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Accueil du site > Actualités > Société > Mariage pour tous : Réactionnaire ou Résistant ?

Mariage pour tous : Réactionnaire ou Résistant ?

Depuis longtemps, quiconque se montre rétif au Progrès perd toute légitimité. Quiconque ose contrer la « marche de l’Histoire » se fait traiter de « réac » ou, pire, de « vieux réac ». Or, cette insulte, si on la considère sous un angle positif, peut se transmuer en compliment…

Le dernier avatar de cette accusation, même si on emploie des termes non-marxistes, se joue autour de cette histoire délirante de Mariage pour Tous, dont la pagaille gouvernementale est en train de démontrer ce que nous étions quelques-uns à clamer : la boîte de Pandore est ouverte. Le Mariage pour Tous donne plein droit à l’adoption par des couples homosexuels, donc à la Procréation Médicalement Assistée pour les dames qui trouvent qu’un homme est inconsommable, et à la Gestation Pour Autrui, pour les messieurs que révulse la proximité immédiate d’une femelle.

Sagesse du fou, folie du sage

 On en est arrivé à un degré de folie telle que nous avons besoin d’expliquer ce qui, il y a fort peu de temps encore, était une évidence depuis que l’humain a une conscience : un enfant provient d’un homme et d’une femme ; ce sont là ses seuls véritables parents, quels que soient par la suite les aléas de la vie qui pourraient l’en priver. Et comme si de telles occurrences n’étaient pas assez dramatiques, avec le MPT, on privera délibérément l’enfant de l’un de ses parents, soit disparu de la circulation, soit tenu à l’écart dans le rôle de simple reproducteur/trice, soit intégré à la famille, ce qui institue un ménage à trois (voire plus) ou une polygamie de fait (sauf, en principe, au niveau sexuel).

 Voilà ce que dit le réac, contre les députés majoritaires géniaux qui ont réinventé le bon sens et refondé toute l’anthropologie en l’espace de quelques mois.

 Le réac n’a aucune chance contre le Progrès.

Le ringard n’a aucune chance contre la Modernité.

Refuser l’Évolution, c’est glisser d’office dans le passé, même si en réalité il s’agit seulement de préserver ce qui, dans le présent, s’avère solide et nécessaire. Seul l’Avenir, divinisé, tient lieu de réponse à tout. Or, l’avenir, personne n’y échappera, par définition. Tout le problème consiste à savoir de quoi il sera fait. De quoi nous le ferons.

Ne pas vivre avec son temps

Heureusement, certains ont compris, en leur temps, qu’il ne fallait surtout pas vivre avec son temps.

Lorsque le jeune pasteur luthérien Dietrich Bonhoeffer osa, dès 1933, prendre la parole contre Hitler, il se dressait quasiment seul contre tous ses compatriotes, qui rêvaient d’un Reich de mille ans et parmi lesquels il y eut des chrétiens qui qualifiaient Adolf Hitler de Messie !

Lorsque, parmi les intellectuels progressistes, il était de bon ton, pour ne pas dire obligatoire, de céder au chant des sirènes des usines communistes, Camus avait compris que le communisme était mortifère quand il prétendait faire le bonheur des gens en les déportant ou en les exterminant. Là aussi, c’était une évidence, contre laquelle il fut un des seuls à se dresser avec sa « morale de Croix-Rouge ». La publication, en 1951, de L’homme révolté le coupa de quasiment toute l’intelligentsia parisienne. Six décennies plus tard, c’est Camus qui a raison contre Sartre. C’est lui, le prophète, c’est lui, le visionnaire. Lui, le réactionnaire, le ringard, le « philosophe pour classes terminales », sut voir plus loin que le bout du nez des gens qui avaient soi-disant tout compris.

Hélas, il faut que la masse ait payé les pots cassés avant de donner raison aux prophètes.

Lorsque, après l’écroulement de l’URSS, certains ont sifflé la fin de l’Histoire, imposé la « pensée unique » thatchéro-reaganienne en matière économique, lâché la bride au capitalisme triomphant, combien ont annoncé que c’était là une folie économique et un crime contre l’humain ? Aujourd’hui, ce courant dévastateur n’est pratiquement plus endiguable. Qui a été intelligent ? Qui a été visionnaire alors, sinon les « gens du passé » (ainsi que la droite modernisme traitait les gens de la gauche lucide) ?

Lorsque, en 2003, Dominique de Villepin prononça son magnifique discours à l’ONU pour signifier que la France récusait la guerre en Irak, ne fut-ce pas l’honneur de notre pays d’être quasiment seul contre tous ? Que n’a-t-on entendu alors ! La suite a prouvé que nous avions en fait complètement raison. Actuellement, l’Irak et tout ce qui l’entoure n’est toujours pas remis des aventures de « W ».

Tenir ferme

Le droit de dire non, le droit de ne pas collaborer, le droit de dire : Je resterai planté sur ma terre ferme quand tout le monde juge plus intelligent d’aller faire trempette dans le fleuve en crue, ça ne fait pas de nous des réactionnaires.

Le réactionnaire veut faire marche arrière (il n’est d’ailleurs pas honteux de revenir à ce qui était antérieurement quand il s’agit d’annuler des décisions stupides). Nous, nous demandons surtout que l’on tienne ferme sur ce qui est ferme, sur ce qui nous a portés jusqu’ici, sur ce qui a fait ses preuves. Changer pour changer, c’est une invention occidentale. Ça n’a aucun sens par soi-même. En fait, c’est une pure logique de consommation : il faut que ça bouge. Il faut changer de société comme on change de bagnole. « Le changement, c’est maintenant. » C’est finalement la logique de 1968 (mouvement plutôt sympathique, mais aussi contestable qu’il fut contestataire) : du passé faisons table rase, aux chiottes les viocs. Ce qui était avant nous est tout simplement dépassé et ridicule.

Or, il ne s’agit pas de s’arc-bouter au passé, ni de fossiliser le présent, mais de faire le tri, et de le faire précisément en prévoyant à long terme les conséquences des décisions que l’on prend aujourd’hui.

Hélas, les foules sentimentales se laissent émouvoir par des caprices catégoriels, par des cliques, par des lobbies, et même par des comploteurs.

 

On cède à Davos comme on cède à Lesbos. Et on choit dans la fosse.

C’est là qu’est l’os.


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44 réactions à cet article    


  • Pale Rider Pale Rider 5 février 2013 09:34

    MISE AU POINT SUR LE CHOIX DE L’ILLUSTRATION

    Un de mes lecteurs regrette le choix de l’affiche de La chute, pensant que je souhaitais ainsi « nazifier » les gens avec qui je ne suis pas d’accord, et notamment le gouvernement.
    Je reconnais qu’on peut contester le choix de cette affiche.
    Cependant, il n’est nullement dans mes intentions de diaboliser les personnes que je conteste, même si je pense qu’elles font des choix parfois carrément désastreux, voire dangereux.. 
    Il s’agissait, avec la figure d’Hitler, de faire allusion à la connotation la plus connue du terme de résistance
    Et puis, l’allusion à la chute de mon article qui parle de chute. C’est mon côté ludiverbiste.

    • Bonnenouvelle92 5 février 2013 09:58

      Je suis très reconnaissant que les mouvements de résistance à ce projet gouvernemental aient pu déboucher sur la saisine du Comité consultatif National d’éthique, lequel devrait organiser un débat sur ces sujets pour ensuite prononcer un avis mûrement réfléchi (en tout cas sur la Procréation Médicalement Assistée si j’ai bien compris). 

      Ceci étant, si son avis est défavorable et invite notre législateur à ne pas permettre l’utilisation des avancées de la médecine non plus pour soigner mais pour offrir ce que la nature ne permet pas, je me demande combien de temps il faudra pour que cet avis soit remis en question si la notion de « mariage homosexuel » est validée. 
      Les mots « mariage » et « égalité » sont aujourd’hui piégés et ont fini par perdre leur sens. Le ver est donc nécessairement dans la pomme. Ce ne sera plus qu’un question de temps. En tout cas, j’en ai peur.




      • lambda 5 février 2013 10:07

        @ l’auteur

        voilà un article plein de bon sens qui rappelle le droit de dire NON

        Dans le cadre actuel de la Société , il devient difficile de lutter contre la pensée unique et l’inversement des valeurs

        Le peuple n’étant pas représenté par ses élus doit renverser le Système et reprendre en main son destin

         


        • Pale Rider Pale Rider 5 février 2013 10:24

          Je ne suis pas certains que les messieurs préhistoriques se soient comportés comme les matous.

          Je ne suis pas non plus certains que les hommes ignorassent l’utilité de leur intervention sexuelle. Ils avaient bien repéré que les vierges n’enfantaient point. Ils en consacraient même certaines à leurs divinités.
          Les plus intelligents avaient dû repérer des ressemblances familiales entre eux-mêmes et certains gosses issus des dames qu’ils avaient bibliquement connues.

          Cependant, aujourd’hui, nous savons comment on devient père.
          La solution préhistorique, si on s’en remet à votre hypothèse, c’est le retour à la famille monoparentale, en général composée de la mère et des enfants. C’est super chouette. C’est le bonheur. ça donne des super résultats dans les collèges et dans les prisons.

        • Martha 5 février 2013 12:37

          @d.l.s.l
           Vous passez allègrement de la préhistoire au présent. Vous vous faite une vision simplifié de la préhistoire et vous oubliez des millénaires d’interrogations sur ce sujet fondamental qui a questionné notre espèce depuis qu’elle à pris conscience de son être, en observateur intelligent. La Bible a un texte magnifique sur ce sujet et bien d’autres aussi merveilleux. Je vais vous en citer trois : Genèse chapitre 2 & 3. Deutéronome chap 25 v11 & 12. Deutéronome chap 30 v15 et suivants. Rien de plus facile que de les trouver par internet. Pour vous montrer que ce questionnement n’est pas nouveau. Il y avait les ovistes et les spermatistes. La Bible est résolument spermatiste : c’est ce qui explique Deut.Ch25v11&12. L’homme féconde la femme comme on plante une graine dans le sol : c’était aussi simple que cela, observation, réflexion et déduction : tout concordait. La main (ou le souffle) de Dieu passait par l’appareil génital mâle.
           Le dix huitième siècle (travaux de Spallanzani) puis au dix neuvième siècle (travaux de Thuret) ont complètement éclairci cette question et ont montré la beauté et la simplicité de ce phénomène naturel.
           Le lien que vous nous invitez à lire est navrant. Depuis quand les enfants que nous avons conçu nous appartiennent ? C’est tout l’inverse. L’éducation bien comprise, dans notre univers moderne mais que je nommerais « classique » est justement de rendre l’enfant indépendant et libre, capable de devenir adulte et d’envisager résolument l’avenir de manière positive. Pour cela la complémentarité homme / femme est indispensable.* « L’enfant devrait appartenir à l’Etat, jamais à des individus privés ». Qu’est-ce que cela veut dire ce truc ?....

           *Si vous voulez en débattre allons-y !


        • lulupipistrelle 5 février 2013 14:11

          C’est faux. avec l’invention de l’agriculture et surtout l’élevage, vers 8000 avant notre ère, les hommes ont compris le mécanisme de la reproduction... 


          Il est vrai qu’à l’époque moderne, il y avait des peuples, notamment en Polynésie qui semblaient l’ignorer... mais justement c’étaient des peuples qui ne pratiquaient pas l’élevage. 

        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 5 février 2013 14:18

          Lulu ...... smiley smiley smiley Que dire .....hia .....Fiu .....Aita ......


        • Mowgli 4 mars 2013 01:45

          « il y avait des peuples, notamment en Polynésie qui semblaient l’ignorer. »

          « Semblaient » en effet, car les Polynésiens avaient, et ont toujours, des tabous très stricts sur la consanguinité, qu’ils ne sauraient avoir s’ils ne comprenaient pas le rôle du mâle dans la reproduction.


        • TicTac TicTac 5 février 2013 10:48

          Article salvateur.

          Non parce qu’il changera quoi que ce soit au « progrès » en marche, mais parce qu’il permet à ceux qui disent non de trouver un écho à leur pensée réactionnaire (et homophobe).

          Étonnamment, les mêmes qui prônent la marche de la société vers le progrès social sont souvent ceux qui rejettent ce même « progrès » dans la mondialisation.

          Nous nous réveillerons demain progressistes et n’aurons que nos deux yeux pour pleurer.

          Pendant ce temps, l’égalité, la vraie, celle qui devrait mettre en marche la reconnaissance sociale du handicap, notamment, est en panne.

          Pardon à l’auteur mais c’est ici.

          • Pale Rider Pale Rider 5 février 2013 11:09

            @TicTac : merci pour le lien signalé, que j’invite chacun à suivre. On nous rebat les oreilles avec l’« égalité », en la mettant à des sauces pas forcément digestes, en la faisant servir à la satisfaction de tous les égoïsmes. 

            Mais l’égalité pour les handicapés, on en est très loin. En plus, elle ne lèse personne, et c’est non pas une revendication catégorielle, mais un dû de la collectivité.
            Pourquoi l’Etat est-il si empressé de satisfaire le lobby LGBT, et si réticent à mettre en oeuvre même ce qui a été voté en faveur, ou plutôt en « non-défaveur » des handicapés ?...

          • TicTac TicTac 5 février 2013 11:13

            @ Pale Rider,

            Pourquoi ?
            Parce que...
            Certains disent qu’il s’agit de faire parler de rien pour ne pas avoir à parler de tout.
            Moi je crois que l’on nous prépare des réformes sur le long terme, qui auront trait à la façon même dont nous nous reproduisons.
            Derrière tout ça, il y a la gestation pour autrui, le clonage, quoi d’autre encore ?
            L’éthique devra s’effacer devant l’égalité.

          • Furax Furax 5 février 2013 11:05

            Très bon article.

            Je préfère laisser la parole à une « plume » bien plus acérées que la mienne :

            Voici la fin d’un texte visionnaire de Philippe Murray, publié en septembre 2004 :

            « On publia des sondages dans lesquels la société française déclarait qu’elle était d’accord pour applaudir aux évolutions de la société française, mais de grâce, qu’on arrête de lui brailler dans les oreilles. Les partisans du néo-mariage expliquèrent à la fois qu’il ne fallait pas interpréter leur demande comme une volonté de normalisation ou comme un désir d’imitation mais qu’il y avait de ça quand même, et que d’ailleurs ils se moquaient des institutions dont ils étaient exclus, sauf que le seul fait d’en être exclus leur apparaissait comme un outrage. Réclamant en même temps le droit à la différence et à la similitude, exigeant de pouvoir se marier par conformisme subversif et pour faire « un pied de nez à la conception traditionnelle du mariage » (comme l’écrivent encore les impayables Christophe Girard et Clémentine Autain), ils affirmaient aussi que ce même mariage, à la fois convoité et moqué, revendiqué pour être rejeté, et de toute façon transformé s’ils y accédaient jusqu’à en être méconnaissable, serait un remède souverain contre « l’alarmant taux de suicide » qui sévit chez les jeunes homosexuels, ce qui laisse supposer que ces derniers se suicident tous par désespoir de ne pouvoir convoler officiellement. On aurait pu imaginer d’autres motifs.

            Mais ces réflexions tomberont très bientôt sous le coup des lois anti-homophobie qu’un gouvernement vassalisé par les associations se prépare en toute sottise à faire voter. Mieux vaut donc se taire. Par-delà le néo-mariage, en effet, et quelques autres revendications divertissantes (suppression de la mention relative au sexe sur les papiers d’identité afin d’en terminer avec les « problèmes kafkaïens rencontrés par les individus de sexe mixte, hermaphrodites, transsexuels, transgenres », ou encore « dépsychiatrisation des opérations de changement de sexe »), c’est la réduction au silence du moindre propos hétérodoxe qui se profile, c’est l’écrasement légal des derniers vestiges de la liberté d’expression, c’est la mise en examen automatique pour DELIT DE LUCIDITE. Il est urgent que personne ne l’ouvre pendant que se dérouleront les grandes métamorphoses qui s’annoncent, dont ce petit débat sur l’effacement de la différence sexuelle est l’avant-propos. Le néo-mariage, dans cette affaire, n’est que l’arbre baroque qui cache la prison.  »

            Et, aussi, dans « Les particules élémentaires » de Houellebecq (1998)
            Page116 :

            « Comme l’indique le beau mot de « ménage » , le couple et la famille représentaient le dernier îlot de communisme primitif au sein de la société libérale. La libération sexuelle eut pour effet la destruction de ces communautés intermédiaires, les dernières à séparer l’individu du marché. Ce processus de destruction se poursuit de nos jours »



            • Pale Rider Pale Rider 5 février 2013 11:26

              @ Furax : Merci pour ces citations.

              Il a fallu un jour que ce soit André Comte-Sponville qui défende courageusement le droit du député Vanneste à dire que l’homosexualité n’était pas équivalente à l’hétérosexualité (ce que le député Bruno Nestor Azerot a eu le courage de dire à l’Assemblée dans son magnifique discours que vous trouverez sur https://www.youtube.com/watch?v=y44QIUL_Psc
              Vous savez que la Bible désapprouve l’homosexualité, dans tous ses textes. Il y a un débat intense entre chrétiens pour savoir qu’en faire. Mais c’est le droit des églises qui serrent de près la Parole de ne pas recruter des ministres du culte ayant une pratique homosexuelle. Or, bientôt, ce sera une discrimination délictueuse, alors même que, il y a moins de quarante ans, c’est l’homosexualité qui était délictueuse et même pire.
              Il faut donc maintenir deux choses : aucune persécution de quelque nature envers les homosexuels, mais aucune obligation d’approuver leur comportement ni de les intégrer dans des structures qui, dans leurs statuts, récusent leurs pratiques. 
              Tout cela pose la question des choix de société, de la question des limites. Or, des limites, des choix, il y en a toujours. Du sacré, il y en a toujours. Celui-ci est en train de se déplacer (le tabac en est l’emblème : interdiction de fumer dans les bureaux de tabac (!) mais légalisation imminente du shit, et ouverture de salles de shoot). 
              Nous ne sommes pas tenus de nous conformer à ces glissements ou à ces dérapages sans résister.

            • CAVALE 5 février 2013 14:10

              En cordial accord... !


            • CAVALE 5 février 2013 14:18

              ...en précisant m’adresser à Furax.


            • Rémy Mahoudeaux 5 février 2013 16:42

              Merci Furax d’avoir déniché et reproduit ce texte, à défaut de l’avoir signé !


            • cardom325 cardom325 5 février 2013 12:14

              Quoique vous ayez fourni des explications à ce propos, vous vous discréditez en osant comparer votre désaccord concernant le vote de cette loi avec la lutte du pasteur luthérien contre Hitler d’une part et l’illustration présentant le führer, vous connaissez le poids de l’image et je suis certain que bien des lecteurs n’ont pas lu votre article pour cette raison , ce qui est dommage car votre démonstration est par ailleurs argumentée

              C’est vrai que le nazisme est devenue la référence absolue de l’horreur, Hitler ne l’a pourtant pas inventée . Remontons plus loin dans l’histoire, l’inquisition, le massacre des indiens par les conquistadors, approuvé à coup de goupillons par le clergé. Pardonnez moi de vous provoquer un peu , mais comme dans la controverse de valladolid , posez vous la question : les homosexuels ont-ils une âme ? Si tel est le cas, ne les caricaturez pas comme des suppôts de satan

              Déployez votre énergie à lutter contre une décadence bien plus sournoise…..la capitalisme financier et la destruction de la planète . A titre personnel, l’échec de la conférence de Copenhague il y a 2 ans m’a laissé beaucoup plus perplexe sur la moralité des terriens


              • Pale Rider Pale Rider 5 février 2013 14:04

                @cardom325 : Sur l’image choisie, voir mon explication en tête de ces réactions.

                Les homosexuels ont-ils une âme ? Ben oui, évidemment. D’ailleurs, c’est bien le fait d’avoir une âme qui nous commande de ne pas céder systématiquement à nos penchants, comme de casser la tête de son voisin, ou de tromper son conjoint.

                Où ai-je dit que les homosexuels étaient des suppôts de Satan ? Nous le sommes tous depuis ce que, en théologie chrétienne, on appelle... la Chute. « Il n’y a pas de distinction. Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. » (Romains 3.22-23). Les homos ne sont pas plus pécheurs que d’autres. 
                Mais pas moins. Et quand on a des comportements qui peuvent nuire au prochain, ce qui, je le crois, est le cas dès lors que l’homosexualité engage des enfants, on doit au moins se poser des questions et au moins ne pas exiger qu’on légalise des comportements au minimum discutables.
                Mais cela vaut pour tous les choix que nous faisons. Et par exemple, je dirai la même chose au sujet des banques. Quand « Sauvons les riches » exige de Hollande qu’il scinde les banques en deux, cette association a raison. Elle dit : Posons des limites aux rapaces. D’ailleurs, s’il y a qqch de satanique en ce monde, c’est bien la haute finance ! Autrement dit, je vous donne raison sur la conclusion de votre message. Et je repose globalement la question des limites que l’on doit s’imposer.
                Pour rebondir sur ce qu’a posté quelqu’un d’autre : être résistant, ce n’est pas faire du sur-place. Mais c’est, s’il le faut, bloquer un changement dès lors que celui-ci est nuisible à l’humanité. Et quand on a réfléchi, alors seulement on peut repartir en avant, mais dans une autre direction.

              • Rémy Mahoudeaux 5 février 2013 16:52

                @ Pale Rider : sataniste la haute finance ? c’est aller un peu vite en besogne ... la finance, qu’elle soit haute, basse ou d’altitude médiane, n’est jamais qu’un outil. Elle est donc neutre, Ce que l’on en fait peut-être sujet à un jugement moral. C’est le sens de mon billet http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-finance-de-madoff-a-yunus-129019 ...

                L’argent est un bon serviteur et un mauvais maïtre ... 


              • LE CHAT LE CHAT 5 février 2013 12:58

                on a absolument le droit de ne pas être d’accord et de le faire savoir , c’est ce qu’on fait les français qualifiés de moutons noirs en 2005 parce qu’ils refusaient d’aller dans « le sens de l’histoire » . Ceux qui ont voté non sont ils pour autant des réactionnaires ???
                Je ne le pense pas , ils n’étaient simplement pas des moutons de Panurge .........


                • Fergus Fergus 5 février 2013 19:52

                  Bonsoir, Lyacon.

                  « Courageux un instant, lâche ensuite ». Un comportement malheureusement trop répandu dans la classe politique. Durant le mandat précédent, Rama yade en a été une sorte d’archétype, l’exemple le plus spectaculaire ayant été sa prise de position sur Khadafi lors de sa baroque visite à Paris.


                • Claudec Claudec 5 février 2013 13:21

                  Progrès ou fantasmes ? That’s the question.


                  • Phiphi 5 février 2013 13:25

                    point de vue intéressant... mais je reste sur ma faim !

                    Les exemples illustrent le bien fondé d’une posture conservatrice en certaines occasions. Mais ils ne fondent pas pour autant cette posture en toute occasion : c’est un syllogisme !

                    Je suis plus intéressé par votre raisonnement lorsque vous dites :
                    - « Tout le problème consiste à savoir de quoi [l’avenir] sera fait. De quoi nous le ferons. »
                    et
                    - « en prévoyant à long terme les conséquences des décisions que l’on prend aujourd’hui »
                    ... Mais je ne vois pas la moindre analyse prospective dans votre article !

                    Pourtant, il y a de quoi débattre :
                    - quid du devenir de la cellule familiale, en n’oubliant pas la mise en perspective au regard de problématiques existantes de divorces, de famille monoparentale, recomposées, etc ?
                    - quid de la qualité de l’éducation, selon le milieu social, l’implication dans la relation parent-enfant, etc ?

                    Pour ma part, je ne vois là rien qui permette de corréler « inclination sexuelle » et « propension individuelle ou socio-environnementale à la maltraitance ». Les droits de l’enfant et son potentiel d’épanouissement me semblent moins menacés par cette loi générale que par des situations particulières.
                    Dès lors, ne serait-il pas plus logique de demander au gouvernement plus d’accompagnement opérationnel (pas des aides financières, mais de la solidarité et du lien humain) en matière de social et éducation (au sens large) ? à quoi rime de refuser que tout nos concitoyen(ne)s soient sur un pied d’égalité ?


                    • Denzo75018 5 février 2013 15:05

                      A l’occasion du « débat » du mariage pour tous, la Gauche nous a démontré qu’elle seule détenait la « vérité » parce que son projet de loi était de son point de vue « juste » et « égalitaire » tout cela au mépris des opinions différentes des oppositions et plus grave au mépris des consciences individuelles, car dans un tel débat aucune démonstration par un raisonnement ne peut légitimer telle ou telle position.


                      • Pale Rider Pale Rider 5 février 2013 15:14

                        A cet égard, on vient de m’envoyer une délicieuse miniature vidéo sur une invention d’Erwann Binet : le « débat unilatéral » :


                      • Pale Rider Pale Rider 5 février 2013 15:41

                        On ne saurait mieux dire. C’est effectivement ce qu’il faut redouter.

                        Pourriez-vous, cher Grandgil, remédier à mon ignorance en me disant qui est ce génial Muray ?

                      • alinea Alinea 5 février 2013 16:14

                        La gestation pour autrui est une abomination, aussi bien pour les couples hétéros ! Finalement si ce mariage pour homos peut mettre le sujet sur la table, c’est bien. L’égoïsme des nantis n’a pas de limite et se prévaloir des Lumières pour asseoir la suprématie de l’homme sur tout, est un tour de passe-passe honteux.
                        Philippe Muray est un écrivain que les gens de gauche n’aiment pas parce qu’il passe au crible toute la bien-pensance d’un « P S » bobo ! Luchini a fait des lectures de ses oeuvres. Il suffit d’aller dans une librairie !!
                        Je pense depuis un moment qu’il n’y a que les actionnaires qui ont intérêt à ne pas être réactionnaires ! Réagir contre une agression, au fond, quoi de plus naturel ? Mince, j’ai dit un gros mot !


                        • Fergus Fergus 5 février 2013 19:58

                          Bonsoir, Alinea.

                          D’accord avec vous pour condamner avec la plus grande vigueur la GPA. Mais également la PMA pour les lesbiennes car il est évident que si cette mesure est adoptée, les gays saisiront le Conseil Constitutionnel et obtiendront au titre de la rupture d’égalité que la GPA soit légalisée.

                          Bref, comme l’a écrit Pale Rider, la « boîte de Pandore est ouverte ».


                        • louphi 5 février 2013 16:21

                          Pale Rider


                          « Lorsque le jeune pasteur luthérien Dietrich Bonhoeffer osa, dès 1933, prendre la parole contre Hitler (...) Lorsque, parmi les intellectuels progressistes, il était de bon ton, pour ne pas dire obligatoire, de céder au chant des sirènes des usines communistes, Camus avait compris que le communisme était mortifère (...) Lorsque, après l’écroulement de l’URSS (...) Lorsque, en 2003, Dominique de Villepin prononça son magnifique discours à l’ONU (...) Le réactionnaire veut faire marche arrière ». 

                          Les sophismes et les amalgames ne peuvent en aucun cas constituer un éclairage pour le progrès. Le simple fait de dire non ! ne constitue pas non plus un acte progressiste. Les mulets savent mieux le faire. Le progrès consiste à avancer, non pas n’importe comment, mais dans le bon sens, le sens de l’émancipation des forces de travail. Cela ne peut se faire sans casser les forces réactionnaires exploiteuses et cravacher les mulets qui veulent faire du sur place. C’est tout le programme communiste que vous caricaturez. N’en déplaise aux réactionnaires et aux poupées qui font NON ! Avec les réacs et les mulets, on retourne toujours dans le marécage ou on s’y enfonce sur place, comme aujourd’hui.

                          • Pale Rider Pale Rider 5 février 2013 16:25

                            @louphi : Je n’ai jamais dit qu’il fallait résister pour résister, ce qui reviendrait à créer une nouvelle mode. Mode et conviction sont inconciliables.

                            Quant à la suite de votre message, j’avoue être trop simple(t) pour la comprendre...

                          • louphi 5 février 2013 16:44

                            Pale Rider


                            Pour dissiper tout malentendu, au-delà des slogans, voici en profondeur ce qu’est le « Mariage pour Tous ».

                            LE MILITANTISME HOMOSEXUEL, UNE ARNAQUE SOCIETALE !

                            1- Droits ou arnaque ?

                            Le militantisme homosexuel prétend que le combat pour le mariage homosexuel repose sur des fondations solides, tandis que le combat contre le mariage homosexuel, lui, ne repose sur aucune fondation.

                            Voyons donc quelles sont les fondations du mariage homosexuel d’un côté, et, de l’autre côté, les fondations du mariage hétérosexuel. Ces fondations sont-elles solides ? Permettent-elles de mettre le mariage homosexuel sur le même pied d’égalité que le mariage hétérosexuel ? Voilà les seules questions qui valent la peine de débattre à propos de la controverse soulevée par le militantisme homosexuel qui revendique le mariage homosexuel à égalité de droits avec le mariage hétérosexuel. Malheureusement ce sont précisément ces trois questions qui sont brouillées, esquivées dans ce débat par l’homosexualité militante - ou militantisme homosexuel ou mouvement homosexuel – elle-même.

                            D’abord la question des droits. Dans une société civilisée, la notion de droit suppose une contribution du sujet de droit au bon fonctionnement de la société. En contrepartie de ce droit, la société apporte au sujet une garantie de reconnaissance. Cette reconnaissance est un devoir pour la société. La notion de droit repose donc sur la valeur, pour la société, que représente la contribution du sujet de droit. Le principe du droit, c’est : vous fournissez une valeur à la société, en retour, la société vous doit reconnaissance. Vous pouvez donc revendiquer.

                            Or, la cause que poursuit l’homosexualité militante, le droit qu’elle revendique à cor et à cri, de manière subversive, c’est sa reconnaissance en tant que valeur devant être inscrite sur le fronton institutionnel de la société, à égalité avec l’hétérosexualité.

                            Considérons d’abord l’hétérosexualité. Le rôle de l’hétérosexualité, c’est l’engendrement de la société. Sans hétérosexualité, point de société. L’hétérosexualité a donc valeur de créance pour la société. C’est elle qui créé la société. C’est elle qui fonde la société. C’est indéniable, sauf peut-être pour le militantisme homosexuel qui voudrait, à la Frankenstein, engendrer la société à partir des éprouvettes de laboratoires.

                            Il s’en suit que l’hétérosexualité possède un droit vis-à-vis de la société. Et la société a un devoir de reconnaissance officielle vis-à-vis de l’hétérosexualité. C’est cette reconnaissance officielle qui est gravée sur le fronton de la société en termes de mariage, en tant que marque déposée de l’hétérosexualité, fondement biologique et éthique de la société. Il ne s’agit pas de religion, terrain que le militantisme homosexuel prédilectionne entre autres par diversion. Il s’agit de morale, d’éthique et de civilisation. Tout simplement. Le mariage hétérosexuel repose donc sur des valeurs, des fondations solides contrairement aux mensonges du militantisme homosexuel.

                            Qu’en est-il de l’homosexualité militante ? L’homosexualité, cause que défend le militantisme homosexuel, est un phénomène de la nature humaine d’ordre érotique. Ce n’est pas un phénomène « contre nature », horrible accusation que le militantisme homosexuel profère à l’encontre des opposants au mouvement homosexuel.

                            L’homosexualité n’est d’aucune valeur pour la société. C’est un fait. Dans la société humaine, humaine l’homosexualité est une déviation érotique parasitaire de la sexualité. Le parasitisme de l’homosexualité par rapport à la sexualité humaine est aussi probant que le fion, consacré par l’homosexualité masculine, n’est pas un organe sexuel. L’homosexualité est de ce fait un comportement social parasitaire.

                            Par son infécondité naturelle et irrémédiable, ce comportement social parasitaire est une futilité sexuelle pour la société. La société peut s’en passer. L’homosexualité, parasite érotique de la sexualité, est alors comparable à un virus. On peut ainsi considérer l’homosexualité comme un virus comportemental. Le militantisme homosexuel repose donc sur des fondations vicieuses et viciées. Il ne s’agit pas d’homophobie, terrible accusation que l’homosexualité militante lance à tout va pour noyer le poisson. Il s’agit de comprendre réellement l’homosexualité, cause défendue par le militantisme homosexuel.

                            Comme avec bon nombre de virus inoffensifs qui se trouvent dans la nature, la société peut très bien s’accommoder du virus comportemental de l’homosexualité. Mais, ce virus comportemental devient nocif lorsque des individus porteurs en font une cause à défendre, élaborent une idéologie, une doctrine sociétale, s’organisent politiquement et financièrement et montent à l’assaut pour inscrire cette abomination sur le fronton de la société.

                            La particularité d’un virus est de détériorer l’organisme qu’il parasite. Ainsi, le militantisme homosexuel vient aggraver le communautarisme en institutionnalisant le communautarisme sexuel, l’apartheid sexuel, les femmes entre elles, les hommes entre eux. La société homosexuel ne peut-être ni un progrès social, ni un progrès sociétal. C’est une imposture lorsque le militantisme homosexuel revendique le progrès de la société, une arnaque sociétale.


                            2 – Progrès ou réaction ?

                            La société devient d’autant plus gangrenée que les organisations homosexuelles se répandent en réseaux nationaux et internationaux lobbyistes coiffés par des oligarchies politico-financières. Les oligarchies politico-financières homosexuelles s’entremêlent alors intimement avec les oligarchies occultes maçonniques, formant ainsi un écheveau unique de la ploutocratie politico-financière mondiale.

                            Le militantisme homosexuel est l’expression politique des individus uniquement préoccupés par leur jouissance érotique, par le plaisir corporel. La pauvreté et la misère de l’exploitation capitaliste n’est pas le souci de ces individus. Ce qui compte pour eux, c’est la satisfaction de leurs penchants érotiques pervers. Ces individus sont ainsi loin de remettre le capitalisme en cause malgré la démagogie de quelques-uns d’entre eux. Leur centre d’intérêt se situe ailleurs que dans la lutte contre l’exploitation de l’homme par l’homme. Leur centre d’intérêt est l’érotisme stérile.

                            Le militantisme homosexuel est ainsi un allié objectif et subjectif de l’exploitation de l’homme par l’homme, en l’occurrence un allié du capitalisme. Sa couche supérieure est une fraction de la ploutocratie impérialiste mondiale. Cette ploutocratie homosexuelle mondiale est représentée en France principalement par l’aristocratie politique de gauche actuellement au pouvoir. Pardon, aux affaires ! (1) (2) (3) (4) (5). Sans exclure l’extrême gauche anarcho-trotskiste, sa tête de pont dans le mouvement ouvrier.

                            La ploutocratie homosexuelle met en œuvre des moyens financiers colossaux pour instaurer sa société homosexuelle dans les différents pays. Pendant ce temps-là, l’esclavage capitaliste bat son plein dans tous les pays sous la houlette du Gouvernement Occulte Mondial (GOM) formé par les ILLUMINATI. Ceux-ci, les ILLUMINATI, sommet mondial des oligarchies obédientielles, regroupent les personnalités les plus riches et les plus puissants du monde. Les oligarchies homosexuelles en font partie.

                            On le voit, le militantisme homosexuel est un puissant allié de l’impérialisme. Par ces temps de crise du système capitaliste mondial, le rôle du militantisme homosexuel est de détourner les masses laborieuses de la lutte contre leurs exploiteurs, d’empêcher le progrès social, de renvoyer la révolution communiste aux calendes grecques. De même le militantisme homosexuel était le ciment de l’esclavagisme dans l’antiquité gréco-romaine, de même le militantisme homosexuel est l’un des puissants ciments de l’esclavagisme capitaliste moderne.

                            Le militantisme homosexuel est un mouvement politique ultra-réactionnaire, un cheval de Troie de l’impérialisme.

                            - - - - - - - - - - - -
                            - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

                            (1) Les franc-maçons du gouvernement Hollande - WikiStrike.com (2) La franc-maçonnerie majoritaire dans le gouvernement Hollande ...

                            (3) http://www.youtube.com/watch?v=3ZkPv7wjbNg&feature=related

                            (4) http://www.youtube.com/watch?v=3ZkPv7wjbNg&feature=related

                            (5) Jean-Luc Mélenchon au Grand Orient De France - YouTube


                          • lulupipistrelle 5 février 2013 16:52

                            Pour s’émanciper les forces de travail feraient bien de se regarder dans un miroir : qui sont les ploucs qui font la fortune de la grande distribution et de tous les importateurs, mettant ainsi les autres au chômage ? qui en consommant pour pas cher, exploite la main d’oeuvre servile des pays émergents et dénie à son voisin la possibilité de vivre de son travail ? et qui vient geindre quand à son tour il perd son boulot ? Vous avez raison il y a des coups de cravache qui se perdent. 


                          • louphi 5 février 2013 17:34

                            lulupipistelle

                            « Pour s’émanciper les forces de travail feraient bien de se regarder dans un miroir : qui sont les ploucs qui font la fortune de la grande distribution… »

                            Tenez-vous bien. Vous serez peut-être surpris. Pour vous répondre, vous n’avez pas entièrement tort. C’est pour cela qu’il faut un parti politique d’avant-garde de type bolchevique, c’est-à-dire marxiste-léniniste-staliniste. Et c’est encore pour cela que la dictature du prolétariat est nécessaire, sous la conduite de ce parti marxiste. Voir le « Manifeste du Parti Communiste » de Karl Marx et Friedrich Engels ainsi que « L’Etat et la révolution » de Lénine.


                          • Shawford Taubrouk 5 février 2013 17:54

                            Il est très bon celui avec les castagnettes smiley


                          • Rémy Mahoudeaux 5 février 2013 16:58

                            merci pour cet article 

                            un conservateur résistant

                            • Engels 5 février 2013 16:58

                              Quand même, invoquer Hitler, Staline, Thatcher, Reagan et Bush junior en UN seul article... traitant du mariage homosexuel/pour tous/ouvert aux couples de même sexe.

                              Non mais il faut le faire, il manque que 1984 (et peut être des arguments autres que du godwin).
                              Enfin il y a quand même l’affiche qui va bien pour rattraper l’oubli (« non mais c’est pour illustrer le terme de résistance tu vois. C’est la connotation la plus connu du terme, De Gaulle, Moulin et autres c’est peanuts »).

                              Vous êtes journaliste ? De grâce... vous n’avez vocation qu’à prêcher des convaincus.




                              • antonio 5 février 2013 17:27

                                J’ai vu hier soir à la télé (journal de France 2 )un très bref reportage sur ce qui se pratique aux USA en matière de procréation  : liberté Totale  : n’importe quelle femme peut aller acheter des paillettes de sperme congelé et se faire inséminer ; aucun contrôle ; il suffit d’avoir un désir d’enfant sans mari....mais avant, le choix de la paillette, ... consultation de catalogues où sont consignées les caractéristiques tant physiques qu’intellectuelles du donneur.....exactement comme lorsque vous consultez le catalogue de la Redoute pour choisir la plus jolie nuisette ou le pull le plus seyant ; désormais seuls sont acceptés les donneurs diplômés ayant un bagage intellectuel....la photo du donneur « enfant » est également publié.....on « choisit » tout : forme du menton, du nez, couleur du teint, des yeux, des cheveux ....
                                Le reportage présentait une avocate avec deux garçons ainsi conçus ; l’un des enfants disait qu’il en avait marre des railleries de ses condisciples lui disant sans cesse : « Tu n’a pas de papa  ! » Cela n’avait pas l’heur d’émouvoir la maman ...ses enfants avaient tout ce qu’ils voulaient.... Aux USA, les donneurs sont des étudiants qui se font rémunérer à chaque don ; cela leur permet de financer en partie leurs études ; l’un des donneurs âgé de 45 ans environ « découvrait » qu’il était sans doute père d’au moins trente enfants.... « Cela me gêne un peu » disait-il.....

                                Enfants -marchandises, enfants -gadgets , eugénisme, enfants sans père , possibilités d’inceste entre enfants d’un même donneur, c’est ça le progrès ?
                                Famille disloquée, famille détruite, enfants livrés à l’égoïsme des adultes, enfants qui ne peuvent se structurer de façon équilibrée.............enfants broyés par les mâchoires implacables du capitalisme, enfants devenus adultes livrés sans défense au grand marché de la chair fraîche dont se repaissent les exploiteurs, c’est ça le progrès ?


                                • Pale Rider Pale Rider 5 février 2013 17:38

                                  Merci, Antonio, de nous ouvrir les yeux sur ce qui nous attend. C’est donc, sur ces sujets, la gauche qui se fait l’alliée objective de la marchandisation capitaliste des corps. ça me fait honte.

                                  Et le gros problème, c’est que ce genre d’« évolution » est très difficilement réversible.
                                  Donc, je persiste et signe : RESISTANCE.

                                • Ronny Ronny 5 février 2013 17:44

                                  @ auteur

                                  Assez d’accord avec vous sur le droit de dire non, surtout de façon non homophobe.

                                  Je fais partie de ces gens qui refusent de dire oui (pour le moment), car je crains que ce oui, ce soit juste pour faire « Hype », pour être sur de ne pas louper « un progrès social ».

                                  Ces mêmes gens auxquels je me réfère ne disent pas non, non plus. Je crois simplement que sur une question aussi importante que celle-ci, qui constitue un changement majeur du paradigme constitutif de la famille, il eut été important que nous réfléchission davantage aux conséquences de ces changements, dont certains commencent à émerger (PMA, GPA, droit à l’enfant vs. droit de l’enfant, etc.). Le tout en nous affranchissant d’une course à une « pseudo modernité » ou de tout regard discriminateur.

                                  Je crains que ce ne soit trop tard malheureusement...

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