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Accueil du site > Actualités > Société > Marciac, symbole des peurs françaises

Marciac, symbole des peurs françaises

Les opérations anti-drogue très musclées de la gendarmerie dans quelques collèges ont inquiété bien des parents. Paradoxalement, la drogue leur est aussi un grave sujet de préoccupation. Le tout-sécuritaire inquiète ou rassure, suivant de quel côté du miroir on se place… mais il ne laisse jamais indifférent.

"Ai-je consommé de la drogue étant jeune ? Non, mais je n’en avais pas eu l’occasion non plus"… Par ces mots simples et d’apparence sincère, un candidat à l’élection présidentielle de 1995 avait répondu (en substance) fort habilement en préservant la morale (il n’a pas consommé de drogue) tout en admettant ne pas y avoir être confronté (il aurait pu en consommer donc). Ce candidat, c’était Lionel Jospin ou Jacques Chirac, j’ai un doute entre les deux (et je n’ai rien retrouvé de l’époque), mais qu’importe, Chirac voulait être le candidat de la jeunesse, Jospin celui de la gauche et les deux auraient pu prononcer cette phrase.

Si on me posait cette question, j’aurais sans doute répondu la même chose, mais j’aurais ajouté pour être plus clair que probablement, si on m’avait proposé de la drogue, je l’aurais refusée comme j’aurais refusé de discuter avec un inconnu m’offrant des bonbons, car c’était dans les préceptes que mes parents m’avaient transmis.


Drogue vs jeunesse

Dans des enquêtes récentes, il semblerait établi qu’un jeune sur deux aurait touché à la drogue au moins une fois. Cela paraît très élevé comme taux, mais engendre chez les parents une peur bien normale : celle qui pourrait lier son ou ses enfants à ces substances.

Alors, la guerre contre la drogue, par tous les moyens, durs ou doux, est forcément dans les priorités des parents.

Les pouvoirs publics n’ont pas forcément, d’ailleurs, toutes les connaissances sur le sujet. Une anecdote que j’avais entendue à l’époque (sous réserve de véracité, je n’ai pas retrouvé de source fiable, mais en tout cas, elle circulait à l’époque et était fort plausible) à propos d’Édouard Balladur alors Premier Ministre en disait d’ailleurs long : alors que ses ministres chargés de la santé, Simone Veil et Philippe Douste-Blazy, faisaient un plan de substitution aux drogues, Balladur, dans des conversations privées, confondait "méthadone" avec "méthanol".

Et quand un responsable politique en a les connaissances, il n’a pas le comportement politique adéquat (c’est ce qui a valu à Léon Schwartzenberg d’avoir été, avec Jean-Jacques Servan-Schreiber, l’un des ministres les plus brefs de la République, deux semaines).

Les moyens de lutter contre la drogue sont multiples, puisqu’ils sont à la fois diplomatiques auprès des pays "exportateurs", répressifs (contre les narco-trafiquants), médicaux (auprès des drogués qui voudraient s’en sortir), psychologiques (auprès de ceux qui pourraient y succomber) etc.

Du coup, que des chefs d’établissements scolaires souhaitent sensibiliser leurs élèves aux dangers de la drogue, c’est une chose non seulement normale mais nécessaire.


Opérations musclées scandaleuses et contreproductives

Apparemment, cela s’est passé depuis plusieurs années (au moins sept) et dans plusieurs dizaines d’établissements.

Mais les récits des dernières "sensibilisations" sont pour le moins inquiétants. Il y a eu le centre d’apprentis de Pavie le 17 novembre 2008 avec le témoignage d’un professeur et le collège de Marciac le 19 novembre 2008 avec le témoignage d’une élève.

J’ai lu le témoignage accablant de la jeune collégienne le 28 novembre 2008 qui avait été mis en ligne le 25 novembre 2008. "La Dépêche du Midi" avait d’ailleurs fait état de ces problèmes dès le 21 novembre 2008. Bizarrement, le témoignage de la jeune fille s’est répandu sur le net jusqu’à ce que vers le 2 décembre 2008 les médias nationaux s’en saisissent et entraînent des réactions officielles, molles et tardives, tant de la Ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie que du Ministre de l’Éducation nationale Xavier Darcos.

Entre temps, sur Agoravox, deux articles ont vu le jour, un reprenant simplement le témoignage de l’enseignant et un autre apportant une éclairage intéressant par son approche originale.

Évidemment, le témoignage de Zoé David, la collégienne de 13 ans, paraît le plus émouvant et éprouvant car elle donne le regard non seulement de l’élève mais aussi, en quelques sortes, d’une victime. Entre parenthèses, l’écriture est avenante et montre, après Alex Joubert, jeune rédacteur d’Agoravox de 13 ans lui aussi en classe de 4e, qu’une belle écriture n’a pas besoin d’attendre le poids des années.


Colère

La première réaction, c’est évidemment la colère.

Imaginer son enfant aux prises avec un chien méchant (sans muselière de surcroît) maître total dans une salle de classe (je me souviens de ma peur terrible des bergers allemands à l’âge de 10 ans) est déjà difficile à admettre.

Mais l’imaginer subissant une fouille corporelle jusqu’à des pseudo-attouchements de parties intimes dans un couloir ouvert et devant d’autres camarades et adultes, c’est proprement révoltant. Chez les apprentis deux jours avant, des garçons se sont retrouvés en caleçon devant leurs camarades.


Quatre confusions

Inutile d’épiloguer sur ces opérations (elles ne sont pas isolées), de nombreux détails montreraient que les gendarmes présents n’auraient pas respecté ces enfants (ne serait-ce qu’en cassant l’ordinateur d’un enfant et en exprimant un sentiment d’impunité à la suite de cela).

Il y a eu à mon sens une quadruple source de confusion :

- la première qui confond prévention/sensibilisation (des gendarmes viennent parler tranquillement aux élèves) avec répression/démonstration de force (où l’on sort les bêtes féroces) ;

- la deuxième qui confond des enfants/mineurs de moins de 15 ans avec des adultes : un adolescent est très sensible, il faut être particulièrement psychologue (ce n’est pas pour rien que des films sont interdits aux moins de 12 ans et aux moins de 16 ans) ;

- la troisième qui laisse entendre que des élèves sont présumés coupables de consommation de drogue même s’ils n’ont rien fait (le reniflement d’un chien aurait-il plus de crédit que la parole d’un adolescent ?) ;

- et enfin, la quatrième qui confond le comportement à adopter auprès d’un consommateur (éventuel) de substances illicites avec celui auprès d’un trafiquant lié au grand banditisme international.

De plus, la recherche fut infructueuse, mais même si de la drogue avait été découverte, cela n’aurait pas plus justifié la brutalité de telles opérations.


Réputation de l’autorité

C’est sans doute toute la profession des gendarmes qui est atteinte au moment où on la réforme, car, excepté les contraventions routières, la gendarmerie jouit plutôt d’une belle réputation, faite de courage, d’abnégation et de sang-froid.

Par ailleurs, il est un peu vain de rendre responsable Nicolas Sarkozy de telles opérations, sous prétexte qu’il est Président de la République ou qu’il a été Ministre de l’Intérieur, ce qui laisserait croire que le Président de la République serait derrière tous les faits et gestes de tous les fonctionnaires de l’État… d’autant plus que ces opérations avaient commencé du temps du gouvernement dirigé par le socialiste Lionel Jospin.


L’État doit garantir la liberté des citoyens mais aussi protéger sa sécurité

J’ai eu aussi une seconde réaction beaucoup plus contrastée.

En effet, que veut l’honnête citoyen ? Sa sécurité. Que l’État le protège, lui et surtout, les siens.

Mais le problème, c’est que, s’il veut plus de répression contre les "méchants" (c’est-à-dire ceux qui seront considérés et jugés comme des coupables, mais avant, ils devront être présumés innocents), n’ayant rien à se reprocher, il veut conserver sa propre liberté, pour lui et les siens, qui, eux, sont "gentils", forcément.

C’était d’ailleurs tout le sens de l’appellation de la "loi Sécurité et Liberté" de janvier 1981, défendue par Alain Peyrefitte, Ministre de la Justice, sous le septennat de Valéry Giscard d’Estaing.

Protéger le citoyen tout en lui préservant sa liberté, ce qui est chose peu facile.

Pourquoi ? Parce que "sécuriser" de plus en plus sa vie quotidienne va réduire sa liberté d’agir. Par le traçage, par le fichage… et de plus en plus, par l’éventualité que l’honnête citoyen pourrait… ne plus être honnête.

Car rapidement, l’esprit suspicieux risque de l’emporter sur l’esprit sécuritaire : chacun devenant des contrevenants potentiels…

Partisan de la répression, l’honnête citoyen pourrait alors se retrouver de l’autre côté du miroir, suspecté à son tour de ne pas être honnête. C’est cet argument qui commence à refroidir le soutien des citoyens américains pour la peine de mort. Oui mais uniquement appliquée aux vrais coupables… (ce qui n’est pas une position morale, mais pragmatique).

Contrairement à ce que peuvent imaginer des gens dits "ouverts", personne ne souhaite l’être vraiment quant il s’agit de ses propres enfants : là, sur le sujet, on serait plutôt moralisateurs et conservateurs (heureusement d’ailleurs).

Et c’est là où je voudrais en venir.


Interrogations sur l’autorité et sur la consommation de drogues

Ce qu’il se passe depuis plusieurs années dans les classes scolaires est assez éloquent. Il y a de véritables zones de non-droit. L’autorité de l’enseignant est depuis longtemps bafouée.

Les professeurs ne sont pas des policiers ; les directeurs d’établissements non plus mais ont la responsabilité d’assurer la sécurité de tous les élèves qu’ils accueillent. Et donc, le devoir d’éviter la consommation de drogue.

Le problème, c’est qu’en général, les transactions ont lieu en dehors de l’enceinte formelle de l’établissement scolaire. Alors, que peuvent faire les directeurs d’établissement s’ils observent des comportements "louches" ?

Il y a un pas entre faire peur et ne pas respecter des adolescents, c’est évident, mais en se révoltant contre ces opérations dans le pays d’Auch, on ne résout rien, et surtout, on ne répond pas à la question : comment éviter qu’un jeune sur deux touche à la drogue ?


Je n’ai pas la réponse non plus, mais puisqu’on en est à de grandes causes nationales, celle de la lutte (sans brutalité) contre la drogue aux mineurs devrait en devenir une, vous ne croyez pas ?


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (11 décembre 2008)


Pour aller plus loin :

Deux témoignages troublants (novembre 2008).

La réforme de la gendarmerie (8 mai 2008).

Réactions ministérielles aux opérations anti-drogue dans les collèges.

Documents joints à cet article

Marciac, symbole des peurs françaises

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39 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 11 décembre 2008 12:35

    les gendarmes ont la meme reputation que les flics

    pour le gouvernement, tout les simples citoyens sont des coupables presumes
    avec une predilection pour les pauvres et les jeunes


    • nephilim 11 décembre 2008 13:49

      Déjà rien que la provenance de ce texte me fait sourire^^
      Haddock le myto, Haddock le vieux réac bref..........

      Mr le gendarme vous n’avez que cela à foutre de faire peur au mome et comme seul argument nous donner une magnifique saisie "historique" : 34g et une balance. Si ca ce n’est pas un exellent resultat !!!
      vous rendez vous compte que 34g de shit grossierement coute 150 €.
      Vous nous dites, donc, que vous avez mis en place une action repressive de grande envergure dans des etablissements scolaire uniquement pour ca ??????
      Mais Mr le gendarme la drogue n’est pas vraiment dans les etablisements scolaire vous le savez ; il est la ou vous n’etes plus depuis longtemps.
      je lis aussi que le prof est un 68tar ; comment le savez vous ? vous etes comme l’autre nabot vous aussi vous avez des problemes avec cette periode ; étonnant comme coincidence !!
      Pour conclure vous obeissez a des ordres venus de tout la haut completement à l’opposé de la réalité mais bon vous etes Major. Cela ne vous viendrait pas à l’esprit d’etre critique sur cette action demesurée et si vous voulez du shit allez dans les cités mais la c’est une question de couilles et il est tellement plus simple d’aller dans les bahuts jouer les caids devant des momes de 12 à 17 ans.
      bref vous avez reussit votre coup les momes qui ne pensaient rien de vous pensent maintenant que vous etes des connards et peut etre comme en Grèce ils auront moins de pitiers à vous foutre sur la gueule dans peu de temps.
      Une bien belle operation là que vous avez mené, felicitation......................

      Et encore une fois bravo pour la prise record 35 gramme de canabis (drogue douce) sur le nombre de jeune fouillé reniflé vous devez tourner à 0,001 % de drogue dans nos ecoles : vous etes ridicule mais cela n’amuse que le roi Sarko 1er pendant ce temps la colère monte.
       Messieur les gendarmes preparez vous bientot à vous faire recevoir par les parents de ces enfants apres cela vous irez vous plaindre a votre ministre que l’on ne vous aime pas et vous aures bien raison !!!!



    • nephilim 11 décembre 2008 13:52

      Désolé pour les fautes j’ai ecrit un peu vite^^


    • foufouille foufouille 11 décembre 2008 14:37

      il doit parler avec l’accord de sa hierarchie
      de toute maniere, il a l’immunite
      le type qui s’est fait tabasse dans la cage a ete filme, au tribunal ils ont "perdus" les originaux

      quand on ecoute les larbins de la france d’en haut, ils sont tous parfaits
      au lieu de fouiller des salles de classes, môsieur le super gendarmes pourrait bouger son gros cul quand on l’appelle et qu’on est pauvre
      il va aussi nous expliquer pourquoi il faut sept balles dans le dos pour empecher un type avec les mains attaches de grimper a un arbre .......

      pour ce qui est de 68, c’est finit. par contre la moitie de la flicaille croit toujours que les cheveux longs veut dire junkie
      qui vit en 68 ?


    • foufouille foufouille 11 décembre 2008 14:42

      une question a super gendarme de-la-force-de-l-ordre-superieure
      quand un type se balade avec 100 000€, il est traite comment, si c’est pas sauvignac ?


    • JL JL 11 décembre 2008 16:48

      Mr Triboux, je suis d’accord, les dealers sont une calamité. Comment se fait-il que chaque fois que je sors en ville, j’en vois par dizaines, et qui ne se cachent même pas, qui se placent dans les passages les plus fréquentés, on sera bientôt obligés de leur demander pardon pour pouvoir passer quand ils ne se soulagent pas contre les murs. Vous parliez d’odeur : avez-vous pensé au chien dans la classe ? Dans les passages dont je vous parle, l’odeur quand il n’y a pas de vent est insupportable. Peut-être que cette odeur d’urine humaine rend les chiens inefficaces ? 


    • sisyphe sisyphe 11 décembre 2008 16:49

      Génial, le témoignage du gendarme ! smiley

      Un extrait :

      > Ce professeur soixante-huitard sur le retour et défenseur des causes perdues est surtout un " GROS MENTEUR " et par contre lui, ne fait pas honneur à sa profession, car je connais bon nombre de professeurs qui ont de vraies valeurs pédagogiques et qui font de la prévention en étroite collaboration avec les gendarmes...........mais lui il retarde d’une " révolution".


      Et d’une ; comment un gendarme peut-il se permettre de porter UN JUGEMENT POLITIQUE sur un professeur ; style "soixante huitard sur le retour et défenseur des causes perdues"
      Et de deux ; comment peut-il LE SAVOIR, puisqu’il mentionne que le professeur, pendant toute l’opération de fouille, n’a pas ouvert la parole ? 
      Et de trois ; le témoignage du professeur a été corroboré par tous les élèves présents, et notamment l’élève honteusement fouillée. 
      Et de quatre : aucun élève de cette classe n’a été trouvé en possession de drogue, comme l’ont abondamment répercuté les medias (si cela avait été le cas, on peut faire confiance à la gendarmerie pour que ça ait été largement signalé). 

      En bref, ce gendarme est donc ; non seulement un GROS MENTEUR qui n’honore pas sa profession, mais de plus, il se départit, dans ce témoignage, de son obligatoire devoir de réserve, en portant un jugement POLITIQUE sur ce professeur, qu’il insulte, et doit, à ce titre, subir de légitimes sanctions de la part de ses supérieurs. 

      Ce témoignage montre à quel point, sous Sarkozy, toute latitude est laissée aux représentants de la loi, de la violer eux-mêmes, et, de plus, à quel point la dissidence politique (qui est garante dans la constitution pour tout individu) est, d’emblée, considérée et dénoncée comme une infraction. 

      Il porte le témoignage parfait de ce qu’est le glissement d’un état démocratique, vers un état policier. 

      Si, comme dans une réelle démocratie, la parole du gendarme ne valait pas plus de celles de citoyens ou de mineurs, et que l’on puisse faire un procès opposant ce gendarme à ses "victimes", il serait légitimement déchu de sa fonction. 

      CQFD : merci Haddock !
       smiley



    • sisyphe sisyphe 11 décembre 2008 17:01

      Autre extrait : smiley

      . Nous indiquons aux étudiants comment nous allons opérer et leur demandons de ne faire aucun geste brusque, ne pas regarder le chien dans les yeux et de le laisser travailler. A ce moment là ce professeur ouvre la fenêtre et déclare " en 50 ans de carrière je n’ai jamais vu çà, nous sommes dans un Etat policier ".....Ce professeur à la cinquantaine !! Nous refermons effectivement la fenêtre.

      Ah bon ! C’est normal d’entrer dans une salle de classe, avec un chien sans muselière, et d’intimer à des élèves de "ne pas faire de geste brusque, de ne pas le regarder dans les yeux (sic smiley ) et de le "laisser travailler". 
      Par ailleurs, il ne s’agit pas "d’étudiants" mais d’élèves ; la nuance est importante, puisqu’ils sont forcément mineurs, et que les mêmes lois ne s’appliquent pasdelon que les forces de l’ordre aient affaire à des adultes ou à des mineurs. 
      L’autorité est donc confiée aux chiens, et des élèves traités, a priori, comme des malfaiteurs ; normal ! smiley
      Par ailleurs, de quel droit un gendarme se permet-il de refermer la fenêtre, ouverte par le professeur ? 
      Il s’agit, donc, d’une opération de basse police qui ne saurait être menée sans un MANDAT délivré par la justice (ou par un officier assermenté) ; cette opération se fait donc au mépris des règles élémentaires de la démocratie : il s’agit bien d’une opération tout à fait typique d’un état policier. 


    • JL JL 11 décembre 2008 17:41

      Excellent, Sisyphe. Par ailleurs vous devriez savoir que "étudiant" est un terme générique qui dans le langage de la policen la gendarmerie et les forces de l’ordre en général, désigne à la fois les étudiants, les lycéens et même les écoliers dès lors qu’ils n’ont plus l’air d’être des enfants.


    • Olga Olga 11 décembre 2008 18:02
      Tout va bien ; ce brave Major TRIBOUT est soutenu par un non moins brave Capitaine de Frégate Lucien RUTY ( SD du FN 30 ; si quelqu’un peut me décoder ce charabia )

    • sisyphe sisyphe 11 décembre 2008 18:33

      Ah oui : encore plus fort, celui-ci !  smiley smiley

      Un extrait :

      Cher camarade,

      J’apprécie le courage et la détermination que vous avez démontrés pour faire éclater la vérité sur les circonstances dans lesquelles vous avez exécuté, sur demande du directeur d’un établissement scolaire et sur réquisition du Procureur de la République, la délicate mission d’intervenir sur des adolescents soupçonnés de posséder de la drogue.

      Il est évident que, eut-elle été cent fois plus justifiée, votre action ne pouvait que provoquer l’ire du prof auquel vous avez eu affaire. Ce monsieur appartient à une corporation qui en a toujours voulu à l’Armée d’être, par sa seule existence, un barrage à ces mascarades soixante-huitardes dont il doit avoir la nostalgie, et dont la vanité l’a fait passer dans le camp des déçus d’une société qu’il a grandement contribué à pourrir. Entré à l’école en maternelle pour n’en sortir qu’à la retraite, les enseignants de cette espèce ont passé leur vie à ne s’être jamais trompés, à vivre dans le vase clos de leurs certitudes et en se considérant comme les « colonels-propriétaires » des enfants qu’on leur confie afin qu’ils en fassent des citoyens instruits et non pas des recrues pour les partis de gauche et d’extrême gauche. smiley smiley

      Pollueurs de la jeunesse, adversaires des familles avec lesquelles ils sont obligés de partager l’influence sur les enfants, ils se sont fait une obligation d’attaquer les fondements de tout ce qui tient encore debout dans notre malheureux pays. D’abord et avant tout, il y a l’Armée que, sans risque, ils peuvent couvrir d’insanités : officiers arrogants purs produits de la bourgeoisie, sous-off portés sur la bouteille en ressassant le bon vieux temps des colonies, jeunes soldats et matelots exposés à tous les vices et les 10% de perte autorisés à une Armée école du crime, Avec et surtout, la torture en Algérie, racontée avec des larmes dans la voix à des classes souvent majoritairement maghrebines pour le cas où les élèves manqueraient de motifs pour aller brûler des voitures. 
       smiley smiley smiley 
       smiley

      Sans commentaire... smiley


    • JL JL 11 décembre 2008 18:48

      Merci Olga banane smiley pour ce lien. Y avez-vous lu les commentaires ? J’ai retenu celui-ci, tout en douceur, s’adressant à Christian qui ne machait pas ses mots : ""@christian J’aimerai vous comprendre et j ai bien du mal. Je pense que si vous êtes ici avec nous, c’est que vous partagez nos valeurs. J’ai du mal à vous suivre, et je ne voudrai pas que vous puissiez croire que nous protégeons systématiquement les gendarmes."" 

       smiley  smiley  smiley


    • 5A3N5D 11 décembre 2008 20:27

      @ Sisyphe,

      Vous confondez deux affaires : le récit du gendarme, ci-dessus, concerne l’école des métiers de AUCH/PAVIE (élèves de 17 à 30 ans). La fouille qui a fait scandale, a été effectuée au collège de Marciac (élèves en principe mineurs.)


    • appoline appoline 11 décembre 2008 20:57

      J’ai connu il y a quelques années Madame la Procureur de la République d’Auch, c’est une femme exceptionnelle qui connaît fort bien son métier. Je dirais de même de deux petites brigades de gendarmerie du Gers. Grâce à ces gens là, ma fille est vivante et peut sourire de temps en temps. Ils l’ont portée, l’ont protégée. Je tenais à les remercier de leur professionnalisme.


    • sisyphe sisyphe 11 décembre 2008 21:08

      							par 5A3N5D 							 														 (IP:xxx.x35.1.135) le 11 décembre 2008 à 20H27 							 							
      							

      															
      							
      								@ Sisyphe,

      Vous confondez deux affaires : le récit du gendarme, ci-dessus, concerne l’école des métiers de AUCH/PAVIE (élèves de 17 à 30 ans). La fouille qui a fait scandale, a été effectuée au collège de Marciac (élèves en principe mineurs.)

      Ah !
      Dont acte. 
      Mais alors ce n’est pas moi qui fais la confusion ; c’est le post d’Haddock, qui présente cette lettre comme la réponse à l’affaire de Marciac !
      Pourtant, il y a l’histoire de la fenêtre ouverte par le prof et refermée par le gendarme, le chien, la fouille... il n’y aurait pas une confusion volontaire ? 
      Je ne sais pas, je pose la question... 

      							

    • sisyphe sisyphe 11 décembre 2008 21:27

      Alors, après vérification, il y a effectivement une confusion provoquée par la "lettre du gendarme" postée par Haddock, et qui ne fait pas référence à l’affaire de Marciac ; pour laquelle voici le témoignage de Zoé, une des jeunes adolescentes fouillées :

      Le père de Zoé, Frédéric DAVID : Le week-end dernier, j’accueille ma fille Zoé – elle a 14 ans – de retour du collège de Marciac (Gers)… Elle me raconte son mercredi au collège… colère à l’intérieur de moi… révolte… que faire ? J’ai demandé à Zoé d’écrire ce qu’elle me disait là. Elle a accepté.
Voici donc son témoignage, avec ses mots à elle.

      « Il nous l’avait dit, le CPE, que des gendarmes allaient venir nous faire une prévention pour les 4ème et les 3ème.
Ce mercredi là (19/11/2008), toutes les classes sont entrées en cours comme à leur habitude, en suivant les profs.
A peine 10 minutes plus tard, nous étions assis, deux gendarmes faisaient déjà le tour de la salle où nous étions. La prof avec qui nous étions, les regardait en nous disant « Ils font leur ronde !?? ». Elle n’était à priori au courant de rien bien sûr. Soudain, la porte s’est ouverte, laissant entrer deux gendarmes… Enfin non, pas exactement ! Il y avait un monsieur chauve habillé en militaire (le dresseur de chien en fait !) et un gendarme très gros.
Le chauve nous a dit : « Nous allons faire entrer un chien ! Mettez vos mains sur les tables, restez droit, ne le regardez pas ! Quand il mord, ça pique ! »
Enfin il a dit ça, à peu près… Je me rappelle surtout du « Quand il mord, ça pique ! »
Après, il est sorti deux minutes et est revenu avec deux autres gendarmes et le chien. Les gendarmes se sont placés aux deux extrémités de la classe tandis que le dresseur regardait son chien déjà à l’oeuvre. Le chien s’appelait Bigo. Bigo s’est acharné sur plusieurs sacs, en mordant et arrachant tout ce qui dépassait.

      Quant à la prof, elle restait derrière son bureau bouche bée.

      Le chien s’est attaqué au sac de mon amie, à coté de moi. Le dresseur a claqué des doigts en disant : « Sortez mademoiselle, avec toutes vos affaires ! » Elle a rangé son sac, s’est levée et s’est apprêtée à sortir mais le dresseur l’a repris vite : « Et ton manteau ! » Elle a rougi et emporté aussi son blouson. Plusieurs personnes de la classe sont ainsi sorties. Le chien vient alors sentir mon sac. Voyant que le chien ne scotchait pas, que rien ne le retenait là, le dresseur lui a fait sentir mon corps avant de s’empresser de me faire sortir. Dehors m’attendait une petite troupe de gendarmes… Enfin, non, pas dehors : nous étions entre deux salles de classe. Me voyant arriver, ils se dépêchèrent de finir de fouiller une autre fille. Mon amie était déjà retournée dans la classe. Quand ils eurent fini, ils s’emparèrent de mon sac et le vidèrent sur le sol. Un gendarme me fit vider les poches du devant de mon sac. Il vérifia après moi. Je n’étais pas la seule élève. Avec moi, il y avait une autre fille qui se faisait fouiller les poches par une gendarme.
Ils étaient deux gendarmes hommes à la regarder faire. Le Gendarme qui fouillait mon sac vida ma trousse, dévissa mes stylos, mes surligneurs et cherchait dans mes doublures. La fille qui était là fouillée elle aussi, se fit interroger sur les personnes qui l’entouraient chez elle. Elle assurait que personne ne fumait dans son entourage. Ils la firent rentrer en classe.


      C’était à mon tour ! La fouilleuse me fit enlever mon sweat sous le regards des deux autres gendarmes… Je décris : Un gendarme à terre disséquait mes stylos, un autre le surveillait, un autre qui regardait la fouilleuse qui me fouillait et le reste de la troupe dehors. Ne trouvant rien dans ma veste, elle me fit enlever mes chaussures et déplier mes ourlets de pantalon. Elle cherche dans mes chaussettes et mes chaussures. Le gars qui nous regardait, dit à l’intention de l’autre gendarme : « On dirait qu’elle n’a pas de hash mais avec sa tête mieux vaut très bien vérifier ! On ne sait jamais… » Ils ont souri et la fouilleuse chercha de plus belle ! Elle cherche dans les replis de mon pantalon, dans les doublures de mon tee shirt sans bien sûr rien trouver. Elle fouilla alors dans mon soutif et chercha en passant ses mains sur ma culotte ! Les gendarmes n’exprimèrent aucune surprise face à ce geste mais ce ne fut pas mon cas !
Je dis à l’intention de tous : « C’est bon arrêtez, je n’ai rien ! »
La fouilleuse s’est arrêtée, j’ai remis mon sweat et mon fouilleur de sac m’a dit : « tu peux ranger ! ». J’ai rebouché mes stylos et remis le tout dans mon sac et suis repartie en classe après avoir donné le nom du village où j’habite. De retour en classe, la prof m’a demandé ce qu’ils ont fait. Je lui ai répondu qu’ils nous avaient fouillé. Je me suis assise et j’ai eu du mal à me consacrer aux maths !

      Tout ça c’est ce que j’ai vécu, mais mon amie dans la classe à côté m’a aussi raconté. Le chien s’est acharné sur son sac à elle et elle a eu le droit au même traitement. Mais ses affaires sentaient, alors ils l’ont carrément emmenée à l’internat où nous dormons. Le chien s’est acharné sur toutes ses affaires m’a-t-elle dit. Le gendarme lui a demandé si elle connaissait des fumeurs de hash, vue qu’ils ne trouvaient rien. Elle leur a simplement répondu que le WE dernier elle a assisté à un concert ! Le CPE l’a ramené ensuite au collège et elle m’a raconté.
Après les cours, le principal a rassemblé tous les élèves et nous a dit que bientôt allait avoir lieu une prévention pour tout le monde.

      Une prévention ? Avec des chiens ? Armés comme aujourd’hui ?
Une élève de 4ème nous a dit que le chien s’est jeté sur son sac car il y avait à manger dedans. Elle a eu très peur.
Les profs ne nous en ont pas reparlé… Ils avaient l’air aussi surpris que nous ! Tous les élèves de 3ème & 4ème ont du se poser la même question : Que se passe-t-il ? Et tous les 6ème et 5ème aussi même si ils n’ont pas été directement concernés ! » 

      Zoé

      Donc, il semble bien que ce soit le mode opératoire habituel des gendarmes de la région.
      Scandaleux.


    • Canine Canine 12 décembre 2008 07:33

      Le gendarme qui témoigne est lui même assermenté, les mandats de perquisition sont une habitude de séries américaines, les forces de l’ordre peuvent rentrer environ n’importe où en France avec un juste motif (comme sur demande du proviseur dans un établissement scolaire).


    • Canine Canine 12 décembre 2008 07:35

      (en réponse @ sysyphe)


    • Gasty Gasty 12 décembre 2008 09:10

      Pour avoir vu le comportement des gens face à des situations inattendu et l’interprétation qu’ils peuvent en faire ensuite, le récit de ce gendarme ne me surprend pas, pas plus que le récit du professeur.

      Pour prendre l’exemple que peut avoir n’importe qui face à un accrochage autoroutier, la victime enfonce le fautif, le fautif accuse la victime.

      Le fautif tente de minimiser ses responsabilités en employant toutes les ressources, il arrivait trop vite sinon je l’aurais vu, s’il avait regardé aussi il aurait vu que, j’étais déjà et je ne pensais pas qu’il etc etc... Bref la victime n’aurait pas du etre la au même moment .

      Et la victime dans son bon droit se sent autorisé à en rajouter une couche.

      Allez ! soyez honnete. VRAI OU FAUX


    • Gasty Gasty 12 décembre 2008 09:25

      La nature humaine est parfois décevante.


    • claireopale claireopale 14 décembre 2008 21:10

      Bravo pour votre témoignage
      effectivement les faits ne correspondaient pas aux pratiques des gendarmes, respectueux dans
      leur ensemble !!!!
      Bien évidemment, les gauchos attardés et ceux qui ont la haine des forces de l’ordre se sont jetés comme des bêtes
      sur cette intox ! ce miteux professeur mérite pour ses mensonges de graves sanctions, son influence sur les enfants est néfaste et indigne ..... !!!!!



    • claude claude 14 décembre 2008 22:25

      ce n’est pas parce qu’un homme (ou une femme) appartient àl’honorable corps de la gendarmerie, que par miracle il est exempt de défauts tels que :

      • la bêtise
      • l’abus de pouvoir et d’autorité
      • l’intimidation
      • la mauvaise foi
      • les préjugés ...
      il n’en reste pas moins que dans un collège de marciac, le 19 novemebre et non le 17, plusieurs petites filles ont été humiliées et fouillées au corps, sans la présence d’un adulte responsable (professeur, parent ) devant des hommes, ceci sans motif réel.
      est-ce que les gendarmes qui ont fait cela auraient aimé que leurs enfants subissent le même traumatisme ? et vous qu’auriez-vous fait si cela était arrivé à votre enfant ? moi, en tant que mère, mon sang n’a fait qu’un tour !

      je ne vois pas ce que viennent faire les 68tards dans le débat. on peut très bien ne pas aimer l’autorité et s’y plier quand même pour le bien de la communauté. smiley

      les professeurs ne contrôlent pas les sacs de leurs élèves avant de commencer leur cours. à chacun son boulot ! si l’on soupconne un trafic de drogue, on contrôle sur la voie publique, pas dans l’enceinte d’une école !

      la gendarmerie n’a pas été remise en cause par les professeurs, juste le comportement de certains de leurs éléments. .. les journaux se font régulièrement l’écho de ces hommes qui font honte à la gendarmerie et qui ternissent son image. smiley



    • Franck804 11 décembre 2008 13:47

      Encore heureux qu’un gendarme puisse affirmer que l’opération s’est bien passée dans le respect le plus total sans avoir à se cacher ... Est-ce qu’il en aurait été de même si le gendarme avait dû confirmer le récit des élèves et du/des professeur(s) ? Je ne suis pas sûr que la même liberté de ton aurait été tolérée.
      D’autre part, ce récit commente l’intervention dans une des classes, quid des autres ?

      De nos jours, de plus en plus de citoyens rapportent un récit totalement différent de celui des forces de l’ordre auxquelles elles ont eu affaire, ces dernières faisant état de manque de respect, en désaccord avec les témoins qui ont assisté aux scènes rapportées ; j’ai moi-même failli rentrer en collision avec une voiture conduite par deux policiers en civil qui venaient de brûler un feu ! Tenez vous bien, ils ont insinué lourdement que c’est moi qui l’avait brûlé, alors que j’étais arrêté et que, bien entendu, j’ai attendu que le feu soit vert pour démarrer !
      Mais je ne veux pas faire de procès d’intention à une personne que je ne connais pas, ce gendarme décrit ce qui s’est passé dans une classe, il y en avait 18 ... Cela veut-il dire que tous les élèves ont menti ? Et qu’ils ont donc produit de faux témoignages ?


      • Janus 11 décembre 2008 14:37

        Non on vous ment pas c’est juste que vous vous laissez abusé, le gendarme dit- "18 classes sont prévues (274 étudiants âgés entre 17 et 30 ans ) ", alors que Zoé David à 13 ans, soit elle est surdoué soit la réponse du gendarme est un écran de fumé... :->


      • foufouille foufouille 11 décembre 2008 14:40

        lire "sans casques ni bouclier"
        quand les uniformes ne soutienne pas les fachos, ils ont des emmerdes

        http://regardeavue.com/index.php/2006/05/21/10-sans-casque-ni-bouclier-temoignage-dun-ex-officier-de-police


      • Monolecte Monolecte 11 décembre 2008 15:55

        Question simple : votre gosse est-il un abruti ?
        Non sûrement pas : chacun de nous a pondu Mozart et Einstein coincés dans le même petit corps gracieux.
        Alors, pourquoi compter sur les flics ou les profs pour l’informer du monde dans lequel on le propulse ?

        Quand ma gosse de 6 ans demande pourquoi on a arrêté de fumer, je lui explique ce que fumer signifie. De même, faut sortir du discours moralisateur de blaireau et parler de la drogue dans son ensemble : l’appétance de la plupart des mammifères pour les produits psychotropes, l’usage de drogue dans les cérémonies religieuses depuis la nuit des temps, la recherche du plaisir, la dépendance... enfin, les dépendances, le traffic, les junkies, les overdoses.

        Comment tu peux être crédible avec ton gosse en lui disant que la drogue c’est mal (discours informatif standard) alors que régulièrement, il voit les adultes se torcher aux repas de famille, fumer comme des pompiers ou s’exploser les neurones aux hypnotiques pharmaceutiques ?

        Un bon discours sur la drogue doit clairement ne pas focaliser sur l’aspect légal, illégal, mais sur les questions de dépendance et d’effets secondaires. Faut être cohérent deux minutes pour les gamins puissent ensuite avoir les moyens de refuser les substances dangereuses et les comportements à risque.


        • norbert gabriel norbert gabriel 11 décembre 2008 16:05

          Bon d’accord le gendarme témoigne, il est assermenté, mais il y a quand même eu quelques précédents où les assermentés se sont avérés "assermenteurs"... 
          par exemple des interventions dans lesquelles les forces de police jurent avoir été totalement respectueuses de la procédure, jusqu’à ce que le contraire soit démontré, preuves à l’appui. 
          Peut-être savez-vous qu’un chien, fût-il gendarme, est toujours très ému par l’odeur d’une chienne en chaleur, si vous croisez l’une, puis l’autre, vous serez "marqué",, fouillé, soupçonné, même si vous avez 12 ans... et si c’est un enfant de 5 ans dont les parents ont un chienne, ilsont intéret à boucler le môme, on ne sait jamais, c’est un coup à être fiché à vie...


          • Rackham le rouge Rackham le rouge 11 décembre 2008 17:03

            L’auteur prétend que  :"il est un peu vain de rendre responsable Nicolas Sarkozy de telles opérations, sous prétexte qu’il est Président de la République ou qu’il a été Ministre de l’Intérieur, ce qui laisserait croire que le Président de la République serait derrière tous les faits et gestes de tous les fonctionnaires de l’État… d’autant plus que ces opérations avaient commencé du temps du gouvernement dirigé par le socialiste Lionel Jospin".

            Certes, la surenchère sécuritaire a commencé bien avant l’arrivée de cet individu aux affaires (Cf. loi sur la sécurité intérieure pondue par Vaillant fin 2001, dans la foulée du 09 11)...

            Certes, cela fait longtemps que la classe politique institutionnelle joue sur les peurs d’une bonne partie de la population, avec la participation active des grands médias...

            Certes, cet entretien du sentiment de peur se fait, de manière récurrente, au travers (schéma on ne peut plus classique), de la représentation de croquemitaines effrayants : le jeune, le sans papiers, le malade mental, etc...

            Certes, les gendarmes, le principal, le procureur, n’ont pas agi, dans le cadre de cette brutale opération, sur ordre direct du nano-préz...


            Cependant, depuis l’élection de ce triste sire, force est de constater la multiplication des cas d’abus d’autorité, policiers comme judiciaires.

            Le Canard Enchaîné de la semaine en offre encore un exemple saisissant, en relatant de nombreuses mises en garde à vue abusives.

            Le procureur, qui a osé parler d’"insécurité positive", pour qualifier le traitement reservé à ces collégiens, en offre une autre illustration.


            Oui, la rhétorique nauséabonde et imbécile servie par ce démagogue et ses sbires, sous forme de "tolérance zéro", de "retour de l’autorité de l’état", de "culture du résultat", de "chercher à comprendre = excuser", est responsable de la détestable moisissure vert-de-gris qui est en train, peu à peu, de recouvrir ce pays.
            En donnant un sentiment de toute puissance et d’impunité à tout clampin détenteur d’une parcelle de pouvoir, il est fatal que les dérapages et les abus se multiplient, surtout quand ledit clampin possède déjà une forte inclination idéologique pour ce faire... cas hélas fort répandu ! 

             





            • foufouille foufouille 11 décembre 2008 17:04

              le gendarme a eviter.........
              tres souvent, il est plus large du bide
              on le voit souvent en train de "controler" les bidons
              asez court sur pattes
              toujours pret a defendre le "bourgeois" (le bourgeois depend du coin), disons les plus riches
              adore mettre des PV, meme si y a rien
              garde la main sur son flingue car il est reste a l’epoque des westerns en N&B
              se deplace uniquement si il pense que vous avez tuer quelqu’un
              a la faculte de floutage automatique, ce qui fait qu’il ne voit pas le dealer avec une bonne tete, fils de notable ou en costards


              • foufouille foufouille 11 décembre 2008 17:30

                @ haddock
                ton gendarme peut dire qu’il parle a decouvert
                la plupart des sujets sont accessible uniquement aux gendarmes
                ils ont quand meme fait un effort, il y a un petit forum ouvert aux citoyen
                il y a 1 ou 2 ans tout etait verrouille


                • foufouille foufouille 11 décembre 2008 17:46

                  chez les "gens d’armes", on est pas obliger de se faire tazer............
                  elle est bonne celle la


                  • médy... médy... 11 décembre 2008 21:47

                    Qui a dit banane ? Comme vous parlez de drogues, et que je sais à présent qu’il n’y a pas de flic ou de gendarme sur le forum ( ils promènent leur chien renifleur ), je vais témoigner sur l’art et la manière d’y toucher, comme on dit : à la fin du collège, au BEPC, tout le monde a vu un ptit morveux à peine moustachu se lever en plein devoir, les bras ballants et se dirigeant vers la fenêtre, montrant un avion lointain et joignant le pouce et l’index de l’autre main à la hauteur des yeux, et s’exclamer : "v’savez vu l’avion m’zieur ? il est tou’p’ti com’ ça !". Avant ça, j’avais vu ce même morveux au square fumant des fins de joints volés aux grands frères avec des potes du même acabit. Je les considérais comme de misérables opiomanes, et il est vrai qu’ils s’engageaient trop tôt dans la Voie. Au début, en fin de Première, on ne fait même pas de différence entre le shit et l’alcool du point de vue des effets : vision affectée, euphorie, sensations exacerbées de sociabilité, bad trip. Ils sont là à chaque fête, à chaque sqat, et l’on tombe un moment ou un autre dans la dépendance festive, tout d’abord, puis quotidienne ensuite...Et la dégringolade commence, mais dans l’ensemble, on peut rattrapper ce qu’on a perdu sur le plan scolaire avec l’éveil de la spiritualité et d’une pensée propre, l’apprentissage de la musique suit souvent l’initiation à la drogue chez les jeunes. L’essentiel est de ne pas diaboliser les substances, hormis celles trop pures inventées par les labos du XXeme siècle, cocaïne, héroïne, méthamphetamine, 2CB, amphétamines de toutes sortes, barbituriques, benzodiazépines, buprénorphines, BZP, DMT synthétique, DOB, DXM, GHB, LSD, MBDB, MDA, colles et solvants multiples, eau écarlate, rohypnol, poppers et j’en passe, c’est normal que l’état fasse la guerre au Haschich il veut tout simplement que l’on passe aux drogues synthétiques, pour que ça rapporte du fric à ses amies les multinationales, et puis en plus, les effets desdites drogues sont si dévastateurs sur la santé que le shit et l’alcool passent pour des enfants de coeur à coté. Fumer deux trois joints ou boire deux trois verres ou bien fumer un joint et boire un verre par jour doit paraître bien anodin sur la santé au regard d’une activité sédentaire exclusivement dédiée à surfer sur le web et un empiffrage quotidien aux OGM.


                    • JL JL 12 décembre 2008 10:16

                      @ Médy, c’est moi qui ai dit banane. N’y voyez aucune malice, je voulais seulement dire là à Olga que sa saillie sur l’autre fil m’avait bien fait rire. Je soutiens votre intervention ici et vous invite à lire mon dernier commentaire sur le fil d’où ça vient, là :



                      http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=48559#commentaire1929135


                    • JL JL 12 décembre 2008 10:21

                      L’Haddock passe, les ânes braient  smiley


                    • JL JL 12 décembre 2008 10:24

                      ""j’ aime encore moins les gronânes engoncés dans leurs certitudes mégalomaniaques pensant que le monde comme ils voudraient le percevoir serait le seul .""

                      Il y a ceux qui voudraient le monde comme ils le pensent, et ceux là, quand ils y arrivent, malheureusement sont les pires, tant il est plus facile de faire le mal que le bien.


                    • foufouille foufouille 12 décembre 2008 10:43

                      en fait, il y en aura certainement vraiment un ou deux qui s’inscriront, mais ils diront pas qu’ils sont gendarmes
                      d’apres le peu de leur forum qui est accessible, on peut dire que ceux qui sont aimable, croient au monde des bisounours


                    • tanguy 12 décembre 2008 13:32

                      Les opérations "anti-drogue" ont (presque) toujours comme but de "capturer" des consommateurs et des revendeurs au détail. Il est très rare de voire des "grosses pointures" se faire incarcérer. Je ne pense pas que ce soit de l’incompétence.
                      Il est de notoriété publique que le trafic de drogues est un "big biznesss" (rapportant énormément et suivant souvent des routes proches de celles des armes -qui sont produites par "des gens bien" ayant leur place dans les sphères dirigeantes) tenu par des personnes puissantes. Bien souvent des états en sont partie prenante. Je citerai quelques cas non-polémiques :

                      • la reprise des plantations d’opium (et de chanvre) en Afghanistan depuis l’invasion occidentale : des proches du président soutenu par les usaméricains sont impliqués dans le trafic
                      • le scandale des contras (cocaïne)
                      • la mise en place d’un groupe mafieux, actif dans le commerce de drogue à grande échelle, dans un pays nouvellement créé par l’OTAN (c’est nous !!!) au Kosovo
                      • des cultures de chanvre énormes au Maroc (possible sans Momo6 qui est un "bon ami" des occidentaux ?)
                      • les guerres de l’opium en Chine (c’est vieux, mais nous étions impliqués)
                      • ...
                      Les vendeurs de drogues "légales" sont, pour la plupart, des grands groupes dirigés par des personnes se revendiquant de l’élite. Ils produisent et vendent l’alcool, les cigarettes (et pour beaucoup en contrebande), les antidépresseurs, les anxiolitiques,....

                      Ces opérations sont des opérations de contrôle qui n’utilisent la drogue que comme alibi.
                      Le résultat voulu n’est pas la baisse du trafic et est certainement atteint : les jeunes (et nous aussi, par la même occasion) savent qu’ils ne sont en "sécurité" nulle part, que l’état est fort et emploie ses moyens. Normalement, ils devraient se tenir "à carreaux"... Si ce n’était pas le cas, il y aura encore plus de contrôles, encore plus musclés !!

                      Si la protection des jeunes était le but de nos élites, elles s’intéresseraient plus à l’expérience Hollandaise qui semble porter ses fruits et moins aux collèges et lycées...


                      • JL JL 13 décembre 2008 10:21

                        C’est clair.


                      • judel.66 16 décembre 2008 22:36


                        Rakotoarison ..... mouchez vous et la prochaine fois vérifiez vos informations.......les gendarmes ont agi sur ordre du procureur de la republique d’auch saisi par une demande du directeur d’établissement........6 eleves porteurs de drogue dont un dealer muni de balances de precision ont été interpelés......tous les journalistes prets a grossir cette intrusion dans un etablissement scolaire ont été mouchés et on n’en parle plus.....

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