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Merci patron

On connait la chanson des Charlots qui flattait au second degré les vertus des patrons. (paroles)

La loi Khomri leur fait aujourd’hui la part belle, et le 9 mars, il y aura du monde dans la rue pour dire NON à cette loi, même si le gouvernement tente une retraite discrète, tout en prétendant le contraire.

Pour résoudre le chômage, les patrons seraient donc le problème au lieu d’être la solution ?

Pris dans l’enfer de la concurrence, il s’agit, pour les grandes entreprises, de gagner ou de disparaître, et s’il n’y avait pas quelques règles pour protéger ceux qu’elles emploient, nul ne doute que toutes les limites seraient franchies.

Or, les entreprises ont découvert dans notre législation quelques failles, comme celles qui permettent d’employer du personnel bon marché, en recrutant, par sous-traitants interposés, des femmes et des hommes vivant dans des pays à bas salaire, ce qui est le cas notamment pour de nombreux Pays de l’Est.

Il est difficile d’estimer exactement le nombre de ces travailleurs ressortissants de l’Union Européenne, qui travaillent en France à prix cassé et le chiffre officiel était, il y a 4 ans, de 110 000, soit 3 fois plus qu’en 2006, mais, s’il faut en croire une note confidentielle publiée dans « le Parisien  » le 13 novembre 2012, le nombre réel de ces travailleurs à bas salaire se situerait entre 220 000 et 330 000. lien

Pourtant il existe une législation qui encadre ces travailleurs à « bas salaire », sous la forme d’une directive européenne qui demande aux États de veiller à ce que « les entreprises garantissent aux travailleurs détachés sur leur territoire les conditions de travail et d’emploi qui sont fixées dans l’état sur le territoire duquel le travail est effectué  ». lien

Sauf que l’Union Européenne rappelle que si les conditions de travail et de salaire sont celles du pays d’accueil, les charges sociales doivent être celles du pays d’origine.

Et puis ce serait oublier que les patrons fraudeurs recourent souvent à la sous-traitance, façon habile de brouiller les cartes, et de passer entre les gouttes des contrôles, ce qui est d’autant plus facile que le nombre de contrôleurs est bien modeste face à l’étendue de la fraude.

L’un d’eux en fait le cruel constat : « les entreprises ont conscience qu’elles peuvent passer entre les mailles du filet. On n’est pas assez nombreux et elles le savent (…) globalement, tout cela génère un sentiment d’impunité  ». lien

Alors bien sur, l’Europe a réagit, adoptant une nouvelle directive, mais comme le dit la rédaction du Figaro : « les textes européens restent assez flous. Aucune limite de durée de la mission n’est par exemple fixée ». lien

Ça été l’occasion pour Michel Sapin de pratiquer une délicieuse langue de bois.

Tout en reconnaissant « c’est un phénomène qui est connu, qui est extrêmement présent (…) un phénomène qui est illégal », il ajoute « ce sont des entreprises françaises qui utilisent ce type de main-d’œuvre illégale », appelant ensuite chacun à être « cohérent ».

Mais la cohérence n’est-elle pas pour le ministre qui est chargé d’empêcher ces dérives, d’agir, plutôt que d’en rester aux simples paroles ? lien

Récemment, le premier ministre menaçait de prendre des sanctions, les amendes passant de 150 000 euros à 500 000, sauf qu’il n’y a eut que 54 constat d’infractions constatées, alors que 500 gros chantiers sont en cours, comme celui de l’EPR, chantier liés à une cascade de sous traitants, le tiers des 3000 ouvriers qui y travaillent venant surtout de l’Europe de l’Est.

Les polonais, pour ne prendre que cet exemple, ont été recrutés par Atlanco, agence d’intérim irlandaise, ayant des bureaux à Chypre, montage malin pour échapper à des contrôles de toute façon peu probables. lien

Ce n’est pas une bonne nouvelle pour l’EPR qui, malgré l’utilisation massive de ces ouvriers si mal payés, a vu son prix exploser, passant de 3 milliards à plus de 10 aujourd’hui, dépassement qui aurait été encore plus conséquent si AREVA avait respecté la législation. lien

Valls a beau promettre un renforcement des contrôles, la COP 21 a démontré qu’il ne s’agissait que d’un vœu pieux.

Alors que le nombre de chômeurs ne cesse de grandir, malgré quelques modestes reculs, comment justifier aujourd’hui les pratiques de ces patrons voyous, sachant que tout en trichant, ils privent d’emplois quelques milliers de français ?

Au-delà de ces pratiques bien peu citoyennes, c’est aux pratiques des « grands patrons » qu’il faut s’intéresser.

L’un des plus fortunés d’entre eux, Bernard Arnault, mérite le détour.

Plutôt que d’engager de la main d’œuvre étrangère, il est plus radical, ferme les ateliers qui étaient sur le sol français, et en inaugure dans les pays à bas salaire.

Ainsi l’entreprise Kenzo, du groupe qu’il dirige, LVMH, salariait des ouvrières de la petite ville de Poix-du-Nord, qu’il payait au smic…mais c’était encore trop couteux pour lui, et il a mis ces ouvrières au chômage, délocalisant les ateliers d’abord en Pologne, puis en Bulgarie. lien

Que l’on se rassure, ses complets cintrés ne se vendent pas moins cher pour autant, un millier d’euros en moyenne, et la fortune de Bernard Arnault est maintenant de 37,2 milliards.

Il a fait de même avec Givenchy, qui lui appartient aussi, fermant les usines de Normandie, pour les ouvrir en Pologne, et ce sont maintenant des ouvrières polonaise, payées 200 euros mensuels qui assurent la production de l’entreprise.

Ce n’est pas un exemple isolé, une partie de la fabrication Vuitton vient de Roumanie, voire des Indes, 4% des costumes de l’allemand Hugo Boss vient de Shanghai, Burberry s’est délocalisé à Canton, et la liste est longue ce ceux qui sont prêts à tout pour gagner toujours plus. lien

Malgré tout ils ne refusent pas les aides de l’État, l’occasion de rappeler ce qui s’est passé dans les années 80, lorsque la commission européenne contestait la légalité des subventions versées par l’état français lors de la reprise de l’ex-empire Boussac.

Laurent Fabius avait choisi Bernard Arnault pour reprendre cette société dans laquelle on trouvait Dior, Cardin etc… et avant ça, le groupe ne survivait que grâce aux aides de l’État.

Bernard Arnault s’était engagé à garder 12 000 salariés, alors que le groupe en avait auparavant 30 000, mais en fin de compte, il n’en a gardé que 9000, alors que les aides de l’état avaient été à la hauteur d’un milliard de francs.

L’Europe a dû batailler ferme pendant 7 longues années pour obtenir enfin que le groupe rende à l’état français 356 millions de francs. lien

Aujourd’hui, malgré les promesses hollandaises, on délocalise à tout va, les stocks options sont généralement maintenues, les parachutes dorés aussi, ce qui n’empêche pas le patron des patrons, de réclamer plus de « flexibilité », menaçant de mettre toujours plus de travailleurs à la porte, se plaignant des lourdeurs administratives, des punitions infligées par le Conseil des Prudhommes, et encourage le gouvernement à maintenir la proposition de refonte du droit du travail en l’état.

Aujourd’hui, le gouvernement comprend qu’il ya le feu au lac, d’autant qu’il se souvient que 68 avait commencé par une révolte massive d’étudiants, et tente de rassurer, de prendre du recul, promettant d’amender le texte initial…

Mais à part quelques syndicats troublés qui seraient prêts à accepter quelques amendements, la grande majorité des citoyens ne veut plus entendre parler de cette révision du code du travail qui fait passer l’intérêt du patron avant celui du travailleur, comme le prouve la pétition qui, en quelques jours, va atteindre le million de signatures. lien

Tentez donc ce quizz, afin de voir si vous avez bien compris le projet de Khomri.

Mais le mot de la fin revient à François Ruffin, réalisateur du film « merci patron  » :

«  On le sait, désormais, ils iront jusqu’au bout.

Ils raseront les forêts, ils videront les mers des thons, des baleines, des sardines. Ils pressureront les roches.

Ils feront fondre les pôles, ils noirciront l’Alaska, ils réchaufferont l’atmosphère jusqu’à ébullition, ils nous vendront un air côté en bourse, ils affameront des continents, ils sauveront les banques avec nos retraites, ils solderont les routes, les iles, les jardins publics au plus offrant.

Ils spéculeront sur nos maisons, notre santé, notre éducation. Ils mettront, à force de stresse, la moitié des travailleurs sous antidépresseurs, et l’autre moitié au chômage.

Ils lèveront des impôts sur nos égouts, nos chaussettes, notre haleine, plutôt que de toucher à leurs bénéfices. Le doute n’est plus permis : qu’on les laisse faire et tout ça ils le feront.

Voila leur programme pour ne rien changer, ou si peu.

Pour préserver leurs privilèges leurs dividendes, leurs jets privés, leurs allers-retours en classe affaire.

Pour se bâtir des ghettos sociaux, sécuritaires, climatiques, où les plus riches de nos enfants, les plus serviles, les plus laquais seront admis en leur compagnie  ».

« On vaut mieux que ça  », disent les citoyens, jeunes ou vieux, sur leur site. Lien

Comme dit mon vieil ami africain : « l’arbre qui tombe fait plus de bruit que la foret qui pousse  ».

Le dessin illustrant l’article est de Jiho

Merci aux internautes pour leur aide précieuse.

Olivier Cabanel

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242 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 4 mars 09:23

    Bonjour, Olivier

    Bravo pour cet article qui énumère opportunément un certain nombre des dérives patronales que, la vue bouchée par leurs œillères, seuls les plus fidèles partisans du libéralisme décomplexé ne veulent pas voir.

    Bien sûr, le propos de Ruffin est caricatural, mais c’est en grossissant le trait comme il le fait que l’on peut éclairer l’opinion sur l’écœurant cynisme et la voracité sans limite du grand patronat.

    Je précise « grand patronat » car il convient tout de même de ne pas mettre tous les petits patrons de PME-PMI, et a fortiori de TPE, dans le même sac que les dirigeants du Cac40 ou des filiales des grands groupes industriels et financiers.

    Nombre d’entre eux travaillent en effet dur et dans une ambiance de respect mutuel entre la direction et les ouvriers ou employés. Mais ce ne sont pas ces patrons-là que défend Gattaz et que le trio Hollande-Valls-El Khomri entend brosser dans le sens du poil au mépris de tous ceux qui les ont portés au pouvoir.

    D’où l’utilité d’un article comme celui-là car il contribue à remettre les pendules à l’heure. Puisse-t-il contribuer également à mobiliser l’opinion pour lutter efficacement contre la fuite en avant ultra-libérale qui menace non seulement de justes acquis, mais aussi le modèle de société qui a fait notre pays.


    • olivier cabanel olivier cabanel 4 mars 09:33

      @Fergus
      merci, venant de ta part, ça me touche.

      c’est vrai que j’ai tenu à ne pas mettre dans le même sac les grands et les petits patrons, qui eux doivent ramer pour s’en sortir, n’ayant pas une armada de conseillers, d’avocats, pour échapper à l’impot, et découvrir dans la loi toutes les failles utilisables.
      j’espère, comme toi, que la mobilisation ne faiblira pas, et je pense que ce sera le cas, tant le sentiment d’injustice et de trahison est fort dans notre pays, et pas seulement là !
      à+

    • Gasty Gasty 4 mars 10:05

      @olivier cabanel

      Oui ! espérons que Rocla + ne viendra pas une fois de plus pourrir ce fil en ce prenant pour ce qu’il n’a jamais été... Si c’est par provocation ou par bêtise ( car ce n’est même pas vouloir s’exprimer) il ne peut que s’avilir un peu plus par de tels comportements devant l’importance de ce qui est en train de se passer actuellement pour l’avenir des jeunes.


    • olivier cabanel olivier cabanel 4 mars 10:17

      @Gasty
      oui, on peut espérer que c’est uniquement pour mettre un peu de « dérision/légèreté » malgré l’ampleur du problème...une forme d’humour noir en quelque sorte.

      merci pour ton commentaire

    • rocla+ rocla+ 4 mars 11:02

      @Gasty


      Je suis venu , j’ ai vu et je suis repartu  ... smiley

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 4 mars 13:04

      @olivier cabanel
      « La fuite ultra libérale », c’est celle de l’Union européenne, qui a permis les délocalisations et les accords sur les salariés déplacés. Et ce n’est que le début...


      Vont suivre les privatisations des barrages, des aéroports de Nice et de Toulouse, la privatisation de la Sécurité sociale et des services publics, la fin des CDI et du SMIC, etc. La liste est ICI.

      Contre les mêmes réformes imposées, les Grecs ont fait plus de 20 000 manifestations, sans jamais demander à sortir de l’ UE et de l’euro.
      Résultat, ils sont ruinés.

    • olivier cabanel olivier cabanel 4 mars 13:34

      @Fifi Brind_acier
      la messe n’est pas dite, et un vent de colère souffle sur tous ces manigances européennes qui ont confié leur sort à des commissions, lesquelles sont aux mains des lobbys...

      on en reparle ?
       smiley

    • thomas abarnou 4 mars 13:50

      @Fergus


      Vous avez raison sur le fait que nos gouvernants méprisent le petit patronat, totalement surchargé en matière fiscale, et adule le grand patronat et je ne parle pas, évidemment de son mépris du salariat. Pour autant, je ne crois pas qu’il faille uniquement voir le grand patron comme un grand méchant. Les dérives de la grande entreprise sont tout autant systémiques qu’humaines. La pression au sein de l’entreprise n’est pas nécessairement une volonté patronale d’asseoir l’autorité. Elle est la conséquence des strates hiérarchiques, des systèmes de production, de l’open space, de l’organisation du temps de travail, de la répartition des tâches. Prenez le patron seul vous vous rendez compte qu’il n’a pas nécessairement la volonté de brimer ses employés, j’ose espérer que c’est même l’inverse. A mon avis, ces grands patrons sont aveugles surtout, tout autant engoncés que le salarié dans un rôle qui les dépasse. En témoignent leurs salaires indécents dont ils n’ont même plus consciences. De plus il faut faire la distinction : un directeur est plus proche qu’un président d’entreprise des salariés et des réalités. Il ne faut pas non plus oublier les actionnaires et les investisseurs qui sont totalement déconnectés de la réalité salariale bien souvent. Bref, pour moi l’emprise patronale ne peut se résumer simplement à des personnes. C’est une conséquence du mastodonte qu’est la grande entreprise qui finit par un être un système déshumanisant, aliénant. L’opinion humaine n’y a que peu sa place, tout comme le coeur. 

    • Donbar 4 mars 14:12

      @thomas abarnou
      Cette grande entreprise, simple système monstrueux, n’appartient donc à personne ?


    • tonimarus45 4 mars 14:47

      @Gasty— ça y est ilest venu et c’est avili un peu plus, mais au point ou il en est ??????


    • thomas abarnou 4 mars 14:55

      @Donbar

      Vous me lisez mal ou vous ne comprenez pas. Ce n’est parce que je suis responsable de quelque chose que j’y exerce tout contrôle. Il y a une dimension propre à la grosse entreprise qui en dépasse tous les acteurs, de la même manière que l’Etat est une entité qui dépasse ses représentants. C’est pourtant du marxisme primaire ce que je dis là. L’entreprise instaure un rapport de domination qui outrepasse les individualités. Prenez Bernard Arnault dans une salle de réunion en face à face, vous verrez un petit homme bien fait de sa personne mais il n’aura au fond aucune supériorité sur vous. Sa seule superiorité est régie par les statuts que lui confère l’entreprise, les rapports entretenus par la notion de hiérarchie et j’en passe. Dans les faits aucune entreprise n’appartient à un homme. Même Bernard Arnaut ne possède pas totalement sa propre entreprise. Sa fortune est une estimation fondée sur la vitalité de sa boite. Mais, il n’a pas dans les poches tous les sous générés par LVMH. Car ces sous ce sont les actifs financiers du groupe, mais aussi des actions de salariés ou d’actionnaires indépendants, d’autres dirigeants et cadres de l’entreprise. L’entreprise est un système. On ne peut la résumer à un homme. C’est absurde de résonner ainsi car c’est considérer du coup que les salariés n’y ont aucun pouvoir et donc ne pas les défendre. C’est en plus de cela très simpliste. Voilà pourquoi ces confrontations entre patronat et salariés conduisent à des impasses plus qu’à des solutions. 

    • thomas abarnou 4 mars 15:01

      @Donbar Et ne croyez pas que je défende les grands patrons. Quand j’entendais un jour que Bernard Arnault avait pour ambition d’être l’homme le plus riche du monde je me suis dit que c’était un gros beauf blingbling et sans intérêt. Mais je les replace à la juste mesure, des hommes. Et à considérer qu’ils sont les seuls coupables, les grands méchants, on ne comprend pas ce qu’est l’entreprise ou la société. Il ne s’agit pas de pauvres victimes, de grands coupables. La réalité est bien plus subtile. Peu de gens font du mal sciemment. La plupart ont de l’empathie comme vous et moi. La plupart ont un coeur. Mais cela ne les empêche pas de faire les plus grosses conneries. Et ces conneries ils les font dans le cadre de rapports sociaux, de systèmes de pensée ou idéologiques, au sein de cercles précis. Ils n’agissent pas mal par leur simple volonté. Même Bernard Arnault n’est pas qu’un salop fini au fond, j’en suis sûr. Il a des enfants, il a une femme. Bref, je ne crois pas qu’il soit uniquement un salop cupide. Surement un peu. Mais toutes ses fautes ne lui retombent dessus que parce qu’il est désigné comme responsable. Or, il n’est pas responsable de tout. Un système est un système. 


    • ho...bah (---.---.60.180) 4 mars 15:03

      @rocla+
      Je suis venu, j’ai vu, et je m’en fus* 


    • trouduku puduku (---.---.172.91) 4 mars 15:11

      @olivier cabanel
      alors le système est t-il plus acceptable sous la gauche ou sous la droite ?


    • rocla+ rocla+ 4 mars 15:12

      @ho...bah


      Pourquoi tu t ’en fus ?

    • rocla+ rocla+ 4 mars 15:16

      @



      Un chef d’entreprise du Sundgau s’est immolé par le feu ce vendredi sur le site de sa société à Vieux-Ferrette, dans le sud du Haut-Rhin. La gendarmerie est sur place.

      Un chef d’entreprise de 57 ans s’est immolé par le feu à Vieux-Ferrette dans le Sundgau. Son corps a été découvert vers 6h30 sur le site de la société, dans la cour. Hubert Dietlin dirigeait une entreprise de travaux publics. C’est son neveu qui l’a retrouvé ce matin. Les pompiers n’ont pas réussi à le réanimer. 

      Hubert Dietlin était père de trois enfants. Selon le directeur financier, l’entreprise connaissait des difficultés. La société qui emploie 28 salariés est fermée aujourd’hui. Une réunion avec le personnel aura lieu lundi matin.

      Vieux-Ferrette, France

       


    • Fergus Fergus 4 mars 17:15

      Bonjour, thomas abarnou

      « Les dérives de la grande entreprise sont tout autant systémiques qu’humaines. »

      C’est sans doute assez largement vrai. Il n’empêche qu’il existe ici et là un vrai mépris pour les collaborateurs modestes de la part de certains dirigeants appartenant au top management. J’ai pu le vérifier personnellement.

      Quant aux actionnaires, c’est encore pire, les salariés n’étant à leurs yeux que des formes évoluées de machines à sous.


    • tonimarus45 4 mars 17:46

      @rocla+— bonjour— c’est un drame epouvantable mais ce qui est curieux c’est que quand un ouvrier ou un chomeur se suicide vous n’en parlez pas ???????


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 4 mars 19:26

      @thomas abarnou
      Bernard Arnault fait partie de ces petits malins qui ont fait fortune grâce à l’argent public, comme la plupart des CAC 40, d’ailleurs.
       « Argent public, fortunes privées » d’Olivier Toscer.


    • trouduku puduku (---.---.172.91) 4 mars 19:40

      @rocla+

      alors le système est t-il plus acceptable sous la gauche ou sous la droite ?



    • Le421 Le421 4 mars 21:17

      @Gasty
      A noter que cet après-midi, un parfait abruti déclarait qu’il ne comprenait pas pourquoi les jeunes se mobilisaient pour une loi qui ne les concernait pas... Sur BFMTV je crois.
      J’ai pas noté le nom de l’idiot de service, mais j’ai trouvé qu’il fallait être « trop grave » pour sortir ça...

      J’espère que les jeunes vont bouger.
      Je serais avec eux le 9.
      Au fait, et l’état d’urgence, on en fait quoi ??


    • Le421 Le421 4 mars 21:20

      @tonimarus45
      Entre un et deux par jour... Botus et mouche cousue !! Pas « vendeur » pour les télés...


    • thomas abarnou 4 mars 22:24

      @Fergus

      Je suis d’accord avec vous. L’impression d’être coupé du monde des élites financières, managériales est assez terrible. Ces gens sont évidemment totalement à la fois inconscients de leurs exercice de domination et également complaisant de cet état de fait. Il y a une véritable rupture entre cette caste du top management et le reste des salariés, des cadres lambdas aux plus petits salariés. Plus encore, les grandes entreprises utilisant beaucoup de sous-traitant PME, le mépris n’est que plus grand. La petite PME pour conserver le marché est contrainte de se plier aux exigences terribles de la grande entreprise. Il est évident que certains en profitent largement. 

      L’actionnariat pose un vrai problème. D’une part il est nécessaire, malheureusement, pour que l’entreprise lève des fonds, investisse et en soi je ne suis pas contre, surtout quand ces actionnaires sont aussi des salariés, ce qui peut arriver mais qui reste encore trop rare, mais il est vrai que pour les gros actionnaires, le sort des salariés, qui leur est totalement inconnu - par mépris sans doute et par non-information, si ce n’est une information de façade fournie par l’entreprise - tout ça leur est égal. Ce qui compte c’est la rentabilité de leur investissement. Encore une fois il y a une dimension systémique à tout cela. Un salarié malheureux qui rencontrerait ses gens, avec de vraies preuves de son malheur ne les laisserait pas nécessairement indifférents. Déjà le grand patron et les actionnaires se verraient obligé de donner le change, pour ne pas faire scandale, d’autre part, ils restent humains, j’ose encore croire que l’injustice en touche certains. Mais voilà, les deux mondes sont coupés, chaque milieu cultive l’entre soi, sans grande concertation du fait d’une lourdeur du système managérial et sociétal en entreprise. On assiste ainsi à cette représentation, hyper caricaturale et pourtant en partie fondée, d’un grand patronat méprisant et d’un syndicalisme idéologisant et éculée. On arrive à des confrontations terribles, des discours radicaux qui ne conduisent nulle part. C’est assez triste. Les responsables syndicaux ont pour moi leur part de responsabilité, en refusant de sortir du binarisme primaire et de la lutte des classes, qui en plus d’être une vision caricaturale de Marx est aussi une vision totalement déshumanisée de l’entreprise, qui finit par appuyer le système de l’entreprise plutôt que de le rompre. Idem pour le mépris des dirigeants. 

    • foufouille foufouille 4 mars 22:36

      @thomas abarnou
      "Les responsables syndicaux ont pour moi leur part de responsabilité, en refusant de sortir du binarisme primaire et de la lutte des classes,"
      c’est leur rôle pourtant. il faudrait qu’ils fassent quoi ?


    • thomas abarnou 4 mars 23:03

      @foufouille

      Le rôle d’un syndicat c’est la défense des intérêts des salariés par la négociation. Il ne s’agit pas de rentrer dans le lard ou de caricaturer comme ils le font sans cesse. Les syndicalistes m’exaspèrent alors que leur rôle est pourtant essentiel. Ecoutez un syndicaliste : ton vindicatif à la Germinal insupportable et totalement passé, c’est pour moi, jeune, un discours inaudible et anachronique, utilisation de grands mots pour alimenter une lutte stérile : c’est de la faute du capital, du patronat. Bref, un discours caricatural, de façade, de communication devant les médias. J’exagère bien sûr, il y a des syndicalistes très bien, mais ceux qu’on entend desservent leur cause. Je suis loin d’être le seul à le penser. Loin de moi également d’excuser le patronat. Mais je ne crois pas que les séquestrations, bien que compréhensibles par la colère, soient des solutions. Le syndicalisme finit par déshumaniser les rapports humains. Quand on séquestre un cadre ou un DRH, on oublie qu’il est un père ou un mari, que lui aussi à sa vie et ses souffrances. Et que peut faire au fond, le DRH seul ? Ce n’était surement pas la solution. De la même manière quand le patronat décide des choses sans concertation, il oublie que les salariés sont des humains. Il faut sortir de cette déshumanisation qui est nourrit par une lutte stérile depuis des décennies et que les deux partis entretiennent sciemment. Les syndicats en sont largement coupables. Ils ont fini par ne représenter qu’eux même ou à s’accrocher à la lutte ouvrière qui est pourtant devenue minoritaire dans le monde salariale. Moi j’ai été salarié jusqu’à très récemment. Pas à un moment je ne me suis reconnu dans leur discours, en tant qu’employé de bureau. Cet aveuglement idéologique face au mur patronal ne conduit à rien. Tout le monde le voit. Mais les syndicats refusent de se réformer. Quant au patronat, évidemment je condamne les gros PDG totalement coupé des réalités. 
      Ce n’est pas tout blanc tout noir, je considère - et je ne pense pas me tromper- qu’il est temps que chacun s’interroge sur lui-même et commence par faire le ménage chez soi. La seule solution sociale viable pour une entreprise, c’est le compromis et la négociation. Le conflit c’est la mort de l’entreprise, aussi bien pour les salariés que pour les patrons. 

    • thomas abarnou 4 mars 23:14

      @thomas abarnou

      Je peux comprendre l’exaspération, la frustration. De plus, les salariés sont précarisés. Mais la violence ne doit jamais être la solution et à l’alimenter les syndicalistes les plus véhéments desservent leur cause. Ils se décrédibilisent, d’autant plus que beaucoup de français bossent sans broncher et que la grande entreprise, érigée en ennemi n’est pourtant pas la réalité de la plupart des salariés de ce pays. 

    • jaja jaja 4 mars 23:22

      @thomas abarnou

      Merci de comprendre l’exaspération des gens d’en bas mon bon Monsieur... Si vous saviez le nombre de gens qui ont envie de mener des actions qui les décribilisent smiley


    • foufouille foufouille 5 mars 00:10

      @thomas abarnou
      " Moi j’ai été salarié jusqu’à très récemment. Pas à un moment je ne me suis reconnu dans leur discours, en tant qu’employé de bureau."
      normal car tu as obtenu ton boulot par copinage en bon fils de la france d’en haut.
      pour négocier, il faut demander beaucoup et se battre pour avoir moins.
      truc que tu ne peut comprendre vu que c’est l’élysée qui te paye.
      je trouve que les syndicats sont frileux face à certains patrons voyous.


    • foufouille foufouille 5 mars 00:12

      @thomas abarnou
      « Mais la violence ne doit jamais être la solution »
      mais si, comme en 1789. faudra pas oublier les larbins cette fois.


    • olivier cabanel olivier cabanel 5 mars 00:41

      @trouduku puduku
      le gouvernement actuel n’est pas un gouvernement de gauche.

      je pensais que vous l’aviez remarqué ?
       smiley

    • thomas abarnou 5 mars 00:46

      @foufouille


      Oulà, vos accusations sont graves. Non mon boulot je l’ai trouvé tout seul et dans une TPE comme la majorité des Français. La France d’en haut ça ne veut rien dire. Je suis de la classe moyenne comme beaucoup dans ce pays. Ca ne veut pas dire grand chose. Maintenant j’ai eu de la chance dans ma vie c’est vrai. Mais je ne vous méprise pas pour autant. Pourquoi le ferais-je. A l’inverse, vous me méprisez pour ce que je suis et c’est votre discours, clivant, gamin, idiot je dirais même qui contribue à créer des clivages artificielles dans notre société. C’est un discours tellement primaire et basique que je ne peux pas vous en tenir rigueur. Vous récitez vos leçons, voilà tout. Si les patrons voyous sont des crétins que je condamne, la posture inverse l’est tout autant. Elle n’arrange rien. Quelque part vous avez un intérêt à entretenir une division partisane, ça alimente votre militantisme et vos idées politiques. Mais vous avez tord car moi je ne vous regarde pas de haut. Je ne vous juge que sur votre propos, que je juge immature et caricatural mais qui ne dit rien de vous. Vous, vous me jugez. Comment voulez vous que la discussion, la négocation, dès lors, soit possible ? Ais je besoin d’êtré né pauvre pour ne pas m’émouvoir de la pauvreté ? Ais je besoin d’être riche pour être un gros con bling bling ? Allons bon, ce n’est pas sérieux de penser ainsi. 

      Vous appliquez sur moi des schémas de pensée. Vous allez droit dans le mur. Vous illustrez ce que je dénonce chez les syndicats, mais que je dénonce aussi chez nos médias, nos politiques, nos intellectuels, faire la part belle au clivage pour la forme et n’éprouver aucune forme de nuance qui est le signe d’un avillissement de la pensée et d’une idéologie rance. Vous me mettez dans la case ennemi alors que je ne le suis pas. Et à penser ainsi, c’est vous qui vous complaisez dans la misère, la discrimination que pourtant vous dénoncez. Réfléchissez y. 

    • foufouille foufouille 5 mars 01:11

      @thomas abarnou
      « je dirais même qui contribue à créer des clivages artificielles dans notre société. »
      ben voyons, presque tout est réserver à ta caste. que ce soit les soins, assurances ou droits. donc c’est bien ta caste qui fait un clivage sans oublier sans les tarés finis que vous défendez quand ils sont coupables. comme la noblesse d’avant la révolution.
      et ton boulot est fourni par l’élysée.
      au pire tu es un traitre, un vendu.


    • rocla+ rocla+ 5 mars 08:23

      Hé oui Thomas , ici si vous êtes pas du même avis que Foufouille  vous êtes un

       traitre et un vendu . 

      Vous êtes  dans un bureau vous allez finir cantonnier ou balayeur de rue dans l’ esprit de Foufouille , et mourir dans la  vinasse . 

      Voilà comment  fonctionne Agoravox  .

      Faut pas oublier , à son crédit , qu’ il s ’est fait renverser par un camion. 

      Ceci expliquant cela .

      Pou un autre combattant du net , Sampiéro , pour ne pas le nommer , si tu lui 
      que tu es à ton compte comme petit boulanger il te catalogue comme un représentant 
      du grand capital . Il faut croire que la raison les a abandonné .

      C ’est un peu dommage , Agoravox pourrait être un lieu d’ échange civilisé .

      Ne vous inquiétez pas Thomas , Agoravox ne représente pas du tout la vie de 
       tous les jours  .

      Bonne journée à vous .


    • thomas abarnou 5 mars 10:24

      @foufouille

      Décidement, avec vous la France ne peut que tourner en rond, dans une pensée autiste et stérile. J’ai pourtant dis que je condamnais les riches, mais que je critiquais aussi les syndicats. Je renvoie dos à dos. Est ce si difficile pour vous à comprendre ? Je ne défends personne. Je refuse de choisir un camp. Pouvez vous le comprendre ? Je crains que non, vous pensez comme un débile. Je ne peux rien pour vous. 

    • foufouille foufouille 5 mars 11:09

      @thomas abarnou
      tu ne condamnes rien, tu fais semblant. ce serait trop d’avaler la vérité pour un futur kappo prêt à tout pour réussir comme dati ou d’autres.
      tu es surtout un jeune con qui ferait mieux d’étudier le monde réel : pour avoir moins, il faut demander plus. donc le patronat et les syndicats sont bien dans leurs rôles.


    • tonimarus45 6 mars 09:49

      @Le421—merci pour ce renseignement.cela fera fermer la gueule a ce « tartufe »de « rocla »


    • rocla+ rocla+ 4 mars 09:41

      Je suis fier de vous présenter la solution à tous vos voeux de bonheur

      et de félicité . 

      Comme analysé dans ce document  , il faut bien le dire ,  rien ne va plus . 

      La lune est ronde et la mer pleine d’ eau . 

      Mon ami Inuit m’ a dit cette phrase inouÏe  :


      Si ça va pas d’ une façon il faut changer de façon . 

      On a ici même des géniaux experts en sachant tout .

      Alors  on devrait mettre comme Président  Sampiéro 

      Comme ministre du Travail Robert Gil 

      Ministre des vins et Spiritueux   Vinasse  Foufouille 

      Ministre des poubelles et autres déchets   Tonimarius 

      Ministre un coup je suis là  Bourricot

      En réunissant leur énergie à tous on sortirait du chômage , des intrusions 
      nocturnes ainsi  que des agissements suspects . 

      J’ ai pas raison ? ( phrase culte de mon petit-fils )



      • olivier cabanel olivier cabanel 4 mars 09:45

        @rocla+
        bah, pas sur que ce soit un problème de président ou de ministre...

        il faudrait d’abord qu’une loi les oblige a tenir parole des promesses qu’ils ont fait pour être élu.
        c’est un problème démocratique, le peuple, après avoir donné le pouvoir, n’a plus beaucoup de solutions lorsque ce genres de dérives surviennent.
        il en reste tout de même quelques unes, comme j’espère qu’on pourra le voir mercredi prochain.
         smiley

      • tonimarus45 4 mars 14:48

        @rocla+-@ raclure-dechet d’humanite—a gasty--- ça y est il est venu et c’est avili un peu plus, mais au point ou il en est ??????


      • JBL1960 JBL1960 4 mars 14:55

        @olivier cabanel Vous pensez vraiment qu’une loi suffira à les « obliger » à tenir parole des promesses qu’ils ont fait pour être élu. Franchement, les bras m’en tombent, enfin, vous voyez bien qu’une fois élu ; c’est tous pourri, et au grand jour et on a rien à dire et chaque jour qui passe, y votent des lois toutes plus sécuritaires les unes que les autres... J’ai résumé mon effroi dans ce billet m’appuyant sur le documentaire de F. Ruffin ;
        https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/02/21/ah-ca-cest-klur/ Mais le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on est pas aidé par les Merdias conventionnels qui poussent à la roue pour que l’on viennent à se taper sur la gueule ; https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/02/22/les-chomeurs-oisifs/ Et perso, je n’ai absolument pas envie de leur donner cette satisfaction qui in fine est sûrement prévu dans leur Plan, non ? J’ai une petite idée pour agir d’où nous sommes et sans que ça coûte un rond ; Puisque nous pouvons écrire gratuitement une lettre au Président (la condition c’est qu’elle ne pèse pas + de 20g = 3 feuilles) Faisons le mais pas pour lui dire que tout va bien, non ; Pour lui dire qu’on est plus dupe, que lui ou un autre, dans ce Système c’est pareil et annonçons lui que nous appelons à un Boycott Total par la désobéissance civile. FH reçoit 25000 lettres par mois par ce moyen ; Si on se coordonne et qu’il en reçoit 2 ou 3 millions peut-être que le message sera entendu 5/5, non ? J’ai pas l’intention de continuer le Barnum, et vous ? (adresse gratuite = FH 55, Rue du Faubourg Saint Honoré 75008 PARIS)

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