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Accueil du site > Actualités > Société > Non à la peine de mort, malgré son effet dissuasif

Non à la peine de mort, malgré son effet dissuasif

Les discussions sur la peine de mort reprennent en France, peut-être parce que les élections approchent, et d’aucuns redoutent ou espèrent son rétablissement chez nous. Voici quelques jours, sur une radio périphérique, j’entendais les représentants patentés de l’abolition de la peine de mort affirmer comme une évidence que cette sanction n’avait aucun caractère dissuasif, avant de fournir doctement les « preuves » de ce qu’ils avançaient. Comme il s’agit d’un lieu commun régulièrement repris par notre monde politico-médiatique, je n’ai pas réagi outre mesure. Mais je voudrais profiter de cette tribune pour donner mon sentiment sur ce genre d’argument.

La peine de mort est dissuasive, c’est une évidence ; le nier est un crime contre le bon sens. Je m’explique : toute mesure, quelle qu’elle soit, législative ou autre, a nécessairement un impact, même minime, dans un sens ou dans un autre. Supposons donc que la peine de mort soit rétablie demain en France, quel impact cette loi aurait-elle sur la criminalité ? Si je pense que nous pouvons nous accorder qu’elle ne contribuerait pas à l’augmenter (imaginez-vous un délinquant poussé au crime justement parce qu’il sait risquer la peine capitale ?), c’est qu’elle aurait l’effet inverse, de la diminuer, même très faiblement. On peut légitimement penser qu’au moins un délinquant potentiel serait dissuadé soit de commettre son crime, soit de l’aggraver en le rendant punissable de la peine de mort. Si ce raisonnement logique n’était pas assez convaincant, je propose à ceux qui le contestent de se rendre dans une prison dans un pays où la peine capitale existe - un pays du Moyen-Orient par exemple - et d’enquêter sur l’état d’esprit des prisonniers ; ils verraient que les détenus savent parfaitement quelles sont les infractions passibles de la peine de mort et celles qui ne le sont pas, et en tiennent souvent compte dans le choix des forfaits qu’ils se préparent à accomplir. J’ai eu le privilège, il y a fort longtemps, d’être enfermé par le roi du Maroc Hassan II. J’ai rencontré en prison de nombreux trafiquants de drogue qui m’expliquèrent qu’ils avaient choisi d’exercer leur activité dans ce pays plutôt que dans un pays voisin, parce que la peine de mort n’y était pas appliquée. Ce qui est aussi une évidence.

Ce qui me met peut-être le plus en colère quand j’entends les défenseurs « officiels » de l’abolition de la peine de mort, ce n’est pas tant l’incohérence et la faiblesse de leur raisonnement - « La peine de mort a été abolie au Canada et la criminalité a baissé », comme si c’était nécessairement cette mesure qui l’expliquait ! - c’est qu’ils occultent les vraies raisons de mon engagement pour son abolition partout dans le monde. Et ces raisons sont morales. Pour moi, rien ne justifie qu’une société constituée d’humains ôte la vie de l’un de ses membres, aurait-il commis le pire des crimes. C’est tout, il n’y a rien à ajouter, rien à prouver. Je pense ne pas être le seul à tenir ce langage.

Un dernier mot à l’adresse de ceux qui sont tentés de justifier leur combat contre la peine de mort par une fallacieuse baisse de la criminalité. En vous plaçant sur ce terrain, vous donnez du grain à moudre aux régimes qui appliquent cette sanction et qui, eux, savent très bien que cette mesure est dissuasive. Quittez ce terrain et parlez de droits humains, de la dignité de la personne humaine, de la possibilité que toute société doit donner à l’un de ses membres de s’amender, de se transformer, de réparer aussi. Cessez de parlez chiffres ! Vous abaissez le débat.


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58 réactions à cet article    


  • etonne (---.---.53.185) 9 octobre 2006 11:17

    tout simplement : ABERRANT


    • t-h (---.---.4.113) 9 octobre 2006 11:30

      ?

      On a lu le même article ?

      Je pense comme l’auteur que si on doit refuser la peine de mort c’est pour des principes humanistes. L’erreur judiciaire existe, et on ne peut imaginer la justice assassinant des innocents.


    • etonne (---.---.53.185) 9 octobre 2006 11:41

      oui j’ai lu le même article. Et en particulier, cette phrase, entre autre, qui est aberrante :

      « La peine de mort est dissuasive, c’est une évidence ; le nier est un crime contre le bon sens »


    • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 9 octobre 2006 19:34

      Oui, grave : « La peine de mort est dissuasive, c’est une évidence ; le nier est un crime contre le bon sens », on ne peut pas laisser passer ça. Que l’auteur aille jouer aux billes au lieu de nous affliger de telles affirmations.


    • cdg (---.---.221.217) 20 octobre 2006 22:01

      evidement que c est efficace !!! Vous avez deja vu un mort recidiver vous ?

      Par contre s il n est pas execute, il va forcement ressortir un jour et donc une probabilite non nulle de recommencer (sur ce point, je suis sur qu un sejour prolonge en prison aura pas ameliore le comportement de cette personne)


    • Julien (---.---.227.52) 9 octobre 2006 11:40

      « je propose à ceux qui le contestent de se rendre dans une prison dans un pays où la peine capitale existe - un pays du Moyen-Orient par exemple ». Vous feriez mieux d’évoquer les couloirs de la mort aux Etats-Unis. Comparer l’état d’esprit de criminels vivant sous des régimes tels qu’il en existe au moyen-orient à celui de personnes vivant dans une démocratie occidentale comme c’est notre cas, relève de la plus grande naïveté. Croire que la peine de mort, dans un pays comme les Etats Unis par exemple (ou la France si elle y était rétablie), a un effet dissuasif, revient à penser qu’un criminel, au moment où il va commettre un meurtre par exemple, se dit « zut alors, je risque la peine de mort... ». Soyons sérieux, la nature humaine n’est pas ainsi faite. Et je n’évoque même pas le cas des tueurs psychopathes, assassins d’enfants et autres monstres, qui, au moment du passage à l’acte, sont dans le deni le plus absolu de leur propre avenir comme de celui de leur victime. Comment, dans ce cas de figure, oser dire que la peine de mort puisse posséder le moindre caractère dissuasif. Je ne prétends pas que l’abolition de la peine de mort a un effet positif sur la criminalité, mais à l’évidence dans les démocraties occidentales, son maintien n’a aucun impact réel. Vous pensez, enfin, que l’arugment des droits humains a plus d’impact. Encore faudrait-il que la notion de droits de l’homme soit uniforme sur terre ce qui n’est même pas le cas entre deux pays comme la France ou les Etats-Unis. Ne parlons même pas de la Chine...


      • dana (---.---.55.153) 9 octobre 2006 12:03

        Franchement, votre texte me laisse un peu interloqué. Je le lis, je trouve effectivement que vous avez raison de montrer qu’il y a au moins deux types d’argumentaires contre la peine de mort, dont le premier cité, l’argumentaire qu’on dira « économique » qui s’attache aux chiffres de la criminalité, joue effectivement le jeu de l’argumentaire adverse : c’est à la fois sa faiblesse et sa force.

        Mais vous tombez dans deux panneaux si je puis dire :

        1° en utilisant à votre tour l’argument des taux de criminalité, vous tombez dans le même piège que vous dénoncez. Vos affirmations sur « l’évidence » de l’effet dissuasif de la peine de mort sont purement sophistique et ne démontre rien (et sont de toutes façons irréfutables comme le disait Popper : or, une théorie irréfutable ne saurait être vraie - je ne suis pas un adepte de Popper, mais reconnaissons que son critère est parfois utile)

        2° Le recours des droits de l’homme, si il semble constituer une ressource pertinente dans les pays précisément attachés aux droits de l’homme, ne l’est pas, comme le dit un de vos répondants, ailleurs. Et c’est là topute la limite de cet argumentaire.

        En vérité nous sommes là avec cette question morale de la peine de mort devant une croix de la raison : l’argumentaire économique, parce qu’il n’est pas réfutable ou vérifiable, et l’argumentaire droits-de-l’hommiste, parce qu’il fait appel à un universalisme moral dont on peut constester justement l’universalité, ne sauraient susciter l’adhésion de chacun.

        Reste une attitude peut-être décevante pour ceux qui voudraient raisonner dans l’absolu, c’est-à-dire au nom de toute l’humanité : l’attitude pragmatique. On peut vouloir une société où la peine de mort n’existe pas, au nom par exemple d’un sentiment de répulsion envers la cruauté. Mais il s’agit bien de le vouloir - considérant qu’en cette affaire, la vie humaine ne saurait être entièrement rationnelle. Après c’est affaire de débats, de décisions si possible collectives, et parfois de forçages, comme cela s’est passé en France sous l’impulsion de Mitterand, et avec la puissance discursive de Badinter. Les processus de décisions dans une démocratie sont de toutes façons trop complexes pour qu’on puisse en rendre raison de manère définitive. CE qui ne veut pas dire qu’ils sont totalement irrationnels, loin de là. Et d’ailleurs, qu’est-ce qu’une rationalité qui se jouerait en dehors des discussions et des débats ?


        • ZEN zen 9 octobre 2006 12:21

          « La peine de mort est dissuasive, c’est une évidence ; le nier est un crime contre le bon sens »

          L’auteur est absolument ignorant . Le contraire a été plusieurs fois démontré par des études comparatives depuis les années 80. Relisez Badinter.


          • machinchose (---.---.129.40) 9 octobre 2006 13:23

            et plutôt que de parler du canada parlons de la société developpé la plus violente du monde (qui est aussi la plus repressive) et qui est doté d’une inutile et inhumaine peine de mort... les états unis.


          • dupont et dupont (---.---.18.96) 9 octobre 2006 13:27

            « La peine de mort est dissuasive, c’est une évidence ; le nier est un crime contre le bon sens »

            Je dirais même plus ! Le nier serait une offense et une insulte pour les familles et la mémoire des victimes de plus en plus nombreuses, n’en déplaise à ceux qui n’ont pas connu ce malheur et que je voudrais voir s’exprimer le jour où .... !

            Malheureusement, celà n’arrive pas qu’aux « autres » !

             smiley


          • Anthony Meilland Anthony Meilland 9 octobre 2006 14:38

            Vous etes totallement à côté de la plaque.

            En quoi nier que la peine de mort est dissuasive est une insulte envers les familles des victimes ?

            Les familles des victimes favorables à la peine de mort ne le sont pas par « grandeur d’ames » et parcequ’elles veulent éviter d’autres victimes, mais simplement parcequ’elles ont cédé à la haine. Et la Justice doit-elle les suivre dans leur délire sanglant ?

            Effectivement si on les additionne, les victimes de meutres sont forcément de plus en plus nombreuses puisuqu’il ’existe pas de « meurtres négatifs ». C’est mathématique, en additionnant des entiers naturels le résultat ne peut d’augmenter. smiley


          • Roger (---.---.161.74) 9 octobre 2006 13:09

            L’interet de la peine de mort n’est pas l’effet dissuasif. C’est d’empecher la récidive. Il y en a marre d’entendre « un gamin de 9ans torturé violé et tué par un multirécidiviste très connu des services de police qui venait d’etre relaché après X condamations pour des faits similaires ».


            • Romain (---.---.10.200) 9 octobre 2006 13:18

              Foutaises. La peine de mort c’est uniquement la Vengeance de la société. Quelqu’un d’emprisonné à vie ne peut pas récidiver.


            • Kian (---.---.91.72) 9 octobre 2006 13:20

              Que préferez-vous ?

              Laisser en liberté ou en prison pour un certain temps un petit pourcentage de criminels qui ont commis des actes tels que des viols, meurtres ou autres barbaries pour être certain de ne pas exécuter ne serait-ce qu’un innocent, donc l’innocence pourrait être établie après son exécution, acte irreversible, ou bien utiliser la peine de mort, et avoir un taux aussi faible soit-il d’executés innocents ?

              De plus, un point oublié est tout de même important : dans le cas ou la peine de mort existe, un assassin n’a plus RIEN à perdre, et fera tout pour ne pas se faire arrêter, il n’hésitera donc JAMAIS à aggraver son cas en commettant de nombreux meurtres supplémentaires si ceux-çi peuvent lui éviter la Justice qui le fera dans tous les cas exécuter. Si la peine de mort n’existe pas, le criminel en question sera bien plus hésitant à aggraver sa peine, ayant à y perdre, car toute aggravation aura des conséquences.


            • Anthony Meilland Anthony Meilland 9 octobre 2006 13:32

              « L’interet de la peine de mort n’est pas l’effet dissuasif. C’est d’empecher la récidive. Il y en a marre d’entendre »un gamin de 9ans torturé violé et tué par un multirécidiviste très connu des services de police qui venait d’etre relaché après X condamations pour des faits similaires« . »
              - C’est vrai que si vous enrigistrez les reportages made in TF1 et que vous les passez en boucle, c’est un peu ce à quoi doit ressembler votre vie. Sinon, la vrai vie c’est autre chose. Changer de cassette, ou même mieux, éteignez votre télé !


            • Dominique (---.---.30.27) 10 octobre 2006 14:57

              Romain a raison, tout le monde sait qu’en France il n’ y a ni récidive, ni remise de peine, ni même de peine d’incompressibilité ; nos prisons sont bel et bien remplies de condamnés à perpète qui jamais ne sortiront


            • laurent L (---.---.118.189) 14 octobre 2006 21:18

              « Il y en a marre d’entendre »un gamin de 9ans torturé violé et tué par un multirécidiviste très connu des services de police qui venait d’etre relaché après X condamations"

              Ce genre de récidives (crime à crime en matiére de crime sexuelle est de l’ordre de 0,5 % ... ). Cela vous permet tout de même de dire « y en a marre » comme si cela était quotidien... il vous faut sortir de l’infini de la peine pour plonger enfin dans le zéro de la raison, c’est à dire regarder les choses comme elles sont et non comme vous les cauchemardez...

              Laurent


            • Voltaire Voltaire 9 octobre 2006 13:16

              Les commentaires ci-dessus cernent bien le problème de ce texte :

              Les meilleurs arguments contre la peine de mort ne sont en effet pas au niveau d’une simple compabilité des chiffres (et la possibilité de condamner un innocent à une peine qui, si elle appliquée, ne permet pas de retour en arrière, est certainement un argument décisif ; comme l’a si bien démontré mon homonyme, Voltaire, l’erreur en matière de justice arrive...), mais

              Toutes les études statistiques démontrent que la présence de la peine de mort dans l’arsenal juridique d’un état n’a aucun effet sur le taux de criminalité (et sur le nombre de crimes relevant de cette peine).

              La peine de mort est donc un instrument de vengeance, et non de justice, qui a pour seul intérêt de satisfaire un sentiment d’émotion (dégoût, haine etc..) de la part d’une partie de la population. Ce n’est pas un outil juridique.


              • machinchose (---.---.129.40) 9 octobre 2006 13:25

                exactement. La peine de mort est statistiquement neutre en tout cas son effet dissuasif n’a jamais été démontré. En revenche sa monstruosité et son caractère amoral ont été démontré mille fois.


              • Furax (---.---.228.110) 9 octobre 2006 13:52

                La peine de mort n’a aucun effet dissuasif, il n’y a qu’à voir aux etats unis ou au pakistan , par exemple, pour s’en rendre compte , au pakistan, où on vous coupe la main au sabre pour un vol a l’etalage, il y a toujours autant de voleurs.... smiley de plus, si la peine de mort n’avait jamais existé chez nous, C. Ranucci serait toujours vivant et en bonne santé ! Les gens qui fantasment sur le retour à la morale repressive , peine de mort et autre me font gerber, et je pese mes mots smiley


                • alain@papitaine53 (---.---.203.35) 9 octobre 2006 14:00

                  Il n’y a probablement pas d’effet dissuasif par la peine capitale, mais le problème n’est peut être pas là, il ne s’agit pas de dissuader les auteurs potentiels ou réels d’un comportement criminel. Dans une communauté animale lorsqu’il y a un individu enragé il est chassé et abandonné à lui-même et il va mourir ailleurs. Ce rejet par la communauté n’a aucun effet dissuasif mais c’est un acte de sauvegarde pour les autres membres de la communauté laquelle a le « droit » aussi de se séparer de l’enragé !


                  • Anthony Meilland Anthony Meilland 9 octobre 2006 14:40

                    Chez les animaux, on abandonne aussi les faibles (handicapés, vieux...). Doit-on les imiter pour assurer notre survie ?


                  • Rocla (---.---.1.162) 9 octobre 2006 14:24

                    Je suggère que ceux qui sont pour la peine de mort commencent par donner l’ exemple en se coupant le cou , entre la tête et le thorax . Ca empêrait la récidive de raconter des craques .

                    Rocla


                    • Rocla (---.---.1.162) 9 octobre 2006 14:42

                      Je crois le mec avec l’ attaché-case c’ était Bulgroz , représentant de mes deux .

                      Rocla


                      • r (---.---.0.130) 9 octobre 2006 15:31

                        non la peine de mort n’a pas d’effet disuasif. aucune loi n’a d’effet disuasif. les lois sont des sanctions a posteriori. elles représentent à la rigueur des cadres préventifs pour les individus enclins à respecter les lois. pas pour les autres.


                        • seb (---.---.180.194) 9 octobre 2006 16:30

                          Je ne vois pas ce qu’il y a de mal dans la vengeance de la société. prenons un exemple : un salaud viole ma petite fille, ou la tue parce qu’il braque une banque. On applique la peine de mort : tant mieux , c’est la moindre des choses pour avoir brisé la vie d’une personne et celle de sa famille. Et en plus : oui ca empeche la recidive ! Peut de chance qu’il recidive puisqu’il est mort. Ceci sert aussi d’exemple pour les autres criminels qui seraient tentés d’en faire autant. La prison a vie ? Super ! grande idée, comme cela la société doit encore depenser de l’argent pour le criminel ...


                          • Moulinex (---.---.64.135) 9 octobre 2006 16:40

                            « Seb,c’est bien » ou la pensée autocuite et prémâchée !

                            La vengeance a ceci de particulier qu’elle ne peut être satisfaite.Revois des documentaires comme « 15 jours en mai » où les familles victimes essaient vainement et misérablement de se convaincre de leur justesse après l’execution capitale !


                          • Anthony Meilland Anthony Meilland 9 octobre 2006 16:41

                            « Je ne vois pas ce qu’il y a de mal dans la vengeance de la société »

                            Relis-toi !!!!


                          • Roswell (---.---.1.39) 9 octobre 2006 16:59

                            « Et en plus : oui ca empeche la recidive ! » Je pense qu’une personne qui est susceptible d’être condamnée à mort reste quoi qu’il arrive derrière les barreaux pour la fin de sa vie. La peine de mort pour eviter la rescidive est donc un argument absurde, je ne comprends même pas que l’on puisse y penser.

                            Les crimes qui sont généralement condamnable par la peine de mort sont des crimes commis dans des conditions atroce ou envers des personnes sans la moindre defence (enfants...) ou par accumulation des délits (tueurs en série). Hors, la plus part de ces crimes sont commmis par pulsions de la part des meurtriers, ils ne pensent pas du tout au risque qu’ils prennent à commaître leurs crimes et surement pas qu’ils encourent la mort. Votre argument comme quoi la peine de mort peut donc servir d’exemple pour ce genre de criminel et votre argument s’en retrouve donc inutile. Les risques encourus servent d’exemples dans des délits plus minime : Cybercriminalité, vols...

                            A bon entendeur.


                          • seb (---.---.180.194) 9 octobre 2006 17:35

                            Désolé d’avoir une pensée « autocuite », mais je prefere avoir le courage de mes convictions (meme si elles sont extremes) plutot qu’un comportement de brebis (tendre l’autre joue et dire merci).

                            Pour ce qui est des recidivistes : il est courant de voir que les criminels (tueurs, violeurs, pedophiles) sont des recidivistes. La « réeducation » par la société ne marche pas sur ce type de personnes.

                            Il est facile de critiquer ma position, mais apportez vous de vrais solutions à part celle d’accepter betement les actes des criminels ?


                          • ROmain (---.---.10.200) 9 octobre 2006 17:51

                            « Celui qui recherche la vengeance devrait se souvenir de creuser deux tombes »


                          • Roswell (---.---.1.39) 10 octobre 2006 10:59

                            Vous ne comprenez pas ce que je dis. Biensur que la recidive est un problème grave de nos jours, mais quel est donc le rapport avec la peine de mort ?

                            Quelqu’un qui est relaché du systeme penitencier signifie qu’à aucun moment, même si la peine de mort eut été encore en place, le prisonnier n’aurait été confronter à cette sentence. Si on hésite à tuer un homme pour ses crimes, ce n’est surement pas pour le relacheret le laisser réiterer ses actes, pour ca, il existe la prison à perpetuité.

                            Qu’un hommme soit enfermé à vie ou mort sur la chaise, les deux solutions n’offrent aucune possibilité de recidive. Et personne ne pourra affirmer le contraire.

                            Comprenez vous ?


                          • tarasboulba (---.---.4.88) 9 octobre 2006 18:06

                            à kesed:l’humanité reconnaissante lui a coupé le cou !


                          • Au Bagne on va danser !Au bagne ! (---.---.64.135) 9 octobre 2006 18:14

                            Le bagne en guyane c’est mieux !ça permet au arrieres-arriere-arriere petits-fils bretons de faire devenir chèvre une justice accroché à ses préjugés comme une patelle à son rocher !


                          • D.Durand (---.---.254.182) 9 octobre 2006 18:01

                            Nombre de commentaires sont effrayants, et montrent bien à quel point les abolitionnistes sont juste « pro-criminels » et « anti-victimes ».

                            Le fameux argument de l’auteur de cet article, tant entendu, comme quoi il serait « indigne » à un être humain d’ôter la vie à un autre humain n’est *jamais* utilisé autrement que pour sauver la vie d’un criminel. Or, le criminel, s’est-il lui posé la question du droit qu’avait sa victime à vivre ?

                            Il est d’ailleurs notable que les abolitionistes, qui passent leur temps à plaindre les pauvres condamnés à mort, deviennent inaudibles lorsqu’il faut defendre les victimes de ces condamnés.

                            Mais le signe le plus évident de la mauvaise foi et de l’orientation idéologique « pro-crime » des abolitionistes, de ces gens qui ne prennent leur pied qu’en plaignant tel voyou électrocuté par bétise plutôt que la jeune fille lapidée dans tel ou tel collège (ah, pardon, « faut pas dire lapider »), est qu’ils n’ont jamais caché que depuis l’abolition de la peine de mort, ils luttent ouvertement pour... l’abolition des longues peines de prison.

                            Un abolitioniste est toujours bouleversé par les conditions d’incarcération d’un criminel. Ses victimes, elles, ne lui inspirent aucun sentiment positif. Au contraire, il va les attaquer : Ces salopards de victimes osent « succomber à la haine ». L’abolitionniste est même à deux doigts de se demander de quel droit la victime ou sa famille « osent » porter plainte contre le pauvre criminel, à qui il trouve toujours des containers d’excuses plus ou moins nauséeuses.

                            La seule raison valable pour s’opposer à la peine de mort est le risque d’erreur judiciaire, que la disparition du condamné empêche évidemment de réparer, même en partie. Or les abolitionistes ne s’intéressent pas, jamais, à la bonne marche de la justice.
                            - Que les témoins soient intimidés, voire assassinés, ne provoque chez eux que baillements.
                            - Que beaucoup de tribunaux conduisent les affaires en s’intéressant plus à « la ligne du parti » qu’à la loi les fait doucement rigoler.
                            - Que les criminels se voient ensevellis sous les offres de bons samaritains, associations ou vedettes en mal de publicités, tandis que les victimes se débattent seules dans la souffrance, ne fait que leur donner envie d’aller aider un pauvre criminel visiblement défavorisé.

                            Tuer un homme parce qu’il a tué ou torturé un autre homme apporte un fait sur et certain : Il ne recommencera pas. On dénotera au passage l’absolue absence de compassion des abolitionistes pour les victimes des récidivistes. Quant à éprouver le moindre remord, à reconnaître que si le criminel avait été éliminé des êtres humains inocents seraient toujours en vie aujourd’hui, pas de ça avec eux : Les abolitionnistes ne connaissent pas le remord. D’ailleurs, demander à un abolitionniste s’il ne fait pas une liaison entre les deux cas provoque des réactions tellement violentes que l’on se demande où est passé le refus de la haine dont ils se gargarisent tant.

                            De plus, la victime sera vengée. Oh, je sais, les abolitionnistes n’aiment pas le mot « vengeance », ni la « haine ». Du moins quand ils sont dirigés sur le criminel : Pour un abolitioniste, le criminel est toujours en droit d’éprouver de la haine (généralement contre une société injuste), et il vaut tous les dictionnaires de synonymes lorsqu’il faut remplacer le mot « vengeance », qui est mal, par un terme ayant le même sens dans la situation précise.

                            Oui, les abolitionistes s’intéressent uniquement au devenir du criminel, et cherchent toutes les raisons de lui épargner de payer ses crimes.

                            - Droit à ne pas être tué dont bénéficie uniquement le criminel.
                            - Abolition des peines de prison de longue durée.
                            - Barrage à l’instauration des « peines multiples » (par exemple, pour un abolitionniste, un hommme qui en tue un autre ne doit pas être condamné plus s’il en tue dix autres, viole leur femme et mange leurs enfants. Ca pense comme ça,un abolitionniste).
                            - Aides obligatoires ultra-subventionnées pour les criminels. Les victimes peuvent crever.

                            J’ai même entendu des abolitionnistes s’indigner que la familles des victimes puissent être entendue par le tribunal, alors que celle des criminels y avaient droit « en tant que témoins d’honneur »... smiley

                            Certes, la peine de mort n’est pas toute puissante. Vu le nombre de personnes réellement exécutées par an dans les pays occidentaux, on imagine bien que la plupart des criminels pensent passer au travers.

                            La peine de mort aurait beaucoup plus d’effet si la justice et la police faisaient réellement et correctement leur travail. mais ça, surtout, les abolitionnistes ne veulent surtout pas en entendre parler. En expliquant la relative inefficacité préventive de la peine de mort par des raisons externes à celle-ci, on détruit d’un seul coup trop d’arguments des abolitionnistes.Ce qui les intéresse *vraiment* est que les criminels aient la vie sauve, pas que des innocents échappent à la potence. Que des milliers de personnes (« êtres humains », dans le vocabulaire soigneusement choisi des abolitionistes) soient assassinées parce que la justice n’est pas assez dissuasive (entre autres), c’est pour les abolitionnistes sans intéret : Les victimes ne sont pas des criminels, et par conséquent peuvent aller au diable.

                            Évidemment, l’application de la peine prévue pour *chaque* crime (en clair, si tu tues trois personnes et que la peine pour un meurtre est de vingt ans, tu dois rester en prison 60 ans), la disparition des remises de peine (quelle remise de peine pour la victime assassinée ?) alliées avec une justice efficace feraient disparaitre le besoin de la peine de mort, et aurait certainement un effet dissuasif bien plus important.

                            Mais ça, les abolitionistes ne veulent pas en entendre parler. Parfois, quand on entend des abolitionistes réclamer, le verbe haut et le ton dur (ou larmoyant, selon le média auquel on s’adresse), que la famille de la jeune fille massacrée doit « comprendre » le pauvre assassin, on se demande si leur prochain combat ne sera pas d’obliger la soeur de la victime à se donner au criminel pour lui prouver son « absence de haine » et son « refus de la vengeance »...


                            • Voltaire Voltaire 9 octobre 2006 21:52

                              Vous êtes dans l’erreur : le principal argument contre la peine de mort n’est pas lié au traitement des condamnés, il est lié à l’impossibilité de revenir en arrière en cas d’erreur judiciaire.

                              Or, et l’actualité le démontre un fois de plus (et les cas sont autrement plus fréquents aux Etats-Unis par exemple), la justice condamne un certain pourcentage d’innocents... Ceci est maintenant plus réduit en France, avec la possibilité d’appel après jugement par une cour d’assise, mais il arrive qu’en cas de crimes très grave, la charge émotionnelle du procès qui pèse sur les jurés (et les erreurs d’enquête) fasse que le doute ne profite pas à l’accusé.

                              L’autre problème croissant est celui de la nature déséquilibrée de nombreux auteurs de crimes « sadiques » qui justifieraent à vos yeux une peine de mort. Ceci est largement lié à l’absence de solution psychiatriques pour ces déments, mais on peut néanmoins se poser la question de la justesse de la peine pour ces cas...


                            • Roswell (---.---.1.39) 10 octobre 2006 09:55

                              Je suis attéré ... Autant de bétises dans si peu de lignes. Vous êtes le premier à recidiver, de par votre imbécilité, et à ce stade, je prefere un homme qui va voler pour se nourir, qu’un homme comme vous qui va se livrer à une logorrhée des plus pitoyable.

                              Faire un modele unique des abolitionnistes, montre en un clin d’eil votre manque d’objectivité et tous les préjugés dont vous êtes emplis. Il faut se limiter a l’abolition de la peine de mort et non celle des prisons, soyez cohérents personne ne clame que toutes prisons doivent être fermées. Du moins, cela représente une minorité. Savez vous que l’on peut se retrouver en prison pour des délits minimes qui n’ont rien à voir avec des viols, meurtres, tortures ... Et pensez vous que certaine conditions de vie des détenus soient justifiées, on peut retrouver des assassins mélangés à des voleurs de bas etages. Est - ce normal en votre sens, ces deux détenus doivent-ils avoir les mêmes conditions de détention ? Alors comprenez egalement que dans certain cas, les condition de vie en prison sont loin d’être au niveau des crimes commis, et ca marche dans les deux sens.

                              J’attends votre réponse.


                            • Leriche Laurent Leriche Laurent 14 octobre 2006 23:28

                              La justice ne peut répondre à l’étendue e la demande de la ou des victimes. On ne peut en matière de justice parler de vengeance, c’est d’ailleurs pour éviter cela entre criminel et victime que l’apparition de la justice est une signe des nations évoluée.

                              Les abolitionnistes ont en responsabilité le devenir d’une société. Le côté barbare, atroce et a-moral des certains actes ne justifie en rien la peine de mort. Les chiffres de la récidive (de crime à crime sont de 0.5 pour mille Cf P.Tournier CNRS).

                              Votre plaidoyé pour les victimes est passionnant mais il s’appuie sur l’idée fausse qui consiste à décrire les abolitionnistes (je dirai les garants des droits de l’Homme) comme ayant choisi résolument de soutenir des criminels en oubliant les victimes... alors qu’il s’agit de respect de droits fondamentaux et que ce qui vaut pour une société vaut pour chacun de ces membres.

                              Le droits français indique que tout doit être mis en oeuvre en vue de la réinsertion du condamné au sein de cette société. Je pense qu’il est temps de réformer les peines à perpétuité et les périodes de sureté qui s’oppose à cet objectif humaniste et solidaires, pour une société responsable. Il faut comprendre qu’au delà de la sentence (qui reconnait la culpabilité), la justice n’aura jamais les moyens de compenser la douleur et les préjudices ressentis (et la peine de mort n’est ni une baume salvateur ni une monnaie pour l’oubli).


                            • Leriche Laurent job 14 octobre 2006 23:37

                              La peine de mort pour les excès de vitesse (en test avant élargissement à d’autres délits..).


                            • Internaute (---.---.0.114) 9 octobre 2006 18:11

                              La peine de mort a l’immense avantage de protéger les prochaines victimes des actes criminels du raccourci.

                              Notre système judiciaire est basé sur la vengeance au lieu d’être basé sur la protection de la société. Ainsi, quand un voleur est pris, la société se venge sur lui en appliquant une certaine peine et oublie totalement les victimes, lesquelles ne sont pas prises en considération à l’audience.

                              Il faudrait remplacer ce système par quelque chose qui parte du principe que pendant qu’un criminel est en prison il n’est pas entrain de torturer des personnes âgées pour leur voler leurs économies. Le point de vue est tout à fait différent et dans ce sens la peine de mort devient une nécessité évidente. Elle a aussi un rôle économique, le contribuable n’étant pas sollicité pour entretenir à vie des gens aussi nuisibles à la société.

                              Pourquoi devrions-nous être taxés pour qu’un tueur en série ait à manger trois fois par jour pendant 30 ans ?

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