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Névrose d’avenir, dérives ploutocrates, naufrage démocratique, citoyens sous emprise

Les faits de la vie ordinaire des gens révèlent souvent quelques traits de l’âme humaine et parfois, offrent quelques éclairages sur les orientations de la société, vers le progrès, la vertu, la fraternité ou bien la perte des valeurs et la décomposition sociale. Deux champs relationnels se prêtent à cette investigation, celui du monde de travail et celui des relations amoureuses. On y trouvera matière à explorer les contours de la condition humaine. Entre deux pôles. L’homme étant aux prises avec ses désirs, ses fantasmes, ses rêves et l’ordre des réalités. On a beau être un fugitif de l’existence, imaginer des châteaux en Espagne, le réel revient à la charge, parfois rapidement, en d’autres circonstances après un long égarement au pays des fantasmagories. Retenons de l’histoire ce constat. Quand les rêves prennent le pas sur le réel, les mondes s’effilochent et s’effondrent, perdant leur assise morale et leur structure sociale, mais sans rêve, le monde ne serait que fadeur, sans saveur ni contenu. Donc, tout se joue entre principe de désir et principe de réalité, comme dirait Sigmund. Sans oublier l’éthique et l’esprit. Selon Pierre Desproges, le névrosé croit qu’il peut construire des châteaux en Espagne, le psychotique est persuadé qu’il peut les habiter. La condition humaine est triple, avec les désirs, la réalité de la construction sociale et des exigences de vie en collectivité, enfin le monde éthique, avec l’amour, les émotions esthétiques, la vérité nue. Ce monde de l’esprit balance entre supra-rationnalité et irrationnel.

Les romanciers savent mettre en scène les lames de fond de l’âme humaine, avec ses passions, ses tourments, ses zones d’ombre et de lumière.

Pourrait-on dire que le cours des relations amoureuses est entrelacé avec celui des relations sociales ? A l’ère de l’Empire des désirs et de la consommation, le sacre de l’ego déroule devant lui son cortège de narcissisme. Délires possessifs, harcèlements moraux, addictions, amours fusionnelles et narcissiques, ainsi le monde se dévoie, non content d’avoir asservi la Nature, il poursuit sa conquête arraisonnante et l’homme fait de son prochain sa chose.

La crise du désir, de la possession, voilà un élément du monde contemporain. Et puisque les images se propagent, avec leur cortège de puissance symbolique constituante d’identités, la crise des ego se surajoute. Et ainsi va le cours du monde. Privant les uns d’un accès à des besoins fondamentaux, les autres d’une vie décente, tout en offrant aux mieux placés des occasions de profit leur permettant d’assouvir leur désir de puissance et de luxe.


On assiste ainsi à une dérive ploutocratique des pays riches (ce n’est pas nouveau)*** Rappelons qu’une ploutocratie désigne le gouvernement de la cité par les individus fortunés. Un tel régime n’a jamais existé dans sa forme pure, mais on est certain que la plupart des pays ont dans leur gouvernement des individus possédant des fortunes élevées. C’est notamment le cas des Etats-Unis. En ce sens, on peut parler d’infléchissement ou de dérive ploutocratique pour désigner des politiques dont l’action est soit motivée, soit influencée par des considérations d’ordre financier. Une démocratie se prête aisément à ce genre de dérive, quel que soit le parti au pouvoir, de droite ou bien socialiste, bien que ce dernier, par principe, soit mieux armé pour y résister. Ce qui n’a pas empêché Mitterrand de se mettre au service des mieux lotis et Chirac d’appuyer encore plus. Quant à l’opinion, elle semble avoir une raison anesthésiée et devient complice de l’idéal d’enrichissement qui à terme, détruit peu à peu la cohésion sociale. La ploutocratie a été la principale cause de l’effondrement de l’Empire romain.

L’appât du gain a été à l’origine de diverses mesures fiscales en France et ailleurs. La propagande ploutocrate a été efficace. En face, elle a les opposants anti-libéraux qui se trompent de cible, de combat, d’analyse. C’est à travers l’esprit de sa fiscalité qu’on décèle les desseins matérialistes et politiques d’une nation. Les défiscalisations Périssol et Robien ont amplifié la spéculation immobilière, renforcé les profits des propriétaires en étranglant le niveau de vie des locataires. La ploutocratie a son représentant en la personne de Johnny, le pourfendeur du fisc, adulé par ses fans, absous moralement par Sarkozy, et sa cohorte de décérébrés compatissants, ignares, confondant les ordres de fiscalité, comparant le sort d’un jeune diplômé et celui d’une star prédatrice, laissant accroire que c’est pour l’argent que nos jeunes se barrent alors que souvent, c’est parce qu’ils n’ont pas de travail ici. La France est devenue le théâtre de l’abjection et de la bêtise. Qu’on reconnaisse les mérites est une chose, qu’on fasse abstraction des leviers et du contexte qui permet aux talents de faire du profit est une faute d’intelligence citoyenne qui ne pardonne pas. Sur ce point, l’exemple de Johnny est édifiant. On oublie que sa fortune, il l’a faite aussi grâce aux électriciens de l’EDF qui ont illuminé ses concerts, au service public de la télévision et radio qui lui a offert une vitrine sans pareille pour se vendre, à tout un système économique qui sans la manne de l’Etat, ne lui aurait pas fourni les moyens ni la logistique pour accumuler sa fortune, alors point barre. L’homélie sarkozyste sur les méritoires est une escroquerie intellectuelle ! A suivre...

... Empire des confusions. On fait croire que ceux qui ont des revenus élevés sont des travailleurs méritants. Certains le sont oui, mais dans bien des cas, les revenus sont plus le fait de connivences, de réseaux, de positionnements. Prenons deux étudiantes ayant une licence d’économie, l’une finira dans une banque en CDI si un membre de sa famille y a des connaissances, l’autre en CES à faire des enquêtes sociales pour l’Université dont elle est issue. Où est le mérite ? Prenons un éditeur bien connu, qui sait aussi se placer dans le milieu. On lui offre des piges à cinq cents euros pièce, des prestations en télé ou radio facturées sept cents euros, en plus de ses dix mille euros par mois de son activité principale. Une partie de la société profite et s’enrichit, et le justifie en arguant de ses supposés talents alors que souvent, il est question d’entregent. Cette culture de l’élitisme économique est bien celle des ploutocrates. Le résultat étant qu’une frange de la société, avec plein de talents, reste dans les marges. Une nation riche en histoire et riche d’avenir va se foutre en l’air. Le coupable, ce rapport passionnel entre des candidats avide de possession du peuple et d’individus désemparés et prêt à convoler pour des noces faussées avec les politiciens sur fond d’admiration pour l’argent. Les déclassés pauvres en esprit rêvent de prendre la place du profiteur, au lieu de penser une société républicaine et vertueuse. Les pauvres en esprit écoutent Johnny, cet escroc artistique, cet homme de paille interprète, doué d’un instinct animal mais qui ne saura jamais composer une musique ou écrire un texte. La solidarité se meurt. L’intelligence aussi !

Cette crise du désir d’argent est à rapprocher au champ de la technique, de sa puissance d’agir mais aussi de possessivité, mettre les gens sous emprise, du système, des drogues, de l’argent, des services, de la consommation. L’ordre des rapports sociaux épouse également ce schème, dévoyant les actions entrepreneuriales (règne du management) et politique, en les modelant sur le schème de l’emprise, de la névrose narcissique et possessive, archétype de la tyrannie douce ou violente, avec comme exemple exacerbé l’amour possessif. Le citoyen est à la foi aimé, magnifié mais honni dès qu’il montre quelques signes de liberté. Ainsi va le cours de la névrose d’avenir, sorte de cauchemar socialiste mené par Ségolène Royal qui aime les Français d’une névrose possessive. Et leur rend la pareille en leur offrant la réciprocité de la démocratie participative, des jurys citoyens, pour bâtir une société de l’universelle surveillance, de la bienveillante coopération entre les névroses de part et d’autre. Surveiller l’autre, l’apanage de l’amant possessif. Le sacré, transféré à la technique, nous asservit, dit Ellul, oui, et j’ajoute, le sacré transféré à la politique fait de même. Ce qui semble être le cas avec Madame Royal.

Entre la névrose socialiste et l’élan ploutocrate libéral, on ne voit pas ce que la France peut bien escompter comme avenir. L’un des schèmes à retenir est celui de l’amour possessif et de la névrose propagandiste. Nos deux séducteurs en herbe tentent d’attirer les Français en peine, leur faisant miroiter un avenir meilleur, alors qu’ils n’ont pas les moyens de tenir leur promesses. Les Français vont vite se rendre compte qu’ils sont des amants éconduits, trahis par tant de mensonges, mais telle est la condition humaine. Certaines aventures finissent comme des cauchemars et d’autres comme de belles histoires, en amour comme dans l’ordre des questions politiques et sociales. Je ne vois que déroute et déception en me fiant à mes intuitions. Mais un jour, la sublime république adviendra !

Le seul moyen de déjouer l’amour possessif est de rester libre, ou de le devenir. Ce n’est pas facile. Les élections de 2007 sont d’ores et déjà révélatrices. Le choix des candidats montre que le peuple français est prêt pour une partie de mensonge supplémentaire, inapte à user de cet instrument qu’est la liberté, celle qui sauve d’une possession amoureuse comme d’une emprise politicienne. 2007 sera l’occasion de choisir quel cauchemar les Français élisent, à moins que quelques puissances libérées ne fassent dérailler ce contrat de dupes entre Sarko, Ségo, Le Pen et les Français ! Je n’y crois guère. La partie se jouera en 2012, sans doute.


*** Quelques lignes extraites du Traité de sociologie générale de Pareto.

Aujourd’hui, en plusieurs pays, ils ont contribué au triomphe du régime qu’on appelle « démocratique », et qui s’appellerait plus proprement régime de ploutocratie démagogique ; maintenant, ils sont en train de préparer la ruine de ce régime. Parmi eux se trouvent plusieurs démagogues ploutocrates, habiles à faire tourner à leur profit une grève qui semblerait vraiment faite contre eux.

Comme le firent déjà les ploutocrates de la fin de la République romaine, nos ploutocrates se préoccupent de gagner de l’argent, soit pour eux-mêmes, soit pour assouvir les appétits de leurs partisans et de leurs complices ; ils se soucient peu ou point d’autre chose. Parmi les dérivations dont ils usent pour démontrer l’utilité de leur pouvoir pour la nation, il faut remarquer celle qui affirme que le peuple est plus capable de juger les questions générales que les questions spéciales. En réalité, c’est exactement l’inverse. Il suffit de raisonner quelque peu avec des personnes qui ne sont pas cultivées, pour constater qu’elles comprennent beaucoup mieux les questions spéciales, qui sont habituel­lement concrètes, que les questions générales, qui sont habituellement abstraites. Mais les questions abstraites présentent cet avantage pour les gouvernants, que quelle que soit la solution donnée par le peuple, ils sauront en tirer les conséquences qu’ils voudront. Par exemple, le peuple élit des hommes qui veulent abolir l’intérêt du capital, la plus-value des industries, et réfréner l’avidité des spéculateurs (questions générales), et ces hommes, directement ou indirectement, en soutiennent d’autres ; ils accroissent énormément la dette publique, et par conséquent les intérêts payés pour ce capital ; ils maintiennent, ils accrois­sent même la plus-value dont jouissent les industriels. Beaucoup de ceux-ci s’enrichissent grâce à la démagogie, et confient le gouvernement de l’État aux spéculateurs. On voit même certains de leurs chefs devenir des diplomates, tel Volpi, qui conclut le Traité de Lausanne, ou des ministres, tels Caillaux et Lloyd George.

Nos démocraties, en France, en Italie, en Angleterre, aux États-Unis, tendent toujours plus vers un régime de ploutocratie démagogique. Peut-être s’acheminent-elles ainsi vers quelque transformation radicale, semblable à l’une de celles qu’on observa dans le passé.

Il y a des ploutocrates démagogues qui courent vers le progrès, d’une course si frénétique que nous nous essoufflons à vouloir les suivre. Ils veulent, ceux-là, le tout ou le rien. Dans le moment même où ils s’enrichissent avec une facilité scandaleuse, dans ce moment même, ils ont le poing tourné vers la richesse, dans un geste si menaçant, si désordonné, si excessif, que nous avons le droit de nous demander si c’est bien pour l’atteindre, si ce n’est pas plutôt pour la protéger ». Mais les financiers auxquels le ministre Briand fait allusion laissent dire, et continuent à gagner de l’argent.


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41 réactions à cet article    


  • Marie Pierre (---.---.226.41) 20 décembre 2006 10:50

    Article très pessimiste, de plus en plus sombre Bernard ! Mais très bon.

    La lecture de votre article sur la propagande, hier, m’a conduite à plusieurs reflexions sur le désir justement. Ce désir qui semble disparu chez bon nombre de citoyens dans la mesure où nous vivons une société de l’immédiat, où il semble être remplacé par la convoitise, où l’homme, victime (mais apparemment consentante), du matraquage se laisse imposer des désirs.

    Entre le Niko qui sait ce que nous voulons (il va nous le dire) et Ségo qui construit nos désirs d’avenir. Entre le distributeur de tel produit qui sait, après une analyse marketing bien orientée, ce que nous désirons et la publicité qui nous dit qu’on en a rêvé, qu’ils l’ont fait !

    Sur la ploutocratie et son représentant, Johnny, outre le fait qu’il ait pu bénéficier de toutes les structures citées, il me semble qu’il bénéficie, aussi, des allocations chômage des intermmittents.

    Le Père Noël est vraiment une ordure !


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 20 décembre 2006 11:03

      Marie-Pierre, ce n’est pas Johnny qui est ploutocrate, mais dont l’attitude seymbolise quelques dérives ploutocratiques dans notre société, notamment chez Sarkozy mais en règle générale, tout l’Occident y semble voué. Les garde-fous de la culture européenne semblent impuissants.

      Le deuxième aspect développé dans cet article est une prise de risque. Les traits sont forcés et sombres. J’ai essayé de comparer le cours de la politique avec celui d’une histoire passionnelle qui forcément, finir en eau de boudin parce qu’il y a eu séduction, promesse et retour du réel

      Je cite Alain Duhamel dans le Libé de ce jour. J’y vois une connivence avec mon propos

      «  »«  »«  »« La télévision et l’Internet encouragent ces tendances avec leur culte de l’information en temps réel et des réactions émotionnelles. La prochaine présidence sera donc davantage émotive, instable et vulnérable parce que ce qu’elle sera fondée sur les paradis artificiels de la démocratie d’opinion. »«  »«  »«  »


    • Marsupilami Marsupilami 20 décembre 2006 11:30

      @ Bernard

      Excellent et lucide comme d’habitude. En guise de commentaire, je vais juste donner la citation entière de Desproges : "Le névrosé bâtit des châteaux en Espagne ; le psychotique croit y habiter ; le psychanalyste récolte les loyers”.

      Enfin, je ne suis pas un fan de Jauni « fisc de personne » et de son nouveau groupe l’Helvète Underground, mais il est faux de dire qu’il n’est qu’un interprète. Il a quand même écrit ou composé quelques-unes de ses chansons. Source ici.

      Car ah que il faut quand même remettre les pendules à leur place.


    • DEALBATA (---.---.166.140) 20 décembre 2006 11:32

      « La prochaine présidence sera donc davantage émotive, instable et vulnérable parce que ce qu’elle sera fondée sur les paradis artificiels de la démocratie d’opinion. »

      Oui, elle sera féminine. Un vrai régale pour le symbolisme.


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 20 décembre 2006 11:38

      Ah que mon Marsu, ah que Johnny il aime mettre les pendules à l’heure de sa montre suisse, précise, et qu’il lit sa montre avec ses lunette optic de moule

      «  »"Liste des chansons avec l’intervention de Johnny

      Cette liste contient les titres de chansons où Johnny est intervenu au point de vue parole, musique, adaptation ou arrangements.«  »"

      Comment interpréter « l’intervention » ?

      intervention n’est pas invention


    • Marsupilami Marsupilami 20 décembre 2006 12:52

      @ Bernard

      Bercy beaucoup pour cette réponse et dix fientes pour les pigeons de Jauni. En tout cas c’est pas lui qui a écrit Cheveux longs et idées courtes (c’est de Philippe Labro et c’est pas mieux). C’est l’essentiel en ce lugubre début de millénaire et de campagne présidentielle franchouillarde.

      Si t’as le blues écoute le dernier Sting, Songs from the labyrinth. Il chante des airs & poèmes de John Dowland.

      Extrait :

      « Come, heavy sleep, the image of true Death ; And close up these my weary weeping eyes ».

      Avec un canon de rouge ça passe comme une lettre à la défunte Poste.

      Un


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 20 décembre 2006 12:55

      Marsu,

      C’était bien la peine de se moquer d’Antoine et de s’en démarquer en 68, maintenant, l’un fait la pub pour optic demoule, et l’autre pour opticiens totol


    • Remy (---.---.29.19) 20 décembre 2006 11:16

      Il y à dans cet article tant de lucidité que cela fait froid dans le dos. De plus cet extrait de Pareto le complète de façon très judicieuse, même si Cioran aurait aussi pu faire l’affaire. Il est vrai que l’on peut constater que le fonctionnement de notre société n’a guère évolué depuis les intrigants, les favoris, les privilégiés qui peuplaient les cours successives de notre ancien royaume. Le fait que nous sommes au 84eme rang mondial avec nos 12% de femmes députées et qu’il y à 96 ans d’ecart entre l’accès des hommes et celui des femmes au suffrage universel suffit à rendre suspect notre système aux yeux de tout être pensant. Que « le peuple soit inapte à user de cet instrument qu’est la liberté » est plus que probable puisque même notre Révolution de 1789 est viciée car elle n’a pu être réalisée que avec la part active et dominante des classes privilégiées. Merçi pour cet article.


      • miaou (---.---.0.208) 20 décembre 2006 12:08

        Il ne faut oublier que la Révolution française fut essentiellement une révolution bourgeoise.

        Quant à la thématique du désir dans les romans, je recommande fortement « Mensonge romantique et vérité romanesque » de René Girard ; c’est une analyse de la nature du désir à travers l’étude de chefs d’oeuvre de la littérature :

        - Don Quichotte, de Cervantes

        - Le Rouge et le Noir, de Stendhal

        - Madame Bovary, de Flaubert

        - A la recherche du temps perdu, de Proust

        - plusieurs romans de Dostoeïevki

        Le désir n’est pas de nature binaire (sujet-objet), mais ternaire (sujet-objet-médiateur) ; il importe plus d’imiter le médiateur (lié à l’objet apparemment convoité) que de posséder l’objet lui-même. Dans la liste des ouvrages cités, on passe progressivement d’une médiation externe (dans laquelle le médiateur est inaccessible, et n’interagit donc pas ou peu) à une médiation interne (dans laquelle le médiateur est très proche du sujet désirant), et le désir devient paradoxalement de plus en plus frénétique, jusqu’à atteindre la folie.


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 20 décembre 2006 12:38

          La piste du désir est intéressante, en effet, on peut voir un phénomène de ce type au sein du PS avec un désir de Ségolène très médiatisé. On désire ce que les autres désirent et tout s’enchaîne...

          C’est pour cette raison que le marché noir fonctionne très bien. Pour l’envieux, il est impensable que lui ne soit pas dans le stade alors que 50 000 de ses congénèrent vont se faire plaisir en visionnant le spectacle


        • pingouin perplexe (---.---.26.175) 20 décembre 2006 14:16

          A Miaou

          Il est bien probable que cet article, pour sombre qu’il soit, invite à un rapprochement entre Girard et... Freud de l’Au delà du principe de plaisir. Voir également un bouquin de Melman, plus contemporain : « L’Homme sans gravité », traitant des conséquences du passage d’une économie de la subjectivité basée sur le désir à une autre basée sur la jouissance. Et la logique consumériste, c’est bien de susciter l’emballement à ce niveau là. L’article ne manque pas d’une certaine force pamphlétaire, mais il serait certainement dommage d’y voir une invitation au désespoir.


        • Marsupilami Marsupilami 20 décembre 2006 14:59

          « Le désespoir est une forme supérieure de la critique. Pour le moment, nous l’appellerons »bonheur" (Léo Ferré).

          Mais pourquoi cette tendance immémoriale à confondre la lucidité avec le désespoir ?


        • ZEN ZEN 20 décembre 2006 15:29

          @ Pingouin, bonjour

          Charles Melman est en effet un auteur qui m’a beaucoup éclairé sur ce sujet, sur ce qu’il appelle « la nouvelle économie psychique » et la substitution de l’envie au désir.

          Alain Ehrenberg, sur un mode plus sociologique, est aussi trés intéressant à ce sujet, notamment dans « La fatigue d’être soi »(O.Jacob,poche)


        • mathieu (---.---.188.187) 20 décembre 2006 13:44

          L’auteur a tout a fait raison. La ploutocratie c’est une idéeologie de la plus nauseabonde dont meme le citoyen semble vouloir y adherer. La jeunesse actuel suis les dogmes comme ils suivent betements se qu’ont leurs vends. Malheureusement, cette nouvelle generation est victime et devient enfant roi. La pauvreté en France augmente sans arret aux lieux de combattre se systeme injuste ont le recrée de maniere petite structure, du chacun pour soit. Les elites ainsi que le individues en generals suivent cette doctrine jusqu’au bout, ont peut appeler sa l’ultra individualisation. L’amour n’est qu’une marchandise du corps une sorte de neo prostitution, le plaisir du corps mais en verité c’est plutot simulation de l’amour. Le sexe fait vendre, vendre du fantasme, vendre d’etre le nombril du monde avec un ego demesuré. Les nouvelles generations ne sont pas eduqué voir abandonné socialement car leurs parents sont des adolescents psychologiquement. La recrudescence de la violence, du nombre de viols, de degats collateraux sont en augmentations. L’economie francaise s’ecroule le 0 absolu de croissance au 3 eme trimestre, nos elites sorti droit de l’ecole du commerce font du profit jusqu’au bout. Appauvrir le peuple c’est en meme temps casser le marché interieur, une personne qui n’a pas d’argent n’achetera tout simplement pas, les autres pays du monde ne sont pas mieux loti, sa n’est pas le Chinois travaillant comme un esclave qui achetera le produit qu’il fabrique, trop cher. La situation geostrategique mondial devient de plus en plus grave, les ressources naturels comme le petrole commençant a se rarefier, l’eau aussi se rarefie, l’uranium pour nos centrales nucleaires commencent serieusement a decliner etc etc etc. le stresse economique pousse les grands pays en gandes difficultés economiques a agir de manieres predateurs, ils suffits de constater tous les conflits actuels dont les hostilités de plus en plus grave entre la Chine et le Japon dont celui ce reconstitu une armée tres puissante. C’est un tout, je sais que je parle de beaucoups de choses en meme temps, mais tout sa est lié. Notre pays corrompu avec un peuple et une elite de plus en plus infantile, nous perdons les competences et capacités de pouvoir apprehender un avenir de plus en plus, je parle la de la 6 eme extinction massive d’espece et du rechauffement climatique dont Mr Hulot grand Heraut ne semble pas comprendre lui meme l’urgence de la situation sachant que ces partenaires financiers ne sont autres que l’Oreal et autres industries corrompues, une sorte de Jean Pierre Perneaux qui fait tout le contre des paroles belles qu’il prononce. J’en revient aux enfants et adolescents, si vous regardez bien, ils n’ont aucunes pensées, enfermer dans une logique consumatrice, ne cherchant pas pour la plupart de s’interesser au monde qui les entoure, friant de Star Academy et autres conneries debilisantes televisuels, celui qui a la plus grande gueule est le plus intelligent. Nous sommes dans une crise economique, sociologique et sexuel. La famille n’a pas de sens vu que l’amour n’est que consommation immediate pour aller convoler ailleurs, les series americaines ainsi que les films ont fait du tres beau travail en effet. Pour donné une idée un simple exemple de l’etat de notre societe il suffit de voir comment ont traitent nos personnes agées, ont les parques dans des mourroirs dont ont attent patiemment qu’ils crevent, c’est la realité. La solidarité n’existe pas, c’est que de la façade, la revolution n’aura pas lieu, c’est un fait. La question de ce que je fait que l’ont me posent tout le temps n’a pas de sens, ont devrai plutot poser la question de qu’est ce que je ne fait pas pour aggraver la situation, sa aurai plus de sens. dsl si j’ai ete long et confu mais tout a un rapport, toute actions a une consequences qui crée une nouvelle actions c’est un cercle sans fin.


          • bulu (---.---.1.42) 20 décembre 2006 13:45

            Il est decidemment brillant ce Dugue.


            • fanpat (---.---.126.253) 20 décembre 2006 14:00

              Excellente analyse même si cela fait un peu froid dans le dos ! Et le pire dans ce systéme c’est que l’on utilise le vote et la democratie pour legitimer un gouvernement des riches par les riches pour les riches qui a parlé de maniplation ?


              • Christophe (---.---.58.18) 21 décembre 2006 09:21

                Mais ce système n’est pas nouveau dans ses principes. La République d’Aristote est basée sur ce principe ; il expose, dans Republicae, que la république est un savant mélange d’oligarchie pour laquelle seule une classe dominante peut accéder au pouvoir et une part de démocratie pour laisser croire au peuple qu’il a une influence.


              • (---.---.229.236) 20 décembre 2006 14:12

                « On assiste ainsi à une dérive ploutocratique des pays riches (ce n’est pas nouveau)*** Rappelons qu’une ploutocratie désigne le gouvernement de la cité par les individus fortunés. »

                Non, ca c’est la République. (Qu’est-ce que vous croyez ? Que ce sont des ploucs ignarent volant -évidement- dans la caisse qui vont diriger ?)

                « On oublie que sa fortune, il l’a faite aussi grâce aux électriciens de l’EDF qui ont illuminé ses concerts, au service public de la télévision et radio qui lui a offert une vitrine sans pareille pour se vendre, à tout un système économique qui sans la manne de l’Etat, ne lui aurait pas fourni les moyens ni la logistique pour accumuler sa fortune, alors point barre. »

                L’Etat n’a pas d’argent, mais à celui de Jonny. Donc jonny ne doit rien à l’Etat. D’ailleur, jonny en Suisse n’embête pas jonny, mais l’Etat, ce renard, qui l’a dans le cul.

                « L’homélie sarkozyste sur les méritoires est une escroquerie intellectuelle ! »

                Absolument : seule la naissance, la race, compte. C’est bien pour cela que cette histoire d’égalité des chances ou des hommes, et d’ascenseur sociale est une perte de temps et d’argent. Cela dit, pour Jonny, ca ne marche pas, car c’est un fils de poivro qui a commencé à travaillé à 15 ou 16 ans...

                « Le résultat étant qu’une frange de la société, avec plein de talents, reste dans les marges. »

                Qu’ils devienent leur propre patrons, s’ils ont tant de talents que cela.

                Votre discours idéologique puant le lepénisme de base me laisse perplexe. Le socialisme est mort, et ca fait un bout de temps. Vous n’y pouvez rien. Il va falloir changer vos valeurs, tout simplement. Aprés tout, ce n’est pas une religion. Vous vous étiez trompé, vous allez vous corriger. Alors oui, les pays sont en concurence, et c’est un fait. Que les frontiéres soient ouvertes ou fermé n’y change rien. Les Etats sont en concurence pour obtenir les ressources rares du monde, comme ceux qu’on appelle « les riches ». Quant à la solidarité, personne ne vous empéche d’être solidaire avec les pauvres immigrés de la cité des 4000 à la courneuve. Chacun doit faire ce qui lui fait plaisir. Jonny lui pense à sa descendance, vous à d’autre, c’est égale.

                Bon, sinon, je vous souhaite de sortir du chomage.


                • parkway (---.---.18.161) 20 décembre 2006 14:30

                  oui,le socialisme à la façon PS est mort, mais les valeurs humanitaires, elles, ne le sont pas.

                  Si vous êtes contre ces valeurs, c’est que vous êtes un humain sans le savoir...

                  Vous vivez sous la protection d’une société humaine riche et vous osez la renier ?


                • Marie Pierre (---.---.226.41) 20 décembre 2006 14:34

                  Parkway,

                  Me semble que c’est l’aldofosse au-dessus. Je me disais qu’il avait fait des progrès en ortaugraff, mais en fait, ce sont des copiés/collés.


                • (---.---.229.236) 20 décembre 2006 14:36

                  « oui,le socialisme à la façon PS est mort, mais les valeurs humanitaires, elles, ne le sont pas. »

                  La barbarrie socialiste est basé sur l’exploitation de la jalousie, rien d’autre. Il n’y a pas un poil d’humanisme la dedans, juste des voleurs qui ont la trouille de voler tous seul et instrumentalise l’Etat pour faire la poche d eleur voisin.

                  « Vous vivez sous la protection d’une société humaine riche et vous osez la renier ? »

                  Des conneries, tous ca. Il faut déconstruire le systéme français. Nous avons la chance de pouvoir instaurer le systéme Ultra-libérale le plus pur de l’Histoire. Il faut remettre l’homme au centre du systéme, et pas la société ou l’Etat. La victoire est proche. Elle sera définitive : mort à la sociale démocratie !


                • pingouin perplexe (---.---.26.175) 20 décembre 2006 14:48

                  A Parkway

                  Les valeurs humanitaires sont vivantes, et elles valent la peine d’être défendues. D’où le fait de se donner la peine d’entendre comme tels les cris d’alarme, d’où qu’ils viennent.


                • (---.---.229.236) 20 décembre 2006 14:53

                  « Les valeurs humanitaires sont vivantes »

                  Effectivement, lorsqu’on sait que le droit de la guerre à été rebatisé droit humanitaire, on se dit que vous avez raison !


                • pingouin perplexe (---.---.26.175) 20 décembre 2006 15:06

                  Et vous.. ...236, pourquoi vous empresser d’agiter cette notion de guerre alors que seul le débat d’idées démocratique de bonne volonté permet de raison garder ?


                • Marie Pierre (---.---.226.41) 20 décembre 2006 15:07

                  Pingouin, laisse tomber, c’est adolfosse le troll


                • parkway (---.---.18.161) 20 décembre 2006 16:40

                  merci de l’info Marie-pierre,

                  je vais noter son IP pour ne plus perdre de temps à répondre...


                • parkway (---.---.18.161) 20 décembre 2006 14:23

                  bernard, c’est pas dugay que tu nous sers là !

                  mais combien réaliste !

                  Il faut revenir au temps de Jarry : « A LA FOSSE LES NOBLES »

                  en modernisant : à la fosse les ploutocrates !

                  D’ailleurs, on ne voit pas comment notre société pourra s’en sortir autrement qu’avec une révolution ! (une « bonne » révolution ?)


                  • pingouin perplexe (---.---.26.175) 20 décembre 2006 14:28

                    ça fait en effet un peu penser à un procédé d’exagération à la Jarry, mais il me semble (sauf erreur), que la préoccupation est à la base démocratique.


                  • (---.---.229.236) 20 décembre 2006 14:39

                    « D’ailleurs, on ne voit pas comment notre société pourra s’en sortir autrement qu’avec une révolution ! (une »bonne« révolution ?) »

                    Ca va certainement faire revenir Jonny, ca..


                  • parkway (---.---.18.161) 20 décembre 2006 16:44

                    pingouin, il y a un moment où la perplexité doit se terminer et l’action doit commencer !

                    combien de temps chez vous ça dure la patience ?

                    moi, ça fait 40 ans que j’attends que les politiques bougent...

                    oui, je sais, je suis pressé !


                  • Jules Lebenet (---.---.231.113) 20 décembre 2006 19:27

                    @Parway

                    Il y a 40ans j’avais encore des culottes coutes. Mais dans mon cas j’avoue que cela fait 25ans. Je suis d’accord avec votre conclusion, j’ai vraiment pas envie d’atteindre vos 40 ans dans 15ans .....

                    Ah là, là finalement avec toute ces idioties c’est même pas qu’on y arrive entier.


                  • pingouin perplexe (---.---.92.29) 21 décembre 2006 11:49

                    N’imaginez pas que je regarde « de loin » et sans y avoir été exposé les phénomènes de société dont traite cet article. Ce qui serait à mon avis porteur, c’est de ne pas se laisser saisir par le fatalisme, et de montrer que la flamme de l’intelligence et de la solidarité, pour malmenée qu’elle soit, est encore vive et gagne à être soutenue où qu’elle puisse se trouver. Comme beaucoup d’autres, j’ai moi même durablement été exposé à des faits de harcèlement moral, à un cortège d’agressions et de calomnies diverses et variées, me faisant alors passer pour tout ce que je ne suis pas. Les vies et les dignités altérées par les violences en réseau ne manquent pas. De solides convictions humanistes permettent, entre autre chose, de combattre les poussées de violence dites également « en abyme ».


                  • Le chien qui danse (---.---.88.141) 20 décembre 2006 14:30

                    Merci Bernard (je me permet) pour cette tranche de lucidité, j’y comprend un peu mieux une part de mon désapointement face à notre présent et à l’avenir qu’on nous fomente. Quels choix aurons nous ? les menottes ou la camisole si le dos rond nous ne pouvons faire...


                    • (---.---.229.236) 20 décembre 2006 15:03

                      La religion de gauche se meurt.. Vae Victis !


                      • (---.---.88.141) 20 décembre 2006 16:32

                        Toutes les religions se meurrent, espéront que se dégagera alors la seule que nous n’ayons encore pus voir, aveuglé par nos orgueils idéologiques et notre volonté de puissance. Je ne sais pas si elle existe vraiment, mais j’ose espérer que le monde à quand même un sens et que notre humilité face aux désastres que nous pouvons commettre nous ramenera à plus de raison, de paix et de foi en l’avenir.

                        Un jour la terre se revélera comme notre seul et unique vaisseau, qu’il faudra bien partager et entretenir avec amour pour la survie de tous ou alors nous ferons place à une nouvelle tentative d’homonisation, qui sait...nous ne serions pas les premiers, bien des civilisations se sont crues éternelles et ont finies par faire place. La notre me semble parfois bien dans une impasse et nos petits hommes riches ou puissants me semble bien ridicules pour endiguer le flot de la vie qui va deferler dans sa force ou sa violence, c’est comme nous voudrons... Voyez la débacle de la plus puissante armée tentant de faire régner (son)ordre. La prétention humaine découvre ses pieds d’argiles, le bruit du monde va grossissant, assourdissant, le silence de la chute mettra peut-être enfin tout le monde d’accord.

                        Coup de blues sur fond d’espérance, curieux mélange pas toujours digeste.


                        • Jules Lebenet (---.---.231.113) 20 décembre 2006 19:17

                          Très bon article. Mais moi, je prétends que rien n’est vraiment joué.

                          Sinon effectivement leur très grands amours des français qui tend à cette névrose « souffreteuse », rappelle un peu celui qui a fait don de sa personne à la FRANCE. Je ne crois pas que c’est le bon truc pour libérer les énergies du pays. J’ai mêm plutôt l’impression que c’est mortifère. Franchement le pays à plmutôt besoin que ces énergies soi orienté vers de l’utile, du durable et du léger (au sens souple).

                          Le jour où, on aura des politiciens LIBRE dans leur TETE, remplit de l’amour de notre HISTOIRE, de celle des HOMMES et conscient des devoirs simple et normaux que nous avons envers les générations futurs alors NOUS GAGNERONS.

                          Le devoir que nous avons envers des générations de singes futurs, c’est de leur laissé une planète où ils puissent bouffer, baiser et dormir en paix. Si nous parlons de générations humaines il faut rajouter l’amour de notre HISTOIRE et celle des HOMMES et de leur UNIVERS, ainsi que le mode d’emploi des outils utiles qui vont avec.

                          C’est une doctrine pourtant simple.


                          • Jason Nicolas 20 décembre 2006 20:56

                            Bonjour M. Dugué,

                            J’adhère à la ligne directrice de votre article malgré un début assez confus. En effet qu’ont à faire, éthique, esthétique, amour et vérité avec la fin de votre papier qui martèle que la ploutocratie règne. Les liens sont difficiles à faire.

                            La ploutocratie est là et l’a toujours été, à différents degrés, à différentes périodes. Les incantations démocratiques et la présence de quelques députés de gauche sur les bancs des assemblées ne changent pas la nature du problème et de la dominance éclatante du capitalisme dans les sociétés d’occident. Et ce capitalisme ayant de moins en moins de raisons de partager son hégémonie avec le plus grand nombre de ceux qu’il exploite, n’a plus à masquer ses ambitions.

                            Merci quand même de nous rappeler que l’argent règne. Mais je crois que malheureusement il continuera à le faire pour longtemps.


                            • (---.---.102.252) 20 décembre 2006 21:49

                              A l’auteur

                              Très bon article !!

                              Vraiment !!

                              Je suis rarement d’accord avec les posts que vous rédigez sur d’autres sujets, mais là, vous avez « pondu » un excellent article.

                              Je crois aussi que si le chabardement électoral n’est pas pour 2007, il le sera pour 2012.


                              • jp34 (---.---.85.32) 21 décembre 2006 11:25

                                espérons, espérons, espérons...


                              • cotcodec (---.---.142.18) 29 décembre 2006 20:14

                                Auriez-vous des références pour m’éclairer sur la décadence de Rome que vous attribuez à des dérives ploutocratiques ? Je connais mal l’histoire romaine et le parallèle me paraît très intéressant.

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