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Accueil du site > Actualités > Société > Moirans : après la justice, l’Etat doit agir

Moirans : après la justice, l’Etat doit agir

Un délinquant roulant dans une voiture volée se tue sur la route. La justice refuse à son frère, en prison, une permission pour assister aux obsèques. Des membres de leur communauté en profitent pour vandaliser l’espace public. Cette fois-ci, heureusement, la justice n’a pas cédé. Mais l’Etat a du retard.

 
Inadmissible chantage à la violence
 
Déjà, fin août, des voyous du voyage avaient bloqué et vandalisé l’autoroute A1 pour faire pression sur la justice afin de permettre à un délinquant de participer aux obsèques de son frère. Si, sur le principe, on peut penser qu’il est humain et normal de le permettre, cela devient inacceptable quand un groupe commet des délits pour l’obtenir. On peut d’ailleurs penser que les évènements de Moirans sont la conséquence directe de cette première séquence puisque la justice avait, dans un deuxième temps, donné sa permission au frère d’assister aux obsèques, après les actes de vandalisme commis sur l’A1. Heureusement, la justice a refusé cette fois-ci. Aussi dur soit le fait de priver un frère de ce moment, les violences de Moirans l’imposaient car une décision inverse aurait été une incitation à la violence.
 
Même si la mère de la victime a changé de ton mercredi, demandant l’arrêt des violences, elle avait dit avant qu’il y aurait « du grabuge  » si son fils n’était pas autorisé à assister aux obsèques de son autre fils : « on a des soutiens dans des camps partout en France. Tout le monde va se révolter ». Toute la colère d’une mère qui perd son fils ne peut pas justifier les scènes de guérilla urbaine à Moirans et ce chantage à la violence dans un Etat de droit. Il était parfaitement possible de protester de manière pacifique et sans la violence qui les a poussé à utiliser des cagoules. Mais parce qu’ils ont utilisé la violence pour se faire entendre et que la mère de la victime l’a légitimé, l’Etat devait refuser cette permission pour éviter de donner l’impression qu’il récompense la violence. Cette fois-ci, la justice a vu juste.
 
Un Etat aux abonnés absents ?
 
Mais mardi soir, malgré les violences et le déploiement des forces de police, aucune interpellation n’a eu lieu, donnant un sentiment très dérangeant d’impunité pour les délinquants qui ont brûlé des voitures et vandalisé l’espace public. Assez logiquement, l’opposition s’est emparée du sujet et a dénoncé une faillite de l’autorité de l’Etat à Moirans. Heureusement, le frère de la victime et un autre détenu ont été changés de centre, après les violences de mardi. Et le procureur de la République a tenu des propos à la hauteur de la situation et annoncé hier qu’une enquête était ouverte pour retrouver les auteurs identifiables des émeutes. Malgré tout, il est difficile de ne pas regretter que l’Etat n’ait pas pu interpeller mardi les délinquants qui ont vandalisé la gare et brûlé la bagatelle de 35 voitures !
 
Le gouvernement a été plus ferme que lors des évènements de l’autoroute A1, François Hollande appelant à « des sanctions à la hauteur  » des actes de violence commis et Manuel Valls annonçant que les auteurs de violence seront « implacablement recherchés et poursuivis en justice. Ceux qui veulent tordre le bras à la justice, tordre le bras aux forces de l’ordre, tordre le bras à la République s’exposent à une réponse d’une extrême fermeté ». Mais on ne pourra juger de ces mots qu’une fois que les coupables auront été identifiés et sanctionnés. Malheureusement, il faut rappeler qu’à date, personne n’a été interpellé suite au vandalisme de l’autoroute A1. L’UMP a aussi une part de responsabilité dans la situation, après avoir supprimé la bagatelle de 13 000 postes de policiers en un quinquennat.
 

Merci à la justice de ne pas avoir cédé au chantage à la violence, ce qui épargnera peut-être de nouveaux dérapages, aussi dur soit-il pour la famille de la victime. Mais ceci n’est pas suffisant et il faut sanctionner les auteurs des vandalismes de mardi soir, durement.


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112 réactions à cet article    


  • fred.foyn Le p’tit Charles 22 octobre 2015 09:38

    Le monde de l’absurde... !


    • pergolese 22 octobre 2015 09:59

      Petite question à monsieur Herblay...

      Vous dites que la violence n’est jamais justifiée...A votre avis, la Révolution Française eût-elle été possible sans violence ?

      Vous avez trois heures...


      • Genc Osman Genc Osman 22 octobre 2015 12:05

        @pergolese
        La révolution maçonnique vous voulez dire...


      • robin 22 octobre 2015 17:09

        @pergolese

        Je pense que l’auteur doit avoir oublié l’existence de l’article 35 de la déclaration universelle des droits de l’homme.


      • Valas Valas 22 octobre 2015 18:42

        @pergolese,

        Pour rappel, la révolution française a été lancée par le clergé et la noblesse car le roi Louis XIV s’apprêtait à lancer des taxes à leur encontre dans l’objectif d’alléger les diverses taxes pesant toujours sur les mêmes, c’est à dire sur le peuple.
        Les riches ne voulaient pas se laisser faire et surtout ne pas perdre quelques privilèges mais au contraire en obtenir encore plus, toujours plus.
        La manipulation a ensuite fait son œuvre et le peuple manipulé a fait guillotiner leur propre gardien sans s’en rendre compte, au grand bonheur de la Haute Bourgeoisie.
        Tout cela pour dire que les violences sont généralement lancées par des manipulateurs ayant plus de pouvoir que les autres et ce type de manœuvre est utilisée depuis la nuit des temps chez l’homo sapiens sapiens.
        Et puis la révolution a un gout tellement amer que je ne vois vraiment pas l’intérêt d’en faire une fête nationale alors qu’elle ne concerne que les riches, mais bon cela est une autre histoire....


      • Gasty Gasty 23 octobre 2015 10:06

        @Valas

        Par les intellectuels et les bourgeois. Je ne vois pas ou vous avez été cherché du clergé.


      • Gasty Gasty 23 octobre 2015 10:11

        En autre ce n’est pas sous Louis XIV mais sous Louis XV que commence la contestation qui se concrétisera sous Louis XVI.


      • Valas Valas 23 octobre 2015 12:00

        @Gasty

        Autant pour moi, c’était bien de Louis XVI dont je voulais parler (erreur d’écriture). Je rajouterai même que Turgot avait entamé un travail de réformes intéressant, il est dommage que son successeur Necker est mis de la poudre au yeux autour de lui à commencer par le Roi lui même.
        Quoi qu’il est en soit, le tiers état a toujours été mis à l’écart par les privilégiés qui contrôlent les postes les plus lucratifs et honorifiques (la Noblesse et le Clergé).
        Le Clergé a activement participé à la destitution du roi avec l’aristocratie et bien entendu la bourgeoisie.
        Bref, sans le Clergé, la « révolution des aristocrates » aurait été beaucoup plus compliquée à lancer.


      • sarcastelle 25 octobre 2015 14:12

        @pergolese


        Comment démontrez-vous que la Révolution fut globalement meilleure à terme pour la France qu’une absence de révolution ? 

      • rocla+ rocla+ 22 octobre 2015 10:52

        Ce sont des gens du voyage Français qui sont à l’ origine de ce 

        merdier . 

        Les deux fils des délinquants notoires . 

        Un des deux est mort suite à ses malversations . 

        Son frère  déjà en taule pour délinquance lui aussi exige de venir à ses obsèques . 

        Le Procureur refuse . 

        Le camp des gitans s’ énerve , brûles des autos , menace et exige . 

        Il y a des centaines , des milliers de coups de pied au cul qui sont perdus à jamais .

        Aucune tenue ni éducation ces gens . 

        Oui il y a des gitans  très bien , là c’ est une bande de gros connards 
        se croyant tout permis .

        • jef88 jef88 22 octobre 2015 11:25

          « Le gouvernement a été plus ferme que lors des évènements de l’autoroute A1 »

          Donc encore deux ou trois « incidents » de ce type et le gouvernement prendra des mesures sérieuses !
          ouille ! ouille ! ouille ! mais ce sera stigmatiser une communauté ...... donc c’est pas possible !
          Au fait ? si on supprimait le communautarisme facteur de tensions et d’inégalités ?


          • julius 1ER 22 octobre 2015 14:04
            Au fait ? si on supprimait le communautarisme facteur de tensions et d’inégalités ?

            @jef88

            excellente idée Jeff .....seulement le hic, et il y a un hic le contraire de communautarisme c’est l’intégration et pour qu’il y ait intégration, il faut remettre en marche l’ascenseur social ....
            et celui-ci est bloqué depuis longtemps, mais pourquoi celui-ci est -il bloqué depuis si longtemps creuses un peu et tu trouveras la réponse .... 

          • bakerstreet bakerstreet 22 octobre 2015 16:10

            @sampiero
            Vous remarquerez qu’avec cette logique, les armées napoléoniennes auraient pris une toise à Austerlitz, face à quelque voyous anglais équipés de lance pierres.

            C’est drôle, mais comme j’étais à la manif de notre dame des landes en 2013, les flics là par contre étaient nettement plus en forme. 
            Quelques manifestants ont même perdu un oeil.....Les médias ont relayé des images apocalyptiques du centre de Nantes, alors qu’il n’y avait eu quelques dégradations mineures, rien à voir avec ce qu’on peut voir ici, ou là, sur cette autoroute dévastée....Pourtant à Nantes, il y avait du monde. Pas 50 bonhommes, mais 1000 fois plus. 
            Utilisation de flash ball ayant entraîné des mutilations, des handicaps, face à des manifestants globalement pacifistes. Il semble bien qu’il y ai deux france. Une de la contestation qui n’est pas supportable, et une autre de la dégradation, qu’on traite avec beaucoup d’égard. 
            A qui donc profite le crime ?


          • bakerstreet bakerstreet 22 octobre 2015 16:17

            @julius 1ER

            Juluis


            L’ascenseur social ?
            Désolé, mais il est en panne !
             Le câbles en cuivre ont été piqué par les jean et les jeannes du voyage !

          • hunter hunter 22 octobre 2015 20:54

            @sampiero

            T’es , pas t’est ! deuxième personne du singulier du présent de l’indicatif du verbe être !

            Essayez de faire un effort !

            Adishatz

            H/


          • Corinne Colas Corinne Colas 24 octobre 2015 01:39

            @bakerstreet

            Quand des voitures sont incendiées ou des routes bloquées, « ils » détournent la tête mais dès que l’on menace leurs arrangements filous, là « ils » savent faire monter la mayonnaise de la violence en utilisant à leur profit toutes sortes d’ « autorités » y compris celles censées protéger les citoyens et non les tuer d’une grenade offensive... dans le dos. 

            Triste anniversaire ou le « deux poids deux mesures » encore avec la mort du jeune Rémi Fraisse. Son seul tort : se trouver au mauvais moment au mauvais endroit car le camp du bien, c’est celui de la FNSEA qui peut tout casser impunément. Elle nous l’a d’ailleurs prouvé récemment. Ses militants étant des « gentils » , leur présidents ne dit pas d’eux qu’ils sont des djihadistes verts mais des victimes... 



            ci-dessous un extrait du rapport d’enquête de la LDH :
            (..)
            "Que nous apprend-il ? Il revient tout d’abord au point de départ du drame, à savoir un processus légal formellement respecté mais en réalité vidé de toute substance : procédures bâclées, conflits d’intérêts, démission de l’Etat et des responsables politiques, recours judiciaires si longs qu’ils en deviennent sans efficacité ; rien ne manque pour aboutir au pire, à savoir faire de la loi une force injuste. C’est face à cela que naît une légitimité qui refuse l’arbitraire de la lettre pour revendiquer l’esprit de la loi. 

            Encore doit-elle être entendue ; sinon, le débat n’a alors d’autres issues que de s’exprimer en dehors des voies institutionnelles et dans des termes qui peuvent rapidement tourner à la confrontation. 

            Ce rapport nous enseigne ensuite que dans un tel cadre, les forces de l’ordre peuvent ajouter au désordre. Que l’on nous entende bien : il ne s’agit pas ici de faire le procès des forces de police. Les témoins le disent eux-mêmes  : les termes de la confrontation ont changé selon la personnalité qui commandait sur le terrain, et selon les ordres reçus. Notre préoccupation est de pointer du doigt les enchaînements qui ont conduit – et pourraient encore conduire – à des violences illégitimes ; à éclairer la responsabilité des décideurs politiques en passant par celle des hauts fonctionnaires jusqu’à celle des hommes de terrain, sans ignorer la difficulté propre à toute opération de maintien de l’ordre. 

            A cet égard, ce que met en évidence le rapport est accablant. 

            S’il n’est pas contestable qu’un petit groupe d’individus avait décidé de profiter des manifestations pour s’en prendre aux forces de l’ordre, tel n’était pas le cas de l’immense majorité des manifestants. Et les forces de l’ordre n’ont jamais été réellement en danger, et encore moins en risque de perdre le contrôle de la situation. 3 Qu’est-ce qui peut justifier, dans ces conditions, les violences, les insultes, les humiliations, la destruction de biens personnels, la complicité avec les milices locales constatées (parfois filmées) tout au long des événements et qui ne donneront jamais lieu à poursuites malgré les plaintes déposées ? 

            Qu’est-ce qui peut justifier, la seule nuit de la mort de Rémi Fraisse, l’usage de 703 grenades de toutes sortes et le tir de 74 balles en caoutchouc, dont on sait qu’elles peuvent avoir un effet létal ? Rien, si ce n’est les ordres reçus et le sentiment d’impunité généré par l’attitude des responsables politiques. 

            La suite de ces débordements d’Etat suit la même logique. Un homme est mort ? 

            On tente d’abord de dissimuler, de nier parfois jusqu’à l‘évidence la réalité du drame ; et puis de justifier cette mort par la violence démesurée attribuée aux manifestants, victimes comprises. Pour un peu, et même si tous ne l’ont pas dit sous cette forme, elle n’aurait eu que ce qu’elle méritait. 

            Du Premier ministre et ses rodomontades agressives à l’Assemblée nationale, au ministre de l’Intérieur qui n’a su qu’en début de matinée et n’a donné que des consignes d’apaisement, au préfet, qui s’aligne sur son ministre aux hommes de terrain qui démentent leur ministre, c’est une sorte de sauve-qui-peut, de déni obtus face à une mort subitement trop lourde à assumer… 

            Cette fuite générale en dit long sur la valeur accordée à la vie brutalement interrompue de Rémi Fraisse. 48 heures après la mort de Rémi Fraisse, on attendait toujours un signe, ne serait-ce que de compassion, de la présidence de la République et du Premier ministre… « 


            ---------------------------------------

            Ma propre conclusion rejoint celle de bakerstreet :

             »Il semble bien qu’il y ai deux france. Une de la contestation qui n’est pas supportable, et une autre de la dégradation, qu’on traite avec beaucoup d’égard.«  

            Nous-mêmes, avons perdu tout discernement, et cela se constate dans beaucoup de commentaires où les délinquants sont considérées comme des victimes, voire applaudies pour leur »rébellion« . Pourtant, n’est pas Robin des bois qui veut !

            Si j’ai fais le parallèle avec Sivens, c’est pour évoquer le but des manifestations là-bas : 
            revendiquer  »l’esprit de la loi", malheureusement détourné par les potentats locaux.

            Moirans, c’est exactement l’inverse mais au prétexte de la compassion pour des communautés ostracisées, nous excusons des agissement ayant pour seul but de faire rompre la loi.

            Pourquoi, ne sommes-nous plus capables de faire la différence ?

          • alinea alinea 24 octobre 2015 01:56

            @Corinne Colas
            Il y a des gens qui se foutent de vos lois, des gens légitimes sur cette terre qui ne demandent rien de plus que pouvoir vivre dignement à leur façon ; des gens devenus pour certains délinquants pour survivre, puis, ennemi intérieur, absolument indispensable à la « santé » publique, tirent vos valeurs vers leurs bords, leurs débords ; ce qui est inacceptable car cela renvoie à l’ineptie de votre société.
            Il y a des gens qui n’ont pas les même valeurs, et quand on les violente, ils violentent en retour.
            Leur sédentarité forcée par le rétrécissement de l’espace, les interdits partout, les rejets, les violences, transforment leur énergie positive en réponses, exactement idoines aux attaques.
            On fait tout un plat de quelques voitures brûlées ; personne n’a l’air de se demander pourquoi cela devient le mode d’expression des exclus !
            Quant à ce rapprochement avec la mort d’un manifestant, il est plus qu’odieux.
            Vous perdez la tête et ne voyez pas les choses avec le bon bout de la lorgnette.
            Vous en devenez tous abjects, comme si les pouvoirs publics cajolaient les Roms !
            C’est à pleurer.


          • alinea alinea 24 octobre 2015 02:06


            Je voulais rajouter : les pouvoirs publics se fichent bien de ce qu’on vous vole ou détruit, les pouvoirs publics défendent les intérêts des puissants ; les Roms jusqu’à preuve du contraire ne menacent pas les intérêts des puissants. Certains écolos oui.
            Vous ( les uns et les autres évidemment, pas Corinne Colas toute seule) semblez bien à côté de la plaque ; je n’arrive pas à comprendre que vous n’ayez pas compris que les histoire du peuple, de leurs factions, leurs communautés, tout le monde s’en fout sauf à attiser les haines pour qu’ils se foutent sur la gueule. L’État nounou, c’est fini ; il va vous falloir couper le cordon et comprendre là où nous en sommes exactement ; alors, malgré tout ça, si vous préférez avoir des ennemis, comme les Roms, ou les Maghrébins ou les noirs de peau, les « assistés » ou les filles mères ou les vagabonds, libre à vous !!


          • Corinne Colas Corinne Colas 24 octobre 2015 14:20

            @alinea


            Il faut se calmer et lire avec attention avant de tirer sur tout ce qui bouge ! Surtout si c’est pour redire plus loin la même chose que moi avec d’autres mots :

             « les pouvoirs publics se fichent bien de ce qu’on vous vole ou détruit, les pouvoirs publics défendent les intérêts des puissants ; les Roms jusqu’à preuve du contraire ne menacent pas les intérêts des puissants. Certains écolos oui. »


            J’intervenais exclusivement sur le constat amer de bakerstreet en insistant sur deux types de « rébellion » qui n’ont rien en commun. Ce qui est odieux, c’est la mort de Rémi Fraisse il y a un an (nuit du 25 octobre). Il y a les indignés face au détournement de la loi (justice au sens général), ceux-là on les brise quand ils manifestent et d’autres qui en effet, se « foutent » des lois... Cependant ce ne sont pas toujours des « gens du voyage » comme on dit pudiquement. Il ne faut pas me faire dire ce que je n’ai pas écrit. Un procédé pitoyable !


            Je n’ai pas non plus remis en cause la légitimité de tous sur terre. Idem pour les modes de vie sédentaires ou nomades. Ce n’est pas à moi qu’il faut faire ce coup là vu que je n’ai pas de maison et que j’ai élevé trois enfants sur l’eau ... Pas d’Etat nounou non plus quand vous êtes au milieu de l’océan, seul responsable de votre vie - les avions et les hélicos si vous êtes en détresse ou avez besoin d’un docteur c’est près des côtes (pas toutes, nous avons beaucoup de chance en France) ou participant d’une course (trop tard parfois). Alors cela me fait toujours rigoler quand je lis qu’il va falloir « couper le cordon », peu savent exactement ce que cela signifie réellement. En attendant, je sais pertinemment que les donneurs de leçons ne voudraient pas de ma vie... Quelques uns en rêvent mais sont incapables de l’assumer, faut le dire aussi.


            Bref, c’est marrant le couplet sur les Roms (sujet qui peut mener loin) car à aucun moment de mon intervention, je n’ai écrit « Rom » ! Par contre, le commentaire incendiaire en réponse, est intéressant par toute l’idéologie qu’il véhicule. Le syndrome « Laurent Joffrin » a encore fait une victime.

            Des « codes différents » (sic) mais tous les non sédentaires de France ne se sont pas donnés rendez-vous à Moirans... Quand je lis : « des gens devenus pour certains délinquants pour survivre », les bras m’en tombent.


             Il y a toujours eu des loups hurlant par peur sur ceux qui vivent à la marge. Maintenant il faut faire avec les moutons qui bêlent dans le sens inverse, excusant tout et n’importe quoi. Après ça, ils ne se sentent même pas gênés lorsqu’ils prétendent dénoncer le communautarisme. 


            Chercher systématiquement une explication en fonction de la couleur de peau, de la religion ou de l’origine, c’est le nouveau visage du racisme qui donne carte blanche à l’insécurité désirée ardemment par ceux qui veulent justifier toujours plus de contrôle sur les peuples.



          • alinea alinea 24 octobre 2015 14:34

            @Corinne Colas
            Là où j’ai péché, c’est de mettre mon com sous le vôtre !
            En fait je vidais ma bile de tout ce que j’avais lu jusque là.
            Les bras ne me tombent pas quand je parle de ce que l’on nomme délinquance à propos des Gitans ou des Tziganes ( bonne remarque sur les Roms puisque ça ne veut rien dire et j’ai cédé à la facilité ambiante), puisqu’elle existe !
            Je n’ai absolument pas compris pourquoi on met en exergue le laxisme policier envers « les gens du voyage »(?) ; la colère m’a aveuglée !!
            Quand à l’État nounou, vous n’étiez pas visée, je vous ai assez lue, et c’est bien ce qui nous lie.
            Je suis à cran en ce moment, mais le coup « on bichonne » les délinquants quand ils sont ( Roms), non, ça n’a pas passé !!
            Quant à Sivens et Rémi Fraisse, j’en ai assez dit à l’époque, et je ne crois pas qu’on puisse me soupçonner d’une quelconque ambiguïté sur le sujet !!
            Il y aurait bien à dire, mais d’une manière plus personnelle, ce n’est pas le lieu, mais mon estime est intacte, mes réactions furent des douleurs !
             smiley


          • Corinne Colas Corinne Colas 24 octobre 2015 14:46

            Bien d’accord sur le rétrécissement des espaces qui est une violence en soi mais au fait, on doit se foutre (sic) de quelles lois ? Le label « gratte et castagnettes » ne garantit rien hormis des films à l’eau de rose, des navets qui ne plaisent qu’aux couillons enfermés dans leurs murs et rêvant d’exotisme. 

            L’on se mélange parfois allègrement dans le Sud pour faire des affaires ou de la musique. D’ailleurs dans le cas de ma famille par ex : les deux, mon Capitaine avec le jazz manouche diffusé avec force.

            Les amis, cela se choisit et c’est « pas toujours et pas avec tout le monde »... comme pour n’importe qui ! 

            Dans le monde réel, les « gens du voyage » sur lesquels il y a focalisation, ne sont pas des humains à part, bénéficiant contrairement aux autres de qualités diverses.

            Sortons des généralités, quelles lois peuvent être bafouées ?

            Celles qui détaillent la longueur du fil à couper le beurre, généralement élaborées par les commissaires européens ? Celles non écrites qui nous étouffent dans une société livrée aux manipulations et formatages de toutes sortes ou celles qui organisent tant bien que mal « le vivre ensemble » pour des millions d’individus ?

            Dès que nous sommes 1+1 , il y a des lois tacites pour cohabiter. A l’échelle d’un groupe vivant en forêt, c’est moins complexe. Pas de simagrées puisque l’exclusion a très vite des conséquences dramatiques, chacun gare ses fesses par peur des conséquences. A l’échelle d’un pays, on met en prison. Nous ne sommes pas devenus des êtres de lumière même si chacun peut faire des efforts pour que notre espèce puisse avoir de l’espoir dans l’avenir. 


            C’est Brassens anarchiste qui affirmait l’être au point de bien faire attention à toujours marcher dans les clous. Ma liberté s’arrête là où commence celle des autres. 

            Pour en terminer avec les idéologies qui pourrissent la réflexion, il faut juger uniquement sur les actes et non sur l’origine des uns ou des autres. 

            Cest Ferré qui a dit que la gauche était une salle d’attente pour le fascisme, on en fait l’expérience depuis l’ajout du délit de penser... 


          • alinea alinea 24 octobre 2015 15:16

            @Corinne Colas
            Les lois... ? beaucoup trop, elles étouffent. Elles n’en peuvent donc pas être appliquées, justement.
            La sacralisation de la propriété privée, qui n’a rien à voir avec le respect du lieu d’autrui...
            Sûrement trop à dire, mais je crois pouvoir synthétiser mon sentiment, à tous ces égards, juste par le fait qu’il faut voir et comprendre le pourquoi ; ici le pourquoi de cette violence totalement stérile, pire, qui dessert.
            Les anarchistes ne furent pas toujours exempts de violence quand la violence de la société leur était trop grande.
            Et nous sommes dans une société d’une violence inouïe ! Seuls quelques privilégiés passent à côté.
            Sûr qu’il ne faut pas juger d’après l’origine, et c’est pourtant ce qui se fait ; banlieues, campements... ! tout lieu de violences subies...


          • Corinne Colas Corinne Colas 24 octobre 2015 16:31
            « Les anarchistes ne furent pas toujours exempts de violence quand la violence de la société leur était trop grande. »


            Cela fait penser à la bande à Baader qui sévissait durant mon enfance et qu’on qualifiait faussement d’anarchistes. Ceux qui se servent de la violence pour justifier un modèle de société, une théorie politique, une religion ou conviction quelconque, ont des problèmes psychiatriques. 

          • alinea alinea 24 octobre 2015 17:39

            @Corinne Colas
            Je ne pensais pas à eux, parce qu’ils n’étaient pas anarchistes, mais bien avant, à l’époque de Bakounine !


          • bakerstreet bakerstreet 24 octobre 2015 22:36

            @alinea
            « Tout un plat de quelques voitures brulées »....tout de même, 18 au total, même si c’est pas des bagnoles de bourgeois, ce n’est pas tout à fait comme un plat qu’on renverse....Moi, j’ai eu un an de procédure avec la justice pour la raison grave que mon gamin de 16 ans avait enjambé avec une dizaine de copains, une petite barrière, pour aller se baigner à minuit dans une piscine, par un 14 juillet...Procédures, assurances, rappels à l’ordre, éducateur de justice....Ca parait un peu risible ; si j’étais black je dirais que c’est du racisme...La bac avait surgi avec colts et gyrophares et mégaphone au risque de faire paniquer les gamins dont certains se sont enfuis en maillot de bain traversant la route devant les bagnoles.....Alors ces 18 caisses brulées, la mama qui dit c’est pas juste on nous en veut.......Je crois qu’on est ici dans l’émotionnel et que vous vous projetez une part de vous dans ces gens dit du voyage, sans vouloir voir la psychopathie qui s’y attache, projetant sur eux la capacité de régler vos comptes...Attention, nous sommes ici au delà du droit...Nous revenons à la tribu, au clan qui érigent ses règles, qui vous plaquent au mur demain si vous avez une tête qui ne leur plait pas. C’est drôle je regardais la série Gomara, une série sur la mafia, très bien, sur arte + 7, et l’épisode était complètement similaire à ce qui se passait : Une émeute orchestrée dans une prison, un clan qui terrorisait un quartier...

            L’ombre du fachisme plane, tout simplement....Les gens du voyage....Vaste corporation inflationniste qui comprend tout et n’importe quoi, et s’écarte très souvent de la valeur des tziganes. Le rassemblement pour imposer sa force, voilà comment naissent les mafias....Pas mal de psychopathes fleurissent sur les décombres. En voilà une vraie illustration dans ce triste fait divers qui n’étonnera que les gens du pouvoir, trop loin de la réalité des cours de miracle..A moins qu’ils ne les entretiennent à dessein, une sorte de frange dangereuse et sans limite signifiant aux pauvres gens qu’ils peuvent encore déchoir, qu’il leur faut aspirer demain à un peu plus de police, faute de boulot....A moins que l’état ne se fasse complice, car la mafia à un mérite, elle fait respecter un ordre, le sien.
            Si vous ne donnez pas de solides limites à certains, attention aux coups, ceci ne sont pas de gentils garçons. Il faut vous protéger contre le mal, sinon vous souffrirez. Voilà la traduction mafieuse à la proportion d’un village terrorisé, dont les gens n’osent pas même s’exprimer. Dire que ce sont des « dupont lajoie » qui sont victimes, face à des sortes de robin des bois est une imposture, et vous le savez très bien. ...Du bien et du mal, chacun ses opinions, mais tachons de ne pas trop mélanger les choses et d’attendre que les psychopathes nous entraîneront dans une société plus juste...
            Bien à vous

          • bakerstreet bakerstreet 24 octobre 2015 22:59

            @Corinne Colas
            Je vous rejoint tout à fait, à ceci près qu’ayant travaillé toute ma vie en psychiatrie, je me garderais bien de dire qu’ils ont des problèmes psy, d’emblée. Car ceci reviendrait à diminuer leur responsabilité. Des soldats perdus, des anar égarés, de pauvres fêlés manipulés, avec au dessus du lot quelques bons psychopathes qui les instrumentalisent, et les rendent diablement dangereux, inféodés à une discours, à une « coutume » avec la paranoïa habituelle qui convient à ce genre de choses. 

            On peut voir les mêmes mécanismes qui se mettent doucement en branle, que ce soit des bandes d’obédience religieuse, ou pseudo politique, ou carrément mafieuse : Certitude de faire partie des « purs », des élus, s’extrayant donc des lois communes, avec rituels de mise à l’épreuve, rites violant se centrifugeant de plus en plus au fur et à mesure qu’ils vous coupent de plus en plus de la réalité. 
            On voit a peu près les mêmes mécanismes chez ces illuminés de daesh, que dans la milice pendant la guerre, la camora , ou chez certains « gens de voyage »...Je met ça entre parenthèses, pour ne pas être accusé de généraliser. Mais il me faudrait je crois tout mettre entre parenthèses avec des gens qui excusent tout à certains, et vous accablent pour un mot qu’ils diront « grave » faisant preuve de votre esprit lamentable, bourgeois,, etc, tous ces mots qui sont comme autant de motifs d’excitation à leur violence qui monte...
            C’est comme ça qu’on se trouve un jour collé à un mur, avec des preuves accablantes, comme dans un procès stalinien. Les mécanismes de déni vont tenter de vous prendre en faute et de vous transformer en ennemi du peuple, en facho, dans un beau retournement dialectique.....
            S’accrocher au code civil pour tous, et à la laïcité, aux valeurs de la république et des droits de l’homme. ...Pauvre mots et valeurs dont on se moque, que certains appellent bourgeoises pour mieux les tordre, avant de vous donner leur bréviaire, et de vous dire un jour : « Tu marches avec nous, ou tu crèves ! » 

          • bakerstreet bakerstreet 24 octobre 2015 23:23

            @Corinne Colas
            Oui, il y a bien dichotomie de traitement entre ceux qui déchaînent la violence à des fins purement sectaires, ou de défense des fiefs, avec intimidation et exigence d’un statut particulier, car c’est bien de cela qu’il s’agit ! Qui sont ils ? 

            -Des clans défendant l’agriculture productivisme, les primes qui vont avec, les refus de portique payant mettant un frein au trafic routier de camions ( à l’occasion du triste fait divers ayant occasionné 43 morts, silence sur ce sujet dit sensible...)
            -De mafias ayant maintenant en mains de vastes territoires dans les zup, et qui prospèrent avec la culture du shit, qu’on se gardera bien de légaliser, pour garantir leur survie, une paix achetée sous le principe fallacieux de santé publique, alors que notre pays compte le plus de fumeurs..

            D’un autre coté, tous ceux qui se battent pour la laïcité, le refus des clivages menant au pire, le communautarisme insidieux, la défense du patrimoine au travers de manifestations pacifiques comme celles de Siemens et de notre dame des landes, rencontrent des casernes entières de CRS, sur le pied de guerre, n’hésitant pas à faire des tirs tendus de flash ball. 
            Le spectacle d’un garçon qui a perdu un oeil à coté de moi lors de la manif de Nantes, m’a traumatisé. De même les terrasses de café avec des enfants obligé de s’enfermer dans les cafés, ou de prendre leurs jambes à leurs coups. Quels citoyens de seconde zone sommes nous ? Faudrait il se déguiser en gens du voyage, et réclamer de la tune et électricité gratuite, ou je ne sais quelle fadaise pour ma pomme, pour être crédible. Je suis très en colère après cette affaire, car j’ai du mal à m’imaginer que cela n’est pas gratuit, et ne prépare un retour de baton, mais un peu tardif, et qui ne tombera pas sur les gens qui ont cramé ces bagnoles, arrêté des trains, mis une prison à feu et à sang, pour exiger que le petiot puisse assister à l’enterrement du frère, qui s’était planté en bagnole au retour d’un casse.
            Vous allez bientôt voir Walls nous dire en envoyant ces flics : « Il était temps que l’état de droit se manifeste ! »
             Ca serait un album de BD que je dirais que c’est pas crédible cette histoire.

          • bakerstreet bakerstreet 24 octobre 2015 23:54

            @alinea
            Qui c’est vos privilégiés ? Les possesseurs de Clio ou de vieilles kangoo qu’ont cramé ?....Remarquez que ces gens du voyage, pour l’occasion, n’ont pas du tout voyagé, mais sont restés dans leur fief, à tirer des plans stratégiques dignes d’une opération commando. 

            C’est vrai que le banditisme donne une certaine pratique, quand au vol et à l’utilisation d’engins de chantiers....Enfin, ils étaient bien conscients qu’ils pouvaient faire plus facilement leurs passages à l’acte ici que là bas, à la préfecture par exemple. 
            Nous ne sommes pas dans une société d’apartheid, mais de droit. N’importe qui peut s’installer dans un endroit, s’implanter, payer des impôts locaux, fonciers, l’électricité, l’eau....( Ah bon ils n’ont pas envie...)Le nomadisme n’est pas une obligation. Surtout par rapport à des gens qui l’ont choisi comme opportunité d’échapper aux lois communes, s’affublant d’un costume comme à un bal costumé. 
            J’entend bien ça, le nomadisme peut être une culture. Sauf que ça ne s’improvise pas, sinon c’est de l’opportunisme, à partir du moment que vous avez des papiers, une nationalité Française, ou même européenne maintenant....
            Je connais un peu la culture tzigane, que je trouve belle, ancestrale, avec des valeurs et des codes, le refus de la lecture, de l’écriture, la sacralisation de l’oral, des instruments de musique. On en est loin ici, en plein dans la psychopathie et le clan. Mafia me parait plus adapté à décrire celui-ci. C’est cela qui est estimable, les codes, apprendre à se connaitre à s’estimer, à se respecter.
             Inutile que cette joyeuse autodafé pétage de plomb complet en est à cent lieux et va traumatiser longtemps ce village...Il suffisait de voir quelques habitants en état de choc pour avoir honte d’être dans un tel pays !...où sont donc les cellules de soutien psychologique dont on nous rabat le moue au moindre accident de mobylette. Aujourdh’ui on a envoyé 40 spécialiste pour déchoquer le village où ce malheureux accident de car est arrivé...Ors, c’était un accident., un malheur ; sans doute regrétable, mais on n’entrait pas la méchanceté et la bétise humaine........Toujours cette différence de traitements...

          • alinea alinea 25 octobre 2015 02:06

            @bakerstreet
            Je suppose, je suppose, que chez les Tziganes et les Gitans, les choses ont changé comme quelque chose me dit qu’ils préféreraient vivre autre chose que cette violence partout ; j’en connaissais naguère, et je les aimais et c’est là dessus que se fonde ma colère.
            Une droiture, mais tout diffère de nos valeurs bourgeoises ; une fidélité en amitié et un respect de leurs égaux.
            je n’aime pas la violence, surtout quand elle dessert ceux qui la provoquent- et c’est souvent le cas-.
            Alors, les gens du voyage sont tout et n’importe quoi, ils sont devenus comme nous donc ; je n’idéalise pas ni idolâtre les gitans, mais j’aime la différence et si, maintenant c’est trop tard, c’est une perte sèche pour l’humanité, eux qui , depuis le Moyen âge sont ici chez eux, miroir à l’envers qui lance nos reflets délétères, attachés que nous sommes à des valeurs artificielles, eux qui furent choyés, puis chassés, puis éliminés dans les camps, sans qu’on en fasse un plat.
            Je hais le monde qui hais la différence et c’est bien notre attitude de sédentaires bourgeois et peureux qui a rendu les Gitans et les Tziganes de notre pays, exclus, délinquants, inquiétants...alors, excuses, mais je pleure, pas sur les objets des bourgeois saccagés, mais sur une culture qu’on aura délabrée.
            Bien évidemment, nous, aujourd’hui qui causons de tout cela, ne sommes pas responsables, quoique. Mais l’amont, vers l’amont, portons notre regard.
            Tous semblables, pas d’efforts à faire pour rencontrer l’autre, c’est l’enfer. et les petits avoirs... oui, ils sont forts de leur cohésion et quelque chose me dit qu’ils préféreraient vivre autre chose que cette violence.
            Il y a eu sur ce site l’autre jour, un article d’un des leurs qui présentait le projet d’un centre national d’art et de culture tzigane.
            Pas un chat n’a commenté.
            N’attendez pas qu’ils vous ressemblent, mais faites en sorte que le monde leur laisse une place.


          • alinea alinea 25 octobre 2015 02:44

            @bakerstreet
            C’est quoi ce choix qu’ils ont fait il y a des centaines d’années pour fuir les lois ?
            Quand je parle d’eux, je me place très en amont ou ailleurs du présent ; c’est symbole, ils sont importants, primordiaux par rapport à ce que nous sommes et s’ils disparaissent, si on a réussi à tuer leurs valeurs, alors, il en est fini de nous tous car en tout le contraire est nécessaire.
            Je m’échappe du factuel, pour cela c’est trop tard, je rêve d’un monde où les Amérindiens, les Tziganes, les éléphants, les tigres auraient leur place. Je suis capable d’encore rétrécir mon espace pour leur en laisser mais je sais que je ne suis pas sur les rails et qu’à côté de cette parallèle, la vie m’attire ; du reste, j’ai déraillé. Notre monde engendre sa violence propre, plus rien n’existe de cohérent, les liens sont infinitésimales ténus ; on rompt le temps s’en croyant maîtres alors que nous nageons en plein délire.
            partout le chaos


          • rocla+ rocla+ 25 octobre 2015 07:15

            @alinea

            Bonjour Alinéa , 

            Pourriez-vous donner le lien de l’article sur les tziganes que personne  a lu ?

            Merci par avance .

          • bakerstreet bakerstreet 25 octobre 2015 09:04

            @alinea
            Bon, je vous préfère en passionara quand vous dévoilez vos blessures et votre sensibilité, que dans cette moulure pleine d’aigreur et de ressenti, qui mettait en avant ses problèmes passés pour justifer le n’importe quoi. C’est pas que je me prétende un vigile des valeurs, mais tout de même, j’ai eu une conception parfois innée du bien, du mal, et surtout des escrocs qui tentent de s’emparer de l’émotionnel pour justifier leurs prédations. Peut être est du à mon ancien job, mais les psychopathes, si vous retirez la loi, rapidement, vous vous retrouvez à poils pour leur avoir fait l’aumone, ou abriter chez vous. J’ai tant d’exemples que je pourrais être aigri. Mais l’aigreur, elle, vient de se faire rouler....Quand vous réagissez vous êtes sauvé. Vous m’avez reproché la dernière fois d’être bien meilleur quand je parle de poésie et de vélo, mais je sens bien que si je veux continuer à parler de cela, il faut que je reste sur mes gardes. Même quand je fais du vélo, il y a peut être un killer on the road derrière moi qui va surgir, comme disait Morrison. 

            Alors peut être que je me met en colère parfois et que mes propos sont malhabiles aussi, mais comment pourrait il en être autrement avec ces post qui ont le tranchant du couteau, et qui immortalisent la colère d’une minute et d’une réaction. 
            Mais surtout ne cherchons pas à nous plaire à rentrer dans une coterie ou nous nous priverions de dire ce que nous pensons d’un billet. Il faut savoir qu’ils sont très circonscrits dans leur valeur, et qu’ils obeissent sans doute à une dynamique. Même si dans la réaction nous mettons quelque chose de nous. Et c’est peut être parfois dans les réponses dérangeantes qu’on se réexamine qu’on peut s’interroger sur son propre langage, sur ses lignes de défense, qui nous révèlent, par effet rebond. Chaque sujet parle de nous. Que ce soit Poutine ou les gitans. Il y a là à chaque fois un scénario qui se met en branle qu’on s’empare où l’on se projette, cherchant parfois à réparer des choses, à s’en servir pour jeter les bases d’un monde meilleur peut être un peu fantasmé, et qui le devient de plus en plus dans des polémiques et des fantasmes successifs, où nous raccrochons moults wagons. Mais si nous n’étions pas dérangé dans ce qu’on dit, nous nous enfoncerions tous dans notre ornière. C’est la rançon des puissants, qui ont une telle cour autour d’eux pour les flatter dans leur bêtise, qu’ils finissent par se sentir génial, et absolument seuls. 
            On a tous quant même peut être deux cotés, et si vous me préférez sur mon vélo, disons que je vous préfère sur votre cheval...

          • Corinne Colas Corinne Colas 25 octobre 2015 11:30

            @alinea
            idem... et justement Bakounine !!!! Hier ou aujourd’hui, la violence n’a jamais rien résolu et beaucoup d’anarchistes la dénoncent. Représailles et légitime défense, ce n’est pas la même chose. Du coup, les manipulateurs de détresse, nous présentent la violence comme un « état de nécessité » afin de faire accepter l’impensable aux gens normaux. 


          • alinea alinea 25 octobre 2015 12:53

            @Corinne Colas
            Je ne défends pas la violence, je suis non violente ! mais elle existe...partout et chez tous ; et la lutte contre le pouvoir arbitraire ne peut, me semble-t-il, s’en passer, ne serait-ce que par la réponse que l’on reçoit quand on s’y colle.
            Je ne crois pas qu’il faille ignorer le conflit, celui-ci s’avère nécessaire dans bien des situations ! Je ne peux même pas le déplorer tellement c’est !


          • lermontov lermontov 25 octobre 2015 13:24

            Je lis votre discussion et franchement, je suis consterné. J’ai mis un message plus bas pour bien expliquer la différence entre gitans, gens du voyage et roms.

            @ bakerstreet

            Tes belles idées romanesques ne sont que pipeau. Le vertueux d’opérette que tu es ne l’a jamais ramené sur ça, par exemple :

            http://www.lejdd.fr/Societe/Gens-du-voyage-la-fin-d-un-statut-unique-au-monde-736830

            C’est du romanesque réactionnaire, d’ailleurs. La liberté de circuler est un droit ; tu ne la ramènes pas sur les clochards, travailleurs pauvres ne pouvant faire autrement que crécher dans leur jolie voiture. En fait, je pense que tu hais la fierté de ces gens, leur refus des chaînes, parce que ça ne te rappelle trop que ta soumission. 
            Et le diagnostic psychiatrique déterminé d’après le préjudice, venant d’un mec qui se flatte d’avoir bossé en psychiatrie justement, ça troue le c***.


          • alinea alinea 25 octobre 2015 14:47

            @lermontov
            Unie forme ; nous devons être unis par la forme, et non par le coeur.


          • lermontov lermontov 25 octobre 2015 15:00

            @ alinea

            J’ai besoin d’explications là, ma belle, parce que je ne comprends pas ton message.

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