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Accueil du site > Actualités > Société > Nos chers « monstres »

Nos chers « monstres »

Les conflits ou ruptures de générations sont-ils "naturels" dans notre société de changement permanent ?

Salut les copains

La principale caractéristique sociale des années soixante est l’apparition d’une classe d’âge nouvelle qui acquiert son droit de cité : les adolescents. De Salut les Copains à Mai 68, le phénomène présente de multiples facettes : création de nouveaux marchés, bouleversements éducatifs, changements de mentalité, omniprésence et explosion d’une sexualité débridée, mise à l’index de l’Autorité et généralisation de la « convivialité ». Toute la vie sociale s’en ressent, jusqu’à l’habillement et, peut-être plus que tout autre domaine, le Langage !

C’était il y a cinquante ans quelque chose de tout à fait neuf que cette affirmation dès l’adolescence de la nouvelle génération, issue du baby boom de l’après-guerre et porteuse d’un système de valeurs et de comportements très juvéniles. Une affirmation qui nous a fait passer de la « société des pères » à la communauté des jeunes, d’une société relativement structurée et centrée sur ses traditions à un mouvement « brownien » pétri d’innovations en tous sens.

Génération Y : génération du Jeu

Or voici que, depuis une dizaine d’années maintenant se dégage une nouvelle génération, laquelle n’attend plus quatorze ans pour s’affirmer mais prend la main dès huit ou neuf ans, la génération du Jeu.
Bien sûr, il y a loin de la misérable gamme boy des années 2000 aux DS et autres consoles WI actuelles, mais dès le début du siècle un mouvement était lancé qui présente de nombreuses caractéristiques idéologiques et sociales dont nous découvrons peu à peu l’impact. Le monde vu comme un JEU ou un ensemble de jeux dont nous faisons et défaisons les règles à notre gré, améliorant notre pratique et accumulant ici des lingots, là des cadavres, augmentant nos pouvoirs… tel est le point nodal de cette affirmation nouvelle dont certaines conséquences nous déconcertent et qu’il nous faut approfondir.

L’aspect le plus effrayant – quelle que soit la pertinence de la Théorie des Jeux – est la perte de tout sens de la Réalité, perte qui vire au drame lorsque, à l’âge de 12 ans, un adolescent s’est emparé d’un couteau et a occis son condisciple SANS MÊME SE RENDRE COMPTE qu’il lui ôtait la VIE. La Réalité totalement absente n’est intervenue qu’avec l’arrivée des forces de police et cette réapparition est stigmatisée dans la presse ou à la Une des journaux télévisés sous la forme d’une manchette faisant état d’un acte MONSTRUEUX.

Phénomène isolé ? Débordement lié au déséquilibre psychique d’un individu en formation ? Pas sûr. Nos enfants nous font peur : voici une Réalité bien tangible. Quelque part, nous ne nous reconnaissons pas en eux. Ils ont certes tout appris par le Jeu – c’est la grande innovation pédagogique des années 60-70 – et vivent leur existence comme un grand Jeu en faisant fi de toute contrainte extérieure. C’est cela précisément qui leur donne cette qualification à la fois affectueuse et perturbante dont nous usons fréquemment pour les qualifier : nos chers monstres.

Je relisais récemment un intéressant ouvrage de science-fiction, Fondation d’Isaac Asimov, qui nous propulse dans un univers galactique où les hommes continuent à manier des instruments technologiques (des jouets…) mais ne sont plus capables ni de les fabriquer ni même de les réparer. Dans cet univers, on connaît encore le Jeu et ses règles de fonctionnement mais on ne sait plus rien du pourquoi des choses. Cet Empire était d’après Asimov voué à une inévitable dégénérescence. Son anticipation a plus de soixante ans, or voici que tout est centré dans notre société sur un apprentissage de Jeux et de règles et le rejet du pourquoi. Sur le plan professionnel on appelle cela des normes, ou des protocoles. Sur le plan politique, notre Dieu ce sont les règles démocratiques, un rituel d’élections, un salmigondis d’institutions. En toutes circonstances, on nous demande de NE PAS réfléchir, et Réfléchir signifierait en somme rapporter les règles du Jeu à une réalité extérieure à celui-ci, sortir du Jeu. Quand cette sortie s’effectue malgré tout, cela s’appelle un SCANDALE : par exemple quand le Jeu du contrôle médical et des ses instances n’a pas empêché la diffusion d’un médicament qui a tué des milliers de gens, ou encore quand un dirigeant politique a flatté avec affectation voire avec affection hier un président « élu » classé aujourd’hui comme dictateur sanguinaire…

La première manifestation de l’avènement de la génération du Jeu est la grande crise financière que nous traversons depuis trois ans. L’effondrement général de 2008 est une sortie de route brutale de tous les protocoles envisagés. Les médias ont donc mis en scène un gamin qui avait imaginé des scenarios lui permettant de jouer avec des milliards et de cacher son Jeu par une autre partie plus folle encore. Sans toutefois oser trop l’incriminer personnellement puisque la pratique de ce Jeu est généralisée, et que l’on est obligé aujourd’hui encore de suivre le même protocole : on n’a de fait caché le gouffre immense s’ouvrant sous nos pas qu’en le tapissant de milliers de milliards de dollars. Ce Jeu en vaut-il la chandelle ? Tant que tout le monde peut jouer, aurait-on tendance à répondre actuellement,… et à condition que jamais l’on ne pose la question : à quel jeu joue-t-on ?

Logique de rupture

Nous vivons dans une société dans laquelle, à l’instar des autres rapports sociaux, les rapports entre générations sont de plus en plus limités. Toute une idéologie sous-tend cette « rupture » des générations, insinuant qu’avec la vitesse des changements que nous subissons, nous sommes de plus en plus vite dépassés. L’enseignement lui-même a favorisé cette rupture par le changement, souvent arbitraire, des méthodes. L’exemple-type : la mathématique a remplacé les mathématiques. Mais ces changements accompagnent tous les processus d’apprentissage, principalement celui de la lecture. Plus question pour les parents, sauf s’ils sont eux-mêmes enseignants et ont à suivre les directives ministérielles, de venir en aide à leurs enfants. Ils s’attireront immanquablement la remarque : laissez nous faire ; plutôt que de les aider, vous les perturbez en mélangeant l’ancienne et la nouvelle méthode.
L’autre aspect du conflit générationnel, beaucoup plus perceptible depuis quelque temps, alors que le premier date de quelques dizaines d’années déjà, réside dans le fait que les adultes ne se retrouvent pas dans leurs enfants. C’est un des principaux facteurs de résignation des humains, qui se traduirait par une sorte de : « Qu’ils fassent bien ce qu’ils veulent. Nous avons bien fait autrement que nos parents. Cela ne nous a pas empêchés de nous casser la g… et s’ils rendront eux aussi compte bien rapidement. » Tout en étant le principal agent de promotion du changement, la rupture entre les générations s’avère ainsi en définitive la reconnaissance de la permanence d’un cycle nécessaire, résigné des échecs humains !

L’ancien et le nouveau !

L’essentiel dans la logique de la Tradition n’est pas la perpétuation indéfinie des méthodes anciennes, mais l’exigence posée à toute Nouveauté de se situer par rapport à cette Tradition, en lien avec elle, que ce lien soit fidélité ou évolution. Aucune innovation n’est innocente, son impact sur la vie sociale est difficile à mesurer et peut se révéler tardivement, d’où ce qu’on pourrait appeler le « principe de précaution » de la mentalité traditionnelle : l’institution d’un conseil de « sages », c’est-à-dire d’anciens forcément, pour juger de l’utilité ou non d’une innovation. On connaît même des Sociétés traditionnelles qui, vivant dans un processus assez dynamique, multipliant les inventions et autres innovations, respectent un cycle social qui termine cette ère de mouvement par une remise à plat, laquelle comporte carrément la destruction physique de tout le « progrès » accompli et un quasi-retour à la vie naturelle. (E.R. Leach, Political Systems of Highland Burma : A Study of Kachin Social Structure)

Notre civilisation accomplit un prodige de grand écart. Alors même que nous vivons le bouleversement perpétuel de tous nos modes de vie – ce qui implique que notre mode d’existence présente plus d’écart avec celui de nos aïeux en 1914, que ce dernier avec celui de nos ancêtres les Gaulois ¬– nous vivons dans une idolâtrie de la Nature. Je dis « idolâtrie » car jamais on ne la considère en elle-même, comme mouvante, parcourue de contradictions, mais comme un système d’équilibres. Alors qu’il faudrait parler d’équilibres en perpétuelles mutation ! Dans la perspective fausse d’une déesse Nature équilibrée en soi, tout changement est l’ennemi qui va briser l’équilibre de l’écosystème. Du coup nos conceptions sont à mille milliers de lieues de nos actes !

L’apport philosophique essentiel de la philosophie hégélienne fut précisément de concevoir le changement non comme une action extérieure qui vient frapper les choses et les mettre en mouvement, mais comme se trouvant au sein des choses mêmes, dans leur Être profond, qui est aussi leur non-être… Cette philosophie européenne du début du XIXème siècle rejoignait le principe fondamental de la pensée orientale où, tout en étant extérieurs et complémentaires, les deux principes » constitutif de toutes choses le Yin et le Yang ont leur racine au cœur même de leur opposé. La nouveauté est alors peut-être un prolongement de l’Être lui-même, et peut-être cet Être, se prolongeant est-il en train de se nier… ou cette négation n’est-elle au fond que son affirmation ! les deux mouvements ne faisant qu’un.
Revenons à nos moutons, mais ceci est essentiel si nous voulons développer le caractère fondamental de la relation entre les générations. Sa rupture est en effet ce qu’il y a de plus déstabilisateur dans l’évolution sociale. A partir du moment où l’on pose que ce que vit le petit-fils n’a rien à voir avec ce qu’a vécu le grand-père, parce que les choses ont changé, cela implique nécessairement que plus personne n’a aucun point de repère.

MALTAGLIATI


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8 réactions à cet article    


  • eric 4 février 2012 10:14

    Beaucoup de questions de fond qui mériteraient de longues discussions. Pour faire trop vite, il me semble que vous décrivez une situation qui est celle de catégories sociologiques, classes moyennes, moyennes supérieures marquées par des pensées de gauche. Des pensées marquées par une détestation viscérale de « l’héritage au sens large » conçu comme une « reproduction » inégalitaire et une entrave à la liberté d’épanouissement individuel. C’est certainement un modèle culturel dominant et présenté comme légitime. « Engagement réversibles », « auto éduquant », « enfant au cœur du système éducatif », « familles re-décomposées », générations un tel ou tel autre...tous les jargons de gauche illustrent une description de leurs situations familiales en tant que catégorie.
    Il ne faudrait pas oublier qu’une part importante de la population échappe au moins enpartie a ces types de phénomènes. Ses modèles sont peu visibles parce que considérés comme illégitimes par les animateurs des systèmes éducatif, médiatiques, culturels et autres. Les cathos, la droite, beaucoup de migrants, les milieux populaires.
    La prise de conscience des porteurs de ce type de discours, qui en sont aussi les principales victimes se manifeste de plus en plus. On le voit a travers tous les maniérisme « républicains » au travers desquels ils tentent de recréer du lien social et intergénérationnel en singeant les vieux trucs qui ont fait leurs preuves en les maquillant du termes du genre « républicains », citoyens« pour ne pas admettre qu’ils cherchent un »retour en arrière« . baptêmes républicains par exemple avec des »parrains et marraines« républicains. Inventions du PACS pour ne pas s’avouer qu’on désir plus d’engagement entre conjoint, désir d’un mariage homo, là ou on dénonçait le mariage comme institution bourgeoise.

    Toujours pour aller vite, allez voir n’importe quelle famille chrétienne et vous découvrirez qu’il y a encore des lieux ou des petits enfants parlent aux grands parents, ou on ne regarde pas trop la TV, ou existe des réunions de famille, ou les enfants se confient aux parents.

    Aujourd’hui je vois deux risques : les familles »traditionnelles« , c’est a dire les vraies familles si ce mot a un sens, ont tendance a se replier sur elles même parce que leur mode de vie est l’objet de toutes les critiques. Les nouvelles familles sont paumées, produisent des enfants un peu anomiques et cherchent les boucs émissaires de leurs échecs familiaux. c’est plutôt entre ces deux catégories que le dialogue me semble insuffisant et potentiellement porteur de conflits sociaux.

    Guillebaux, avec une naïveté inquiétante, dans un de ses livres, s’étonnait que »les pauvres et les riches aient encore des familles", ce qui situait bien les catégories les plus touchées par leur absence. Il en accusait évidemment l’hyperlibéralisme mondialisé....

    Le rêve d’autonomie de l’individu,passant par la destruction de toutes les hétéronomies qui fût le projet prométhéen des gauches, débouche progressivement sur la découverte que l’hétéronomie assumée et dépassée est peut être le meilleur garant d’une vraie liberté. Le processus est laborieux....


    • easy easy 4 février 2012 19:55

      La discussion sur hétéronomie / autonomie me semble de plus en plus périlleuse au fil des siècles

      Du temps de Rahan, l’hétéronomiste serait allé à rester nu, l’autonomiste serait allé porter une fourrure.

      De nos jours, hétéronomiste par rapport à la nature, nous irions à jouer les Alexander McCandless ; autonomistes par rapport à la nature, nous irions à nous enfermer dans notre voiture climatisée.

      Mais dès que nous nous affranchissons de la nature d’une manière si complexe, nous devenons dépendants de la complexité de nos systèmes. Quand on s’enferme dans sa chambre on s’affranchit de la nature, mais aussi des magasins et hordes de gens
      si l’on se fait livrer par internet ; mais aussi du travail et du commerce si l’on est allocataire, mais aussi de sa famille si l’on est Facebookeur, tout en étant complètement dépendant de ce système

      Et là je ne parle que d’attitudes choisies

      Or 20 années de scolarisation obligatoire nous conduisent d’emblée à subir un contexte, en l’occurrence très artificiel. A être donc d’emblée dans l’hétéronomie non par rapport à la nature mais par rapport au système et cela pour apprendre, nous explique-t-on, à devenir autonomes. Ce qui est une contre vérité.


      Les plus autonomes de nos jours, dans nos contrées, tant par rapport à la nature que par rapport à no systèmes, seraient les Gitans. Du moins tant qu’ils ne sont pas traînés de force dans nos camps pour y être rééduqués à notre conception très spéciale de l’autonomie

      Alors discuter d’hétéronomie ou d’autonomie, hors le monde Manouche, dans nos systèmes hyper complexes comportant tant d’obligations-sinon-prison, ça me semble incongru et sans portée pratique.




    • eric 4 février 2012 23:05

      easy, si cela permet aux petits enfants de parler avec leur grands parents, d’un point de vue pratique cela ne va peut etre pas loin, mais dans le genre plaisir de la vie pour les uns et les autres, cela me parait en valloir la peine......


    • JL JL1 4 février 2012 10:57

      maltagliati qui a écrit ailleurs,

      je cite : «  »Quant à ma question de départ, LIBERTÉ ou EGALITÉ ? ma réponse est bien que le véritable problème humain est le libre développement de ses facultés créatrices. Dans un tel contexte, l’être humain n’a pas besoin de s’asseoir sur la tête de son voisin pour surnager. Il n’est par contre pas éternellement contraint à la médiocrité universelle qu’implique le faux règne de l’Égalité sous lequel nous vivons.« 

      est celui qui écrit ici : »Sur le plan politique, notre Dieu ce sont les règles démocratiques, un rituel d’élections, un salmigondis d’institutions.« 

      Autrement dit, maltagliati est un libertarien de la ’meilleure’ espèce qui rejette tous nos maux sur la démocratie, je crois que c’est clair.

      Pour ma part, j’affirme que c’est la spéculation et l’usure qui détruisent nos perspectives d’avenir, les sociétés, les valeurs, et le monde lui-même.

      « L’investissement produit l’avenir dont la spéculation ferme au contraire les possibilités. Le spéculateur agit contre les intérêts du monde dans lequel il vit, de sorte que la spéculation détruit le monde » (Alain Badiou)

      La devise du spéculateur est : »Après moi le déluge".


      • Robert GIL ROBERT GIL 4 février 2012 12:35

        voici une petite parodie de l’education de ces chers « petits » :

        http://2ccr.unblog.fr/2011/01/28/mes-chers-petits/


        • Taverne Taverne 4 février 2012 14:26

          Voici un portrait en chanson de deux « petits monstres » smiley

          Ma vie d’ange

          I

          Au bordel de Valparaiso,
          Si tu attrapes la chaude-pisse
          Va pas en France prendre les eaux,
          Viens voir mon cousin Manneken-Pis !

          Avec lui je mène une vie d’ange.
          Nous pissons tout deux de concert
          Et notre éternelle vidange
          Soulage même les cancers.

          II

          Vous pourriez certes à Pise aller
          Mais ce serait un pis-aller.
          Mieux vaut vous rendre à Bruxelles
          Voir nos arrosoirs qui ruissellent.

          Quand y’avait des hippies partout
          Et qui faisaient pipi partout,
          Nous, nous leur chantions « love and peace »
          Tout en les aspergeant de pisse.

          III

          N’allez pas dans les parcs à thème,
          Ni voir l’urinoir de Duchamp.
          Venez recevoir le baptême
          Que vous donneront sur le champ

          Deux petites chérubins joufflus
          Qui ne connaissent pas le reflux
          De la jeunesse. Grâce à l’urine
          Jamais leurs visages ne burinent.

          IV

          On porte sur les fonts baptismaux
          Les passants avec des gros mots.
          Sans plus déconcerter les gens.
          Qui n’appellent plus les agents.

          Alors qu’la condition sine qua non
          Avant, c’était d’choquer les nonnes,
          Aujourd’hui nous faisons du zèle
          En agitant nos petites ailes.

          V

          Vous verrez pas dans les vespasiennes
          Nos petites gueules caucasiennes
          Nous n’allons pas dans les latrines
          Montrer nos petites gueules latines.

          Il vous faudra donc venir voir
          A Bruxelles nos p’tits arrosoirs.
          Nous y vivons notre vie d’ange
          En faisant l’éternelle vidange.

          Voris Bian 4 février 2012


          • foufouille foufouille 4 février 2012 14:44

            "

            L’aspect le plus effrayant – quelle que soit la pertinence de la Théorie des Jeux – est la perte de tout sens de la Réalité, perte qui vire au drame lorsque, à l’âge de 12 ans, un adolescent s’est emparé d’un couteau et a occis son condisciple SANS MÊME SE RENDRE COMPTE qu’il lui ôtait la VIE. La Réalité totalement absente n’est intervenue qu’avec l’arrivée des forces de police et cette réapparition est stigmatisée dans la presse ou à la Une des journaux télévisés sous la forme d’une manchette faisant état d’un acte MONSTRUEUX."

            ce qui existait pas avant, bien sur


            • easy easy 4 février 2012 20:28



               «  »«  »«  » L’aspect le plus effrayant – quelle que soit la pertinence de la Théorie des Jeux – est la perte de tout sens de la Réalité, perte qui vire au drame lorsque, à l’âge de 12 ans, un adolescent s’est emparé d’un couteau et a occis son condisciple SANS MÊME SE RENDRE COMPTE qu’il lui ôtait la VIE. La Réalité totalement absente n’est intervenue qu’avec l’arrivée des forces de police et cette réapparition est stigmatisée dans la presse ou à la Une des journaux télévisés sous la forme d’une manchette faisant état d’un acte MONSTRUEUX. «  »«  »"


              En science, on ne se permet d’énoncer un principe qu’après avoir constaté qu’il était reproductible et systématiquement valable. Une seule exception suffisant à l’invalider. 

              Ici, alors que nous disposons d’une cohorte de quelques 300 millions de cobayes qui passent jour et nuit à tuer des méchants ou des gentils virtuels, vous partez d’un cas unique et ne voyez aucun scrupule à en déduire un principe.

              Oh, vous n’êtes pas le seul à faire d’un cas d’exception une règle. Ce qui fait que nous nous trouvons dans un brouhaha où tout est dit et son contraire et où plus rien ne fait sens. 

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