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Accueil du site > Actualités > Société > Mouvement Lycéen : Ceux qui manifestent avec leurs pieds

Mouvement Lycéen : Ceux qui manifestent avec leurs pieds

127.000 jeunes dans la rue. Le nombre de lycéens dans les manifestations hier n’a pas baissé, il a augmenté. Ils n’avaient jamais été autant depuis que le ministre de l’Education, Xavier Darcos, a retiré son projet de réforme. On a suivi jeudi les lycéens dans la manif’ à Paris. Et ceux qui sont restés en cours, à Villemomble (93). Normal, ils avaient « contrôle ».



Jeudi 18 décembre – 12h50.
Pendant que des lycéens se préparent pour aller à la manifestation, (programmée à 14 heures en face du jardin du Luxembourg, dites « Luco ») d’autres squattent devant leur lycée. La caméra de StreetReporters s’installe devant le collège-lycée Blanche de Castille, place Charles de Gaule à Villemomble (93). Trois bâtiments font face à un rond point désert. Il fait froid, mais quelques jeunes tiennent le mur.

Une première fille
, cheveux couleur châtain, nous explique que la manifestation, « elle n’avait pas envie d’y aller ». Quatre autres racontent « qu’elles ne peuvent pas bouger car c’est un lycée privé super strict... ». Elles ne comprennent pas vraiment la réforme car « elle est trop confuse ».

Ceux qui connaissent la réforme Darcos ne l’approuvent pas. C’est le cas de Thomas, 16 ans, en Seconde, cheveux longs et bruns. Pour lui, cette loi « c’est du n’importe quoi » : « Ça ne sert a rien de faire réformes sur réformes ». Et s’il avait pu aller défiler à Paris, il y aurait été car « c’est pour notre avenir » nous explique-t-il. « Le bac il vaut ce qu’il vaut, en réduire les filières, il sera encore plus dévalorisé ! ».

Xavier Darcos
met de son côté ces jeunes qui ne sont pas allés crier « No you can’t détruire notre éducation », hier. Le ministre parle d’organiser « une sorte d’états généraux du lycée à partir des établissements », pour essayer de « faire s’exprimer tous les lycéens » (Voir "Darcos se Mange un Grec").

De leur côté les organisations lycéennes appellent à retourner dans la rue le 17 janvier. Et connaissant le monde lycéen, chacun sait que ce sera le vrai test parce que le rendez-vous est pris pour… après les vacances. Hier pourtant, les manifs ont été particulièrement fournies. L’Union nationale lycéenne (UNL), première organisation syndicale lycéenne, parle de mobilisation « exceptionnelle ».



La manifestation parisienne
, qui a réuni 13.000 manifestants, s’est achevée aux abords du métro Duroc. Et toutes les grandes villes ont eu leurs défilés, avec une mobilisation très forte dans l’Ouest (un bastion du mouvement depuis son lancement), en Midi-Pyrénées, et en Rhône-Alpes. On a signalé des bagarres à Lyon.

Voir aussi en ce moment sur StreetReporters :


> VIDEO Chaussure, les réactions de vos députés. Certains s’essaieraient bien au lancer de chaussures à la tête de W tandis que le député Maxime Gremetz (PC) trouve que Bush esquive « trop bien » les chaussures et y voit un coup de la CIA.


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7 réactions à cet article    


  • JONAS Virgule 20 décembre 2008 11:20

    @ TOUS :

    Manipulation !

    D’après l’Auteur : " 127 000 jeunes dans la rue. Le nombre de lycéens dans les manifestations hier n’a pas baissé, il a augmenté ".

    On recense en France 884 000 enseignants (dont 739 000 dans le public) et près de 5,5 millions de collégiens et lycéens (filières générales et professionnelles confondues). Moins de 2 % d’entre eux participaient au défilé.  smiley

    Français, Française, Mobilisons-nous ! C’est la révolution ! ! !  smiley

    La désinformation fait rage à Gauche !

    Bonne journée.

     

     

     


    • Marcel Chapoutier Marcel Chapoutier 20 décembre 2008 15:24
      Virgule, vous n’êtes donc qu’un (mor)pion de Mam chargé de désinformer les crétins qui pourraient s’égarer sur ce site, sachez que votre propagande pue le mensonge. Il y a une vraie mobilisation des lycéens qui n’ont pas fini de donner des sueurs froides au crétin arrogant qui usurpe le titre de ministre de l’éducation nationale...

      Mais laissez moi vous citer ce témoignage tiré d’Indymédia...

      Comportement de la police nantaise : lycéens en danger
      Un parent de lycéen offusqué
      Ce vendredi 12 décembre après-midi, contraint de rejoindre à pied le Sud Loire où je réside pour cause de perturbations sur le réseau du tramway, je me suis trouvé emporté au cœur d’une manifestation lycéenne bon enfant en route pour bloquer la circulation au pont de Pirmil. J’avoue avoir été agréablement surpris par l’ambiance chaleureuse dégagée par ce cortège formé d’une jeunesse à la fois désespérée et pleine d’espoir. Autant le dire, et tant qu’à marcher, je me suis laissé saisir par le mouvement de protestation sans trop de résistance intérieure.
      Arrivé place Mangin, surprise : ce que les lycéens en colère entendaient réaliser avait déjà été fait par les forces de l’ordre. Un cordon d’hommes et de véhicules de la compagnie départementale de sécurité publique (et non pas de CRS comme le pensaient les manifestants) barrait en effet le bas du pont côté nord. Mais peut-être s’agissait-t-il là d’une stratégie rationnelle de maintien de l’ordre ? Soit ! Rien là de bien problématique. Ce qui m’est en revanche apparu vraiment inquiétant a commencé au moment où le cortège a rejoint le barrage policier. Durant environ vingt minutes les piétons de passage (certains ayant des enfants à récupérer à l’école) ont tout d’abord été interdits de franchissement par les forces de police de même que des lycéens du Sud Loire qui souhaitaient quitter la manifestation. Résultat : on a énervé des nantais déjà contraints à la marche qui n’en demandaient pas tant et laissé des adolescents dans une manifestation qu’ils entendaient quitter. Bizarre…

      La suite est encore plus troublante : après un ordre de dispersion donné aux derniers occupants de la place Mangin par un officier clairement identifié, la bonne centaine de manifestants restants a commencé à reculer. Il y a certes eu un coup de matraque sur la tête d’une jeune fille d’environ 1 m 55 bien propre sur elle et en rien menaçante… Mais bon, passons ; on était peut-être encore ici dans le cadre d’un usage légitime et proportionné de la force. Repoussé, « raccompagné » plutôt – il faut être juste – par quelques policiers en tenue anti-émeute, le dernier carré des lycéens en colère a alors commencé à se retirer doucement en direction du centre ville.

      Là, après avoir longé discrètement la voie du tram, sont apparus des individus plutôt costauds, en civil, sans brassards permettant de les identifier comme policiers, certains portant capuche et même capuche et écharpe jusque sous les yeux pour l’un d’eux. A ce moment, en tant que parent d’adolescents qui auraient pu faire partie du lot, on n’en a pas cru ses yeux : l’un des policiers au look de « casseur » a bousculé sans grands ménagements un manifestant traînard, un autre, visage découvert celui-là, a asséné un coup de poing ganté dans le bas des côtes ou du dos d’un autre gamin. Je n’ai rien vu qui puisse justifier un tel comportement aussi gratuitement violent.

      Sincèrement, est-ce là une manière légale d’user de la force légitime conférée par la loi aux policiers ? La brigade anti-criminalité, car c’est d’elle qu’il s’agit, est-elle bien adaptée et formée au maintien de l’ordre ? N’y a-t-il pas aussi manquement au devoir de réserve quand ces mêmes policiers, en se tapant ouvertement sur les cuisses, raillent publiquement l’Internationale que viennent d’entonner les derniers lycéens sur le boulevard ?

      Ce que je rapporte là n’a rien d’une dénonciation gratuite et je répondrai très précisément à toute question qu’une justice au service des citoyens pourraient être amenée à me poser à propos de ce que j’ai vu ce vendredi. Et qu’on ne me dise pas que s’exprimerait ici un sentiment « anti-flic » ! L’argument vaut ce qu’il vaut, mais j’ai passé la soirée d’hier en la compagnie amicale d’un membre respectable des forces de l’ordre de l’agglomération nantaise qui a manifestement une toute autre conception de son métier que ceux que j’ai pu voir à l’œuvre cette après-midi.

      En tout cas, tout cela est très inquiétant et il me semble important que les parents des lycéens-manifestants du moment sachent ce que l’on réserve à leurs enfants s’exprimant pacifiquement dans la rue comme il est autorisé. Et je n’oublie pas qu’il y a peu un autre jeune manifestant a eu un oeil gravement atteint par un tir de flash-ball de nouvelle génération. De mémoire, il me semble que la brigade anti-criminalité en était responsable ?

      Un parent de lycéen offusqué

      • JONAS Virgule 20 décembre 2008 18:11

        @ Marcel chapoutier :

        Vous savez les insultes et injures, ma carrière de pompier, m’a appris à en recevoir à longueur d’années et à garder mon sang-froid, même lorsque nous recevons des " cailloux ".

        Nos collègues Policiers sont chargés de maintenir l’ordre Républicain. Cet ordre ne saurait être remis en cause par quelques excités, soit une cinquantaine d’étudiants sur 1 000 environ.

        À chacune de ces manifestations, il y a des blessés des deux côtés, c’est nous qui les secourons, alors, ne venez pas nous jouer l’apitoiement !

        Bientôt au point où vous en êtes dans les mensonges, vous viendrez nous dire que ce sont les policiers qui se blessent entre eux pour justifier leurs violences !

        Pourquoi pas ! Et là ! Je suis certain que mes collègues témoigneront de ces mensonges ! La blessure d’une matraque est bien différente de celle des pavés et autres objets !

        Vous perdez votre temps à faire de la désinformation, les autres élèves témoins directs en sont bien conscients.

        Si les violences policières n’étaient pas méritées, c’est 95 % des collégiens et lycéens qui manifesteraient et là, vous seriez crédible !

        Un conseil ! Ne provoquez pas la majorité silencieuse qui souffre de votre politique depuis " Mite-Rangs ", car elle représente le calme qui précède la tempête ! La colère gronde dans ses rangs et elle vous laminerait pour des décennies ! OK !

        Salutations.


        • Marcel Chapoutier Marcel Chapoutier 20 décembre 2008 20:04

          Alors comme ça vous avez été viré des pompiers et vous faites une carrière de mouchard dans la police, vous êtes donc vraiment un pauvre type !...


        • Rétif 20 décembre 2008 18:31

          Manifestent avec leurs pieds !

          Oui  ! Comme ils pensent  !


          • Jean Lasson 20 décembre 2008 22:37

            @ Marcel Chapoutier,

            Merci pour le témoignage, il est très bien écrit et d’autant plus crédible à mes yeux que je peux moi-même témoigner de plusieurs provocations policières.

            Du temps de mes jeunes années, j’ai vu et même photographié des groupes de "casseurs" totalement étrangers aux grandes manifs auxquelles je participais. Dans un cas, une vingtaine de ces "casseurs" firent descendre à coups de pavés les immenses vitrines d’un hôtel bd Saint-Jacques. Plus tard, m’étant attardé près de la place d’Italie après la dispersion, j’ai pu, d’assez loin, assister à un spectacle édifiant : les "casseurs" que j’avais vu 1/2 h plus tôt en pleine action, étaient maintenant sagement alignés, chacun toujours avec son manche de pioche, près d’un car de CRS, dans lequel je les ai ensuite vu monter ! J’ai encore la photo dans mes archives.

            Aujourd’hui, les provocateurs s’attaquent directement aux lycéens, sous le regard complice des flics en uniforme smiley

            Je demande aux policiers républicains de prouver qu’ils le sont en se désolidarisant de ces coups tordus et en les dénonçant. Et je réaffirme que si le pouvoir change de mains, nous demanderons des comptes à ceux qui se sont livrés à ces exactions.

            Quant au pseudo-nommé "Virgule", il s’agit juste du préposé de garde de la cellule de propagande de l’Elysée (ou de MAM, ou de Darcos). Un collabo, voire un milicien donc. Il semble vouloir en découdre avec nous en rêvant de nous écraser dans le sang. Je lui répondrai qu’il ne m’intimidera pas, que ce pays est au moins autant, sinon plus, le notre que le sien. Et qu’il le redeviendra.





            • JONAS Virgule 21 décembre 2008 00:26

              @ Jean Lasson :

              " Un collabo, voire un milicien donc ".

              Vous ne manquez pas d’air !

              À toutes fins utiles, je n’ai jamais collaboré avec les occupants et ma famille à moins que vous ne soyez de la Famille Jean MOULIN, n’est susceptible de recevoir des leçons de votre part, encore moins d’être insulté.

              Représentant environ 2 % des étudiants, vous devriez faire profil bas !

              Car s’est nous, leurs parents, qui pourrions descendre dans la rue et vous demander des comptes. Nous payons leurs études " pleins pot sans privilèges… " Et vous commencez à perturber leurs études et donc à nous les briser ! OK !

              Alors les petites frappes qui pleurnichent pourraient avoir de grosses surprises.

              Il n’a jamais été question de vous écraser dans le sang, mais de vous rappeler les principes démocratiques. Avec 2 % on ne fait pas une révolution, même si l’ont à de grandes gueules pour beugler !

              Je ne suis l’agent de personne ! Mais, si je n’aime pas notre Gouverneurs et sa suite, ce n’est pas pour autant que je ne m’opposerais pas à vous avec une solide majorité qui commence à en avoir raz le bol de vos manifestations.

              Nous sommes dans la merde et il n’est pas nécessaire d’en rajouter ! Il vaut mieux un mauvais ordre, qu’une pagaille qui nous conduira inéluctablement à des affrontements communautaires et une guerre civile.

              Le PS est divisé et c’est bien dommage, vous ne faites que retarder la reconstitution d’une opposition crédible qui pourrait rééquilibrer la situation.

              Votre agitation ne fait que conforter l’actuelle majorité dans l’esprit des citoyens comme moi, qui est loin de partager sa politique depuis qu’elle est aux affaires.

              Vous vous comportez comme les valets d’autres, qui ne valent pas mieux que ceux qui sont au pouvoir, les Julien, Martine, Ségo et compagnie. Sitôt qu’ils seront au pouvoir, ils se comporteront comme ceux qui y sont actuellement.

              Alors, STOP ! Réfléchissez et établissez un programme crédible !

              Salutations

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