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Accueil du site > Actualités > Société > Manifeste sur l’homosexualité

Manifeste sur l’homosexualité

L’Humain a toujours été un animal totalement à part des autres. Il est doté d’un esprit complexe et possède un potentiel pratiquement infini. Il peut inventer de nouvelles technologies, développer des techniques, améliorer ce qui existe déjà pour offrir à ses compatriotes de nouveaux espoirs, de nouvelles possibilités, de nouveaux horizons. Chaque année, plus d’une découverte majeure est faite et on voit notre futur devenir légèrement plus brillant (ou plus sombre, dépendamment du secteur d’activité dans lequel a lieu la découverte en tant que telle). Or, tout ce positif dans l’Homme doit nécessairement apporter son lot de points négatifs : les guerres, la haine, la cupidité, l’argent… Oh, le plus horrible de ces points doit probablement être la discrimination. Pourquoi ? Parce que cela semble être pratiquement l’apanage de l’homme : cela lui est exclusif. Vous ne verrez pas un groupe de chiens en rejeter un parce qu’il est d’une couleur différente, parce qu’il a les dents plus longues, parce qu’il s’agit d’une autre race. Plus particulièrement, les idéologies qui sont contre l’homosexualité sont purement humaines, car il y a des cas d’homosexualité chez les animaux et ces cas ne provoquent rien chez leurs semblables. Il n’y a que chez nous que cela arrive. Pour quelles raisons ? Parce que c’est contre nature ?

L’homosexualité est une réalité qui existe depuis des lustres. Est-ce une invention de la folie des Occidentaux ? Non. Où est-elle née ? On l’ignorera toujours, mais les traces les plus lointaines de rapports sexuels et/ou amoureux entre gens du même sexe remontent loin, en Égypte et même au Japon. En effet, les pharaons possédaient des harems dans lesquels se trouvaient également des hommes, et les légendaires samouraïs se livraient également à ce genre de relations homosexuelles. Or, la société ancienne qui nous en apprit le plus sur l’homosexualité de l’époque fut celle de la Grèce antique.
 
Certaines rumeurs circulent, de nos jours. En effet, j’ai moi-même entendu à plusieurs reprises différentes allégations sur le fait que les anciens Grecs étaient tous une bande d’homosexuels qui passaient leur temps dans des orgies masculines. Or, d’autres disent également qu’au contraire, les hommes se mariaient tous à une femme et avaient des enfants, ce qui prouvait bien leur hétérosexualité. De toute évidence, ces deux propos ne sont pas vrais. Ils portent tous les deux un soupçon de vérité. Il serait faux de dire que l’homosexualité était acceptée par tout le monde : la situation n’est pas si simple que cela. Les Grecs n’encourageaient pas des amours entre deux hommes : en fait, ils méprisaient cela. Ce qu’ils vantaient, c’était les relations entre les hommes (ou « erastes ») et les jeunes garçons (ou « éromènes »), toujours dans une relation où le premier était dominant et le dernier étant dominé. En observant cela de nos yeux contemporains, il est possible que cela paraisse comme une véritable abomination, mais à l’époque, il s’agissait de quelque chose de très valable et valorisant. En effet, en Grève antique, le culte du corps était incroyablement omniprésent. Ainsi, posséder un « jeune garçon » qui répondait à tout ce qui définissait la beauté était un véritable honneur dont on devait se vanter. De nos jours, nous pourrions comparer cela à une voiture décapotable qu’on utilise à toutes les occasions pour montrer que la personne qui la possède est bien nantie.
 
Or, en fait, si ces relations étaient acceptées, c’est en partie parce que la société grecque antique était un tantinet misogyne, c’est-à-dire que les membres de la gent féminine étaient considérés comme inférieures. Ainsi, tous les hommes se mariaient (car le célibat était extrêmement mal vu, également : à Sparte, il était même puni par la loi), mais ce n’était que pour des raisons politiques, sociales ou religieuses. Les femmes servaient à faire des enfants. Les hommes n’avaient des relations hétérosexuelles que pour procréer. Hormis cela, la recherche de plaisir se faisait presque exclusivement entre hommes. Quant au lesbianisme, il était extrêmement mal vu, car c’était considéré comme une « insulte à la toute puissance masculine ». Or, peu à peu, des voix s’élevèrent contre l’homosexualité en général et cela cause, en 226, la création de la « Lex scatina » romaine, qui punissait les relations amoureuses entre hommes. (Il faut préciser qu’à Rome, la situation des homosexuels était, avant cette première mesure, tout à fait semblable à celle de la Grèce antique.)
 
Cette relative ouverture d’esprit fut totalement ébranlée par l’arrivée du christianisme. Il serait cependant erroné de considérer que l’Église est responsable de tous les comportements homophobes : après tout, il y avait déjà une bonne méfiance et une certaine désapprobation par rapport à l’homosexualité. Disons simplement qu’elle a lancé de l’huile dans les braises. Cela ne prit que quelques années après que l’Empire romain eut adopté le christianisme comme religion officielle pour que l’homosexualité soit réprimée par une véritable loi. S’ensuivit une escalade de procédures législatives qui finirent par aboutir à la peine capitale pour tous les homosexuels. L’Église servit réellement de catalyseur et augmentait sans cesse la haine des gays en disant que Dieu causait des tremblements de terre et déclenchait des épidémies par leur faute, pour les punir, ce qui les plaçait en position « d’ennemis de l’Homme ».
 
Durant le Moyen Âge, cette haine se résorba quelque peu, mais fut de nouveau ravivée pendant le XIIIe siècle, avant d’être adoucie de nouveau pendant le Renaissance… L’histoire de l’homosexualité est très révélatrice : elle se dessine comme un grand zigzag, remplie de hauts et de bas. Ne trouvez-vous pas cela étrange ? Pendant près de deux mille ans, on n’a cessé de revoir la relation qu’entretiennent les gouvernements avec l’homosexualité. S’agit-il d’un crime ou pas ? Devrait-on leur permettre de se marier ou pas ? Devrait-on leur permettre d’adopter des enfants ou pas ? Des débats qui animent la société d’aujourd’hui depuis des années et qui ne semble jamais être résolu.
 
Premièrement, pouvons-nous dire que l’homosexualité est un crime ? Dépendamment du pays dans lequel vous vous trouvez, c’est possible. Dans 70 pays de notre monde, c’en est un, et il est passible de la peine capitale dans une dizaine d’entre eux. Pourquoi est-ce considéré ainsi ? Pour plusieurs raisons que je pus rassembler sur l’Internet, dont celles-ci :
  • Il s’agit d’un comportement contre nature.
  • Ce n’est pas normal.
  • Ça me dégoûte
  • Ça empêcherait la procréation.
  • Dieu a dit que c’était mal.
Raisonner ainsi est-il une marque d’homophobie ? Vous savez, ce terme cause souvent bien des remous et est utilisé à tort et à travers. On ne peut parler d’homophobie que quand il y a hostilité (explicite ou implicite), ce qui révèle de la peur, de la haine ou de l’aversion envers l’homosexualité. Ce terme désigne donc l’ensemble des préjugés et toute la discrimination envers les gens qui ont des préférences amoureuses et/ou sexuelles envers les gens de même sexe : « De même que la xénophobie, le racisme ou l’antisémitisme, l’homophobie est une manifestation arbitraire qui consiste à désigner l’autre comme contraire, inférieur ou anormal. »[1]
 
Ainsi, en suivant cette logique, nous pourrions dire que les trois premiers arguments sont des commentaires homophobes qui bafouent les droits humains les plus fondamentaux. Peut-on, en toute conscience, considérer ces arguments comme valables ? (Il est à noter que les deux premiers arguments, semblables bien que différents, étaient et sont toujours employés par les autorités religieuses chrétiennes, musulmanes et juives ; le Dalaï Lama a même répété à plusieurs reprises que le bouddhisme ne pouvait tolérer cela. [2]) Le dernier argument, quant à lui, est un jugement basé sur une croyance religieuse, et donc, difficilement réfutable, malgré le fait que toutes les religions disent qu’il faut respecter son prochain et l’aimer. Légèrement paradoxal. Le quatrième est plutôt une question d’exagération : ce n’est pas comme si tout le monde risquait de se transformer en homosexuel. Justement, voilà une bonne question : est-ce qu’on peut DEVENIR homosexuel ? Est-ce un choix ? Est-ce inné ? Est-ce acquis ? Voilà une question extrêmement importante et embêtante, car chaque réponse possible apporte son lot d’inconvénients.
 
Est-ce qu’être homosexuel, c’est inné ? La question a été posée par un très grand nombre de chercheurs. Une quasi-majorité des homosexuels diront qu’il s’agit d’un fait, qu’ils sont nés ainsi. Or, le problème avec cette question est qu’il n’y a, pour le moment, aucune différence chimique, génétique ou moléculaire entre les personnes hétérosexuelles et homosexuelles. Ainsi, trois choix s’offrent à nous : soit nos techniques ne sont pas suffisamment avancées, soit l’homosexualité n’est pas innée, soit c’est tout simplement inexplicable puisqu’il s’agit d’un évènement simplement psychologique et spirituel sans aucune influence ou cause physique. Le problème avec la première option n’est pas évident. Il se révèle lorsqu’on se demande quelle sera la réaction de la société si on découvrait que tel gène causait l’homosexualité, ou que c’était simplement un manque de telle hormone durant la grossesse. Cela transformerait l’homosexualité en espèce de malformation que l’on pourrait guérir en retirant le gène « défectueux » ou en injectant artificiellement des hormones aux femmes enceintes pour prévenir tout « problème ». La seconde possibilité n’est guère mieux, car elle implique un choix ou une acquisition, concepts auxquels beaucoup d’homosexuels s’opposent. Quant à la dernière, il s’agit d’un vrai cul-de-sac : comment défendre cet argument ? Il repose sur l’idée que ce n’est pas prouvable : comment prouver ce qui ne l’est pas ?
 
Si ce n’est pas inné, est-ce acquis ? Selon certains psychiatres, oui, car il existe certaines ressemblances psychologiques et relationnelles chez la majorité des homosexuels. En effet, selon Irving Bieber, un psychanalyste américain désormais décédé, les homosexuels ont toujours un rapport père-fils anormal et insatisfaisant. Bon, le mot « toujours » est à prendre avec un grain de sel : ses études lui ont permis d’en venir à cette conclusion. Elle date de plusieurs années et n’est pas nécessairement très représentative. Bref, cette hypothèse soulève tout de même un grand nombre de protestations de la part des communautés homosexuelles, car elle considère cette préférence sexuelle, de nouveau, comme étant une pathologie curable, alors qu’ils refusent de considérer cela ainsi.
 
Finalement, si ce n’est ni inné ni acquis, il s’agit d’un choix personnel. Or, si c’en est un, il devrait y avoir des explications logiques et sensées derrière le « choix » de son orientation sexuelle, et chacun devrait dire pourquoi il a choisi d’aller à l’encontre de ce qu’enseignent les vieilles traditions de notre espèce, soit qu’un couple, c’était un homme et une femme, ce qui en contrarie certains. L’idée qui dicte la formation « normale » d’un couple est partagée par tout le monde. Pensez-y un moment : si on vous disait « Un couple marche dans la rue. », verriez-vous automatiquement deux hommes ou deux femmes ? Non. Cette idée partagée par tous est un excellent exemple de la théorie du médecin, psychiatre et psychologue suisse Carl Gustav Jung, à propos de l’inconscient collectif. Qu’est-ce que c’est ? En gros, il dit que tout être humain possède, à travers notre psyché séparée en différentes strates, une partie d’inconscient qui est collectif à tous les individus de l’espèce. Ainsi, certaines idées nous seraient inculquées naturellement. Ces idées se nomment « archétypes ». On pourrait donc dire que l’idée que « couple = homme + femme » en serait un. Cela expliquerait bien pourquoi les gens semblent très souvent gênés ou simplement dérangés par les couples homosexuels. Après tout, cela vient briser une idée commune qui existe depuis des milliers et des milliers d’années. Il est « normal » que certaines difficultés soient rencontrées dans le processus d’acceptation et de reconnaissance des couples homme-homme ou femme-femme, je ne dis pas, mais est-il simplement correct de vouloir leur interdire tout genre d’union respectable uniquement pour préserver une ancienne idéologie ? Après tout, l’évolution et le progrès, c’est ça : modifier notre manière de concevoir l’Univers, changer ce qui est dépassé… En gros, l’évolution, c’est s’adapter mentalement à tout ce qui change autour de nous.
 
Le « mouvement homosexuel » est devenu assez important, de nos jours. Des organismes prônant la mondialisation des droits des homosexuels et sa dépénalisation ont été créés dans pratiquement tous les pays du monde (sauf quelques exceptions dans des pays où l’homosexualité est un crime condamnable). Tous les combats menés par ces groupes ont grandement fait avancer leur cause, si bien que l’ONU a créé une déclaration de la dépénalisation universelle de l’homosexualité, signée (à ce jour) par 66 pays sur les 192 pays de l’Organisation des Nations Unies. C’est un bon début, même s’il reste beaucoup de travail à faire dans cette question.
 
Il ne faut cependant pas croire que tout va de mieux en mieux, car de nombreux problèmes très graves persistent. Le sort semble vouloir s’acharner contre les homosexuels. Un exemple : le taux de suicide chez les jeunes homosexuels extrêmement élevé. Pourquoi ? Selon Viktor Frankl, philosophe qui travailla dans les camps de concentration nazis et qui put observer avec attention le comportement humain dans des conditions très difficiles, il faut que notre vie ait un sens pour que nous puissions vivre. En effet, il demanda à certains de ses patients pourquoi ils ne se suicidaient pas tandis que certains autres le faisaient, et leurs réponses lui permirent d’en venir à certaines conclusions : la découverte du sens de la vie peut passer par trois avenues, soit l’accomplissement d’une bonne œuvre/action, la connaissance et l’amour de quelqu’un ou de quelque chose et la capacité à dignement supporter la souffrance. En possédant au moins l’une de ces trois idées, on peut vivre, car elles peuvent offrir une très forte envie de vivre. Celui qui n’a aucun sens à sa vie se condamne donc lui-même à ne plus vivre, d’où l’idée du suicide. Dans le cas des homosexuels, le fait de vivre dans une société qui désapprouve fondamentalement les relations entre gens de même sexe peut grandement abîmer leur quête de sens, puisqu’ils se voient refusés celui qui est d’aimer quelqu’un. Si cela était la seule raison de vivre de tel individu, il voit ainsi son existence perdre tout son intérêt, puis il finira soit par se suicider ou par trouver un autre moyen de vivre, ce qui peut être impossible dans certains cas. S’ils parviennent à la conclusion que la vie est dénuée de but, pourquoi pensez-vous qu’ils voudraient continuer à vivre ?
 
On porte souvent des jugements envers les homosexuels. On les dénigre, on les juge, on se demande pourquoi diable ils ont choisi cette vie, on leur colle des étiquettes, on les affuble d’une quantité impressionnante de quolibets insultants, etc. Les gens ignorent à quel point être homosexuel peut être un réel fardeau, très lourd à porter pour certains. En conservant une mentalité considérant l’hétérosexualité comme seule sexualité correcte et acceptable, on peut très grandement blesser et rendre la vie de ceux-ci difficile, voire impossible. On leur indique qu’ils sont anormaux et qu’ils sont fous de ne pas aimer l’autre sexe, que ce soit d’une manière polie ou non. Les gens n’ont absolument aucune idée de ce que ça peut faire, être haï par une partie de la population uniquement à cause d’une différence aussi simple. Les gens ne savent pas ce qu’est le « Gay Bashing ». Ils ignorent qu’il s’agit d’attaques physiques et/ou verbales qui ne visent que des gens homosexuels (ou qui sont présumés comme étant homosexuels). Ces gestes sont commis par des gens réellement empoisonnés par une idéologie ultraconservatrice opposée à l’ouverture de l’esprit, qui croient qu’un bon gay est un gay mort, ou au moins dans le coma à l’hôpital. Nous sommes en 2010, les domaines scientifiques et techniques se développent de manière quasi-exponentielle. Nous avons donné le droit de vote aux femmes, nous avons arrêté l’esclavage (bien que certaines compagnies continue d’exploiter des travailleurs sous-payés, ce qui est, à mon avis, comme de l’esclavage), nous avons combattu pour notre liberté à tous. Pourquoi refuser alors de simplement accepter et respecter les homosexuels ? Pourquoi ne pas simplement admettre une autre sexualité que l’hétérosexualité ? Pourquoi refuser fermement (voire violemment) de simplement… Évoluer ?


[1] Daniel Borillo, L’homophobie, PUF, coll. "Que sais-je ?", Paris, 2000, p. 3.

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48 réactions à cet article    


  • Yvance77 10 mai 2010 10:25

    Salut,

    Bon ok ok ok ... il n’y a pas à lancer des pierres c’est certain contre ces gens avec cette orientation. Ceci étant cela ne donne pas plus de droits non plus que le commun des mortels.

    Et c’est cela qui navre voir énerve. C’est cette propension à dire que cette différence doit être traiter d’une manière supérieure.

    Je suis un farouche opposant à l’adoption par exemple par deux personnes du même sexe, c’est une aberration contre la Nature au sens noble. Et ne mettez pas en avant cette vaste connerie, il vaut mieux que l’enfant se retrouve dans un milieu avec deux homos épanouis que dans une structure ou la vaisselle vole.

    Non il faut un équilibre ou l’enfant sera dans un cellule familiale heureuse avec une femme et un homme.

    Idem pour le mariage c’est pas sacré en soit ni inscrit dans le marbre, mais il devrait être réservé aux seuls hétéros.

    Ensuite que les autres vivent et puissent se faire reconnaitre par une administration c’est sans problème.

    Pour le reste ...

    A peluche


    • LE CHAT LE CHAT 10 mai 2010 14:27

      idem ! un enfant serait mieux pour son équilibre au sein d’un couple constitué d’un homme et d’une femme comme il se doit ! le mariage est pour les hétéros , le Pacs existe pour les autres ! chacun fait ce qu’il veut avec son cul , tout cela ne nous regarde pas ... tant qu’on vienne pas revendiquer des droits spécifiques en affichant cette différence ou nous imposer des gay pride au ridicule achevé qui donne une image déplorable des homos qui ne sont pas tous des follasses !


    • sleeping-zombie 10 mai 2010 14:47

      Salut,

      Ceci étant cela ne donne pas plus de droits non plus que le commun des mortels.
      ... euh, et ils se cachent où les « plus de droits » ?

      Ensuite, tu parles d’aberration contre la Nature. Mais de quelle nature tu parles ? (déjà la mettre en majuscule). Parce que si tu parles de l’état de l’humanité avant les premières structures sociales, tu reviens aussi sur l’interdiction du cannibalisme, de l’assassinat, de l’inceste et ne sais quoi... j’imagine que tu pensais pas à ça non ? alors décris nous donc l’Homme Naturel, qu’on puisse faire le tri entre pur fantasme et idéologie ^^

      Quant au mariage, réservé aux seuls hétéros... amusant que tu donnes aussi vite un parfais contre-exemple à ton premier propos avancé (l’égalité des droits)

      Bon allez, ++

      PS : au fait, si on interdit l’adoption par des couples homos sous prétexte que "c’est pas bon pour l’enfant qui doit avoir une cellule familiale « normale » (sans avoir jamais eu l’ombre d’une preuve), ne devrait-on pas aussi interdire le divorce, ou pire la simple séparation, des couples ayant un enfant mineur ?


    • Zenitram 11 mai 2010 01:36

      « C’est cette propension à dire que cette différence doit être traiter d’une manière supérieure »


      De quelle manière supérieure ?

      « Je suis un farouche opposant à l’adoption par exemple par deux personnes du même sexe »

      Tiens, voila un refus de l’égalité, ça commence bien...

      « c’est une aberration contre la Nature au sens noble. »

      Autant qu’un couple hétéro non fertile : toute adoption est contre nature.
      Les homos demandent à avoir les MEMES droits que les hétéro : celui d’un couple non fertile à adopter.
      Vous parlez de contre-nature ? Mais c’est contre-nature qu’un couple hétéro non fertile puisse adapter autant qu’un couple homo. Juste une démonstration d’homophobie cachée, puisque être contre-nature ne vous dérange pas pour les hétéros

      « Non il faut un équilibre ou l’enfant sera dans un cellule familiale heureuse avec une femme et un homme. »

      Une cellule familiale heureuse peut très bien être composée de 2 hommes ou 2 femmes.
      Aucun argument sur l’ajout de « une femme et un homme. », allez hop une homophobie qui tait son nom.

      « Idem pour le mariage c’est pas sacré en soit ni inscrit dans le marbre, mais il devrait être réservé aux seuls hétéros. »

      Pourquoi ?
      Les homos demandent juste à ce que 2 personnes qui s’aiment puissent ce marier. Exactement comme les hétéros. Pas plus, juste pareil.
      La mariage n’a aucune relation avec le fait de pouvoir avoir des enfants, puisque qu’un mariage de personnes hétéros stériles ou qui ne veulent pas d’enfants n’est pas annulé.

      Les homos demandent juste les mêmes droits que les autres, et bizarrement vous considérez que d’avoir les mêmes droits que vous, c’est être traité de manière supérieure, pourquoi ?

      Le pire dans l’homophobie n’est pas l’homophobie qu’on voit, mais cette homophobie qui cache son nom, pour paraitre « bien ». Ca reste de l’homophobie.

    • Rounga le mythique Roungalashinga 10 mai 2010 10:39

      Effectivement, la question que vous posez sur la part de l’inné et de l’acquis dans l’homosexualité est importante. En effet, s’il s’avère qu’on ne naît pas homosexuel mais qu’on le devient, alors cela peut légitimer la crainte de certaines personnes d’une « contagion » dans le cas où l’homosexualité deviendrait non pas admise, mais banale. Une telle « contagion » aurait donc un effet néfaste sur la démographie.
      En revanche, si être homosexuel relève de l’inné, alors démographiquement parlant il n’y a aucun risque à généraliser ce comportement.


      • COVADONGA722 COVADONGA722 10 mai 2010 11:26

        hé hé lisez bien la relation du discour du specialiste qui aurait bossé sur les camps nazis et l explication sousjacente donnée du taux de suicide chez les homosexuels . Yep pas besoin d’avoir fait dialectique spé pour comprendre le processus mental de gens se vivant comme « déportés » dans cette société qui les martyrisent.
        Plaidoyer detestable d’une situation allant en empirant en occident cela cas de paire avec une déliquescence totale des valeurs morales.Vous remarquerez que cette affirmation identitaire de préférence sexuelle vis en symbiose avec le mode de pensée liberal libertarien yep le clientelisme communautaire vas se nicher partout.


        • Daniel Conrad Hall 10 mai 2010 11:53

          Cher Gaumond,
          Bravo pour cet article. M’autoriseriez-vous à le reproduire sur notre site collaboratif et bénévole dont le lien doit être sur mon pseudo ?


          • Gaumond 11 mai 2010 00:00

            C’est d’accord, vous pouvez le reproduire sur votre site... Par contre, il est possible (voire probable) que je le modifie légèrement afin de mieux élaborer le contenu (car, bon, à la base, il s’agissait d’un travail que je devais remettre... Cela dit, je n’en suis pas certain encore, je verrai.)

            Si jamais il y a modification de mon article, je vous en avertirai pour que vous puissiez vous aussi modifier légèrement la copie. Passez une bonne journée !


            • Soyouzz 10 mai 2010 14:12

              Je suis toujours étonnée sur Agoravox de voir des échanges très constructifs sur la majorité des articles politiques ou de société.... et de lire une fermture d’esprit incroyable en ce qui concerne les homosexuels !
              J’ai croisé des homos hommes et femmes qui sont profondément perturbés par leur sexualité parce que leur éducation leur a appris que c’était mal d’être attirés par des personnes de leur sexe. S’ils avaient le choix, ils auraient une petite famille « normale » avec un partenaire de l’autre sexe et des enfants. Sauf que ca ne marche pas. Ce n’est pas eux.(je dirais même que certains hommes ne peuvent mécaniquement rien faire avec une femme !)
              Et si on laissait juste les autres vivre comme ils veulent tant que tout le monde se respecte ? (et je dis ca de la même manière que pour les hétéros : se tenir la main dans les lieux publics, parler de leur conjoint au travail sans être jugés... bien évidemment pas de s’exhiber en pleine action dans les buissons comme j’ai déjà lu ici)


              • Firedog Firedog 10 mai 2010 14:14

                Article intéressant.
                Par contre, en lisant les commentaires et les notes, je me dis que la majorité des commentateurs d’AV sont vraiment des vieux réacs !
                Ma position est simple, bien qu’étant hétéro : A partir du moment où c’est entre adultes consentants, ils font bien ce qu’ils veulent !
                Après, je suis aussi pour le mariage homo et pour l’adoption par des homos, ce n’est pas leur accorder plus de droits que les autres que je sache...
                La liberté de chacun s’arrête là où commence celle de l’autre.


                • Firedog Firedog 10 mai 2010 16:10

                  Vos remarques sont pertinentes. Cependant, je pense tout de même qu’un enfant serait mieux dans un foyer quel qu’il soit qu’à la DDass. Je suis d’ailleurs pour l’adoption monoparentale, pour les mêmes raisons. Quant aux modalités de mise en oeuvre de celles-ci, nous pouvons y réfléchir. Vérifier la stabilité du foyer, faire passer des tests psychologiques... que sais-je, c’est juste une question de volontarisme. Quant aux moqueries et autres insultes, il me semble que dès qu’il y a une différence, elles existent. Faudrait-il interdire l’adoption aux nains, aux aveugles, aux hémiplégiques ? Je ne pense pas...


                • COVADONGA722 COVADONGA722 10 mai 2010 16:52

                  désolé , suis persuadé que l’on est cent fois mieux protégé a la DDASS que dans un couple homo peut importe le genre .Pour les atrabilaires gays je ne meconnais pas
                  les danger pour un enfant de certains couples hetéro .Mais comme je trouve que la communauté gay verse dans le consumerisme y comprit dans sa demande d’enfant je persiste vaut mieux la ddass qu un couple gay.


                • Firedog Firedog 10 mai 2010 16:57

                  Euuuuh la communauté gay ? C’est à dire ? Je croyais que c’était une somme d’individualités, comme la communauté hétéro... C’est justement ça le problème, on est comme ci parce qu’on est gay, arabe, juif... Qui a dit préjugé ?


                • COVADONGA722 COVADONGA722 10 mai 2010 18:09

                  yep c est elle qui s’organise en communauté , revue, quartier ,représentant visible, lobying
                  ect.. que les poltiques les incitent ainsi que d’autre communautarismes releve de l’ évidence
                  des clients communautaires plutots que des citoyens avec des différences.


                • Firedog Firedog 10 mai 2010 21:13

                  Euuuuh, tu veux dire, un peu comme des syndicats ?


                • bakounine 10 mai 2010 14:55

                  Tres bon article^^
                  Drole de société ou des vieux reacs veulent s’imposer juge, nous n’avons deja plus beaucoup de libertés et ces gens là veulent aussi décider de ce que doit etre une relation amoureuse entre adulte consentant, mais pour qui vous prenez vous donc ??
                  L’époque de l’inquisition est terminée !!
                  A moins qu’il n’y est un retour en arrière ??
                  C’est fou ce que la génération d’après guerre va leguer comme horreur, une planete completement polluée, des ideaux digne du moyen age le tout guidé par une morale a gerber.
                  et dire que ce sont mes impots qui arrosent ces enfoirés........................................................


                  • Marc Viot Marc Viot 10 mai 2010 15:19

                    Middle Sexes - Expérience sur l’homophobie

                    Des scientifiques ont mesurés l’excitation de 64 hétérosexuels devant des vidéos gays. Des hommes se déclarant homophobes sont plus excités par des vidéos pornos gays qu’hétéro... 

                    http://www.dailymotion.com/video/x8234l_middle-sexes-experience-sur-l-homop_news

                    • Rounga le mythique Roungalashinga 10 mai 2010 15:28

                      C’est bien connu qu’on ne supporte pas que ce qu’on a peur de trouver en soi.


                    • Le chien qui danse 10 mai 2010 18:58

                      « Que des types qui se croyaient tarlouzes »

                      Du gélone dans le texte, lui que les homos font gerbeeeeeeeeeeeeerrrrrrrrrrrrreuuuuuuuuuaaaaaaacccchtttttt, pfiiioutttt !!!!

                      Même qu’il est sur d’être dans le vrai parce que sa femme est d’accord avec lui et qu’ils l’ont vu dans un reportage que ça servait à rien d’être homo, c’est dire comme c’est beau les vrais hétéros qui s’aiment...

                      Ha ha, trop top le gélone, mais bon on se demande si lui il sert à quelque chose, hum, faut chercher , allez j’envoie mon chien....


                    • Mmarvinbear mmarvin 10 mai 2010 19:47

                      "Et l’expérience inverse a montré quoi ? Que des types qui se croyaient tarlouzes étaient en réalité des hétérosexuels dans l’âme ?«  : En fait non... On se concentre sur le mec et on »efface« la nana en s’imaginant être à leur place...

                      Mais par expérience, c’est vrai qu’au sauna, je me suis tapé un nombre incroyable d’ »hétéros« . Pas mal d’entre eux ne prenant même pas la peine de retirer leur alliance...

                      Que voulez vous mesdames... Ils ont beau vous aimer, il vous manquera toujours un »petit quelque chose" pour bien récurer dans les coins...


                    • Marc Viot Marc Viot 10 mai 2010 20:39

                      À mon avis, et dans le cas présent, c plutôt ce petit zeste de cerveau-c*ille qui leur manquerait ...


                    • Le chien qui danse 11 mai 2010 10:25

                      Des tarlouzes, des jo la fiotte là vous attaquez les personnes, sous couvert de vos théories sociologiques de bas du front vous tentez de couvrir votre haine qui se sent à plein pif.
                      (D’ailleurs, je suis hétéro et j’ai deux filles, mais bon p’tet qu’une p’tite....oula j’arrète là sinon vous allez gerber et c’est vot femelle qui va devoir nettoyer la grotte)

                      Pour finir, j’espère que vous pouvez encore « fonctionner » sexuellement sinon on pourrait être amené à penser que vous êtes un refoulé. Oui je sais on va pas amener la psycho en plus parceque déjà que vous gerbez a la pensée si en plus on vous fait chier, qu’elle image il va rester de vous et de l"état de votre grotte.

                      Bon allez je vous laisse, je ne vais quand même pas perdre mon temps avec des imbéciles dans votre genre surtout qu’il y en a pléthore.
                      C’était juste pour me défouler un peu, les tête de noeud comme vous ça excite les ...censuré...., attention à ne pas gerber n’importe où en vous regardant dans le miroir, vu que vous vous admirez tant.


                    • Annie 10 mai 2010 18:35

                      Ironique que l’on prenne soudain en considération les intérêts des enfants lorsque l’on parle de l’homosexualité, en reprochant de les exposer à des préjugés et des stéréotypes, alors que ce sont justement les préjugés et les stéréotypes qui conduisent à ce genre de réflexion. Un chat qui se mord la queue, en quelque sorte. 


                      • sleeping-zombie 10 mai 2010 19:20

                        Curieusement j’ai du mal a croire que ceux qui brandissent ces arguments te comprennent... hélas


                      • sleeping-zombie 11 mai 2010 08:50

                        @sudiste
                        C’est vrai que le propos d’Annie manquait d’un exemple.
                        Procédons à une substitution :
                         (choisi l’italique qui te parle le plus)
                        « 
                        On ne devrait pas accorder le droit d’adoption aux musulmans-noirs-juifs-roux-homosexuels-pauvres parce que chacun sait que cette catégorie de personne est haïe-discriminée-ostracisé* et que ça rejaillira sur le pauvre gosse qui n’a rien demandé a personne et qui mérite mieux. Du coup le pauvre gosse va souffrir des quolibets toute son enfance.
                         »
                        * je n’émet aucun avis, juste un constat.


                      • stef stef 10 mai 2010 22:02

                        http://sens-commun.blogspot.com/2006/10/les-animaux-homosexuels-font-leur.html



                        Je me demandais ce qu’il en était chez les autres espèces...

                        L’homme étant, ni plus ni moins, qu’un animal comme les autres, il semble donc que l’homosexualité soit un comportement tout à fait normal.

                        • stef stef 11 mai 2010 22:55

                          Il me semble que le sujet de cet article est l’homosexualité et non les homicides !


                          Votre commentaire est donc nul et non avenu...

                        • Alpaco 10 mai 2010 23:11

                          l’homosexualité est de moins en moins tabou, mais reste incomprise.
                          l’amour et la sexualité sont un mystère.
                          Par contre le comportement animal et humain de reproduction est parfaitement connu (mâle qui éjacule dans vagin de femelle pour faire un bébé=> spermatozoïde vers ovule).

                          C’est bien ça le sujet de l’homosexualité, est-ce lié à l’amour ou est-ce une sorte d’aliénation du comportement de reproduction ?
                          « couple = homme + femme », je propose couple = deux personnes qui s’aiment.
                          l’amour est mal percu quand il casse le schéma animal de reproduction associé au schéma culturel d’amour.

                          Pourtant on aime son frère, sa soeur, son père, sa mère, son cousin, sa cousine, etc.

                          « Dans le cas des homosexuels, le fait de vivre dans une société qui désapprouve fondamentalement les relations entre gens de même sexe peut grandement abîmer leur quête de sens, puisqu’ils se voient refusés celui qui est d’aimer quelqu’un. »

                          Faut-il dissocier le comportement animal de reproduction du comportement humain d’amour ?
                          Et ainsi casser le schéma culturel hérité qui impliquerait que l’amour entre deux individus abouti forcément à la procréation.

                          La notion de sexualité c’est l’arnaque qui fait croire (aux mâles et femelles) qu’éjaculer dans un vagin régulièrement est lié aux sentiments donc est un comportement social nécessaire, et même pas pour simuler le comportement de reproduction, mais pour des raisons de croyances religieuses et sociales/culturelles.

                          Tout cela échappe aux gestionnaires de l’information commerciale, cela devient une habitude.
                          A nous d’en parler.


                          • saint_sebastien saint_sebastien 11 mai 2010 00:07

                            l"homosexualité ne sera jamais acceptée pleinement par la société , c’est un fait. Et ce n’est pas juste une histoire de religion , de naturalisme ou autre.


                          • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 11 mai 2010 00:10

                            L’examen de l’argumentation d’André Gide dans son célèbre Corydon n’est pas inintéressante.

                            http://laconnaissanceouverteetsesdetracteurs.blogspot.com/2010/04/folio-2235-1.html


                            • phiconvers phiconvers 11 mai 2010 01:11

                              Article long, ennuyeux et péniblement pleurnichard. Foutez-nous la paix et vivez votre homosexualité sans demander une quelconque reconnaissance de la part de gens qui se foutent immensément de vos choix personnels.


                              • Zenitram 11 mai 2010 01:42

                                « de la part de gens qui se foutent immensément de vos choix personnels. »


                                Si vous vous en foutez, vous ne verrez donc aucun inconvénients qu’ils aient les mêmes droits que les autres (comme l’adoption et le mariage).

                                Le problème est que les gens ne s’en foutent pas, et pensent que « c’est pas bien », et les empêchent de vivre comme les autres.

                                Les homos foutront la paix aux emmerdeurs le jour où leur sexualité ne sera plus un critère pour leur interdire quelque chose. Ils ne demandent que ça : qu’on leur foutent la paix, qu’on ne les juge pas sur leur sexualité. Mais les autres ne leur fout malheureusement pas la paix et font des lois qui ne leur foutent pas la paix...

                              • phiconvers phiconvers 11 mai 2010 01:56

                                Je ne crois pas au droit à l’enfant, pour les femmes ménopausées, pour les couples stériles, pour les vieux jouisseurs se découvrant des instincts paternels sur le tard, ni bien sûr pour les homosexuels. L’adoption, qui pose par ailleurs tout un tas de problèmes de divers ordres, n’a donc aucune raison d’être accordée aux couples homosexuels.

                                Assumez votre différence, ne réclamez pas l’accès à l’institution du mariage, conçue comme modèle par les autorités civiles conscientes de l’apport à la société que constituent les familles s’appuyant sur des références dépassant de très lojn vos aspirations égoïstes.

                                Je ne pense en outre pas que l’Etat doive accorder un qulconque bénéfice d’ordre fiscal aux couples homoesexuels, par nature improductifs d’un point e vue démographique. L’Etat n’a pas à s’intéresser aux romances et aux sentiments. Vivez les vôtres, sans vindicte et sans illusion sur ce que vous « doit » la société (ie rien).


                              • Gaumond 11 mai 2010 01:59

                                Commentaire court, triste et qui ne semble pas issu d’une vraie réflexion poussée. Vous semblez persuadé que l’homosexualité est un choix, tant mieux pour vous. Or, bien que vous le croyiez, j’aimerais que vous ne considériez pas cela comme une vérité universelle, parce que c’est tout sauf prouvé. Croyez-bien que si c’était un simple choix, tout le monde serait hétérosexuel et cet problématique n’existerait pas.

                                Et puis bien entendu, que les homosexuels ne revendiquent rien ! Après tout, on s’en moque de l’équité ! Les femmes auraient pas dû se battre pour être suffisamment reconnues pour recevoir le droit de vote. Elles auraient dû vous foutre la paix et vivre leur condition féminine sans demander aucune reconnaissance de gens qui se foutent d’elles.


                              • phiconvers phiconvers 11 mai 2010 02:10

                                Choix ou contrainte, je n’entre pas dans ce débat qui ne m’intéresse pas. Remplacez donc si vous voulez « choix personnels » par « situations individuelles ». Mais la société, je le répète, ne vous doit rien et n’a aucune raison de corriger ce que vous présentez vous-même comme qqch. de subi. L’Etat n’est pas votre mère et la société n’a que faire de vos états d’âme.

                                Désolé d’être blessant mais je n’en peux mais de l’activisme d’une petite minorité de la communauté homosexuelle qui entend monopilser le débat public autour de questions qui sont, du point de vue de l’immense majorité de l’humanité, absolumet secondaires.

                                Et votre comparaison avec les femmes n’est pas valide. D’abord, je trouve bêtement prétentieux de considérer qu’elle sont passées de l’obscurité à la lumière du fait du féminisme des années 50, 60 et 70 et les injustices dont elles ont pu être victimes ne reposaient sur aucune base morale valide, à la différence de la séparation d’un modèle viable qui est celui de la famille hétérosexuelle et d’une situation de fait fondée sur l’hédonisme. 


                              • Gaumond 11 mai 2010 02:41

                                Fondée sur l’hédonisme, vous vous aventurez peut-être un peu loin. Je ne parle pas ici de relations sexuelles mais bel et bien de ce qu’on peut appeler l’amour. Vous avez été amoureux, dans votre vie ? Vous aimeriez qu’on vous dise : « ... T’as pas l’droit d’aimer, t’es juste un gros bizarre, va te pendre, parce que beaucoup de monde se fout de ton existence. » Non ? Ben je trouve ÉQUITABLE que tout le monde ait les mêmes droits. La relation hétérosexuelle est aussi hédoniste que la relation homosexuelle.

                                Et puis je crois que vous exagérez : après tout, il y a une infinité de problèmes dans la société. L’humain n’est pas parfait... Mais justement, il faut parler de ces problèmes pour pouvoir les résoudre, si infimes soient-ils ! (Et considérez que si vous vous en moquez, ce n’est pas le cas pour plus d’un milliard d’êtres humains. Voilà ce que je considère comme de la prétention : affirmer posséder la vérité. De plus... Aujourd’hui, beaucoup beaucoup de gens se foutent de tout hormis de leur propre personne. Si on se fiait à cela, on laisserait tout ça comme c’est et rien ne changerait jamais, ce qui est peu recommandable, à mon avis) ... Et puis monopolisent-ils vraiment le débat public ? Voyons... Aux nouvelles télévisées, aujourd’hui, vous avez entendu parler de ça ? Probablement pas, il y a probablement eu davantage de potins de stars que de discussion sur l’homosexualité. Croyez-vous que les déboires de telle ou telle célébrité sont plus importantes ?

                                Et vous saurez que ledit féminisme des années 50-60-70 a grandement fait avancer la cause de la femme dans de nombreux pays du monde, mais que leur bataille n’est pas finie. Il y a encore plein d’endroits où leurs droits sont bafoués.

                                Et justement, cela n’a pas été prouvé scientifiquement que cette soi-disant famille parfaite hétérosexuelle soit plus avantageuse que la famille à parents homosexuels. Prouvez-le moi et probablement que je serai d’accord avec vous. Je n’agis pas d’une manière aveugle et insensée : je me base sur des faits. Je ne suis pas simplement accroché désespérément après une idée que je brandis en me voilant les yeux.


                              • phiconvers phiconvers 11 mai 2010 02:52

                                — - Vous aimeriez qu’on vous dise : « ... T’as pas l’droit d’aimer, t’es juste un gros bizarre, va te pendre, parce que beaucoup de monde se fout de ton existence. » ---

                                Mais je ne vous dis pas ça ! Vous avez le droit d’aimer qui vous voulez, et cela ne m’inspire aucun rejet, mais est-ce que ce droit que vous avez engendre le devoir pour la société d’assumer ce que coûte un mariage en termes de manque à gagner fiscal ? Je ne le crois pas. Jusqu’à présent, il ne m’est pas venu à l’idée de demander à l’Etat de subventionner
                                 mes amours. En revanche, je trouve normal que l’Etat m’assiste financièrement dans mon rôle de père de famille, éducateur investissant dans mes enfants, lesquels sont, si l’on voit les choses « froidement », la matière première nécessaire à la nation s’ils sont correctement élevés et s’inspirent de valeurs essentielles à la perpétuation de l’espèce et de ses codes.

                                Pour aller un peu plus loin dans le raisonnement, si cela est nécessaire à la sérénité des homosexuels, je serais d’accord pour que le mariage n’apporte en tant que tel aucun bénéfice fiscal ou social tant qu’il ne donne pas lieu à des naissances. Ainsi tomberait l’objection habituelles des mouvements LGBT sur les mariages hétéros stériles. 


                              • phiconvers phiconvers 11 mai 2010 02:55

                                Pour répondre à votre interrogation sur le « modèle hétérosexuel » de la famille, je crois très sincèrement que l’humanité se divisant en deux moitiés sexuelles à peu près égales en volume, il est utile et structurant pour l’enfant de disposer d’un père et d’une mère qui l’éduquent dans cette dualité qui fait la richesse de l’humanité.

                                Et le fait que des enfants soient orphelins de père ou de mère résulte d’accidents de la vie qu’il ne convient pas, à mon sens, de « normaliser ».


                              • Zenitram 11 mai 2010 03:15

                                « Assumez votre différence »


                                Juste une petit hic dans votre résonnement : vous partez du postulat que si on défend l’égalité, on est obligatoirement homo. Ce qui est faux, étant 100% hétéro.

                                Je n’ai pas besoin d’être homo pour voir la où les autres ne supportent pas la différence, de voir des inégalité criantes, de voir les souffrances des gens.

                                Le problème des homophobes est qu’ils voient dans ceux qui veulent juste l’égalité quelque chose qu’ils ne sont pas, c’est vraiment l’aveuglement, « si tu n’es pas avec moi tu es forcement homo » pourrait-on dire de nos jours...

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