mais ce rêve tend inévitablement, du moins pour la plupart, à se transformer en cauchemar bien réel : à force de rêver le bonheur à travers l’argent, l’homme finit par ne trouver ni l’un ni l’autre. Les nations, elles-aussi, se trompent dans leur chemin. Victimes de leur propre propagande, elle ont fini par croire elles-aussi que leur bonheur résidait dans l’accumulation de richesses, et ont tout misé sur le sacro-saint "PIB".

Mais l’utopie n’est pas le rêve. l’utopie est plus grande que le rêve, plus grande que la réalité elle-même. Car elle engage la notion de "volonté", qui est le véritable socle de la liberté. L’utopie est un rêve auquel on croit, et pour lequel on exerce sa liberté, sa volonté, pour la réaliser.

Churchill disait : « Tout le monde savait que c’était impossible à faire. Puis un jour quelqu’un est arrivé qui ne le savait pas, et il l’a fait. »

La nation, les nations ont tué l’utopie dans le coeur de leurs peuples, et même dans leur propre coeur. A force de faire croire aux misérables que seul l’argent était capable de leur faire atteindre le bonheur, elles ont fini par le croire elles-mêmes... si bien qu’aujourd’hui, nous en sommes rendus à nous demander si des Etats peuvent faire faillite, et bientôt de savoir si les populations constituant ces Etats peuvent désormais « appartenir » à leurs créanciers.

Lorsque je constate le nombre de dépressifs, de mal heureux, de pas heureux, et l’état de l’Etat, je suis effrayé. Tous se jettent sur l’argent comme s’il allait leur apporter le bonheur, et personne n’imagine un instant que c’est justement cette course qui leur a fait perdre de vue ce qu’était le bonheur. Au lieu se demander ce qu’on fera de cet argent gagné pour notre bonheur, on préfère concentrer toutes ses forces, toute sa volonté dans la quête de l’argent en oubliant de se concentrer sur le bonheur. Cette manière de penser est induite, contrainte par le fonctionnement du système, mais la libre volonté permet de vaincre bien des obstacles. Car une fois le doigt mis sur le bonheur qu’on se promet, le chemin devient ce bonheur. Quand on sait où on veut aller, peu importe le chemin : même si on arrive pas au bout, on avance le coeur joyeux : on fait ce qu’on veut.

C’est ce qui manque aujourd’hui aux nations, ainsi qu’aux hommes : la volonté. Ne sachant pas où ils vont, ils préfèrent que rien ne change. En considérant les utopies comme des rêves, ils ont tué la volonté qu’il y avait dedans. Pour eux, pas possible de revenir en arrière, ni de prendre un autre chemin. Pourtant, n’est-il pas pire de s’enfoncer dans un chemin que l’on sait ne mener nulle part ? ne sait-on pas où l’on veut aller ?

La quête du bonheur à travers l’argent a tué l’utopie, et en même temps l’idée même du bonheur. La volonté des nations s’est perdue en considérant ce bonheur comme un rêve, et ceux qui rêvent au bonheur ont perdu la volonté utopique. C’est pourtant cette quête, et elle seule, qui permettra de retrouver le bonheur. En osant l’utopie, en se détachant des liens qui nous enchaînent au rêve sans substance, au « moindre mal », nous avons la capacité, tous ensemble et chacun pour lui-même, et par la force de notre volonté, de construire autre chose que ce qu’on nous a vendu comme ersatz de bonheur. Cela peut prendre du temps, et demande beaucoup de volonté, mais comme je le disais, le bonheur est dans le chemin qui y conduit.

 

Caleb Irri
http://www.calebirri.unblog.fr


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29 réactions à cet article    


  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 6 mars 2010 09:23

    Bonjour Caleb,

    « Le bonheur est dans le chemin qui y conduit » L’autre jour, j’avais mal au bide, avant que cela ne devienne insupportable, j’entreprends de partir à pied jusqu’à chez mon médecin, à deux kilomètres de là puisque je n’ai plus de voiture. Quand je suis arrivé vers chez lui, j’allais déjà mieux, et je me suis arrêté dans un café pour boire un coup et aller aux toilettes...tu vas pas me croire, d’abord, j’ai évacué, largement stimulé par ces deux kilomètres à pied, et ensuite, c’est un pote qui m’a ramené alors que j’avais complètement oublié le médecin... !

    Et alors, c’est pas compliqué le bonheur, c’est juste une stimulation à l’indépendance.

    A+, L.S.


    • Rétif 6 mars 2010 12:15

      Le malheur vient à cheval (même vapeur), le bonheur vient à pied ...


      • Danvhv 6 mars 2010 13:36

        Cher Caleb, en vitesse ces qqs mots... J’ai déjà lu de meilleurs billets de votre part... Non seulement, je ne partage pas votre approche (ce que vous admettrez, je suppose) mais de plus, je pense qu’elle est vraiment mal posée, de par une terminologie erronée dans un prêchi-prêcha informe et vague. En effet, cette notion de « bonheur » que vous utilisez tout au long de votre billet, est tout à fait abstraite. C’est une pure notion. Comme disait l’autre, je n’ai jamais vu le « bonheur », mais qq fois, j’ai rencontré des gens heureux. Ce qui est tout autre chose... et qui fait toute la différence. Pourquoi ? Pcq le « bonheur » après lequel vous semblez tant courir, n’est tout simplement pas le même pour tout le monde. Aussi, vous êtes vous-même prisonnier des standards établis que vous dénoncez dans votre billet, étant entendu que l’ensemble des médias en sont tous à nous concocter leurs recettes du « bonheur »... comme s’il s’agissait d’un état ultime d’euphorie permanente et qui n’existe pas.

        Une autre erreur (à mon humble avis) est l’utilisation du mot « utopie »... C’est une recette aussi vieille que le monde, et l’on voit où va le monde... C’est cette même recette qu’utilisent toutes les religions, et l’on voit dans quelles guerres fratricides mènent les religions... Allons, arrêtons de « manipuler » (ce que vous dénoncez par ailleurs) certains mots pour leur faire dire tout et n’importe quoi ! Et tout à l’inverse de ce que vous écrivez, apprenons à chacun à devenir responsable de lui-même et à regarder les choses bien en face, sans promesse de lendemains qui chantent, à mille lieues des « utopies » et autres recettes qui conduiraient « à force de volonté et de courage » à un hypothétique bonheur. Parler en ces termes me semble surtout être le signe que vous recherchez cela même que vous dénoncez... mais, soit.

        Je conteste d’ailleurs votre affirmation que la « volonté » serait le « véritable socle de la liberté ». Où donc allez-vous chercher cela ? C’est bien mal connaître les aléas de la vie ! Et je vous invite donc à méditer sur la seule vraie liberté qui soit... qui serait plutôt la connaissance de soi... Et là, manifestement, vous me semblez encore avoir un sérieux travail à fournir. Ne racontez pas n’importe quoi, svp. N’alignez pas des mots qui ne sont que notions vagues et pure théorie... Éprouvez donc les choses avant d’en tirer des conclusions aussi péremptoires.
        Et préférez le « gnôti seauton » des philosophes grecs qu’un mot de Churchill, criminel de guerre par ailleurs...

        Je pourrais encore soulever ainsi quantité d’inepties, de contre-vérités et de contradictions dans votre billet, mais la tâche me paraît trop longue. Aussi, je vous inviterais à revoir (sérieusement, patiemment et loin de toute esbroufe) l’amalgame que vous établissez entre toutes ces notions, avant de les balancer dans un billet vraiment mal tourné et manquant cruellement de maturité.

        Enfin, je vous invite à réfléchir à la seule question qui p-ê sous-tendait votre billet : pourquoi donc tant de gens semblent si peu heureux (ou « malheureux » au point que vous les assimiliez même à la « nation ») ? Ne pensez-vous pas que c’est précisément pcq de toutes parts, on leur fait miroiter des rêves, des promesses, des utopies... impossibles à atteindre !? Et qu’il faut justement (ré)apprendre à se passer de ces miroirs aux alouettes sous peine de passer sa vie à être déçus face à la réalité qui est TOUJOURS toute autre et fort différente que les promesses que l’on nous en fait !? Gardons dès lors les pieds sur terre et la tête sur les épaules, voyons les choses bien en face, assumons notre destin sans penser que demain sera meilleur... en un mot : redevenons des citoyens responsables à part entière de notre destin, sans nous en remettre à d’autres... quels qu’ils soient ! Et comme le dit si bien Sponville, il faut apprendre l’inespoir...

        Ne m’en veuillez pas trop de cette sévérité, mais-là, je n’ai pu m’empêcher de réagir... et vous préfère cent fois, quand vous ne « jouez » pas au philosophe... que décidément, vous n’êtes pas.

        Dan -


        • caleb irri 6 mars 2010 14:15

          @Danvhv

          ouaou ! vous n’y allez pas de main morte !

          je vais tout de même essayer de défendre ce texte !

          tout d’abord, à propos du bonheur. en effet, il n’est pas le même pour tout le monde, et je suis bien d’accord avec vous. mais mon propos vise justement à défendre cette théorie : la seule différence, c’est que si tous les hommes ont une approche différente de leur bonheur propre, ils ont désormais en commun une croyance unique, celle que l’argent va les conduire à ce bonheur. 
          de plus, la première phrase du paragraphe ne dit pas que nous cherchons tous le MËME bonheur, mais que tous cherchons LE bonheur... donc dans sa multiplicité de points de vue sur celui-ci.

          ensuite, je revendique haut et fort le terme d’utopie, qui est pour moi bien éloigné de la religion. la religion fait entrer en jeu « la foi », qui n’est pas la volonté. on peut dire toute sa vie « je veux croire » et ne jamais y parvenir. la volonté ne suffit pas. tandis que dans l’utopie, il n’y a pas de croyance. l’utopie n’est pas un paradis hypothétique, mais une réalité à construire.
          c’est cette réalité future qui devrait agir sur les nations comme la construction de soi sur l’individu.

          je ne nie pas que certains hommes trouvent leur bonheur dans leur quête d’enrichissement, et d’ailleurs ceux qui y parviennent sont souvent des personnes de grande volonté. seulement pour la plupart, ils rêvent sans volonté, et préfèrent jouer au loto pour ne pas se fatiguer... ceux-là resteront pauvres et malheureux, car la volonté leur manque.

          voilà pour quoi je parle de volonté comme socle de la liberté. car la société a annihilé cette volonté en lui apportant la consommation de masse, la télé, le prêt-à-penser. le système abrutit les corps et les esprits pour qu’à force de répétition, les hommes finissent par mettre de côté cette volonté. s’ils retrouvaient cette volonté, à mon avis ils pourraient reprendre leur liberté. la liberté de ne pas se laisser conditionner, la liberté de changer les règles du jeu, ou même de changer de jeu.

          le malheur des hommes, justement, c’est de confondre les rêves et l’utopie. on leur vend du rêve, pour qu’ils n’imaginent pas l’utopie. tout est bien ainsi, et on leur fait croire, comme à vous il semblerait, à « l’inespoir ». facile, comme ça il n’y a rien a changer, il n’y a qu’à s’adapter, et s’accommoder, de sa misère et de celle des autres, sans jamais chercher comment d’une part être heureux personnellement, et d’une autre comment construire, réinventer un monde dans lequel la volonté serait plus forte que le conditionnement.

          regardez bien, on dirait que vous-même êtes victime de ce que je raconte dans cet article (peut-être mal écrit ça je veux bien le concevoir), à savoir que vous refusez jusqu’au terme « utopie », en le rapprochant de la religion. vous avez cessé d’espérer, et rejeté votre volonté, oublié votre liberté : celle de penser autrement.

          Caleb Irri

          ps : pour Churchill, je n’aime pas non plus cet homme ; mais cela ne l’empêche pas d’avoir fait des bons mots.


        • dom y loulou dom 6 mars 2010 14:58

          @Danvhv

          blablabla

          Grâce à des gens comme vous aucune sohésion, aucune mobilisation réelle ne pourra jamais voir le jour tant vous n’observez l’expression des autres que par l’ornière de votre jugement supérieur. ainsi toute assimilation, mêmed’un propos basique et vrais que fait caleb est mis en cause ... pour ses formulations... et sous prétexte qu’il n’est pas assez ceci cela...

          on croit rêver

          aucune mobilisation, aucune cohérence, aucune stabilité ne pourra jamais être connue en occident si c’est pour nourrir immanquablement encore de gros egos qui n’ont de cesse de savoir qui est sur la marche supérieure que leur voisin. C’est la perversion de base qu’a opéré la domestication des foules à la babylonienne.

          Victimes de cette domestication bien apprise, des simplicités fondamentales échappent au nombre qui perdent leur temps dans des contradictions non-seulemnt inutiles, mais qui pervertissent toute possibilité de joindre l’utopie avec la réalité, celle-ci étant tenue par les malins qui affirment finalement qu’on peut tout aussi bien débiliter toute la journée que de raisonner calmement et que le résultat est identique... de tout façon cest les Rothschilds qui dirigent. Et il s assurent de ce fait... même s’ils devaient être les premières victimes de ce disfonctionnement fondmentl. On ne donne pas pleins pouvoirs à des mrchnds d’armes sns voir l guerre être la seule cohésion entre les gens.

          mais continuez avec ce verbiage et regardez votre monde s’écrouler, car sans Amour il n’est déjà plus. 

          L’intelect n’a ucune valeur s’il n’est relié au coeur, s’il n’a pas le souci premier de faire fructifier les idées et les concepts conjointement aux autres. Ne pouvi-vous ps vous contenter de rajouter les vues que vous pensez manquntes au propos de cleb ? C’est trop demnder ? L’opposition et la séparation vous fait-elle jouir ?

          Si l’intelect n’est pas lié au coeur le coeur étouffe et la société disparait pour une vaste porcherie militariste. Puisque c’est les Rothschilds qui dirigent et que tout le monde se croit plus malin que son voisin dans un cirque compétitif qui n’a d’autre but que de scléroser chaque individu e d’isoler chaque être en fonction de barêmes abstrits qui mettent tous les êtres en prison car la seule chose qui grandit ainsi et qui est nourrie à gros bois est la peur.

          Parfit pour les affaires des Rothschilds en effet, aux antipodes de l’utopie... d’illeurs appelle-t-on déjà utopie tout ce qui est simplement basique dans l société... pourquoi une telle chose est-ele ossible ? cuse desbidules type iphone dont on encombre les têtes des enfants et des grnds enfnts que nous sommes.

          . L’être est totalement absent de ce genre de gesticulaition mentale que vous opérez dans votre commentaire. Il n’apporte rien au propos de caleb... il s’oppose en faveur de quoi ? Pour quoi ? VOTRE sentiment de valoir mieux que l’auteur...

          quel fruits d’une telle approche ? Aucun.

          vous illustrez à merveille les propos de l’auteur.


        • Rétif 8 mars 2010 21:27

          @ Caleb

          L’utopie, c’est d’abord une idée. Qui peut d’ailleurs varier selon le temps et l’humeur. Chacun peut avoir son utopie à lui.Le tout est de savoir ce que celui qui y pense met dans ce mot à un moment donné, quel sens il donne à son utopie.
          Or, avoir une idée ne suffit pas à susciter une volonté au sens purement psychologique. Il s’avère que pour qu’une utopie fonctionne, entraine une volonté active, il faut toujours, vous le dites vous-même, un espoir. Cet espoir ne résidant pas comme on le croit dans le seul succès de la mise en oeuvre de cette volonté personnelle, du genre « là où il y a une volonté,il y a un chemin » (signé Chirac in Le Monde), mais bel et bien un vrai espoir que le but qu’il se donne est non seulement possible, mais mieux encore, certain.

          Ce qui fait de votre volontarisme, en réalité, exactement ce que vous reprochez aux religions, une FOI.

          Les utopistes sont finalement des espèces de mystiques.


        • Rétif 6 mars 2010 14:01

          Qui a tué l’ Utopie ?

          Ceux qui y ont cru !


            • lenonsensdelavie 6 mars 2010 15:26

              Et pourtant,
              Je n’appesantirais pas plus, or il ne tient qu’à nous de le vouloir... d’avoir envi de le vouloir.


              • dom y loulou dom 6 mars 2010 15:33

                vous pourriez être un peu plus exhaustif Rétif ?

                Sous cette forme votre phrse est incompréhensible.

                Ceux qui tuent l’utopie sont ceux qui lui opposent ce qu’ils appellent la « réalité crasse » et qu’ils aiment entretenir. La vraie tueuse d’utopie s’appelle DERESPONSABILISATION qui met tout la société dans les mains du même groupe, ici les banksters qui ne produisent strictement rien, ont perverti la valeur des êtres et prétendent être indispensables quand leur fonctionnement n’est plus que parsitaire puisqu’ils se croient obligés d’agresser les pauvres.

                Voilà qui tue l’utopie, rien de mystique ou d’incompréhensible ou d’abstrait là-dedans :

                Warren Buffet à Wall Street :
                 :
                « Oui nous sommes en guerre et c’est nous qui l’avons voulue, c’est une guerre entre les riches et les pauvres et nous la gagnons parce que nous sommes riches »

                pour ces gens-là pas de partage... donc pas d’utopie.

                Sauf dans les chimères sur écrans, comme ça la populace peut rêver tout en participant à son propre emprisonnement sécuritaire.

                et c’est quand que les producteurs leur laissent et leur rendent ces papiers-valeurs sans valeur et gardent les vraies richesses, leurs productions concrètes, pour se reprendre en main et cesser d’être des subalternes de gens qui ne produisent strictement rien ?

                La déresponsabilisation est le serial kiler de toute utopie terrestre

                La civilisation... vous savez ce que c’est en premier lieu ?

                C’est d’abord une tartine avec du beurre et de la confiture.

                Elle n’est pas compliquée et les aom ont simplement besoin de produire les fondmentaux eux-mêmes en accord avec ce que leur donne la nature et pas vouloir plus.

                Nul doute que la vie apparait hyper-compliquée à un banquier qui ne sait plus produire aucun de ces trois fondmentaux. Le pain, le beurre, la confiture, mais doit les acheter pour les avoir.

                Le tour de force a été de rendre les producteurs dépendants de ces gens qui ne produisent rien ni aucun fondamental pour la société et qui doivent racheter eux-mêmes ce qu’ils produisent.

                Mais c’est très loin d’une quelconque fatalité, c’est un choix et les choix les individus doivent les faire... ainsi voyez comme la déresponsabilisation est la marque-même de la fin de l’utopie, car si les gens ne la font pas vivre eux-mêmes ni cherchent à s’unir à d’autres pour vivre une utopie... que vivent-ils donc ? Les rêves-cauchemars servis dans les écrans. Voilà l’état de déliquescence et on se demande pourquoi la réalité est si morne en occident.

                La réalité de l’occident sont des villages-fantômes où les places et les rues sont désertes et brillent d’étranges lueurs bleues dans toutes les maisons.

                L’hypnose de masse au lieu de la communion d’avec le vivant.

                Bien des perspectives existent pourtant.


                Vous voulez réellement réapprendre les fondamentaux ou seulement vous persuader que vous les connaissez déjà et laisser la machine à tuer continuer à vous utiliser ?

                Alors jetez plus qu’un oeil sur cela. www.ludus.ch

                Une utre logique que pillge et meurtre est ppelée utopie ujourd’hui... voyez l’état dvancement de la destruction qui est opérée sur les ESPRITS.

                c’est UNE possibilité de nouvelle cohésion et on en a pas trente six mille

                et on ne va pas non plus vous en dessiner tous les jours une autre parce que la masse consomme l’esprit comme elle consomme des hamburgers.


                • rocla (haddock) rocla (haddock) 6 mars 2010 17:36

                  ceux qui avalent le plus d’ utopies sont à Hambourg ....


                  • rocla (haddock) rocla (haddock) 6 mars 2010 17:37

                    On les appelle les Utopie n’ Hambourg .


                    • Rétif 6 mars 2010 19:14

                      @ dom

                      Nous sommes presque d’accord. Pour moi l’utopie c’est l’ illusion et l’irréalisme, donc l’irresponsabilité.

                      Ce sont ceux qui ont voulu la mettre en pratique qui lui ont ôté toute chance, et qui l’ont rendue meurtrière, donc qui l’ont meurtrie.

                      A part ça, rien de moins utopique qu’une tartine de confiture.


                      • Georges Yang 6 mars 2010 20:37

                        le bonheur est dans le pied, ce n’est pas une utopie


                        • dom y loulou dom 7 mars 2010 01:49

                          @Rétif

                          en fait non, pour moi l’utopie est simplement la vraie vie, celle de la simplicité des rencontres et des échanges harmonieux entre gens de bonne volonté. Quelle que soient les couleurs de la culture dans laquelle on baigne.

                          j’y ai repassé à réfléchir tout l’après-midi à l’utilisation de ce mot, utopie.

                          J’en suis arrivé à la conclusion que seule une société perpétuellement en guerre a besoin d’utopie, elle représente en général la même société, mais en paix et dans la liberté des individus. 

                          Rien d’inaccessible donc, mais recouvert toujours de nouveau par l’esprit de compétition avec lequel nos esprits furent imprégnés depuis 4000 ans et des souffrnces que cette manière de se véhiculer engendre.

                          C’est aussi le rôle du cinéma, le rêve est tellement plus passionant, apprend-on, que la réalité en devient morne. Les utopies s’y succèdent au rythme de mondes imaginés... où la guerre donnera son romantisme au tableau... pfff... docteur.Jivago toutes les années, même jour, même heure. On prétend même qu’on s’ennuie en paix. voilà à quoi on est gavés et qui nous aliène.

                          Pourquoi ? Parce que l’on perd la communication avec les élémentset les êtres de la nature qui nous entourent, serait-ce un nuage, si on passe son temps à ruminer des haines et à comploter.

                          Voyez les chiens en laisse et muselière, voyez les petits pavillons... arbres décoratifs au lieu de fruitiers pour se nourrir. J’ai même vu une dame qui avait peur des papillons... comment diables est-ce possible ?


                          Òtez la guerre et vous êtes en utopia.

                          Voilà ma conclusion


                          Bien sûr c’est utopique... lol...

                          mais seulement si on attend que le monde entier trouve la paix d’abord ou si l’on y pose mille conditions soi-même.


                          On n’attend pas que le monde soit en paix pour la chercher en soi-même ni pour comprendre que c’est le seul endroit où elle PEUT résider.
                           


                          je m’étale dites ?


                          • Rétif 7 mars 2010 13:29

                            Bonjour bom

                            heureux de vous avoir donné une nécessité de réfléchir sur l’utilisation d’un mot, et de ce mot utopie.Une sorte de romantisme y est attaché, pourquoi ?sans doute à la fois par réticence devant le réel,par goût de défi contre le sens premier des mots et ceux qui sans chercher l’originalité, s’y réfèrent parce qu’il est important de s’entendre, car, n’est-ce pas ? il faut défier le monde, on se sent fortiche et s’élever en spiritualité face aux pauvres gens qui ne cherchent pas malice, et auxquels on peut se donner l’élégance de fairela leçon ;d’intelligence et de morale par dessus le marché.
                            Et dès lors, il y a en outre le bonheur de faire partie d’ un clan,le bon, et depousser les autres dans un autre à quoi ils ne s’attendaient pas. Il va devenir dangereux pour eux, les benêts, d’appeler chat un chat. Anathème et fatwa sur eux.

                            Tels sont les avantages du sentiment romantique dans le vocabulaire, plus spécialement porté à certains mots qu’on dira,qu’on dira...disons «  »sensibles«  »,si ça vous va. 


                            • Rétif 7 mars 2010 13:55

                              Or le sens premier du mot utopie auquel je propose les synonymes de romantisme, de rêve, d’illusion, de Maya, d’illusion, et d’irréalisme, est un sens de dérision inventé dans un roman
                              de Thomas More portant ce titre, tiré du grec, er signifiant « Nulle part »., c’ à d. ce qui n’existe pas, n’existant nulle part.

                              Alors, aussitôt, (enfin quelques siècles ),voilà les esprits forts du Romantisme Esotérique, qui
                              par esprit de contradiction et vanité intellectuelle, vont dire que, si ça n’existe nulle part, c’est donc que ça existera fatalement un jour. Et, comme disent certains qu’il suffit de l’imaginer et de le vouloir. Je vous laisse savourer la pertinence de la réflexion.

                              Du coup, voilà le thème de notre utopie transporté dans le temps du rêve : puisque ça n’existe pas aujourd’hui, c’est que ça existera un jour !!!

                              Il faut, je suppose, pour s’attacher à ce genre de postulat, soit un fort dégoût non seulement du monde tel qu’il est depuis l’origine, ou même de l’existence en général,
                              soit une imagination débordante, proche de l’ hubris grecque, soit les deux, mais en ce cas, la seconde ne servant plus que de passe-temps et de genre littéraire.
                              C’est pas très sérieux, ni ne donne vraiment une haute idée d’un réel amour de l’humanité.
                              A tout à l’heure. 


                            • Rétif 7 mars 2010 14:15

                              Le terme d’utopie a été remis à la mode, d’une façon paradoxalement critique, à propos du socialisme des premiers socialistes (Proudhon, Fourier, St-Simon ; Cabet, et, pour les trois derniers, leurs phalanstères, etc...), par le saint Patron des utopistes d’aujourd’hui, Karl Marx.

                              C’est lui qui a traité tous les théoriciens d’avant lui de « socialistes utopiques », seule sa doctrine qui n’est pas une doctrine mais une Praxis, étant la description d’un socialisme qui se dira « Scientifique ».

                              Ironie de l’histoire, voilà Karl Marx jeté pêle-mêle avec ceux qu’il ridiculisait et hypostasié au nom de cette utopie qu’ il moquait et vilipendait d’une ironie mordante, car il ne manquait de style.

                              Si l’utopie, peut finalement se définir comme ce qui ne marche pas, alors Marx, malgré sa prétention scientifique, est pour moi un effectivement un utopiste.Dangereux.

                              On a vu le résultat de l’application de sa méthode !
                              Mais les descendants d’utopiste d’aujourd’hui se donnent quand même raison en disant
                              que, justement, « ce n’est pas du socialisme ». On sauve la fa


                              • Rétif 7 mars 2010 14:16

                                On sauve la face comme on peut, n’est-ce pas !


                                • Rétif 7 mars 2010 14:26

                                  Et comme ça, on peut recommencer à chaque fois que ça rate.
                                  Comme les shadoks : plus ça rate et plus ça va réussir !


                                • dom y loulou dom 8 mars 2010 01:25

                                  rétif

                                  vous ne m’avez ou pas lu ou pas compris

                                  je ne théorise pas et je ne veux pousser personne dans des retranchements... ça cest plutôt ce que je vis... justement à cause de shadokland qui maintient mordicus que les armements high tech sont une nécessité et que toute l’industrie est subalterne à la production d’armes et reconstruit tous les jours son édifice de mensonges brinqueballants.

                                  L’impérial ce n’est pas moi qui l’impose en ce monde, je défends la liberté d’expression et elle non plus n’est pas une utopie.

                                  Je n’apprécie pas les sous-entendus, j’aime le parler clair. Mais si vous pensez que nous perdons notre temps à tenter de clarifier les pensées alors il ne sert à rien de discuter en effet. Je ne suis pas un adepte de l’enjolivage ni du verbiage creux et je me fous de ce que d’autres philosophes ont pu dire de l’utopie car je ne pensais pas disserter sur les différentes approches mentales qu’on peut faire autour de l’utopie. Telles que vous les présentez, les utopies en effet sont dangereuses, car elles font alos perdre de vue les simpliités bonnes qui rendent la vie agréable . J’aime la pratique. Loin de moi les grands mouvements de foules. J’apprécie les pousses d’un millimètre des fleurs qui pointent leur nez au printemps voyez-vous, j’y trouve toute l’utopie dont j’ai besoin pour nourrir mon lien à l’âme et je plains ceux qui ne voient pas ces merveilles.

                                  J’ai écrit que pour moi l’utopie n’est que la même société militariste sans militaires, sans fomentage de guerres pour complaire aux marchands d’armes qui, n’en déplaise aux mystifiés, ne vont pas disparaitre comme par enchantement ni se transformer en enfants de choeur par un coup de baguette magique et je ne suis pas là pour enjoliver le décor. je prétends qu’il y a d’autres logiques qui engendrent d’autres perspectives que la guerre tous azimuts dans lquelle on nous a plongé.

                                  Une société qui valoriserait le partage et l’évolution naturelle n’aurait aucun besoin d’utopies, voilà qui était le coeur de mon propos.

                                  Peut-être ne sert-il effectivement à rien.

                                   portez vous bien.


                                  • Rétif 8 mars 2010 12:16

                                    @ bom

                                    Si vous définissez l’utopie par l’ instauration d’une société où tout va bien, où règnerait le partage et la fraternité, je vous suis vers ce but, sauf sur le terme employé.
                                    Car vous allez trouver chez les partisans de l’utopie des gens pour qui ce but est à la fois collectif et dans le sens de l’histoire, devant fatalement arriver.
                                    Ce dont ils tirent la conclusion que tous ceux qui n’auront pas cette foi devront être éliminés,comme risquant de faire échouer le sens de l’histoire.Ce travail d’élimination des salauds étant le sens même de l’histoire.Les salauds étant naturellement les autres.
                                    Et le bonheur toujours pour demain.

                                    Parce que c’est le sens qu’ils donnent à ce mot.
                                    Si c’est ce que vous pensez, en effet, je ne vous convainquerai pas.


                                    • bravecounass 8 mars 2010 12:47

                                      Au vu de l’emploi que vous faîtes du terme utopie, je préfèrerai personnellement le terme ’enjeu de civilisation’.
                                      Nul besoin que l’objectif soit utopique, il suffit qu’il soit partagé par une grande majorité.
                                      Le vrai problème du système actuel, c’est l’atomisation de la société en entités soi-disant indépendantes. Cf. Danvlh, « le ’bonheur’ après lequel vous semblez tant courir, n’est tout simplement pas le même pour tout le monde. »
                                      Or, nous vivons dans le même monde et sommes tous inter-dépendants, d’autant plus à l’ère de la mondialisation, notre bonheur dépend donc directement de celui des autres. Une civilisation perdure grâce à un état d’équilibre, au même titre que la biosphère (dont nous commencons à peine à appréhender la complexité).
                                      Lorsque chacun réalisera qu’il est dans le même bateau que l’ensemble de ses semblables, l’objectif commun s’imposera de lui même : maintenir le bateau à flot ; et cela n’as rien d’utopique, du moins je l’espère. Mais je suis d’accord avec vous sur un point, la poursuite de cet objectif commun, ensemble, devrait nous permettre de sortir de la morosité et du fatalisme qui domine nos sociétés occidentales.


                                      • Rétif 8 mars 2010 12:51

                                        Avoir un idéal, c’est lutter ici et maintenant, tous les jours.

                                        Croire à une utopie (encore faudrait en définir un contenu généralement vague et variable)
                                        car c’est une croyance, c’ est croire qu’un avenir est écrit quelque part, et qu’il n’y a rien d’autre à faire que de détruire ce qui est pour voir apparaitre le paradis sur terre. Détruire d’abord, après, on verra !


                                        • Rétif 8 mars 2010 13:00

                                          On peut toujours appeler ça « enjeu de civilisation », mais depuis Cro-Magnon il y a du temps qu’a été inventée la civilisation et l’effort humain qui l’ a créée.
                                          L’humanité a fait ce qu’elle a pu. Ce n’est pas parfait ?
                                          Est-ce une raison pour tout détruire et croire qu’on va tout recommence à partir de zéro,comme le souhhaitent certains ?


                                          • bravecounass 8 mars 2010 13:54

                                            Vos interventions n’apportent rien au débat ; internet a vu la création d’un mot pour l’occasion : le troll. Ne m’en voulez pas si je ne prend pas le temps de polémiquer, je ne suis malheureusement pas payé pour ca.


                                            • Rétif 8 mars 2010 14:57

                                              Quand on ne sait plus quoi dire, on élimine les autres en disant que leurs interventions n’apportent au débat, vu qu’on ne peut sans doute débattre qu’entre gens du même avis.
                                              Mais qui est le troll, dans l’histoire ?


                                                • Rétif 10 mars 2010 12:34

                                                  utopie réaliste : le parfait oxymoron !

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