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Accueil du site > Actualités > Société > Monde connecté, humains déconnectés ?

Monde connecté, humains déconnectés ?

Le mot communication fait florès depuis quelques décennies. Nous vivons dans une société de réseaux dont nous sommes dépendants ; où est la place de l’homme, dans cette « toile d’araignée » ?

Force est de constater que de nos jours, la communication s’exerce d’une part, en grande partie, par l’intermédiaire d’Internet, d’autre part grâce aux maintes bases de données, notamment d’entreprises. L’information est devenue une arme précieuse pour qui veut conquérir le marché, décrocher des contrats avant ses concurrents. Par conséquent, dans nos sociétés libérales, globalisantes, celui qui maîtrise l’information et la communication détient le pouvoir.

Néanmoins, cette réalité économique engendre de graves problèmes socio-culturels et crée des clivages, des fractures dans le monde. Certes, on nous dit que nous pouvons tous accéder au droit à l’information et à la culture, communiquer par l’Internet, par le téléphone cellulaire ; d’ailleurs, la publicité se fait "le porte-parole" de tous ces produits nécessaires afin de pouvoir se connecter. Nous devons donc nous connecter pour ne pas être déconnectés, d’un point de vue culturel et pratique. Internet est devenu indispensable. Mais ceux qui ne peuvent s’offrir un ordinateur, un abonnement à Internet ou encore un téléphone cellulaire dernier cri et autres nouvelles technologies, que sont-ils dans notre société ? Des laissés-pour-compte, des "déconnectés" ?

Il sied de réfléchir à la place de l’homme dans cette société réticulaire où nous vivons en accéléré. Tous ces moyens de communication, dont nous venons de parler, favorisent-ils pour autant la communication interpersonnelle ? Développent-ils les échanges physiques ? Autant de questions qui suscitent des débats, à l’heure où, entre autres, les sites de rencontres sur Internet se multiplient et connaissent un succès avéré. Il en est de même pour les sites marchands. Il ne s’agit pas de stigmatiser ces outils, fort utiles au demeurant pour ceux qui vivent en campagne, loin d’une ville, et qui ont aussi le droit d’avoir accès, comme les citadins, à tous les produits. Cependant, le constat est que nous n’avons plus besoin de nous déplacer, d’aller à la rencontre de nos congénères.

La place de l’homme, dans ce monde de réseaux, d’un point de vue relationnel et humaniste, s’en trouve altérée, surtout dans les pays occidentaux, pays dits "riches". Nous parlions plus haut des clivages et fractures qu’entraîne la globalisation de la société. Reconnaissons que certains ne peuvent pas communiquer avec les modèles qui nous sont imposés. En conséquence, l’Afrique noire, aujourd’hui, est victime de ce qu’on appelle la fracture numérique. Les Africains sont insuffisamment pourvus en lignes téléphoniques ; aussi ne peuvent-ils prétendre souvent à un abonnement à Internet. De plus, un ordinateur demeure trop coûteux pour eux. Le sommet de Tunis du 16 au 18 novembre 2005, sur la société de l’information, devait permettre de résorber cette fracture numérique entre les pays du Nord et les pays du Sud...

C’est tout un modèle de société qu’il faudrait revoir... avant qu’il ne soit trop tard !


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