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Accueil du site > Actualités > Société > Maman, la femme de ma vie est un homme !

Maman, la femme de ma vie est un homme !

Elles sont nombreuses, les petites bourgeoises, et même celles qui ne le sont pas, (ni petites, ni bourgeoises) à disserter d’un ton badin sur l’homosexualité masculine et de considérer que chacun fait ce qu’il veut au lit. L’homophobie, c’est inadmissible, entend-on et d’ailleurs, il est tout à fait naturel de voter pour un candidat ayant déclaré son homosexualité par voix de presse, Delanoë est un bon Maire de Paris, n’est-ce pas ! Quelle vaste hypocrisie ! D’abord, voteraient-elles pour un candidat qui aurait fait son coming out hétéro en disant qu’il fréquente les clubs échangistes, qu’il adore les putes et que son passe-temps favori est de caresser et masser les pieds des femmes ? Rien n’est moins sûr. Quant à l’homosexualité, la belle tolérance affichée à la cantonade, qui fait l’unanimité dans les diners mondains, part en miettes quand elle concerne la progéniture. Quelle mère est contente et heureuse quand son fils se déclare homosexuel ? La première réaction est bien souvent : « Non, pas lui ! » ou encore « Pourquoi cela m’est tombé dessus, il n’aurait pas pu s’intéresser aux filles de son âge ! ». « Non, mais qu’est-ce que j’ai bien pu faire de mal pour en arriver là ! ». Après le choc émotionnel passé, on s’habitue, on subit, on tolère, mais il s’est brisé quelque chose au moment de l’aveu. Car il s’agit bien d’un aveu, comme si le fait d’être homosexuel faisait, de celui qui le dit à sa famille, un coupable

 

L’homosexualité est un comportement et un choix tout à fait respectable, tant qu’elle ne concerne pas sa famille et aussi tant que l’on n’entre pas dans les détails techniques. Jusqu’à présent, pour avoir une famille, c'est-à-dire se reproduire, il fallait être officiellement hétérosexuel. Certes il existait des couples vivant dans l’hypocrisie ou Monsieur trainait au moins une fois par semaine dans un back room de bars gays, mais il avait le bon goût de s’habiller classique costume et cravate ou blaser et polo, pas en grande folle ou en Drag Queen et de faire au moins un enfant à son épouse pour rassurer l’entourage. Ceux qui étaient de purs hétéros, tombaient des nues quand leur garçon se déclarait homo, certains le rejetaient. Les mères pleurnichaient, voyaient le fils maudit en cachette quand il avait été banni par le père et certains n’hésitaient pas à avoir recours au psychiatre pour le guérir de cette « tare ».

La grande hypocrisie actuelle consiste à trouver l’homosexualité naturelle, défendable, en un mot tout à fait normale, à condition toutefois qu’elle ne concerne pas vos enfants. Au bureau, le collègue homo est de moins en moins raillé, on prend désormais un verre avec lui, on discute un peu lors de pots d’entreprise, il est cependant rarement invité à diner à domicile par des couples avec enfants. Car s’il n’y a que très rarement de rejet violent ou d’ostracisme dans les milieux citadins intellectuels et bourgeois, l’homosexualité est devenue supportable quand elle ne concerne pas ses propres enfants. Au mieux, la mère dit qu’elle l’aime tout de même, parce que c’est son fils, le tout de même est de trop, et la mère n’en a que vaguement conscience. Et s’il existe une gay pride, une fierté à se déclarer homo, cela ne concerne encore qu’une minorité activiste. Les autres ne disent rien quant à leur orientation sexuelle et la plupart des familles restent muettes quand ça leur tombe dessus. Que de querelles larvées dans le lit conjugal, quant à la responsabilité de chacun, même si l’on n’habite pas à Brest. Si tu avais été moins sévère, si tu l’avais plus rapidement chassé de tes jupes, si tu ne l’avais pas laissé jouer avec le petit Guillaume, ce gosse avec ses manières de fille, je ne le sentais pas !

Car pour beaucoup, même s’ils arrivent péniblement à faire la différence entre homosexualité et pédophilie, l’homosexuel reste un peu marginal et pas très sain, ce n’est surtout pas un exemple à montrer aux enfants. Il existe un abîme entre les déclarations à la télévision, les prises de position des journalistes et des artistes et la vie de tous les jours. Le pire rejet est en milieu rural, ouvrier et émigré. Un marin pêcheur homo, ça passe mal, même si certains terre-neuvas tripotaient jadis les mousses. Les autres sont tout juste un peu plus hypocrites ou plus résignés.

 

Même quand le compagnon est accepté à la maison, il n’est pas question de parler de ça à table, surtout s’il y a de jeunes frères et sœurs. Et s’il y a eu un PACS à défaut de mariage, à la réception, pas question de jarretière du marié et encore moins de chansons de corps de garde à la fin du banquet comme il est de coutume en France. Si le nouveau couple apprécie Elton John pas question non plus de détourner les paroles de ses chansons, like candle in my ass ou good bye yellow prick road ne passeraient pas, encore moins qu’another prick in my hole des Pink Floyd. Avec les amis hétéros, les blagues grasses sont naturelles, avec des amis homos, ceux qui ne le sont pas deviennent étrangement discrets et pudibonds. A moins d’avoir dépassé la peur de sa propre homosexualité, aucun hétéro n’osera aborder la sodomie et la fellation et la question actif/passif devant un gay qu’il connait pourtant depuis des années.

 

Les homosexuels discrets, pas ceux qui s’exhibent et en rajoutent, le reconnaissent, la première fois qu’ils avouent leur orientation sexuelle, ils font tomber des nues, ils inquiètent et au mieux ils arrivent tout juste à créer une émotion. Après certains des soi-disant amis se font souvent plus distants et plus rares, et surtout ne leur confient plus jamais leurs gosses à garder, même si l’ami en question vit avec un moustachu de plus de quarante ans. La chanson de Charles Aznavour, Comme ils disent, est datée et parle d’une réalité marginale. Le transsexuel de chez Michou, le stripteaseur est l’exception, l’homme de la nuit festive est un épiphénomène non représentatif de la communauté homosexuelle. L’immense majorité des gays sait tartiner une biscotte sans pousser de petits cris et ne se promène pas en Monsieur Propre ou en jean rose à pattes d’éléphant. Même au Marais, ce genre d’exhibitionniste est de plus en plus rare.

Qui se ressemble s’assemble, cela s’apparente à un poncif, et pourtant ! De même que les bourgeois ne fréquentent pas habituellement les prolos, les juifs, les musulmans et les footballeurs, les amateurs de Louis-Ferdinand Céline, les hétéros n’ont pour la plupart du temps que des contacts limités avec les homos. Rares sont ceux qui vont avec un copain gay prendre un verre accoudé au bar du Quetzal dans le Marais. Et pourtant, il n’y a aucun risque de s’y faire agresser, sauf celui d’y être vu et d’avoir peur pour son image de marque et sa réputation. Par contre, celui qui suit un homo dans un back room est soit un voyeur, soit quelqu’un qui doute de sa propre sexualité.

De nos jours, tout le monde ou presque parle d’homosexualité, alors que finalement très peu de gens connaissent réellement des homos. Et puis, l’homosexualité n’est ni une qualité ni une tare. On peut être homosexuel et comptable indélicat, car il n’y a pas de relation de cause à effet. A force de vouloir classer les gens par catégorie, on a trop souvent tendance à oublier l’humain.

 

PS : Dans cet article, je ne parlerai pas de la criminalité homosexuelle, elle existe indéniablement, mais tous les comptables ne détournent pas des fonds, et si un boulanger viole une mineure, cela n’a rien à voir avec sa profession. Pourtant, c’est souvent cela qui fait peur aux hétéros. Alors qu’ils ont peut être dans leur voisinage un hétéro affiché qui a découpé sa femme au hachoir. La défiance vis-à-vis de l’homosexualité vient surtout de l’ignorance et des préjugés. Les homos gagnent à être connus, certains sont aussi infects que des hétéros !


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109 réactions à cet article


  • antonio 2 juillet 2011 10:04

    l’orientation sexuelle n’est qu’une caractéristique parmi bien d’autres de la personnalité
    d’un être humain, ni plus, ni moins. Elle n’est ni à encenser, ni à blâmer : elle EST, c’est tout.


    • Georges Yang 2 juillet 2011 10:17

      Cet article n’a pas pour but d’analyser la personnalité homo, mais de dénoncer l’hypocrisie de ceux qui se croient bien pensants


    • antonio 2 juillet 2011 11:12

      Ca, je l’ai bien compris...
      J’ai donné ce commentaire pour souligner le fait qu’avoir une fille ou un fils « homo » , ce n’était ni
      une « calamité » ni une « honte » ni une « fierté », simplement un élément parmi d’autres de la personnalité de ce fils ou de cette fille.
      Quant à « l » hypocrisie de ceux qui se croient bien pensants ", vous prêchez une convaincue...


      • Tonton de La Baffeteuse 2 juillet 2011 11:13

        Il est exact que l’hypocrisie est un caractère humain ultra-répandu et pas seulement sur ce sujet. Mais dans le genre faux-cul, les homos n’ont rien à apprendre non plus.



        • Manuel Atreide Manuel Atreide 2 juillet 2011 11:56

          @ l’auteur

          vous voulez traiter ici d’un sujet complexe mais il me semble qu’il vous manque un brin de subtilité. Vous essayez de montrer et de dénoncer une certaine hypocrisie concernant l’homosexualité. Vous avez raison, nous en sommes encore au stade de la tolérance, c’est à dire la capacité à accepter ce qu’on désapprouve, alors que nous devons viser le respect ou l’estime.

          Cependant, quels sont les enseignements que vous tirez de ce constat ? Voulez vous dire que tout compte fait, la société a tort de s’engager dans l’acceptation de l’homosexualité puisque lorsque cela arrive à vos enfants, vous avez énormément de mal ? Ou pensez vous que nous avons encore du travail à faire pour enfin obtenir une société au sein de laquelle cette orientation sexuelle sera vue pour ce qu’elle est, une composante de l’identité d’une personne aussi peu contestable que la couleur de ses cheveux ou de ses yeux ?

          Vous êtes peu être au stade de la tolérance, mais vous avez vous même encore du chemin à faire pour arriver à l’estime et au respect . J’en veux pour preuve plusieurs passages de votre texte. J’en ai retenu deux :

          - « Les homosexuels discrets, pas ceux qui s’exhibent et en rajoutent ... » : les homos n’ont pas à être discrets ou exhibs, ils ont le même droit de vivre que leurs voisins comme ils l’entendent. Si personne ne se pose ce genre de question pour un hétéro, il n’y a aucune raison de se la poser pour un homo. Ou une lesbienne !

          - « On peut être homosexuel et comptable indélicat ... » : on peut aussi être homosexuel et comptable intègre. Je dois dire que cette tournure de phrase est curieuse, on l’utilise généralement dans un sens positif pour montrer qu’une soit-disant critique n’est en fait pas fondée. Mais bon, être gay n’empêche personne d’être idiot, indélicat, criminel ou même tout simplement parfaitement comme tout le monde.

          En tout cas je vous assure que vous avez bien des choses à voir et à apprendre. Confier des enfants à un gay, des tas de gens le font alors qu’elles sont au courant de l’orientation sexuelle de la personne. Car, malgré ce que vous pensez, bon nombre de gens savent que pédophilie et homosexualité n’ont aucun rapport.

          Surtout, vous devriez vous pencher un peu plus sur votre sujet : les difficultés familiales qu’un coming-out peut provoquer sont moins en rapport avec l’hypocrisie qu’avec le deuil qui vient frapper les parents sur les rêves qu’ils faisaient pour leur fils ou leur fille : mariage (on pourrait régler cela avec l’ouverture du mariage aux couples du même sexe), descendance (là aussi, une reconnaissance sociale serait une bonne réponse) et le désir qu’ont bien des parents de voir leurs enfants suivre leur propre chemin. Une homosexualité dévoilée est souvent la prise de conscience un peu violente que votre enfant n’est pas vous et que vous ne survivrez pas à travers eux.

          Bref, sujet intéressant mais je trouve le traitement que vous en faites un peu léger. Cela dit sans méchanceté.

          Cordialement

          Manuel Atréide


          • Georges Yang 2 juillet 2011 12:37

            Cette article est loin d’être exhaustif, il souligne le problème de l’hypocrisie face au consensus officiel.
            La plupart des réflexions reprises dans ce texte ne sont pas des inventions de ma part, elles viennent d’amis homos, je dis amis, et non vagues relations, avec qui j’ai de nombreux échanges sans tabous, je suis parti en vacances avec deux d’entre eux.
            Quant à la remarque sur le comptable, elle n’est pas négative, mais tant à prouver qu’on peut-être homo, comme hétéro, et honnête, radin, brillant, génial ou complètement con ou infect.
            Il ne faut ni déifier ni damner l’homosexualité


          • Manuel Atreide Manuel Atreide 2 juillet 2011 12:56

            @ l’auteur

            je ne nie absolument pas le point de vue de vos amis, il est tout à fait respectable, en revanche, il n’est peut être pas représentatif de la réalité. C’est pourquoi je vous invite à le dépasser pour aller chercher d’autres sources lorsque vous abordez un tel sujet. AInsi, vous aurez, si c’est le cas, la confirmation de la justesse de point de vue de vos amis, et si ce n’est pas le cas, les arguments pour le nuancer voir l’infirmer. Qui sait, ils seront peut être intéressés par le fait de vous entendre leur dire une réalité autre !

            Concernant votre propos sur le comptable homo et indélicat, j’avais compris votre intention, je voulais en revanche souligner son expression maladroite et somme toute peu balancée alors que vous vouliez montrer que l’homosexualité n’est ni bonne ni mauvaise, elle est.

            En tout cas, intéressant de voir quelqu’un qui veut dépasser les clichés de TF1 sur l’homosexualité. Même maladroitement.

            Cordialement

            Manuel

            PS : ne le prenez pas mal, mais si vous avez des amis homos, j’ai des amis, tout simplement. Je me moque de leur orientation sexuelle. Celle de vos amis est-elle importante pour vous ? smiley Cela dit, là encore sans méchanceté !

            Bonne journée, M.


          • Georges Yang 2 juillet 2011 13:12

            Tou à fait d’accord, mes amis sont mes amis avant d’être homos, noirs, arabes ou même ... comptables
            Bonne journée


          • anty 2 juillet 2011 11:58

            Les homos y gageraient s’ils connaissaient mieux les hétéros
            autrement que par les clichés que leur proposent leurs officines lgtb


            • Manuel Atreide Manuel Atreide 2 juillet 2011 12:14

              Les homos connaissent bien les hétéros vous savez, nous vivons parmi vous et non dans des endroits inaccessibles, des ghettos ou des camps. Une autre remarque un brin plus pertinente, anty, ou allez vous, comme à votre habitude, déverser vos propos homophobes sur ce fil ?

              Allez, challengez moi, pour une fois, brisez vos schémas de fonctionnement et entamez une conversation constructive. Je vous mets au défi !

              Manuel


            • Georges Yang 2 juillet 2011 12:38

              Et réciproquement


            • anty 2 juillet 2011 13:14

              Je signale ici l’image déformée qu’entretiennent les homos sur eux mêmes et sur les hétéros .


            • Manuel Atreide Manuel Atreide 2 juillet 2011 13:33

              @ anty

              de quelle image déformée que les homos ont sur eux même et sur les hétéros parlez vous ?


            • Mmarvinbear Mmarvinbear 2 juillet 2011 15:41

              Tu demandes à Anty une argumentation raisonnée sur le sujet ???


              Tu perds ton temps...

            • Agoratonlaveur 4 juillet 2011 15:32

              je signale ici l’image déformée qu’à Anty sur les homos ! MDR !!! Je me régale à lire vos commentaires plus débiles les uns que les autres (spéciale dédicace à Anty ) !


            • easy easy 2 juillet 2011 14:06


              Je vais livrer quelques réflexions personnelles.

              En France, nous semblons souffrir autant de l’homosexualité que du fait que nous en souffrons. En somme, nous semblons ne pas bien comprendre pourquoi nous en souffrons. Et nous sommes, malgré nos efforts incapables de nous sortir de ce pétrin.

              En fait, au cas pas cas, certains parviennent à résoudre cette équation qui semble insoluble mais ceux-là, à l’évidence, ne parviennent pas à s’en expliquer. Il semble qu’il manque une grammaire qui permette à ceux qui l’ont solutionné de l’expliquer à ceux qui restent confondus.

              Je vais donc m’efforcer de vous montrer ce que ne vois de ce qui constitue les grammaires ou sur quoi elles sont fondées. Vous verrez pourquoi il sera longtemps impossible de résoudre la problématique de l’homosexualité dans notre pays
               
              Pour voir la problématique de l’homosexualité, il faut changer de regard, il faut quitter les lunettes analytistes que portent trop souvent les Français et adopter la vision synthétique, la vision d’ensemble en intégrant tout. Or le verbe, en France, va aux phrases courtes qui claquent.


              Nous, les humains, nous sommes mortels et avons la particularité d’en être conscients.
               
              Du coup, nous ne comprenons pas le sens de la vie. La première réponse ou consolation à cette interrogation-angoisse, nous est livrée par deux choses : la progéniture et la société, surtout en sa forme agglutinante, très grégaire, bloc. A l’évidence, la somme de mortels, par fait des décalages chronologiques des générations, forme une entité immortelle.

              Je ne m’étends pas sur l’aspect progéniture que chacun peut comprendre sans aucune difficulté de filtre culturel. Je finis dessus en disant banalement que si un individu voit sa consolation d’immortalité par le biais de sa progéniture tomber à l’eau, il se retrouve devant le non-sens de sa vie-mort, de ses efforts pour vivre-mourir, de ses efforts pour ne pas déprimer de cette vision de l’absurde.

              Un élément se rattache à ce point, c’est celui de l’héritage. Il consiste en des valeurs immatérielles et des valeurs matérielles. Dans la perspective d’être consolé de son immortalité par le biais de sa descendance, un homme travaille, vole, tue, va jusqu’à vendre son âme au diable comme on dit, pour rassembler bien plus de provisions que sa seule carcasse n’en aurait l’utilité. Afin de s’assurer que sa descendance aura de quoi prospérer. Afin de garantir l’immortalité de sa ligne.

              Il ne pourrait exister de société aussi pleine de caves à vins, de châteaux et de livres si chacun de ses membres n’avait travaillé volé et tué que pour ses stricts besoins biologiques personnels. Toutes les accumulations de richesses qui font la matérialité de la société française proviennent de cette préoccupation ou névrose consistant pour chacun à prévoir des noisettes de toutes natures pour sa descendance. 

              Il a bien entendu fallu que cette névrose ou fixation anti-dépression noisettiste soit partagée par tous pour que des lois aient été rédigées imposant et protégeant le principe noisettiste-pour-les-descendants, le principe de l’héritage-qui-favorise-l’immortalité-par-la-descendance. 

              Alors chaque individu, tout en s’efforçant de favoriser sa descendance par rapport aux autres, tout en semblant pour une part chercher à dépasser les autres parents, est également protecteur de cette société. Sans cette société qui approuve et protège les principes noisettistes, pas de garantie que les noisettes accumulées profiteront bien à ses propres descendants. Chaque parent doit réaliser un équilibre entre ses fantasmes de domination filiale et ses raisons de soutenir également les autres parents. Chaque parent joue de son curseur entre ces deux exigences. 
              Dans une manifestation de parents en faveur de l’avenir de leurs enfants, quoique concurrents d’un point de vue darwinien ou évolutionniste, ils sont tout de même camarades et crient en choeur « On veut un avenir pour nos enfants » 

              Il apparaît donc que si l’homosexualité de sa progéniture casse complètement le moral des parents, même les moins noisettistes, l’homosexualité des autres personnes, en dehors de sa famille est également catastrophique en second plan. 


              Petit détour par les Anciens.
              Afin de défendre leur position, les homosexuels convoquent souvent les Anciens, Grecs et Romains. Très bien. Mais ces Anciens avaient résolu le problème en incluant l’homosexualité dans le global de leur socialisation. Les relations homos étaient banales et étaient souvent plus mécaniques que sentimentales ou, plus exactement, de même qu’ils adoraient plusieurs dieux en rotation libre, ils éprouvaient des sentiments d’attachement en rotation libre.

              Si bien que les Anciens, qui pratiquaient toutes sortes de gymnatiques sexuelles et qui, bien que s’interdisant la paraphilie animale, concevaient toutes sortes de centaures et minotaures, greffant toutes sortes de parties incongrues entre elles, sexaient avec n’importe mais faisaient également des enfants, dont des légitimes qui allaient récupérer les noisettes.


              Alors que nous avions des ancêtres homos et pédérastes qui faisaient également des enfants, alors que ces formes d’homosexualité étaient banales sinon urbaines et valorisantes, alors que nous avions comme des raisons historiques ou culturelles d’en faire autant, alors que nous avions ça dans le sang, le christianisme a soudain obligé à marginaliser et désocialiser ces manière de fusionner en les condamnant et en les déclarant paraphiles, au mieux, diaboliques au pire.

              La règle sévérissime du « Tu n’adoreras qu’un seul dieu » a changé la donne et conduira aux amours exclusives et définitives, non tournantes. La sexualité devenait utilitariste et procréatrices, il n’était soudain plus question de prendre du plaisir hors production d’enfants.

              En devenant monothéistes, nous en sommes venus à ne concevoir que des amours tirant sur les infinis en termes de fidélité. Notre société révolutionnaire, qui s’est crue laïque, a prolongé ce principe en condamnant l’adultère et en marginalisant toujours les autres sexualités. Même la masturbation devint considérée comme gaspillage interdit et obscène.

              Du coup, lorsque des gens se sentent homos et décident de franchir les limites de notre normalisme, limite en Rubicon, ils oscillent entre les relations débridées et les relations christiques en allant, eux aussi, vers l’amour exclusif et définitif. Perdus, malheureux dans la marginalisation qu’on leur impose, ils solutionnent souvent leur problème en entrant dans l’église de l’exclusif
               « Toi pour toujours, toi seulement, rien que toi, tout à toi »
              Au moins face à Jésus, tels des Saint Sébastien, ils sont dans la ligne.

              Ils peuvent, par ce biais de l’amour exclusif, partager une communauté de religion avec les hétéros et se sentir moins en marge. Ils réclament donc de se marier à l’Eglise. Les hommes les condamnent, mais Dieu -probablement moins maniaque qu’on le dit- les comprend. « Pourvu que l’on aime sincèrement et exclusivement, Dieu ne peut qu’approuver ».

              Pour une part considérable donc, à cause de l’effet Rubicon, les homos d’aujourd’hui, contrairement aux Anciens, ne font pas d’enfants. Comme tout individu ils ont envie d’avoir des enfants mais bon...Alors ils compensent de toutes les manières possibles et vont essayer toutes les greffes imaginables.




              Les parents qui, passé le choc de la découverte de l’homosexualité de leur enfant, s’y résolvent et lui restent attachés, accomplissent un travail de réforme mentale considérable sur eux-mêmes. Les uns après les autres, ils doivent démonter toutes les briques du château qu’ils avaient conçu et qui les avait maintenus en bon moral. Ils se retrouvent avec un champ de ruine qu’ils doivent cependant aimer en dépit d’un absurdité qui émerge.
              Et s’ils n’accomplissent pas ce démontage total de leurs valeurs, s’ils ne s’accrochent pas à « J »aime mon enfant malgré tout, point", il leur reste la solution de la haine pour tenir le coup et ne pas se suicider. 


              • easy easy 2 juillet 2011 14:07


                Le noisettisme a été poussé à l’extrême dans ce pays convaincu de devoir gouverner le Monde. Plus de châteaux construits, aussi bien avant qu’après la Révolution, tu meurs.
                Des caves à vins et champagnes par milliers de kilomètres sous nos pieds. Plus de musées, de livres et de bibliothèques qu’ici, tu meurs. Plus de culturalisme qu’ici, tu meurs.
                La claque qu’infligent les homosexuels exclusifs à la société française est d’autant plus puissante. Et il n’y avait donc au mieux que les esprits moins noisettistes, donc de gauche, qui pouvaient mieux tolérer ce chambardement.




                Comme ersatz à la progéniture, il y a les oeuvres artistiques. Le biais de l’art, dans la filiation de Pygmalion, engendre une sorte de progéniture. Il devenait donc logique que dans une société où l’homosexuel vise le mariage, l’engagement à l’exclusivité, le champ de l’art devienne florissant. Un homosexuel produisant une oeuvre a plus de chances de placer dans le monde un fruit de lui extrêment durable, admiré, valorisé et surprotégé que bien des hétéros produisant des enfants dont une grand part finira rejetée en prison ou à la rue.






                Alors, dans les autres sociétés, forcément moins noisettistes, là où l’on n’offre au mieux comme noisettes que des paillottes et trois jarres, la problématique de l’homosexualité exclusive est moins dramatique.

                Au Vietnam, on ne dit pas « un Français » on dit « un homme français »
                on ne dit pas « un fou », on dit « un homme fou »
                on ne dit pas « une femme », on dit « une personne femme » 
                on ne dit pas « un homosexuel », on dit « une personne homosexuelle »


                Quel que soit un individu, infirme, prisonnier, fâcheux, héros, bandit, débile, c’est d’abord une personne.
                Le rejet des autres, des différents, est donc impossible.

                La haine des différents, même des colonisateurs est impossible. A peine sont-ils repartis qu’on s’ennuie d’eux et qu’on espère qu’ils reviendront partager des moments plus doux.

                Le lien entre tous les gens, entre toutes les bestioles, entre toutes les montagnes, forêts et rivières est permanent. 
                On ne peut pas concevoir de séparer des choses que la nature a unies. On ne peut pas sculpter seulement un tronc, un buste. On ne peut pas représenter un homme avec des ailes ou une tête de taureau.
                Avant la colonisation, bien entendu.


                Au Vietnam, même les morts restent présents. On les enterre sur son terrain. Dans la pièce principale de la maison, on leur réserve le plus bel endroit, d’où ils ont la meilleure vue sur leur descendance. Tout ce que font les vivants, ils le font sous le regard compatissant et reconnaissant des ancêtres ou enfants morts trop tôt
                 
                Chacun s’efforce, au long de sa vie, de réparer les erreurs éventuelles des ancêtres qui sont là, à observer ce qu’on fait pour leur tranquillité. Chacun oeuvre donc certes pour sa descendance, mais aussi pour les anciens, pour ceux qui ne peuvent plus agir d’être morts. 
                Chacun oeuvre pour sa descendance, pour le corps social et pour les morts impuissants et malheureux de n’avoir pu mieux faire, de n’avoir pas été compris, d’avoir subi quelque injustice ou dommage.

                Si une famille s’éteint ou si personne ne cultive le culte des ancêtres, leurs âmes désespérées errent, se font fantômes et effraient tout le monde par leurs apparitions. Ces apparitions ne sont jamais agressives, pas de haches ou de couteaux, pas de menaces envers les vivants. Elles sont élégiaques. Les fantômes apparaissent, ils nous parlent, expriment leur douleur et pleurent. 

                Chacun doit donc considérer les souffrances de ses ancêtres, les impératifs de reproduction biologique, les noisettes à laisser aux enfants, la société qui soutient ces principes, et les souffrances de tous les morts non soignés, non écoutés, déniés ou oubliés. Chacun participe donc à l’érection de petits autels placés en pleine nature, là où les fantômes errent de n’avoir pas de maison et leur offre, en un sens collectif, ce qu’il peut de compassion. Chacun évite ainsi la multiplication des fantômes malheureux.

                Chacun considérant donc à la fois les problématiques présentes, futures et passées, ne peut pas faire de fixation névrotique sur le futur. 
                Si l’homosexualité exclusive d’un enfant pose un très gros problème de continuum du culte des ancêtres et de soi-même après sa mort, ce problème est intégré dans l’historicité familiale complète. Toute la famille, très ancienne comme celle présente prend à son compte ce problème. Les parents confrontés à l’homosexualité non procréatrice de leur enfant ou à son infertilité en raison par exemple de l’agent orange, voient toutes les échelles de collectivité assumer leur part que pose cette rupture dans le culte des ancêtres et se substituent aux parents échoués. 

                Ainsi, dans ce pays, chacun est enfant des autres. Même à 50 ans, même si l’on est président, on est appelé fils par une personne en âge d’être son parent. 

                Dans la rue, chacun s’appelle par des fils, oncle, tante, soeur...




                En France, on a conçu qu’il était possible de naître saint, de vivre 33 ans sans commettre la moindre faute, le moindre manquement. Ici, on est donc rejeté complètement si l’on ne semble pas parfait. 

                Au Vietnam, il y a certes une Justice sociale, une Police, des Lois que chacun peut comprendre. Mais chaque famille intègre automatiquement ses défauts. Aucune famille, aucune personne ne cherche à prétendre à la perfection. L’imperfection est même perle. Un grain de beauté, une anomalie, si elle n’est pas trop invalidante, si elle ne pose pas de problèmes dynamiques, est vue comme une cerise sur le gâteau. Et chaque parent, à la naissance de son enfant, cherche son petit défaut qui fera la perle de la famille. 

                L’héritage y est donc quelque chose de très différent d’ici car il impose automatiquement à la fois des imperfections, des casseroles et des responsabilités. Il n’est pas concevable de récupérer le fric et de claquer la porte en déniant d’où vient ce fric, en déniant au prix de quelles peines et damnations il a été constitué. Récupérer des noisettes matérielles, quand il y en a, c’est accepter aussi des charges antédiluviennes énormes, charges qui consistent à tout faire pour réparer les injustices commises et en tous cas à apaiser les souffrances et pleurs qui remontent de l’au-delà. Hériter c’est s’engager à réparer et consoler.
                Et, c’est très important, ces injustices sont sans relation avec la Justice officielle, ou alors c’est cette Justice officielle qui en serait la cause de cette injustice. Les réparations que les héritiers doivent accomplir portent sur des injustices absolues. Et quand la Justice condamne un voleur, elle peut très bien commettre une injustice absolue si la personne a volé pour placer un fruit sur l’autel de ses ancêtres.



                Au Vietnam, avant la colonisation, on n’y concevait ni âme ni corps parfaits. La perfection consistant à tout faire pour réparer les injustices absolues. Celles que la Justice d« Etat ne sait pas traiter.

                Les individus ne sont donc pas en communion avec la Voix de la Justice et n’ont pas à faire croire qu’ils le sont. Le colonialisme a été une horreur sur ce plan en obligeant des gens qui n’y étaient pas habitués, à déclarer qu’ils étaient zélateurs des »Lois de la République" et donc à se fliquer mutuellement.

                Avant le colonialisme, chacun pouvait confier ses turpitudes aux voisins. Chacun était le confesseur des autres. Pas de confesseur officiel, pas de psys.


                On n’y trouvait aucun culte du corps, aucun nu, aucun sexe, même symbolique. 
                La sexualité au Vietnam, n’était pas du tout un sujet, une affaire. Les femmes et les hommes portaient les mêmes robes à deux pans, les mêmes chapeaux. 


                Au Vietnam, en plus de ce que je viens de décrire, il y a bien entendu l’amour entre deux individus. Exclusif.

                Mais exclusif pour les raisons susdites incluses. L’amour entre deux personnes scelle également un engagement de fidélité aux morts qui sont là à nous regarder et à qui on parle plusieurs fois par jour devant l’autel. L’amour entre deux personnes n’est pas isolationniste, il est au contraire intégrateur d’une entité bien plus large que celle du seul couple et forme iun lien interfamilial gamelles et turpitudes comprises.
                On ne trie pas le bon grain de l’ivraie, on prend et on garde tout.

                Des homosexuels peuvent donc, du temps de leur vie, être des gardiens de l’esprit familial, on peut compter sur eux pour servir l’ensemble familial.

                Chacun sachant cela, chacun considère un homosexuel rencontré dans la rue comme étant protecteur et responsable de sa Famille. Pas plus qu’un hétéro, un homosexuel ne peut être réduit à sa seule sexualité. Au Vietnam, sans aucun éclat ni émeute, on y a de tous temps vu des hommes et des femmes marcher dans la rue en se tenant par la main. Hétéros, homos, marquent leur engagement en public en se tenant par la main. Et ça suffit largement comme démonstration de fusion-lien-attachement.

                Les gymnastiques sexuelles n’y ont aucun intérêt, n’y sont porteuses d’aucune sorte de transcendance ou performance. On y considère que deux personnes qui s’aiment, se livrent l’une à l’autre, le couple se débrouillant comme il peut avec ce qu’il a pour réaliser sa fusion et son engagement. Les détails techniques n’intéressant personne.

                Le fait que des homos se tiennent par la main dans la rue, a une incidence globale. Deux copains, deux copines, pas forcément homos, peuvent aussi se tenir par la main, marcher enlacés.
                Le machisme par la gestuelle, par une danse qui serait plus virile, par une grammaire gestuelle plus masculine, ça n’existe pas. Hommes, femmes, chacun caresse et rit de la même manière.


                • Mmarvinbear Mmarvinbear 2 juillet 2011 15:57

                  Je dois dire m’ être endormi au troisième paragraphe...


                • herbe herbe 2 juillet 2011 17:32

                  Et pourtant en parlant de perles dans le texte il y en a je trouve, merci easy...

                  Je retiens ceci :

                  « A l’évidence, la somme de mortels, par fait des décalages chronologiques des générations, forme une entité immortelle.... »


                • jourdan 2 juillet 2011 14:18

                  « L’homosexualité est un comportement et un choix tout à fait respectable »
                  Ah bon ! L’homosexualité est un choix ?? et vous étes médecin, lol ??

                  Je ne sais dans quel monde vous vivez, et sur quelles observations vous vous basez, mais ce que vous décrivez me semble assez faux. Hétérote, j’ai pas mal de copains et de copines homos et ça ne pose aucun problème à personne. Certains sont même paysans en rase campagne et vivent officiellement en couple sans que ça trouble la mare à canard.


                  • Mmarvinbear Mmarvinbear 2 juillet 2011 15:49

                    C’est la seule réserve que j’émets sur ce sujet.


                    L’ orientation sexuelle n’est pas un choix. Nous naissons ainsi, c’est tout. La seule liberté qui nous est donné est de l’accepter ou pas.

                  • Georges Yang 2 juillet 2011 15:54

                    Il faut faire la différence entre pulsions et passage à l’acte
                    Beaucoup reste dans une zone floue sans pour autant devenir homo et certains sont bi un temps
                    Le choix est à un degré supérieur que celui des tendances qui existent chez presque tous à des degrés divers
                    Il existe des amitiés viriles presque fusionnelles sans passage à l’acte, cela ne veux pas dire obligatoirement qu’il s’agisse d’une homosexualité refoulée


                  • Mmarvinbear Mmarvinbear 2 juillet 2011 22:56

                    Je ne suis pas d’accord pour établir une frontière entre la pulsion et le passage à l’acte.


                    Le défaut d’action ne provient pas d’un manque d’envie, mais d’une forme de pression sociale et familial qui empêche la personne concernée d’assouvir son envie ou son désir.

                    Le simple fait de penser, d’avoir envie d’avoir un rapport sexuel avec une personne de même sexe est suffisant pour établir une identité sexuelle, que ce rapport soit l’histoire d’un coup d’un soir ou l’expression d’un sentiment plus profond.

                  • Shiva Shakti Shanti Shiva Shakti Shanti 2 juillet 2011 15:54
                    D’accord avec Mmarvinbear « L’ orientation sexuelle n’est pas un choix. Nous naissons ainsi, c’est tout. La seule liberté qui nous est donné est de l’accepter ou pas. »

                    http://www.agoravox.tv/actualites/societe/article/gay-pride-paris-2011-la-marche-30817?debut_forums=0#forum12672651

                    • anty 2 juillet 2011 18:21

                      Si l’orientation sexuelle n’est pas un choix elle donc génétique or on sait que ce n’est pas vrai.

                      Non l’orientation sexuelle est le résultat d’un murissement psychologique particulier et dans ce sens c’est un choix.


                    • Manuel Atreide Manuel Atreide 2 juillet 2011 20:00

                      @ anty

                      quand donc avez vous choisi votre sexualité ? Un souvenir précis ? moins précis. Même vaguement diffus ? Quand donc avez vous choisi qui vous aimeriez ?

                      Oui, je sais , je suis curieux ... smiley

                      M.


                    • anty 2 juillet 2011 20:13

                      Je pense qu’on peut pas parler du choix pour les hétéros c’est naturel
                      Le choix s’impose vraiment pour les homo qui savent que la plupart des hommes et des femmes choisissent le sexe opposé.


                    • Georges Yang 2 juillet 2011 20:21

                      Au contraire, je pense que l’on devient hétéro par mimétisme et homo par choix, certes guidé par des pulsions


                    • Manuel Atreide Manuel Atreide 2 juillet 2011 21:43

                      Et bien écoutez, ce n’est ni un choix ni une volonté ou un quelconque truc, guidé par ses pulsions ... cela s’impose à vous comme une évidence, que vous le vouliez ou non. Vous parlez de quelque chose de naturel, anty, à propos d’hétérosexualité ? Pile poil, pareil. C’est naturel. Naturel car il n’y a pas à tourner autour du pot, c’est un constat, pas un choix : vous êtes attiré par celles ou ceux du même sexe que vous, pas par celles ou ceux du sexe opposé.

                      Une fois qu’on a réalisé cela, une fois qu’on a accepté ce qu’on est, qu’on s’est regardé dans la glace, la question est simple : je passe à l’acte ou pas ? Si la réponse est non, vous devez savoir que vous passerez, toute votre vie, à coté de l’une des choses qui font que nous sommes des hommes et des femmes : l’amour, le sexe, le plaisir physique et moral, le bonheur, le partage avec l’autre. La joie de se réveiller le matin à coté de celui ou celle qu’on aime, le simple petit bonheur de faire un bisou dans le coup ou sur le bras ou la main, par simple envie de faire plaisir à l’autre.

                      Renonceriez vous à cette composante essentielle de la vie ? Accepteriez vous de couper cette branche, de vous mutiler intérieurement ? De vivre une vie avec joies et bonheur mais sans ce partage intime qui peut à ce point changer une vie ?

                      Pourquoi alors le demander à quelqu’un d’autre ? Au nom de quoi imposer à l’autre ce que vous ne vous imposez pas à vous même ? En quoi cette vie entre deux adultes consentants vous regarde-t-elle ? Accepteriez vous que les autres viennent scruter votre vie intime et vous intimer l’ordre d’y mettre fin, alors qu’elle est « naturelle », pour vous ?

                      Il n’y a pas de différence dans la manière dont nous vivons notre vie intime, vous et moi. Juste une différence dans l’objet de notre affection. Et l’objet de mon amour ne vous regarde pas. Si je vous gène, tournez le regard. Mais ne jetez pas de pierres. Elles vous seront retournées.

                      Cordialement

                      Manuel


                    • Mmarvinbear Mmarvinbear 3 juillet 2011 00:10

                      « Au contraire, je pense que l’on devient hétéro par mimétisme et homo par choix, certes guidé par des pulsions » : Encore une fois, non !


                      L’orientation sexuelle n’est jamais affaire de décision, de choix.

                      Personne ne sait exactement pourquoi telle ou telle personne se trouve être homo ou pas.

                      Y a t-il une origine génétique ?

                      Une origine hormonale ?

                      Une architecture cérébrale ?

                      Peut-être est-ce un peu de tout cela. La génétique ne fait pas tout. Un gène présent ne s’exprime pas forcément.

                      Les seules certitudes que l’on a sont que : 

                      les humains homosexuels existent depuis la nuit de temps. Comme, par définition, ils ne se reproduisent pas, une seule origine peut être à la base de cela : l’hétérosexualité.

                      l’Homme n’est pas le seul animal terrestre a connaître l’homosexualité. Plus de 400 espèces animales connaissent cet aspect de la sexualité. Que ce soit pour un petit coup rapide entre potes ou un établissement en couple. Plus de 1100 autres espèces animales sont concernées aussi.

                      Parmi toutes les espèces animales recensées, aucune ne montre d’agressivité ou d’hostilité à l’égard de ses membres gays. A l’exception d’une seule, l’ homme.

                      Une seule conclusion s’impose :

                      l’homosexualité est naturelle
                      l’homophobie est contre-nature.

                    • anty 3 juillet 2011 12:21
                      l’Homme n’est pas le seul animal terrestre a connaître l’homosexualité. Plus de 400 espèces animales connaissent cet aspect de la sexualité. Que ce soit pour un petit coup rapide entre potes ou un établissement en couple. Plus de 1100 autres espèces animales sont concernées aussi.

                      Ce ne sont que des extrapolations que certains scientifiques réfutent

                    • Manuel Atreide Manuel Atreide 3 juillet 2011 14:07

                      Non anty, ce ne sont pas des extrapolations, ces chiffres sont le résultat d’étude scientifiques menées par des équipes crédibles et reconnues, dont les travaux ont été publié dans des revues sérieuses : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bruce_Bagemihl . Ces travaux ont aussi été jugé suffisament solides pour être à la base de décisions de la cour suprême américaine.

                      Quels sont les scientifiques dont vous parlez ? Où ont-ils publié ? Quelles sont vos sources ?

                      Manuel


                    • anty 3 juillet 2011 14:17

                      Ce fameux Bruce est un homo de son état
                      Bonjour la transparence

                      D’autres part la page de Wiki n’est vraiment pas explicite
                       pour celui qui veux mieux connaître le sujet


                    • Mmarvinbear Mmarvinbear 3 juillet 2011 14:21

                      « Ce ne sont que des extrapolations que certains scientifiques réfutent » : Ha ! Leurs « réfutations » ne s’appuient sur rien que leurs convictions et des citations bibliques...


                      Sincèrement, ils en deviennent pathétiques.

                    • Manuel Atreide Manuel Atreide 3 juillet 2011 14:22

                      Il est homo donc non objectif ? Ses travaux ont été validés vous savez, il ne s’est pas contenté de se faire plaisir et de manipuler des données, il a bossé, fait un boulot sérieux et a été reconnu par ses pairs.

                      Je donne ce nom, parmi d’autres, qui permet de rechercher tout le dossier et d’en savoir plus. Ou sont vos sources, anty ? Uniquement dans votre tête ?

                      Manuel


                    • anty 3 juillet 2011 14:56

                      Bruce( parcequ’il est homo) a fait ses études dans l’intention de démontrer que l’homosexualité est commune au règne animal .
                      Ses études sont selon certains spécialistes ne sont que des extrapolations du comportement humain


                    • anty 3 juillet 2011 15:16

                      Ses études sont selon certains spécialistes que des extrapolations du comportement humain


                    • Manuel Atreide Manuel Atreide 3 juillet 2011 18:12

                      @ anty

                      vous vous répétez, ce qui m’oblige à faire de même : quelles sont vos sources, quels sont ces scientifiques dont vous parlez ? Existent-ils en dehors de votre tête ?


                    • Mmarvinbear Mmarvinbear 3 juillet 2011 22:22

                      « Ses études sont selon certains spécialistes que des extrapolations du comportement humain

                       » : Des extrapolations ?

                      Quand deux girafes se font une fellation mutuelle, je ne vois pas ou se trouve l’extrapolation... Même chose quand deux mâles ou deux femelles se mettent en couple pour une saison ou plus longtemps...

                    • mephisto mephisto 2 juillet 2011 17:05

                       

                      Peut-on expliquer scientifiquement lorientation sexuelle ?

                      Les explications génétiques sont très controversées dans la communauté scientifique, mais il semble peu probable que lorientation sexuelle soit génétique : il ny a pas de gène de homosexualité. Les psychologues avancent plusieurs explications, mais leurs théories se contredisent et ne tiennent pas compte de lensemble du milieu éducatif dans lequel lenfant grandit. Dans létat des connaissances daujourdhui, il faut bien reconnaître que nous ignorons totalement les causes de lorientation sexuelle. Naît-on homosexuel (ou pédophile etc.) ou serait-il un choix ? Malgré de nombreuses recherches sur la question on na pas trouvé une explication.

                      Si certaines catégories de la population, comme les handicapés, ont besoin de protection, les homos eux ne sont pas exposés aux discriminations ou aux insultes que s’ils se manifestent. Homosexualité ne se voit pas que si l’on la manifeste volontairement. Pourquoi porter sa sexualité sur sa boutonnière ? La manifestation Gay Pride ne peu que provoquer des réactions négatives. Croient-ils qu’avec la vulgarité outrancière ils peuvent susciter de la sympathie ? D’ailleurs beaucoup d’homos la critiquent.

                      Depuis quelques années, les homos adoptent des valeurs qu’ils jugeaient bourgeoises et dépassées il y a seulement vingt ans ; ils ont réclamé le Pacs dans un premier temps et exigent le mariage aujourd’hui. Eux qui évoquent le droit à la différence veulent en fait être comme tout le monde ; c’est un peu paradoxal. Ils veulent être considérés comme normaux mais tant qu’ils veulent manifester leur sexualité sur la place publique, ils ne sont pas normaux.

                      Comme les musulmans qui, face à toute critique crie au « racisme », les homos accusent ceux qui critiquent l’homosexualité d’être « homophobe ». Ils réclament la liberté d’expression dans des formes les plus outrancières pour eux mêmes mais ils la refusent à ceux qui n’approuvent pas leurs manifestations. Avec l’accusation de « homophobie » ils clouent le bec à toute critique. Si autrefois ils étaient obligés de se comportez d’une façon discrète sous peine de poursuites, aujourd’hui ils ont réussi de renverser la situation de sorte que c’est nous autres, hétéros, qui n’osent plus dire ce que nous pensons sans prendre mille précautions.

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