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Accueil du site > Actualités > Société > Métiers et orientations scolaires en perspective

Métiers et orientations scolaires en perspective

« D’ici 2015, le nombre de postes à pourvoir sur le marché du travail devrait augmenter fortement quand les générations nées après 1945 arriveront en fin de carrière », nous dit une revue éditée par le ministère de l’Emploi, en décembre 2005.* Mais celle-ci va encore plus loin en précisant les familles professionnelles qui seront susceptibles de recruter face à celles qui risqueraient bien de débaucher. Un point intéressant pour un certain nombre d’adolescents qui se perdent dans des hésitations d’orientation que l’on ne peut que comprendre...

La fin du collège représente une première forme de sélection pour certains jeunes. La situation est d’ailleurs bien souvent présentée et vécue de manière élitiste, il y a ceux qui sont en mesure de passer en classe de seconde, et les autres... Pour ces derniers, il faut déjà choisir, mais, là encore, point de secret, la recette était la même il y a vingt ans, les meilleurs choisissent dans une certaine mesure, les autres subissent. La mesure dont je parle est une forme de réalité et d’induction sociétales. La réalité est que notre société se tertiarise chaque jour davantage (l’industrie française, victime des délocalisations, n’est-elle pas au bord de l’asphyxie ?) et que l’apprentissage en BEP ou CAP, quant à lui, demeure essentiellement manuel. De fait, la diversité des filières professionnelles à tendance à s’appauvrir (il suffit pour en prendre conscience de consulter un manuel des vieux métiers !). Quant à l’induction sociétale, il s’agit d’une manière un peu archaïque de penser qui reste encore trop contemporaine, à savoir que le secrétariat et la coiffure s’adressent aux filles, et la plomberie et la mécanique, à qui ? Allez, je vous laisse deviner !

Pour les "élus", le premier choix s’opèrera après la classe de seconde mais aussi et surtout, après le baccalauréat. Il me semble important de préciser ici que les jeunes gens orientés en filière professionnelle qui seront parvenus à s’accrocher à une branche de l’arbre du système pourront rejoindre les autres un peu plus tard et jouir, dans la même mesure, d’une place sur les bancs mal chauffés de la faculté. Quoi qu’il en soit, pour tous viendra tôt ou tard le moment de choisir son orientation à un âge où l’on n’a parfois même pas encore tout à fait compris ce que l’on faisait parmi tous ces petits humains qui s’agitent. Or, choisir, d’une certaine manière, c’est grandir, mais grandir de travers, ce n’est pas l’idéal ! D’autant que les facteurs à considérer face à la décision à prendre sont pluriels. Il y a bien sur l’envie, le plaisir, l’inclination, les dispositions, les aptitudes, les difficultés, mais aussi le potentiel d’emploi du secteur. On sait, à ce sujet, que l’université française excelle pour accueillir, chaque année, des gamins plein d’espoir, qui viennent engorger des filières bouchées qui ne leur offriront que peu d’avenir dans la société.

Pour toutes ces raisons, il est nécessaire d’accompagner son enfant et de l’inciter à prendre le temps et les informations nécessaires à la réflexion à cette étape importante de sa vie. Pour certains jeunes l’aide d’un coach scolaire pourra être précieuse. Il tentera d’amener la jeune personne à accéder à ses propres ressources intérieures afin de ressentir le choix qui lui convient. Il est nécessaire toutefois de se renseigner sur la formation précise du coach, les charlatans étant pléthore dans ce secteur. Le professionnel devra donc avoir une formation de coach attestée par un diplôme d’une des écoles reconnues par les associations de coaching mais il est également important, pour être capable d’une écoute adaptée, qu’il soit un professionnel de l’enfance tel qu’un professeur, éducateur, psychologue ou conseiller d’orientation...

En ce qui concerne l’avenir des filières professionnelles, vous trouverez, en cliquant sur le lien ci-dessous, les informations précieuses de la Revue Premières Synthèses Informations de décembre 2005. Son annexe met en avant les quinze familles professionnelles où les postes à pourvoir seraient les plus nombreux d’ici à 2015. De quoi donner un petit coup de pouce aux étapes de choix délicats de nos petits devenus grands.

Isabelle Buot-Bouttier.

* "Les métiers en 2015" - Revue Premières Synthèses Informations


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83 réactions à cet article    


  • Fred (---.---.155.75) 29 janvier 2007 14:04

    Je traduis pour toi Demian puisque tu as des problemes. Il ne sert a rien de partir en fac de psycho par exemple. La France produit 1/3 des etudiants de psycho d’Europe pour peu d’emplois. Je pense que c’etait plutot ca dont l’auteur voulait parler.


  • Marie Pierre (---.---.222.72) 25 janvier 2007 10:37

    Voilà un article de propagande pour une entrée des entreprises de coaching (laissez-moi rire !!!) dans l’Education Nationale. Pourquoi pas les DRH ???

    Les conseillers d’orientation sont là pour ça, il faut très certainement revoir les CIO, mais certainement pas faire appel à des entreprises privées qui, vous le dites bien, sont truffées de charlatans. Je ne crois pas à la bidonnerie des Associations de coaching.


    • caramico (---.---.227.229) 25 janvier 2007 12:49

      Beaucoup de conseillers d’orientation ne connaissent rien à la vie active en dehors de l’éducation nationale, mes trois filles n’en ont jamais rien retiré.

      Ceci dit, le « coaching » rien que son nom déjà, peut être également du « pipeau » pour gogos désemparés.

      Là où le bât blesse, c’est qu’une grande majorité des jeunes adultes ne savent pas avant 25 ou 30 ans ce qu’ils voudront faire plus tard.

      Aux Etats-Unis, les étudiants ont tous un début généraliste qui leur permet de mûrir avant de choisir un métier.

      Pour le reste, il n’est nul meilleur « coach » que des parents à l’écoute qui s’investissent pour tenter de décrypter les contradictions de leur progéniture.


    • BUOT-BOUTTIER BUOT-BOUTTIER 25 janvier 2007 21:29

      Bonsoir Caramico,

      Je comprends votre frilosité en ce qui concerne l’univers des coachs. Le terme est galvaudé et utilisé à toutes les sauces (comme celui également de thérapeute).

      Toutefois, il s’agit d’un métier dont l’éthique mérite d’être reconnue. L’université et le CNAM préparent à l’exercice du métier de coach qui est est représenté par des organisations qui font preuve d’une réelle déontologie. A côté de cela, il est vrai, beaucoup de strucutures privées et de charlatans qui tentent de se faire une part du marché. Alors face à cette jungle, qu’est-ce qu’un vrai coach ? Un professionnel qui a suivi une formation reconnue par l’une de ces principales organisations. Un professionnel qui exerce sous couvert d’un superviseur (tout comme le thérapeute).

      Ce professionnel ne maîtrise qu’un art, celui du questionnement. En aucun cas, il ne sait ce qui est bon, juste ou adpaté pour le coaché. Le Coach accepte d’être une sorte d’ignorant. La philosophie du coaching éthique est que seule la personnne coachée détient la réponse à ses propres questions. Le coach n’est qu’un accompagnat qui l’amème à se poser les questions qui lui permettront d’accéder à ses propres ressources.

      Enfin, l’idée n’est pas que le coach prenne la place de qui que ce soit. L’idéal est bien entendu que le jeune puisse trouver sa voie avec l’aide de ses parents et des conseillers scolaires et de C.I.O. Toutefois, parfois, cela n’est pas suffisant, le jeune ne sait vraiment quelle voie emprunter. Le coach devient alors une aide possible parmis d’autres, rien de plus. Cordialement. Isabelle Buot-Bouttier


    • pierrarnard (---.---.86.85) 26 janvier 2007 11:45

      mouais, encore un bon moyen pour la bobogeoisie de marquer sa différence !!! Le coaching est t’il moins cher que la boite a bac ??? Tout cela pour masquer la démission des parents... Je pourrai désormais dire mon enfant est délinquant parce que son coach était mauvais ou parce que la société ne lui a pas accordé de coaching.C’est génial !!! En tout cas madame, chapeau bas pour la communication indirecte, on sent que c’est votre vrai metier. Si vous ne rameutez pas de clients avec tous ces beaux efforts pour paraitre indispensable c’est a rager !!!


    • Marsupilami Marsupilami 25 janvier 2007 10:48

      D’accord avec les commenaires ci-dessus. Article intéressant ? J’ai coaché non. Et qui va coacher les coacheurs de coacheurs ?


      • Sam (---.---.203.131) 25 janvier 2007 10:52

        Dans les dix prochaines années, le nombre de postes à pourvoir devrait nettement augmenter quand les générations du babyboom arriveront en fin de carrière

        Quand on voit sur une seule année, nos zélites incapable de prévoir la croissance ou le nombre d’emplois créés, cette prédiction relève du Café du Commerce.

        Quant aux lignes du texte de la dame auteur, elles abondent en poncifs de saine prudence que délivre n’importe quel employé de centre d’orientation.

        L’auteur certainement excellente en communication, doit rester dans son domaine.

        Quant aux modérateurs d’AV, sauf à vouloir faire plaisir, on ne voit pas pour quelle raison ils ont laissé passer ce texte, alors que de nombreux articles - dixit certains rédacteurs - atttendent dans les tiroirs.


        • seb (---.---.12.18) 25 janvier 2007 10:58

          De toutes les façons le problème est résolu. Un des membres de l’équipe de campagne de Sarkozy a annoncé qu’il faudrait PRIVATISER TOTALEMENT L’EDUCATION NATIONALE !!! Aie Aie Aie j’ai mal là


          • seb (---.---.12.18) 25 janvier 2007 11:34

            Désolé j’ai oublié de citer la nom de la conseillère !! Il s’agit d’Emmanuelle Mignon !!! Ca ne s’invente pas


          • ZEN zen 25 janvier 2007 11:06

            @ L’auteur

            Renseignez-vous ! Il y a dans les lycées abondance d’informations sur l’orientation, le personnel de CDI et d’orientation font à ma connaissance bien leur travail. Plus les journées de contact avec les professionnels (« journées des métiers »), les salons (contacts avec les entreprises). Cela dans un tout petit lycée d’Artois...


            • Marie Pierre (---.---.222.72) 25 janvier 2007 11:13

              Zen,

              Lisez le CV de la dame : elle est coach de coach et veut se placer dans l’Educ Nat. Elle est bien au courant des CIO mais voudrait certainement prendre cette place.


            • BUOT-BOUTTIER BUOT-BOUTTIER 25 janvier 2007 21:35

              Bonsoir Zen,

              Le coach n’est pas un conseiller d’orientation, il ne conseille pas en termes de voie professionnelle, il amène la personnne à cheminer sur ce qui lui conviendrait le mieux. Il ne s’agit pas du même métier et il ne s’agit pas non plus que l’un prenne la place de l’autre.

              L’idée est d’apporter une solution alternative pour accompagner les jeunes qui, mallgré toutes les infos auxuquelles il peuvent avoir facilement accés, demeurent dans l’incertitude face à ce qu’il souhaiteraient faire.

              Cordialement. Isabelle Buot-Bouttier


            • Bill Bill 25 janvier 2007 11:32

              @ l’auteur

              Dommage que votre article soit mal compris ! Mais c’est aussi de votre faute, pourquoi avoir évoqué les « coachs » ?

              Le problème n’est pas tout à fait entre le privé et le public, et vous avez parfaitement raison ! A quoi servent des études de sociologie, pour déboucher dans un secteur bloqué ? Combien de jeunes gens talentueux qui se gachent dans des mauvaises filières, mal adaptés à leur personalité ?

              Les conseillers d’orientation sont surement très compétent mais, mais leur action est nettement insuffisante dans bien des cas !

              Peut-être aussi pourrions nous imaginer de nouvelles solutions de formation ? Et il est vrai que certains secteurs ne trouvent pas de personnels formés !

              Mais vous auriez aussi pu évoquer la formation des adultes, qui stagnent parfois dans un poste un peu déplaisant, et loin de leurs aspirations...

              Cher Isabelle, bravo ! Car votre article soulève un sujet important !

              Et j’espère que vous saurez le défendre...

              Bill


              • ZEN zen 25 janvier 2007 11:52

                @ Bill

                « Les conseillers d’orientation sont surement très compétent mais, mais leur action est nettement insuffisante dans bien des cas ! »

                Etes-vous sur le terrain pour en juger ? Cessez donc d’intervenir sur des sujets où vous n’avez aucune expérience, ce serait sympha...


              • Bill Bill 25 janvier 2007 11:59

                Et vous zen, êtes vous sur le terrain ? On vous a orienté il y a combien de temps ?

                Bill


              • BUOT-BOUTTIER BUOT-BOUTTIER 25 janvier 2007 21:44

                Bonsoir Bill, Pourquoi ai-je évoqué les coachs ? parce que je me suis formée au Coaching à L’université de Paris VIII et que je connais donc bien ce métier. Les conseillers d’orientation, en nombre insuffisant (on connait la situation actuelle des restrictions budgétaires au niveau de l’Education Nationale) ne peuvent être opérants pour tous les jeunes d’un établissement et comme je viens de le dire sur d’autres commentaires, le coach et le conseiller d’orientation ne font pas le même métier.

                Le coach ne conseille pas, il ne donne pas d’informations sur les filières, il amène le jeune, à travers un questionnement, à trouver lui-même la voie qui lui correspond. Enfin, il n’est pas question de faire intervenir les coachs au sein du Mammouth Education nationale, le conseil ne valait que pour les parents qui souhaitaient, à titre privé, faire appel à un tel professionnel. Cordialement. Isabelle Buot-Bouttier


              • Fred (---.---.155.75) 29 janvier 2007 14:08

                C’est simple, il vaut mieux avoir des jeunes comptes comme etudiants que comme chomeurs, c’est pour ca qu’ils sont envoyes dans des filieres sans issus. En france, on veut que tout le monde ait le bac mais on oublie que le pays n’a pas besoin de 10 millions d’ingenieurs et de 10 millions d’avocats alors forcemment on se retrouve avec des bac+5 qui ne servent a rien.


              • ZEN zen 25 janvier 2007 12:11

                Enseignant en classes de terminales, je passais beaucoup de temps, ainsi que mes collègues, comme prof.principal, à faire passer l’information, à encourager tel élève à poursuivre dans telle voie, à dissuader tel autre d’ abandonner tel projet ou de modifier ses perspectives. Mais on se heurtait souvent à une obstination d’élèves pourtant assez informés à suivre des voies sans issues, à des choix parentaux totalement irréalistes, malgré les conseils prodigués. L’école ne peut pas tout...


                • Bill Bill 25 janvier 2007 15:39

                  Je reprends donc ce que je disais, retournez apprendre le sens des mots : « leur action est nettement insuffisante dans bien des cas ! »

                  Que vous ayez pu orienter correctement des élèves sans vrai problème est une chose, ça ne veut pas dire que les autres il y a eu une quelconque réussite ! D’autre part vous étiez sur la terminale, ce qui est franchement différent !

                  Je commence à me demander si vous le faites exprès !

                  Bill


                • ZEN zen 25 janvier 2007 17:02

                  @Bill

                  « Que vous ayez pu orienter correctement des élèves sans vrai problème est une chose, ça ne veut pas dire que les autres il y a eu une quelconque réussite ! D’autre part vous étiez sur la terminale, ce qui est franchement différent ! »

                  « Sans vrai problème »:j’ai dit exactement le contraire.

                  « Ca ne veut pas dire...réussite » : phrase incompréhensible

                  « différent » ?de quoi ?

                  On dirait que vous le faites exprès...


                • Bill Bill 25 janvier 2007 17:08

                  Ah ? Pardon Zen, je ne savais pas que vous étiez enseignant dans un collège de Saint-Denis avec des élèves en grande difficulté !

                  Oh, Zen, que vous êtes beau et grand et fort ! Rien à voir avec ces benêts d’enseignants en terminale, qui reçoivent des élèves déjà triés et qui se donnent une belle importance.

                  Bill


                • Christophe (---.---.188.13) 26 janvier 2007 17:19

                  @Bill

                  Je ne suis pas enseignant, mais j’ai occupé pendant plus de 15 ans des fonctions dans le monde associatif, siégeant dans les conseils d’administration des établissements scolaires.

                  Dire que les CIO ne font pas bien leur travail, particulièrement les conseillers et conseillères est à mon sens lié à l’ignorance de l’adéquation ressource / capacité existante actuellement. Dans le rectorat toulousain, les lycéens pouvaient tenter de prendre rendez-vous pour obtenir des informations pertinentes sur les orientations (qui soit dit en passant sont un véritable casse tête). Cependant, dès lors que les deux conseillières (que j’ai pu rencontrer en CA) devaient couvrir les besoins d’orientation de 36 000 élèves (18 000 chacune sur un an), il est concevable que quelques trous dans la raquette puissent exister.

                  D’autre part, compte tenu que les orientations universitaires sont faites pour une durée de trois, cinq ou huit ans, il est à mon sens utopique de croire que le monde industriel ait la capacité de se projeter sur de tels termes avec une précision quasiment infaillible.

                  La problématique des CIO est bel et bien de se projeter vers un avenir à plus ou moins long terme ; ce n’est pas du court terme. Un coach, en sortie de terminal serait sans doute efficace pour l’économie de services, mais pas particulièrement sur le choix des bonnes orientations ; sauf si nous les recrutons chez les extralucides ou voyants de toute sorte ; prévoir l’avenir incertain n’est pas une mince affaire ! smiley

                  Quant au discours sur la formation à vocation exclusivement professionnelle pose la problématique du but premier de l’Education : l’émancipation. Il me semble essentiel de ne pas perdre de vue cette fonction qui est primordiale pour l’évolution de nos sociétés ; sauf si bien bien entendu nous considérons que nous avons atteint notre apogée. Si il convient d’insérer plus de professionalisation dans les filières universitaires, elles ne peut se faire au détriment du but premier de l’éducation ; elle doit être ajoutée ! Quand ? il serait sans doute intéressant d’étudier la question de la professionalisation vers la fin du cursus scolaire pour assoir un choix dans un domaine connexe en connaissance de cause et non aléatoire sur 3, 5 ou 8 ans.

                  Il convient non seulement de pouvoir se projeter, en terme de formation, en fonction d’un terme acceptable au niveau des besoins ; le court terme est la seule visibilité actuelle des entreprises ; mais aussi de pouvoir adapter très rapidement le circuit ou cycle de formation pour s’adapter rapidement à l’émergence de nouveaux besoins professionnels.

                  Une telle structure pourrait tout autant servir à la formation professionnelle des actifs pour les réorientations parfois, voir souvent, nécessaire. La vie professionnelle s’étendra au moins sur 40 ans ; pendant cette durée, les connaissances acquises ont souvent besoin d’un rafraichissement.


                • Bill Bill 26 janvier 2007 22:39

                  @ Christophe

                  Je n’ai pas dit que les CIO et les conseillers sont totalement inefficaces, je dis simplement que dans une situation normale, ils sont adaptés, mais malgré tout un peu bornés pour les autres cas. Par exemple les personnes un peu plus manuelles... C’est ce qu’explique un intervenant plus bas...

                  C’est donc une réalité également, et j’ai vu des situations telles que cet intervenant la décrit.

                  Mais c’est certainement tout le système qui est à repenser...

                  Bien à vous

                  Bill


                • nisco (---.---.249.2) 25 janvier 2007 12:12

                  En droite ligne avec « l’immigration choisie » qui doit répondre aux besoins de la France. (De là à dire qu’elle s’inspire d’un fils d’immigré hongrois, ya un pas... etc. demandez à Carlos pour la fin smiley )

                  Je pose la question : vu la volatilité des « potentiels d’emploi des différents secteur », qu’advient-il de ces jeunes (ou immigré c’est selon) lorsque le potentiel change de secteur ? On les renvoi à l’école (ou au pays d’origine c’est selon) ?

                  C’est à l’être humain de s’adapter au système et non à nous de mettre en place un système au service de l’être humain... Et ça se dit humaniste !

                  Raisonnement aussi sérieux que celui du MEDEF qui vient « apprendre aux jeunes des cités comment écrire leur CV » (citation d’un connaisseur : le p’tit Johan). Raisonnement sous jacent : s’il y a tant de chômage dans les cités c’est qu’ils ne savent ni écrire un CV digne de ce nom ni passer un entretien d’embauche. Rapide, simple et clair. On vous l’emballe ou s’est à manger sur place ? Après les fast-food, voici les fast-thoughts. Bon appetit.

                  Nisco


                  • Johan Johan 29 janvier 2007 01:31

                    Il ne faut pas être ridicule :

                    Mon DESS, toutes les écoles de commerce et écoles d’ingé que je connais ont eu des cours pour apprendre a présenter efficacement son CV et réussir des entretiens d’embauche. Je ne prends pas les jeunes des quartiers difficiles pour des demurés, tout de meme !

                    T’as déjà parlé avec des chefs d’entreprise des spécimens qu’ils ont vu défilé ? Après que tu ai fait l’effort, j’accorderais du crédit à tes remarques démagos.


                  • Rocla (---.---.129.26) 25 janvier 2007 13:00

                    Mais c’ est quoi donc un coach ?

                    Rocla


                    • ZEN zen 25 janvier 2007 13:09

                      Un « coach » (terme issu du vocabulaire sportif pro), c’est une personne « qui s’autorise à penser » (Coluche) qu’elle a une qualification particulière à mener et à entraîner un individu ou un groupe vers plus de performances(l’épanouissement n’est pas pris en compte)...


                    • Rocla (---.---.129.26) 25 janvier 2007 13:19

                      Merci Chen ,

                      Un genre de directeur de conscience donc .

                      Je connaissais la belote coinchée , coach , la voiture automobile à deux portes et quatre glaces , les doigts coinchés dans la porte , et couache pour les nartisses peintres.

                      Chen ,

                      Si tu as besoin un jour de mes compétences ...

                      Che chuis là .

                      Rocla


                    • Sam (---.---.203.131) 25 janvier 2007 13:37

                      Rocla

                      En fait, le terme exact est « scoach ». Mais le premier entraineur qui se qualifia de « scoach » était affligé d’un léger accent indubitablement dû à son origine chinoise.

                      Ce talentueux animateur de musculatures et cervelles avait pour habitude de définir le scoaching comme une « aptitude rémoresque à coller aux basques du champion, même s’il est catalan ».

                      D’un humour ravageur et illimité, le scoach bridé aimait à conter à ses recrues, quand elles n’étaient pas trop fatiguées, une blague qui le faisait énormément rire surtout si les super-champions qu’il drivait ne manifestaient pas un enthousiasme délirant. La voici :

                      « Tu sais ce que c’est qu’un lapide ?.. »

                      ...

                      « C’est un tlain qui va tlé-tlé vite ».


                    • Rocla (---.---.129.26) 25 janvier 2007 13:45

                      @ Sam

                      Blavo

                      Rocla


                    • Sam (---.---.203.131) 25 janvier 2007 17:10

                      Rocla

                       smiley


                    • BUOT-BOUTTIER BUOT-BOUTTIER 25 janvier 2007 21:52

                      Bonsoir Rocla, jetez, si vous le voulez bien, un oeil sur mes commentaires plus haut, je réponds à votre question (tout au moins partiellement car le sujet pourrait bien sur être bien plus développé). A ce propos : un Que sais-je : « coaching » très bien fait, écrit par de vrais professionnels du coaching Cordialement. I.B.B.


                    • Yannick Comenge (---.---.102.41) 25 janvier 2007 13:58

                      En etant totalement objectif, Vous posez une fois de plus des questions importantes et difficiles à traiter en une seule fois.

                      Pour ce qui est du collège, je dirai ma seule expérience qui vaut peu de chose mais eclaire sur les limites d’une reflexion. Deux gamins en echec scolaire de situation familiale modeste... avec un peu de psychologie et de motivation au bout de quelques semaines de cours particuliers (sur toutes les matieres), ils sont passés de 7 de moyenne à 16. Par la suite, l’un d’entre eux avait des soucis en Français...malgré l’appréciation de ses prof sur tout le long de l’année, il a eu plus de 15 au bac. Aussi, j’avoue avec cette expérience qu’il faut que les parents puissent informer leur enfant, eviter qu’ils aient des barrieres psychologiques ou intellectuelles et ensuite ils doivent pousser les enfants vers leurs voie.

                      Je ne sais pas si vous serez du meme avis mais j’avoue que vous avez du courage pour poser tout ces sujets avec cette approche. Bravo pour votre travail meme si je ne suis pas toujours d’accord.


                      • BUOT-BOUTTIER BUOT-BOUTTIER 25 janvier 2007 21:58

                        Bonsoir Yannick, Ce que j’apprécie chez vous c’est que vous n’utilisez pas la langue de bois mais vous restez toujours respectueux. En un mot, nos avis divergent parfois mais le débat est possible parce que le respect est mutuel. Merci à vous également et au plaisir de tenter de répondre à vos prochaines participations. Cordialement. I.B.B.

                        P.S. : mes articles n’ont pas la prétention de traiter et de trouver des réponses aux sujets évoqués mais plus d’interpeller...


                      • Tristan Valmour 25 janvier 2007 14:34

                        1. sur l’université

                        Les universités ont pour objectif premier de former des enseignants et des chercheurs, dans la majorité des filières. L’approche de l’enseignement des disciplines diffère donc d’une grande école (et je suis compétent pour en parler !). En plus, les universités s’adaptent progressivement aux réalités du monde du travail. Ceux qui veulent une formation courte peuvent s’inscrire dans un IUT ou IUP (eh oui, c’est la fac !). On peut obtenir son diplôme d’ingénieur dans l’un des Polytech (c’est aussi la fac !). Et que dire des DESS et des Master Pro qui sont de plus en plus reconnus ? En fait, qui s’inscrit à l’université ne doit pas s’arrêter à la licence, et choisir ses UV en fonction de sa personnalité, mais également des besoins futurs de la société. Il ne faut pas oublier les sciences humaines qui rendent libres et permettent de comprendre le monde.

                        2. Sur l’orientation scolaire

                        Le personnel de l’E.N. n’est certes pas toujours compétent en matière d’orientation et ne connaît pas suffisamment les réalités du monde du travail, qui évolue rapidement. Les documents sont souvent périmés. « Pas toujours » ne signifie pas « jamais », et de nombreux conseillers d’orientation psychologues sont compétents. J’invite également les parents de lycéens à se rendre dans le CIO des universités. Ce service leur est ouvert. Il y a aussi des CIDJ municipaux. Le CDI n’est donc pas le seul lieu où l’on peut s’informer. Et puis, il y a des sites internet de qualité : onisep, stydyrama, etc. Tout cela est gratuit. Penser également, si besoin-est, à acheter un logiciel de test de personnalité et d’explication des métiers. Saisissez « logiciel d’aide à l’orientation » dans votre moteur de recherche. Privilégiez le label RIP (Reconnu d’Intérêt Pédagogique).

                        3. Sur le coaching scolaire

                        On ne peut nier l’efficacité des méthodes mercatiques des « coachs », qui à la fois s’appuient sur le désarroi (voire plus) des parents, et vendent un service que l’on trouve gratuitement, par ailleurs. Mais la satisfaction que l’on a de payer un service conduit le « client » à l’apprécier davantage. A ma connaissance, il n’y a pas de diplôme de coaching reconnu par l’Etat. Une association a une personnalité privée, et les diplômes qu’elle délivre n’ont aucune valeur. Le vocable « association » n’empêche nullement nombre d’entre elles d’être des boîtes à fric. Les compétences du prétendu coach ne sont donc pas scientifiquement démontrées. On peut tout au plus leur prêter une certaine empathie. En revanche, on peut aller voir un psychologue privé, spécialisé dans le domaine scolaire. Un psychologue a un DESS, au minimum. C’est autrement plus sérieux. En plus, les psychologues ont accès en exclusivité à nombre de logiciels très onéreux et complets, qui utilisent des tests de personnalité reconnus mondialement. J’attire enfin l’attention des parents sur le fait démontré et fréquent que les sectes infiltrent le domaine des cours particuliers et du coaching (pas seulement scolaire). Il convient donc d’être très prudent en la matière, car votre enfant peut rapidement se déstructurer.

                        4. Pour aider vos enfants

                        Installez un dialogue, écoutez-les (leurs envies, leurs passions, etc.). Inutile de leur faire peur « si tu n’as pas ton bac, tu ne feras rien de ta vie » ! Non seulement, ça ne fonctionne pas, mais cela va les braquer davantage. En plus, on peut très bien réussir sans son bac. Il faut conquérir leur confiance, rentrer dans leur monde, et progressivement les conduire dans le vôtre. Les jeunes sont effrayés par le monde (cf les images véhiculées par les médias, par exemple), et s’ils paraissent détachés, en réalité, ils ne le sont pas. Ils sont aussi préoccupés que vous l’êtes vous-même. Il faut donc aller au-delà des apparences, de leur masque. Comment leur donner l’envie de progresser et rejoindre le monde des adultes ? En souriant, en les congratulant lorsqu’ils font quelque chose de bien, en minimisant leurs échecs. Bref, il faut les encourager, leur renvoyer une image positive d’eux-mêmes. Et soyez vous-même détendu. On a toujours envie de suivre quelqu’un de souriant, gai, joyeux. Et on a aussi envie de l’écouter ! Il faut faire comprendre aux enfants, qu’étudier, c’est être libre. Ils sont très sensible à la liberté. Cette capacité d’écoute demande bien entendu beaucoup d’humilité (eh oui, les enfants ne vont pas dire que ce qui nous plaît), mais au final, c’est payant !

                        Préparez vos enfants à être polyvalent, à s’adapter rapidement, à être mobile. Et encouragez-les à maîtriser le langage. C’est ce qui fera la différence entre deux personnes au diplôme équivalent !

                        Désolé, je ne peux en écrire plus, j’ai du travail.


                        • Marie Pierre (---.---.222.72) 25 janvier 2007 14:41

                          Bonne réponse Tristan, et surtout vous mettez l’accent sur l’emprise que les sectes ont sur tout ce qui est accompagnement scolaire et coaching.


                        • patrick (---.---.203.61) 25 janvier 2007 15:04

                          votre attaque, virulente, sur les coachs qui seraient, au mieux des charlatans et au pire membres de sectes est risible. Concernant l’absence de reconnaissance, par l’état du diplôme de coach, je vous signale qu’il existe maintenant des formations universitairs au coaching. Quant au sérieux que donnerait le DESS de psychologie, rappelez vous l’incompétence de l’expert psychologue du procès d’Outreau.


                        • nisco (---.---.249.2) 25 janvier 2007 16:34

                          Merci pour ces témoignages qui apportent beaucoup à la réflexion sur le sujet. Bravo pour la clarté de l’exposé.

                          Nisco


                        • ZEN zen 25 janvier 2007 17:04

                          @Tristan

                          Bravo ! Du bon sens, rien que du bon sens...

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