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Accueil du site > Actualités > Société > Mariage et adoption pour les couples homosexuels : pour ou contre (...)

Mariage et adoption pour les couples homosexuels : pour ou contre ?

Au premier semestre 2012, sera votée la loi autorisant le mariage et l’adoption pour les couples homosexuels.

Au-delà de l’importance de cette loi, il est intéressant de voir combien cette loi cristallise les passions. Opposant ceux qui prônent le modèle judéo-chrétien de la famille à ceux qui n’en ont aucun. Car si de nos jours, la famille reste avant tout un homme + une femme+ des enfants ; elle ne se résume plus à cela. La palette des possibilités s’enrichie au fil de l’évolution de notre société.

Mais il y a un moment où il faut savoir se détacher de son éducation religieuse et aborder la question sous un angle logique.

En 2011 (source Wikipédia), le nombre d’enfants naissant hors mariage était de 55,8 %. De plus, le nombre de pacs n’a cessé d’augmenté depuis 2004 ; avec une nette diminution en 2011 (source centre d’observation de la société). Exit donc le sacrosaint modèle judéo-chrétien.

Personnellement, vous m’auriez demandé il y a deux ans si j’étais favorable au mariage homosexuel ; j’aurais dit non. Et répondu qu’il existe le pacs.

Reposez-moi la question aujourd’hui, je dirais que j’y suis favorable. Pourquoi un tel revirement. Une évidence s’est imposée à moi.

Que dit notre constitution (texte extrait sur le site de l’assemblée nationale) :

Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l’Homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu’aux droits et devoirs définis dans la Charte de l’environnement de 2004.

Article 2

La devise de la République est « Liberté, Égalité, Fraternité ».

Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

Extrait de la Déclaration des Droits de l’Homme :

« Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.

Il n’est pas précisé tout être humain hétérosexuel. Ne serait-ce que par la stricte application de cet article, la loi devrait déjà être appliquée. Mais bon, cette déclaration des Droits de l’Homme a été rédigée en 1789 et les femmes n’ont eu le droit de vote qu’en 1944. Certaines choses prennent du temps.

Quant à l’adoption, je suis évidemment pour l a permettre à des couples homosexuels. Ne serait-ce pour protéger tous ses enfants naturels ou adopté, n’ayant aux yeux de la loi qu’un seul parent. Qu’arriverait-il en cas de décès du parent légal ? Et aux arguments sur le danger pour la santé psychologique de ces enfants élevés par des parents homosexuels ; je répondrais que nous n’avons pas assez de recul. Et pour moi, évoquer le principe de précaution est un argument hypocrite.

Pensez-vous qu’il vaille mieux être élevé par un père et /ou une mère qui vous battent et /ou abusent de vous. Dans ses situations, nous connaissons quels sont les dégâts psychologiques.

Devrait-on séparer un enfant du seul parent qui l’élève (décès ou abandon d’un des parents) sous prétexte qu’il n’a pas un père et une mère.

Les pédopsychiatres parlent de référent maternel ou paternel. Un enfant trouvera toujours dans son entourage les personnes lui permettant de se construire.

Et à tous ceux qui craignent que ces enfants deviennent systématiquement homosexuels, je leur répondrais : dans ce cas, l’homosexualité ne devrait pas exister.

Un enfant a besoin d’amour (correctement dosé) pour grandir. De rien d’autre.

Personnellement le mariage ce n’est pas ma marotte. Je me suis pacsée il y a 4 ans et cela me convient très bien. Mais je comprends que cela soit celle d’autres personnes. Et je ne vois pas pourquoi on devrait l’interdire à une partie de la population pour prétexte de son orientation sexuelle. Cela reviendrait à dire que la population homosexuelle en France n’a pas les mêmes droits que la population hétérosexuelle. 

La société évolue, les mœurs également (sans vouloir faire de jugement moral). L’abolition de l’esclavagisme en est le parfait exemple. Né, il y a plus de 2000 ans ; il est interdit de par la loi dans tous les pays. Ce qui fut normal autrefois, ne l’est plus de nos jours.

 Le monde change, veillons à ce que cela soit dans le respect de la liberté de chacun.


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138 réactions à cet article    


  • JMTLG 1er août 2012 09:14

    Pour ma part, la question du mariage homosexuel n’a même pas lieu de se poser, et sa légalisation me parait être une évidence.

    Après, qu’il y ait un débat public au sujet de l’adoption, je peut le concevoir (même si je suis également totalement favorable à l’adoption).

    Je n’arrive pas à voir en quoi le mariage -en dehors de motifs religieux- puisse poser problème, celui-ci n’ayant aucun impact sur la société, les gens, et ne regardant au final que les deux personnes concernées.

    Oui actuellement la loi va à son encontre, et bien il suffit de la changer...


    • JMTLG 1er août 2012 09:34

      « Mais est-ce pour autant que ce qui était anormal autrefois, peut être normal aujourd’hui ? »

      - La loi avant 1944 disait que les femmes n’avaient pas le droit de voter.
      - La loi n’autorisait pas l’IVG avant 1975.
      - L’homosexualité était considérée comme une aliénation mentale il y a encore quelque décennies (et est passible de peine de mort dans moult pays encore aujourd’hui).

      Donc oui, je pense que des choses considérées comme « anormales » autrefois (homosexualité, IVG, vote féminin, etc.) se doivent aujourd’hui d’être considérées comme normales et acceptées par la société et la loi se doit d’être là pour protéger ces évolutions sociétales.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 1er août 2012 09:27

      Concernant les homosexuel(le)s, je suis favorable à ce qu’ils bénéficient de tous les droits des hétérosexuel(le)s.

      En retour, en matière d’adoption, je leur demande d’assumer les conséquences du fait biologique dont il résulte qu’un couple homosexuel est irrévocablement stérile, de manière endogène, et que le « droit à l’enfant » n’existe pas : seul existe le « droit de l’enfant ».

      Sexualité et Droit : mariage homosexuel, homo-parentalité (1 de 2)
      Sexualité et Droit : mariage homosexuel, homo-parentalité (2 de 2)


      • JMTLG 1er août 2012 09:39

        Je ne suis on ne peut plus d’accord pour considérer comme le droit de l’enfant se doit d’être une priorité.

        Cependant, ce même droit ne devrais pas être moins prioritaire pour un couple hétérosexuel adoptant ou non : restreindre ainsi cette « obligation » qu’aux couples homos reviendrais à dire que les hétéros n’ont pas à être aussi attentifs aux droits de l’enfant, non ?


      • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 1er août 2012 09:49

        Par JMTLG (xxx.xxx.xxx.50) 1er août 09:39

        Mon propos se veut d’insister sur le fait qu’il existe une singularité naturelle, incontestable et irrémédiable, entre un couple hétérosexuel et un couple homosexuel.


      • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 1er août 2012 09:52

        P.S. :
        Et, cette singularité naturelle du couple homosexuel doit être exclusivement assumée par lui.


      • JMTLG 1er août 2012 10:00

        Je n’avais pas compris votre commentaire en ce sens, je vois mieux ce que vous voulez dire.

        Cependant je ne suis entièrement d’accord avec cette singularité biologique : Un couple homosexuel, pris de manière isolée est en effet stérile, mais il ne l’est pas plus qu’un couple hétéro dont un des conjoints est lui-même stérile. Ainsi dans ces deux cas, le recour à une tierce personne sera souvent requis dans le but d’enfanter (par exemple).

        Or le couple hétéro stérile ne se vera pas demandé , je vous cite, « d’assumer les conséquences du fait biologique dont il résulte qu’un couple homosexuel est irrévocablement stérile ». Le couple Homo, si, et pourtant les particularité biologiques sont présentes dans les deux cas, non ?

        Après, je n’ai peut-être pas bien compris où vous souhaitez en venir et vais lire votre article (plus détaillé semble t’il qu’un commentaire de quelque lignes) en lien, qui m’éclaircira peut-être.

        Bien cordialement.


      • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 1er août 2012 10:13

        Par JMTLG (xxx.xxx.xxx.50) 1er août 10:00

        La différence entre les couples hétérosexuel et homosexuel est que, de manière endogène, la stérilité d’un couple hétérosexuel est « statistiquement exceptionnelle » tandis que celle d’un couple homosexuel est absolue.


      • Lea Andersteen Lea Andersteen 1er août 2012 13:18

        Il semblerait qu’un couple hétéro sur 7 ait des problèmes d’infertilité.

        Ceci dit, d’une part, l’homosexualité n’est pas que masculine, et le couple saphique peut tout simplement demander à un homme de féconder l’une des deux, d’autre part, il y a le recours, probablement plus délicat, aux femmes porteuses.

        Votre propos ne tient que dans l’optique puritaine au possible ou les individus du couple homosexuel ne pratiqueraient pas le coît avec un individu du sexe opposé dans un but reproductif, sans parler des fécondations médicalement assistes, ne nécessitant pas de coït.


      • Lea Andersteen Lea Andersteen 1er août 2012 13:20

        Et oui, le couple n’est pas forcément composé que des deux parents biologique de l’enfant... Que ce soit homosexuel (de fait !) ou hétérosexuel.


      • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 1er août 2012 13:42

        Par Lea Andersteen (xxx.xxx.xxx.150) 1er août 13:18

        Vous avez une belle disposition pour la paraphrase car je ne crois pas avoir dit autre chose.

        Je ne pense pas avoir une « optique puritaine au possible ».

        « les individus du couple homosexuel ne pratiqueraient pas le coît avec un individu du sexe opposé dans un but reproductif »
        Cette affirmation n’est pas mienne.
        Elle vient des couples homosexuels, femelles et mâles, « quasi intégristes », qui « exigent » l’adoption immédiate plutôt que d’accepter de copuler en-dehors de leur couple pour satisfaire leur désir d’enfant.

        Cf.
        Sexualité et Droit : mariage homosexuel, homo-parentalité (1 de 2)
        Sexualité et Droit : mariage homosexuel, homo-parentalité (2 de 2)



      • milu 1er août 2012 14:02

        alors les couples hétérosexuel stériles ne doivent pas non plus pouvoir recourir ni à une FIV, ni à l’adoption.


      • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 1er août 2012 17:16
        Par milu (xxx.xxx.xxx.215) 1er août 14:02

        Il n’y a que vous pour affirmer cela. smiley



      • EricB 4 août 2012 00:46

        On peut supposer que vous refusez egalement aux heteros stériles le droit à l’adoption, au motif de « la conséquence du fait biologique », et car « le droit à l’enfant n’existe pas »....


      • EricB 6 août 2012 08:14

        Bien sur qu’il n’y a pas de « droit à l’enfant » (c’est marrant, mais il semblerait que ce soit bien plus les anti-homoparentalité qui s’accrochent à cette notion que les revendications des homos...), mais le « désir d’enfant » devrait-il être considéré différemment selon que l’on est un couple hétéro « naturellement » stérile ou un couple homo ? Personne ne vient nous balancer au nez la « stérilité naturelle » de certains couples pour leur refuser la possibilité d’adopter ou de procréation assistée.

        Il semblerait que dans la tête de certains, le « désir d’enfant », composante quasi universelle de toutes les especes, soit le summum du don de soi et de la générosité pour les couples hétéros (y compris stériles), et le comble de l’égoisme pour les couples homos....


      • JL JL 1er août 2012 09:35

        Le mariage c’est quoi ? La consécration d’un couple en vue de la procréation, point barre.

        Le mariage homosexuel ridiculise l’institution du mariage.


        • JMTLG 1er août 2012 09:52

          La définition du mariage, selon la loi est :

          "Union entre un homme et une femme, consacrée par une déclaration solennelle (célébration) reçue par un officier de l’état civil (le maire, l’un de ses adjoints ou une personne qu’il délègue). Le mariage confère aux époux des droits et des devoirs réciproques : respect, assistance, secours, fidélité, contribution aux charges du mariage, éducation et entretien en commun des enfants, solidarité pour les dettes du ménage...« 

          Le mariage consiste donc simplement à l’union de deux personnes, et le fait de fonder une famille n’est rien de plus qu’un choix de leur part, droit n’étant pas du coup une obligation.

          Pour faire simple (et vulgariser un peu) : quant deux personnes se marient, c’est juste pour se jurer fidélité et rester ensemble »à vie".

          Le reste n’est que choix et n’est en aucun cas une obligation : un couple marié peu faire chambre ou lieu de vie séparé, un coupla marié a tout à fait le droit de coucher avec d’autres personnes si tout le monde est d’accord.

          Et -attention ca va vous faire un choc- un couple marié peut très bien décider de ne jamais avoir d’enfant.

          Bref non, vous déclamez vôtre définition du mariage, qui est une définition basée sur des édits religieux et non civile, définition qui n’est plus partagées en grande partie par les personnes se mariant aujourd’hui (à partir de ma génération, à savoir trentenaires et plus jeunes).

          En sus, en prenant en compte votre conception du mariage, celà signifie :

          - Un couple stérile ne pouvant avoir d’enfant ne devrais pas avoir le droit de se marier ?
          - Un couple ne voulant pas d’enfants n’a pas le droit de se marier ?
          - Un couple porteur d’une anomalie génétique grave (ou non) et ne voulant pas la transmettre n’a pas le droit de se marier ?
          - Les enfants adoptées n’ayant pas été procrées par le couple marié n’ont pas lieu d’être ? Donc on interdit l’adoption, si je comprends bien ?


        • ionysis 1er août 2012 09:57

          Vous en tenez des bonnes. Votre commentaire est ridicule...


        • intercepte 1er août 2012 10:04

          « le mariage c’est quoi ? »

          Le mariage par exemple pour une femme.

          Elle peut en même temps, se mariée civilement avec un homme, se mariée religieusement avec un autre homme et avoir des relations sexuelles avec uniquement des femmes.


        • JL JL 1er août 2012 10:55

          « quand deux personnes se marient, c’est juste pour se jurer fidélité et rester ensemble »à vie« . »

          dit un intervenant ci-dessus.

          Et le divorce, c’est fait pour qui ?

          Le mariage, c’est comme une île : si l’on construit un pont, il n’y a plus d’île, mais une presqu’île.

          Si le mariage est possible entre deux personnes de même sexes, alors, il n’y a plus de mariage en tant que tel. Quand je dis que le mariage homosexuel ridiculise le mariage, je devrais dire : le mariage homosexuel tue le mariage.

          C’est ce que voulait Big Brother, non ?


        • pjf971 1er août 2012 12:27

          @JMTLG
          Entièrement d’accord !
          Les humains ne sont pas des lapins...


        • EricB 6 août 2012 08:18

          « - Ouais, ouais, et j’ai aussi un p’tit copain... Mais j’chais pas avec lequel des deux je me marierai quand je s’rai grand...

          Vous voyez le tableau ! »

          Plus encore que le tableau, ce qui crève l’écran, c’est votre parfaite stupidité, Schweizer.


        • fromageplus 1er août 2012 10:08

          « Il y a un moment où il faut savoir se détacher de son éducation religieuse et aborder la question sous un angle logique. »


          Fort bien, abordons la question sous son angle logique et demandons-nous pourquoi notre civilisation a engendré le modèle père-mère-enfant, contre d’autres modèles existant ailleurs ou auparavant. Il y a des civilisations où la famille est constituée de co-épouses, des civilisations où les enfants d’un couple sont élevés par d’autres personnes que les parents, etc. Les modèles sont très nombreux. Le modèle judéo-chrétien a opté pour la logique suivante : la meilleure place d’un enfant est au milieu de ses géniteurs naturels, lesquels forment un couple stable soudé à vie, qui s’est choisi l’un l’autre librement, et instaurant un flux de filiation extrêmement clair qui projette l’individu dans une génération historique cohérente et lisible (parents, grands-parents, oncles, cousins, aïeux,...). Dans ce modèle, pas de confusion. Les géniteurs sont tout pour l’enfant : ses parents légaux, ses éducateurs, ses protecteurs ; et les enfants sont les héritiers légitimes à part entière. On ne dissout pas les fonctions.

          Dès que l’on sort de ce modèle, on fait entrer les exceptions les plus marginales (l’adoption) dans le champ de la règle générale. Les mères porteuses, par exemple, opèrent la dissociation de la matrice et de la maternité, ce qui crée de la confusion sur la filiation : comment un enfant peut-il naître de deux femmes et d’un homme ? La réponse judéo-chrétienne est la suivante : ne nous engageons pas dans la confusion, et privilégions toujours les choses claires et logiques. Un enfant naît de la rencontre du principe mâle et du principe femelle, donc d’un homme et d’une femme, point.

          Pour bien grandir, un enfant n’a pas seulement besoin d’amour : il a surtout besoin de sécurité, et ce besoin de sécurité est encore plus grand quand il s’agit d’un enfant adopté. La sécurité, ce n’est pas seulement une sécurité matérielle, c’est avant tout une sécurité psychique, identitaire. Bien sûr qu’un couple homo est capable matériellement d’élever un enfant. Mais est-ce que ce modèle répond à ce que nous voulons de mieux pour un enfant ? Ma réponse est non. L’amoooûûûûr n’a rien à voir là-dedans ! C’est une question de sens et de vérité.

          Pour ajouter un mot sur l’adoption, je souhaite bon courage aux couples homosexuels qui souhaitent adopter un enfant. Pour les couples hétérosexuels, c’est déjà l’enfer. Non seulement les listes d’attente deviennent interminables (aujourd’hui on est plus proche de délais comme 6, 7 ou 8 ans et il y a de moins en moins d’enfant adoptables internationalement), mais en plus ce sont les pays d’origine des enfants qui fixent leurs conditions. Déjà aujourd’hui, si vous êtes célibataire ou si vous êtes un couple non marié, vous voyez de nombreuses portes se fermer devant vous à cause des clauses établies par les pays. Comment fera un couple homosexuel pour adopter ? Ils vont galérer comme tout le monde, et même bien davantage. Je doute que les pays du Tiers-Monde, de culture traditionnelle, soient nombreux à accepter de poser comme condition « parents homosexuels acceptés ».

          Adopter un petit français ? Avec 220.000 avortements par an et très très peu de naissances sous X, les enfants adoptables français sont très peu nombreux et les délais d’attente sont interminables. Quelle solution ? Les mères porteuses ? Donc la location d’utérus et la marchandisation du corps des femmes-pondeuses délocalisées en Inde ? Il est beau, l’amour ; il est beau l’altruisme ; il est beau le progrès.

          Ne soyons pas naïfs et regardons les questions éthiques en face.

          • oncle archibald 1er août 2012 10:26

            " Pensez-vous qu’il vaille mieux être élevé par un père et /ou une mère qui vous battent et /ou abusent de vous. Dans ses situations, nous connaissons quels sont les dégâts psychologiques.« 

            Ca c’est l’argument massue !! Celui qui tue !! Qui présuppose que les couples homosexuels sont incapables de battre ou d’abuser leurs enfants, et qu’un enfant élevé dans un tel couple ne risque aucun »dégât psychologique". 

            Ainsi le couple homosexuel, cette petite merveille d’équilibre, de bonté , de sagesse, va être donné en exemple à toute la population... Prenez en de la graine parents biologiques à la con qui faites des enfants par hasard un soir ou vous etes bourrés ou bien juste pour jouer à la poupée .. Nous les homos, nous savons ce que nous faisons, nous vous valons cent fois, lorsque nous adoptons un enfant c’est en étant sur que notre couple est solide que notre compagnon ou notre compagne est parfait, n’élèvera jamais sa main sur lui, ne lui touchera pas le zizi, etc etc .. .. 

            Nous allons adopter vos enfants battus .. violés .. heureusement nous sommes là pour relever cette société en pleine décadence !

            Pauvres ânes qui avalent ces couleuvres prémachées par le lobby très puissant des LBGT traduisez Lesbiennes, Gays et Transsexuels ... Et salopards qui sachant très bien ce qu’ils font essayent de propager ces idées de merde.

            • JMTLG 1er août 2012 10:34

              Et si simplement les couples homosexuels n’étaient ni meilleurs, ni pire que les couples hétérosexuels ?

              Oui, les couples homosexuels ne se considèrent pas comme supérieurs aux couples hétéros, et n’ont à ce que je sache jamais prétendu ceci ou même souhaité qu’on ne le pense.

              La seule chose, au sujet du mariage et de l’adoption, que les homos souhaitent c’est d’être... Comme tout le monde.

              Inutile d’être aussi agressif, insultant et ordurier dans vos propos voyons...


            • oncle archibald 1er août 2012 11:45

              @ JMTLG : Ce qui me hérisse c’est cette argumentation fausse cent fois présentée pour justifier l’adoption par des couples homosexuels : Il vaut mieux un couple homosexuel gentil que des parents biologiques méchants, ivrognes, tabassant et violant leurs enfants ...


              Si c’est vrai dans l’absolu, tout autant qu’il vaut mieux etre riche et bien portant que pauvre et malade, argumenter la dessus pour justifier l’adoption par des homosexuels c’est présupposer que les couples homosexuels ne peuvent être ni violents, ni alcooliques, ni pervers, ce qui est parfaitement faux ... 

              Au mieux comme vous le dites vous même ils ne seront ni meilleurs, ni pire que les couples hétérosexuels. L’argument suprême, l’argument imparable pour justifier l’adoption par des homosexuels ne vaut donc pas un clou, alors que tout le milieu LGBT repris en coeur par les médias bêeelantes en fait un argument massue ...

              Ca me hérisse le poil parce que c’est un mensonge de première grandeur.

              Vous dites que la seule chose, au sujet du mariage et de l’adoption, que les homos souhaitent c’est d’être... « comme tout le monde » ... mais regardez donc la réalité en face : ils ne sont pas comme « tout le monde », et c’est heureux que « tout le monde » ne soit pas comme eux, le problème de la surpopulation mondiale serait vite réglé et si leurs parents avaient été comme eux ils ne seraient pas la pour en parler !

              Après avoir revendiqué le droit à vivre sereinement leur différence, ce que je comprends, accepte et soutiens lorsqu’il s’agit de ne pas discriminer une personne enraison de ses préférences sexuelles, les LGBT prétendent maintenant être « comme tout le monde » et c’est une escroquerie morale de plus que l’on veut nous faire accepter ...

              D’un naturel profondément pacifique, passant mon temps à essayer de huiler les rouages qui grincent et les engrenages qui coincent, je deviens effectivement agressif face au mensonge ...


            • EricB 10 août 2012 11:33

              Ca me hérisse le poil parce que c’est un mensonge de première grandeur.

              Ah, Archibald, qu’on aimerait que vous eussiez le poil également hérissé par les « mensonges de premiere grandeur » véhiculés sans vergogne par les anti mariage homo. Du genre : le mariage homo va détruire l’institution du mariage... va detruire la cohésion sociale.... est une menace pour le futur de l’humanité (entendez par là, menace d’extinction de l’espèce humaine), et j’en passe un sacré paquet d’autres.....


            • xbrossard 1er août 2012 10:48

              Pour rappel :
              Le mariage est défini traditionnellement comme l’« union légitime d’un homme et d’une femme« 

              donc, le but étant à l’origine la prolongation de la vie au travers des enfants, je ne voit pas le rapport avec le mariage homo...
              Que les homos aient les mêmes droits en terme financier, héritage, etc...cela va de soit puisque tout ces droits ne sont pas liés à leur orientation sexuelle, mais concernant le fait d’appeler cette liaison »mariage", c’est comme si on voulait changer la définition du terme

              tiens par exemple, j’ai envie que les tables s’appellent désormais des chaises, puisque après tout on peut s’asseoir dessus...est-ce une bonne idée ? en quoi est-ce un problème de vouloir différencier 2 choses différentes ? Pourquoi vouloir absolument utiliser le même terme pour nommer 2 types de relations différentes ?





              • Giuseppe Di Bella Giuseppe Di Bella 1er août 2012 10:49

                Parmi les « 60 engagements pour la France » de François Hollande, l’engagement 31 est consacré à l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples homosexuels. Avec cet engagement, François Hollande réaffirme sa volonté de lutter contre l’homophobie et d’assurer l’égalité des personnes LGBT (lesbiennes, gays, bis et trans).

                Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, a réaffirmé, dans un communiqué de presse du 29 juin 2012, que « le droit au mariage et à l’adoption pour tous sera institué et les outils de lutte contre les discriminations seront renforcés. Toutes les administration de l’Etat, les autorités administratives indépendantes, les fonctionnaires et en particulier les enseignants, seront sensibilisés sur cet objectif d’égalité et de lutte contre tous les préjugés homophobes qui font le lit d’une violence et d’un exclusion qui font le lit d’une violence et d’une exclusion qui ne sont pas tolérables. »

                Le gouvernement a inscrit à son programme de travail des prochain mois la mise en oeuvre de cet engagement, comme l’a confirmé Christiane Taubira, ministre de la Justice, lors sa récente intervention devant la Commission des lois de l’Assemblée nationale.

                Le droit au mariage et à l’adoption sera donc ouvert aux couples de même sexe au premier semestre 2013. C’est une question d’égalité.

                 


                • Giuseppe Di Bella Giuseppe Di Bella 1er août 2012 11:49

                  Effectivement, en l’état actuel de la législation française, les homosexuels sont sont pas égaux face aux hétérosexuels. C’est la raison pour laquelle la législation sera modifiée dans les prochains mois à venir.

                  Je n’ai jamais entendu quelqu’un se faire insulter d’hétérosexuel ! Par contre, les insultes, les inégalités, les violences à l’encontre des personnes LGBT existent ! Et vous avez raison, elles sont sanctionnées par la loi, au même titre que l’antisémitisme ou le racisme. Ca vous choque ?

                   


                • fromageplus 1er août 2012 13:15

                  Giuseppe,


                  Avez-vous déjà entendu parler du mot « breeder » en usage aux Etats-Unis ? C’est par ce doux nom que la communauté homo traite les hétéros. Mais c’est taquin, n’est-ce pas ? Ce n’est pas de l’hétérophobie du tout du tout. Se faire traiter d’ « éleveur », au sens le plus agricole du terme, c’est gentillet, non ? C’est un peu comme ces gens qui parlent des « bétaillères à cathos » pour se moquer des familles BCBG qui vont à la messe le dimanche. C’est une expression amicale, pleine de respect, ha ha ha, on plaisante bien entendu, ha ha ha, ce n’est évidemment pas méchant du tout de parler de bétaillère.

                  Merci de vous renseigner avant de dire des âneries sur les « phobies » des uns ou des autres.

                • Soi même Soi même 1er août 2012 14:14

                  Comme cela est étrange cette proposition de loi sur le mariage homosexuelle, comme si cela était plus important que tous les lois qui ont été adopter en 5 ans sur la restriction des libertés humaines et là on nous présentes cela comme une avancer capitale, alors que ce m’est qu’une histoire de lobby et en aucun cas le souhait de la majorité des Français.


                • Giuseppe Di Bella Giuseppe Di Bella 1er août 2012 14:39

                  @fromageplus

                  Non je ne connais pas ce mot car je vis en France. Nous ne sommes pas aux Etats-Unis !

                  Et je vois où vous voulez en venir. Je vais vous surprendre : Je suis gay et catholique pratiquant ! Et ne faites pas croire que tous les gays qui sont favorables à l’ouverture du mariage et à l’adoption pour les couples de même sexe veulent absolument « casser du curé » !


                • Romain Desbois 1er août 2012 15:10

                  Yacine vos valeurs ne sont pas supérieures des miennes. Que vous soyez musulman et attendiez le mariage pour copuler , c’est le plus strict de vos droits. Personne ne vous oblige à faire autrement et je ne vous jugerais pas décadent pour autant.

                  Mais ce que je n’admets pas c’est que vous vouliez imposer vos caleurs aux autres.


                • fromageplus 1er août 2012 16:13

                  Giuseppe,


                  Eh non ! Nous ne sommes pas aux Etats-Unis ! Néanmoins, je vais vous apprendre un truc complètement dingue : nous disposons d’un réseau de communication très perfectionné qui permet de s’informer en temps réel sur ce qui se passe dans le monde entier, notamment aux Etats-Unis ! Et ça tombe bien, les Etats-Unis étant en ce moment les précurseurs de tout ce qui se passe dans le monde, pour le meilleur et pour le pire, il est essentiel de comprendre ce qui s’y passe pour mieux comprendre notre environnement plus proche. Donc je m’intéresse à la culture américaine, en sus de la mienne, pour ne pas rester le spectateur passif et béat de l’actualité. Ce qui semble utile, puisque je vous apprend des choses sur les rapports pacifiques et exemplaires entre communautés.


                  Oh, vous êtes gay et catholique. Vous faites ce que vous voulez de votre vie et de votre conscience. Ce qui m’étonne, ce n’est pas que vous le soyez, mais que, sachant cela, vous soyez un militant LGBT. Je peux comprendre que vous soyez « chrétien » de façon très générale (le refrain sur le pardon, l’amour du prochain, etc.), mais que vous affirmiez votre fidélité au Pape simultanément au rejet de ses préconisations est, en effet, étonnant - dans la mesure où l’on s’étonne encore des incohérences intellectuelles des gens. Mais comme de toute façon cette cohérence n’a plus la moindre importance de nos jours, je ne lève qu’un sourcil sur deux, pour être poli et faire semblant de croire de vous avez des choses incroyables et novatrices à m’apprendre. On croise bien des militants socialistes qui détournent la carte scolaire pour envoyer leurs enfants dans des écoles privées catholiques, vous savez.


                • fromageplus 1er août 2012 10:55

                  La rhétorique du « comme tout le monde » est particulièrement biaisée.


                  Un individu, qu’il soit homosexuel ou hétérosexuel, est effectivement « comme tout le monde ».
                  (« If you prick us, do we not bleed ? If you tickle us, do we not laugh ? If you poison us, do we not die ?  »)
                  Les individus, qu’ils soient homosexuels ou non, ont le droit de vote, de propriété, d’accès à un métier, etc. En ce sens, en regard de la loi, ils sont en effet « comme tout le monde ».

                  Il n’échappera à personne que les choix de vie nous rendent différents, à commencer par la biologie. Un couple hétérosexuel se trouve presque inévitablement confronté à des questions que ne se pose pas un couple homosexuel, et vice-versa. Je doute qu’un couple d’hommes ou un couple de femmes s’interroge sur la contraception, par exemple, alors que c’est une question centrale chez le couple homme-femme qui représente statistiquement l’immense majorité des couples. Le « comme tout le monde » devient beaucoup moins pertinent quand on met le nez dans le concret.

                  Un couple homme-femme peut se retrouver confronté à une grossesse non-désirée, où la vie surgit inopinément, indépendamment de tout « désir d’enfant ». Au contraire, un couple homme-homme ne peut concevoir l’arrivée d’un enfant que par l’unique condition de son désir. Le fonctionnement n’a donc rien à voir avec le « comme tout le monde ».

                  Merci de ne pas employer des expressions-slogans en espérant que la pirouette épargnera toute réflexion critique.

                  • Giuseppe Di Bella Giuseppe Di Bella 1er août 2012 11:01

                    Vous pouvez avoir une réflexion critique. La liberté d’expression reste primordiale dans notre pays.

                    En ce qui concerne mon commentaire, il ne fait que préciser que cette réforme verra bien le jour. Et c’est au nom de l’égalité ! « Liberté, égalité, fraternité », ça vous dit quelque chose ?

                     

                     


                  • oncle archibald 1er août 2012 12:03

                    @ Guiseppe di Bella : « Vous pouvez avoir une réflexion critique. La liberté d’expression reste primordiale dans notre pays ».... merci de condescendre à écouter l’argumentation de ceux qui ne pensent poas comme vous ..

                    « cette réforme verra bien le jour au nom de l’égalité ! »Liberté, égalité, fraternité« , ça vous dit quelque chose ? » Vous omettez le principal ... Les hommes naissent libres et égaux ... en droit ! 


                    Ils ne naissent pas égaux physiquement, il y a des grands et des petits, il y en a qui sont dotés du bon compte de chromosomes et d’autres qui naissent trisomiques ... Ils ne sont pas égaux en fait ! Et s’il est extrêmement important de ne pas « stigmatiser » les homosexuels en raison de leurs particularités sexuelles, au nom de l’égalité que vous invoquez, ça n’en fait pas pour autant des couples féconds. Je partage totalement l’avis de « Fromageplus ». 


                    Avoir un enfant n’est pas « un droit » et il y a en ce domaine tout particulièrement une inégalité de fait ... des couples hétérosexuels n’arrivent pas à procréer, d’autres ont été confrontés à un défaut de contraception et se retrouvent avec des enfants qu’ils ne souhaitaient pas, ce sont les hasards de la vie ... En revanche qu’un couple homosexuel ne soit pas fécond ne doit rien au hasard.




                  • L’Ankou 1er août 2012 13:02

                    Justement, Oncle Archie... Vous avez bien, un joli triangle :

                    - d’un côté le fait physiologique : la zigounette et le piloupilou et les conscéquences de leur rapprochement sur les courbes démographiques.
                    - d’un autre, les fictions juridiques, c’est à dire une institution qui n’est pas le couple, mais qui est la fiction juridique du couple, et qui porte des consécquences matrimoniales et patrimoniales, avec des incidences sur les droits des époux, les droits des enfants qui naissent dans ce couple (l’adoption étant aussi une fiction juridique de naissance), les droits des créanciers de l’un des époux sur le patrimoine de l’autre, les modalités de transmission du nom et du patrimoine, les questions d’héritage...
                    - le troisième côté étant la science et ses progrès, avec des possibilités toujours nouvelles de procréation, qui peuvent régler des problèmes de stérilité dans le couple, pallier certaines défaillances, surmonter des impossibilités naturelles, contrevenir aux « lois » naturelles pour satifsaire les désirs d’un couple privé de descendance.

                    Vous vous fondez sur le premier côté pour régenter les deux autres, qui se passeront très bien de votre psychorigidité : le mariage et l’adoption sont déjà des fictions « contre nature », qui, depuis longtemps, légitiment des bâtards ou des naissances hors mariage, dans l’intérêt des enfants et pour la satisfaction de la paix publique. La science, quant à elle, réalise aussi des fictions inimaginables il y a peu, et autorisent à dépasser certaines impossibilités d’hier (voler, aller dans l’espace, procréer alors qu’on est stérile ou, à l’inverse, prendre du plaisir sans procréer, guérir de maladies jadis incurables, changer de sexe, etc.)

                    Le coït hétérosexuel qui vous fascine tant s’en trouve relégué à l’une des modalités possibles pour prendre et donner du plaisir, comme c’est une des modalités parmi d’autres d’avoir une descendance, sans présager d’ailleurs de la façon dont on l’assume. C’est un truc bien agréable, à savourer pleinement, mais qui peut rester dans le secret de l’alcôve, protégé comme un moment privé et intime, sans devoir impérativement polluer des choix globaux de société. Ce côté du triangle s’avère effectivement détachable du reste, et peut laisser les fictions juridiques et les progrès scientifiques rendre possible ce qui est agréable et apporte du bonheur à des couples différents ou non de votre propre modèle.


                  • oncle archibald 1er août 2012 14:58

                    " rendre possible ce qui est agréable et apporte du bonheur à des couples différents ou non de votre propre modèle« ... deux observations qui me paraissent importantes :

                    1/ Vous croyez que l’on a attendu le XXI eme siècle et la médiatisation de l’homosexualité pour prendre du plaisir sans procréer ?? Vous croyez cela réservé aux homos ?? De tous temps les hommes et les femmes sont arrivés, moins facilement qu’aujourd’hui certes, à prendre du plaisir sans procréer ...

                    2/ l’enfant dioit pouvoir etre adopté par des couples homosexuels pour leur »apporter du bonheur« ... Mais cet objectif est purement égoïste ... un enfant ça n’est pas une »game boy", un jouet pour distraire ses parents et éventuellement leur eviter de s’emmerder trop dans leurs vieux jours !! 

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