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 Accueil du site > Actualités > Société > Maman, la femme de ma vie est un homme !

Maman, la femme de ma vie est un homme !

Elles sont nombreuses, les petites bourgeoises, et même celles qui ne le sont pas, (ni petites, ni bourgeoises) à disserter d’un ton badin sur l’homosexualité masculine et de considérer que chacun fait ce qu’il veut au lit. L’homophobie, c’est inadmissible, entend-on et d’ailleurs, il est tout à fait naturel de voter pour un candidat ayant déclaré son homosexualité par voix de presse, Delanoë est un bon Maire de Paris, n’est-ce pas ! Quelle vaste hypocrisie ! D’abord, voteraient-elles pour un candidat qui aurait fait son coming out hétéro en disant qu’il fréquente les clubs échangistes, qu’il adore les putes et que son passe-temps favori est de caresser et masser les pieds des femmes ? Rien n’est moins sûr. Quant à l’homosexualité, la belle tolérance affichée à la cantonade, qui fait l’unanimité dans les diners mondains, part en miettes quand elle concerne la progéniture. Quelle mère est contente et heureuse quand son fils se déclare homosexuel ? La première réaction est bien souvent : « Non, pas lui ! » ou encore « Pourquoi cela m’est tombé dessus, il n’aurait pas pu s’intéresser aux filles de son âge ! ». « Non, mais qu’est-ce que j’ai bien pu faire de mal pour en arriver là ! ». Après le choc émotionnel passé, on s’habitue, on subit, on tolère, mais il s’est brisé quelque chose au moment de l’aveu. Car il s’agit bien d’un aveu, comme si le fait d’être homosexuel faisait, de celui qui le dit à sa famille, un coupable

 

L’homosexualité est un comportement et un choix tout à fait respectable, tant qu’elle ne concerne pas sa famille et aussi tant que l’on n’entre pas dans les détails techniques. Jusqu’à présent, pour avoir une famille, c'est-à-dire se reproduire, il fallait être officiellement hétérosexuel. Certes il existait des couples vivant dans l’hypocrisie ou Monsieur trainait au moins une fois par semaine dans un back room de bars gays, mais il avait le bon goût de s’habiller classique costume et cravate ou blaser et polo, pas en grande folle ou en Drag Queen et de faire au moins un enfant à son épouse pour rassurer l’entourage. Ceux qui étaient de purs hétéros, tombaient des nues quand leur garçon se déclarait homo, certains le rejetaient. Les mères pleurnichaient, voyaient le fils maudit en cachette quand il avait été banni par le père et certains n’hésitaient pas à avoir recours au psychiatre pour le guérir de cette « tare ».

La grande hypocrisie actuelle consiste à trouver l’homosexualité naturelle, défendable, en un mot tout à fait normale, à condition toutefois qu’elle ne concerne pas vos enfants. Au bureau, le collègue homo est de moins en moins raillé, on prend désormais un verre avec lui, on discute un peu lors de pots d’entreprise, il est cependant rarement invité à diner à domicile par des couples avec enfants. Car s’il n’y a que très rarement de rejet violent ou d’ostracisme dans les milieux citadins intellectuels et bourgeois, l’homosexualité est devenue supportable quand elle ne concerne pas ses propres enfants. Au mieux, la mère dit qu’elle l’aime tout de même, parce que c’est son fils, le tout de même est de trop, et la mère n’en a que vaguement conscience. Et s’il existe une gay pride, une fierté à se déclarer homo, cela ne concerne encore qu’une minorité activiste. Les autres ne disent rien quant à leur orientation sexuelle et la plupart des familles restent muettes quand ça leur tombe dessus. Que de querelles larvées dans le lit conjugal, quant à la responsabilité de chacun, même si l’on n’habite pas à Brest. Si tu avais été moins sévère, si tu l’avais plus rapidement chassé de tes jupes, si tu ne l’avais pas laissé jouer avec le petit Guillaume, ce gosse avec ses manières de fille, je ne le sentais pas !

Car pour beaucoup, même s’ils arrivent péniblement à faire la différence entre homosexualité et pédophilie, l’homosexuel reste un peu marginal et pas très sain, ce n’est surtout pas un exemple à montrer aux enfants. Il existe un abîme entre les déclarations à la télévision, les prises de position des journalistes et des artistes et la vie de tous les jours. Le pire rejet est en milieu rural, ouvrier et émigré. Un marin pêcheur homo, ça passe mal, même si certains terre-neuvas tripotaient jadis les mousses. Les autres sont tout juste un peu plus hypocrites ou plus résignés.

 

Même quand le compagnon est accepté à la maison, il n’est pas question de parler de ça à table, surtout s’il y a de jeunes frères et sœurs. Et s’il y a eu un PACS à défaut de mariage, à la réception, pas question de jarretière du marié et encore moins de chansons de corps de garde à la fin du banquet comme il est de coutume en France. Si le nouveau couple apprécie Elton John pas question non plus de détourner les paroles de ses chansons, like candle in my ass ou good bye yellow prick road ne passeraient pas, encore moins qu’another prick in my hole des Pink Floyd. Avec les amis hétéros, les blagues grasses sont naturelles, avec des amis homos, ceux qui ne le sont pas deviennent étrangement discrets et pudibonds. A moins d’avoir dépassé la peur de sa propre homosexualité, aucun hétéro n’osera aborder la sodomie et la fellation et la question actif/passif devant un gay qu’il connait pourtant depuis des années.

 

Les homosexuels discrets, pas ceux qui s’exhibent et en rajoutent, le reconnaissent, la première fois qu’ils avouent leur orientation sexuelle, ils font tomber des nues, ils inquiètent et au mieux ils arrivent tout juste à créer une émotion. Après certains des soi-disant amis se font souvent plus distants et plus rares, et surtout ne leur confient plus jamais leurs gosses à garder, même si l’ami en question vit avec un moustachu de plus de quarante ans. La chanson de Charles Aznavour, Comme ils disent, est datée et parle d’une réalité marginale. Le transsexuel de chez Michou, le stripteaseur est l’exception, l’homme de la nuit festive est un épiphénomène non représentatif de la communauté homosexuelle. L’immense majorité des gays sait tartiner une biscotte sans pousser de petits cris et ne se promène pas en Monsieur Propre ou en jean rose à pattes d’éléphant. Même au Marais, ce genre d’exhibitionniste est de plus en plus rare.

Qui se ressemble s’assemble, cela s’apparente à un poncif, et pourtant ! De même que les bourgeois ne fréquentent pas habituellement les prolos, les juifs, les musulmans et les footballeurs, les amateurs de Louis-Ferdinand Céline, les hétéros n’ont pour la plupart du temps que des contacts limités avec les homos. Rares sont ceux qui vont avec un copain gay prendre un verre accoudé au bar du Quetzal dans le Marais. Et pourtant, il n’y a aucun risque de s’y faire agresser, sauf celui d’y être vu et d’avoir peur pour son image de marque et sa réputation. Par contre, celui qui suit un homo dans un back room est soit un voyeur, soit quelqu’un qui doute de sa propre sexualité.

De nos jours, tout le monde ou presque parle d’homosexualité, alors que finalement très peu de gens connaissent réellement des homos. Et puis, l’homosexualité n’est ni une qualité ni une tare. On peut être homosexuel et comptable indélicat, car il n’y a pas de relation de cause à effet. A force de vouloir classer les gens par catégorie, on a trop souvent tendance à oublier l’humain.

 

PS : Dans cet article, je ne parlerai pas de la criminalité homosexuelle, elle existe indéniablement, mais tous les comptables ne détournent pas des fonds, et si un boulanger viole une mineure, cela n’a rien à voir avec sa profession. Pourtant, c’est souvent cela qui fait peur aux hétéros. Alors qu’ils ont peut être dans leur voisinage un hétéro affiché qui a découpé sa femme au hachoir. La défiance vis-à-vis de l’homosexualité vient surtout de l’ignorance et des préjugés. Les homos gagnent à être connus, certains sont aussi infects que des hétéros !



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Les réactions les plus appréciées

  • Par Manuel Atreide (---.---.---.71) 2 juillet 2011 11:56
    Manuel Atreide

    @ l’auteur

    vous voulez traiter ici d’un sujet complexe mais il me semble qu’il vous manque un brin de subtilité. Vous essayez de montrer et de dénoncer une certaine hypocrisie concernant l’homosexualité. Vous avez raison, nous en sommes encore au stade de la tolérance, c’est à dire la capacité à accepter ce qu’on désapprouve, alors que nous devons viser le respect ou l’estime.

    Cependant, quels sont les enseignements que vous tirez de ce constat ? Voulez vous dire que tout compte fait, la société a tort de s’engager dans l’acceptation de l’homosexualité puisque lorsque cela arrive à vos enfants, vous avez énormément de mal ? Ou pensez vous que nous avons encore du travail à faire pour enfin obtenir une société au sein de laquelle cette orientation sexuelle sera vue pour ce qu’elle est, une composante de l’identité d’une personne aussi peu contestable que la couleur de ses cheveux ou de ses yeux ?

    Vous êtes peu être au stade de la tolérance, mais vous avez vous même encore du chemin à faire pour arriver à l’estime et au respect . J’en veux pour preuve plusieurs passages de votre texte. J’en ai retenu deux :

    - « Les homosexuels discrets, pas ceux qui s’exhibent et en rajoutent ... » : les homos n’ont pas à être discrets ou exhibs, ils ont le même droit de vivre que leurs voisins comme ils l’entendent. Si personne ne se pose ce genre de question pour un hétéro, il n’y a aucune raison de se la poser pour un homo. Ou une lesbienne !

    - « On peut être homosexuel et comptable indélicat ... » : on peut aussi être homosexuel et comptable intègre. Je dois dire que cette tournure de phrase est curieuse, on l’utilise généralement dans un sens positif pour montrer qu’une soit-disant critique n’est en fait pas fondée. Mais bon, être gay n’empêche personne d’être idiot, indélicat, criminel ou même tout simplement parfaitement comme tout le monde.

    En tout cas je vous assure que vous avez bien des choses à voir et à apprendre. Confier des enfants à un gay, des tas de gens le font alors qu’elles sont au courant de l’orientation sexuelle de la personne. Car, malgré ce que vous pensez, bon nombre de gens savent que pédophilie et homosexualité n’ont aucun rapport.

    Surtout, vous devriez vous pencher un peu plus sur votre sujet : les difficultés familiales qu’un coming-out peut provoquer sont moins en rapport avec l’hypocrisie qu’avec le deuil qui vient frapper les parents sur les rêves qu’ils faisaient pour leur fils ou leur fille : mariage (on pourrait régler cela avec l’ouverture du mariage aux couples du même sexe), descendance (là aussi, une reconnaissance sociale serait une bonne réponse) et le désir qu’ont bien des parents de voir leurs enfants suivre leur propre chemin. Une homosexualité dévoilée est souvent la prise de conscience un peu violente que votre enfant n’est pas vous et que vous ne survivrez pas à travers eux.

    Bref, sujet intéressant mais je trouve le traitement que vous en faites un peu léger. Cela dit sans méchanceté.

    Cordialement

    Manuel Atréide

  • Par Tonton de La Baffeteuse (---.---.---.250) 2 juillet 2011 11:13

    Il est exact que l’hypocrisie est un caractère humain ultra-répandu et pas seulement sur ce sujet. Mais dans le genre faux-cul, les homos n’ont rien à apprendre non plus.


  • Par antonio (---.---.---.21) 2 juillet 2011 11:12

    Ca, je l’ai bien compris...
    J’ai donné ce commentaire pour souligner le fait qu’avoir une fille ou un fils « homo » , ce n’était ni
    une « calamité » ni une « honte » ni une « fierté », simplement un élément parmi d’autres de la personnalité de ce fils ou de cette fille.
    Quant à « l » hypocrisie de ceux qui se croient bien pensants ", vous prêchez une convaincue...

  • Par antonio (---.---.---.21) 2 juillet 2011 10:04

    l’orientation sexuelle n’est qu’une caractéristique parmi bien d’autres de la personnalité
    d’un être humain, ni plus, ni moins. Elle n’est ni à encenser, ni à blâmer : elle EST, c’est tout.

Réactions à cet article

  • Par antonio (---.---.---.21) 2 juillet 2011 10:04

    l’orientation sexuelle n’est qu’une caractéristique parmi bien d’autres de la personnalité
    d’un être humain, ni plus, ni moins. Elle n’est ni à encenser, ni à blâmer : elle EST, c’est tout.

  • Par antonio (---.---.---.21) 2 juillet 2011 11:12

    Ca, je l’ai bien compris...
    J’ai donné ce commentaire pour souligner le fait qu’avoir une fille ou un fils « homo » , ce n’était ni
    une « calamité » ni une « honte » ni une « fierté », simplement un élément parmi d’autres de la personnalité de ce fils ou de cette fille.
    Quant à « l » hypocrisie de ceux qui se croient bien pensants ", vous prêchez une convaincue...

  • Par Tonton de La Baffeteuse (---.---.---.250) 2 juillet 2011 11:13

    Il est exact que l’hypocrisie est un caractère humain ultra-répandu et pas seulement sur ce sujet. Mais dans le genre faux-cul, les homos n’ont rien à apprendre non plus.


  • Par Manuel Atreide (---.---.---.71) 2 juillet 2011 11:56
    Manuel Atreide

    @ l’auteur

    vous voulez traiter ici d’un sujet complexe mais il me semble qu’il vous manque un brin de subtilité. Vous essayez de montrer et de dénoncer une certaine hypocrisie concernant l’homosexualité. Vous avez raison, nous en sommes encore au stade de la tolérance, c’est à dire la capacité à accepter ce qu’on désapprouve, alors que nous devons viser le respect ou l’estime.

    Cependant, quels sont les enseignements que vous tirez de ce constat ? Voulez vous dire que tout compte fait, la société a tort de s’engager dans l’acceptation de l’homosexualité puisque lorsque cela arrive à vos enfants, vous avez énormément de mal ? Ou pensez vous que nous avons encore du travail à faire pour enfin obtenir une société au sein de laquelle cette orientation sexuelle sera vue pour ce qu’elle est, une composante de l’identité d’une personne aussi peu contestable que la couleur de ses cheveux ou de ses yeux ?

    Vous êtes peu être au stade de la tolérance, mais vous avez vous même encore du chemin à faire pour arriver à l’estime et au respect . J’en veux pour preuve plusieurs passages de votre texte. J’en ai retenu deux :

    - « Les homosexuels discrets, pas ceux qui s’exhibent et en rajoutent ... » : les homos n’ont pas à être discrets ou exhibs, ils ont le même droit de vivre que leurs voisins comme ils l’entendent. Si personne ne se pose ce genre de question pour un hétéro, il n’y a aucune raison de se la poser pour un homo. Ou une lesbienne !

    - « On peut être homosexuel et comptable indélicat ... » : on peut aussi être homosexuel et comptable intègre. Je dois dire que cette tournure de phrase est curieuse, on l’utilise généralement dans un sens positif pour montrer qu’une soit-disant critique n’est en fait pas fondée. Mais bon, être gay n’empêche personne d’être idiot, indélicat, criminel ou même tout simplement parfaitement comme tout le monde.

    En tout cas je vous assure que vous avez bien des choses à voir et à apprendre. Confier des enfants à un gay, des tas de gens le font alors qu’elles sont au courant de l’orientation sexuelle de la personne. Car, malgré ce que vous pensez, bon nombre de gens savent que pédophilie et homosexualité n’ont aucun rapport.

    Surtout, vous devriez vous pencher un peu plus sur votre sujet : les difficultés familiales qu’un coming-out peut provoquer sont moins en rapport avec l’hypocrisie qu’avec le deuil qui vient frapper les parents sur les rêves qu’ils faisaient pour leur fils ou leur fille : mariage (on pourrait régler cela avec l’ouverture du mariage aux couples du même sexe), descendance (là aussi, une reconnaissance sociale serait une bonne réponse) et le désir qu’ont bien des parents de voir leurs enfants suivre leur propre chemin. Une homosexualité dévoilée est souvent la prise de conscience un peu violente que votre enfant n’est pas vous et que vous ne survivrez pas à travers eux.

    Bref, sujet intéressant mais je trouve le traitement que vous en faites un peu léger. Cela dit sans méchanceté.

    Cordialement

    Manuel Atréide

    • Par Georges Yang (---.---.---.149) 2 juillet 2011 12:37

      Cette article est loin d’être exhaustif, il souligne le problème de l’hypocrisie face au consensus officiel.
      La plupart des réflexions reprises dans ce texte ne sont pas des inventions de ma part, elles viennent d’amis homos, je dis amis, et non vagues relations, avec qui j’ai de nombreux échanges sans tabous, je suis parti en vacances avec deux d’entre eux.
      Quant à la remarque sur le comptable, elle n’est pas négative, mais tant à prouver qu’on peut-être homo, comme hétéro, et honnête, radin, brillant, génial ou complètement con ou infect.
      Il ne faut ni déifier ni damner l’homosexualité

    • Par Manuel Atreide (---.---.---.71) 2 juillet 2011 12:56
      Manuel Atreide

      @ l’auteur

      je ne nie absolument pas le point de vue de vos amis, il est tout à fait respectable, en revanche, il n’est peut être pas représentatif de la réalité. C’est pourquoi je vous invite à le dépasser pour aller chercher d’autres sources lorsque vous abordez un tel sujet. AInsi, vous aurez, si c’est le cas, la confirmation de la justesse de point de vue de vos amis, et si ce n’est pas le cas, les arguments pour le nuancer voir l’infirmer. Qui sait, ils seront peut être intéressés par le fait de vous entendre leur dire une réalité autre !

      Concernant votre propos sur le comptable homo et indélicat, j’avais compris votre intention, je voulais en revanche souligner son expression maladroite et somme toute peu balancée alors que vous vouliez montrer que l’homosexualité n’est ni bonne ni mauvaise, elle est.

      En tout cas, intéressant de voir quelqu’un qui veut dépasser les clichés de TF1 sur l’homosexualité. Même maladroitement.

      Cordialement

      Manuel

      PS : ne le prenez pas mal, mais si vous avez des amis homos, j’ai des amis, tout simplement. Je me moque de leur orientation sexuelle. Celle de vos amis est-elle importante pour vous ? smiley Cela dit, là encore sans méchanceté !

      Bonne journée, M.

    • Par Georges Yang (---.---.---.149) 2 juillet 2011 13:12

      Tou à fait d’accord, mes amis sont mes amis avant d’être homos, noirs, arabes ou même ... comptables
      Bonne journée

  • Par anty (---.---.---.142) 2 juillet 2011 11:58

    Les homos y gageraient s’ils connaissaient mieux les hétéros
    autrement que par les clichés que leur proposent leurs officines lgtb

  • Par easy (---.---.---.174) 2 juillet 2011 14:06
    easy


    Je vais livrer quelques réflexions personnelles.

    En France, nous semblons souffrir autant de l’homosexualité que du fait que nous en souffrons. En somme, nous semblons ne pas bien comprendre pourquoi nous en souffrons. Et nous sommes, malgré nos efforts incapables de nous sortir de ce pétrin.

    En fait, au cas pas cas, certains parviennent à résoudre cette équation qui semble insoluble mais ceux-là, à l’évidence, ne parviennent pas à s’en expliquer. Il semble qu’il manque une grammaire qui permette à ceux qui l’ont solutionné de l’expliquer à ceux qui restent confondus.

    Je vais donc m’efforcer de vous montrer ce que ne vois de ce qui constitue les grammaires ou sur quoi elles sont fondées. Vous verrez pourquoi il sera longtemps impossible de résoudre la problématique de l’homosexualité dans notre pays
     
    Pour voir la problématique de l’homosexualité, il faut changer de regard, il faut quitter les lunettes analytistes que portent trop souvent les Français et adopter la vision synthétique, la vision d’ensemble en intégrant tout. Or le verbe, en France, va aux phrases courtes qui claquent.


    Nous, les humains, nous sommes mortels et avons la particularité d’en être conscients.
     
    Du coup, nous ne comprenons pas le sens de la vie. La première réponse ou consolation à cette interrogation-angoisse, nous est livrée par deux choses : la progéniture et la société, surtout en sa forme agglutinante, très grégaire, bloc. A l’évidence, la somme de mortels, par fait des décalages chronologiques des générations, forme une entité immortelle.

    Je ne m’étends pas sur l’aspect progéniture que chacun peut comprendre sans aucune difficulté de filtre culturel. Je finis dessus en disant banalement que si un individu voit sa consolation d’immortalité par le biais de sa progéniture tomber à l’eau, il se retrouve devant le non-sens de sa vie-mort, de ses efforts pour vivre-mourir, de ses efforts pour ne pas déprimer de cette vision de l’absurde.

    Un élément se rattache à ce point, c’est celui de l’héritage. Il consiste en des valeurs immatérielles et des valeurs matérielles. Dans la perspective d’être consolé de son immortalité par le biais de sa descendance, un homme travaille, vole, tue, va jusqu’à vendre son âme au diable comme on dit, pour rassembler bien plus de provisions que sa seule carcasse n’en aurait l’utilité. Afin de s’assurer que sa descendance aura de quoi prospérer. Afin de garantir l’immortalité de sa ligne.

    Il ne pourrait exister de société aussi pleine de caves à vins, de châteaux et de livres si chacun de ses membres n’avait travaillé volé et tué que pour ses stricts besoins biologiques personnels. Toutes les accumulations de richesses qui font la matérialité de la société française proviennent de cette préoccupation ou névrose consistant pour chacun à prévoir des noisettes de toutes natures pour sa descendance. 

    Il a bien entendu fallu que cette névrose ou fixation anti-dépression noisettiste soit partagée par tous pour que des lois aient été rédigées imposant et protégeant le principe noisettiste-pour-les-descendants, le principe de l’héritage-qui-favorise-l’immortalité-par-la-descendance. 

    Alors chaque individu, tout en s’efforçant de favoriser sa descendance par rapport aux autres, tout en semblant pour une part chercher à dépasser les autres parents, est également protecteur de cette société. Sans cette société qui approuve et protège les principes noisettistes, pas de garantie que les noisettes accumulées profiteront bien à ses propres descendants. Chaque parent doit réaliser un équilibre entre ses fantasmes de domination filiale et ses raisons de soutenir également les autres parents. Chaque parent joue de son curseur entre ces deux exigences. 
    Dans une manifestation de parents en faveur de l’avenir de leurs enfants, quoique concurrents d’un point de vue darwinien ou évolutionniste, ils sont tout de même camarades et crient en choeur « On veut un avenir pour nos enfants » 

    Il apparaît donc que si l’homosexualité de sa progéniture casse complètement le moral des parents, même les moins noisettistes, l’homosexualité des autres personnes, en dehors de sa famille est également catastrophique en second plan. 


    Petit détour par les Anciens.
    Afin de défendre leur position, les homosexuels convoquent souvent les Anciens, Grecs et Romains. Très bien. Mais ces Anciens avaient résolu le problème en incluant l’homosexualité dans le global de leur socialisation. Les relations homos étaient banales et étaient souvent plus mécaniques que sentimentales ou, plus exactement, de même qu’ils adoraient plusieurs dieux en rotation libre, ils éprouvaient des sentiments d’attachement en rotation libre.

    Si bien que les Anciens, qui pratiquaient toutes sortes de gymnatiques sexuelles et qui, bien que s’interdisant la paraphilie animale, concevaient toutes sortes de centaures et minotaures, greffant toutes sortes de parties incongrues entre elles, sexaient avec n’importe mais faisaient également des enfants, dont des légitimes qui allaient récupérer les noisettes.


    Alors que nous avions des ancêtres homos et pédérastes qui faisaient également des enfants, alors que ces formes d’homosexualité étaient banales sinon urbaines et valorisantes, alors que nous avions comme des raisons historiques ou culturelles d’en faire autant, alors que nous avions ça dans le sang, le christianisme a soudain obligé à marginaliser et désocialiser ces manière de fusionner en les condamnant et en les déclarant paraphiles, au mieux, diaboliques au pire.

    La règle sévérissime du « Tu n’adoreras qu’un seul dieu » a changé la donne et conduira aux amours exclusives et définitives, non tournantes. La sexualité devenait utilitariste et procréatrices, il n’était soudain plus question de prendre du plaisir hors production d’enfants.

    En devenant monothéistes, nous en sommes venus à ne concevoir que des amours tirant sur les infinis en termes de fidélité. Notre société révolutionnaire, qui s’est crue laïque, a prolongé ce principe en condamnant l’adultère et en marginalisant toujours les autres sexualités. Même la masturbation devint considérée comme gaspillage interdit et obscène.

    Du coup, lorsque des gens se sentent homos et décident de franchir les limites de notre normalisme, limite en Rubicon, ils oscillent entre les relations débridées et les relations christiques en allant, eux aussi, vers l’amour exclusif et définitif. Perdus, malheureux dans la marginalisation qu’on leur impose, ils solutionnent souvent leur problème en entrant dans l’église de l’exclusif
     « Toi pour toujours, toi seulement, rien que toi, tout à toi »
    Au moins face à Jésus, tels des Saint Sébastien, ils sont dans la ligne.

    Ils peuvent, par ce biais de l’amour exclusif, partager une communauté de religion avec les hétéros et se sentir moins en marge. Ils réclament donc de se marier à l’Eglise. Les hommes les condamnent, mais Dieu -probablement moins maniaque qu’on le dit- les comprend. « Pourvu que l’on aime sincèrement et exclusivement, Dieu ne peut qu’approuver ».

    Pour une part considérable donc, à cause de l’effet Rubicon, les homos d’aujourd’hui, contrairement aux Anciens, ne font pas d’enfants. Comme tout individu ils ont envie d’avoir des enfants mais bon...Alors ils compensent de toutes les manières possibles et vont essayer toutes les greffes imaginables.




    Les parents qui, passé le choc de la découverte de l’homosexualité de leur enfant, s’y résolvent et lui restent attachés, accomplissent un travail de réforme mentale considérable sur eux-mêmes. Les uns après les autres, ils doivent démonter toutes les briques du château qu’ils avaient conçu et qui les avait maintenus en bon moral. Ils se retrouvent avec un champ de ruine qu’ils doivent cependant aimer en dépit d’un absurdité qui émerge.
    Et s’ils n’accomplissent pas ce démontage total de leurs valeurs, s’ils ne s’accrochent pas à « J »aime mon enfant malgré tout, point", il leur reste la solution de la haine pour tenir le coup et ne pas se suicider. 

  • Par easy (---.---.---.174) 2 juillet 2011 14:07
    easy


    Le noisettisme a été poussé à l’extrême dans ce pays convaincu de devoir gouverner le Monde. Plus de châteaux construits, aussi bien avant qu’après la Révolution, tu meurs.
    Des caves à vins et champagnes par milliers de kilomètres sous nos pieds. Plus de musées, de livres et de bibliothèques qu’ici, tu meurs. Plus de culturalisme qu’ici, tu meurs.
    La claque qu’infligent les homosexuels exclusifs à la société française est d’autant plus puissante. Et il n’y avait donc au mieux que les esprits moins noisettistes, donc de gauche, qui pouvaient mieux tolérer ce chambardement.




    Comme ersatz à la progéniture, il y a les oeuvres artistiques. Le biais de l’art, dans la filiation de Pygmalion, engendre une sorte de progéniture. Il devenait donc logique que dans une société où l’homosexuel vise le mariage, l’engagement à l’exclusivité, le champ de l’art devienne florissant. Un homosexuel produisant une oeuvre a plus de chances de placer dans le monde un fruit de lui extrêment durable, admiré, valorisé et surprotégé que bien des hétéros produisant des enfants dont une grand part finira rejetée en prison ou à la rue.






    Alors, dans les autres sociétés, forcément moins noisettistes, là où l’on n’offre au mieux comme noisettes que des paillottes et trois jarres, la problématique de l’homosexualité exclusive est moins dramatique.

    Au Vietnam, on ne dit pas « un Français » on dit « un homme français »
    on ne dit pas « un fou », on dit « un homme fou »
    on ne dit pas « une femme », on dit « une personne femme » 
    on ne dit pas « un homosexuel », on dit « une personne homosexuelle »


    Quel que soit un individu, infirme, prisonnier, fâcheux, héros, bandit, débile, c’est d’abord une personne.
    Le rejet des autres, des différents, est donc impossible.

    La haine des différents, même des colonisateurs est impossible. A peine sont-ils repartis qu’on s’ennuie d’eux et qu’on espère qu’ils reviendront partager des moments plus doux.

    Le lien entre tous les gens, entre toutes les bestioles, entre toutes les montagnes, forêts et rivières est permanent. 
    On ne peut pas concevoir de séparer des choses que la nature a unies. On ne peut pas sculpter seulement un tronc, un buste. On ne peut pas représenter un homme avec des ailes ou une tête de taureau.
    Avant la colonisation, bien entendu.


    Au Vietnam, même les morts restent présents. On les enterre sur son terrain. Dans la pièce principale de la maison, on leur réserve le plus bel endroit, d’où ils ont la meilleure vue sur leur descendance. Tout ce que font les vivants, ils le font sous le regard compatissant et reconnaissant des ancêtres ou enfants morts trop tôt
     
    Chacun s’efforce, au long de sa vie, de réparer les erreurs éventuelles des ancêtres qui sont là, à observer ce qu’on fait pour leur tranquillité. Chacun oeuvre donc certes pour sa descendance, mais aussi pour les anciens, pour ceux qui ne peuvent plus agir d’être morts. 
    Chacun oeuvre pour sa descendance, pour le corps social et pour les morts impuissants et malheureux de n’avoir pu mieux faire, de n’avoir pas été compris, d’avoir subi quelque injustice ou dommage.

    Si une famille s’éteint ou si personne ne cultive le culte des ancêtres, leurs âmes désespérées errent, se font fantômes et effraient tout le monde par leurs apparitions. Ces apparitions ne sont jamais agressives, pas de haches ou de couteaux, pas de menaces envers les vivants. Elles sont élégiaques. Les fantômes apparaissent, ils nous parlent, expriment leur douleur et pleurent. 

    Chacun doit donc considérer les souffrances de ses ancêtres, les impératifs de reproduction biologique, les noisettes à laisser aux enfants, la société qui soutient ces principes, et les souffrances de tous les morts non soignés, non écoutés, déniés ou oubliés. Chacun participe donc à l’érection de petits autels placés en pleine nature, là où les fantômes errent de n’avoir pas de maison et leur offre, en un sens collectif, ce qu’il peut de compassion. Chacun évite ainsi la multiplication des fantômes malheureux.

    Chacun considérant donc à la fois les problématiques présentes, futures et passées, ne peut pas faire de fixation névrotique sur le futur. 
    Si l’homosexualité exclusive d’un enfant pose un très gros problème de continuum du culte des ancêtres et de soi-même après sa mort, ce problème est intégré dans l’historicité familiale complète. Toute la famille, très ancienne comme celle présente prend à son compte ce problème. Les parents confrontés à l’homosexualité non procréatrice de leur enfant ou à son infertilité en raison par exemple de l’agent orange, voient toutes les échelles de collectivité assumer leur part que pose cette rupture dans le culte des ancêtres et se substituent aux parents échoués. 

    Ainsi, dans ce pays, chacun est enfant des autres. Même à 50 ans, même si l’on est président, on est appelé fils par une personne en âge d’être son parent. 

    Dans la rue, chacun s’appelle par des fils, oncle, tante, soeur...




    En France, on a conçu qu’il était possible de naître saint, de vivre 33 ans sans commettre la moindre faute, le moindre manquement. Ici, on est donc rejeté complètement si l’on ne semble pas parfait. 

    Au Vietnam, il y a certes une Justice sociale, une Police, des Lois que chacun peut comprendre. Mais chaque famille intègre automatiquement ses défauts. Aucune famille, aucune personne ne cherche à prétendre à la perfection. L’imperfection est même perle. Un grain de beauté, une anomalie, si elle n’est pas trop invalidante, si elle ne pose pas de problèmes dynamiques, est vue comme une cerise sur le gâteau. Et chaque parent, à la naissance de son enfant, cherche son petit défaut qui fera la perle de la famille. 

    L’héritage y est donc quelque chose de très différent d’ici car il impose automatiquement à la fois des imperfections, des casseroles et des responsabilités. Il n’est pas concevable de récupérer le fric et de claquer la porte en déniant d’où vient ce fric, en déniant au prix de quelles peines et damnations il a été constitué. Récupérer des noisettes matérielles, quand il y en a, c’est accepter aussi des charges antédiluviennes énormes, charges qui consistent à tout faire pour réparer les injustices commises et en tous cas à apaiser les souffrances et pleurs qui remontent de l’au-delà. Hériter c’est s’engager à réparer et consoler.
    Et, c’est très important, ces injustices sont sans relation avec la Justice officielle, ou alors c’est cette Justice officielle qui en serait la cause de cette injustice. Les réparations que les héritiers doivent accomplir portent sur des injustices absolues. Et quand la Justice condamne un voleur, elle peut très bien commettre une injustice absolue si la personne a volé pour placer un fruit sur l’autel de ses ancêtres.



    Au Vietnam, avant la colonisation, on n’y concevait ni âme ni corps parfaits. La perfection consistant à tout faire pour réparer les injustices absolues. Celles que la Justice d« Etat ne sait pas traiter.

    Les individus ne sont donc pas en communion avec la Voix de la Justice et n’ont pas à faire croire qu’ils le sont. Le colonialisme a été une horreur sur ce plan en obligeant des gens qui n’y étaient pas habitués, à déclarer qu’ils étaient zélateurs des »Lois de la République" et donc à se fliquer mutuellement.

    Avant le colonialisme, chacun pouvait confier ses turpitudes aux voisins. Chacun était le confesseur des autres. Pas de confesseur officiel, pas de psys.


    On n’y trouvait aucun culte du corps, aucun nu, aucun sexe, même symbolique. 
    La sexualité au Vietnam, n’était pas du tout un sujet, une affaire. Les femmes et les hommes portaient les mêmes robes à deux pans, les mêmes chapeaux. 


    Au Vietnam, en plus de ce que je viens de décrire, il y a bien entendu l’amour entre deux individus. Exclusif.

    Mais exclusif pour les raisons susdites incluses. L’amour entre deux personnes scelle également un engagement de fidélité aux morts qui sont là à nous regarder et à qui on parle plusieurs fois par jour devant l’autel. L’amour entre deux personnes n’est pas isolationniste, il est au contraire intégrateur d’une entité bien plus large que celle du seul couple et forme iun lien interfamilial gamelles et turpitudes comprises.
    On ne trie pas le bon grain de l’ivraie, on prend et on garde tout.

    Des homosexuels peuvent donc, du temps de leur vie, être des gardiens de l’esprit familial, on peut compter sur eux pour servir l’ensemble familial.

    Chacun sachant cela, chacun considère un homosexuel rencontré dans la rue comme étant protecteur et responsable de sa Famille. Pas plus qu’un hétéro, un homosexuel ne peut être réduit à sa seule sexualité. Au Vietnam, sans aucun éclat ni émeute, on y a de tous temps vu des hommes et des femmes marcher dans la rue en se tenant par la main. Hétéros, homos, marquent leur engagement en public en se tenant par la main. Et ça suffit largement comme démonstration de fusion-lien-attachement.

    Les gymnastiques sexuelles n’y ont aucun intérêt, n’y sont porteuses d’aucune sorte de transcendance ou performance. On y considère que deux personnes qui s’aiment, se livrent l’une à l’autre, le couple se débrouillant comme il peut avec ce qu’il a pour réaliser sa fusion et son engagement. Les détails techniques n’intéressant personne.

    Le fait que des homos se tiennent par la main dans la rue, a une incidence globale. Deux copains, deux copines, pas forcément homos, peuvent aussi se tenir par la main, marcher enlacés.
    Le machisme par la gestuelle, par une danse qui serait plus virile, par une grammaire gestuelle plus masculine, ça n’existe pas. Hommes, femmes, chacun caresse et rit de la même manière.

  • Par jourdan (---.---.---.225) 2 juillet 2011 14:18

    « L’homosexualité est un comportement et un choix tout à fait respectable »
    Ah bon ! L’homosexualité est un choix ?? et vous étes médecin, lol ??

    Je ne sais dans quel monde vous vivez, et sur quelles observations vous vous basez, mais ce que vous décrivez me semble assez faux. Hétérote, j’ai pas mal de copains et de copines homos et ça ne pose aucun problème à personne. Certains sont même paysans en rase campagne et vivent officiellement en couple sans que ça trouble la mare à canard.

    • Par Mmarvinbear (---.---.---.249) 2 juillet 2011 15:49
      Mmarvinbear

      C’est la seule réserve que j’émets sur ce sujet.


      L’ orientation sexuelle n’est pas un choix. Nous naissons ainsi, c’est tout. La seule liberté qui nous est donné est de l’accepter ou pas.
    • Par Georges Yang (---.---.---.149) 2 juillet 2011 15:54

      Il faut faire la différence entre pulsions et passage à l’acte
      Beaucoup reste dans une zone floue sans pour autant devenir homo et certains sont bi un temps
      Le choix est à un degré supérieur que celui des tendances qui existent chez presque tous à des degrés divers
      Il existe des amitiés viriles presque fusionnelles sans passage à l’acte, cela ne veux pas dire obligatoirement qu’il s’agisse d’une homosexualité refoulée

    • Par Mmarvinbear (---.---.---.249) 2 juillet 2011 22:56
      Mmarvinbear

      Je ne suis pas d’accord pour établir une frontière entre la pulsion et le passage à l’acte.


      Le défaut d’action ne provient pas d’un manque d’envie, mais d’une forme de pression sociale et familial qui empêche la personne concernée d’assouvir son envie ou son désir.

      Le simple fait de penser, d’avoir envie d’avoir un rapport sexuel avec une personne de même sexe est suffisant pour établir une identité sexuelle, que ce rapport soit l’histoire d’un coup d’un soir ou l’expression d’un sentiment plus profond.
  • Par Shiva Shakti Shanti (---.---.---.167) 2 juillet 2011 15:54
    Shiva Shakti Shanti
    D’accord avec Mmarvinbear « L’ orientation sexuelle n’est pas un choix. Nous naissons ainsi, c’est tout. La seule liberté qui nous est donné est de l’accepter ou pas. »

    http://www.agoravox.tv/actualites/societe/article/gay-pride-paris-2011-la-marche-30817?debut_forums=0#forum12672651
    • Par anty (---.---.---.142) 2 juillet 2011 18:21

      Si l’orientation sexuelle n’est pas un choix elle donc génétique or on sait que ce n’est pas vrai.

      Non l’orientation sexuelle est le résultat d’un murissement psychologique particulier et dans ce sens c’est un choix.

    • Par Manuel Atreide (---.---.---.71) 2 juillet 2011 20:00
      Manuel Atreide

      @ anty

      quand donc avez vous choisi votre sexualité ? Un souvenir précis ? moins précis. Même vaguement diffus ? Quand donc avez vous choisi qui vous aimeriez ?

      Oui, je sais , je suis curieux ... smiley

      M.

    • Par anty (---.---.---.142) 2 juillet 2011 20:13

      Je pense qu’on peut pas parler du choix pour les hétéros c’est naturel
      Le choix s’impose vraiment pour les homo qui savent que la plupart des hommes et des femmes choisissent le sexe opposé.

    • Par Georges Yang (---.---.---.150) 2 juillet 2011 20:21

      Au contraire, je pense que l’on devient hétéro par mimétisme et homo par choix, certes guidé par des pulsions

    • Par Manuel Atreide (---.---.---.71) 2 juillet 2011 21:43
      Manuel Atreide

      Et bien écoutez, ce n’est ni un choix ni une volonté ou un quelconque truc, guidé par ses pulsions ... cela s’impose à vous comme une évidence, que vous le vouliez ou non. Vous parlez de quelque chose de naturel, anty, à propos d’hétérosexualité ? Pile poil, pareil. C’est naturel. Naturel car il n’y a pas à tourner autour du pot, c’est un constat, pas un choix : vous êtes attiré par celles ou ceux du même sexe que vous, pas par celles ou ceux du sexe opposé.

      Une fois qu’on a réalisé cela, une fois qu’on a accepté ce qu’on est, qu’on s’est regardé dans la glace, la question est simple : je passe à l’acte ou pas ? Si la réponse est non, vous devez savoir que vous passerez, toute votre vie, à coté de l’une des choses qui font que nous sommes des hommes et des femmes : l’amour, le sexe, le plaisir physique et moral, le bonheur, le partage avec l’autre. La joie de se réveiller le matin à coté de celui ou celle qu’on aime, le simple petit bonheur de faire un bisou dans le coup ou sur le bras ou la main, par simple envie de faire plaisir à l’autre.

      Renonceriez vous à cette composante essentielle de la vie ? Accepteriez vous de couper cette branche, de vous mutiler intérieurement ? De vivre une vie avec joies et bonheur mais sans ce partage intime qui peut à ce point changer une vie ?

      Pourquoi alors le demander à quelqu’un d’autre ? Au nom de quoi imposer à l’autre ce que vous ne vous imposez pas à vous même ? En quoi cette vie entre deux adultes consentants vous regarde-t-elle ? Accepteriez vous que les autres viennent scruter votre vie intime et vous intimer l’ordre d’y mettre fin, alors qu’elle est « naturelle », pour vous ?

      Il n’y a pas de différence dans la manière dont nous vivons notre vie intime, vous et moi. Juste une différence dans l’objet de notre affection. Et l’objet de mon amour ne vous regarde pas. Si je vous gène, tournez le regard. Mais ne jetez pas de pierres. Elles vous seront retournées.

      Cordialement

      Manuel

    • Par Mmarvinbear (---.---.---.249) 3 juillet 2011 00:10
      Mmarvinbear

      « Au contraire, je pense que l’on devient hétéro par mimétisme et homo par choix, certes guidé par des pulsions » : Encore une fois, non !


      L’orientation sexuelle n’est jamais affaire de décision, de choix.

      Personne ne sait exactement pourquoi telle ou telle personne se trouve être homo ou pas.

      Y a t-il une origine génétique ?

      Une origine hormonale ?

      Une architecture cérébrale ?

      Peut-être est-ce un peu de tout cela. La génétique ne fait pas tout. Un gène présent ne s’exprime pas forcément.

      Les seules certitudes que l’on a sont que : 

      les humains homosexuels existent depuis la nuit de temps. Comme, par définition, ils ne se reproduisent pas, une seule origine peut être à la base de cela : l’hétérosexualité.

      l’Homme n’est pas le seul animal terrestre a connaître l’homosexualité. Plus de 400 espèces animales connaissent cet aspect de la sexualité. Que ce soit pour un petit coup rapide entre potes ou un établissement en couple. Plus de 1100 autres espèces animales sont concernées aussi.

      Parmi toutes les espèces animales recensées, aucune ne montre d’agressivité ou d’hostilité à l’égard de ses membres gays. A l’exception d’une seule, l’ homme.

      Une seule conclusion s’impose :

      l’homosexualité est naturelle
      l’homophobie est contre-nature.
    • Par anty (---.---.---.142) 3 juillet 2011 12:21
      l’Homme n’est pas le seul animal terrestre a connaître l’homosexualité. Plus de 400 espèces animales connaissent cet aspect de la sexualité. Que ce soit pour un petit coup rapide entre potes ou un établissement en couple. Plus de 1100 autres espèces animales sont concernées aussi.

      Ce ne sont que des extrapolations que certains scientifiques réfutent
    • Par Manuel Atreide (---.---.---.71) 3 juillet 2011 14:07
      Manuel Atreide

      Non anty, ce ne sont pas des extrapolations, ces chiffres sont le résultat d’étude scientifiques menées par des équipes crédibles et reconnues, dont les travaux ont été publié dans des revues sérieuses : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bruce_... . Ces travaux ont aussi été jugé suffisament solides pour être à la base de décisions de la cour suprême américaine.

      Quels sont les scientifiques dont vous parlez ? Où ont-ils publié ? Quelles sont vos sources ?

      Manuel

    • Par anty (---.---.---.142) 3 juillet 2011 14:17

      Ce fameux Bruce est un homo de son état
      Bonjour la transparence

      D’autres part la page de Wiki n’est vraiment pas explicite
       pour celui qui veux mieux connaître le sujet

    • Par Mmarvinbear (---.---.---.249) 3 juillet 2011 14:21
      Mmarvinbear

      « Ce ne sont que des extrapolations que certains scientifiques réfutent » : Ha ! Leurs « réfutations » ne s’appuient sur rien que leurs convictions et des citations bibliques...


      Sincèrement, ils en deviennent pathétiques.
    • Par Manuel Atreide (---.---.---.71) 3 juillet 2011 14:22
      Manuel Atreide

      Il est homo donc non objectif ? Ses travaux ont été validés vous savez, il ne s’est pas contenté de se faire plaisir et de manipuler des données, il a bossé, fait un boulot sérieux et a été reconnu par ses pairs.

      Je donne ce nom, parmi d’autres, qui permet de rechercher tout le dossier et d’en savoir plus. Ou sont vos sources, anty ? Uniquement dans votre tête ?

      Manuel

    • Par anty (---.---.---.142) 3 juillet 2011 14:56

      Bruce( parcequ’il est homo) a fait ses études dans l’intention de démontrer que l’homosexualité est commune au règne animal .
      Ses études sont selon certains spécialistes ne sont que des extrapolations du comportement humain

    • Par anty (---.---.---.142) 3 juillet 2011 15:16

      Ses études sont selon certains spécialistes que des extrapolations du comportement humain

    • Par Manuel Atreide (---.---.---.71) 3 juillet 2011 18:12
      Manuel Atreide

      @ anty

      vous vous répétez, ce qui m’oblige à faire de même : quelles sont vos sources, quels sont ces scientifiques dont vous parlez ? Existent-ils en dehors de votre tête ?

    • Par Mmarvinbear (---.---.---.154) 3 juillet 2011 22:22
      Mmarvinbear

      « Ses études sont selon certains spécialistes que des extrapolations du comportement humain

       » : Des extrapolations ?

      Quand deux girafes se font une fellation mutuelle, je ne vois pas ou se trouve l’extrapolation... Même chose quand deux mâles ou deux femelles se mettent en couple pour une saison ou plus longtemps...
  • Par mephisto (---.---.---.222) 2 juillet 2011 17:05
    mephisto

     

    Peut-on expliquer scientifiquement lorientation sexuelle ?

    Les explications génétiques sont très controversées dans la communauté scientifique, mais il semble peu probable que lorientation sexuelle soit génétique : il ny a pas de gène de homosexualité. Les psychologues avancent plusieurs explications, mais leurs théories se contredisent et ne tiennent pas compte de lensemble du milieu éducatif dans lequel lenfant grandit. Dans létat des connaissances daujourdhui, il faut bien reconnaître que nous ignorons totalement les causes de lorientation sexuelle. Naît-on homosexuel (ou pédophile etc.) ou serait-il un choix ? Malgré de nombreuses recherches sur la question on na pas trouvé une explication.

    Si certaines catégories de la population, comme les handicapés, ont besoin de protection, les homos eux ne sont pas exposés aux discriminations ou aux insultes que s’ils se manifestent. Homosexualité ne se voit pas que si l’on la manifeste volontairement. Pourquoi porter sa sexualité sur sa boutonnière ? La manifestation Gay Pride ne peu que provoquer des réactions négatives. Croient-ils qu’avec la vulgarité outrancière ils peuvent susciter de la sympathie ? D’ailleurs beaucoup d’homos la critiquent.

    Depuis quelques années, les homos adoptent des valeurs qu’ils jugeaient bourgeoises et dépassées il y a seulement vingt ans ; ils ont réclamé le Pacs dans un premier temps et exigent le mariage aujourd’hui. Eux qui évoquent le droit à la différence veulent en fait être comme tout le monde ; c’est un peu paradoxal. Ils veulent être considérés comme normaux mais tant qu’ils veulent manifester leur sexualité sur la place publique, ils ne sont pas normaux.

    Comme les musulmans qui, face à toute critique crie au « racisme », les homos accusent ceux qui critiquent l’homosexualité d’être « homophobe ». Ils réclament la liberté d’expression dans des formes les plus outrancières pour eux mêmes mais ils la refusent à ceux qui n’approuvent pas leurs manifestations. Avec l’accusation de « homophobie » ils clouent le bec à toute critique. Si autrefois ils étaient obligés de se comportez d’une façon discrète sous peine de poursuites, aujourd’hui ils ont réussi de renverser la situation de sorte que c’est nous autres, hétéros, qui n’osent plus dire ce que nous pensons sans prendre mille précautions.

    • Par Mmarvinbear (---.---.---.249) 3 juillet 2011 00:55
      Mmarvinbear

      «  Pourquoi porter sa sexualité sur sa boutonnière ? La manifestation Gay Pride ne peu que provoquer des réactions négatives. » : 


      Bien sûr que non, de nombreux hétérosexuels soutiennent cette manifestation.

      Pourquoi se montrer ? Mais tout simplement pour montrer que nous existons ! Il existe d’autres catégories de minorités qui ne sont visibles que s’ils le montrent. Les muets... Les sourds...

      Et pourquoi montrer que nous existons ? Parce que pendant des siècles, nous avons été réprimés, humiliés, torturés, tués non pas à cause de ce que nos prédécesseurs faisaient, mais par ce qu’ils étaient. La faute à la religion, qui n’accepte la sexualité que parce qu’elle donne un pouvoir sur les gens.

      C’est pour bien montrer que cet époque est révolue que nous sommes aussi visible maintenant.

      Pour reprendre le célèbre slogan, nous sommes ici, nous sommes pédés et il faudra vous y faire !

      Maintenant, il est évident que les tapettes emplumées que montrent complaisement les médias lors des journaux font plus de mal que de bien, je suis bien d’accord.

      Mais elles ne représentent qu’une part infime des manifestants.

      «  Eux qui évoquent le droit à la différence veulent en fait être comme tout le monde ; c’est un peu paradoxal. » : Pas vraiment. Hommes et Femmes sont différents, mais égaux. Il doit en être de même entre homos et hétéros.


      « Si autrefois ils étaient obligés de se comportez d’une façon discrète sous peine de poursuites, aujourd’hui ils ont réussi de renverser la situation de sorte que c’est nous autres, hétéros, qui n’osent plus dire ce que nous pensons sans prendre mille précautions. » : Ce n’est que justice, après tout.

      Oseriez-vous parler des noirs comme étant des « négros » ? De musulmans comme de « bougnoules » ? De femmes comme de « femelles » ? De juifs comme de « youpins » ?

      Eh bien c’est pareil ! Il est terminé, le temps ou les hétéros bons teints pouvaient donner de la « pédale » ou de la « tapette » en faisant rire l’assemblée avec cela !

      Un bon conseil.


      Habituez-vous...
  • Par Annie (---.---.---.68) 2 juillet 2011 17:52

    Bonjour George,
    Sur un point vous avez raison : je n’aurai pas aimé que mes fils soient homosexuels. Il ne s’agit aucunement d’hypocrisie, mais une mère ne peut souhaiter que son ou ses fils soient un objet de mépris ou de moquerie. Voir l’exemple d’Anty sur ce site.
    Mais l’Angleterre est peut-être un peu plus progressiste à ce sujet. Nous avons un couple d’homosexuels comme amis, et leurs parents des deux côtés les reçoivent régulièrement, ils passent les fêtes de Noël, du jour de l’an etc. ensemble, parents, grands-parents et le reste de la famille.
    En fait vous avez raison une deuxième fois. Nous ne voyons pas d’abord en eux un couple d’homosexuels, mais deux amis qui ont choisi de partager leur vie.

    • Par Annie (---.---.---.34) 2 juillet 2011 18:14

      Cher Amaury,
      Je ne sais pas si vous avez des enfants. Je peux vous dire une chose à propos des miens, qui ont été et sont aimés inconditionnellement. Ce n’est pas notre approbation qu’ils souhaitent parce qu’ils savent qu’elle leur ait totalement acquise, mais celle des autres. Ils savent que nous pourrons tout leur pardonner, mais c’est le regard de leur pairs qui comptent. Au fond de vous-même vous le savez très bien. Qu’est-ce que le phénomène des marques, sinon vouloir montrer son appartenance à un groupe ? 
      L’amour des parents ne suffit pas, c’est une triste évidence, mais c’est aussi une réalité dont il faut tenir compte.

    • Par Mmarvinbear (---.---.---.249) 3 juillet 2011 01:07
      Mmarvinbear

      « Ce n’est pas notre approbation qu’ils souhaitent parce qu’ils savent qu’elle leur ait totalement acquise, mais celle des autres. » : l’approbation des autres ?


      Ils l’auront, de certains, et sur certains sujets.

      Et ils ne l’auront pas, d’autres, et sur d’autres sujets.

      Il suffit d’un rien pour qu’un enfant soit mis au ban des autres. il lui suffit d’être le seul à avoir des lunettes, à être roux, à être un peu plus grand ou plus petit que les autres, à être un peu plus gros ou plus maigre que les autres. A avoir un nom ou un prénom qui permet de faire une blague avec.

      Etre homo ou pas, c’est du pareil au même pour eux. S’ils le sont, certains de leurs amis s’en ficheront. D’autres couperont les ponts. C’est malheureusement ainsi...
  • Par Georges Yang (---.---.---.149) 2 juillet 2011 19:34

    Amaury et Annie

    Devenir soi même n’est facile pour personne, homo ou hétéro, et contrairement à ce que dit Amaury, il faut hélas appartenir à un groupe dès la cour de récréation au risque de devenir autiste ou un loup des steppe errant et suicidaire à l’âge adulte. Ce que vous voulez probablement dire c’est que l’on peut vivre sans Facebook et sans s’habiller Street Wear ou Chevignon
    Annie, vous avez utilisé le verbe pardonner, ce qui traduit tout de même un malaise vis à vis de l’homosexualité malgré votre humanisme qui ne doit pas être de façade, vous avez du y penser, l’acceptation vient toujours après le refus ou le déni.

    Pour parler d’autre chose, le film de Wayne Wang le garçon de compagnie est excellent sur la problématique parentale, il s’agit d’un Chinois gay aux USA qui est obligé de se marier pour ne pas decevoir ses parents venus de Taïwan. ca sonne vrai et non caricatual, je l’ai vu avec un ami homo, (non Chinois) On voit l’évolution des parents tout au long du film
    C’est nettement plus vrai que la cage aux folles
    Avoir aussi, la femme est un homme comme les autres avec Antoine de Caunes et Elsa Zilberstein en milieu juif New-yorkais.
    Et Brooke Back Mountain aussi , malgré un côté mélo

  • Par Sandrine Lagorce (---.---.---.73) 3 juillet 2011 00:08
    Sandrine Lagorce

    Bonjour Georges,

    En fait, ce qui est choquant, c’est que l’on puisse considérer l’orientation sexuelle comme catégorie sociale, que l’on puisse parler de vote homo, de communauté homo, etc., que l’on définisse l’individu selon ses préférences sexuelles. Cela relève du privé, de l’intime. Le communautarisme sexuel a quelque chose d’à côté de la plaque, de hors sujet.

    Par exemple, je ne me revendique pas hétéro. C’est une indication très très très secondaire qui n’apporte rien ou n’enlève rien à l’échange entre un autre et moi dans le cadre de la vie sociale. Mon hétérosexualité ne me définit qu’en partie et jamais définitivement, cette caractéristique aura une importance relative en fonction des circonstances, elle sera primordiale au lit, nulle et non avenue quand j’achète des radis au marché.

    De même, lorsque j’entends dire « nous, les femmes, nous nous comportons comme ci et comme ça en politique (ce qui est un non-sens), nous sommes sentimentales et douces (je connais pourtant des tanks et des tractopelles de sexe féminin), rancunières, jalouses, commères etc. qui sont des caractéristiques communes chez les deux sexes et qui ne peuvent me définir en tant que femme. Communautariser les femmes me semble complètement con : faire des journaux pour les femmes, des rasoirs jetables pour femmes, des portables pour femmes, des groupements de femmes est aussi réducteur.

    Je nage régulièrement le dos crawlé, c’est une pratique courante, ce n’est pour cela que je peux dire »nous, les nageurs de dos crawlé« , que j’appartiens à un groupe de nage en dos crawlé qui veut se différencier du groupe humain en général par sa pratique en particulier, et que je puisse parler au nom des nageurs de dos crawlé ; ce qui se passe entre moi et l’eau quand je fais des longueurs sur le dos, tout le monde s’en fout ; ce qui se passe concrètement dans un lit entre moi et mon amoureux ne concernent que moi et mon amoureux, ce qui se passe entre deux personnes du même sexe dans un back-room, c’est leur oignons. Toute revendication générale au nom d’une caractéristique particulière - a fortiori une pratique sexuelle - est déphasée et masque une certaine misère.

    Quant à l’exhibition de sa sexualité, cela me paraît un trait névrotique ; elle ne m’intéresse pas, je passe mon chemin. En plus, je pense que si je disais »maman, mon mari m’enfonce des bûches de noël dans le cul tous les jeudis du mois« , ma mère serait mille fois plus choquée que si je lui disais »maman, je te présente Brigitte, l’amour de ma vie."

    • Par Manuel Atreide (---.---.---.71) 3 juillet 2011 00:41
      Manuel Atreide

      @ Sandrine

      ce que vous ne comprenez pas, c’est que vous vivez dans un monde qui ne montre à longueur de temps qu’une seule orientation sexuelle : l’hétérosexualité. C’est très bien pour apprendre aux jeunes hétéros ce qui se fait et ce qui ne se fait pas, comment un homme agit avec une femme, comment une femme agit avec un homme ; comment la société regarde, considère et traite les relations hétérosexuelles.

      Ces références, ce cadre n’existent pas envers l’homosexualité, au mieux. A pire, le regard est dur, violent, méprisant. En un mot négatif. Comment un jeune homme, une adolescente, comment font-ils pour se bâtir dans un tel cadre social, lorsqu’ils découvrent leur attirance ? A quels modèles vont-ils se référer pour devenir des adultes construits et heureux ?

      Exhiber son orientation sexuelle n’est pas toujours un vrai plaisir. Je n’ai pas plus envie que cela de dire comment je vis ma vie personnelle et sexuelle. Je n’ai pas envie que tout le monde sache - ou pire, suppose - ce qui se passe dans mon lit. Mais je me rappelle mon adolescence, quand je ne savais pas ce qui se passait, ce que je devais faire, ce que je devais penser. Comment réagir face à une agression. Ou un jugement. Je me souviens des difficultés, de l’horreur que cela a été quand je l’ai dit à mes parents, combien cela a été difficile pour eux. Le temps que cela a pris pour en arriver à des relations apaisées.

      La gay pride n’est pas faite pour le plaisir. On s’amuse et on danse pour masquer une réalité plus dure : c’est un cours que nous faisons à la société, nous montrons ce que nous sommes pour que tous et toutes comprennent que nous ne sommes pas des sous-humains. Juste des gens avec un coeur qui vit selon une règle, une seule, qui diffère de la majorité.

      On explique à la majorité ce que nous sommes, et on dit à la minorité que nous existons, qu’ils et elles ne sont pas seuls, qu’ils et elles ne sont pas des monstres, qu’ils et elles peuvent envisager de vivre, tranquilles, libres, heureux. Le jour où les droits seront les mêmes, le jour où, face à une insulte homophobe, une vraie, un truc genre « sale PD » ou « sale gouine », les gens se lèveront calmement pour dire à l’individu que ce genre de propos sont impolis et qu’ils ne sont pas acceptés, il n’y aura plus de gay pride. Ce jour là, plus de problème pour dire à papa maman : votre fils aime un garçon, votre fille aime une fille. Et quand deux papas amèneront leur fils à l’école parce que la maman sera déjà au boulot, ou en vacances avec son mari ou sa femme, personne ne viendra leur chercher des poux dans la tête.

      Plus besoin de gay pride quand, dans toutes les situations de la vie, un couple homo ne sera plus regardé de manière différente d’un couple hétéro.

      On n’en est pas là. Malheureusement. Alors, en attendant ce jour, chaque année, on se montre, on défile. Pas pour le plaisir. Juste pour dire « on est là, on restera là, apprenez à vivre avec nous ».

      C’est pas de l’exhibition. C’est de l’éducation.

      J’espère avoir été clair, sinon pour vous, du moins pour les autres qui m’ont lu.

      Cordialement

      Manuel

    • Par Mmarvinbear (---.---.---.249) 3 juillet 2011 01:29
      Mmarvinbear

      « En fait, ce qui est choquant, c’est que l’on puisse considérer l’orientation sexuelle comme catégorie sociale, que l’on puisse parler de vote homo, de communauté homo, etc., que l’on définisse l’individu selon ses préférences sexuelles. »  : Non. Ce qui est choquant, ce que nous DEVIONS le faire pour faire valoir nos droits. Nous ne demandons que ce que vous avez, rien de plus.


      Et tant que cela n’arrivera pas, il vous faudra supporter notre présence visuelle... :)

      « Mon hétérosexualité ne me définit qu’en partie et jamais définitivement, cette caractéristique aura une importance relative en fonction des circonstances, elle sera primordiale au lit, nulle et non avenue quand j’achète des radis au marché. » : C’est pareil pour nous, vous savez...

      « Je nage régulièrement le dos crawlé, c’est une pratique courante, ce n’est pour cela que je peux dire »nous, les nageurs de dos crawlé« , que j’appartiens à un groupe de nage en dos crawlé qui veut se différencier du groupe humain en général par sa pratique en particulier, et que je puisse parler au nom des nageurs de dos crawlé » : Et si, en tant que nageuse de dos crawlé, vous n’aviez, par exemple, pas droit à de l’eau chaude pour vous doucher ?

      Si on vous disais...

      « Désolé, mais l’eau chaude, ce n’est que pour les adeptes de la nage papillon... Vous ne pouvez avoir que de l’eau froide. C’est presque la même chose, vous n’êtes pas heureuse ? »

      Comment réagiriez-vous ?

      Que diriez-vous si on vous refusais, à cause de cela, de donner votre sang ? « désolé, seuls les nageurs de dos peuvent donner. Les crawleurs ne font pas des mouvements normaux, on préfère ne pas prendre de risque. »

      «  En plus, je pense que si je disais »maman, mon mari m’enfonce des bûches de noël dans le cul tous les jeudis du mois« , ma mère serait mille fois plus choquée que si je lui disais »maman, je te présente Brigitte, l’amour de ma vie.«  » : vous savez, personne ne met au courant ses parents de ses pratiques sexuelles...Même pas moi...

      ( et puis les bûches, c’est très surfaits...)
    • Par anty (---.---.---.142) 3 juillet 2011 17:19

      Le jour où les droits seront les mêmes, le jour où, face à une insulte homophobe, une vraie, un truc genre « sale PD » ou « sale gouine », les gens se lèveront calmement pour dire à l’individu que ce genre de propos sont impolis et qu’ils ne sont pas

      1J’ai déja entendu des homos se traiter de sale PD
      2Donc ce n’est pas demain la veille que ce genre d’insultes s’arrêteront
      3Ce genre de menace veut dire en langage clair veut dire
       on vous fera chier autant qu’on veut comme on veut

    • Par Manuel Atreide (---.---.---.71) 3 juillet 2011 18:17
      Manuel Atreide

      @ anty

      vous avez raison. Mais remplacez « sale PD » par « sale juif » ou « sale curé » et vous verrez les gens manifester leur désaccord et leur opposition à ce que les insultes continuent. Généralement, ça calme : il est difficile d’aller contre la réprobation générale !

      Si l’antisémitisme ou la cathophobie - pour prendre un exemple qui parle à certains de vos « followers » - ne sont pas acceptés par la société, l’homophobie ne doit pas plus avoir droit de cité. C’est simple non ?

    • Par anty (---.---.---.142) 3 juillet 2011 18:27

      Sauf que l’homophobie a la même fonction que le racisme au nom duquel on excuse tout les débordements dans les cités.
      Sa fonction est surtout de fermer le clapet à tous ceux qui ne sont pas d’accord avec les homos...

    • Par Manuel Atreide (---.---.---.71) 3 juillet 2011 18:51
      Manuel Atreide

      @ anty

      l’homophobie ou le racisme ne sont pas des moyens de censure de la liberté de parole mais des réalités : il existe des actes et des paroles racistes ou homophobes.

      Je vous signale que notre société encadre la liberté d’expression : on ne peut pas tout dire. Je n’ai pas le droit d’insulter quelqu’un publiquement, je n’ai par exemple pas le droit de vous diffamer. L’homophobie ou le racisme sont exactement dans ce cas : non pas une censure mais une interdiction publique de proférer des propos diffamatoires. Et dire que quelqu’un est inférieur à un autre, dans notre société, c’est diffamatoire. Désolé de vous le rappeler.

      Cela dit, vous pouvez, dans votre privé, vitupérer tout votre saoul !

    • Par Georges Yang (---.---.---.150) 3 juillet 2011 21:49

      J’ai bien aimé les bûches de Noël, le concombre serait suspecté de mise en danger de la vie d’autrui depuis une affaire récente

  • Par Georges Yang (---.---.---.150) 3 juillet 2011 02:56

    Suite à divers échange, je dirais que l’homosexualité est naturelle et n’est pas un catégorie sociale. Elle pose cependant problème car on efface pas 2millénaire minimum de condamnation , du moins dans certaines société. Le désir de « normalité » de faire comme la majorité entraine des craintes et des mécanisme de normalisation.
    Dans une société majoritaire homo qui aurait réglé le problème de procréation, les rares hétéros seraient probablement mal vus et stigmatisés

    • Par Manuel Atreide (---.---.---.71) 3 juillet 2011 03:48
      Manuel Atreide

      @ Georges

      c’est peut être le prochain changement que nous devons entreprendre collectivement : apprendre à vivre dans une société qui a des règles communes mais qui accepte en son sein une diversité de comportements. Avoir des lois et des règles n’imposent pas l’unicité et l’unanimisme, il y a de la place pour tout le monde.

      De plus, les changements peuvent prendre moins de temps que vous ne le pensez. Il y a encore un siècle, nous obligions les gauchers et gauchères à se servir d’une main qui n’était pas la gauche pour écrire. Et puis, la société a changé, et cela n’a pas pris plus d’une génération pour que les gauchers ne soient plus stigmatisés et qu’ils se fondent dans la masse, sans plus renoncer à ce qu’ils sont. Il y avait pourtant, là encore, un jugement d’ordre religieux.

      Nous pouvons donc y arriver, cela ne dépend, en définitive, que de nous. Si nos grands parents et arrières grands parents l’ont fait, nous ne leur ferions pas honneur si nous nous plantions. Non ?

      Manuel Atréide

    • Par Mmarvinbear (---.---.---.249) 3 juillet 2011 04:30
      Mmarvinbear

      «  Elle pose cependant problème car on efface pas 2millénaire minimum de condamnation , du moins dans certaines société. » : C’est juste une question de volonté.


      La femme a été soumise dans tous ses aspects à l’homme pendant 2000 ans aussi, et il n’a pas fallu une génération pour la libérer entièrement.

      Et personne ne s’en est plaint, ou presque.
    • Par anty (---.---.---.142) 3 juillet 2011 14:25
      La femme a été soumise dans tous ses aspects à l’homme pendant 2000 ans aussi, et il n’a pas fallu une génération pour la libérer entièrement.

      Selon les féministes

      la femme a toujours été soumise à l’homme
      Qui croire ?

  • Par mephisto (---.---.---.222) 3 juillet 2011 14:49
    mephisto

    Sandrine, je trouve que vous avez parfaitement raison, malgré les objections de Manuel («  Exhiber son orientation sexuelle n’est pas toujours un vrai plaisir.  ») Il n’a pas besoin de s’exhiber publiquement, à moins qu’il cherche à provoquer. Ceux qui prennent la place public pour leur chambre bafouent les règles les plus élémentaires de la vie sociale. Ils se moquent de tout sens de pudeur, le traitant comme un sentiment puritain.

    Je ne critique pas Manuel. Ses réactions sont intéressantes et raisonnables. Il y aura beaucoup a dire sur le sujet, mais de toute évidence le thème ne semble pas intéresser les lecteurs.

  • Par Georges Yang (---.---.---.150) 3 juillet 2011 15:28

    Curieux personne n’a parlé de Gide et de son bestiaire !
    En dehors du petit groupe qui réagit après la sortie de l’article de Une, il faut remarquer que sur Agoravox, les contributions sur l’homosexualité n’ont eu qu’un llectorat confidentiel
    Tous mes articles sur la sexualité sont mieux placés dans mon classement que celui là qui ne me semble pas moins bien écrit, bizzare !

    • Par Sandrine Lagorce (---.---.---.73) 3 juillet 2011 16:10
      Sandrine Lagorce

      Justement, parce que je crois qu’au fond, dans toute société humaine, l’homosexualité revendiquée n’a pas d’intérêt majeur dans la mesure où le militantisme cherche à normaliser une pratique sexuelle en la mettant côte à côte avec l’hétérosexualité alors que, objectivement, biologiquement, elles ne sont pas au même niveau. L’hétérosexualité permet la perpétuation de l’espèce, l’homosexualité, non. C’est un fait probablement injuste mais c’est ainsi. Et ce constat n’a rien à voir avec une quelconque homophobie ou autre sensibilité conservatrice, traditionaliste. C’EST.
      Dans la Sparte antique, la virilité partagée entre guerriers patentés et jeunes pousses, ne relevait pas de besoins naturels, vitaux, elle était un usage accepté - mais pas revendiqué ni normalisé, elle se faisait dans la discrétion - le modèle hétéro de la famille restant la pierre angulaire de la cohésion sociale, culturelle, etc.
      Je ne crois pas que la Gay Pride soit un moyen très efficace pour sensibiliser les gens à la souffrance des homosexuels. La Gay Pride est davantage une démonstration festive, culturelle, de loisirs, et non une nécessité physiologique, qui plus est strictement occidentale car elle touche le droit au plaisir, le droit de jouir comme bon nous semble parce que nous sommes enfin correctement nourris, alimentairement repus, parce qu’elle est très loin des luttes essentielles pour des intérêts vitaux. D’où, en partie, le manque d’intérêt pour ce thème.

    • Par anty (---.---.---.142) 3 juillet 2011 16:33

      Les gay pride sont avant une pâle copie de défilés carnavalesques qui se produisent un peu partout dans le monde.
      Ces derniers temps elles s’essoufflent
      plus que 36000 personnes a la gay pride de Paris 2011 au lieu de 1million de personnes il y a quelques années

    • Par Manuel Atreide (---.---.---.71) 3 juillet 2011 18:26
      Manuel Atreide

      @ Sandrine et anty

      vous ne comprenez absolument pas ce qu’est une gay pride, vous avez sur cette marche le regard d’un reportage d’une chaine de télé généraliste et privée : vous voyez l’apparence et vous ne vous intéressez pas au sens.

      De plus vous cofondez sexualité et reproduction : les homos sont parfaitement capables de faire des enfants, cette orientation sexuelle n’entraine aucune stérilité. De même, deux parents hétéros peuvent faire un enfant homo, cela se fait depuis la nuit des temps. Arretez donc de séparer et de hiérarchiser ce qui n’est en définitive, qu’une histoire d’orientation sexuelle. L’homosexualité n’est en rien une menace pour l’avenir de l’humanité ni une orientation sexuelle inférieure, c’est une orientation sexuelle minoritaire mais qui existe, que cela vous plaise ou pas. Vous ne vous insurgez pas contre la présence dans l’espace public de roux ou de gauchers ? Même chose pour les LGBT : leur vie ne vient pas impacter la vôtre et leurs droits ne vous privent pas des vôtres.

      @ anty tout spécialement :

      concernant les chiffres des gay-prides, vous devriez lire moins souvent LSB et autres blogs tradi-extrémistes, ils prennent leur rêve pour des réalités. Il suffit de voir les photos et vidéos prises pour se rendre compte que les méthodes de la préfecture de police ne peuvent pas appréhender une telle manifestation publique.

      Manuel

    • Par Sandrine Lagorce (---.---.---.73) 3 juillet 2011 18:40
      Sandrine Lagorce

      Désolée Manuel mais je crois que nous ne parlons pas du tout de la même chose.
      Cordialement,
       smiley

    • Par anty (---.---.---.142) 3 juillet 2011 18:40

      Ces chiffres ont été publié par têtu
      Il n’y a donc aucune complaisance...

    • Par Manuel Atreide (---.---.---.71) 3 juillet 2011 18:54
      Manuel Atreide

      @ anty

      les chiffres ont été publiés par tetu pour être contestés ! Je vous renvoie à l’article en question :
      http://www.tetu.com/actualites/fran...

      Vous frisez la malhonnêteté intellectuelle, là.

    • Par Leo Le Sage (---.---.---.121) 3 juillet 2011 18:56

      @tous
      AH, ceci est mon millième commentaire...
      déjà ? pfiouu...
      Je m’en suis rendu compte en cherchant quelque chose dans mes commentaires... smiley
      Je devrais commenter dans mes propres articles non ? smiley

      @Manuel
      J’étais déjà passé par ici, mais je n’ai pas encore fini de commenter à côté...
      Les homos ne sont pas capables de faire des enfants...
      Où c’est que vous allez chercher cela ?
      A moins de faire une insémination ce qui est autre chose et encore vous parlez des femmes là... et les hommes alors.

      Ensuite Sandrine vous explique quelque chose qui vous dépasse apparemment :
      Elle parle de la normalité de ce qui est naturel pas de ce qui est particulier : l’homosexualité c’est l’exception pas la règle.
      Elle ne parle pas de sexe mais de perpétuation de l’espèce...
      On sait même tout récemment que le divorce ne fait pas du bien à la progéniture...

      @Sandrine
      Votre sourire n’a dégal que votre commentaire...
      Les homo revendiquent plus parce qu’ils sont minoritaires que pour autre chose.
      En effet, il est toujours à craindre qu’on les mette au ban de la société...

      Sinon rien a ajouter sur ce que vous avez dit.

      PS : Vous écrivez des textes sur des problèmes de société, et vous ne participez pas aux problèmes de société sur d’autres articles (affaires DSK, etc.) qui ont un impact sur notre avenir ?

    • Par Manuel Atreide (---.---.---.71) 3 juillet 2011 19:28
      Manuel Atreide

      @ Leo le Sage

      « Les homos ne sont pas capables de faire des enfants... » bien sûr que oui ! Un homme homosexuel est tout aussi capable de mettre une femme enceinte, son sperme (excusez le terme clinique) est tout aussi fécond. Son orientation sexuelle fait qu’il n’a pas envie d’une relation sexuelle avec une femme mais il en est parfaitement capable, sur un plan physiologique. La sexualité n’est pas que la biologie, c’est aussi largement un phénomène psychologique, je crois. non ?

      Donc, oui, nous pouvons faire un enfant. Et l’insémination n’est qu’un synonime de « fécondation », non ? Si votre épouse porte votre enfant, sur un plan biologique, qu’avez vous fait sinon l’inséminer ? Désolé, les mots sont crus mais ils décrivent une réalité.

      « Sandrine (...) parle de la normalité de ce qui est naturel pas de ce qui est particulier : l’homosexualité c’est l’exception pas la règle. » Je vous rassure, j’ai compris. J’explique un peu plus haut que mon orientation sexuelle m’est tout aussi naturelle à mes yeux que la vôtre. L’homosexualité est une orientation sexuelle qui existe depuis la nuit des temps, dans de très nombreuses espèces. Elle est en revanche minoritaire. Et ce n’est ni un choix, ni une volonté, mais un constat  : on ne devient pas homo, on est homo. Tout comme on ne devient pas hétéro, on est hétéro.

      l’avenir de l’espèce n’est donc pas menacée par un phénomène qui existe depuis un temps fou et qui ne « s’attrape » pas. Rassurez vous donc, vous ne vous réveillerez jamais un beau matin avec une envie folle de faire l’amour à un autre homme. Les droits des LGBT ne changeront l’orientation sexuelle de personne !

      Cordialement

      Manuel

    • Par Leo Le Sage (---.---.---.121) 3 juillet 2011 20:30

      @auteur
      Votre article n’intéresse pas grand monde.
      Je suis ici pour lire certains commentaires puis j’ai continué à lire le reste des commentaires
      Donc s’il n’est pas en Une cela n’a rien d’anormal.

      @Manuel
      1/ Personne ne vous reproche d’être homo : çà ne regarde que vous.
      2/ On ne naît pas homo en général on le devient (problème psychologique)
      C’est pour cela que l’homoséxualité est une maladie et pas autre chose.
      Un malade est un malade : tout le monde peut tomber malade, donc tout le monde peut devenir homo.
      3/ L’avenir de l’espèce n’est pas menacé car les homos sont minoritaires, mais l’avenir de l’espèce est menacée pour le problème de l’éducation que cela suppose.
      Un homme n’est pas une femme et vice-versa.

      Ce n’est pas l’insémination qui pose problème mais l’éducation.
      Même les jumeaux homozygotes ont des comportements différents et pire si leur éducation est très différents ils agiront à la limite de manière contradictoire.

      Une éducation de qualité n’est à mon humble avis possible qu’avec deux parents au minimum et nécessairement des deux sexes...

    • Par Manuel Atreide (---.---.---.71) 3 juillet 2011 21:09
      Manuel Atreide

      @ Leo le Sage

      où donc avez vous été pêcher que l’homosexualité est une maladie que tout le monde peut attraper ? Là j’avoue, je suis impressionné : je n’imaginais pas que l’on puisse encore croire une telle bêtise !

      Donc c’est une maladie, cela s’attrape comment ? Quelles en sont les causes ? Comment cela se transmet-il ? Quels risques cours-je de refiler cela à mon voisin ?

      « tout le monde peut devenir homosexuel » ... ARF, elle est bien bonne celle là ! Et ça se déttrape comment ? Faut faire quoi, traiter les patients comment ? A moins que ce ne soit incurable et que la seule chose à faire soit de les éliminer ...

      Non, franchement, même vous ne pouvez pas croire à de telles fariboles ... si ? Au fait, savez vous que le père noël n’existe pas ?

      Merci en tout cas pour la franche rigolade ! Je vous aime bien, tout compte fait ! smiley

      Manuel.

    • Par Leo Le Sage (---.---.---.121) 3 juillet 2011 21:14

      @Manuel
      Oui tout le monde peut devenir homosexuel, comme toute maladie...
      Sincèrement, ce n’est pas de ma faute si vous n’êtes pas cultivé.
      Un professeur m’a déjà expliqué la problématique... preuves à l’appui.

      Je suis désolé pour vous mais je ne peux pas vous obliger à vous renseigner...
      Je ne conçois qu’une chose : vous ne pouvez pas discuter avec un professeur.
      Mais une partie des infos est quand même disponible sur internet.

    • Par Annie (---.---.---.13) 3 juillet 2011 21:38

      Manuel,
      Le premier homosexuel que j’ai rencontré avait 14 ans, moi aussi, nous étions dans la même classe en 67 et personne n’avait les mots pour décrire cette différence. Nous ne savions pas ce qu’était un homosexuel et il ne le savait pas non plus. Il est mort du sida il y a dix ans. Mais il n’y a aucun doute pour moi rétrospectivement qu’Il ne s’agissait pas d’un choix. Comme certains naissent gauchers, roux, grands ou petits, l’homosexualité s’impose comme une évidence pour ceux qui le sont. J’imagine que comme on peut contrarier les gauchers, il est possible de contrarier ou réprimer l’homosexualité. Mais le prix à payer est très lourd. Et au nom de quoi ?

  • Par mephisto (---.---.---.222) 3 juillet 2011 18:36
    mephisto

    Jusqu’à dans les années 80 le mariage a toujours été une obligation préalable pour pouvoir fonder une famille. Il n’était jamais considéré comme un droit mais plutôt comme une obligation morale. De le déclarer un droit et de revendiquer «  légalité des droits  » n’est pas un bon argument. Le mariage est une institution, et on peut se demander si la société à intérêt à institutionnaliser l’homosexualité. Accorder les mêmes droits, oui, certainement, mais le mariage ? Il est déplorable que les politiciens comme Strauss-Kahn et Mamère se fasse de la publicité à bon compte en s’engouffrant avec précipitation et maladresse dans un débat dépassant largement les engagements politiques. Dommage que l’excellent article de Georges n’a pas eu l’accueil qu’il mérite.

  • Par Annie (---.---.---.68) 3 juillet 2011 18:55

    Je ne comprends pas pourquoi il faudrait établir une hiérarchie entre homosexuels et hétérosexuels, parce que les uns peuvent procréer et les autres pas. On ne fait aucune distinction entre les couples qui choisissent d’avoir des enfants, et les autres pas.
    Bien que si mes souvenirs sont exacts, il a été envisagé (était-ce durant la période pétainiste ?) que le devoir des femmes était de faire des enfants.

    Et George, le mot pardonner était employé dans un autre contexte, pas celui de l’homosexualité. L’argument d’Amaury qui est que si l’on aime ses enfants, ils seront heureux, bien dans leur peau etc. ne résiste malheureusement pas à l’épreuve de la réalité. 

    • Par Leo Le Sage (---.---.---.121) 3 juillet 2011 19:06

      @Annie
      Bonjour Annie,

      Vous dites "L’argument d’Amaury qui est que si l’on aime ses enfants, ils seront heureux, bien dans leur peau etc. ne résiste malheureusement pas à l’épreuve de la réalité"
      C’est partiellement faux...
      On dit trop mal étreint...
      Beaucoup de parents aiment leur enfants et font trop... jusqu’à les gâter...
      Il y a des enfants qui n’aiment pas qu’on les aime.
      Vous savez ces parents qui emmènent tout le temps leurs enfants à l’école alors qu’ils ne le veulent pas...

    • Par Annie (---.---.---.13) 3 juillet 2011 20:36

      Leo,
      Élever des enfants est ingrat, parce que l’on fait de son mieux mais ils trouvent toujours quelque chose à vous reprocher. Mais je dois dire qu’enfant unique, j’ai essayé de donner à mes enfants la liberté que je n’ai pas eue.

    • Par mephisto (---.---.---.222) 3 juillet 2011 21:02
      mephisto

      Erreur fatale, Annie ! Ma belle soeur a fait de même. Résultat : ses deux fils sont en traitement psycholgique. C’est justement le manque d’autorité à la maison comme à l’école aujourd’hui qui provoque les problèmes que l’on connait..

    • Par Annie (---.---.---.13) 3 juillet 2011 21:45

      Non l’erreur fatale n’est pas trop ou pas assez d’autorité mais d’ignorer où se trouvent les limites, parce que vous agissez toujours en réaction à ce que vous avez vécu.

  • Par Georges Yang (---.---.---.150) 3 juillet 2011 20:56

    Merci au petit groupe de continuer le débat
    Juste une remarque, l’homosexualité n’est pas une maladie, le militantisme gay à l’excès peut cependant devenir une névrose

    • Par mephisto (---.---.---.222) 3 juillet 2011 21:08
      mephisto

      « l’homosexualité n’est pas une maladie ». Excusez moi, Georges, mais une telle affirmation demande une explication. On pourrait également dire : homosexualité est soit un choix soit innée. Si c’est innée on pourrait la considérer comme une pathologie (et si c’est un choix les uns diraient que c’est une perversion !!!.

    • Par Leo Le Sage (---.---.---.121) 3 juillet 2011 21:10

      @auteur
      « Juste une remarque, l’homosexualité n’est pas une maladie, le militantisme gay à l’excès peut cependant devenir une névrose »
      C’est une maladie il n’y a pas matière à discussion là-dessus.
      Libre à vous de croire à des inepties, je vous rappelerai que la physiologie humaine est suffisamment précise.
      Demandez à un spécialiste de la physiologie humaine notamment comment s’installe les appareils génitaux et vous comprendrez mieux.

      On sait aussi comment fonctionne un être humain devant certaines situations c’est pour cela que j’ai dit qu’on devient homo aussi sur le plan psychologique.
      Sinon à la limite si je suivais votre logique je devrais aussi accepter que la pédophilie est la normalité.

      Enfin, les perversités sexuelles étant connues comme étant des maladies, l’homosexualité peut à la limite être considéré comme étant une perversité au même titre que l’inceste, la zoomachin, etc.

      Or, je fais le pari que vous n’êtes pas de mon avis, donc j’en conclu que j’ai raison.

      Conclusion
      Demandez d’abord autour de vous avant de dire n’importe quoi ensuite je veux bien discuter de la gravité de cette maladie.
      Je rappelle aussi qu’un malade n’est pas un paria.

    • Par Manuel Atreide (---.---.---.71) 3 juillet 2011 21:14
      Manuel Atreide

      @ mephisto

      diriez vous la même chose des gauchers ?

    • Par anty (---.---.---.142) 3 juillet 2011 21:18

      Le militantisme gay s’est fortement inspiré des méthodes communistes:mensonges,propagande,violances(act up )

    • Par Manuel Atreide (---.---.---.71) 3 juillet 2011 21:18
      Manuel Atreide

      @ Léo

      changez très vite de lecture, vous lisez visiblement des ouvrages qui n’ont qu’un rapport très ténu avec la réalité : l’homosexualité n’est pas une maladie, cela ne s’attrape pas, cela ne se transmet pas. C’est une orientation sexuelle, tout comme l’hétérosexualité ou la bisexualité.

      Cela n’a pas pas de rapport, ni de près ni de loin avec la pédophilie qui est une déviance. La sexualité entre deux personne implique le consentement de ces deux personnes, il n’y a pas de consentement dans la pédophilie, c’est donc un abus et un crime. Il n’y a aucun abus dans une relation homosexuelle, pas plus que dans une relation hétérosexuelle.

      Honnêtement, il y a un paquet de trolls sur Agoravox, mais certains vivent encore dans des cavernes. Impressionnant !

      Allez, je vous aime quand même !

      Manuel

    • Par Leo Le Sage (---.---.---.121) 3 juillet 2011 21:33

      @anty
      Je doute que les homom font de la propagande...

      @manuel
      Vous mélangez pas mal de choses dites moi...
      L’orientation sexuelle est une chose, la maladie est autre chose.
      Ce n’est pas parce qu’une personne essaye une autre de même sexe que cela fait d’elle une homo...
      Si vous goutez à la drogue vous êtes un drogué ?

      Mais les drogués eux ils veulent s’en sortir...

    • Par Manuel Atreide (---.---.---.71) 3 juillet 2011 21:40
      Manuel Atreide

      @ Léo

      Désolé, je n’ai pas compris un traitre mot de votre propos : maladie, drogue, essayer une autre personne de même sexe ... C’est très confus. Pourriez vous être plus clair ?

      Je vous réitère mon propos, cependant : l’homosexualité n’est pas une maladie, c’est une orientation sexuelle, aussi vieille et banale que la gaucherie (ou sinistralité), et dont les causes sont mal définies mais qui n’ont rien de pathologique.

      Manuel

    • Par Leo Le Sage (---.---.---.121) 3 juillet 2011 21:57

      @manuel
      C’était clair pourtant :

      1/ Ce n’est pas parce qu’une personne essaye une autre personne de même sexe que cela fait d’elle une homo...
      elle est peut être bi, transexuel, je ne sais pas moi...

      2/ La drogue est un exemple facile :
      Des personnes fume de l’herbe mais on ne peut pas toujours les classer comme des drogués.
      Ils ne font que gouter.
      D’autres au contraire sont des accrocs, des malades donc...

      3/ Je ne m’intéresse pas au sujet de l’homosexualité mais si çà c’est pas clair je ne peux pas faire mieux.
      Je le répète encore :
      il faut vous renseigner auprès de vrais spécialistes.

    • Par Manuel Atreide (---.---.---.71) 3 juillet 2011 22:09
      Manuel Atreide

      @ Léo

      je comprends mieux maintenant.

      Je vous rassure : non ce n’est pas parce que vous avez UNE relation avec un homme alors que vous en êtes un aussi que cela fait de vous un homo. Un bi, sans doute même pas. Un hétéro curieux, beaucoup plus vraisemblablement. Et la curiosité n’est pas toujours un vilain défaut lorsqu’on fait attention à la manière dont on la manifeste.

      Donc non, un mec qui couche une fois avec un autre mec n’est peut être pas homo. Un homme qui est attiré par d’autres hommes, durant toute sa vie, sans être attiré par les femmes, est un homosexuel. Et qu’il passe à l’acte ou pas ne change guère les choses : on ne contrôle pas ses désirs, ses attirances.

      Cela dit, assumer ses attirances et passer au lit avec un homme alors qu’on en est un n’st pour autant pas un signe de maladie : l’homosexualité n’a rien à voir avec un pétard. On ne désire pas fumer un pétard avant même d’y avoir gouté. Et on peut cesser de désirer fumer un pétard même si on en a fumé de nombreuses fois.

      L’homosexualité n’est pas une addiction, c’est une orientation. Ce n’est pas une maladie, c’est une orientation, un fait. Un élément constitutif de soi. Rien de grave, vous savez. Ce qui est dur, c’est de vivre dans un monde qui ne vous dit pas que c’est possible et qui vous dénigre ou vous défonce la tête quand il l’apprend. Mais être soi même, non, ce n’est pas grave. Ni pénible. C’est même assez sain.

      Manuel

  • Par Georges Yang (---.---.---.150) 3 juillet 2011 21:17

    @ Leo le SAGE
    Nietzschéen je me considère paer delà le bien et le mal, je combat la notion de perversion sexuelle freudienne qui considère que tout ce qui n’est pas coit par pénétration vaginale entre un homme et une femme adultes est pervers
    Certains comportement sexuels peuvent être illégaux donc condamnés mais il n’y a pas de jugement moral à porter sur la sexualité
    J’ai écrit sur la zoophilie et la nécrophilie et sur les fantasmes fétichistes des Japonnais, vous pouvez lire

    • Par Leo Le Sage (---.---.---.121) 3 juillet 2011 21:29

      @auteur
      Je ne parle pas de l’aspect légal de la chose... [ce n’est pas le sujet]
      C’est une maladie et c’est tout.
      Est-ce de ma faute si vous ne discutez pas avec des spécialistes ?
      M’enfin, ce n’est pas parce que je fais partie de l’élite que je suis le seul à avoir accès aux spécialistes. Non ?

      Je ne sais pas moi, allez dans les cocktails, les conférences, etc.

      Sinon que dire d’autre ?

      Bien sûr comme toute maladie elle se soigne mais on n’en guérit pas toujours.

      Si je vous dis que vous pouvez être tuberculeux (probabilité) cela ne veut pas dire que vous êtes atteint de la tuberculose (réalité).
      Vous ne savez pas faire cette différence ?

      Et certaines tuberculoses ne peuvent être soignés...
      Ce sont des choses très connues, aussi...
      Ne cherche-t-on pas à se soigner si on est malade ?

    • Par Georges Yang (---.---.---.150) 3 juillet 2011 21:36

      La théorie de l’homosexualité maladie date du XIX° siècle, il y a eu si je me souviens bien des tentatives de désensibilisation par impulsions électrique douloureuses à la présentation d’images en particulier en Afrique du Sud dans les années 70, c’était une forme de déconditionnement de type pavlovien
      il y a aussi l’homosexualité classée comme maladie dans les codex français et américains des maladie psychiatriques mais retiré de la liste vers 1980
      Quant à la tuberculose vous confondez maladie évolutive (et contagieuse) et latente souvent sans symptômes ou a minima

    • Par anty (---.---.---.142) 3 juillet 2011 21:40

      L’homosexualité a sans doute une origine psychologique
      Le militantisme homo est d’origine névrotique
      D’ailleurs j’ai lu un article sur les gay de Pays Bas(un pays très homophile )
      Au grand étonnement de psy de ce pays les homo constituent la clientèle la plus assidue de leur cabinet
      Alors que conclure ?....

    • Par Manuel Atreide (---.---.---.71) 3 juillet 2011 21:49
      Manuel Atreide

      @ anty

      que vous devriez lire plus d’un article !

  • Par mephisto (---.---.---.222) 3 juillet 2011 21:36
    mephisto

    Il est indéniable que l’homosexualité n’est pas l’aboutissement normale du développement sexuel de l’individu. Au contraire, elle est une déviation, et l’acceptation politique et sociale de cette déviation mériterait un débat plus approfondit. Si leurs acquis sociaux actuels sont justifiés, leurs revendications supplémentaires requièrent plus de réflexion. Le droit aux enfants, par exemple.

    Quant à son acceptation politique, elle a vu une évolution étonnante : A la pénalisation ancienne, confirmée par de Gaulle en 1960, s’oppose l’émancipation des années 70, confirmée par Mitterand en 1981, et l’actuelle revendication de sa totale normalité, reniant ainsi la normalité biologique de la différenciation sexuée. Cette quête désespérée de normalité se traduit désormais par la stigmatisation de «  homophobe  ». La situation est en effet complètement retournée : ce ne sont plus les homos qui sont malades mais mais les autres. Mais cette quête de normalité est compréhensible, car la validité de toutes leurs revendication en dépend : si l’homosexualité est aussi normale que l’hétérosexualité, la revendication d’une totale indifférenciation serait justifiée.

    • Par Manuel Atreide (---.---.---.71) 3 juillet 2011 21:49
      Manuel Atreide

      @ mephisto :

      l’homosexualité est un aboutissement possible du développement sexuel d’un individu. Minoritaire mais possible. Il n’y a pas là dedans d’ « anormalité » ou de « déviation ». La vie est diverse, les formes vivantes ne se plient pas à des « normes » invariantes.

      En revanche, le rejet de la différence, la volonté d’imposer une norme unique pose problème : toute forme de vie évolue et change continuellement. Vouloir tout rejeter à part un chemin unique revient prendre un risque dangereux : la possibilité d’une impasse.

      Vraiment, c’est surprenant de voir des personnes qui se rélament de l’hétérosexualité être à ce point obsédées par l’orientation sexuelle d’à coté et qui n’est pas la leur. En définitive, en quoi l’homosexualité de tel ou tel vous concerne en quoi que ce soit ? C’est une question à laquelle je n’ai jamais eu de réponse.

      Enlight me please ! smiley

      Manuel

    • Par anty (---.---.---.142) 3 juillet 2011 22:01

      Et si l’homosexualité est à considérer comme un ratage de la nature tout comme les maladies orphelines.....

      N’oublions pas que les gay ne représente pas plus que 2à3% de la population(et pas 10%)
      et à ce niveau là ils boxent dans une autre catégories plus haut citée ....

    • Par mephisto (---.---.---.222) 3 juillet 2011 22:02
      mephisto

      You mean «  enlighten  ». OK, J’y vais : J’ai toujours eu des amis homos que j’ai beaucoup apprécié pour leur finesse, leur esprit et leur gentillesse. Mais certaines revendications me semblent injustifiées. Pour des raisons que j’ai déjà mentionnées. Non, je ne suis pas concerné par l’orientation sexuelle de l’individu, mais concerné quand même par les revendications de mariage et droit à l’enfant, que je conteste - tout en restant ouvert à vos arguments.

    • Par anty (---.---.---.142) 3 juillet 2011 22:11

      Alors nous sommes deux à l’être.....

    • Par Manuel Atreide (---.---.---.71) 3 juillet 2011 22:21
      Manuel Atreide

      @ mephisto

      il n’y a aucun « droit à l’enfant ». Juste une demande de droit à l’adoption, comme n’importe quel coupe qui souhaite en adopter et qui passe, suite à cette décision, par un complexe processus social visant à s’assurer de leur capacité à adopter, élever et éduquer un enfant. Vous savez, il n’y a pas que les couples infertiles qui adoptent, bien des couples le font parce qu’ils veulent aider et aimer des enfants que la vie a privé de leurs parents pour quelque raison que ce soit. Ils considérent qu’il veut mieux élever une enfant dans une famille plutot que dans un orphelinat. D’autres adoptent parce qu’ils ne peuvent avoir un enfant biologiquement et qu’ils veulent fonder malgré tout une famille. Vous trouverez les mêmes motivations chez les couples hiomosexuels, aucune différence.

      Maintenant, est-ce une bonne chose que d’élever un enfant dans un couple homoparental ? Le débat est ouvert et il est loin d’être tranché. Mais si on se pose bien des questions sur l’adoption, pas mal de familles homoparentales existent d’ores et déjà. Et les études sociologiques et psychologiques les plus récentes ne montrent pas de différences majeures entre les enfants de ces familles et les enfants élevés dans une famille plus traditionnelles. Pas plus d’homos (la « maladie » de Léo ne se transmet pas de parent à enfant), pas plus de déséquilibres affectifs et comportementaux. Peut être un plus grand respect des autres, et encore, ce n’est pas prouvé.

      Donc, parlons en en effet. Et, quelles que soient les raisons de votre opposition, elles sont honorables. Même si ce sont des oppositions de principe. En revanche le débat ne peut avoir lieu que si elles sont énoncées clairement. Et assumées.

      Manuel

  • Par Annie (---.---.---.13) 3 juillet 2011 22:17

    George,
    En attaquant les bourgeoises, et celles qui ne sont pas tellement bourgeoises, mais qui n’aimeraient quand même pas avoir des enfants homosexuels, vous êtes celui qui est obligé de rectifier le tir.
    Parce que ce ne sont pas tellement les bourgeoises (très hypocrites) qui ont des problèmes avec l’homosexualité, et qui sont les plus virulentes,( je suppose parce que chaque femme a un jour envisagé que son fils puisse être homosexuel), mais en fait les hommes qui définissent leur sexualité en creux.

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